NLQ #Rome

Le pape reçoit One Of Us – “Que toute vie soit respectée”

Le pape François exhorte la Fédération européenne « Un de nous » (« One of Us ») pour la vie et la dignité de l’homme, à poursuivre son travail afin que toute vie « soit respectée et soignée avec tendresse ».

C’est ce qu’il a demandé en s’adressant à seize membres du comité exécutif de la Fédération reçus en audience dans la salle jouxtant sa bibliothèque privée le vendredi 18 mai 2018, indique Vatican News en italien du 22 mai.

« Notre culture aujourd’hui, a dit le pape, est une ‘culture du rejet’, alors que lutter pour la vie c’est lutter pour une culture où toute vie doit être respectée. Aujourd’hui dire cela semble un langage ‘martien’. Votre travail, c’est de faire atterrir cette idée dans une culture sélective. »

En faisant une vive allusion au suicide assisté, parfois pratiqué en cachette à l’égard de personnes âgées, le pape s’est exclamé : « Excusez-moi ! Quand je parle de ces choses, je m’échauffe trop et je perds le sens de la diplomatie. »

Après la bénédiction, indique un communiqué de One of us, le pape François « a donné un chapelet à chacun des membres présents, y compris le plus jeune participant, encore dans le sein » de sa mère.

Au cours de la rencontre, Carlo Casini, fondateur et président honoraire de la Fédération, a dénoncé le fait que « la vie à naître est maintenant attaquée par les puissances économiques » et, par conséquent, a-t-il estimé, il est nécessaire de compter sur « la relation étroite avec l’Église et sa force », indique la note.

Cette rencontre avec le pape a eu lieu à la veille du quarantième anniversaire de l’approbation de la loi sur l’avortement 194 par le sénat italien. Bien loin d’être un « droit », l’avortement, explique l’avocat expert en bioéthique Marcello Palmieri à Vatican News , « est et reste un choix dramatique et extrême ».

 

Source Zenit

Brèves

Une lettre inédite de Paul VI envisageait sa démission

En marge des signaux envoyés par François sur une démission :

Le pape François a annoncé ce 19 mai 2018 qu’il canoniserait le pape Paul VI le 14 octobre, durant le Synode sur les jeunes. Quelques jours plus tôt, il soulignait « une preuve supplémentaire de la sainteté de Paul VI » : une lettre inédite qui envisageait sa démission en cas d’incapacité.

Le pape Montini, qui a guidé la barque de Pierre de 1963 à 1978, avait en effet prévu et évalué son départ, eût-il été confronté à une maladie « présumée incurable ou de longue durée et qui empêche l’exercice suffisant des fonctions de notre ministère apostolique ».

Dès 1965, la deuxième année de son pontificat, le pape Paul VI écrivait une lettre en ce sens, à ce jour inédite, adressée au doyen du Collège des cardinaux. Le secrétaire d’État était chargé de la rendre publique, si nécessaire.

Ce texte a été rassemblé, avec plusieurs autres écrits inédits de Paul VI, dans un volume édité par le père Sapienza, régent de la préfecture de la maison papale, intitulé « La barque de Paul », qui arrivera bientôt dans les librairies en Italie.

Avec la lettre de Paul VI, le père Sapienza a également publié un bref commentaire signé par le pape François : les deux textes ont été publiés par L’Osservatore Romano le 16 mai 2018. Paul VI, écrit le pape François, ne se soustrait pas à ses responsabilités. Ce qui compte pour lui, ce sont les besoins de l’Église et du monde. Et un pape entravé par une maladie grave ne serait pas capable d’exercer le ministère apostolique avec une efficacité suffisante. Par conséquent, poursuit le pape François, « en conscience et après mûre réflexion, il indique sa volonté précise, pour le bien supérieur de la Sainte Église ».

« Nous devons remercier Dieu, le seul qui guide et sauve l’Église, d’avoir permis à Paul VI de continuer à être Père, Pasteur, Maître Frère et Ami jusqu’au dernier jour de sa vie », souligne cependant le pape argentin.

Source : Zenit.org – traduction Marina Droujinina

A la une #NLQ #Rome

Pape François : “la sainteté n’est pas le privilège de quelques-uns, mais la vocation de tous”

Ainsi s’est exprimé le pape François avant le Regina Coeli du dimanche de Pentecôte, le 20 mai 2018.

Chers frères et sœurs, bonjour !

Le temps pascal, centré sur la mort et la résurrection de Jésus, culmine dans la fête de Pentecôte. Cette solennité nous fait nous rappeler et revivre l’effusion de l’Esprit sur les Apôtres et les autres disciples, réunis en prière avec la Vierge Marie au Cénacle (cf. Ac 2,1-11). En ce jour a commencé l’histoire de la sainteté chrétienne, parce que l’Esprit Saint est la source de la sainteté, qui n’est pas le privilège de quelques-uns, mais la vocation de tous.

Par le Baptême, en effet, nous sommes tous appelés à participer à la vie divine du Christ et, par la Confirmation, à devenir ses témoins dans le monde. « L’Esprit Saint répand la sainteté partout, dans le saint peuple fidèle de Dieu » (Exort. ap. Gaudete et exsultate, 6). Comme l’affirme le Concile Vatican II, « Le bon vouloir de Dieu a été que les hommes ne reçoivent pas la sanctification et le salut séparément, hors de tout lien mutuel ; il a voulu en faire un peuple qui le connaîtrait selon la vérité et le servirait dans la sainteté » (Const. dogm. Lumen gentium, 9).

Déjà au moyen des anciens prophètes , le Seigneur avait annoncé au peuple ce dessein. A travers Ézéchiel il dit : « Je mettrai en vous mon esprit, je ferai que vous marchiez selon mes lois, que vous gardiez mes préceptes et leur soyez fidèles. […] vous, vous serez mon peuple, et moi, je serai votre Dieu » (36,27-28). Et par la bouche de Joël il proclama : « Je répandrai mon esprit sur tout être de chair, vos fils et vos filles prophétiseront. […] Même sur les serviteurs et sur les servantes je répandrai mon esprit en ces jours-là. […] quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé » (3,1-2.5).

Toutes ces prophéties se réalisent en Jésus-Christ, « médiateur et garant de l’effusion éternelle de l’Esprit » (Missel Romain, Préface après l’Ascension). Aujourd’hui, c’est la fête de l’effusion de l’Esprit-Saint.

Depuis ce jour de Pentecôte, et jusqu’à la fin des temps, cette sainteté, dont la plénitude est le Christ, est donnée à toux ceux qui s’ouvrent à l’action de l’Esprit Saint et qui s’efforcent d’être dociles. C’est l’Esprit qui nous fait expérimenter une joie pleine. L’Esprit Saint, venant en nous, vainc l’aridité, ouvre les cœurs à l’espérance, stimule et favorise la maturation intérieure dans la relation avec Dieu et avec le prochain. C’est ce que nous dit saint Paul : « voici le fruit de l’Esprit : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur et maîtrise de soi » (Gal 5,22). Tout cela, l’Esprit-Saint le fait en nous. Aujourd’hui, célébrons cette richesse que le Père nous donne.

Demandons à la Vierge Marie d’obtenir encore aujourd’hui à l’Eglise une Pentecôte renouvelée, une jeunesse renouvelée, qui nous donne la joie de vivre et de témoigner de l’Evangile et qu’elle « infuse en nous un intense désir d’être saint pour la plus grande gloire de Dieu » (Gaudete et exsultate, 177).

Source : Zenit.org – Traduction Anne Kurian

Conférences/Formations #NLQ

Disputatio – “Peut-on accueillir tout le monde ?” le 25 mai 2018 à Rouen (76) avec Laurent Dandrieu & le père Jean-Marie Carrière

Dans le cadre des Fêtes Jeanne d’Arc (25 et 26 mai 2018) :

14e Disputatio à la cathédrale Notre-Dame de Rouen
Le 25 mai 2018 à 20h

Thème : « PEUT-ON ACCUEILLIR TOUT LE MONDE ? »

Intervenants : Jean-Marie CARRIERE (Jésuite, bibliste, ancien président de Jesuit Refugee Service)
Laurent DANDRIEU (Journaliste, essayiste)

Le message du pape François pour la journée mondiale des migrants et des réfugiés (« Accueillir, protéger, promouvoir et intégrer » janvier 2018) a suscité de nombreuses réactions dans et en dehors du monde catholique. Ce n’est pas la première intervention du pape sur ce sujet sensible. Sa première visite hors de Rome avait été réservée aux migrants de l’île de Lampedusa. La question ancienne des migrations déchaine les passions et entretient son lot de peurs et de questions. Entre la frilosité, l’attentisme et la générosité, la palette des attitudes possibles est large dans les sociétés européennes. La France qui se présente comme la patrie des droits de l’homme n’échappe pas aux questions que posent ces phénomènes migratoires. Les chrétiens eux-mêmes semblent divisés.

 Résumer le débat en une question : « peut-on accueillir tout le monde ? » est sans doute simpliste.  A travers leurs réponses à cette question, nous attendons de nos deux interlocuteurs qu’ils précisent les termes de la question en disant ce qu’elle engage pour eux de décisif pour l’Eglise et pour la société française inévitablement bousculées dans leur identité.

Laurent Dandrieu est journaliste,
rédacteur en chef des pages cultures de Valeurs actuelles
.
Il y suit aussi l’actualité religieuse. Passionné de cinéma, il a écrit
un Dictionnaire passionné du cinéma (éditions de L’Homme Nouveau, 2013),
Woody Allen étant l’un de ses cinéastes de prédilection (Woody Allen, portrait d’un antimoderne –
CNRS Editions, collection Biblis, 2012
). Passionné d’art, il a aussi publié des ouvrages sur Fra Angelico
(La Compagnie des anges, Editions du Cerf, 2014), Le Bernin (Le roi et l’architecte,
éditions du Cerf, 2015)
ou sur Le Greco, Rembrandt et Vermeer
(Les peintres de l’invisible, éditions du Cerf, 2016)…Son ouvrage Eglise et immigration,
le grand malaise
(Presses de la Renaissance, 2017)est celui d’un catholique convaincu
qui interroge l’Eglise sur la question migratoire, persuadé que celle-ci aurait cédé à l’esprit
du temps, dans un discours global et à sens unique en faveur du migrant
.

Le père Jean-Marie Carrière, jésuite, est bibliste,
professeur d’exégèse au Centre Sèvres – Facultés jésuites de Paris

(spécialiste du Deutéronome), et collabore au CERAS (Centre d’études et de recherches
en action sociale) sur les questions Asile et Migration.
Il a été responsable de JRS France (Jesuit Refugee Service / Service Jésuite des Réfugiés)
puis de JRS Europe
.
Il a dirigé la publication de paroles de réfugiés recueillies au long des routes qu’ils suivaient en Europe
(Routes de l’Espoir, Jesuit Refugee Service Europe, 2016)
Auteur de nombreux ouvrages sur le Livre du Deutéronome, la Lettre aux Hébreux et le symbole de l’eau
(L’eau… et le sang, Editions Desclée de Brouwer, 2009), il publie également de nombreux articles
dans des revues théologiques sur l’Exil, la figure d’Abraham, ou, encore récemment, sur l’expérience du migrant dans la Bible.
A travers ces travaux, le père Jean-Marie Carrière met à jour
les ressources de la foi chrétienne qui obligent, selon lui, à l’accueil
.

Déroulement

La Disputatio commence par le tirage au sort de l’ordre de prise de parole des deux intervenants. Chacun dispose alors de vingt minutes pour répondre à la question posée en apportant ses arguments. S’en suit un débat contradictoire de trente minutes avant que les deux débatteurs ne soient invités à conclure dans l’ordre inverse du tirage initial.

L’origine de la Disputatio

La « disputatio » qui aura lieu le 25 mai prochain entend renouer, à quelques huit siècles de distance, avec la pratique des disputes universitaires et des controverses publiques qui enchantèrent le Moyen Âge. Au Moyen Âge, la Disputatio était la forme propre de l’enseignement et de la recherche universitaires. Elle consistait en un débat dialectique entre plusieurs interlocuteurs, en général devant un auditoire. Le jour où une Disputatio devait se tenir, les cours étaient suspendus. Les bacheliers de la faculté ainsi que les étudiants du maître devaient y assister. Ce débat se déroulait en plusieurs étapes codifiées : le maître formulait la questio, un « opponens » présentait des objections, auquel un « respondens » (en général un bachelier) était chargé d’opposer des contre-arguments. Une fois l’ensemble des arguments épuisés, le maître avançait une solution argumentée appelée la « determinatio ». Celle-ci pouvait être réfutée. Le maître concluait alors plusieurs jours plus tard par un determinatio magistralis qui donnait lieu à un rapport écrit (la questio disputatio). Les Disputatio auxquelles prenaient part tous les maîtres et étudiants d’une faculté s’appelaient Disputatio magistrorum. Il pouvait exister des « Disputatio » plus solennelles, notamment pour sanctionner l’accession d’un étudiant au statut de maître. Néanmoins, c’était la Disputatio de quodlibet qui était la forme la plus solennelle. De telles disputes ne se tenaient qu’exceptionnellement dans l’année, voire tous les deux ou trois ans. Les maîtres d’une université se proposaient de répondre à toute question publique posée par l’assistance (quaestiones quodlibetales) dépassant pour la cause le cadre des seuls étudiants auxquels pouvaient se joindre des clercs de tous ordres ou des maîtres d’autres universités. La Disputatio orale disparaîtra progressivement au profit d’une domination absolue de l’écrit sur l’oral, la place du maître devenant écrasante par rapport à celle des étudiants.

RAPPEL : Samedi 26 mai
9h30 – 
Eglise Sainte-Jeanne-d’Arc : MESSE SOLENNELLE célébrée par Mgr Dominique Lebrun, archevêque de Rouen et Mgr Jean-Charles Descubes, archevêque émérite de Rouen. Retrouvez le programme de la journée ici

A la une #Tribunes et entretiens

Le pape François met des conditions à sa démission

Ces derniers jours, dans une curieuse suite de coïncidences, les mots « testament » et « démission » sont revenus à plusieurs reprises dans la bouche et sous la plume du Pape François, notamment appliqués à lui-même, dans une certaine mesure.

*

Pour commencer, pendant l’homélie matinale à Sainte-Marthe de mardi 15 mai, François a recommandé à tous, et en particulier aux évêques, d’être prêts à « faire un testament » semblable à celui qu’avait fait l’apôtre Paul quand il a pris congé de la communauté d’Éphèse, comme le relate le chapitre 20 des Actes des Apôtres qu’on lisait à la messe du jour et du jour suivant.

Il ne s’agit pas d’un testament « mondain » – a expliqué le Pape – comme quand on dit : « Cela, je le lègue à un tel, cela à un autre, cela à cet autre… », avec « beaucoup de biens » à distribuer. Mais plutôt d’un testament « qui puisse montrer le parcours de chaque évêque au moment de prendre congé » et qui serait « une sorte d’examen de conscience de l’évêque devant son presbyterium ».

Dans cette homélie, François a répété quelque chose qui lui tient à cœur et sur lequel il revient souvent : le fait que Paul, en faisant le bilan de sa propre vie, « se vante de ses propres péchés ». Cela ne figure nullement dans les écrits de Paul ni même dans ses discours rapportés par les Actes, comme Settimo Cielo l’a déjà fait remarquer.

Mais ce n’est pas le sujet. Il s’agit plutôt cette insistance du Pape François sur l’obéissance à ce que dicte l’Esprit Saint, ou plutôt sur ce qu’il nous « contraint » de faire, même si pour le pasteur cela veut dire laisser son troupeau, avec lequel « nous ne nous reverrons plus ».

*

Le jour suivant, mercredi 16 mai, le sujet du testament et de la démission est à nouveau revenu à l’avant-plan, cette fois, en impliquant au premier chef non pas un mais bien deux papes.

« L’Osservatore Romano » a dévoilé le texte d’un manuscrit inédit de Paul VI reproduit dans un livre de Mgr Leonardo Sapienza qui vient tout juste d’être publié sur ce pape : « La barca di Paolo », Edizioni San Paolo, Cinisello Balsamo, 2018.

Ce manuscrit daté du 2 mai 1965 est en fait une lettre adressée au doyen des cardinaux dans laquelle Jean-Baptiste Montini – qui à cette époque était pape depuis moins de deux ans – se déclare prêt à renoncer au pontificat « en cas d’infirmité qu’on estimerait incurable ou de longue durée ou qui l’empêcherait d’exercer suffisamment les fonctions de notre ministère apostolique ; ou bien dans le cas où un autre empêchement grave ou prolongé constituerait un obstacle semblable ».

Quelques semaines plus tard, le 30 juin 1965, Paul VI a également écrit les célèbres « Notes pour notre testament », complétées par quelques brefs ajouts en 1972 et 1973. Celles-ci sont cependant déjà connues alors que la lettre au sujet de sa démission vient d’être publiée pour la première fois.

Mais il y a autre chose. « L’Osservatore Romano » a également publié les quelques mots que le Pape François a écrits, le 8 décembre 2017, en guise de commentaire sur ce texte de Paul VI.

Ils nous montrent que Jorge Mario Bergoglio partage entièrement cette démarche entreprise par son prédécesseur.

François écrit en effet ceci :

« Ce qui lui importe [à Paul VI – NdR], ce sont les besoins de l’Église et du monde. Et un Pape empêché par une maladie grave ne pourrait pas exercer avec suffisamment d’efficacité le ministère apostolique.  C’est pourquoi,  en âme et conscience, et après mûre réflexion, il indique précisément ses volontés, dans l’intérêt supérieur de la Sainte Église. »

Cela laisse entendre qu’en cas d’empêchements tels que ceux évoqués par Paul VI, François lui-même serait prêt à renoncer au pontificat, comme il en avait déjà émis l’hypothèse à d’autres occasions.

*

Pour corroborer ces déclarations du Pape François concernant ses dernières volonté et celles des autres pasteurs de l’Église, il faut également savoir que la Secrétairerie d’État a récemment distribué à tous les cardinaux, aux nonces apostoliques et aux responsables de la Curie cinq pages d’ « Indications pour la rédaction du testament » en date du 18 février 2018.

La motivation principale de ces indications est précisée d’emblée : « Eviter les discussions et les divisions, surtout entre parents ».

Le premier conseil c’est de rédiger son testament « auprès du Notaire du Vatican » ou bien de l’écrire à la main du début à la fin, de signer et de dater chaque page et de le conserver dans une enveloppe fermée non pas à la maison mais « en lieu sûr, par exemple à l’Institut pour les Œuvres de Religion qui dispose d’un bureau à cet effet ».

Deuxièmement, « restant saufs les droits que la loi réserve aux héritiers légitimes », on suggère de mentionner comme « légataire universel » un organisme ecclésiastique reconnu civilement et « exemptée de droits de succession » en recommandant expressément d’ « indiquer les activités sans but lucratif pour lesquelles les biens sont légués à cette organisation en particulier ».

Par exemple, « si le légataire est le Saint-Père, la finalité sera : ‘pour ses œuvres de charité, ou bien pour le Denier de Saint-Pierre » tandis que « si l’héritier est une congrégation religieuse, la finalité sera : ‘pour les œuvres de charité de l’Institut’ ».

Les deux dernières pages de ces « Indications » reprennent le facsimilé d’un testament avec en titre l’indication du « légataire universel » (le pape, le diocèse, l’ordre religieux, le séminaire, etc.) auquel on souhaite léguer ses biens et la charge d’en remettre certains aux personnes mentionnées (la maison, la voiture, les livres, les meubles, etc.) ainsi que celle de payer les frais de funérailles et les honoraires de l’exécuteur testamentaire.

Tout cela dans le but de « ne pas se servir de l’office ecclésiastique pour augmenter les ressources de sa propre famille ». Parce qu’au contraire « ce que l’on a reçu de la communauté chrétienne, ou du ministère sacré, doit retourner à leur service et plus particulièrement à celui des pauvres ».

Source : Diakonos.be – de Sandro Magister, vaticaniste à L’Espresso.

Conférences/Formations #NLQ

Conférence “Appel à la sainteté dans le monde actuel” le 23 mai 2018 à Montpellier (34)

A l’occasion de la sortie de l’Exhortation Apostolique du Pape François : “Gaudete Et Exsultate”, Mgr Carré donnera une conférence le 23 mai à 15h et 20h30, à Montpellier, villa Maguelone.

 

NLQ #Tribunes et entretiens

Prédication du père Michel-Marie Zanotti-Sorkine du 16 mai 2018 – “Travaillons à l’unité dans l’Eglise !”

Suite à l’interview du père Michel-Marie sur la chaîne québécoise TVA dans l’émission La Victoire de l’Amour, le célèbre prédicateur, écrivain, auteur-compositeur et chanteur revient régulièrement pour commenter l’évangile du jour.

Ici  Jn XVII, 11b-19

Version audio seule.

Conférences/Formations #NLQ

Les mardis de l’éthique : Deux ans après Amoris Laetitia, où en est-on ? le 22 mai 2018 à Saint-Etienne (42)

Notre dossier sur Amoris Laetitia.

NLQ #Rome

Le pape François à l’affiche d’un documentaire au Festival de Cannes

Le documentaire sur le Pape François du réalisateur allemand Wim Wenders, coproduit par Vatican Media, a été projeté hors compétition à Cannes dimanche 13 mai.

Dimanche 13 mai dernier, sur la croisette, l’une des originalités du Festival de Cannes édition 2018, le documentaire sur le Pape François de Wim Wenders, coproduit par le Vatican. « Le Pape François – Un homme de parole » a été diffusé hors compétition.

L’allemand, triple nominé pour l’Oscar du meilleur film documentaire, Buena Vista Social Club, Pina, le Sel de Terre, revient à Cannes avec une idée inédite : cinq ans après le début de son pontificat, le réalisateur a suivi le Pape dans ses déplacements pour lui donner la parole face caméra. Le documentaire est ainsi un objet mêlant les faces caméra du Saint-Père et des images d’archives.

Plus qu’un documentaire, un voyage initiatique 
À travers sa caméra, Wim Wenders présente le Pape argentin souriant, chaleureux, proche des peuples et éloignés des valeurs matérielles. Pour Universal, producteur, « le film est plus qu’une biographie ou un documentaire, c’est un voyage initiatique dans l’univers du Pape François qui s’articule autour de ses idées et de son message ». Le réalisateur nous présente ainsi les réponses de l’évêque de Rome face à des questions aussi universelle que la mort, l’immigration, la justice sociale, le rôle de la famille, l’immigration, l’écologie ou le matérialisme.

Ce n’est pas la première fois que le Pape François inspire les réalisateurs. En décembre 2015, le premier film biographique qui lui est dédié sortait en Europe. Signé du réalisateur italien, « Chiamatemi Francesco » (Appelez-moi François), retraçait la vie de Jorge Mario Bergoglio, des quartiers populaires de Buenos Aires à son élection sur le Siège de Pierre, le 13 mars 2013. En septembre 2016, c’est l’adaptation du livre de la vaticaniste espagnole, Elisabetta Piqué, qui fut portée au grand écran dans un biopic réalisé par l’Argentin Beda Docampo Feijoo.

« Le Pape François – Un homme de parole », de Wim Wenders, sortie dans les salles obscures françaises le 12 septembre prochain.

Source : Vatican News – Marine Henriot

Conférences/Formations #NLQ

De saint Pierre Favre au pape François – Session du 18 au 21 mai 2018 à Saint-Jean de Sixt (74)

Une session proposée par le chalet Arc en Ciel à Saint-Jean de Sixt, sur inscription au plus tôt. De Pierre Favre au Pape François ou « Le travail de l’Esprit Saint dans le cœur des hommes » avec le père Pierre Emonet,sj, auteur de « Pierre Favre (1506- 1546) Né pour ne jamais s’arrêter » Itinéraires spirituels depuis la fondation des jésuites jusqu’à nos jours.

Du 18 mai (18h) au 21 mai (13h30) 2018
à Saint-Jean de Sixt 

Sur le lieu de la naissance et de la jeunesse de Pierre Favre  (Saint Jean de Sixt, au hameau du Villaret), nous découvrirons cet homme et son itinéraire. Le petit berger savoyard est  devenu un des co-fondateurs de la Compagnie de Jésus. Il est le jésuite préféré du Pape François qui dit de lui : « il a su dialoguer avec tous, même les plus lointains et les plus opposés, avec beaucoup de simplicité, une disponibilité immédiate, un discernement attentif et une grande douceur qui ne l’a pas empêché de prendre de fortes décisions. »

À noter également une conférence, ouverte à tous, proposée le 19 mai à la salle paroissiale de Saint-Jean de Sixt à 18h sur le même sujet.

Nous suivrons le fil conducteur ainsi amorcé en évoquant d’autres grandes figures, comme Matteo Ricci, les jésuites du Paraguay, et, plus près de nous, Pierre Teihard de Chardin, Michel de Certeau, Joseph  Moingt et le  Pape François. Pour éclairer nos propres itinéraires, nos choix et les défis auxquels nous avons à faire face.

Crée par le père Xavier de Chalendar en 1974 à Saint-Jean de Sixt en Haute Savoie, le chalet Arc en Ciel appartient au diocèse d’Annecy et accueille des personnes désireuses de se rencontrer autour d’une activité artistique, sportive, de réflexion philosophique et spirituelle.

Inscription en ligne ici