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Le Saint-Siège émet des réserves sur le pacte de l’ONU pour une migration sûre

Lu sur Zenit.org

La délégation du Saint-Siège se félicite de ce que le projet du Pacte mondial pour une migration sûre, ordonnée et régulière reflète « dans son ensemble… les différentes priorités et positions exprimées tout au long du processus et une compréhension commune de la manière dont les États doivent coopérer pour faire face à la migration internationale dans toutes ses dimensions ». Elle se réjouit en particulier de « l’inclusion et de l’accent mis sur le droit à l’unité familiale et à la vie de famille ».

Mgr Bernardito Auza, nonce apostolique, observateur permanent du Saint-Siège, a fait une déclaration générale à la séance d’ouverture du sixième cycle des négociations intergouvernementales sur le Pacte mondial pour une migration sûre, ordonnée et régulière, à New York, le 9 juillet 2018.

Mgr Auza émet cependant un bon nombre de réserves. Il rappelle les points « nécessaires pour parvenir à un consensus » et demande la suppression d’un certain nombre de références à des documents « qui ne sont pas négociés au niveau intergouvernemental et contiennent des termes et des questions controversés, qui ne partagent pas le consensus ». Il se dit aussi « préoccupé » par la suppression de services tels que « logement, santé, éducation et justice » qui sont « le minimum que tous les États doivent fournir ».

Voici notre traduction de la déclaration de Mgr Auza.
HG

Déclaration de Mgr Bernardito Auza

Mesdames et Messieurs les co-facilitateurs,

Ma délégation se félicite de la révision la plus récente du Pacte mondial pour une migration sûre, ordonnée et régulière. Nous pensons que le projet dans son ensemble reflète les différentes priorités et positions exprimées tout au long du processus et une compréhension commune de la manière dont les États doivent coopérer pour faire face à la migration internationale dans toutes ses dimensions.

Ma délégation voudrait toutefois se concentrer sur un certain nombre de demandes spécifiques qui semblent nécessaires pour parvenir à un consensus et faire en sorte que les États disposent des instruments de politique dont ils ont besoin pour gérer efficacement la migration et fournir aux migrants les protections qu’ils méritent en matière de dignité humaine et d’obligation internationale.

Mesdames et Messieurs les co-facilitateurs,

Ma délégation se félicite des mesures concrètes prises pour faire face aux catastrophes lentes et soudaines, en particulier l’inclusion de mesures de protection et d’adaptation, ainsi que de l’accent mis sur l’analyse conjointe et le partage d’informations. Des stratégies communes et des solutions qui renforcent la résilience et fournissent aux personnes affectées des voies régulières de migration sont cruciales. Ces actions commencent à répondre à l’une des principales lacunes de protection existant à l’échelle internationale.

Nous nous félicitons également de l’inclusion et de l’accent mis sur le droit à l’unité familiale et à la vie de famille, en particulier dans l’Objectif 5. La famille est l’unité fondamentale de la société. Elle est au cœur du développement humain et de la stabilité sociale. Pour cette raison, des mesures doivent être prises pour promouvoir et assurer l’intégrité de la famille. La séparation de la famille n’est jamais dans le meilleur intérêt de l’État ni de l’enfant. Des alternatives existent et de nombreux États ont déjà éliminé cette pratique. La formulation actuelle du projet, bien qu’elle ne soit pas idéale, reflète cette compréhension commune et devrait être préservée.

Mesdames et Messieurs les co-facilitateurs,

Ma délégation souhaite souligner trois questions qui sont nécessaires pour parvenir à un consensus. Premièrement, chaque objectif, engagement et action dans le Pacte doit être soigneusement négocié et inclus uniquement lorsqu’un consensus est possible. Pour cette raison, ma délégation réitère son appel à la suppression des références générales aux principes et directives du Groupe Migration Globale au paragraphe 23 (l), aux principes et directives du HCDH au paragraphe 27 (g) et au Cadre des Priorités et principes guides de l’OMS énoncés au paragraphe 31 e). L’inclusion de ces lignes directrices et de ces principes mine la nature intergouvernementale de ce processus et la transparence nécessaire pour parvenir à un consensus.

Ma délégation voudrait bien insister une fois de plus pour que ces documents, qui ne sont pas négociés au niveau intergouvernemental et contiennent des termes et des questions controversés, qui ne partagent pas le consensus, soient supprimés. Le résultat du Pacte Mondial sur ce point spécifique influencerait de manière significative comment et dans quelle mesure le Saint-Siège et les institutions et organisations catholiques s’occupant des migrants à travers le monde pourraient soutenir le Pacte Mondial.

Deuxièmement, toutes les personnes, quel que soit leur statut migratoire, jouissent des mêmes droits de l’homme et des mêmes libertés fondamentales. Tous les États ont l’obligation de respecter, protéger et réaliser les droits de l’homme pour tous, sans discrimination. Si nous reconnaissons le droit souverain des États de déterminer la politique migratoire nationale et de faire la distinction entre le statut de migrant régulier et irrégulier, ils doivent le faire conformément au droit international. Pour cette raison, ma délégation est profondément préoccupée par la suppression des services relevant de l’objectif 15, en particulier « logement, santé, éducation et justice ».

Ces services représentent le minimum que tous les États doivent fournir, en tant qu’obligation internationale. Alors que les États peuvent déterminer le niveau de service supplémentaire fourni, ils ne peuvent refuser à un individu ces services spécifiques. En supprimant cette liste, nous donnons aux États la possibilité de porter atteinte aux droits de l’homme des migrants, qui sont avant tout des êtres humains.

Enfin, tout au long du projet révisé, l’expression « protection » humanitaire a été supprimée, remplacée ou fortement qualifiée. De même, le terme « non-refoulement » a été supprimé du texte même si une approximation de ce principe subsiste. Nous soutenons fermement que la protection humanitaire et le respect du principe de non-refoulement sont des obligations que tous les États ont en droit international et que, dans des circonstances particulières, ces principes peuvent s’appliquer à tous les migrants, quel que soit leur statut. Pour cette raison, ils doivent être reflétés de manière adéquate dans le projet final.

Mesdames et Messieurs les co-facilitateurs,

Outre ces trois points urgents, ma délégation formulera un certain nombre d’autres suggestions au cours des négociations, que nous savons partagées par d’autres délégations.

Ma délégation voudrait réaffirmer que toutes les personnes ont le droit de rester dans la paix, la prospérité et la sécurité dans leur pays d’origine. C’est un droit antérieur qui précède le droit corollaire de tout individu à émigrer, surtout lorsque le droit de rester n’est pas maintenu ou garanti. Comme l’affirme l’Agenda 2030, la paix, la prospérité et la sécurité ne peuvent être assurées isolément, mais exigent la coopération internationale de tous les États. Nous croyons que les pactes mondiaux s’appuient sur cet engagement international et sur cette responsabilité partagée.

Je vous remercie.

© Traduction de Zenit, Hélène Ginabat

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Climat : le Pape François sonne le tocsin

À l’occasion du troisième anniversaire de l’encyclique Laudato Si’, le Pape a réuni à Rome une conférence de haut niveau sur le changement climatique du 5 au 6 juillet. Une forme d’alliance objective entre le Vatican et l’Onu en faveur du multilatéralisme.
« Il y a un réel danger pour que nous laissions aux générations futures seulement des décombres, des déserts et des déchets. » Cet avertissement ne figure pas dans un énième rapport du GIEC, le groupe d’experts scientifiques mis en place par l’Onu en 1988 et déjà auteur de cinq rapports – tous plus inquiétants les uns que les autres – sur la réalité du changement climatique, mais dans la dernière déclaration du pape François. Prononcé le 6 juillet au Vatican dans le cadre d’une conférence sur les trois ans de son encyclique Laudato Si’, sur l’écologie intégrale, ce discours bref (à peine trente minutes) mais très fort, sonne comme une piqûre de rappel pour la communauté internationale. Comme pour réveiller une planète endormie face à la montée des périls climatiques.

Une Cop bis
Dans son discours, le pape fait d’ailleurs autant référence au texte de son encyclique qu’à des résolutions de l’Onu, notamment celle de l’Accord de Paris, obtenu de…

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Brèves

Le chrétien évangélique désigné pour diriger l’Organisation internationale des migrations a été récusé pour ses propos sur l’Islam

Lu sur l’observatoire de la christianophobie :

Ken Isaac, qui fut longtemps vice président de l’association charitable Samaritan’s Purse et avait, du fait de sa longue expérience, été choisi par le président Trump pour être le directeur général de l’Organisation internationale des migrations (OIM) – une agence des Nations Unies dont le siège est à Genève –, a été récusé par l’OIM hier, 29 juin. Ce chrétien évangélique aurait fait des remarques déplacées sur la violence de l’islam. Non mais, et puis quoi encore… Heureusement que les groupes de pression de la religion d’amour, de tolérance et de paix, se sont mobilisés pour empêcher l’irréparable. On respire… et on se félicite que le saoudien Faisal Trad ait été nommé à la tête d’un « groupe consultatif » du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, et que l’Arabie saoudite siège, depuis 2017, à la Commission des droits de la femme de l’ONU…

Source : Christianity Today, 5 février et  29 juin.

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Secrétaire général de l’ONU : “Il est nécessaire de favoriser le rapatriement des chrétiens ayant fui l’Irak et la Syrie”

Le Christianisme fait « partie intégrante » de la culture du Proche Orient et il est nécessaire « d’assurer le retour des chrétiens et des membres d’autres minorités religieuses », qui se sont éloignés de leurs pays d’origine à cause de situations de violence et de persécution, en garantissant en particulier la stabilisation de la situation politique en Irak et en Syrie. C’est ce qu’a déclaré Antònio Guterres, Secrétaire général de l’ONU, à l’occasion du colloque qu’il a eu le 20 juin à Moscou avec le Patriarche orthodoxe de toutes les Russies, Cyrille. A. Guterres – indiquent des sources et des agences russes – a exprimé sa satisfaction en ce qui concerne l’engagement du Patriarcat de Moscou dans le dialogue interreligieux et, tout en réaffirmant le jugement généralement partagé sur les régimes du Proche Orient comme le régime syrien, il a admis que ces régimes, à leur façon et sous certains aspects, représentent un facteur de protection pour les minorités religieuses.

Durant sa visite à Moscou, le Secrétaire général de l’ONU a également rencontré le Président russe, Vladimir Poutine, et le Ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, Sergei Lavrov.

Source : Agence Fides 21/06/2018 – GV

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Mike Pence réagit aux dysfonctionnements dans l’aide aux chrétiens d’Irak

Au début du mois de janvier dernier et pour accélérer l’aide aux chrétiens d’Irak, le vice-Président Pence avait annoncé avoir décidé de cesser d’utiliser les agences « inefficaces » des Nations unies et s’en remettre à USAID (Christianophobie hebdo, n° 151, 22 janvier). Mais des membres de l’administration n’en ont pas tenu compte et ont continué à s’en remettre aux agences onusiennes, avec pour résultat que l’aide attendue par les chré- tiens locaux n’est pas arrivée. L’archevêque Bashar Warda d’Erbil, ville où nombre de chrétiens ont trouvé refuge, s’en est vertement plaint, au début de ce mois. D’où le coup de colère de Pence et son communiqué “à cheval” diffusé le 8 juin par son attachée de presse, Alyssa Farah. En voici la traduction.

 

Le Président Trump et le Vice-Président Pence ont fait de la restauration des droits et des biens des communautés chré­tienne et yézidie d’Irak – qui ont failli être entièrement balayées lors de la campagne génocidaire menée contre elles par l’EIIL [État islamique en Irak et au Levant] – une priorité n° 1 et constante de leur gouvernement. Pour sauver ce qu’il reste de populations antiques et fières, le Président Trump a ordonné au gouvernement des États-Unis de cesser d’avoir recours aux programmes des Nations unies qui sont lents, inefficaces et gaspilleurs, mais plutôt de distribuer l’aide par le truchement de USAID [Agences des États-Unis pour le développement international] de manière à ce qu’elle soit fournie plus rapidement et plus directement aux communautés chrétienne et yézidie en Irak. Bien que des progrès aient été enregistrés pour aider ces populations pressées de toutes parts, il reste encore beaucoup à faire pour remplir les engagements qu’on a pris à leur égard, pour ne rien dire des engagements pris envers nos propres consciences. Le Vice-Président ne tolérera aucun retard d’ordre bureaucratique dans l’application de la politique du gouvernement de fournir l’aide que nous avons promise à ces populations et que nous nous sommes engagés à aider. Le Vice-Président a ordonné à Mark Green, administrateur de USAID, de se rendre en Irak dans les toutes prochaines semaines et de lui fournir sans délai une évaluation complète traitant de tous les facteurs qui pourraient retarder le processus de distribution de l’aide.

Maison Blanche, 8 juin – © CH pour la traduction

 

Source Christianophobie Hebdo

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Journée mondiale des parents à l’ONU : intervention du Saint-Siège

Mgr Auza souligne le rôle des parents pour construire un monde de paix : « Puisque l’avenir du monde passe par les familles d’aujourd’hui, les parents et les futurs parents doivent être préparés, soutenus et encouragés à remplir leur rôle indispensable, individuellement et mutuellement, en tant que duo dynamique engagé ».

La Mission permanente d’observation du Saint-Siège à l’ONU, ainsi que la Fédération universelle pour la paix, ont tenu une conférence au quartier général de l’ONU, à New York, le 1er juin 2018, intitulée « L’impact d’une bonne éducation sur les enfants et la société : encourager l’intégrité des enfants à la maison apporte de nombreux bénéfices ». La conférence, qui s’est tenue le 1er juin, devait marquer la Journée mondiale des parents, adoptée par les Nations Unies en 2012.

Mgr Bernardito Auza, observateur permanent du Saint-Siège auprès des Nations Unies, a souligné que le rôle des parents dans la création d’environnements de paix à la maison est le principal pilier de la construction d’une communauté d’enfants qui deviennent des adultes en quête de paix et qui façonneront l’avenir du monde.

« Une bonne parentalité est essentielle pour réaliser les plus grands espoirs que la communauté internationale s’efforce d’accomplir ici aux Nations Unies », a déclaré Mgr Auza. « Puisque l’avenir du monde passe par les familles d’aujourd’hui, les parents et les futurs parents doivent être préparés, soutenus et encouragés à remplir leur rôle indispensable, individuellement et mutuellement, en tant que duo dynamique engagé ».

Source

 

 

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Argentine : l’ONU fait pression pour légaliser l’avortement

Alors que  la Chambre des Représentants doit se prononcer à la fin du mois pour rendre – ou non – les avortements légaux et gratuits jusqu’à 14 semaines, le Comité des Droits de l’Enfant des Nations Unies vient de publier un rapport exhortant l’Argentine à assurer les avortements sur les mineurs de 13 à 16 ans.

Dans son rapport, l’UNCRC demandé au gouvernement argentin d’assurer « l’accès à l’avortement sécuritaire et aux soins post-avortement pour les adolescentes, en veillant à ce que leur avis soit toujours écouté et dûment pris en compte dans le processus décisionnel ». Le Comité s’inquiète  notamment pour des jeunes filles de 14 ans qui risquent la prison à cause de l’avortement.

Le code Argentin autorise les enfants de 13 à 16 ans à décider eux-mêmes de tout traitement « non invasif », qui ne « compromet pas son état de santé ou ne provoque pas de risque grave pour sa vie ou son intégrité physique ». L’avortement rentre-t-il dans ces critères ? Cette question est actuellement en débat à la Chambre dans le cadre du projet de loi, ainsi que celle du consentement parental.

Source : genethique.org

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Le Saint-Siège rappelle devant l’ONU que l’avortement ne peut être une mesure de “santé reproductive”

Mgr Ivan Jurkovic, Observateur du Saint-Siège auprès de l’Onu, est intervenu le 25 mai 2018 à Genève pour rappeler que les services sanitaires ne peuvent pas être destinés à œuvrer contre la vie des enfants à naître.

« Le Saint-Siège s’oppose fermement à tout effort des Nations Unies ou de ses agences spécialisées en vue de promouvoir des législations nationales qui permettent de tuer la vie de l’enfant à naître », a martelé Mgr Jurkovic, observateur permanent du Saint-Siège auprès des institutions de l’Onu à Genève, à l’occasion de la 71e assemblée de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), dédié à l’examen de la nouvelle stratégie globale pour la santé des femmes, des enfants et des adolescents lancée en 2015.

Préoccupation face à l’inclusion du soi-disant “avortement sûr” dans les nouvelles lignes stratégiques globales

Tout en partageant de nombreux objectifs fondamentaux de l’OMS, comme la promotion d’un service de santé universel, la lutte contre la violence faite aux femmes et aux enfants, la mise à jour des programmes en faveur de l’enfance pour l’étendre jusqu’au 18e anniversaire, Mgr Jurkovic s’est dit préoccupé de l’inclusion du soi-disant “avortement sûr” dans les nouvelles lignes stratégiques globales pour la santé, sur la période 2016-2030. « Le Saint-Siège, a-t-il affirmé, ne considère pas l’avortement et les services abortifs comme des mesures pour la santé reproductive », a précisé le diplomate pontifical.

Le Saint-Siège est opposé à toute légalisation de l’avortement

Mgr Jurkovic a donc exprimé sa préoccupation face à la participation de l’OMS et d’autres organisations onusiennes à une banque de données contenant des informations complètes sur les lois et politiques en matière d’avortement, sous prétexte de protéger les droits des femmes. Pour le Saint-Siège, il est contradictoire et inacceptable de présenter « l’avortement sûr comme un moyen pour protéger les droits humains de femmes et d’enfants, quand de fait, il nie à l’enfant à naître le droit le plus fondamental : celui à la vie ». Comme l’a souligné le Pape François, a conclu Mgr Jurkovic, le droit à la vie est « sacré et inviolable », et « il n’est subordonné à aucune condition ».

Source : Vatican News

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Le Saint-Siège alerte contre le côté obscur du numérique

Le cardinal Parolin a adressé un message aux participants à la réunion onusienne sur la prévention de la cybercriminalité, qui se tient à Vienne du 14 au 18 mai.

a cybercriminalité fait l’objet d’une grande attention de la part du Pape François. L’une des principales préoccupations du Saint-Siège est donc de lutter contre la propagation de ces nouvelles formes d’activités criminelles.

La réunion annuelle de la Commission pour la prévention des crimes et la justice pénale (CCPCJ), consacrée au thème de la « cybercriminalité », fait l’objet d’une grande attention de la part du Pape François.

Une prolifération d’images extrêmes

« Les progrès technologiques apportent de nombreux résultats positifs, mais nous ne pouvons pas sous-estimer le côté obscur du nouveau monde numérique dans lequel nous vivons », affirme le cardinal Pietro Parolin dans sa lettre.

La prolifération de ces images de plus en plus extrêmes, de la violence à la pornographie, modifie profondément la psychologie et le fonctionnement neurologique des enfants, en particulier. La cyberintimidation ou les formes de cybersexualité corrompent les relations interpersonnelles et sociales, avance le Secrétaire d’Etat, pointant également du doigt l’organisation de la prostitution, de la traite des personnes et de l’incitation à la violence et au terrorisme en ligne.

L’engagement du Saint-Siège

Conscients de leur contribution à la formation de la conscience morale et de la conscience publique, le Saint-Siège et l’Église catholique sont prêts à collaborer avec les autorités politiques et religieuses et tous les acteurs de la société civile, « afin que les enfants puissent grandir sereinement dans un environnement sûr ».

Le 6 octobre dernier se tenait déjà au Vatican le Congrès mondial sur la dignité des enfants dans le monde numérique. Le Pape François y avait appelé tous les secteurs de la société à travailler ensemble pour faire face au problème, notant que 800 millions de jeunes étaient potentiellement exposés à ce phénomène des violences sexuelles sur mineurs sur internet.

Source : Vatican News

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Avant le synode sur l’Amazonie, le Saint-Siège intensifie sa diplomatie écologique

À la tribune des Nations-Unies, le Saint-Siège a plaidé le 8 mai pour l’adoption d’une « approche sociale » dans la lutte contre la déforestation rampante dans plusieurs points névralgiques comme l’Amazonie, la Nouvelle-Zélande ou Madagascar. Ce cri de la terre et ce cri des pauvres doit être entendu, s’est exclamé Mgr Simon Kassas, chargé d’Affaires auprès de l’Observateur permanent du Saint-Siège à l’Onu.

es forêts sont un « un trésor irremplaçable », elles « méritent notre attention, notre étude et notre protection ». C’est par ces paroles laudatrices que le Libanais maronite, Mgr Simon Kassas, a défendu les 4 milliards d’hectares de forêt qui verdoient la planète.

Il s’exprimait dans le cadre d’une session de travail onusienne sur les forêts à horizon 2017-2030.

La lucre, responsable de la déforestation
L’« obsession pour le profit », « certaines formes de développement industriel » et le poids de la dette extérieure des pays pauvres, sont coupables de ces déforestations qui se multiplient, a-t-il pointé. Selon la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture), depuis 1990, le nombre d’hectares occupés par les forêts est en diminution de 129 millions.

Le principe de justice, règle d’or des forêts
Le diplomate a donc plaidé pour que les communautés locales deviennent enfin « protagonistes de la conservation de l’environnement », et que leurs droits et valeurs soient naturellement respectés : « Les forêts ne seront gérées de manière durable qu’avec l’implication constante et active des populations locales dans leur propre culture », a-t-il soutenu.

Dans pareil contexte, l’approche écologique doit être accompagnée d’une approche sociale, les questions de justice et de répartition des terres lui étant indissociable.

L’effet Laudato Si’
Depuis l’élection de François en 2013, le Saint-Siège est devenu expert de la diplomatie écologique. Le fait que le continent sud-américain, dont est originaire le Souverain pontife, soit le plus affecté par la déforestation – environ 4,3 millions d’hectares détruits par an – n’y est pas étranger. La parution de l’encyclique Laudato Si’ en mai 2015 représente l’acmé et le texte de référence de cette dynamique écologique promue par le Saint-Siège.

C’est d’ailleurs en réponse à cette encyclique écologique que les évêques d’Angola et San Tomé avaient créé une forêt « Laudato Si », composée de 400 types d’arbres différents, en mars dernier. L’Angola faisant partie du Bassin du Congo, 60 millions d’hectares de forêts et second poumon écologique du monde après l’Amazonie, l’initiative fut remarquée.

Vers le synode
Outre Laudato Si’, les discours pontificaux font très fréquemment allusion à la défense de la terre ; les derniers exemples en date étant ceux du Souverain pontife lors de son  voyage apostolique à Puerto Maldonado, en Amazonie péruvienne en janvier dernier.

En prélude au prochain synode sur l’Amazonie en octobre 2019, le Pape y avait souligné les problèmes découlant du « néo-extractivisme et de la pression exercée par de grands intérêts commerciaux qui veulent s’emparer du pétrole, du gaz, du bois, de l’or et de formes de monoculture agro-industrielle ». D’autre part, avait-t-il dit, « ses terres sont menacées par la déformation de certaines politiques visant à la “conservation” de la nature sans tenir compte des hommes et des femmes […] qui l’habitent ».

Source : Vatican News – Delphine Allaire

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