NLQ #Rome

Rome : obsèques du cardinal Tauran

Célébrées par le pape François, les obsèques du cardinal Tauran ont eu lieu ce jeudi matin à Rome, dans la basilique Saint-Pierre à Rome.

Elles étaient présidées par le cardinal Angelo Sodano, qui est l’actue doyen du Sacré collège.

Sur la photo, on voit le pape François encenser le cercueil du cardinal Tauran dans le cadre du rite de l’ultima commendatio et de la  Valedictio.

 

 

Dans le Monde #NLQ #USA

États-Unis : nomination d’un coadjuteur à San José (Californie)

Originaire du Nouveau-Mexique, où il était évêque de Las Cruces, Mgr Oscar Cantú a été nommé évêque coadjuteur dans le diocèse de San José, situé en Californie. Il succédera à l’évêque actuel, Mgr Patrick Joseph McGrath, qui avait été consacré sous le pape Jean-Paul II, en 1989. Il était évêque du diocèse de San José depuis 1999. On notera que Mgr Oscar Cantú est devenu évêque sous Benoît XVI.

Tribunes et entretiens

Vers la fin de l’ultramontanisme

Le pape François a l’art des formules chocs, surtout en matière politique lorsqu’il livre ses commentaires sur des sujets qu’il aborde très superficiellement.

« Ce n’est pas facile, mais le populisme n’est pas la solution », a-t-il récemment affirmé à propos de la crise européenne des migrants. Le pape a ensuite ajouté que les populistes « créaient une psychose » sur les questions migratoires, alors même que l’Europe vivait « un grand hiver démographique » et avait besoin, en conséquence, de plus d’immigrants. Car, affirme-t-il, sans immigration, l’Europe « deviendra vide ». « Vous ne pouvez pas rejeter les gens qui arrivent », conclut-il dans son interview à Reuters (20 juin).

De tels propos ne sont malheureusement pas isolés mais forment la trame de plus en plus nette de sa pensée en matière de politique migratoire. Nulle part n’est évoqué le droit à la continuité historique des nations, ni la légitimité d’une politique de régulation des flux migratoires, pourtant mentionnée par le catéchisme de l’Église catholique (n° 2241).

En Europe, une frange importante du monde catholique, se sentant incomprise d’un pape peu habitué aux subtilités européennes, va peut-être finir par abandonner sa tradition ultramontaine pour retrouver son penchant gallican.
Que signifie être ultramontain ? C’est regarder (…)

A découvrir dans le nouveau numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés

A la une #NLQ #Rome

Le Pape François déplore que le Moyen-Orient soit devenu une terre d’émigration

À l’invitation du Pape François, la quasi-totalité des patriarches des Églises orientales, orthodoxes comme catholiques, ainsi que des représentants du protestantisme se sont retrouvés ce samedi 7 juillet à Bari pour une journée de prière et de réflexion pour le Moyen-Orient.

Arrivé à Bari en hélicoptère en début de matinée, le Pape François a accueilli, un à un, les patriarches à l’entrée de la basilique Saint-Nicolas. Il est ensuite descendu avec eux dans la crypte pour vénérer les reliques du saint du IVème siècle, un pont entre l’Orient et l’Occident. Chaque année, des dizaines de milliers de pèlerins, aussi bien catholiques qu’orthodoxes, prient sur ses reliques.

Saint Nicolas représente un pont entre Orient et Occident pour une Église qui en a besoin et qui compte sur la prière pour ramener de l’espérance et de la paix dans une région encore déchiré par les armes. Le cardinal Sandri préfet de la Congrégation des Eglises orientales rappelle que cette journée vise à interpeller les leaders du monde qui ont la capacité de ramener la paix dans la région. Une journée qui veut aussi apporter un témoignage d’unité entre les différentes Eglises, montrer que l’œcuménisme passe aussi par ce travail pour la paix.

Applaudi par la foule, le Pape et les patriarches ont ensuite rejoint le bord de mer, dans un minibus blanc sans vitre, déjà surnommé « la papamobile œcuménique ». La rencontre de prière à quelques mètres de la mer Méditerranée, a été brièvement introduite par le Pape François, qui a prononcé une allocution fixant le cadre de cette rencontre.

L’unité pour résister à la tentation de l’indifférence

« Nous sommes venus comme pèlerins à Bari, une fenêtre ouverte sur le Proche-Orient, portant dans le cœur nos Églises, les peuples et les nombreuses personnes qui vivent dans des situations de grande souffrance », a rappelé le Pape François. « Nous leur disons : nous sommes proches de vous. (…) Au Moyen-Orient, se trouvent les racines de nos propres âmes. Mais sur cette splendide région, une dense couche de ténèbres s’est épaissie, surtout ces dernières années : guerres, violences et destructions, occupations et formes de fondamentalisme, migrations forcées et abandons, le tout dans le silence de beaucoup et avec de multiples complicités », a déclaré l’évêque de Rome.

François a une nouvelle fois évoqué le drame de l’émigration de nombreux chrétiens. « Le Moyen-Orient est devenu une terre de personnes quittant leurs terres, a-t-il déploré. Et le risque existe que la présence de nos frères et sœurs dans la foi disparaisse, défigurant le visage même de la région, car un Moyen-Orient sans chrétiens ne serait pas le Moyen-Orient (…) Prions unis, pour invoquer du Seigneur des cieux cette paix que les puissants de la terre n’ont pas encore réussi à trouver », a insisté le Saint-Père, avant de lancer cette exhortation : « Répétons : que la paix soit avec toi ! Avec le psalmiste implorons-le particulièrement pour Jérusalem, une ville sainte aimée de Dieu et blessée par des hommes, sur laquelle le Seigneur pleure encore : que la paix soit avec toi ! (…) L’indifférence tue, et nous voulons être la voix qui contraste le meurtre de l’indifférence. Nous voulons donner la parole à ceux qui n’ont pas de voix, à ceux qui ne peuvent que boire leurs larmes, car aujourd’hui le Moyen-Orient pleure, souffre et se tait, tandis que d’autres le piétinent à la recherche du pouvoir et de la richesse. Pour les petits, les simples, les blessés, pour ceux pour lesquels Dieu est à leur côté, nous implorons : que la paix vienne ! », a-t-il conclu.

Parmi les nombreux responsables présents pour cette prière œcuménique figuraient notamment Mgr Pierbattista Pizzaballa, administrateur apostolique du Patriarcat latin de Jérusalem, le patriarche Bartholomée 1er de Constantinople, ou encore le Pape copte Tawadros II.

Source : Vatican News

Tribunes et entretiens

La radicalité évangélique qui fait de François le plus redoutable adversaire du système dominant est sous-estimée

De Gérard Leclerc dans France-catholique :

Il est peut-être utile de revenir sur la visite, pourtant très commentée, du président de la République au pape François. Elle pose en effet trop de questions simultanées pour qu’on en épuise rapidement la signification. Un article récent d’Éric Zemmour dans Le Figaro magazine pourrait nous y contraindre par son interprétation assez redoutable et digne de son intelligence déliée. Pour notre confrère, en effet, les deux hommes étaient faits pour s’entendre, en vertu d’une vision politique assez commune du monde actuel : « Macron dénonce “la ligne populiste” tandis que François multiplie les gestes et les discours en faveur de l’“Autre” sanctifié. Macron et le pape François ont fait une croix sur la France et une Europe catholiques. Ils ne veulent connaître que des catholiques européens dans une Europe déchristianisée, une minorité parmi d’autres, au milieu d’autres, comme les autres. Une minorité qu’ils seront prêts alors tous deux à protéger. Nos maîtres sont trop bons. »

Ce jugement comporte une forte charge d’ironie, plutôt grinçante. Elle n’étonne pas de la part d’un journaliste angoissé par le destin d’une France et d’une Europe de plus en plus dépouillées de leur héritage, un héritage chrétien qu’assume complètement le juif religieux qu’est notre confrère. D’aucuns l’accusent de n’avoir qu’une conception « identitaire » de notre patrimoine religieux. Mais le mot valise qu’est devenu l’identité ne saurait dispenser d’une réflexion sérieuse sur ce que signifie un ancrage dans une certaine culture. Une religion qui se veut d’incarnation ne saurait dédaigner ceux qui reconnaissent le poids d’héritage qu’elle suppose.

Est-ce pour autant qu’il faut accuser le Pape de dédaigner un tel héritage ? Il est vrai que l’ancien archevêque de Buenos Aires est sans doute le premier à avoir le sentiment plénier qu’il dirige une Église vraiment universelle, où l’Europe ne joue plus le rôle d’autrefois et où la France ne cuit plus le pain intellectuel de la chrétienté, comme le voulait encore Paul VI. Ce n’est pas pour autant qu’il faut édulcorer sa position sur le modèle politique contemporain, dont il est, bien au contraire, le féroce contempteur. Éric Zemmour sous-estime la nature d’une certaine radicalité évangélique qui fait de François le plus redoutable adversaire du système dominant, notamment dans l’ordre économique. C’est pourquoi il est inapproprié de parler d’un rêve commun entre le président français et lui-même. Les médias qui ont voulu transformer l’évêque de Rome en progressiste idéologique, adepte de tous les accommodements avec « le monde », finiront par comprendre qu’il n’a pas de mots assez durs pour les transgressions d’une classe politique qui a confondu un certain mondialisme avec l’esprit de l’Évangile.

Source : France-catholique

Dans le Monde #Europe non francophone #NLQ

Bari : ils ont prié ensemble

Réunis à Bari (Italie), le pape François, quelques patriarches orientaux et des représentants d’autres confessions chrétiennes ont prié ensemble. Outre Le patriarche Bartholomée, le représentant du patriarcat de Moscou était présent.

Le pape a accueilli ses invités sur le parvis de la basilique de Bari qui contient des reliques de Saint Nicolas. Il a fait part de son inquiétude de voir “effacée” la présence des chrétiens du  Proche-Orient. Pour le pape François, cette disparition s’effectue « dans le silence de beaucoup et avec la complicité de beaucoup ». Il a également affirmé que « l’indifférence tue, et nous voulons être une voix qui lutte contre l’homicide de l’indifférence ». Il y a eu ensuite une réunion a huis-clos entre prélats pour aborder les problèmes de la région.

 

 

 

Conférences/Formations #NLQ

Session “Aimer mieux” du CLER du 14 au 17 juillet 2018 à Izeaux (38)

Cette proposition du CLER Amour et Famille s’adresse aux couples qui traversent une période difficile et sont, pour certains, en grande souffrance.

 

Elle répond ainsi concrètement à la demande du Pape François dans l’exhortation Amoris Laetitia, concernant l’aide aux couples, notamment les plus fragiles.

 

Plus de 500 couples ont bénéficié de cet accompagnement dans les 15 dernières années. Les retours positifs que nous avons, nous confortent et nous encouragent à poursuivre cette mission.

Lors de la rencontre nationale des Délégués des Pastorales familiales du 30 janvier 2017, un témoignage émouvant a permis de mesurer l’aide que cette session peut apporter à un couple, lui permettant de dépasser une crise passagère, d’approfondir les fondements de leur couple, et de vivre une dynamique nouvelle dans la joie d’un amour fortifié.

DIFFERENTES DATES ET LIEUX POSSIBLES : en savoir plus…

En isère : Notre-Dame de Parménie, 38140 Izeaux du 14 au 17 juillet 2018

  • S’adresser à : Jean-Claude et Marie-Josèphe CREPS,
    06 07 50 93 48 – 06 09 45 66 95
  • Lieu :Parmenie 38
  • Plus d’information sur cet événement…
  • Participants : Pour les couples qui traversent des périodes de turbulence, Qui doutent, Qui s’interrogent,Qui veulent faire le point et Retrouver un nouvel élan

A la une #NLQ #Rome

Décès du cardinal Jean-Louis Tauran

Il était l’une des grandes figures de la curie romaine : le cardinal Jean-Louis Tauran est décédé. Il était âgé de 75 ans.

D’origine bordelaise, ce Français avait été ordonné prêtre en 1969. En 1975, il entre à la curie romaine où il jouera un grand rôle dans la diplomatie du Saint-Siège. Servant au sein de plusieurs nonciatures, il devient le 1er décembre 1990, sous le pontificat de Jean-Paul II, Secrétaire pour les relations du Saint-Siège avec les États à la Secrétairerie d’État. Il exercera cette fonction jusqu’en 2003. En janvier 1991, il est ordonné évêque. Il sillonnera un grand nombre de pays et portera la voix du Saint-Siège dans le concert des nations, relayant ainsi la volonté du pape Jean-Paul II de peser.

Le 21 octobre 2003, il est créé cardinal par Jean-Paul II. Il devient président du Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux le 1er septembre 2007. C’est lui qui prononce, en mars 2013, le traditionnel Habemus papam pour annoncer l’élection du cardinal Jorge Mario Bergoglio. Il était le seul Français à exercer une fonction importante au sein de la curie romaine. Le cardinal Jean-Louis Tauran était malade et souffrait de la maladie de Parkinson.

InfoCatho s’associe aux condoléances et rend hommage à une grande figure de l’Église.

A la une #NLQ

Edito – L’Orthodoxie, combien de divisions ?

Les catholiques en parlent peu, mais, en réalité, quand ils agissent, c’est en connaissance de cause. Le pape François avait reçu une délégation du patriarcat de Moscou. Il a voulu rassurer les orthodoxes en affirmant que l’uniatisme – terme qu’il faudrait définir et non brandir comme un slogan – est terminé. Mais ce souhait reste avant tout diplomatique, car, en réalité, ce n’est pas l’Orthodoxie qui est en butte à l’Église catholique, mais l’Orthodoxie elle-même qui est divisée. Nouveau terrain d’affrontement entre le patriarcat de Constantinople et le patriarcat de Moscou : l’Ukraine. L’actuel conflit qui oppose l’Ukraine à des forces soutenues en sous-main par Moscou a des répercussions religieuses importantes.

Le patriarche Bartholomée sera donc à Bari, pour prier à l’appel du pape François, mais pas son homologue de Moscou, qui se contentera seulement d’un représentant. Motif de la discorde : le refus de créer une Église orthodoxe autonome en Ukraine. Moscou a même indiqué que « le sang coulera » si jamais c’était le cas. Car la perte serait nette : 40 % des paroisses du patriarcat de Moscou sont en Ukraine (12 000 sur les 30 000 au total). Si la réunion se faisait, l’Église orthodoxe unifiée « deviendrait numériquement la deuxième Église orthodoxe au monde et serait à même de pouvoir rivaliser avec le patriarcat de Moscou, qui est à l’heure actuelle le premier par nombre des fidèles », comme le souligne Sandro Magister. Ce serait alors l’émergence d’une « troisième force » entre Moscou et Constantinople.

En fait, la situation en Ukraine est déjà compliquée sur le plan canonique. Il y a une multiplicité de juridictions, catholiques ou non. Outre l’existence de l’Église grecque-catholique ukrainienne, il y a la communauté affiliée au patriarcat de Moscou, sous l’égide du métropolite Onufry, mais aussi le partiarcat dirigé par Philarète et, enfin, une Église orthodoxe ukrainienne autoproclamée, qui a à sa tête le métropolite Méthode. En Ukraine, une volonté de rassembler ces trois dénominations se fait jour. Sans le dire, la guerre civile a rendu plus délicate l’influence de Moscou. On envisage donc la création d’une Église orthodoxe ukrainienne autocéphale qui serait non sous sous la juridiction du patriarche de Moscou, mais  dans le sillage de Constantinople. Le gouvernement ukrainien milite aussi pour cette nouvelle Église ukrainienne. Et l’archevêque majeur grec-catholique ukrainien également. On comprend mieux les accusations d’Hilarion à l’encontre de ses frères grecs-catholiques. Car en réalité, il redoute surtout ses frères orthodoxes.

Et on comprend également davantage les propos du pape François, lequel ne veut pas que les catholiques « s’immiscent dans les affaires internes de l’Église orthodoxe russe ». En réalité, dans cette conflagration, François a pris parti. En effet, a pris le parti de la nouvelle Rome, Moscou, au détriment de Constantinople. Il sait que l’Orthodoxie est fragile. Peut-être ménage-t-il Moscou, parce qu’il sait que le “gros” des forces orthodoxes reste en Russie. Et qu’il vaut mieux parier sur celui qui est fort (Constantinople ne pèse plus grand chose au niveau épiscopal dans le monde orthodoxe).

Certes, le patriarche Bartholomée n’a rien dit, mais ses proches seraient favorable à l’émergence d’une Église orthodoxe ukrainienne unifiée et autonome. Enfin, un dernier élément est important : même les 85 évêques de l’Église ukrainienne qui dépend de Moscou commencent à être favorables à l’autocéphalie. Historiquement, l’autocéphalie ne serait pas absurde. Le passage de la métropole de Kiev au siège de Moscou « n’aurait été qu’une mesure provisoire et révocable », si l’on en croit Sandro Magister, qui se réfère au Métropolite de Pergame.

Unité des chrétiens ou unité au sein de l’Orthodoxie ? Et les catholiques dans tout cela ? Ils donnent l’impression d’être dépassée par des divisions et aussi le sentiment de ne pas comprendre qu’ils ont l’Unité en eux. Après tout, elle est un don de Dieu, non le fruit d’un travail humain.

Source Diakonos.be

 

En France #NLQ

Macron rend compte à la presse de sa visite au Vatican