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Le méchant occupant romain de l’Evangile, vraiment ?

Il y aurait un ouvrage fort utile à faire sur le contexte historique des Evangiles et plus largement de toute la Bible. Nous entendons souvent bien des inexactitudes et parfois des homélies à portée spirituelle fondées du d’énormes contresens historiques. Le mythe du méchant occupant romain n’est pas le moindre des contresens historiques aux conséquences spirituelles erronées.

Ce mythe repose sur l’importance exagérée des quelques rebelles juifs attendant la libération de l’occupant, ainsi que sur l’erreur messianique espérant un messie temporel. Un mythe renforcé par les diverses occupations dont l’Histoire fut par la suite le témoin, comme celle de la France par les anglais, comme en témoigne la tapisserie de l’Apocalypse mettant en scène les romains en soldats anglais. Le vécu commun et récent de l’occupation allemande pose également dans l’inconscient collectif un sens particulier de l’occupation romaine.

Mais à y regarder de plus près, l’occupation romaine dans l’empire est plutôt une intégration progressive et la plupart des peuples étaient fiers et contents de faire parti d’un empire qui forçait l’admiration. Saint Paul est citoyen romain bien que juif et il revendique cet état. Les juifs disposaient en outre d’un privilège unique dans l’empire, seuls ils étaient dispensés de sacrifier aux dieux de Rome. En contrepartie ils priaient leur Dieu pour l’empire.

Hérode n’est pas qu’un pantin être les mains du gouverneur romain, loin s’en faut. Si tel était le cas Rome eut-elle laissé perpétrer sans mot dire le massacre des innocents à grande échelle ? Pilate n’intervient dans les affaires des juifs que parce que ceux-ci le forcent à le faire. Il les renvoie du reste à leur propre juridiction. Qui plus est, dans tout l’empire, la cohésion et l’administration ne repose pas sur la contrainte militaire, mais sur l’intégration des élites locales (les municipes) et la romanisation de celles-ci comme du peuple. Du reste la présence militaire romaine en Judée est très légère.

C’est une erreur historique de considérer la Judée en état de siège occupée par un étranger dominant. Une erreur qui conduit à des erreurs spirituelles dans l’interprétation des Evangiles. Il ne s’agit pas de faire ici un cours d’histoire antique, mais juste de signaler un défaut de lecture, qu’il ne peut qu’être bon de corriger.

Baudouin d’Alixan

Articles #Dans le Monde #NLQ #Orient

Terre Sainte : Polémique entre Israéliens et Palestiniens sur la situation des chrétiens à Bethléem

Plus de 180 journalistes, opérateurs télévisuels et responsables de la communication chrétiens provenant de 40 pays du monde ont participé cette année au II° Sommet des Moyens de communication chrétiens accueilli à Jérusalem du 14 au 18 octobre. L’événement, qui a vu la participation d’une vaste représentation de moyens de communication liés aux communautés évangéliques américaines, a été suivi par d’âpres polémiques encore en cours entre le gouvernement israélien et les autorités palestiniennes, à propos de la condition des communautés chrétiennes en Terre Sainte et en particulier à Bethléem, ville où naquit Jésus-Christ.
« Vous êtes les ambassadeurs de la vérité. Ne soyez pas seulement les plus grands ambassadeurs qu’Israël a dans le monde » a déclaré le Premier Ministre israélien, Benjamin Netanyahu, dans son discours du 14 octobre aux opérateurs des moyens de communication chrétiens. A ce propos, il a ajouté que « s’il y a une chose que je peux vous demander de faire, c’est de dire la vérité sur notre histoire. Dire la vérité sur notre présent. Dire la vérité sur ceux qui veulent la paix et ceux qui ne la veulent pas ». Dans son intervention devant le II° Sommet des Moyens de communication chrétiens 2018, le Premier Ministre a également déclaré qu’Israël « est le seul pays du Proche-Orient dans lequel la communauté chrétienne prospère et grandit », critiquant le traitement réservé aux chrétiens dans les territoires soumis à l’Autorité palestinienne. Il a en particulier affirmé que lorsque Israël avait cédé le contrôle de Bethléem à l’Autorité palestinienne, en 1995, les chrétiens représentaient 80 % de la population alors que « désormais ils ne sont plus que 20 % environ ». A ce titre, il a ajouté que la diminution de la part des chrétiens au sein de la population a eu lieu « parce que, dans les zones soumises à l’Autorité palestinienne, comme dans le reste du Proche-Orient, les chrétiens sont mis sous pression et persécutés ».
Les déclarations de Benjamin Netanyahu ont provoqué une violente réaction des représentants politiques palestiniens. Le maire de Bethléem, Anton Salman, a demandé au Premier Ministre israélien de ne plus utiliser les chrétiens comme « instrument pour masquer l’occupation », ajoutant que si Benjamin Netanyahu est préoccupé par la condition des chrétiens palestiniens, en particulier dans la zone de Bethléem, il pourrait restituer les 22.00 dunums (1 dunum = 1.000m2) de terre de Bethléem illégalement annexés à Israël suite à l’expansion des colonies ». Le maire de Bethléem a également déclaré que la baisse du nombre des chrétiens en Palestine « fut provoquée par la Nakba de 1948 (exode de 700.000 palestiniens des territoires occupés par Israël) et qu’elle se poursuit à cause des plans coloniaux et des politiques mises en place par Israël depuis 1967 ». Le Ministre des Affaires étrangères palestinien a, lui aussi, diffusé des déclarations dans lesquelles il accuse le Premier Ministre israélien de faire circuler des mensonges et des calomnies pour détourner l’opinion publique internationale des violations perpétrées par les autorités d’occupation israéliennes au détriment des palestiniens et en particulier des confiscations illégales de terrains à leurs légitimes propriétaires palestiniens pour favoriser les plans d’expansion de colonies israéliennes.

Source : GV Agence Fides 19/10/2018

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Israël : Le patriarcat latin de Jérusalem rejette la nouvelle Loi fondamentale comme discriminatoire contre les Arabes

En Israël, la nouvelle Loi fondamentale sur l’Etat-nation est « source de grande inquiétude » : dans un communiqué à la tonalité très ferme, le patriarcat latin de Jérusalem fustige ce texte législatif approuvée le 19 juillet dernier par la Knesset, la qualifiant d’ »exclusive », « politisée » et « discriminatoire ».

La nouvelle Loi fondamentale israélienne, qui définit Israël comme Etat-nation du peuple juif, « néglige de garantir constitutionnellement les droits des populations locales et des autres minorités qui vivent dans le pays« , selon le communiqué publié par le patriarcat latin de Jérusalem ce lundi 30 juillet. La minorité arabe israélienne – qui représente 20 % de la population – n’est en effet pas mentionnée dans ce nouveau texte législatif.

Par ailleurs, la langue arabe n’est plus considérée comme « langue officielle » et se voit promettre un « statut spécial » qui n’est pas encore clairement défini. « Il est inconcevable qu’une loi à valeur constitutionnelle ignore un segment entier de la population comme si ces membres n’avaient jamais existé« , dit le patriarcat latin, se joignant ainsi aux nombreuses protestations suscitées par la promulgation de cette nouvelle Loi fondamentale. C’est un « signal sans équivoque qui est envoyé aux Palestiniens citoyens d’Israël, à savoir qu’ils ne seraient pas chez eux dans ce pays« , estime encore le communiqué.

Pour le patriarcat latin, ce texte contrevient à la résolution 181 de l’Assemblée générale des Nations unies, mais aussi à la déclaration d’indépendance d’Israël, dans laquelle les pères fondateurs s’engageaient solennellement à favoriser le bien de tous les habitants de l’Etat, juifs et arabes, et à garantir à tous une égalité de droits politiques et sociaux, sans discrimination de sexe, d’origine ou de religion.

Or, la présente loi « affirme qu’il n’y a pas égalité de droits entre juifs et arabes, et refuse de reconnaître l’existence même de ces derniers« , assène le patriarcat. Or, « tout Etat comportant en son sein de grandes minorités a le devoir de reconnaître leurs droits collectifs et de reconnaître la préservation de leur identité collective, incluant leurs traditions religieuses, ethniques et sociales« .

Les citoyens chrétiens d’Israël ainsi que les communautés non-juives qui y résident partagent les mêmes inquiétudes, conclut le communiqué, qui en appelle à tous les citoyens « qui croient encore au concept fondamental d’égalité entre citoyens de la même nation« , à manifester leur opposition à cette loi et « à avertir des dangers qui en émanent pour le futur de ce pays« .

Source : Vatican News 

NLQ #Rome

Palestine : le pape offre 100 000 dollars pour les réfugiés palestiniens

Mgr Auza a remis 100 000 dollars de la part du pape François à l’Agence de l’ONU pour les réfugiés de Palestine au Proche-Orient, « en particulier au profit des enfants », en signe de son « respect » et de son « appréciation ». Il a souligné que, sans l’appui soutenu de l’Agence, plus de cinq millions de réfugiés palestiniens « vivraient dans un désespoir encore plus grand ».

Mgr Bernardito Auza, nonce apostolique et observateur permanent du Saint-Siège, est intervenu à la Conférence des donateurs du Comité spécial de l’Assemblée générale pour l’annonce de contributions volontaires à l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine au Proche-Orient (UNRWA), au bureau des Nations Unies, à New York, le 25 juin 2018.

Mgr Auza a exprimé le vœu qu’ « une solution équitable et durable » puisse être trouvée « à travers la reprise des négociations sur le statut final entre les parties intéressées, en vue d’aboutir à une solution de deux États, Israël et un État palestinien vivant côte à côte en paix et en sécurité dans des frontières internationalement reconnues ».

Voici notre traduction de la déclaration de Mgr Auza prononcée en anglais.

HG

Déclaration de Mgr Bernardito Auza

Monsieur le Président de l’Assemblée Générale,

Monsieur le Secrétaire général,

Monsieur le Commissaire général,

Je voudrais saisir cette occasion pour réitérer mon profond respect pour l’engagement et le travail de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), ainsi que les fortes paroles d’encouragement exprimées par le pape François au Commissaire général de l’UNRWA lors d’une audience privée le 17 mars 2018.

En signe concret de ce respect et de cette appréciation, et en plus des contributions directes à travers les travaux des différentes entités de l’Église catholique en faveur des réfugiés palestiniens, le pape François m’a demandé de transmettre aujourd’hui à l’UNRWA sa contribution de 100 000 dollars aux projets de l’Agence, en particulier au profit des enfants dans les camps de réfugiés de Palestine.

Comme l’UNRWA, diverses entités et organisations de l’Église catholique offrent des services d’éducation, de soins de santé et des services sociaux aux réfugiés palestiniens. De généreux donateurs associés à l’Église catholique dans le monde entier rendent ces activités possibles. Les programmes d’assistance ne sont pas limités aux réfugiés de Palestine, mais aussi aux Palestiniens de Palestine. La Mission permanente d’observation du Saint-Siège auprès de l’Organisation des Nations Unies contribue à promouvoir des campagnes annuelles de collecte de fonds pour fournir des milliers de bourses universitaires et des soins médicaux gratuits ou subventionnés.

Tant que le sort des réfugiés palestiniens restera incertain, l’UNRWA sera nécessaire, elle dont le travail continue d’être précieux pour les plus de cinq millions de réfugiés palestiniens qui, sans l’appui soutenu de l’Agence, vivraient dans un désespoir encore plus grand. Le Saint-Siège espère que, tôt ou tard, une solution équitable et durable pourra être trouvée à travers la reprise des négociations sur le statut final entre les parties intéressées, en vue d’aboutir à une solution de deux États, Israël et un État palestinien vivant côte à côte en paix et en sécurité dans des frontières internationalement reconnues.

Merci, Monsieur le Président.

© Traduction de Zenit, Hélène Ginabat

Source : Zenit.org

NLQ #Orient

Les chrétiens de la vieille ville de Jérusalem sont menacés par les colons

Des responsables des Églises affirment que des prêtres sont victimes de violences verbales et de crachats alors que des bâtiments sont profanés à l’intérieur des murailles anciennes de la ville.
Les chrétiens de la vieille ville de Jérusalem déclarent que leur présence dans ces lieux où est né le christianisme est menacée par des actes d’intimidation et l’acquisition agressive de biens par des colons juifs purs et durs.
Les tensions ont augmenté cette année dans les quartiers chrétiens et arméniens de l’ancienne ville fortifiée d’un kilomètre carré, qui comprend l’église du Saint Sépulcre, l’endroit le plus saint du christianisme où Jésus a été crucifié et est ressuscité. La Vieille Ville abrite également des lieux d’importance religieuse majeure pour les juifs et les musulmans.
Les Eglises déclarent qu’elles sont attaquées sur trois fronts : une guerre d’usure menée par des colons fondamentalistes, des pressions fiscales sans précédent de la part du conseil municipal de Jérusalem et une proposition visant à permettre l’expropriation des terres des églises afin qu’elles soient vendues à des promoteurs privés.
Théophile III, le patriarche grec-orthodoxe de Jérusalem et le plus important dirigeant chrétien de Terre Sainte, a déclaré au Guardian : “Aujourd’hui, les églises font face à une menace très grave de la part de certains groupes de colons. Les colons sont acharnés dans leurs tentatives pour affaiblir la présence de la communauté chrétienne à Jérusalem.
Ces groupes de colons radicaux sont très organisés. Au cours des dernières années, nous avons été témoins de la profanation et du vandalisme d’un nombre sans précédent d’églises et de lieux saints et nous recevons de plus en plus de rapports de prêtres et de fidèles locaux qui ont été agressés et attaqués. Pour les autorités, ce comportement reste largement incontrôlé et impuni”.
Au Mont Sion, juste à l’extérieur des murs de la vieille ville, des terrains non bâtis appartenant à notre église et souvent appelés “jardin grec” sont régulièrement vandalisés, comme le dit Moni Shama, un gardien de l’église. Des arbres ont été déracinés, des déchets laissés, des graffitis gribouillés sur des pierres et des restes de peinture jetés à l’intérieur de l’ancienne chapelle de la Pentecôte, a-t-il déclaré. Il y a trois ans, le séminaire grec-orthodoxe a été victime d’un incendie.
L’Eglise orthodoxe, la plus ancienne des églises chrétiennes dans la Vieille Ville, est profondément préoccupée par les tentatives de prise de contrôle des propriétés qu’elle possède à proximité de la Porte de Jaffa, l’entrée principale des quartiers chrétien et arménien.
Une décision de justice est attendue dans le courant de l’année sur une vente contestée des hôtels historiques Imperial et Petra. L’Église a contesté une entente conclue par un fonctionnaire sous le régime du patriarche précédent, qui, selon elle, avait donné lieu à des pots-de-vin et à des intrigues et était donc invalide. L’Eglise a déjà perdu un procès sur cette vente, mais une procédure en appel est en cours.
Il y est dit que l’organisation de colons “Ateret Cohanim” est derrière l’achat des propriétés stratégiquement importantes dans le cadre de sa volonté d’accroître la présence juive dans la Vieille Ville. L’organisation, dédiée à la “rédemption physique et spirituelle” de la Vieille Ville, a été fréquemment accusée de recourir à des tiers pour acheter des biens immobiliers.
Abu Walid Dajani, dont la famille gère les 45 chambres de l’hôtel Imperial depuis près de 70 ans, a déclaré que la perspective d’un changement de propriétaire de l’église grecque orthodoxe à Ateret Cohanim était un “cauchemar”. “Je me réveillais deux fois par nuit, maintenant je me réveille quatre fois, pensant à ce qui se passerait si la décision allait en faveur d’Ateret Cohanim,” a déclaré Mr Dajani, 74 ans. “Je ferai de mon mieux pour garder cet hôtel, mais je sais qu’ils veulent qu’on parte”.
Gabi Hani, dont le restaurant Versavee est à côté de l’hôtel, a expliqué : “Ils (Ateret Cohanim) veulent chasser les chrétiens, c’est sûr. Si vous avez une organisation hostile chez vous, ce n’est plus votre maison”.
Daniel Luria, d’Ateret Cohanim a répondu : “Les affirmations ou accusations du patriarcat grec concernant les “colons radicaux” ciblant leurs prêtres par des insultes, etc. sont absurdes, inacceptables et honteuses”. Il a nié que son organisation voulait que les chrétiens quittent la Vieille Ville, et a refusé de commenter la question des ventes de Jaffa Gate. “Ateret Cohanim croit en la coexistence avec les chrétiens et les musulmans, vivant côte à côte sans clôtures ni frontières, vivant dans n’importe quel quartier de Jérusalem “, a-t-il dit.
“L’idée de refuser aux Juifs de vivre dans certains quartiers est étrange et inacceptable. Les Arabes chrétiens et musulmans achètent et vivent tranquillement côte à côte avec les Juifs dans des quartiers à prédominance juive, alors pourquoi les Juifs ne pourraient-ils pas ou ne devraient-ils pas acheter et vivre dans des quartiers à prédominance arabe ?
Dans un processus distinct – mais qui, selon les dirigeants des églises, fait partie d’un processus de ciblage des chrétiens – le conseil municipal de Jérusalem a émis en février une requête de près de 200 millions de dollars US en arriérés d’impôts. En signe de protestation, les confessions religieuses ont fermé l’église du Saint-Sépulcre pendant trois jours, fait sans précédent, au cours desquels des milliers de pèlerins ont été empêchés d’entrer.
Le projet de loi fiscale faisait suite à une décision selon laquelle une exonération fiscale pour les lieux de culte avait été appliquée à tort aux propriétés commerciales appartenant aux églises. Les communautés religieuses disent qu’elles paient des impôts sur les propriétés purement commerciales, comme les restaurants et les hôtels, mais pas pour celles qui ont pour objectif de fournir des services éducatifs, médicaux et sociaux pour les chrétiens et autres.
La fermeture n’a été levée qu’après l’intervention de Benjamin Netanyahu, le premier ministre israélien, qui a mis en place un comité chargé d’examiner la question des taxes ecclésiastiques. Il a également arrêté temporairement l’avancement d’un projet de loi visant à exproprier les terres ecclésiastiques vendues à des promoteurs privés.
Le projet de loi a l’appui de 40 membres de la Knesset, le parlement israélien, qui disent que les orthodoxes vendent des terrains à prix réduits à des promoteurs privés, ce qui met en danger les locataires. L’église orthodoxe possède environ un tiers des terrains de la Vieille Ville ainsi que des sites clés autour de Jérusalem, y compris les terrains sur lesquels la Knesset, les bureaux du gouvernement et le Musée d’Israël sont construits.
Ces derniers mois, le patriarche Théophile s’est rendu au Royaume-Uni, au Vatican, aux États-Unis et ailleurs pour chercher du soutien en faveur des institutions chrétiennes de Terre Sainte. Au Royaume-Uni, il a rencontré le prince Charles, des ministres et des dirigeants chrétiens, y compris les archevêques de Canterbury et de Westminster et l’archevêque copte de Londres.
Le patriarche souhaite un engagement en faveur du maintien du statu quo, un accord qui assure la protection et l’accès aux lieux saints à Jérusalem et ailleurs, permettant aux chrétiens de vivre et de prier en paix malgré les hostilités et les tensions dans la région.
Le pape François et d’autres dirigeants chrétiens ont également demandé que le statu quo soit respecté.

Source : orthodoxie.com

Asie #NLQ

Jérusalem – Le ministre palestinien des affaires étrangères demande au Vatican d’organiser une conférence

La décision unilatérale de l’Administration américaine de reconnaître Jérusalem comme capitale exclusive de l’Etat d’Israël « mine actuellement la possibilité de parvenir à des résultats positifs dans le cadre des négociations de paix » parce qu’elle introduit dans le conflit « une dimension religieuse qui complique ultérieurement la situation ». Israël « profite de la décision du Président américain, Donald J. Trump, pour augmenter la pression sur la présence chrétienne au sein de la Ville Sainte ». C’est pourquoi il convient que le Saint-Siège convoque une conférence sur Jérusalem, en appelant les chefs et les représentants de toutes les Eglises et communautés de baptisés à réaffirmer que les chrétiens ne renonceront pas aux intérêts qui les lient pour toujours à la Ville où le Christ a été crucifié et est ressuscité. Telle est la proposition que Riyad al Maliki, Ministre des Affaires étrangères palestinien, a soumis à l’attention de ses interlocuteurs au Vatican dans le cadre des rencontres qui ont eu lieu le 15 février au Palais apostolique avec le Secrétaire d’Etat de Sa Sainteté, S.Em. le Cardinal Pietro Parolin, et avec S.Exc. Mgr Paul Richard Gallagher, Secrétaire pour les Rapports avec les Etats.

« Dans le cadre des rencontres avec S.Em. le Cardinal Parolin et avec S.Exc. Mgr Gallagher – indique à l’Agence Fides le Ministre palestinien – nous avons concentré notre attention sur les conséquences de la décision du Président Trump d’assigner Jérusalem à Israël comme capitale et de reconnaître un lien exclusif entre Jérusalem et l’hébraïsme, mettant de côté le lien de la Ville Sainte avec chrétiens et musulmans et ignorant le fait que Jérusalem devrait être également la capitale de la Palestine ». Selon Riyad al Maliki, la décision unilatérale des Etats-Unis mine la possibilité même d’un résultat positif des négociations visant à mettre un terme au conflit israélo-palestinien. « Nous avons tenté pendant longtemps – a expliqué le Ministre palestinien – de conserver le conflit sur le terrain politique. Maintenant, la décision du Président américain introduit dans le conflit une dimension religieuse et ceci complique ultérieurement les choses ». Avec la décision de l’Administration américaine, le conflit ne demeure plus limité aux rapports entre israéliens et palestiniens mais prend fatalement des dimensions mondiales en ce que, désormais, « tout musulman, en Indonésie, en Malaisie ou au Sénégal, ressentira la responsabilité et l’obligation de faire quelque chose pour protéger ses intérêts religieux » dans la Ville Sainte.

Selon le représentant du gouvernement palestinien, « Israël profite actuellement de la décision américaine un peu plus chaque jour et a commencé à mettre en œuvre à Jérusalem des mesures contre la présence des Eglises locales pour rendre plus difficile leur existence, en imposant des taxes sur les propriétés ecclésiastiques, en gelant leurs comptes bancaires et en visant à prendre le contrôle de leurs propriétés. Pour nous – a poursuivi Riyad al Maliki – ces pressions visent à pousser les Eglises locales en dehors de Jérusalem et à modifier le profil historique de la Ville, pour en faire une ville qui ne soit plus partagée entre juifs, chrétiens et musulmans ». Le Ministre a cité de nombreuses interventions récentes faites notamment par le Pape François en faveur du maintien du statu quo – l’ensemble d’us et coutumes sur lequel se fonde la coexistence entre les différentes communautés religieuses à Jérusalem depuis l’époque de l’Empire ottoman – ainsi que la déclaration émise le 14 février par les Patriarches et chefs des Eglises faisant état de leur contrariété aux projets de taxation des propriétés ecclésiastiques de la part de la municipalité de Jérusalem (voir Fides 15/02/2018). Cependant, jusqu’ici – a ajouté Riyad al Maliki – les initiatives locales et celles du Saint-Siège « n’ont pas été suffisantes pour convaincre le Président Trump à revenir sur sa décision » et les chrétiens palestiniens, sous pression, « se sentent abandonnés ». C’est pourquoi – a-t-il souligné – « nous estimons qu’une Conférence organisée par le Saint-Siège en invitant différentes Eglises à exprimer leur préoccupation pour Jérusalem serait particulièrement importante, afin de faire entendre fortement la voix des chrétiens et de faire comprendre à l’Administration américain que les chrétiens ne renoncent pas à leurs droits et à leur lien avec la Ville Sainte ».

Source Agence Fides

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Rencontre débat avec le maire de Bethléem à Montpellier le 12 octobre

Le Groupe Kaïros Hérault soucieux de l’urgence de la situation vécue par les chrétiens d’Israël/Palestine confrontés au conflit qui déchire leur pays depuis 70 ans, vous invite à une rencontre-débat œcuménique :
Jeudi 12 octobre de 18h00 à 20 h, Salon du Belvédère à Montpellier (accès dernier étage du Corum à partir de l’Esplanade)
« Israël/Palestine : Chrétiens, artisans de Paix ? »
avec Mr. Anton SALMAN Maire de Bethléem* et Mme le Pasteur Martine Millet,
en présence de 
Mgr. Claude Azéma, notre vicaire Général Gérard Blayac, le pasteur Jean-Pierre Julian,
l’Archiprêtre orthodoxe Marc Antoine Costa et le Père Kazarian.
Soyons nombreux à ce rendez-vous pour relever le défi de la Paix, ici et là-bas.

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Israël et Palestine – Le Saint-Siège pour la solution de deux États

Le processus de paix israélo-palestinien ne peut pas être exclu des priorités de la communauté internationale : Mgr Simon Kassas, chargé d’affaires auprès de la mission permanente du Saint-Siège à l’Onu, l’a martelé ce mardi 25 juillet à New York lors d’un débat du Conseil de sécurité sur la situation au Moyen-Orient et sur la question palestinienne, deux jours après un appel du Pape, lors de l’angélus, pour un apaisement à Jérusalem. Il a rappelé l’attachement du Saint-Siège pour une solution à deux États, et donc pour l’établissement de frontières reconnues internationalement pour Israël et pour la Palestine.

Le diplomate pontifical a insisté sur l’importance de négociations directes entre Israéliens et Palestiniens, les deux parties devant s’abstenir de tout acte, y compris la colonisation, qui puisse porter atteinte à l’objectif d’une solution négociée.

Évoquant la visite conjointe au Vatican en 2014 du président palestinien Mahmoud Abbas et de son homologue israélien de l’époque Shimon Peres, Mgr Kassas a rappelé l’urgence toujours actuelle de mettre en œuvre une culture du dialogue.  Et il est nécessaire aussi qu’en interne, toutes les factions palestiniennes montrent une volonté politique unitaire, en travaillant ensemble. Un front uni palestinien serait fondamental pour la prospérité économique, la cohésion sociale et la stabilité politique d’un véritable État palestinien.

Le représentant du Saint-Siège a également rappelé la nécessité d’un statut spécial pour Jérusalem, qui soit garanti au niveau international pour assurer la liberté de religion et de conscience. Il faut aussi garantir l’accès sûr et libre aux lieux sacrés et aux fidèles de toutes religions et nationalités.

Mgr Kassas a ensuite évoqué les conflits en cours dans la région, notamment en Syrie, au Yémen et au nord de l’Irak, appelant à un engagement de tous en faveur d’une solution politique. Le Pape François apprécie les efforts de ceux qui cherchent une solution politique pour la Syrie, et encourage tous les acteurs à travailler pour un processus politique syrien qui puisse conduire à une transition pacifique et inclusive, basée sur les principes du communiqué de Genève du 30 juin 2012. La Syrie doit à partir de ce dialogue favoriser le contexte nécessaire pour des efforts efficaces contre le terrorisme, en préservant  la souveraineté, l’indépendance, l’unité et l’intégrité territoriale de l’État syrien.

Enfin Mgr Kassas a invité les diplomates onusiens à ne pas oublier les droits des communautés chrétiennes, présentes dans ces pays depuis 2000 ans. Le Saint-Siège, a-t-il précisé, invite la communauté internationale à ne pas les oublier et rappelle que l’état de droit, y compris le respect de la liberté religieuse, est fondamental pour la réalisation et le maintien de la coexistence pacifique.

 

Source Radio Vatican

Tribunes et entretiens

Entretien avec Mgr Sabbah – Israéliens et Palestiniens : « Le Saint-Siège peut jouer un rôle unique pour la réconciliation »

« Le Saint-Siège peut jouer un rôle unique pour la réconciliation en Terre Sainte entre Israéliens et Palestiniens. Il est accepté par les deux parties. Il est au-dessus des parties… il est l’unique entité qui puisse offrir une médiation ». C’est ce qu’affirme Mgr Michel Sabbah, patriarche latin de Jérusalem émérite, dans un entretien à Zenit.

Mgr Sabbah, chef de la Commission Justice et Paix de l’Assemblée des ordinaires catholiques de Terre Sainte, commente un communiqué de la commission publié le 22 mai 2017 sur la question de la « normalisation » : « Certains, même dans le pays ici, semblent s’être habitués à vivre avec le drame, avec la mort quotidienne, et la haine mutuelle ».

 

Retrouver l’intégralité de l’entretien sur Zenith

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Les évêques dénoncent la catastrophe humanitaire de Gaza

Les évêques provenant d’Europe, des Etats-Unis, du Canada et d’Afrique du Sud, membres de la Coordination Terre Sainte, ont achevé leur traditionnelle visite de solidarité aux communautés chrétiennes de Terre Sainte qui a eu lieu cette année à Gaza, Jaffa, Jérusalem, Hébron et Bethléem du 14 au 19 janvier.

Dans un communiqué ils dénoncent l’annexion de facto que constituent les colonisations israéliennes. Ils pointent également du doigt les conditions inhumaines de vie de l’autre côté du mur et la catastrophe humanitaire de Gaza.

Une situation qu’illustre cet extrait de la Vérité vous rendra libre : Le baby hospital de Bethléem