NLQ #Rome

Visite du pape François au Conseil œcuménique des Églises (COE)

Invité à s’exprimer devant les membres du Conseil œcuménique des églises (COE) dans le cadre du soixante-dixième anniversaire de cette insititution, le pape François a notamment exhorté à « marcher sous la conduite de l’Esprit saint ». Le pape a ainsi donné une méditation sur un œcuménisme qui ne doit pas être guidé par des logiques de mondanité. InfoCatho reviendra sur ce discours prononcé par le souverain pontife.

En France #NLQ

Emmanuel Macron a rencontré l’archevêque de Mossoul

Bien que non prévue à l’agenda officiel du président de la République, une visite entre le chef de l’État, Emmanuel Macron, et Mgr Petros Mouché, archevêque syriaque catholique de Mossoul, a eu lieu le vendredi 15 juin 2018, à 9 h.

L’entretien aurait duré vingt minutes. L’évêque aurait remis au Président la page intacte  d’un livret de messe trouvée dans les ruines d’une église de Sinjar épargnée par les islamistes. Emmanuel Macron aurait été très sensible à ce geste.

Une visite particulièrement significative à l’approche de la rencontre entre Emmanuel Macron et le pape François qui se déroulera le 26 juin 2018.

Source La Vie

Asie #Dans le Monde #NLQ

Siniser l’Église de Chine ?

Dans sa volonté de contrôler l’Église de Chine, les autorités chinoises n’ont rien abandonné. Pire : elles veulent “siniser” l’Église sans que l’on sache ce qu’elles envisagent exactement de faire, même si on peut redouter une immixtion  funeste de l’État dans les choses qui regardent la foi. S’agit-il aussi de créer une sorte d’Église gallicane ? Un article du site Reinformation.tv se penche sur la question. On peut être réservé sur la notion d’“Église patriotique”, dont l’analyste fait état. En revanche, les propos de l’archevêque de Taipei, Mgr John Hung Shan-chuan, tenus dans le South China Morning Post, sont de nature rassurante. D’après l’évêque chinois, le pape François n’entendrait pas compromettre “les principes catholiques pour les négociations”, en assurant que “le pouvoir de nommer des évêques devait rester entre les mains du pontife.”

Un Plan quinquennal de sinisation vient d’être approuvé par les entités dirigeantes, non reconnues par le Vatican, de l’Église catholique chinoise officielle. C’est la culture communiste que doit dorénavant assimiler le culte religieux catholique, loin d’une quelconque influence étrangère. Aucun détail plus précis n’en a été publié, selon certains pour ne pas heurter davantage le Vatican qui persiste à ramer pour obtenir un accord avec le gouvernement chinois – une rencontre entre les délégations chinoise et vaticane devrait avoir lieu en ce début du mois de juin.

 

La suite peut être lue ici.

Source Reinformation.tv

NLQ #Rome

Le pape appelle à affronter les racines spirituelles de la crise écologique

Le pape a adressé un message au patriache de Constantinople Bartholomée Ier

Pour ne pas « condamner les générations futures à une maison commune laissée en ruines », le pape François appelle à s’attaquer « aux racines spirituelles de la crise écologique ». C’est ce que l’on peut lire dans un message au patriarche de Constantinople Bartholomée Ier, à l’occasion du symposium international « Vers une Attique plus verte : préserver la planète et protéger ses habitants », organisé du 5 au 8 juin 2018 à Athènes et dans les Iles Saroniques.

Dans son message en anglais daté du 28 mai, rapporté par L’Osservatore Romano, le pape exprime sa « profonde appréciation pour cette noble initiative ». Il assure de son « souvenir vif » de la visite réalisée avec le patriarche orthodoxe sur l’île grecque de Lesbos, le 16 avril 2016, « pour y exprimer une commune préoccupation » au sujet des migrants et des réfugiés. Il confie que tout en étant alors « charmé par le décor du ciel bleu et de la mer », il avait été traversé par « la pensée qu’une mer si belle était devenue la tombe d’hommes, de femmes et d’enfants, qui en grande partie avaient seulement cherché à fuir les conditions inhumaines de leurs terres natales ».

Le pape François salue « la générosité du peuple grec, si richement imprégné de valeurs humaines et chrétiennes, et ses efforts, malgré les effets de la crise économique, pour réconforter ceux qui, privés de tous les biens matériels, avaient rejoint leurs côtes ».

« Ce ne sont pas seulement les maisons des personnes vulnérables dans le monde qui s’écroulent comme l’on peut le voir dans l’exode croissant des migrants climatiques et des réfugiés environnementaux au niveau mondial », fait observer le pape : « nous sommes probablement en train de condamner les générations futures à une maison commune laissée en ruines ».

Au fil de son message, il invite à se « poser avec honnêteté » la question du type de monde « que nous désirons transmettre » à ceux « qui viendront après nous », en faisant « un sérieux examen de conscience sur la protection de la planète confiée à nos soins ».

Du reste, souligne le pape François, « la crise écologique qui touche désormais l’humanité est, au final, enracinée dans le cœur humain qui aspire à contrôler et à exploiter les ressources illimitées de notre planète, alors qu’elle ignore les membres vulnérables de la famille humaine… Nous ne pouvons pas ignorer le mal diffus et envahissant de la situation actuelle ».

« Le soin de la création, vu comme don partagé et non comme possession privée, comporte toujours la reconnaissance et le respect des droits de toute personne et de tout peuple », rappelle le pape.

Et si « le devoir de prendre soin de la création défie toutes les personnes de bonne volonté », il demande surtout « aux chrétiens de reconnaître les racines spirituelles de la crise écologique et de coopérer à donner une réponse univoque ». C’est pourquoi la journée mondiale de prière pour la création constitue « un pas dans cette direction, car il démontre notre préoccupation commune et notre aspiration à travailler ensemble pour affronter cette question délicate ».

En conclusion, le pape François redit sa « ferme intention que l’Eglise catholique continue à avancer avec le Patriarcat œcuménique le long de ce chemin », dans « l’espérance que catholiques et orthodoxes travaillent activement pour le soin de la création et pour un développement durable et intégral ».

Source : Zenit.org – Anne Kurian

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Retour sur la nomination du Père Matthieu Rougé au diocèse de Nanterre

Il doit succéder à Mgr Michel Aupetit, qui avait été nommé à Paris. Cette fois-ci, le parisien Matthieu Rougé arrive dans le diocèse qui était celui de son archevêque il y a encore peu de temps. Au-delà de ce chassé-croisé entre deux diocèses proches, une telle nomination est emblématique de cette nouvelle génération d’évêques qui s’installe dans les différents diocèses de France. À plus d’un égard, cette nomination est un signe.

De façon évidente, elle marqué la fructuosité de la génération “lustigérienne”. Formée dans le diocèse de Paris, elle tend à donner des “cadres” à l’Église de France. Les curés sont devenus évêques et deviendront, probablement, un jour, cardinaux. Ordonné en 1994, le Père Rougé avait été un proche collaborateur du cardinal Lustiger, dont il fut secrétaire particulier. Il a ensuite été un curé parisien, notamment à la paroisse Saint-Ferdinand-des-Ternes du 17ème arrondissement de Paris.

Mais le Père Rougé correspond aussi à un profil plus “engagé”, qui assume les choix catholiques dans l’espace public, tout en étant un homme de dialogue. De 2004 à 2012, il a été en charge du service pastoral d’études politiques (le fameux “SPEP”), dont l’une des particularités est d’organiser la messe annuelle des parlementaires. C’est donc un profil qui connaît le monde politique – le Père Rougé est probablement l’un des prêtres les plus introduits dans ce milieu. Il n’est pas innocent que Rome ait fait le choix d’un fin “connaisseur” des arcanes du pouvoir. Comme pour la nomination de Mgr Michel Aupetit, le pape François a voulu d’un profil capable de parler au monde politique.

Enfin, le parcours théologique du Père Rougé témoigne aussi d’un profil qui sait s’adresser au monde des idées et de la culture. Il a été enseignant et auteur de plusieurs ouvrages. Il enseigne à Paris depuis 1998, notamment dans les établissements “lustigériens” que sont l’École cathédrale, puis le Collège des Bernardins. Sa culture théologique fait qu’il peut parler à un public “demandeur” dans ces questions, qu’il soit catholique ou non.

Le Père Rougé n’est pas inconnu dans les différents milieux catholiques : prêtre diocésain, il a aussi été croisé sur les routes de Chartres. Il peut donc parler aux catholiques des différentes sensibilités liturgiques. Célébrant la forme ordinaire du rite romain, il connaît bien la forme extraordinaire. De même, il ne fuit pas les questions qui touchent à la vie.

Petite anecdote : le Père Rougé est né en 1966, l’année même où fut institué le diocèse de Nanterre. Il va désormais présider à ses destinées.

 

 

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Le Pape invite les journalistes à promouvoir la vérité et l’espérance

À l’occasion de la remise d’un prix portant le nom du journaliste italien Biagio Agnes, le Pape est revenu sur les défis du journalisme contemporain.

Le Pape a rappelé l’importance d’une communication qui sache privilégier la vérité par rapport aux intérêts personnels ou de corporations, dans le contexte de la « convergence digitale », qui bouleverse profondément le paysage médiatique.

Il en a donné une illustration très personnelle. « Souvent cela me frappe de voir, à l’occasion de voyages apostoliques ou d’autres rencontres, une différence de modalités productives : des classiques troupes télévisuelles jusqu’aux jeunes qui, avec leur téléphone, savent faire une nouvelle pour un site ». « Nous vivons une transformation pressante des formes et des langages de l’information. Il est fatigant d’entrer dans un tel processus de transformation, mais il est toujours plus nécessaire si nous voulons continuer à être éducateurs des nouvelles générations », a expliqué le Pape, rappelant aussi la nécessité d’une « vigilance patiente » pour éviter que la technologie ne se substitue au contact humain et au savoir traditionnel.

Le Pape s’est ensuite arrêté sur  trois thèmes qui lui sont chers. Tout d’abord, les « périphéries ». Souvent, « les lieux névralgiques de la production des nouvelles se trouvent dans les grands centres ». Mais il ne faut pas oublier ceux qui habitent ailleurs, avec leurs souffrances, mais aussi avec « des histoires de grande solidarité qui peuvent aider tout le monde à regarder la réalité d’une façon renouvelée ».

Autre valeur essentielle : la « vérité ». Les journalistes doivent être exigeants avec eux-mêmes pour ne pas tomber dans le piège des contradictions idéologiques, et au contraire, faire une « recherche approfondie », qui mène parfois à devoir « se taire plutôt que de blesser une personne ou un groupe de personnes, ou délégitimer un évènement. Je sais que c’est difficile, mais l’histoire d’une vie se comprend à la fin, et ceci doit nous aider à devenir courageux et prophétiques », a confié François.

Enfin, « l’espérance ». Il ne s’agit pas de nier les problèmes mais « d’ouvrir des espaces d’espérance tout en dénonçant des situations de dégradation et de désespoir. Un journaliste ne devrait pas se sentir à sa place pour le seul fait d’avoir raconté, selon sa responsabilité propre, libre et consciente. Il est appelé à tenir ouvert un espace de sortie, de sens, d’espérance », a expliqué le Pape François.

 

Source Vatican News

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Le pape écarte le document allemand permettant aux protestants de communier

C’est un tournant majeur dans la polémique qui opposait entre eux les évêques allemands sur l’accès à la communion eucharistique de conjoints protestants de couples mixtes. Cette polémique avait même soulevé un problème concernant l’attitude du pape François. Dans une lettre de la Congrégation pour la doctrine de la foi datée du 25 mai 2018 et approuvée par le pape François, le cardinal Ladaria indique clairement que « le Saint-Père est donc parvenu à la conclusion que ce document n’est pas mûr pour être publié ». Dans l’un des motifs invoqués par le cardinal Ladaria, on retrouve le fait que « la question de l’admission à la communion de chrétiens évangéliques dans des mariages interconfessionnels est un thème qui touche à la foi de l’Église et qui concerne l’Église universelle ». Il est donc bien question de foi et de doctrine. C’est donc un sujet qui ne pouvait donc être du seul ressort d’une conférence épiscopale car il dépasse ses pouvoirs.

La lettre est datée du 25 mai 2018. Elle est adressée au cardinal Marx, archevêque de Munich et président de la conférence épiscopale allemande. Comme l’écrit Sandro Magister, « le jour précédent, le 24 mai, François avait reçu Ladaria pour s’accorder avec lui sur la version définitive. » Avec l’approbation du pape François, on peut dire que la polémique, qui avait duré plusieurs semaines, a été tranchée par Rome. Plusieurs évêques allemands, parmi lesquels le cardinal Woelki, l’actuel archevêque de Cologne, qui avaient d’aileurs fait appel à Rome, ont contesté ce document. Cette lettre du cardinal Ladaria pourrait être lue comme une réponse aux dubia des évêques allemands. Si le débat continuera, on peut raisonnablement estimer que l’attitude du pape sera déterminante.

Voici la lettre intégrale du cardinal Ladaria, publiée par Sandro Magister :

Congrégation pour la Doctrine de la Foi
Prot. N. 212/2018 – 64727

Cité du Vatican
Palais du Saint-Office

Le 25 mai 2018

À son Éminence révérendissime
Monsieur le Cardinal Reinhard Marx
Archevêque de Munich et de Freising
Président de la Conférence Épiscopale Allemande
Kardinal-Faulhaber Stre. 77
D-80333 Munich
Bundesrepublik Deutschland

 

Éminence et cher Président,

 

Au terme de notre entretien fraternel du 3 mai 2018 sur le document « Mit Christus gehen… » [« Cheminer avec le Christ. Sur le chemin de l’unité. Mariages interconfessionnels et participation commune à l’eucharistie. Un guide pastoral de la Conférence épiscopale allemande »] nous avions convenu ensemble que j’aurais informé le Saint-Père de notre rencontre.

 

Au cours de l’audience du 18 mai 2018, j’avais déjà parlé avec le Pape François de notre rencontre et je lui avais remis une synthèse de l’entretien. Le 24 mai 2018, j’ai à nouveau discuté de cette question avec le Saint-Père. A la suite de ces rencontres, je voudrais les points suivants à votre connaissance, avec l’accord explicite du Pape.

 

1. Les nombreux efforts œcuméniques de la Conférence épiscopale allemande et en particulier l’intense collaboration avec le conseil de l’Église évangélique d’Allemagne méritent d’être reconnus et appréciés. La commémoration commune de la Réforme de 2018 a montré qu’au cours des années et décennies, on a trouvé une base susceptible de témoigner ensemble de Jésus Christ, le sauveur de tous les hommes, et de travailler ensemble de façon constructive et décisive dans de nombreux domaines de la vie publique. Tout cela nous encourage à aller de l’avant avec confiance sur le chemin d’une unité toujours plus profonde.

 

2. Notre entretien du 3 mai 2018 a montré que le texte du guide soulève une série de problèmes de grande importance. Le Saint-Père est donc parvenu à la conclusion que ce document n’est pas mûr pour être publié. Les raisons essentielles de cette décision peuvent être résumées comme suit :

 

a. La question de l’admission à la communion de chrétiens évangéliques dans des mariages interconfessionnels est un thème qui touche à la foi de l’Église et qui concerne l’Église universelle.

 

b. Une telle question a des impacts sur les rapports œcuméniques avec d’autres Églises et d’autres communautés ecclésiales qu’il convient de ne pas sous-estimer.

 

c. Cette thématique concerne le droit de l’Église, principalement l’interprétation du canon 844 CIC. Étant donné que dans certains secteurs de l’Église, il y a des questions ouvertes sur ce sujet, les dicastères compétentes du Saint-Siège ont déjà été chargés de fournir une clarification convenable sur ces questions au niveau de l’Église universelle. Il semble en particulier opportun de laisser l’évêque diocésain juger de l’existence d’une « grave nécessité ».

 

3. Il est très important pour le Saint-Père que l’esprit de collégialité épiscopale reste vivant au sein de la Conférence épiscopale allemande. Comme le Concile Vatican II l’a souligné, « les Conférences épiscopales peuvent, aujourd’hui, contribuer de façons multiples et fécondes à ce que le sentiment collégial se réalise concrètement. » (Constitution dogmatique « Lumen gentium », n°23).

 

Ayant porté cela à votre connaissance, je vous adresse mes salutations fraternelles et mes meilleurs vœux de bénédiction.

Vôtre dans le Seigneur,

Luis F. Ladaria, S.I.
Évêque titulaire de Thibica
Préfet

Copie à :

Son Éminence révérendissime
Monsieur le Cardinal Rainer Maria Woelki
Archevêque de Cologne

Son Éminence révérendissime
Felix Genns
Évêque de Münster

Son Éminence révérendissime
Karl-Heinz Wieseman
Évêque de Spire

Son Éminence révérendissime
Rudolf Voderholzer
Évêque de Ratisbonne

Son Éminence révérendissime
Gerhard Feige
Évêque de Magdebourg

 

Source Diakonos.be

Dans le Monde #NLQ #USA

États-Unis : nomination d’un nouvel évêque pour l’éparchie de Parme des Ruthènes

Le pape François a nommé un nouvel évêque pour l’éparchie de Parme des Ruthènes en la personne du révérend-père Milan Lach, SJ, lequel est originaire de Slovaquie. Ordonné prêtre en 2001, il avait été jusqu’ici auxiliaire de l’archevêque gréco-catholique de Prešov (Slovaquie) mais surtout administrateur sede vacante de l’éparchie de Parme des Ruthènes depuis le 24 juin 2017.

C’est donc un jeune jésuite – il est âgé de 44 ans – qui dirigera un important diocèse de rit byzantin américain. Il doit prendre la succession de Mgr John Michael Kudrick, qui avait démissionné en mai 2016.

L’éparchie de Parme, qui est affectée à des catholiques de rit byzantin, est située aux États-Unis, dans l’État de l’Ohio. La particularité de la conférence épiscopale de ce pays (l’USCCB) est qu’elle comprend beaucoup de diocèses  catholiques des différents rits orientaux.

A la une #NLQ

L’édito – L’Eglise en débat

 

Chaque jour InfoCatho ouvre ses colonnes au débat. Si les dogmes ne sont pas objets de discussion, bien des aspects quotidiens de la vie et du monde sont sujets à controverse. Ce mois-ci sur InfoCatho nous avons soumis cinq grandes questions à quelques plumes catholiques.

 

Eglise et société

L’humanisme est-il chrétien ?

Gérard Leclerc : Mai 68, une révolution spirituelle ?

Attentats – Ne nous habituons pas au mal . Mgr Lebrun

Benoit XVI : “Sans Dieu, les droits de l’homme s’effondrent”

Bilan des Etats généraux de la bioéthique : vers un embarras parlementaire ?

Pour commencer une réforme de la laïcité à la française

Si l’Eglise ne défend pas le symbole du christianisme, qui le fera ?

Faut-il dépénaliser totalement l’avortement ?

Liberté de la presse en danger ?

 

 

Troubles internes à l’Eglise

L’évolution de l’Eglise catholique post-conciliaire est une mise en garde aux orthodoxes qui rêvent d’un concile

Abus sexuels dans l’Eglise – Que nous est-il arrivé ? par Mgr de Moulins-Beaufort

Le C9, le groupe de cardinaux chargé de réfléchir à la réforme de la Curie, s’effrite. Trois cardinaux quittent le groupe.

Une curieuse absence dans “Gaudete et exultate”

Appel pastoral aux Evêques pour une réaffirmation apostolique de l’Evangile

 

La France et les chrétiens

 

Stéphane Bern présente un documentaire décevant sur Jésus

La refrancisation par la rechristianisation

 

Faut-il lire Thérèse Hargot ?

 

J’aime, je veux, je fais : vraiment ? Une nouvelle mise en garde sur Thérèse Hargot

Les moines du Barroux mettent en garde contre Thérèse Hargot

 

Les chrétiens face aux grandes problématiques du XXIème siècle

 

Le cardinal Müller : “l’homophobie est un instrument de domination totalitaire”

Mgr Aupetit s’engage pour la Vie contre la culture de mort

La famille et le totalitarisme de Michael O’Brien

Mgr Willem Eijk fait référence à la grande apostasie avant l’avènement du Christ

Le véritable anticonformiste ? C’est le jeune qui croit ! Cardinal Piacenza

“Les chrétiens qui affirment ne pas croire à la Résurrection en ont une représentation fantastique, féérique et incroyable”

 

Asie #Dans le Monde #NLH #NLQ

Retour sur une journée de prière pour l’Église en Chine

Passée sous silence, la journée du 24 mai était aussi la journée de prière pour l’Église en Chine. Cette journée a été instituée par le pape Benoît XVI. En fait, il s’agit de la coïncidence avec la fête de notre-Dame de Sheshan. On notera que la Sainte Vierge est représentant en train de fouler aux pieds le dragon, allusion au démon vaincu par Marie.

Notre-Dame de Sheshan est, en effet, un important sanctuaire marial de la Chine, situé dans la banlieue de la ville de Shanghaï. Un lieu important dans le catholicisme chinois, dont la particularité est d’être fréquenté par les catholiques de différentes obédiences ; les communautés dites “officielles” comme celles réputées “souterraines” y organisent des pèlerinages. Enfin, à Notre-Dame de Sheshan, il y a également un séminaire.

Pour Églises d’Asie, cette journée doit rappeler l’étroite surveillance dont les catholiques de Chine font l’objet, mais également la piété mariale des catholiques de Chine.

 

Depuis 2007, le 24 mai marque pour les catholiques une journée de prière pour l’Église en Chine. Instituée par le pape Benoît XVI, cette date coïncide avec la fête de Notre-Dame de Sheshan, un sanctuaire marial de la grande banlieue de Shanghai. Cette journée est une invitation à prier pour la communion et la réconciliation des catholiques chinois. L’Église qui est en Chine a en effet traversé d’intenses moments de persécution, qui marquent aujourd’hui encore les catholiques chinois et génèrent toutes formes de divisions.

À l’heure où le régime chinois ne relâche en rien son emprise sur les groupes religieux, cette journée de prière garde toute son actualité. Quoique les musulmans et les Tibétains soient les plus affectés par les politiques de contrôle, les chrétiens ne sont pas épargnés. Durant ces derniers mois, les principes d’encadrement strict des activités religieuses ont été très officiellement rappelés au niveau national. Le Président Xi Jinping ne cesse de rappeler que toutes les religions doivent se « siniser » davantage et promouvoir le socialisme aux spécificités chinoises. De plus, la province du Henan vient de lancer une campagne de contrôle très stricte des chrétiens, en interdisant par exemple l’accès aux églises aux jeunes, ou en détruisant les signes religieux sur certains bâtiments. Les autorités chinoises envoient donc des signaux ambigus, et parfois hostiles, aux citoyens qui veulent suivre le Christ.

Mais si l’attitude des autorités est peu encourageante, il faut rappeler que la journée de prière instituée par le pape n’est pas tournée contre le gouvernement chinois, mais pour une plus grande communion au sein de l’Église de Chine. Cette journée de prière est destinée spécialement aux catholiques chinois vivant à l’intérieur ou à l’extérieur de la Chine, afin qu’à l’exemple de Marie, Secours des chrétiens, ils persévèrent dans l’adversité et nourrissent la communion entre eux et avec le Saint-Père. Même si l’on peut regretter la défiance des autorités civiles, il faut reconnaître que la division de l’Église dans certaines régions du pays, entre communautés dites « officielles » ou « clandestines », n’est pas qu’une simple question politique. Ces divisions et conflits révèlent également un défi spirituel que la prière peut aider à surmonter.

La suite peut être lue ici.

Pour rappel, dans sa lettre du 27 mai 2007, Benoît XVI écrivait :

Chers Pasteurs et fidèles, le 24 mai, qui est consacré à la mémoire liturgique de la bienheureuse Vierge Marie, Auxiliaire des chrétiens — vénérée avec tant de dévotion dans le sanctuaire marial de Sheshan à Shanghaï —, pourrait devenir, dans l’avenir, une occasion pour les catholiques du monde entier de s’unir par la prière à l’Église qui est en Chine.