Conférences/Formations #NLH #NLQ

Parcours “Passeurs d’hommes” par Ichtus du 14 octobre 2019 au 24 mars 2019 à Paris

GRANDIR, CONDUIRE et SERVIR pour permettre à chaque personne de S’ACCOMPLIR EN SOCIÉTÉ

Tout homme dans le monde est un PASSEUR d’hommes vers la liberté parce qu’il est responsable de lui-même et de son prochain mais aussi des sociétés où il vit. La vie est un don mais c’est aussi une tâche. COMMENT ËTRE HUMAIN EN SOCIÉTÉ ? Comment se forger et garder un cœur d’homme ou de femme ? Comment assurer cette responsabilité de PASSEUR ?

Pour s’accomplir, chacun doit GRANDIR puis CONDUIRE les autres en assumant des responsabilités de parent, d’éducateur, de management afin de SERVIR le bien commun par son travail, en exerçant des responsabilités économiques et politiques dans la société. Comment les sociétés dans lesquelles nous vivons peuvent-elles nous aider à être humains ? Comment la famille, l’école, l’entreprise, le monde de la finance, la nation, l’Église peuvent-elles en tant qu’institutions aider l’homme à être humain ? En s’interrogeant sur leur raison d’être à la lumière de l’enseignement social de l’Église, nous découvrirons les chemins d’humanisation pour notre action personnelle et l’exercice de nos responsabilités dans chacune de ces sociétés.

 

Le parcours PARCOURS PASSEURS D’HOMMES est fondé sur l’enseignement de saint Jean-Paul II, pour découvrir la raison d’être des sociétés dans lesquelles toute personne humaine est appelée à exercer ses responsabilités. La saison 2019-2020 sera animée par François-Xavier Clément, directeur de Saint-Jean de Passy et Bruno de Saint Chamas, membre associé du GRACE (Groupe de Recherche Anthropologie Chrétienne et Entreprise), président d’Ichtus.

Il s’agira donc de “chercher la vérité dans la douceur de l’amitié” selon la belle formule d’Albert le Grand. 

Le Général d’Armée Pierre de Villiers, Monseigneur Pascal Ide, Esther Pivet, Mathieu Detchessahar, Alexandre Dianine HavardDon Pascal André Dumont, Luc de Bellescize interviendront pour cette nouvelle saison du parcours.

Vous êtes chefs d’entreprises, dirigeants, responsables d’équipe, enseignants, éducateurs ou tout simplement parents et vous disposez de peu de temps. Vous désirez développer votre leadership pour conduire à l’excellence ceux dont vous avez la responsabilité ? Venez découvrir la richesse et la cohérence d’une vision de l’homme  associée à une pratique qui a démontré sa fécondité dans le temps. Ce parcours s’adresse en priorité à ceux qui exercent ou exerceront des responsabilités humaines dans la société et désirent permettre à des enfants, des élèves, des équipiers de s’accomplir.

Ce parcours se déroule sur 10 séances qui forment un tout, le lundi (à l’exception de celle du mardi 24 mars) de 20h précise à 21h45, à partir du 14 octobre 2019 dans les locaux de Saint-Jean de Passy, 72 rue Raynouard Paris 75016.

Le programme de cette SAISON 2019-2020 sera très différent de celui des précédentes en abordant la question sous l’angle social.

PROGRAMME : Comment être humain en société ?

Comment organiser une société d’hommes libres ? 

1.         Lundi 14 octobre – Homme ou animal

2.         Lundi 4 novembre – Rôle de la société

3.         Lundi 18 novembre – La vérité vous rendra libre : Pourquoi ?

4.         Lundi 2 décembre – Raison d’être de la famille

5.         Lundi 16 décembre – Raison d’être de l’école – La transmission et l’éducation

6.         Lundi 13 janvier – Libérer le cœur – Comment ?

7.         Lundi 27 janvier – Raison d’être de l’entreprise – Le travail

8.         Lundi 24 février – Raison d’être de la finance

9.         Lundi 9 mars – Raison d’être de la nation – La justice et la paix

10.      Mardi 24 mars – Raison d’être de l’Église – La nature et la grâce – Providence et liberté de l’homme

TARIF

Pour bénéficier de la réduction et s’inscrire en couple : choisir le tarif de base puis ajouter une personne : une réduction de 25 % s’appliquera automatiquement sur chaque billet. Un couple paiera donc 150€ au lieu de 2 fois 100€ = 200€.

Inscriptions

Articles #NLQ #Tribunes et entretiens

Prédication du père Michel-Marie Zanotti-Sorkine du 28 juillet 2019 – “La Pentecôte, c’est tous les jours qu’il faut la vivre !”

Suite à l’interview du père Michel-Marie sur la chaîne québécoise TVA dans l’émission La Victoire de l’Amour, le célèbre prédicateur, écrivain, auteur-compositeur et chanteur revient régulièrement pour commenter l’évangile du jour.

Ici Luc XI, 1-13

Version audio seule.

Annonces #NLQ #Récollections/Retraites

Semer la paix autour de nous, c’est cela la sainteté ! du 30 mai au 2 juin 2019 à Saint-Didier (84)

Une retraite à ND de Ste Garde dont chaque journée est rythmée par le chant des psaumes (laudes et vêpres), l’Eucharistie, des temps de prière silencieuse, des enseignements et des temps libres pour la lecture personnelle.
Les enseignements sont donnés par les pères Etienne Michelin et Jean-François Lefebvre.

La retraite de l’Ascension à Ste Garde du 30 mai (18h) au 2 juin (14h) est ouverte à tous et accueille également les familles avec les enfants à partir de 4 ans.

Les enseignements sont donnés par le père Jean-François LEFEBVRE et le père Etienne MICHELIN.
Le père Yannig de PARCEVAUX accompagnera les enfants.
Les enfants sont pris en charge par des adultes depuis le petit déjeuner jusqu’à 18 h 00, heure à laquelle l’un des parents retrouve ses enfants et s’occupe d’eux pour le reste de la soirée.
Vous trouverez ci-dessous le programme de la retraite pour les adultes avec en parallèle ce qui a été prévu pour les enfants.

Programme des adultes

Jeudi 30 mai

  • 18h00 : Accueil des participants
  • 18h30 : Eucharistie
  • 20h45 : Introduction à la retraite : Semer la paix (Père J.F. Lefebvre)

Vendredi 31 mai

  • 9h15 : Enseignement : De la paix à la guerre (Gen 1 – 4)
  • 11h45 : Eucharistie
  • 14h00-16h15 : Temps libre et aussi : rencontrer un prêtre et Présentation du Père Marie Eugène de l’Enfant Jésus (vidéo)
  • 13h45-15h00 : visite guidée de Ste Garde
  • 16h45 : Enseignement : Le Christ notre paix (Eph 2)
  • 20h30-21h45 : Veillée – Confessions- Rebâtir la paix – Accueillir le don de la paix

Samedi 1er juin : Journée de solitude Mendier la paix

  • 8h45 : Enseignement : Combattre pour la paix véritable
  • 10h00 : Eucharistie
  • 11h30 : Distribution du pique-nique en libre-service

Départ à Escombeau.
Dans la nature, sur les hauteurs de Venasque.
Temps de prière personnelle, adoration du Saint Sacrement
Rencontrer un prêtre, lecture

  • 16h30 : Bénédiction du Saint Sacrement.
  • 20h45 : Veillée

Dimanche 2 juin

  • 8h45 : Enseignement : Conduire nos pas au chemin de la paix
  • 10h00 : Pèlerinage et oraison à Notre Dame de Vie
  • 11h30 : Eucharistie à Ste Emérentienne
  • 14h : Départ

 

Programme pour les enfants

Jeudi 30 mai

Accueil parents / enfants

  • 18h30 : Eucharistie en famille.
  • 19h30 : Repas en famille.
  • 20h45 : Un des parents minimum reste avec ses enfants. / Coucher

Vendredi 31 mai : Saint Gens.

  • 8h : Récupération des enfants par les foyers pour le petit déjeuner.
  • 8h30 : Louange du matin, St Joseph.
  • 9h00 : Départ pour Saint-Gens.
  • 11h30 : Arrivée à Saint-Gens, présentation (1 seul groupe).
  • 12h00 : Eucharistie
  • 12h30 : Pique-nique.
  • 13h30 : échange avec le père sur la confession / catéchèse ?
  • 14h30 : montée à la source de Saint-Gens.
  • 16h00 : Retour à pieds ou en voiture (plus petits) à Sainte-Garde.
  • 18h00 : reprise par les parents. Dîner avec les parents

Samedi 1er juin : Découverte du Père Marie Eugène.

  • 7h30 : Récupération des enfants par les foyers pour le petit déjeuner.
  • 8h00 : Louange du matin, St Joseph.
  • 8h30 : catéchèse sur le père Marie Eugène.
  • 9h30 : Ateliers, artisanats.- Pendant le même temps : Confession
  • 11h00 : Eucharistie
  • 13h30 : Descente à NDV –Venasque à pieds.
  • 14h30 : Découverte chapelle, histoire, visite et reliquaire + Ermitage ?
  • 16h00 : jeu + goûter sur place.
  • 17h00 : Retour à Ste-Garde (pieds ou voiture).
  • 18h00 : reprise par les parents. Dîner avec les parents

Dimanche 2 juin : l’Ascension

  • 7h30 : Récupération des enfants par les foyers pour le petit déjeuner.
  • 8h00 : Louange du matin, St Joseph.
  • 8h30 : Catéchèse : L’Ascension.
  • 9h30 : Ateliers, artisanats.
  • 10h30 : détente
  • 11h15 : Reprise par les parents à l’accueil de Ste Garde, descente à Venasque en famille. – Messe en famille, repas en famille.
  • 14h00 : départ.

INSCRIPTION avant le 25 mai 2019
Sainte Garde – Centre sirituel de ND de Vie
205 chemin de Sainte Garde
84210 SAINT-DIDIER
accueil@saintegarde.org
http://www.saintegarde.org/ et http://www.notredamedevie.org/

Contact : Dominique GOUTTEBEL
06.08.82.83.27 / centrespirituel@notredamedevie.org

Articles #NLQ #Tribunes et entretiens

Prédication du père Michel-Marie Zanotti-Sorkine du 28 avril 2019 – “Jésus nous veut libre, et c’est pourquoi il a inventé la confession”

Suite à l’interview du père Michel-Marie sur la chaîne québécoise TVA dans l’émission La Victoire de l’Amour, le célèbre prédicateur, écrivain, auteur-compositeur et chanteur revient régulièrement pour commenter l’évangile du jour.

Ici Jn XX, 19-31 :

Version audio seule.

Annonces #Messes/Prières/Pèlerinages #NLH #NLQ

Jeunesse 2000 – 48h pour Jésus les 16 & 17 mars 2019 à Montpellier (34)

Samedi 16 et dimanche 17 mars, un week end Jeunesse 2000 est organisé autour de l’adoration, au lycée Nevers, à Montpellier. Ce week-end est destiné aux jeunes chrétiens, entre 16 et 30 ans, qui ont l’envie de partager, découvrir, rencontrer, trouver la paix, faire silence…

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Articles #En France #NLH #NLQ

Hozana : six communautés de prière pour trouver son chemin de Carême

Nous vous faisions (re)découvrir hier le site Hozana, communauté de prière en ligne, qui vous propose pour le Carême six propositions. Vous pouvez aussi déposer des intentions de prière ou créer votre communauté.

5 ans après son lancement, le réseau social de prière Hozana.org rassemble plus de 220 000 membres des quatre coins du monde. Hozana vous connecte avec d’autres chrétiens de tous horizons afin de vous aider à trouver le chemin de Carême qui vous correspond le mieux.
Lequel choisirez-vous ?

Six propositions pour le Carême 2019 sur Hozana

Hozana permet à chacun de créer ou rejoindre une communauté de prière, autour d’une proposition spirituelle. Pendant le Carême, six communautés de prière différentes vous permettront de préparer votre cœur avant Pâques :

Concrètement, comment ça marche ?

Pour vous inscrire à la proposition spirituelle de votre choix, rendez-vous sur la page de la communauté qui vous intéresse, cliquez sur « Je m’inscris », puis connectez-vous ou inscrivez-vous.
Une fois inscrit, vous recevrez tout au long du Carême le contenu spirituel pour vous aider à vous rapprocher de Jésus ! Chaque fois qu’une publication apparaîtra dans la communauté de prière, vous la recevrez sur votre boite mail et sur votre coin prière sur Hozana (ordinateur et smartphone), afin de vous permettre de prier à n’importe quel moment de la journée, où que vous soyez !
Hozana est une association portée par des laïcs catholiques, dans une perspective œcuménique. Sa mission est d’encourager la prière chrétienne par tous moyens, notamment en rassemblant une immense communauté de prière. L’association développe le site Hozana.org, qui permet de créer ou rejoindre des communautés de prière autour de propositions spirituelles, et qui réunit à ce jour plus de 220 000 membres.

 

 

Articles #NLH #NLQ #Orient

Prions avec les chrétiens d’Orient chaque vendredi – Hozana.org

Communauté de prière avec nos frères d’Orient. Chaque vendredi unissez-vous par la prière et découvrez la spiritualité des chrétiens d’Orient.

Prions avec les chrétiens d’Orient
sur
Hozana

Unis par la prière, de l’Orient à l’Occident, ensemble, prions pour la paix.

Chaque semaine, le vendredi, nous proposerons de vous unir par la prière autour de :

– une intention de prière pour les projets menés par des communautés chrétiennes au Moyen-Orient consacrées au service de tous et des plus démunis en particulier

– la découverte d’une icône orientale

– une intention spécifique pour nos frères chrétiens d’Orient

– la découverte d’une prière ou d’un saint oriental

Dans ce désir de paix il y a évidemment pour les chrétiens quelque chose de spécial, d’abord parce que le Christ nous a demandé d’être artisan de paix, on obéit aussi au Christ en plus de rejoindre le désir de la population.

Les chrétiens au Moyen-Orient ne sont plus une force au sens de force politique, force économique, ou force militaire. Cela signifie que la force des chrétiens est bien l’Évangile donc d’être artisan de paix, de s’occuper des pauvres, des malades, des enfants.

Mgr Gollnisch

En savoir plus sur les chrétiens d’Orient : oeuvre-orient.fr

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31 décembre 2018 : Venez prier pour la Paix » en l’église Sainte-Croix de Nantes (44)

« Nuit du jour de l’an, avec Marie, prier pour la Paix »

Dimanche 31 décembre 2018 en l’Eglise Sainte-Croix (paroisse Notre-Dame-de-Nantes) en communion avec de nombreuses communautés chrétiennes de par le monde, venez prier pour la paix et fortifier notre espérance, remettre l’année passée à la Miséricorde de Dieu et celle à venir à sa Providence.

♦ 21h30 : Veillée d’adoration animée
Méditation à partir de chants, textes, psaumes… dans l’action de grâce et l’intercession.

♦ 23h00 : Messe votive pour la paix

♦ 24h00 : Temps fraternel – boisson & brioche

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Nouvel An : Une prière pour la paix et temps fraternel à la cathédrale de Bordeaux (33)

La cathédrale Saint-André propose pour la première fois une veillée de prière pour la paix le soir du 31 décembre. Une initiative pour rassembler ceux et celles qui se sentent exclus de la fête et partager ensemble un temps de fraternité.
Le lundi 31 décembre 2018 de 22h00 à 23h00
Cathédrale Saint-André de Bordeaux, Place Pey Berland, 33000 Bordeaux, France

Quelle est l’origine de cette initiative ?

Hervé Boutineau, diacre à la cathédrale Saint-André :

C’est la première fois à la cathédrale que nous organisons ce type de réveillon. Cela s’inscrit directement dans la suite du Synode et de ce que nous avons vécu à Missio 2018. L’idée est de proposer en cette nuit du réveillon du nouvel An, un temps de prière fraternel, le partage d’un chocolat chaud et de quelques douceurs, le tout en musique. Il ne s’agit pas d’une messe mais d’une prière, que nous avons voulu pour la paix. Car nous avons toujours besoin de prier pour la paix dans nos communautés, notre pays, dans le monde.

À qui s’adresse cette veillée ?

À tout ceux qui le souhaitent ! Mais elle est de fait adressée en premier lieu à tous ceux et celles qui se sentent isolés, en situation de précarité, voire à la rue. Cela va dans le sens d’une diaconie de secteur qu’a évoqué Mgr Ricard dans son homélie de la fête de la saint André. Cette veillée est pour rassembler ceux qui sont exclus habituellement de la fête et ceux qui souhaite vivre différemment ce réveillon en remplaçant huîtres et foie gras par le signe de la paix, de la fraternité et du partage.

Comment aider et participer à cette veillée ?

On peut venir nous aider à préparer cette veillée dès 20h à la cathédrale le 31 décembre, l’accueil débutera à 21h30 pour une veillée de prière qui démarrera autour de 22h. Nous fournirons le chocolat chaud et les gens peuvent amener des douceurs que nous mettrons en commun et partagerons ensuite en attendant minuit !

(source)

A la une #Culture #Doctrine / Formation #NLH

La Première Guerre mondiale dans le magistère de Benoît XVI

Voici l’exposé, intitulé « La Première Guerre mondiale dans le magistère de Benoît XVI », fait par Massimo Introvigne lors de la conférence « Le Bienheureux Charles de Habsbourg et l’Europe », organisé pour le 65e anniversaire de la rencontre entre le Président du Conseil italien Alcide de Gasperi et le ministre français des Affaires étrangères Georges Bidault. 

* * *

Benoît XVI a mis au centre de son Magistère une interprétation théologique de l’histoire. Comme il l’a expliqué dans l’homélie du 16 Octobre 2011 dans le cadre de la messe pour la nouvelle évangélisation, « la théologie de l’histoire est un aspect important, essentiel de la nouvelle évangélisation, parce que les hommes de notre temps, après la saison néfaste des empires totalitaires du XXe siècle, ont besoin de trouver un regard d’ensemble sur le monde et sur le temps, un regard vraiment libre ».

La théologie de l’histoire permet également d’identifier les causes de la dramatique crise de l’Europe, un autre thème cher au pape Ratzinger.

Ces causes sont multiples, mais Benoît XVI est souvent revenu sur un événement fondamental, la Première Guerre mondiale. Certes, avant aussi, il y avait des guerres terribles, mais la Grande Guerre de 1914-1918 représente une sinistre nouveauté non seulement pour la première utilisation massive d’armes de destruction de masse – tels sont considérés, encore aujourd’hui, les gaz asphyxiants – mais aussi parce que l’on y théorise et pratique la séparation entre la guerre et la morale.

Cette séparation est également évidente dans l’attaque – qui n’avait jusque-là que quelques précédents – des monuments historiques, y compris les églises, notamment la cathédrale de Reims, un événement sans précédent qui a causé une énorme émotion dans le monde entier.

Dans le premier de ses messages pour la Journée mondiale de la Paix, celui pour la XXXIXe Journée célébrée le 1er Janvier 2006, Joseph Ratzinger lie au drame de la Première Guerre mondiale, le choix même du nom de Benoît XVI.

« Le nom de Benoît, que j’ai a choisi le jour de l’élection à la Chaire de Pierre, est un signe de mon engagement convaincu en faveur de la paix. Je voulais évoquer fois à la fois le Saint Patron de l’Europe, inspirateur d’une civilisation de la paix sur l’ensemble du continent, et le pape Benoît XV [1854-1922], qui condamna la Première Guerre mondiale comme un “massacre inutile” et œuvra pour une reconnaissance par tous des exigences élevées de la paix ».
Une plaque, sur le mur d’une église. L’administration autrichienne réquisitionnait les cloches de bronze pour les fondre, afin d’en faire des canons… La plaque dit : “En souvenir de Charles d’Autriche qui, le 24 novembre 1917, épargna le superbe concert de ces cloches, dans le premier anniversaire de sa béatification, en présence de son fils, Otto de habsbourg, la population d’Ampezzo reconnaissante. 3 octobre 2005

La référence à Benoît XV est importante pour le jugement sur la Première Guerre mondiale. L’Europe a changé, et quand ses deux plus grandes autorités traditionnelles, le pape de Rome et l’empereur de ce qui subsistait du Saint Empire romain, le bienheureux Charles Ier de Habsbourg (1887-1922), tentent d’arrêter le conflit, observant que tout ce que les nations cherchent à obtenir par la guerre, elles peuvent l’obtenir par la paix, à peine sont-ils traités avec courtoisie et en tout cas, ils ne sont pas pris au sérieux. Bien sûr, le Pape, dont le père a combattu dans la Première Guerre mondiale, n’a pas l’intention de manquer de respect à ce qu’il appelle « le sacrifice de ces hommes tombés sur le champ de bataille pour l’amour de leur patrie » : à tous ceux qui dans cette guerre, de part et d’autre, ont foi dans la justesse de leur cause et se battent courageusement.

Le problème n’est pas les combattants, mais la guerre elle-même, où vient à échéance un “billet à ordre” (en italien : cambiale = lettre de change ?) laïc émis à l’époque de la Révolution française, quand commencent à se répandre en Europe des nationalismes sans nation, idéologies dans lesquelles chacun veut plus de pouvoir pour sa nation précisément parce que c’est la sienne et non pas parce qu’elle est porteuse de valeurs considérées comme moralement appréciables. Parce que, s’il s’agissait de valeurs, en descendant en profondeur – et dans le cours de la descente, on croiserait sans doute la fracture de la Réforme protestante – tous les pays européens les trouveraient dans ses racines, et ces racines sont communes, elles sont chrétiennes.

Au contraire, la Première Guerre mondiale est la conséquence de la séparation de l’idée de patrie et de nation de ses racines religieuses : le Kulturkampf en Allemagne, avec la ‘laïcité’ (en français dans le texte) en France, avec les campagnes laïcistes et anticléricales du XIXe siècle en Italie, avec l’affirmation presque partout d’idéologies qui marginalisent le christianisme.

Benoît XVI, qui a été un pape très attaché aux commémorations, a proposé son analyse de la Première Guerre mondiale surtout dans deux textes relatifs au 90ème anniversaire respectivement de la bataille de Verdun, et de la Note du 1er août 1917 du pape Benoît XV.

La bataille de Verdun, qui provoqua en 1916 250.000 morts et 500.000 blessés, représente une horreur à bien des égards sans précédent dans l’histoire de l’Europe. « Verdun – écrit Benoît XVI dans une lettre à Mgr. François Maupu, évêque de la ville française théâtre de la bataille, à la date anniversaire – moment obscur de l’histoire du continent, doit rester dans la mémoire des gens comme un événement à ne jamais oublier et à ne jamais revivre ».

 

À Verdun se sont manifestées les « forces obscures de l’histoire », en relation auxquelles le pape Ratzinger rappelle une fois de plus que « dans une note datée du 1er Août 1917, envoyées aux chefs des peuples belligérants, mon prédécesseur le Pape Benoît XV a proposé une paix durable et, en même temps, a lancé un appel urgent pour arrêter ce qu’il a appelé un “massacre inutile” ». Dans le même temps, Verdun a été le théâtre de gestes de réconciliation, comme la construction d’un ossuaire commun pour les morts de toutes les parties.

« Les restes de tous les morts, sans distinction de nationalité, reposent désormais dans l’ossuaire de Douaumont, grâce à votre [Mgr. Maupu] prédécesseur, Mgr [Charles] Ginisty [1864-1946], qui a pris l’initiative, faisant inscrire sur le fronton du bâtiment le mot qui résume tout, Paix ».

Le rappel est significatif : Mgr. Ginisty, après avoir été le patriotique « évêque du front » lors de la Première Guerre mondiale, est devenu l’évêque de la réconciliation, allant jusqu’aux États-Unis pour recueillir des fonds pour son ossuaire.

Verdun est donc aujourd’hui, affirme Benoît XVI, « également l’un des symboles réconciliation entre les deux grandes nations européennes autrefois ennemies, invitant tous les pays en guerre à une telle démarche qui apporte la joie aux gens, parce que seule la réconciliation permet de construire l’avenir et d’espérer ».

Ces gestes – auxquels on peut associer la cérémonie du 8 Juillet 1962, quand le chancelier allemand Konrad Adenauer (1876-1967) et le président français Charles de Gaulle (1890-1970) se sont rencontrés dans la cathédrale de Reims difficilement reconstruite – affirme Benoît XVI, répètent que « l’amour est plus fort que la haine et que, comme le dit saint Paul, le Christ, par sa Croix, a renversé le mur de la haine pour réconcilier les hommes entre eux (cf. Ep 2, 14-17) ».

La réconciliation est un don de Dieu, mais c’est aussi une notion politique. « Seule la réconciliation et le pardon réciproque peuvent conduire à une paix véritable. Provenant d’un esprit chrétien, ils appartiennent à leur tour aux critères de l’action politique. Telle est aujourd’hui la responsabilité des dirigeants, des peuples d’Europe et de toutes les nations ».

La réconciliation ne sera pas une utopie, mais un principe d’action réaliste, si l’on n’oublie pas la théologie de l’histoire. La réconciliation, conclut la lettre dédiée à Verdun par Benoît XVI, ne peut être fondée que « sur les racines et les valeurs chrétiennes qui ont largement contribué à la formation des nations européennes et des peuples européens ».

Ce fut en effet l’oubli des racines chrétiennes qui causa Verdun. Le 22 Juillet 2007 à Lorenzago di Cadore, dans le cadre des vacances d’été de cette année, Benoît XVI, en récitant l’Angélus, a commémoré le quatre-vingt dixième anniversaire de la tentative de Benoît XV d’intervenir sur le « drame de la liberté humaine dans le monde » mis en scène par la Première Guerre mondiale

« Je ne peux pas, en ce moment, ne pas aller par la pensée – a dit le Pape Ratzinger – à une date importante : le 1er Août 1917 – il y a exactement 90 ans – mon vénéré Prédécesseur, le Pape Benoît XV, adressa sa célèbre note aux puissances belligérantes, demandant qu’ils mettent fin à la Première Guerre mondiale. Alors faisait rage ce conflit inhumain, le Pape eut le courage d’affirmer qu’il s’agissait d’un “massacre inutile”. Son expression a été gravée dans l’histoire. Elle se justifiait dans la situation concrète de cet été de 1917, en particulier sur ce front vénitien. Mais ces mots, “massacre inutile”, contiennent également une valeur plus grande, prophétique ».

Les « émouvants chants [des chasseurs] alpins » eux-mêmes invitent à « faire trésor (tirer une leçon) des expériences négatives que malheureusement nos pères ont souffert, pour ne pas les répéter.”

La note de Benoît XV, rappelle le pape Ratzinger, « ne se limitait pas à condamner la guerre ; elle indiquait, sur un plan juridique, les moyens de construire une paix juste et durable : la force morale du droit, le désarmement équilibré et contrôlé, l’arbitrage dans les litiges, la liberté des mers, la condamnation réciproque des dépenses d’armement, la restitution des territoires occupés, et des négociations équitables pour résoudre les problèmes. La proposition du Saint-Siège était orientée vers l’avenir de l’Europe et du monde, selon un projet d’inspiration chrétienne, mais partageable par tous parce que basée sur le droit des gens ».

À un niveau plus profond, et théologique, Benoît XVI relie les horreurs de la Première Guerre mondiale au refus de beauté – un autre grand thème de son Magistère – de la part des hommes : un refus si absurde que l’on ne peut que supposer que derrière ces horreurs, il y a l’œuvre du diable, selon un schéma que le Pontife régnant François a évoqué à plusieurs reprises.

« La beauté de la nature – expliquait Benoît XVI en 2007 (à Lorenzago, encore) – nous rappelle que nous avons été placés par Dieu pour « cultiver et garder ce jardin qui est la terre (cf. Gn 2, 8-17) et je vois comment vous cultivez et préservez vraiment ce beau jardin de Dieu, un vrai paradis. Eh bien, si les hommes vivent en paix avec Dieu et les uns avec les autres, la terre ressemble vraiment un “paradis”. Malheureusement, le péché détruit toujours de nouveau le plan divin, provoquant la division et faisant entrer la mort dans le monde. Il advient ainsi que les hommes cèdent aux tentations du Malin et se font la guerre les uns contre les autres. La conséquence en est que, dans ce magnifique “jardin” qui est le monde, s’ouvrent également des espaces d'”l’enfer” ».

L’évocation de la Première Guerre mondiale, chez Benoît XVI, n’a pas seulement une valeur historique. Les problèmes de cette guerre font sentir leurs effets encore aujourd’hui. A Lorenzago di Cadore, le Pape a rappelé que la formulation de la note de Benoît XV est la même que « les Papes Paul VI [1897-1978] et John Paul II [1920-2005] ont suivie dans leurs discours mémorables à l’Assemblée des Nations Unies, répétant, au nom de l’Eglise : “Plus jamais la guerre”. De ce lieu de paix, où l’on ressent comme encore plus inacceptables les horreurs des “massacres inutiles”, je renouvelle mon appel à poursuivre avec ténacité la voie du droit, à refuser avec détermination la course aux armements, à repousser de façon plus générale la tentation de faire face à de nouvelles situations avec de vieux systèmes ».

Le « massacre inutile » n’est pas un incident isolé. La théologie de l’histoire, comme Benoît XVI l’a montré dans ce pivot de son Magistère qu’est l’encyclique “Spe Salvi” en 2007, réclame un regard plus ample.

La Première Guerre mondiale ouvre une fenêtre sur l’ensemble de l’histoire récente, et crée à son tour des “billets à ordre” que l’Europe n’a pas encore fini de payer. Ce sont les billets à ordre impayés de la Grande Guerre – le traitement des vaincus, la question allemande, la destruction de l’Empire austro-hongrois – qui sont devenus le terreau du national-socialisme et la Seconde Guerre mondiale. C’est parce que dans le climat de la Première Guerre mondiale, on a permis aux communistes de prendre le pouvoir en Russie, que continua jusqu’en 1989 – mais dans quelques parties du monde jusqu’à aujourd’hui – ce que les historiens américains appellent la Troisième Guerre mondiale, la Guerre Froide entre l’Occident et le communisme.

Et c’est certainement aussi en raison de ce que beaucoup considèrent encore comme une erreur fatale – la destruction de l’Empire ottoman après la Première Guerre mondiale sans trop savoir quoi mettre à sa place – que du ressentiment musulman est né entre la Première et la Seconde Guerre mondiale le fondamentalisme islamique, qui depuis le 11 Septembre 2001 se manifeste comme protagoniste d’une quatrième guerre mondiale.

A la différence des trois premières, ce n’est pas une guerre civile européenne également exporté en dehors énergétiques des pays du Moyen-Orient producteurs de pétrole, fait sentir ses effets partout dans le monde.

Mais, d’un certain point de vue, tout commence à Verdun et dans les tranchées du Cadore et du Karst. Tout commence avec la Première Guerre mondiale, dont le début marque, selon les mots du secrétaire au Foreign Office Sir Edward Grey (1862-1933), le jour où « les lampes s’éteignent dans toute l’Europe, et dans notre vie, nous ne les verrons plus allumées ».

 

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