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ONU – Saint-Siège : des « soi-disant droits en matière de procréation »

Assemblée mondiale sur la santé des réfugiés et des migrants

Le Saint-Siège « est profondément préoccupé par l’inclusion » dans le document de l’ONU sur la promotion de la santé des réfugiés et des migrants, « de références aux soi-disant ‘droits en matière de procréation’ », a déclaré Mgr Jurkovic.

Il a notamment précisé que « l’avortement ou les services d’avortement » ne peuvent pas être considérés « comme une dimension de la santé en matière de reproduction ou des services de santé en matière de reproduction ».

C’est ce que l’observateur permanent du Saint-Siège auprès des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève a déclaré à la 72e Assemblée mondiale de la santé sur la « Promotion de la santé des réfugiés et des migrants », y compris le projet de plan d’action mondial 2019-2023, le 27 mai 2019, à Genève.

Le Saint-Siège, a aussi souligné Mgr Jurkovic, soutient la prémisse du rapport de l’Organisation mondiale de la santé selon laquelle « la nationalité ne devrait jamais servir de base pour déterminer l’accès aux soins de santé ».

Les besoins des réfugiés et des migrants « en matière de soins de santé et l’impact de tout nouveau retard sur la santé publique méritent d’être examinés de toute urgence dans le monde entier », a dit l’observateur.

En ce qui concerne les défis complexes de la migration aujourd’hui, a-t-il poursuivi, le pape François a appelé à une réponse « … moins soucieuse des calculs que de la nécessité d’une répartition équitable des responsabilités, d’une évaluation honnête et sincère des alternatives et d’une gestion prudente ».

Mgr Jurkovic a encore cité le pape qui avait dit, le 6 juillet 2018, qu’« une politique juste est une politique au service de la personne, de toutes les personnes impliquées ; une politique qui offre des solutions capables de garantir la sécurité, le respect des droits et la dignité de tous ».

Source Zenit

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L’ONU demande à la France de ne pas euthanasier Vincent Lambert

Le 3 mai 2019, répondant à la demande des parents de M. Vincent Lambert, le Comité des droits des personnes handicapées (CDPH) de l’ONU a demandé au Gouvernement français de prendre les mesures nécessaires pour veiller à ce que l’alimentation et l’hydratation entérales de M. Vincent Lambert ne soient pas suspendues pendant le traitement de son dossier par le Comité. Cette procédure pourrait durer plusieurs années avant que le Comité ne se prononce.

Cette « mesure conservatoire » a été prise pour « éviter qu’un dommage irréparable ne soit causé aux victimes de la violation présumée », suivant les termes du traité par lequel la France a accepté de se soumettre à la juridiction du Comité (Protocole facultatif se rapportant à la Convention relative aux droits des personnes handicapées, article 4). En ratifiant ce traité, le Gouvernement français s’est engagé, suivant les règles du droit international, à respecter de bonne foi cette procédure et son issue. Il lui incombe à présent de notifier au CHU de Reims leur obligation de maintenir l’alimentation et l’hydratation entérales de M. Vincent Lambert.

Si le gouvernement voulait contester ces mesures conservatoires, le Règlement du Comité l’autorise à « avancer des arguments pour expliquer que la demande de mesures provisoires devrait être retirée » (article 64.3).

Ce Comité est une instance composée d’experts indépendants, chargée de surveiller la bonne application de la Convention des droits des personnes handicapées, et à laquelle la France est partie. Plusieurs de ses membres sont d’ailleurs eux-mêmes handicapés. Il est l’instance internationale la plus élevée spécialisée dans la protection des personnes handicapées. En tant que tel, c’est à lui qu’il revient de fixer les normes internationales de référence en la matière.

Comme nous l’écrivions sur Valeurs Actuelles le 26 avril dernier, les chances du recours formé par les parents de M. Lambert devant ce Comité sont réelles. En effet, l’absence de soin dont est victime M. Lambert, sa « détention » dans le CHU de Reims, ainsi que la décision de le faire mourir de soif heurtent évidemment plusieurs dispositions de cette Convention, notamment celles qui interdisent la maltraitance, et les traitements inhumains ou dégradants. Plus encore, l’article 25 oblige les États à fournir « aux personnes handicapées les services de santé dont celles-ci ont besoin en raison spécifiquement de leur handicap », ce qui leur interdit « tout refus discriminatoire de fournir des soins ou services médicaux ou des aliments ou des liquides en raison d’un handicap ». Or, c’est précisément ce que le Conseil d’État autorise en l’espèce. Le Comité des droits des personnes handicapées exige que lorsque l’alimentation et l’hydratation sont nécessaires, celles-ci soient garanties (Observations finales Royaume-Uni, 3.10.2017). Il a également affirmé que « le droit à la vie est absolu et que la prise de décisions substitutive quant à l’arrêt ou la suspension d’un traitement essentiel au maintien de la vie n’est pas compatible avec ce droit » (Examen du rapport soumis par l’Espagne, 19.10.2011).

Le Comité des droits des personnes handicapées a déjà eu l’occasion, dans une autre affaire, de rappeler avec force que, conformément à l’article 26, « les États parties doivent prendre toutes les mesures appropriées pour assurer aux personnes handicapées l’accès à des services de santé, y compris des services de réadaptation » (X. c. Argentine, 11.04.2014, (§ 8.9).

En conséquence, il n’est pas exclu que le Comité conclut à terme à une violation de la Convention dans le cas de M. Lambert. Entre-temps, il pourrait utilement, et très rapidement, demander le maintien de son hydratation et alimentation, à titre conservatoire. Le Comité surveille l’application de la convention et de ses conclusions par les États parties qui, s’ils ont accepté les mécanismes d’examen de requêtes – comme c’est le cas de la France, ont par là-même accepté d’en respecter l’issue, et de s’y conformer.

 

ECLJ

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ONU : convertir des “ennemis” déshumanisés en des frères, par Mgr Auza

Appel des jeunes de Rondine Cittadella della Pace avec le soutien du pape

Mgr Bernardito Auza, observateur permanent du Saint-Siège aux Nations Unies, est intervenu à un événement parallèle intitulé : « Dirigeants pour la paix : Appel des Jeunes de Rondine pour les Droits humains », qui s’est tenu au quartier général des Nations Unies, à New York, ce lundi 10 décembre 2018. C’est Mgr Tomasz Grysa, du Saint-Siège, qui a lu son discours, Mgr Auza étant retenu à Katowice, en Pologne, pour représenter le Saint-Siège à la 24ème Session de la Conférence des Parties à la Convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique.

En ce soixante-dixième anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH), Mgr Auza a rappelé que la Déclaration, et les Nations Unies elles-mêmes, étaient des réponses à deux guerres mondiales, à des génocides et d’autres barbaries. La DUDH proclamait que le fondement de la paix dans le monde était la « reconnaissance de la dignité inhérente et des droits égaux et inaliénables de tous les membres de la famille humaine », une reconnaissance, a-t-il dit, que Rondine Cittadella della Pace aide des jeunes gens issus de situations de conflit à mettre en œuvre depuis 20 ans.

Le cœur de la méthodologie Rondine, a-t-il expliqué, consiste à convertir des « ennemis » déshumanisés en des frères qui ont retrouvé leur dignité. Il a affirmé que le pape François avait donné son soutien, sa sympathie et sa bénédiction à l’Appel des Dirigeants pour la Paix présenté par Rondine Cittadella della Pace, et qu’il avait encouragé sa diffusion.

Le texte intégral en anglais se trouve ici

Source : Zenit.org

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ONU- Le Saint-Siège pointe le risque de surendettement des pays en développement

Intervention du Saint-Siège à la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement

« À l’heure actuelle, 40 % des pays en développement à faible revenu sont considérés comme présentant un risque élevé de surendettement », soit « deux fois plus qu’il y a cinq ans », alerte Mgr Jurkovič. Il pointe du doigt « l’influence croissante des marchés financiers sur le bien-être matériel de la plupart des êtres humains » qu’il désigne comme un « obstacle majeur au progrès, à la réforme et à la promotion du développement humain intégral ».

Mgr Ivan Jurkovič, observateur permanent du Saint-Siège auprès de l’Organisation des Nations Unies et d’autres organisations internationales à Genève, est intervenu à la CNUCED, au Groupe intergouvernemental d’experts sur le financement du développement, le 7 novembre 2018.

Le porte-parole du Saint-Siège a en outre souligné qu’ « aucun domaine de l’action humaine ne peut légitimement prétendre être en dehors des principes éthiques basés sur la liberté, la vérité, la justice et la solidarité, qui remettent au cœur de la gouvernance économique mondiale la promotion du développement intégral de chaque personne, de chaque communauté humaine et de toutes les personnes ».

Voici notre traduction de la déclaration de Mgr Jurkovič.

 

Déclaration de Mgr Ivan Jurkovič

Monsieur le Président,

L’une des plus grandes vulnérabilités auxquelles sont actuellement confrontés les pays en développement est le « nouveau piège de la dette ». On estime que le stock total de la dette extérieure des pays en développement a augmenté de 8,5 % par an au cours de la dernière décennie, pour atteindre 7,64 milliards de dollars US en 2017. La même année, les pays en développement ont dépensé en moyenne près de 14 % de leurs recettes, fruit des exportations sur le service de leur dette extérieure. À l’heure actuelle, 40 % des pays en développement à faible revenu, dont la viabilité de la dette extérieure est régulièrement évaluée par le FMI, sont considérés comme présentant un risque élevé de surendettement.

C’est deux fois plus qu’il y a cinq ans et la plupart des pays classés dans la catégorie « à risque élevé de surendettement » se trouvent en Afrique subsaharienne. Ce fardeau insoutenable du service de la dette met en péril les principales réalisations des principales initiatives d’allégement de la dette des années 2000. Les économies émergentes à différents stades de leur développement sont touchées de la même manière : les stocks de la dette extérieure des petits États insulaires en développement (PEID) ont plus que doublé depuis la crise financière mondiale, et certains d’entre eux sont confrontés à des ratios insoutenables dette / PIB bien supérieurs à 100 pour cent.

Sur les causes de la nouvelle vulnérabilité de la dette dans les pays en développement
Alors que les États sont invités « à se protéger avec une gestion appropriée du système public au moyen de réformes structurelles judicieuses, d’une répartition judicieuse des dépenses et d’un investissement prudent » afin d’éviter un endettement insoutenable ainsi que « des pertes économiques créées par des personnes privées et déchargées sur les épaules du système public » (1), les initiatives internationales et les efforts visant à réaliser « des réductions raisonnables et concourantes de la dette publique » dans les économies en développement semblent indispensables.

La crise imminente de la dette des pays en développement, à laquelle cette deuxième session de l’IGE FfD envisage de s’attaquer, est un résultat inhérent au « mal » principal de notre économie mondiale actuelle. Le Saint-Siège a déjà souligné, lors du dernier Conseil du commerce et du développement en juin, que le système actuel ne respecte pas « sa “vraie” nature [qui] consiste à favoriser l’utilisation des ressources économisées là où elles peuvent promouvoir l’économie réelle, le bien-être et le développement de l’homme tout entier et de tous les hommes ». (2)

La crise financière mondiale de 2008 a très clairement montré que la multiplication des « innovations financières » favorise des pratiques obscures dissociées de l’activité économique sous-jacente réelle et que les marchés privés dominés par de telles pratiques n’évaluent pas le risque systémique de manière adéquate. Les chances de réforme ont toutefois été manquées en 2008 et, dix ans après la crise financière mondiale, « l’influence croissante des marchés financiers sur le bien-être matériel de la plupart des êtres humains » reste un obstacle majeur au progrès, à la réforme et à la promotion du  développement humain intégral. (3)

Réponses politiques à la crise de la dette en évolution des pays en développement
En réponse, le Saint-Siège a souligné la nécessité de s’éloigner de la croyance trompeuse selon laquelle les débats sur les questions économiques et financières sont par nature techniques et sans valeur. Au lieu de cela, aucun domaine de l’action humaine ne peut légitimement prétendre être en dehors des principes éthiques basés sur la liberté, la vérité, la justice et la solidarité, qui remettent au cœur de la gouvernance économique mondiale la promotion du développement intégral de chaque personne, de chaque communauté humaine et de toutes les personnes.

Cela signifie que nous « reconnaissons la validité des stratégies économiques qui visent avant tout à promouvoir l’égalité globale de la vie, qui, avant l’expansion aveugle des profits, ouvre la voie au bien-être intégral de la personne entière et de chaque personne. Aucun profit n’est en réalité légitime s’il n’atteint pas l’objectif de la promotion intégrale de la personne humaine, de la destination universelle des biens et  de l’option préférentielle pour les pauvres » (4).

Un corollaire important est la nécessité de maîtriser les pratiques économico-financières qui aggravent les inégalités enracinées et accordent la primauté aux intentions spéculatives d’investisseurs privés. « Ce qui est moralement inacceptable, ce n’est pas simplement de faire du profit, mais de se prévaloir d’une inégalité pour son propre avantage, afin de créer d’énormes profits dommageables pour les autres ; ou d’exploiter sa position dominante afin de profiter injustement du désavantage des autres, ou de s’enrichir en nuisant et en perturbant le bien commun collectif » (5).

En conclusion, Monsieur le Président

Le rôle de la CNUCED consistant à aider les pays en développement à atteindre un tel niveau de soutenabilité de la dette à long terme revêt une grande importance et restera indispensable dans un avenir proche. La délégation du Saint-Siège appelle la CNUCED et la communauté internationale à prendre au sérieux leur responsabilité de promouvoir un environnement économique international propice au développement, dans lequel les pays en développement puissent utiliser leur dette extérieure de manière productive pour protéger le bien-être de leurs citoyens. Un environnement qui réduise donc ces pratiques économico-financières qui « constituent des exemples d’immoralité immédiate, c’est-à-dire des occasions générant facilement le type d’abus et de tromperie pouvant causer des dommages à des contreparties moins favorisées » et « où l’égoïsme et l’abus de pouvoir ont un potentiel énorme de nuire à la communauté » (OPQ, para 14). Comme l’a déclaré le pape François : « Il est important que l’éthique joue à nouveau le rôle qui lui revient dans le monde financier et que les marchés servent les intérêts des peuples et le bien commun de l’humanité » (6). La délégation du Saint-Siège se réjouit de cette session et espère que les résultats de cette semaine aideront à atténuer la vulnérabilité de la dette dans les pays en développement.

Merci Monsieur le Président.

1 Oeconomicae et pecuniariae quaestiones. Considérations pour un discernement éthique sur certains aspects du système économique et financier actuel, §32.

2 Pape Paul VI, Lettre encyclique Populorum Progressio, par. 14 ; Conseil pontifical « Justice et paix » (2009). Un nouveau pacte financier international. Note sur le financement et le développement en vue de la conférence organisée par l’Assemblée générale des Nations Unies à Doha, 18 novembre 2008, Cité du Vatican, p. 9.

3 Oeconomicae et pecuniariae quaestiones. Considérations pour un discernement éthique sur certains aspects du système économique et financier actuel, §1.

4 Oeconomicae et pecuniariae quaestiones. Considérations pour un discernement éthique sur certains aspects du système économique et financier actuel, §10.

5 Oeconomicae et pecuniariae quaestiones. Considérations pour un discernement éthique sur certains aspects du système économique et financier actuel, §17.

6 Discours du pape François devant les participants à la conférence sur l’impact des investissements pour les pauvres, Rome,16 juin 2014. Disponible à l’adresse :

https://w2.vatican.va/content/francesco/fr/speeches/2014/june/documents/papafrancesco_20140616_convegno-justpeace.html

© Traduction de Zenit, Hélène Ginabat

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Le pape François reçoit la présidente de l’assemblée générale de l’ONU

Le pape François reçu en audience privée au Vatican la présidente de 73e assemblée générale de l’ONU (18 septembre-1er octobre 2018), Mme María Fernanda Espinosa Garcés, une Equatorienne, et sa suite, ce lundi 29 octobre 2018.

Sur son compte Twitter, en espagnol (@mfespinosaEC), Mme Espinosa Garcés indique qu’elle a abordé avec le pape François des « questions d’intérêt commun comme le changement climatique, la pollution par le plastique, la jeunesse et la nécessité d’arriver à un travail décent pour tous ».

Elle ajoute : « merci pour votre soutien en défense du multilatéralisme », avec le hashtag  (l’Onu pour tous).

Mme María Fernanda Espinosa Garcés (ONU) © Vatican Media

Mme María Fernanda Espinosa Garcés, née à Salamanque (Espagne) le 7 septembre 1964. Elle est une poétesse et femme politique équatorienne.

Elle a été élue présidente de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies le  et elle est ainsi devenue la première femme d’Amérique latine – la quatrième au monde – à assumer cette charge.

Dans son pays, elle a détenu depuis 2007 plusieurs portefeuilles ministériels auprès des présidents Rafael Correa et Lenin Moreno.

Entre mai 2017 et juin 2018, elle a été ministre des Affaires étrangères et des Migrations humaines de la République d’Équateur.

Elle a dirigé la délégation équatorienne lors de la COP21 et a été ambassadrice de l’Équateur auprès des Nations unies.

Mme María Fernanda Espinosa Garcés (ONU) © Vatican Media
source : zenit.org

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Lutte contre la faim : “la FAO doit vaincre la paralysie technocratique” exhorte le pape François

Le Pape François a adressé un message au directeur général de la FAO, José Graziano da Silva, à l’occasion de la Journée mondiale de l’Alimentation.

Dans ce message lu par le représentant du Saint-Siège au sein de l’Organisation des Nations Unies pour l’Agriculture et l’Alimentation, le Pape François relance l’appel à la solidarité internationale qu’il avait déjà exprimé à deux reprises en se rendant au siège de cette organisation basée à Rome.

À l’occasion de cette Journée mondiale censée relayer « les besoins, les angoisses et les espérances de millions de personnes qui manquent du pain quotidien », le Pape François met en lumière la dégradation de la situation mondiale. « Ceux qui font partie de ce nombre important d’êtres humains n’ayant rien, ou presque rien, à porter à la bouche sont toujours plus nombreux. Ce devrait être le contraire et pourtant les statistiques récentes sont une évidence déchirante qui montre comment la solidarité internationale semble se refroidir », lance le Pape dans ce message, qui regrette que les solutions techniques ne soient pas « en mesure de répondre à la tristesse et à l’amertume de ceux qui souffrent de l’impossibilité de se nourrir suffisamment et sainement ».

Tout en saluant les objectifs du plan “Faim Zéro 2030”, le Pape dénonce la dérive technocratique qui paralyse l’activité de la FAO : « Les pauvres attendent de nous une aide efficace qui les fasse sortir de leurs prostrations, pas de simples projets, ou des accords qui, après avoir étudié dans les détails les racines de leur misère, ont comme résultat uniquement des événements solennels, des engagements qui n’arrivent jamais à se matérialiser ou de luxueuses publications qui ne sont destinées qu’à grossir des catalogues de bibliothèques. »

Chercher des réponses concrètes

Au-delà des « déclarations pompeuses », il faut donc faire grandir concrètement la résilience face au changement climatique, aux crises économiques et aux conflits armés. « Les indicateurs globaux ne servent à rien si la réalité au niveau de la rue est loin de cet engagement », martèle François, qui dénonce des attitudes politiques dictées par des intérêts électoraux ou paralysées par des visions « biaisées, péremptoires ou étriquées ».

« L’Église catholique, dans l’exercice de la mission que son divin Fondateur lui a confiée, combat quotidiennement dans le monde entier contre la faim et la malnutrition, de multiples manières et à travers ses différentes structures et associations, en se souvenant que ceux qui souffrent de la misère ne sont pas différents de nous. Ils ont la même chair et le même sang que nous. Ils méritent, donc, qu’une main amie les secoure et les aide, en sorte que personne ne reste abandonné et que dans notre monde la fraternité ait droit de cité et soit quelque chose de plus qu’un slogan attrayant et sans consistance réelle », conclut le Saint-Père.

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ONU : changer le “paradigme financier” pour promouvoir le développement humain intégral plaide Mgr Auza

« La promotion du développement humain intégral nécessite un changement de paradigme financier », affirme Mgr Bernardito Auza : « Le monde financier doit tirer les leçons des dernières crises financières et reconnaître que les marchés ne peuvent garantir de véritables progrès sans intégrer les valeurs qui favorisent le développement humain intégral, l’inclusion sociale et l’équité. »

L’observateur permanent du Saint-Siège auprès des Nations Unies, à New York, est intervenu au débat sur les thèmes « Questions de politique macroéconomique » et « Suivi et mise en œuvre des textes issus des conférences internationales sur le financement du développement » de la soixante-treizième session de l’Assemblée générale, le 11 octobre 2018.

Mgr Auza a souligné que « les forces du marché ne peuvent pas protéger de manière adéquate des biens communs tels que les emplois décents et l’environnement » et que la crise financière de 2007-2008 « a été l’occasion de réformer l’économie et de la rendre plus attentive aux principes éthiques ».

« Une réponse aux vulnérabilités macroéconomiques nécessite des critères différents de ceux qui régissent le monde financier actuel, a-t-il dit. Cela signifie un changement dans la manière de faire des affaires, ce qui modifiera à son tour la façon de faire en politique, pour lequel un changement de nos modes de vie sera également nécessaire. »

En commentant le rapport du Secrétaire général de l’ONU sur les questions macroéconomiques, Mgr Auza a noté qu’il « met particulièrement l’accent sur la nécessité de renforcer la coopération internationale, qu’il considère essentielle pour assurer la stabilité et la durabilité du système financier ». « Le même rapport, a-t-il poursuivi, note également que les pays en développement restent particulièrement exposés aux changements soudains des marchés financiers. »

En soulignant que « les pays les moins avancés (PMA), y compris les petits États insulaires, restent particulièrement vulnérables aux récessions de l’environnement financier mondial », l’observateur permanent a lancé un appel à prendre « des mesures concrètes … pour réduire ces vulnérabilités ».

Pour ces pays les moins avancés, qui « dépendent des exportations de produits de base », « des changements structurels seront éventuellement nécessaires pour réduire leur vulnérabilité aux chocs de prix externes », a-t-il dit.

Mgr Auza a terminé sur une note optimiste en disant que face « à l’influence des systèmes économico-financiers actuels, certains pourraient être tentés de céder au cynisme et de se résigner à penser qu’avec des ressources et une force limitées, nous ne pouvons que très peu faire. En réalité, nous pouvons faire beaucoup de choses ensemble, surtout si nous travaillons ensemble ».

Source : Zenit.org

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ONU : le Saint-Siège plaide pour la liberté religieuse

En marge de la 73e Assemblée générale des Nations Unies à New York, Mgr Gallagher, secrétaire pour les Relations avec les Etats, a rappelé que la liberté religieuse constituait un droit fondamental de l’être humain.

« La vérité est dure : la population chrétienne a diminué dramatiquement au cours de ces dernières années et pourrait ne pas survivre [au Moyen-Orient]. Nous ne sommes pas parvenus à empêcher la violation des droits fondamentaux des minorités ethniques et religieuses ; nous devons désormais travailler à restaurer leurs droits » a notamment déclaré Mgr Gallagher, secrétaire pour les Relations avec les Etats du Vatican, au cours d’une réunion consacrée à la liberté religieuse et aux persécutions des minorités religieuses, organisée le 28 septembre dernier en marge de la 73e Assemblée générale des Nations Unies à New York. Et de préciser : « il faut garantir aux minorités ethniques et religieuses de pouvoir retourner chez elles et d’y vivre dignement, en sécurité. » Depuis 2010, un million de Syriens ont dû fuir leur pays, et plus de 1,1 million d’Irakiens depuis 2003.

Lire la suite sur le site de l’Aide à l’Eglise en Détresse (AED)

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Cuba, Nigeria, Moyen-Orient… Défendre les chrétiens partout dans le monde avec l’ECLJ

Communiqué de l’ECLJ

 

L’ECLJ a participé activement à la session de septembre du Conseil des droits de l’homme des Nations unies à Genève.
Toutes nos interventions furent pour les chrétiens persécutés dans le monde entier.

Nous avons eu l’occasion de faire notre déclaration pour les chrétiens d’Orient en arabe  grâce à une jeune femme araméenne qui a parlé et décrit les persécutions que les chrétiens subissent.

Nous avons parlé pour les chrétiens au Nigeria, où Boko Haram et les éleveurs Fulani les persécutent et kidnappent leurs enfants. « On estime que Boko Haram a tué plus de 2.000 enseignants et détruit plus de 1.400 écoles. »

Lors d’un autre débat, nous avons rappelé au Conseil que les chrétiens à Cubacontinuent de subir de sévères restrictions à leur liberté religieuse. Le président Miguel Diaz-Canel a déclaré en avril dernier que la révolution communiste à Cuba « continue et continuera ». Le gouvernement cubain contrôle totalement le système éducatif et refuse de permettre à toute communauté ou institution chrétienne de créer des écoles.

Enfin, nous avons à de nouveau pris la parole pour le pasteur Andrew Brunson, qui est en résidence surveillée en Turquie depuis le 25 juillet 2018. Sa prochaine audience devrait avoir lieu le 12 octobre. Nous vous tiendrons informé de l’issue de ce procès.
Vous pouvez continuer à le soutenir, lui et les chrétiens du monde entier par vos prières et en signant nos pétitions.

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ONU : développer des “machines intelligentes” mais pour le bien de l’humanité

« L’effort visant à développer des « machines intelligentes » doit être continuellement orienté vers le plus grand bien, en réduisant l’écart de pauvreté et en faisant face aux besoins généraux en matière de santé, d’éducation, de bonheur et de durabilité », demande le Saint-Siège à l’ONU.

C’est ce qu’a déclaré Mgr Ivan Jurkovič, représentant permanent du Saint-Siège auprès des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève, en intervenant à la réunion des assemblées de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) le 24 septembre 2018, à Genève.

Mgr Ivan Jurkovič a cité les paroles du pape François : « l’intelligence artificielle, la robotique et les autres innovations technologiques doivent … être utilisées de façon à contribuer au service de l’humanité et à la protection de notre maison commune, plutôt que le contraire, comme le prévoient malheureusement certaines évaluations » (le message du 24 janvier 2018, Davos).

Parmi les objectifs les plus importants, Mgr Jurkovič a cité « l’accès aux médicaments » – qui « est un élément essentiel du droit à la santé » – ainsi que « la recherche et le développement de vaccins et de médicaments pour les maladies transmissibles et non transmissibles qui affectent principalement les pays en développement » et « l’accès à des médicaments et vaccins essentiels, en accord avec la déclaration de Doha ».

« L’attention et l’attachement du monde à ces objectifs doivent rester forts afin de construire un monde plus durable pour tous », a souligné l’archevêque.

Le Saint-Siège a aussi souhaité à « exprimer sa gratitude » à Accessible Books Consortium, « qui contribue à une éducation de qualité », et au programme WIPO Re : Search, « qui contribue à la santé et au bien-être, en particulier à l’initiative WIPO GREEN, qui contribue à l’action climatique ».

Le représentant permanent du Saint-Siège a noté que « l’innovation se développe à un rythme accéléré, devenant un élément central des stratégies économiques et industrielles de nombreux pays ». « Aujourd’hui, a-t-il dit, l’innovation et la recherche et le développement constituent une ambition politique sérieuse dans la plupart des économies développées et en développement et dans toutes les régions du monde. »

En reconnaissant « l’importance fondamentale de l’innovation en tant que moteur essentiel de la réalisation des objectifs de développement durable », il a mis en garde contre ses effets négatifs.

« La technologie, a souligné Mgr Jurkovič, perturbe le statu quo et crée un avenir incertain. Le développement rapide du « big data », l’automatisation et l’intelligence artificielle affecte la manière dont les entreprises mènent leurs activités économiques, comment les citoyens participent aux processus culturels et politiques, comment l’engagement créatif prend place et, enfin, comment les décisions de la vie quotidienne sont prises, car les fonctions décisives sont de plus en plus exercées non seulement par les êtres humains, mais aussi par les machines. »

Source : Zenit.org