NLQ #Orient

Syrie : célébration dans la cathédrale syriaque-catholique rénovée

Le patriarche syriaque catholique a célébré dans la cathédrale d’Alep qui vient d’etre justement rénovée. Elle était encore en pleins travaux il y a peu de temps, même si elle n’avait été que très partiellement endommagée. Pour le patriarche Ignace Joseph III Younan, tout cela marque «  la volonté de vivre qui a surmonté la mort ; l’espérance et la sécurité l’ont emporté sur le désespoir et le chaos. Notre peuple l’a ainsi emporté. » Le patriarche a ainsi célébré une messe le 9 septembre 2018 en présence du nonce apostolique, le cardinal Zenari, créé cardinal en 2016.

La cathédrale Notre-Dame de l’Assomption d’Alep a donc fait à nouveau l’objet d’une dédicace. La vie reprend peu à peu à Alep qui a été partiellement détruite.

Source Catholic Herald

NLQ #Rome

A Palerme, le Pape propose une option gagnante aux mafieux et à tous les baptisés

« Convertissez-vous au vrai Dieu de Jésus Christ, chers frères et soeurs ! Je vous le dis à vous, mafieux : si vous ne le faites pas, votre vie sera perdue et ce sera la pire des défaites » : voilà le cœur du message adressé par le pape François aux mafieux depuis Palerme (Sicile) où il a présidé la messe ce samedi 15 septembre 2018. Il a aussi interrogé tous les baptisés sur l’option fondamentale de leur vie : « Voulez-vous donner votre vie sans attendre que les autres fassent le premier pas ? »

L’hélicoptère blanc de la République italienne a emmené le pape François de Piazza Armerina – première étape de sa visite dans l’île – jusqu’à Palerme, et il a atterri dans la zone du port, à 10h45.

Le pape a été accueilli par l’archevêque, Mgr Corrado Lorefice, par le président de la région de Sicile, M. Nello Musumeci, par le préfet de la ville, Mme Antonella De Miro et par le maire M. Leoluca Orlando.

Le pape a ensuite fait, en papamobile, le tour de l’esplanade du Foro Italico, qui donne sur la mer, pour saluer la foule, sous les ovations, en présence de plus de 100 000 personnes.

Puis il présidé la célébration eucharistique, à 11h15, en la mémoire liturgique du bienheureux père Pino Puglisi, martyr, assassiné par la mafia, le jour de son 56eanniversaire, le 15 septembre 1993, dans le quartier de Brancaccio. Il était curé de la paroisse San Gaetano où le pape a effectué une visite privée après le déjeuner. Dans son homélie le pape rappelle que l’un des tueurs, Salvatore Grigoli, a été si frappé par le sourire de don Pino qu’il n’arrivait plus à dormir : il a été arrêté, s’est « repenti », a collaboré avec la justice et a vécu une vraie conversion chrétienne.

Le pape appelle les mafieux « frères et sœurs » tout en les appelant à la conversion et à renoncer au mal.

« On ne peut croire en Dieu et être des mafieux. A martelé le pape. Qui est mafieux ne vit pas en chrétien, parce que par sa vie il blasphème le nom du Dieu-amour. Aujourd’hui, nous avons besoin d’hommes et de femmes d’amour, pas d’hommes et de femmes d’honneur ; de service, pas de domination. Nous devons marcher ensemble, pas de courir après le pouvoir. »

Il les a invités à changer de refrain : « Si la litanie mafieuse c’est : « Tu ne sais pas qui je suis », celle du chrétien c’est : « J’ai besoin de toi ». Si la menace de la mafia est : « Tu me le paieras », la prière chrétienne c’est : « Seigneur, aide-moi à aimer ». »

« C’est pourquoi je dis aux mafieux : changez, frères et sœurs ! Arrêtez de penser à vous-mêmes et à votre argent. Tu sais, vous savez, qu’ »un linceul n’a pas de poches ». Vous ne pourrez rien emporter avec vous », a encore averti le pape.

Mais c’est à tout baptisé que l’homélie s’adressait, en proposant de faire un choix décisif, à la suite de don Pino Puglisi : « Voulez-vous donner votre vie sans attendre que les autres fassent le premier pas ? Vous voulez faire le bien sans attendre un retour, sans attendre que le monde devienne meilleur ? Chers frères et soeurs, voulez-vous vous risquer sur cette route, prendre des risques pour le Seigneur ? »

Il a indiqué le secret d’une vie « belle », comme celle de don Puglisi : « Donner sa vie a été le secret de sa victoire, le secret d’une vie belle. Aujourd’hui, chers frères et soeurs, choisissons nous aussi une vie belle. »

Au terme de la messe, l’archevêque, Mgr Corrado Lorefice, a offert au pape François une icône du bienheureux martyr don Pino Puglisi, tué il y a aujourd’hui 25 ans. Le pape a offert un calice au diocèse en souvenir de sa visite.

Le pape et l’archevêque ont ensuite déjeuné avec des personnes dans le besoin, des migrants et des détenus, à la Mission Espérance et Charité (Fra’ Biagio Conte).

Déjeuner à Palerme, 15 sept. 2018 © Vatican Media
Source : Zenit.org

Messes/Prières/Pèlerinages #NLQ

Prière pour les victimes des abus sexuels, de pouvoir, de conscience – le 14 septembre 2018 à Pont-de-Veyle (01)

NLQ #Rome

Rome : convocation d’un sommet exceptionnel pour la protection des mineurs

Lee pape François vient de convoquer à Rome une réunion des présidents des conférences épiscopales du 21 au 24 février 2019 qui aura pour objet la « protection des mineurs ». Cette annonce est une réponse aux polémiques et aux crises qui ont suivi les révélations de Mgr Viganò. Le pape François entend ainsi convoquer un sommet de crise.

A la une #NLQ

L’édito – Ces méchants médias cathos qui s’en prennent au pape, ne font que répondre à la lettre au peuple de Dieu

 

L’affaire Mc Carrick a pris un tournant ennuyeux avec ce qu’il est désormais convenu d’appeler le témoignage Vigano. Un raz de marée sexuel qui pourrait (voudrait ?) se muer en tsunami pontifical, au point que la première affaire semble totalement occultée par la seconde qui pourtant lui est intimement liée. InfoCatho a abondement relayé ces deux pans d’un même scandale, afin d’informer en toute transparence les catholiques et nos lecteurs non catholiques. Je ne reviendrai donc pas sur le choix de la rédaction déjà exposé dans un précédent édito de se faire l’écho de ces « remous en eaux troubles » autour du prédateur Mc Carrick. Nous avons autant que possible voulu relayer les faits bruts et les débats qu’ils ont suscité. Mais force nous a été de constater que très peu prennent le parti du Saint-Père et ceux qui le font (que nous avons publié) n’ont pas de vrais arguments. On pourrait croire que les « partisans » du pape préfèrent, comme lui le silence. Mais les faits sont têtus et de plus en plus il apparait évident que les propos de Mgr Vigano sont tous vérifiables et vérifiés. La question se pose alors et sur les réseaux sociaux avec une certaine virulence, pourquoi les médias catholiques relaient-ils ces informations qui font scandales ? Personnellement je poserais la question autrement. Comment se fait-il que les médias non catholiques si prompts à tirer à vue sur les prêtres, évêques et cardinaux qui ont couverts des abus sexuels ou les ont commis, sont bruyamment silencieux autour de cette affaire ? Pour protéger un pape qu’ils aiment bien ? L’occasion serait tout de même trop belle de faire vaciller l’Eglise si eux, qui se veulent tout puissant et faiseurs de princes, pouvaient le faire démissionner. La réponse à cette question est peut-être à voir dans les réalités de l’affaire Mc Carrick qui tiennent moins à la pédophilie qu’à l’éphébophilie, en d’autres termes, à l’homosexualité et ses pratiques disons « excessives » (pour ne pas encourir la censure de la bonne pensée lobbyiste). La presse non catholique a bien plus à perdre si le scandale américain dévoile au grand monde la réalité de tout un milieu dont eux, comme bien des politiques, sont des acteurs concernés à divers degrés.

Alors les méchants médias catholiques, eux, entendent tout autant faire la lumière sans restriction que pointer du doigt la vérité de la gangrène vaticane. Que le pape ait couvert le cardinal Mc Carrick et d’autres agissements de la curie semble malheureusement indéniable. Mais plus grave est le silence coupable du monde catholique sur cet aspect de l’Eglise. Aussi répondant à la lettre au peuple de Dieu du pape François, les médias catholiques font remonter des ténèbres ce pot de pu qui gangrène l’Eglise et particulièrement la curie. Et quelque soit le scandale, celui d’un tel silence depuis des décennies et plus encore, l’est bien plus.

NLQ #USA

Affaire McCarrick : les franciscains du Bronx demandent une enquête

Après les évêques américains, c’est au tour des franciscains du Bronx (les franciscains du renouveau) de demander des éclaircissements dans le cadre des polémiques qui ont suivi les révélations de Mgr Viganò. Ils souhaitent que les faits décrits par ce dernier fassent l’objet d’une enquête. Ils s’en remettent au pape François à qui ils s’adressent « dans un esprit d’obéissance ».

On peut lire la lettre (en anglais) qu’ils ont écrite au nonce apostolique, Mgr Christophe Pierre, sur le lien suivant.

 

A la une #NLQ

L’édito – Du cléricalisme et de l’anticléricalisme.

Ah le sens des choses ! Voilà bien un souci dont se moque la génération actuelle. On manie l’à peu près, comme Corneille portait haut le verbe. On décoche des mots, comme Cyrano de ses envois touchait juste le sot déconfit. Et voici qu’une nouvelle acception de l’anticléricalisme fait son apparition, comme la dernière chasse à l’homme ensoutané. Après Blum et Clémenceau, voici les hordes catholiques lâchées sur le cléricalisme, un peu à l’aveuglette, car au fond, le cléricalisme c’est quoi ? Une maladie, un travers, une réalité, une façon d’être, une époque, une perversité ? Pour qui se laisse interpeller par cette nouvelle curée, lancée par le pape lui-même, une impression d’épouvantail bigarré ne manque pas de laisser pantois. Certes le pape n’est pas anticlérical, mais anticléricalisme. Alors qu’est ce cléricalisme que fustige le Saint-Père et que conspuent les rejetons de la troisième république ?

Le cléricalisme suppose apparemment qu’il y ait des clercs, c’est-à-dire des hommes, par l’ordination, transposés de l’état laïc vers cet état unique de clerc, entendons, participants à des degrés divers du sacerdoce du Christ. Un sacerdoce ministériel intimement lié à l’Eglise hiérarchique tête du corps du Christ. A ce niveau de précision, nous comprenons que certains voient en cet état clérical une notion de pouvoir et d’autorité. De là, mille dérives peuvent en effet se produire. Autoritarisme, abus de pouvoir, orgueil méprisant et autres dérivés d’une incompréhension majeure de ce qu’est l’autorité. Mais convenons-en, ce travers n’a pas besoin de la cléricature pour se développer. Mais d’aucuns, voulant jeter l’eau du bain, se débarrasseraient volontiers au passage du bébé. Car, dans le monde actuel qui refuse l’autorité et qui rechigne à l’obéissance, toute hiérarchie est insupportable. Nous sommes tous frères, pourquoi une tête dépasserait-elle alors ? Comme pour nourrir cette phobie de la hiérarchie, nous avons oublié (refoulé ?) que l’Eglise hiérarchique est participante de la tête du corps du Christ et que cela suppose une notion de gouvernement et de gouvernement responsable devant Dieu, comme le rappelait saint Cyprien de Carthage à ses frères dans l’épiscopat. Que des clercs (tous ordres confondus) usent mal de cette autorité donnée pour servir et faire grandir le peuple de Dieu et que des laïcs supportent mal l’idée d’une hiérarchie dans l’Eglise ne retire en rien que l’état clérical comprend de façon intrinsèque le gouvernement, chacun selon son ordre. Et, à ce titre, tous les clercs représentent l’autorité de l’Eglise. Pourquoi alors appeler le cléricalisme le mauvais usage d’un aspect substantiel de l’état clérical ? Du reste les anticléricaux laïcards ne s’y trompent pas et c’est bien contre l’Eglise autorité qu’ils en ont. Cet anticléricalisme là est en fait un « anti autorité hiérarchique de l’Eglise catholique et romaine ».  Même si le pape François oscille entre autoritarisme personnel et ouverture du gouvernement de l’Eglise aux laïcs (un contre sens – sémantique en tout cas, si cette ouverture dépasse le cadre du conseil), son « anticléricalisme » n’est pas contre l’autorité hiérarchique de l’Eglise. Mais ce que le souverain pontife pointe du doigt est une autre dérive liée à l’état clérical. Dérive issue d’un contexte historique particulier. Ce que fustige le pape est l’attitude princière qui peut parcourir tous les échelons de la hiérarchie ecclésiastique. Un clergé installé dans divers privilèges, ne fut-ce que la notoriété sociale du petit village, n’est pourtant pas non plus un travers spécifiquement clérical, mais il est vrai que ces attitudes princières collent parfois à l’état clérical plus solidement ceinturé à la taille que la ceinture de la soutane. Et ce d’autant plus que c’est cette participation à l’autorité suprême de l’Eglise qui a donné dans l’histoire cette « place à part » du clerc dans la société. Alors dans cette chasse aux proscriptions qui semblent mettre au pilori les prêtres, prenons le recul du discernement, pour ne pas, une fois de plus, luter contre le cléricalisme princier par le laïcalisme tyrannique.

Asie #NLQ

Scandales dans l’Église catholique : un évêque chinois demande de prier pour l’Église et pour le pape

Dans un communiqué, un évêque chinois a demandé de prier pour l’Église catholique. Mgr Wei Jing Yi, évêque de Qiqihar (province du Heilongjiang, dans le nord-est de la Chine), a fait état de la polémique qui secoue l’Église. Il a demandé de prier pour le pape et pour l’Église jusqu’au 8 septembre 2018. Non seulement les prêtres sont invités à ajouter cette intention dans leur messe, mais chaque fidèle peut dire trois un « Je vous salue Marie » et réciter  trois fois l’invocation « Marie, Mère de l’Église, priez pour nous ! ». Pour information, Mgr Wei Jingyi est prêtre depuis 1985 et évêque de Qiqihar depuis 1995. Il avait déjà été arrêté à plusieurs reprises. Il est reconnu par Rome, mais pas par Pékin. Récemment, en 2015, il avait souligné l’urgence d’un dialogue entre le Saint-Siège et la Chine.

Source Compte Twitter du père Spadaro, s.j.

A la une #NLQ #USA

Un jésuite proche de la ligne pontificale estime que le silence du pape François ne suffit pas

 

Il est réputé proche de la « ligne » François, mais il estime que le refus de se prononcer sur les allégations de Mgr Viganò est désastreux. Le père Thomas Reese, s.j. considère que l’attitude préconisée par François (le silence et la prière) ne suffiront pas. Il l’a écrit dans l’un de ses tweets, mais également dans un article.

François aurait dû répondre ou laisser ses conseillers le faire pour le jésuite américain. Ce dernier fait ainsi référence à la rencontre entre François et Mgr Viganò qui a eu lieu le 25 juin 2013. C’est bien cette rencontre qui est au centre de la polémique. Mgr Viganò aurait mis en garde le pape François contre le « passif » de Mgr McCarrick marqué par l’existence de sanctions prises par le pape Benoît XVI.

Le père Reese, s.j. affirme en effet que « depuis que le pape est le seul autre témoin de cette rencontre, il est le seul à pouvoir affirmer ou infirmer ce que Viganò a dit, et le refus de répondre à cette question ne renforcera pas sa crédibilité. Les conseillers médias du pape auraient dû immédiatement le lui dire après la conférence de presse et auraient dû répondre aux journalistes avec clarté avant qu’ils ne fassent eux-mêmes leurs dossiers sur ces histoires. »

« ” La réponse aurait pu être : “non, il n’a pas dit cela au pape”. Ou, cela aurait pu être : “oui, il a dit cela au pape, mais il n’y a aucun rapport avec les prétendues sanctions du pape Benoît. Le pape ne prend pas en considération ces accusations parce que Viganò a une histoire d’accusations infondées. Et rappelez-vous que c’est François qui a dit à McCarrick de passer le reste de sa vie dans la prière et dans la pénitence en prenant congé de son chapeau rouge.” »

Source religionnews.com (traduction de notre part)

 

 

NLQ #Rome

Rome : le pape François reçoit de jeunes évêques

Dans le cadre d’une retraite organisée par la Congrégation pour les évêques, le pape François a reçu le 3 septembre 2018 une quarantaine de jeunes évêques.

Ainsi, « une quarantaine de jeunes évêques (…) ont participé aux exercices spirituels organisés par la Congrégation pour les évêques ». Le pape est particulièrement attaché à ces rencontres qui ont lieu avec des évêques consacrés il y a 5 ou 6 ans. C’est l’occasion pour le pape de nouer des contacts avec une partie de l’épiscopat mondial, et ce en-dehors du cadre des traditionnelles visites ad limina.

La retraite a ainsi débuté il y a deux  semaines :

La retraite, qui a débuté le 20 août, a été structurée en deux parties : la première s’est tenue à Ariccia, à la Maison du Divin Maître. Les participants ont partagé leurs expériences, joies et difficultés, et les défis qu’ils rencontrent.

La seconde partie, qui s’est tenue chez les Camaldules, dans la province d’Arezzo, consistait dans les exercices spirituels guidés par une équipe de pères jésuites.

Source Agence Zenith