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Retraite spirituelle – Rédemption par l’icône ? – les 4 & 5 mai 2019 à Nancy (54)

Rédemption par l’icône ?

Les 4 & 5 mai 2019
Centre Spirituel diocésain de Nancy
10 Rue du Carmel, 54000 Nancy

La puissance de la Rédemption par l’icône

L’icône est silencieuse, mais elle parle à sa manière avec son langage pictural.
Elle se situe dès lors au cœur de la Révélation..
.

 

Le Centre spirituel diocésain de Nancy propose deux journées de retraite spirituelle. Elles seront animées par l’abbé Daniel Rousseau, prêtre du diocèse de Sens-Auxerre, théologien de l’image et  spécialiste de l’orthodoxie, et  M. Jacques Valentin, de l’atelier Saint-Nicolas.

Contact :
03 83 97 11 32

Articles #En France #NLH #NLQ

Découvrez le monastère de Solan !

Un article proposé par Divine Box

En avant toute : direction Avignon, pour découvrir le monastère de Solan ! Ici les soeurs orthodoxes s’occupent du potager, des vignes et du verger qui entourent l’ancienne ferme dans laquelle elles se sont installées. Bien sûr, toute leur agriculture est écologique. Elles réalisent une multitude de produits 100 % bio et surtout super bons ! Mais ce n’est pas tout, elles construisent aussi leur nouvelle église. Bref, les soeurs ne chôment pas. Allez, décollage immédiat pour un petit tour d’horizon complet, avec Divine Box !

La sainte montagne

Tout commence il y a mille ans, sur la presqu’île grecque du Mont Athos, avec ses plages de sable fin, ses falaises et sa montagne mythique, culminant à 2000 mètres d’altitude… Bref, une terre mythique ! Alors que depuis des siècles, seuls quelques ermites et bergers se disputaient ces paysages de rêves, une première communauté de moines orthodoxes vient officiellement s’y implanter en 963.

Très vite, l’afflux grandit et dix-neuf autres monastères s’établissent sur place. Le Mont Athos devient alors une « République monastique », véritable état autonome ! Aujourd’hui, plus de 2000 moines prient et travaillent encore sur ce territoire unique au monde. Dingue, non ?

Le mont Athos, en Grèce, regroupe 20 monastères depuis plus de 1000 ans – Divine Box

 

Les premiers pas

Hop, on fait un bond dans le temps ! En 1978, Simonos-Pétra, l’un des 20 monastères du Mont Athos, décide d’envoyer en France un groupe de moines pour y faire fleurir la tradition byzantine. Ils s’installent donc dans une vieille maison, au creux d’une vallée sauvage du Vercors, à côté de Grenoble.

Le monastère prend alors le nom de « Monastère Saint-Antoine le Grand ». Bien vite, des moniales viennent aussi les rejoindre pour vivre à leurs côtés, et créent ainsi le monastère de la Protection de la Mère de Dieu…

 

Le monastère de Solan… Enfin !

Mais très vite, les moniales deviennent de plus en plus nombreuses, et leur petite maison ne suffit plus… En 1991, elles quittent donc leurs frères moines et partent s’installer à Solan, dans une ancienne ferme, près d’Avignon. Le monastère garde le même nom. On y est !

Les soeurs du monastère de Solan retroussent alors leurs manches et restaurent tout autour d’elles : les bâtiments, les bois, les terres etc… À leurs côtés, les meilleurs experts en géologie, arboriculture bio et autre vinification pour réaliser le top du top ! De cette collaboration naît l’association « les amis de Solan », et le début d’un artisanat monastique de première qualité !

Les soeurs veillent à ce que les constructions de leur monastère respecte les pierres du pays – Divine Box

Monastère de Solan : les travaux continuent

Après la remise à niveau de toute leur propriété, les soeurs du monastère de Solan se sont lancées dans des grands travaux : pendant plusieurs années, l’ancienne ferme n’avait pas l’isolation ! En 2004, elles ont construit leur propre cave à vin ! C’est notamment grâce à ses travaux qu’elles peuvent produire d’incroyables produits monastiques.

Plus tard, en 2013, démarre aussi le grand chantier de construction de la nouvelle église du monastère de Solan, encore actif aujourd’hui. A vos pronostics pour le prochain chantier !

Pas d’inquiétude pour les fans d’architecture : tout est pensé à chaque fois pour respecter l’harmonie locale et la pierre du pays, tout en apportant quelques touches d’inspiration byzantine. Le résultat dépote !

 

Monastère de Solan : et aujourd’hui ?

Aujourd’hui, dix-sept soeurs orthodoxes habitent le monastère de Solan ! Sous leurs longs habits noirs, elle vivent un mode de vie monastique primitif, s’inspirant notamment des préceptes de saint Basile (IVe siècle).

Leur temps se partage ainsi entre la prière quotidienne et le travail des terres qui entourent leur ferme. La richesse de la communauté tient d’ailleurs sans doute dans sa jeunesse, ainsi que dans sa diversité : il y a neuf nationalités différentes sur place ! Et ça c’est beau.

Les soeurs du monastère de Solan travaillent leurs terres au rythme des saisons – Crédit Photo : Parisobiotiful

 

Monastère de Solan : l’inspiration byzantine

À la différence des moines occidentaux qui célèbrent chaque office à son « heure » originale, les soeurs du monastère de Solan regroupent leurs sept offices selon la coutume orientale (logique !). Deux prières le matin, deux prières le soir, et avec des horaires qui s’adaptent au rythme des travaux viticoles.

Les offices sont célébrés en français, mais chantés a capella selon des mélodies et des traditions byzantines. Durant la messe, les soeurs utilisent leur pain fait maison, et le fruit tiré en direct de leur vigne ! C’est pas top, ça ?

 

Monastère de Solan : un petit coin de paradis

Les soeurs du monastère de Solan vous le diront : impossible de calculer le temps qu’elles passent dans leur jardin. Entre les 40 hectares de forêt, les 3 hectares de potager et vergers, et les 6 hectares de vignoble, elles sont bien occupées !

Des pommes, des abricots, des courgettes, des citrouilles… Tout pousse à gogo et elles cueillent tout à la main ! Leur petit plus ? Tous les mois, elles bénissent les eaux, et à chaque vigile, le blé, le vin et l’huile ! Comme un avant-goût de Paradis…

 

Le jardin du monastère de Solan regroupe un potager, un verger, des vignes et de la forêt : de quoi s’occuper ! – Divine Box

 

Sur place, les soeurs sont très connues pour leur exploitation biologique et écologique. Cliquez ici pour en savoir plus sur le monastère de Solan et leur artisanat 100 % bio ! Vous pouvez aussi retrouver quelques-uns des produits du monastère de Solan en cliquant ici.

Dans le Monde #NLQ #Russie/Orthodoxie

Prêtres catholiques à Moscou : construire une alliance avec l’Eglise orthodoxe

A l’invitation du Patriarcat de Moscou, avec le soutien d’une fondation créée par Vladimir Poutine, de jeunes prêtres catholiques européens participent à une « université d’été » en Russie du 24 août au 2 septembre 2018. La démarche est également soutenue par une fondation américaine qui veut construire une « alliance stratégique » avec l’Eglise .

L’Eglise orthodoxe russe met en place une série d’événements pour permettre à ces jeunes universitaires d’approfondir leurs connaissances sur le christianisme orthodoxe.

Une douzaine de jeunes prêtres d’Italie, d’Espagne, de Tchéquie, de France et de Roumanie participent à cet échange avec l’Eglise orthodoxe russe. Ils sont accompagnés par Mgr Didier Berthet, évêque de Saint-Dié et président du Conseil pour l’unité des chrétiens et les relations avec le judaïsme de la Conférence des évêques de France, et par le dominicain Hyacinthe Destivelle, du Conseil Pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, à Rome.

Rencontre à Cuba du pape  avec le patriarche 

Ces rencontres entre prêtres catholiques et orthodoxes, à Moscou et à Rome, ont lieu désormais chaque année, depuis la  rencontre historique, à Cuba, entre le pape François et le patriarche Cyrille, chef de l’Eglise orthodoxe russe, le 12 février 2016.

Le voyage d’études mène les étudiants européens issus de diverses universités pontificales à la visite des institutions et de lieux de l’orthodoxie, de Moscou à Saint-Pétersbourg, durant toute une semaine.

Le programme comprend la connaissance du travail des départements synodaux de l’Eglise orthodoxe russe, le pèlerinage dans les lieux saints et les monuments de Moscou. Des visites culturelles et religieuses sont prévues dans des centres d’étude – comme la laure de la Trinité-Saint-Serge, un important monastère situé dans la ville de Serguiev Possad, qui forme près de Moscou l’élite du clergé orthodoxe russe -, à Veliky Novgorod et Saint-Pétersbourg, avec des rencontres de personnalités.

« Préservation des valeurs traditionnelles »

« Ces visites ont pour but de mieux se connaître mutuellement, en particulier de mieux connaître la communauté orthodoxe », confie à cath.ch le dominicain Hyacinthe Destivelle, spécialiste de l’œcuménisme et membre de la Commission mixte internationale de dialogue théologique entre l’Eglise catholique et l’Eglise orthodoxe.

Selon le Patriarcat de Moscou, « la protection des chrétiens et la préservation des valeurs traditionnelles » sont au centre de cette visite d’étude. Il souligne que cette « université d’été » est financée par la Fondation russe Rousskyi Mir (Monde russe), et la Fondation américaine Urbi et Orbi.

Rousskyi Mir et Urbi et Orbi

Rousskyi Mir a été créée en 2007 par le président de la Fédération de Russie Vladimir Poutine afin de faire lapromotion du patrimoine national de la Russie. Le métropolite Hilarion de Volokolamsk, vicaire du patriarche de Moscou et président du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou fait partie du conseil de surveillance de cette fondation. Tout comme Sergueï Lavrov, ministre des Affaires Etrangères de la Fédération de Russie, et des personnalités du monde académique, de la culture et des médias.

La Fondation américaine Urbi et Orbi, crééepar le rédacteur en chef du magazine Inside the Vatican Robert B. Moynihan, se consacre à la création d’une « alliance stratégique » entre catholiques et autres chrétiens du monde entier, en particulier avec les orthodoxes, dans le but de « défendre l’Occident », en prenant la défense de la foi et des valeurs chrétiennes traditionnelles. Robert B. Moynihan déclare par cette initiative, soutenue par dessponsors (notamment cent membres fondateurs payant une cotisation de 2’500 dollars américains), vouloir construire des ponts de confiance entre l’Orient et l’Occident et construire « une société plus libre et plus juste que celle qui semble émerger dans l’Occident ‘post-chrétien’ ».

Source : cathobel

A la une #Dans le Monde #NLQ #Russie/Orthodoxie

La Russie célèbre le 1030ème anniversaire de sa conversion au christianisme

Le patriarche Kirill, à la tête de l’Eglise orthodoxe russe, et le président Vladimir Poutine, ont participé ce 28 juillet à Moscou aux célébrations du 1030e anniversaire de la christianisation de la Russie.

Une liturgie solennelle célébrant le 1030e anniversaire de la conversion au christianisme du Rus’ de Kiev – une principauté slave orientale qui a existé du milieu du IXe siècle au milieu du XIIIe siècle et qui comprenait une partie de la Russie moderne, l’Ukraine et la Biélorussie – s’est tenue sur la place des Cathédrales à Moscou ce 28 juillet au matin. La cérémonie a été présidée par le patriarche Kirill de Moscou et de toute la Russie.

Par la suite, le patriarche Kirill a été rejoint par le président russe Vladimir Poutine, près du monument au prince Vladimir, à Moscou, où le chef d’Etat a délivré un discours.

Source : RT France

 

NLQ #Tribunes et entretiens

Prédication du père Michel-Marie Zanotti-Sorkine du 16 mai 2018 – “Travaillons à l’unité dans l’Eglise !”

Suite à l’interview du père Michel-Marie sur la chaîne québécoise TVA dans l’émission La Victoire de l’Amour, le célèbre prédicateur, écrivain, auteur-compositeur et chanteur revient régulièrement pour commenter l’évangile du jour.

Ici  Jn XVII, 11b-19

Version audio seule.

NLQ #Rome

Le Pape rappelle au primat de l’Eglise orthodoxe de Tchéquie et de Slovaquie l’urgence de l’unité des chrétiens

Ce vendredi 11 mai 2018, le Pape François a reçu en audience le métropolite Rastislav, primat de l’Église des Terres Tchèques et de Slovaquie. C’est une première pour le chef de cette petite Église orthodoxe autocéphale.

Au cours de son séjour romain, lors duquel il a pu rencontrer le cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour la promotion de l’Unité des chrétiens, Rastislav a célébré la Divine Liturgie à la Basilique St Clément, qui abrite la tombe de St Cyrille. Avec son frère Méthode, ce saint originaire de Thessalonique évangélisa les peuples slaves d’Europe centrale au IXe siècle. Tous deux sont aujourd’hui encore très vénérés à la fois par les chrétiens d’Orient et d’Occident.

Valoriser le patrimoine de sainteté

C’est sur ces deux figures que le Pape François a choisi de centrer son allocution, rappelant tout d’abord que ce furent Cyrille et Méthode qui apportèrent au Pape Adrien II les reliques de St Clément, un des premiers évêques de Rome et mort en exil sous le règne de l’empereur Trajan. Ce geste symbolique « nous rappelle que, nous, chrétiens avons hérité ensemble (…) d’un immense patrimoine commun de sainteté », a assuré François, se référant aux innombrables témoins et martyrs d’hier mais aussi d’aujourd’hui, notamment sous la persécution athée des régimes communistes en Tchécoslovaquie. Les souffrances endurées actuellement par de nombreux chrétiens « nous interpelle à rechercher une plus grande unité », a plaidé le Pape avant de souhaiter que l’exemple des Apôtres des slaves aide les chrétiens à valoriser ce patrimoine de sainteté, « qui déjà unit ».

Cyrille et Méthode, modèles d’évangélisation

Le Souverain pontife s’est ensuite arrêté sur le rapport entre évangélisation et culture, à l’aune de l’œuvre missionnaire des saints Cyrille et Méthode. Convaincus que chaque peuple devait pouvoir glorifier Dieu dans sa langue maternelle, ils traduisirent les Saintes Ecritures et textes liturgiques en slavon, -né de l’alphabet qu’ils mirent au point-,  un geste audacieux pour l’époque. Les deux frères, déclarés co-patrons de l’Europe par St Jean-Paul II, constituent donc pour François un  « modèle d’évangélisation ». « Pour annoncer le Seigneur, il ne suffit pas de réaffirmer les schémas du passé, mais il convient de se mettre à l’écoute de l’Esprit, qui inspire toujours des voies nouvelles et courageuses pour évangéliser les contemporains », a-t-il certifié.

Cyrille et Méthode réussirent enfin à dépasser les divisions entre communautés chrétiennes de cultures diverses ; ces « précurseurs de l’œcuménisme » (Jean-Paul II) rappellent que « l’unité n’est pas l’uniformité, mais signifie plutôt la réconciliation dans l’Esprit-Saint », a insisté le Pape, avant de conclure : « que l’exemple des saints Cyrille et Méthode mous accompagne le long du chemin vers la pleine unité, nous stimulant à vivre cette diversité dans la communion et à jamais nous décourager » dans ce parcours.

L’évêque de Rome s’est également réjoui de la « participation active » de l’Eglise des Terres Tchèques et de Slovaquie à la commission mixte internationale pour le dialogue théologique entre l’Église catholique et l’Église orthodoxe ; commission qu’elle a intégrée en 2006.

Source : Vatican News – Manuella Affejee

Photos : ANSA

NLQ #Russie/Orthodoxie

« En Russie, le religieux est indissociable de l’identité nationale »

Florent Parmentier dresse pour FigaroVox le portrait de la Russie religieuse. Celle-ci, très marquée par un regain spirituel consécutif à la chute du système soviétique, intègre la religion à sa politique d’infuence régionale. Le nationalisme permet également la cohabitation entre chrétiens et musulmans.

FIGAROVOX.- Vu depuis la France, le fait religieux en Russie semble indissociable de la vie politique. Est-ce la réalité, ou bien existe-t-il une relative autonomie du religieux par rapport à l’État ?

Florent PARMENTIER.- Le fait religieux est en Russie indissociable de l’identité nationale de la population majoritaire, christianisée depuis le Xe siècle. Moscou s’est revendiquée au cours de son histoire comme une « troisième Rome », après Rome et Byzance, ce qui permettait de justifier le pouvoir absolu – ce qui n’a pas empêché l’empire de s’agrandir dans des territoires dominés par d’autres religions. Après 1917, l’athéisme radical, scientifique, devient la norme, la religion orthodoxe étant plus particulièrement ciblée, mais cela n’a pas empêché Staline de mettre une pause à cette politique anticléricale après le début de l’opération Barbarossa de l’Allemagne nazie en 1941.

Aujourd’hui, sans être une religion d’État, la religion orthodoxe bénéficie d’une série de privilèges par rapport aux autres cultes, du fait de ses relations avec le pouvoir politique. Mais, malgré tout, tant le pouvoir que l’Église sont conscients qu’une trop grande proximité peut nuire à chacune des parties.

Les Russes sont quatre fois plus nombreux aujourd’hui à se dire croyants que sous l’URSS. Comment expliquez-vous ce retour massif à la religion ?

Deux phénomènes permettent d’expliquer ce chiffre extrêmement évocateur : d’une part la nécessité de retrouver des repères dans une société qui avait perdu les siens ; la « fin de l’Homme rouge », pour reprendre l’expression de Svetlana Alexievitch, appelait à un nouvel horizon de sens. La religion a pu jouer ce rôle, fournissant une explication aux difficultés en cours.

La « fin de l’Homme rouge » appelait à un nouvel horizon de sens.

D’autre part, il existait une pratique religieuse souterraine du temps de l’URSS, qui a pu sortir au grand jour avec la chute de l’Union soviétique. La nature de l’Orthodoxie, dont le pouvoir ecclésiastique est lié au pouvoir politique, peut expliquer cet état de fait. Dans ce contexte, l’appel des dirigeants politiques, notamment les présidents Eltsine et Poutine, à renouer avec une vie spirituelle prend tout son sens.

Est-ce que toute la société russe est concernée, uniformément, par ce retour du religieux, ou y a-t-il une sociologie particulière des croyants orthodoxes ?

On peut parler d’un retour général de la société, avec un recul de l’athéisme, qui concerne environ 13 % de la population, c’est-à-dire sensiblement moins qu’il y a quelques années.

Naturellement, le retour au religieux s’opère davantage dans certains milieux et certaines régions ; il est par exemple moins fort dans les grandes métropoles de Moscou et Saint-Pétersbourg que dans la région de l’Oural. Par ailleurs, il faut tenir compte également, les premières années après la chute de l’URSS, de la force des réseaux néo-protestants.

Quelle influence et quel rôle joue le patriarche de Moscou, Cyrille, auprès de Vladimir Poutine dont il est très proche ?

Pour certains analystes, on peut aller jusqu’à dire que le vrai binôme de Vladimir Poutine n’est pas Dimitri Medvedev, mais le Patriarche Cyrille. Ceci peut être avancé tant sur le plan intérieur qu’extérieur.

Sur le plan intérieur, le Patriarche donne à l’équation politique du régime politique une assise conservatrice sur le plan social. À défaut de rallier les voix des métropoles, ce positionnement permet d’attirer de larges soutiens dans les régions périphériques et semi-périphériques. Pour autant, même s’il s’appuie sur l’Église pour renforcer son emprise sur une large part de la société, Vladimir Poutine n’ira pas jusqu’à remettre en cause le droit à l’avortement, au grand dam du clergé orthodoxe.

Sur le plan extérieur, depuis les années 1990, l’Église orthodoxe est devenue un relais important de la politique de « l’étranger proche », consistant à reprendre pied dans les ex-Républiques soviétiques. En effet, si l’Église orthodoxe russe compte aujourd’hui plus de 150 millions de croyants, il faut rappeler que 50 millions environ se trouvent hors de Russie, et notamment en Biélorussie, Ukraine et Moldavie. Dans le cadre de l’Euromaidan (mouvement de protestation en Ukraine ayant permis de renverser le président Ianoukovitch en 2014), l’Église orthodoxe n’a pas hésité à proclamer que le rapprochement européen impliquerait l’adoption du mariage pour tous – une idée qui a semé le trouble chez certains manifestants. On le voit, le religieux et le politique peuvent avancer de pair.

Retrouvez l’intégralité de l’article sur Le Figaro

Brèves #Dans le Monde #Europe non francophone

Europe – Un archevêque orthodoxe démis de ses fonctions

usse à l’étranger est relevé de ses fonctions

L’archevêque Michel, qui était à du diocèse de l’Europe occidentale de l’Église orthodoxe russe depuis 2006, a été « libéré provisoirement » de ses fonctions par décret (oukase) du Synode de l’Église orthodoxe russe à l’étranger. Ce décret a été adopté à la suite de la séance de ce synode du 13 septembre 2017. Pour l’instant, il n’a pas été encore publié, même si sa version russe a été communiquée aux membres du clergé.

En vertu de ce décret, Mgr Michel ne peut plus célébrer dans les églises du diocèse de l’Europe occidentale. En revanche, il peut toujours célébrer dans d’autres diocèses orthodoxes. En outre, dans les églises du diocèse, l’archevêque n’est plus commémoré liturgiquement. Un administrateur, en la personne de l’archiprêtre Paul Tsvetkov a été nommé. Ce dernier a également été nommé recteur provisoire de la cathédrale de Genève.

Aucune infraction personnelle – de nature canonique ou non – ne serait reprochée à Mgr Michel. La sanction n’a pas été motivée et fait seulement référence de manière lapidaire à la « situation complexe à la cathédrale de l’Exaltation de la Croix ». En fait, un groupe de laïcs influent à la cathédrale russe de Genève, hostile à l’archevêque, aurait été indirectement à l’origine de cette décision. Ce groupe se serait opposé aux orientations et au fonctionnement ecclésial de Mgr Michel. Ainsi, au printemps 2017, une lettre avait été envoyée au Primat de l’Eglise orthodoxe russe à l’étranger. Elle contenait des reproches à l’encontre de Mgr Michel.

SOURCE –  Religioscope

Russie/Orthodoxie

Le métropolite Hilarion reçu par le Pape

Le métropolite Hilarion de Volokolamsk, un des plus proches collaborateurs du patriarche orthodoxe russe Cyrille, a été reçu par le pape François à la Maison Sainte-Marthe du Vatican, le 26 septembre 2017.

Le président du département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou était accompagné de l’évêque Matfej de Bogorodsk, ordinaire pour les paroisses russes en Italie et des prêtres Aleksej Dikarev, interprète, Stefan (Igumnov), chef de bureau pour les relations interchrétiennes du département pour les relations ecclésiastiques externes, et Ioann (Kopeikin), vice-recteur de l’Ecole des saints Cyrille et Méthode. Le dominicain Hyacinthe Destivelle, assistant pour la section orientale du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, était également présent.

Cette visite fait suite à celle du cardinal secrétaire d’Etat Pietro Parolin en Russie, un mois plus tôt et au transfert des reliques de saint Nicolas de Bari dans le pays où cet événement a été vu comme un signe œcuménique fort. Des millions de fidèles russes ont accouru pour vénérer les reliques.

D’après le site du Patriarcat de Moscou, le 25 septembre, le métropolite Hilarion a rencontré Benoît XVI et lui a transmis une salutation chaleureuse et de bons vœux de la part du patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie.

Hilarion de Volokolamsk a échangé avec le pape émérite sur « divers aspects de la coopération entre l’Église orthodoxe russe et l’Église catholique romaine ».

Il a aussi présenté à Benoît XVI l’édition russe de son livre « La théologie de la liturgie », préparé par la maison d’édition du Patriarcat de Moscou, avec la participation de la Fondation de Saint Grégoire le Théologien. Le pape émérite allemand a « chaleureusement remercié » pour ce don, et a « exprimé le souhait que son livre, traduit en russe, soit utile aux croyants de l’Église orthodoxe pour une meilleure compréhension de la liturgie ».

source : Zénit

A la une #En France #NLQ

Une vue sur l’Orthodoxie en France

L’Assemblée des Évêques Orthodoxes de France (AEOF) a fait éditer un Annuaire de l’Église orthodoxe en France (Éd. Monastère de Cantauque, 2017). Il donne un bon aperçu sur l’Église orthodoxe en France et, plus généralement, une perspective sur la présence orthodoxe en France à travers ses différentes structures canoniques.

Il existe, en effet, plusieurs juridictions et paroisses orthodoxes. À ce titre, il existe des paroisses qui relèvent du Patriarcat de Constantinople (la métropole grecque, l’exarchat des églises de tradition russe [il s’agit de la cathédrale située sur la rue Daru, à Paris] et l’archevêché ukrainien d’Europe occidentale), du Patriarcat d’Antioche, du Patriarcat de Moscou (l’évêché russe de Chersonèse et l’archevêché russe hors frontières, dont le siège est situé à Genève), du Patriarcat de Serbie, du Patriarcat de Roumanie, du Patriarcat de Géorgie et du Patriarcat de Bulgarie. Ne sont pas prises en compte les paroisses qui n’ont aucun lien canonique avec les patriarcats mentionnés en sus.

Au total, on note que dix évêques relèvent de l’Assemblée des évêques orthodoxes de France (AEOF), qui a été instituée en 1997. La France compte 280 paroisses, une vingtaine de communautés monastique et trois écoles de théologie, précise également cette étude. Quant au clergé, il est composé de 300 prêtres et de diacres, majoritairement mariés et qui exercent généralement une activité professionnelle. Malgré une immigration qui a fortement joué sur la présence orthodoxe en France, on constate cependant que les paroisses francophones sont devenues majoritaires.

Autre aspect intéressant : la présence géographique des orthodoxes en France. On note de fortes concentrations à Paris, à Lyon et à Marseille, mais aussi dans les régions de Nice, de Strasbourg et de Lille. Cependant, il existe une douzaine de départements sans présence orthodoxe. Dans ces différentes présences soulignées par la carte, on constate une croissance de la présence du Patriarcat de Roumanie. C’est elle qui comptabilise le plus grande nombre de paroisses (91 au total).

Enfin, on prévoit une progression du nombre de lieux de culte en une génération, ce qui semble plausible étant donné les augmentations récentes de ces dernières décennies.

Mais c’est le nombre de fidèles qui est plus délicat à évaluer. En effet, si l’on se base sur les simples identifications, les visites occasionnelles ou la pratique irrégulière, le chiffre de 500 000 fidèles est avancé. Mais, là aussi, il faut tenir compte, comme chez les catholiques, d’orthodoxes au sens culturel ou festif, pas nécessairement assidus. Le nombre de fidèles réguliers serait donc estimé à plusieurs  plusieurs dizaines de milliers.

SOURCE – Religioscope, 18 août 2017 et site Orthodoxie.com