Articles #NLQ #Tribunes et entretiens

Prédication du père Michel-Marie Zanotti-Sorkine du 19 juin 2019 – “Le but de la prière, c’est la joie de converser avec le Ciel”

Suite à l’interview du père Michel-Marie sur la chaîne québécoise TVA dans l’émission La Victoire de l’Amour, le célèbre prédicateur, écrivain, auteur-compositeur et chanteur revient régulièrement pour commenter l’évangile du jour.

Ici Mt VI, 1-6.16-18

Version audio seule.

Articles #NLQ #Tribunes et entretiens

Prédication du père Michel-Marie Zanotti-Sorkine du 13 mars 2019 : “Il est encore temps d’embrasser le Christ et sa Sagesse, avant que la nuit ne nous surprenne !”

Suite à l’interview du père Michel-Marie sur la chaîne québécoise TVA dans l’émission La Victoire de l’Amour, le célèbre prédicateur, écrivain, auteur-compositeur et chanteur revient régulièrement pour commenter l’évangile du jour.

Ici Lc XI, 29-32 :

Version audio seule.

Articles #NLQ #Tribunes et entretiens

Deux minutes pour vous #47 – Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine – “Quelles attentes y a-t-il dans le cœur de l’homme vis-à-vis de la femme ?”

Nous vous avions annoncé le lancement d’une série de vidéos régulières où le père Michel-Marie Zanotti-Sorkine répond à vos questions sous un format très court :

Quelles attentes y a-t-il dans le cœur de l’homme vis-à-vis de la femme ?


Version Audio seule

C’est avec beaucoup de bonheur que le Père Michel-Marie répond désormais à vos questions les plus concrètes. C’est toujours une vraie joie de l’entendre traiter, à sa façon et dans sa lumière, les sujets les plus divers. Bonne écoute ! N’oubliez pas de faire suivre à tous vos amis ces petites vidéos qui peuvent faire tant de bien… et de prier pour le Père Michel-Marie dont le ministère est très prenant.

NLQ #Tribunes et entretiens

Prédication du père Michel-Marie Zanotti-Sorkine du 1er octobre 2018 – L’ambition de la simplicité, de l’émerveillement et de l’admiration envers les autres

Suite à l’interview du père Michel-Marie sur la chaîne québécoise TVA dans l’émission La Victoire de l’Amour, le célèbre prédicateur, écrivain, auteur-compositeur et chanteur revient régulièrement pour commenter l’évangile du jour.

Ici  Lc IX, 46-50

Version audio seule.

NLQ #Tribunes et entretiens

Prédication du père Michel-Marie Zanotti-Sorkine du 2 juin 2018 – “Soyons souples pour recevoir les surprises de Dieu !”

Suite à l’interview du père Michel-Marie sur la chaîne québécoise TVA dans l’émission La Victoire de l’Amour, le célèbre prédicateur, écrivain, auteur-compositeur et chanteur revient régulièrement pour commenter l’évangile du jour.

Ici  Mc II, 27-33

Version audio seule.

NLQ

Prendre l’humilité comme tenue de service

 

C’est l’exhortation de saint Pierre à la communauté à laquelle il s’adresse dans sa première épître que nous entendions pour la fête de l’Evangéliste saint Marc.

L’humilité est la tenue du disciple du Christ, du chrétien qui veut se mettre à la suite de son Seigneur qui affirme « je ne suis pas venu pour être servi, mais pour servir ». Pourquoi se vêtir d’humilité ? Parce que Dieu, ajoute saint Pierre citant l’Ecriture, s’oppose aux orgueilleux.
L’orgueil se cache sous bien des formes. Le prétentieux, par orgueil, ne voudra être ni humble ni serviteur, campé dans ses prétentions, plus rapide à critiquer qu’à agir. La modestie, aux fausses apparences d’humilité, sert de travestissement à l’orgueil du paresseux, à la peur du faible, à la jalousie et à l’envie. Le modeste ne fait que mentir sur ce qu’il est, pour se cacher et se protéger. En tout cela, l’orgueil nous condamne à ne rien faire, à nous cacher et finalement, nous expose à l’humiliation.

A l’inverse, l’humilité, loin de nous enfermer, nous ouvre des horizons inattendus. Saint Pierre affirme « abaissez-vous sous la puissante main de Dieu, pour qu’il vous élève au temps voulu ». La première vertu de l’humilité est de permettre à Dieu de prendre sa place, là où l’orgueilleux cherche à prendre la place de Dieu. En laissant Dieu prendre sa place, nous aussi, nous prenons notre place, non pas en concurrence avec lui, mais avec lui, auprès de lui, sous la protection de sa main puissant, nous ne sommes pas seuls. « Déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, puisqu’il prend soin de vous » ajoute encore saint Pierre. Il ne s’agit pas de se défausser face à ses responsabilités, mais au contraire, d’accepter humblement de ne pas les porter seuls, et par conséquent, se décider à agir, à oeuvrer, à parler !

Il me semble que nous risquons bien souvent de manquer de cette précieuse humilité, vêtement du serviteur, dans notre vie et notre foi chrétiennes. Nous nous limitons trop souvent à n’être que des spectateurs, des observateurs, des consommateurs de celles-ci. Revêtir l’humilité dans notre communauté chrétienne, c’est aussi accepter, chacun, de prendre sa place et sa part dans la vie de l’Eglise. Là où l’orgueil et la modestie privent l’Eglise de nos charismes, l’humilité, sous la puissante main de Dieu, met nos plus simples qualités au service de tous. Ce qui était un trésor caché, devient un bien partagé. Cela commence par une vie de prière sincère, régulière, quotidienne, qui est le moyen de revêtir ce vêtement de serviteur, de nous placer sous la puissante main de Dieu, de le laisser nous élever, par son amour et sa grâce.

 

abbé Bruno Gerthoux

Doctrine / Formation

Prendre l’humilité comme tenue de service.

 

C’est l’exhortation de saint Pierre à la communauté à laquelle il s’adresse dans sa première épître que nous entendions pour la fête de l’Evangéliste saint Marc.

L’humilité est la tenue du disciple du Christ, du chrétien qui veut se mettre à la suite de son Seigneur qui affirme « je ne suis pas venu pour être servi, mais pour servir ». Pourquoi se vêtir d’humilité ? Parce que Dieu, ajoute saint Pierre citant l’Ecriture, s’oppose aux orgueilleux.
L’orgueil se cache sous bien des formes. Le prétentieux, par orgueil, ne voudra être ni humble ni serviteur, campé dans ses prétentions, plus rapide à critiquer qu’à agir. La modestie, aux fausses apparences d’humilité, sert de travestissement à l’orgueil du paresseux, à la peur du faible, à la jalousie et à l’envie. Le modeste ne fait que mentir sur ce qu’il est, pour se cacher et se protéger. En tout cela, l’orgueil nous condamne à ne rien faire, à nous cacher et finalement, nous expose à l’humiliation.

A l’inverse, l’humilité, loin de nous enfermer, nous ouvre des horizons inattendus. Saint Pierre affirme « abaissez-vous sous la puissante main de Dieu, pour qu’il vous élève au temps voulu ». La première vertu de l’humilité est de permettre à Dieu de prendre sa place, là où l’orgueilleux cherche à prendre la place de Dieu. En laissant Dieu prendre sa place, nous aussi, nous prenons notre place, non pas en concurrence avec lui, mais avec lui, auprès de lui, sous la protection de sa main puissant, nous ne sommes pas seuls. « Déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, puisqu’il prend soin de vous » ajoute encore saint Pierre. Il ne s’agit pas de se défausser face à ses responsabilités, mais au contraire, d’accepter humblement de ne pas les porter seuls, et par conséquent, se décider à agir, à oeuvrer, à parler !

Il me semble que nous risquons bien souvent de manquer de cette précieuse humilité, vêtement du serviteur, dans notre vie et notre foi chrétiennes. Nous nous limitons trop souvent à n’être que des spectateurs, des observateurs, des consommateurs de celles-ci. Revêtir l’humilité dans notre communauté chrétienne, c’est aussi accepter, chacun, de prendre sa place et sa part dans la vie de l’Eglise. Là où l’orgueil et la modestie privent l’Eglise de nos charismes, l’humilité, sous la puissante main de Dieu, met nos plus simples qualités au service de tous. Ce qui était un trésor caché, devient un bien partagé. Cela commence par une vie de prière sincère, régulière, quotidienne, qui est le moyen de revêtir ce vêtement de serviteur, de nous placer sous la puissante main de Dieu, de le laisser nous élever, par son amour et sa grâce.

 

abbé Bruno Gerthoux

Doctrine / Formation #Morale #NLH

Connais-toi toi-même – Complexe et orgueil, les deux faces d’une même pièce

L’orgueil revêt une multitude de visages. Pourtant, entre le personnage imbu de sa personne au complexé, il y a de nombreux points communs. L’un comme l’autre ont un problème avec l’image qu’ils ont d’eux-mêmes. Le premier va la surévaluer, tandis que le second va la sous-évaluer.  Si surprenant que cela puisse paraître, l’un et l’autre cherchent à cacher leur véritable visage. Ils mettent une distance entre eux et « le reste du monde ». Distance qui vise à se protéger de la souffrance qu’inflige le regard des autres. Car l’orgueil tout en étant un problème d’estime de soi est la protection mise en place par la peur de confronter la vérité de ce que l’on est, au regard des autres. L’imbu se gargarise de ce qu’il donne à voir aux autres et finalement vit à travers ce regard, ce qui met une distance entre lui et lui. Il cherche dans le regard, ce qu’il aimerait qu’on y voit. De la même façon, le complexé a peur de voir dans le regard d’autrui qu’il n’est « que ça ». Nous réduisons souvent le complexe à un manque de confiance en soi, alors qu’il est exactement l’inverse : une très haute opinion de soi qu’on craint de ne pas voir partagée. Les deux ont peur d’être jugés plus bas qu’ils ne s’estiment eux-mêmes.  Mais pour le complexé, l’estime de soi se dédoublant en perfectionnisme, il craint que son imperfection passe pour une infériorité. Or ne voulant pas sentir dans le regard d’autrui l’humiliation de se voir lui-même, « que ça », il développe, à partir de cet orgueil, la peur qui au final le fait se mépriser lui-même. En définitive, le complexé est un orgueilleux qui s’auto méprise et ne se pardonne jamais.

 

Pour aller plus loin, Connais-toi toi-même, les fondements de l’anthropologie chrétienne

 

Faire un bilan de compétences fondé sur l’anthropologie chrétienne à domicile c’est possible

 

Doctrine / Formation #NLQ #Philosophie

Mépris, fils de haine et nourrisson d’orgueil

On comprend souvent un peu vite le mépris comme un succédané de l’orgueil alors que si les deux sont liés c’est de façon indirecte, comme conséquence d’une même cause : la peur. Le mépris, en effet, est cette combinaison bizarre de la haine et du dégoût. C’est donc une véritable répulsion. La haine en son fondement est une répulsion, une mise à distance, un refus. Au sens strict la haine n’est autre qu’une aversion, comme l’amour est une attirance. Le mépris, pour sa part, s’avère être une mise à distance impulsée par le dégoût. Il y a donc un mouvement commun dans le mépris et la haine, le rejet. Plus proche de la haine que de l’orgueil, le mépris est une forme particulière de haine qui trouve son impulsion dans le dégoût. Au fond de lui-même, le méprisant exprime un rejet qui vise à le tenir éloigné de l’objet de son mépris. Il y a dans ce rejet, un cordon sanitaire qui se traduit par « je ne suis pas ça ». Le mépris est le dégoût exprimé par le rejet comme protection d’une peur, celle d’être assimilé, contaminé par ce qui nous dégoute. Et en ce sens, le mépris rejoint l’orgueil, puisque l’orgueil est avant tout ancré dans l’image que l’on a ou que l’on veut donner de soi. Mais le mouvement du mépris est l’aversion, le rejet, au sens strict la haine. Derrière le mépris se pose la question de savoir, pourquoi cette chose nous dégoûte et en second lieu en quoi cette chose ou personne dégoûtante est un risque pour l’image que j’ai ou veux donner de moi.

 

Source Cyrano.net