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Incendie de Notre-Dame de Paris : message du pape François à Mgr Michel Aupetit

Le pape François a adressé un message à l’archevêque de Paris, Mgr Michel Aupetit. Il est daté du 16 avril 2019. Le souverain pontife“appelle la bénédiction de Dieu sur les habitants de Paris et sur tous les Français”.

Voici le texte de ce message :

MESSAGE DU PAPE FRANÇOIS
À MGR MICHEL AUPETIT, ARCHEVÊQUE DE PARIS

 

S.E. Mgr Michel AUPETIT
Archevêque de Paris

Suite à l’incendie qui a ravagé une grande partie de la cathédrale Notre Dame, je m’associe à votre tristesse, ainsi qu’à celle des fidèles de votre diocèse, des habitants de Paris et de tous les Français. En ces Jours Saints où nous faisons mémoire de la passion de Jésus, de sa mort et de sa résurrection, je vous assure de ma proximité spirituelle et de ma prière.

Cette catastrophe a gravement endommagé un édifice historique. Mais j’ai conscience qu’elle a aussi affecté un symbole national cher au cœur des Parisiens et des Français dans la diversité de leurs convictions. Car Notre Dame est le joyau architectural d’une mémoire collective, le lieu de rassemblement pour nombre de grands événements, le témoin de la foi et de la prière des catholiques au sein de la cité.

 En saluant le courage et le travail des pompiers qui sont intervenus pour circonscrire l’incendie, je forme le vœu que la cathédrale Notre Dame puisse redevenir, grâce aux travaux de reconstruction et à la mobilisation de tous, ce bel écrin au cœur de la cité, signe de la foi de ceux qui l’ont édifié, église-mère de votre diocèse, patrimoine architectural et spirituel de Paris, de la France et de l’humanité.

Avec cette espérance, je vous accorde de grand cœur la bénédiction apostolique, ainsi qu’aux Évêques de France et aux fidèles de votre diocèse, et j’appelle la bénédiction de Dieu sur les habitants de Paris et sur tous les Français.

16 avril 2019

Franciscus Pp.

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Le cardinal Müller défend le texte de Benoît XVI

Le cardinal Müller, préfet émérite de la Congrégation pour al doctrine de la foi, défend le texte de Benoît XVI sur les abus sexuels dans l’Église. Voici un extrait d’entretien publié sur le site Pro Liturgia :

Kath.net : Eminence, que pensez-vous du texte publié par le Pape émérite sur les abus sexuels dans l’Eglise ?

 

Cardinal Müller : C’est l’analyse la plus approfondie qui soit de la genèse de la crise de crédibilité de l’Eglise en matière de morale sexuelle, et plus intelligente que toutes les contributions que l’on a pu entendre lors du sommet de la Conférence des évêques prises ensemble. Il y a abus de l’autorité spirituelle lorsque des supérieurs justifient leur style autoritaire ou manipulateur par des raisons pseudo religieuses et le font passer pour la volonté divine. Mais les péchés contre le 6e commandement du Décalogue ont pour cause l’usage abusif de la sexualité masculine ou féminine que nous avons reçue de Dieu. Mélanger ces deux sortes de péchés dans le seul but de masquer de mauvaises pratiques sexuelles, est la marque d’un échec patent de l’autorité dans l’Eglise.

 

Nous ne sortirons pas de cette crise en usant de termes creux comme « cléricalisme », ou par la recherche d’une morale sexuelle guidée par le principe égoïste de plaisir, mais en nommant le mal par son nom. L’effondrement de la morale bourgeoise, déjà poreuse depuis longtemps, due à une « révolution sexuelle globale » (titre d’un livre de Gabriele Kuby), et l’essai infructueux de mettre au point une morale catholique déconnectée de la loi naturelle et de la révélation ont déjà conduit chez de nombreuses personnes à l’ébranlement de la conscience morale.

La responsabilité en revient également à ceux qui ont reçu du Christ la mission d’enseigner aux hommes tout ce que le Seigneur lui-même a enseigné aux Apôtres et par là à leurs successeurs dans le ministère épiscopal et sacerdotal.

 

Kath.net : A peine quelques heures après la parution du texte de Benoît XVI, les indéracinables antis-ratzingériens étalaient déjà leurs critiques dans les médias. Qu’en pensez-vous ?

 

Cardinal Müller : On ne peut pas parler ici de critiques, car le mot critique signifie distinguer entre des notions pointues dans le but de faciliter la compréhension de questions importantes. Mais, ces gens, non seulement ne sont pas croyants, mais en plus ne réfléchissent pas. Et avant tout, il leur manque la plus élémentaire des politesses. L’histoire se répète. Pensons à Saint Etienne qui avait été le témoin de la vérité du Christ : « Ceux qui écoutaient ce discours avaient le cœur exaspéré et grinçaient des dents contre Etienne. » (cf. Act 7, 54).

 

Ils parlent de renouveau et de réforme de l’Eglise, mais n’ont en tête que l’adaptation à leur propre état de décadence. Il est impensable que ceux qui possèdent ne serait-ce qu’une étincelle d’amour chrétien, se laissent entraîner par ce genre de pamphlet grossier. En effet, comment l’amour peut-il encore structurer la foi dans un contexte où la foi au Dieu de la Révélation en Jésus-Christ a été abandonnée ou bien lorsque ne subsistent que quelques éléments de cette foi pour tenter de justifier une vision du monde autoréférentielle.

 

Il est scandaleux de voir que des évêques catholiques financent, en détournant les fonds propres de l’Eglise, des organismes qui soutiennent ouvertement des positions incompatibles avec l’enseignement catholique sur la foi et la morale. Je sais, bien sûr, que les évêques concernés voient les choses autrement, parce qu’ils définissent selon leur bon plaisir ce qui est catholique et ce qui ne l’est pas. Leur vision du monde repose sur la distinction un peu primitive entre progressisme et conservatisme. Ce qui relève de la foi catholique telle qu’elle a été formulée jusqu’ici est ainsi qualifié de « conservatisme » et seule leur vision « progressiste » serait l’avenir de l’Eglise, comme dans ces autres contrées anciennement catholiques et dévastées par de semblables idéologies.

 

En conséquence, il s’agit pour eux de mettre hors-jeu, ou du moins de museler, ces catholiques catalogués « conservateurs » qui restent fidèles à la Sainte Ecriture, à la Tradition Apostolique et au Magistère. Et dans ce but, tous les moyens sont bons, jusqu’à la calomnie et le déshonneur. Car est permis tout ce qui sert son intérêt propre qui est, bien sûr, identifié au bien commun. C’est de cette façon qu’a été traité aussi mon « Manifeste pour la foi » : comme un ensemble de demi-vérités, un choix d’idées subjectives, éloignées de la Sainte Ecriture, des propos sortis de leur contexte… comme si la Trinité, l’Incarnation, la sainteté de l’Eglise, la divine Liturgie, l’unité de la foi et de la morale, le jugement dernier et la vie éternelle, n’étaient pas, dans la « hiérarchie des vérités » (d’après le Décret sur l’œcuménisme du Concile Vatican II au n°11), le « fondement de la foi ».

 

L’infâme refus de Dieu qui s’expose ainsi est à son comble lorsqu’on se sert du crime et du péché mortel constitués par l’abus sexuel de jeunes mineurs pour couvrir la bénédiction des actes homosexuels entre adultes, pour ridiculiser le célibat des prêtres et les vœux des religieux et banaliser les péchés contre l’indissolubilité du mariage.

 

Source : site Pro Liturgia

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Une photo récente de Benoit XVI pour terminer la semaine

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Le pape François ou l’apologie des migrations

Le pape François s’est rendu au Maroc les 30 et 31 mars derniers à l’invitation du roi Mohammed VI. L’occasion, pour lui, d’aborder une nouvelle fois le thème des migrations, par un discours immigrationniste qui ignore le malaise identitaire qui étreint l’Europe.

 

Est-ce parce qu’il est issu d’une famille de migrants piémontais installés en Argentine que le pape François prend si à cœur la question migratoire ? Il est vrai que la situation s’est dégradée en Méditerranée où l’on dénombre près de 17 000 personnes décédées depuis 2014. Personne ne peut rester insensible à cette tragédie humaine et accepter que la mare nostrumdevienne un cimetière, comme l’avait expliqué le pape devant le Parlement européen en 2014.

 

Mais, au Maroc où il s’est rendu les 30 et 31 mars derniers, c’est un discours bien plus politique qu’il a tenu, notamment lors d’une visite d’un centre de la fondation Caritas qui abrite des migrants africains. Dans le prolongement de ses précédentes prises de position, le pape François se fonde sur le pacte de Marrakech approuvé par les représentants de 160 pays en décembre dernier, pour exiger « une migration sûre, ordonnée et régulière » qui profitera aux sociétés des pays d’accueil. Celles-ci « en seront enrichies si elles savent valoriser au mieux la contribution des migrants, en prévenant tout type de discrimination et tout sentiment xénophobe ». L’idée est de pouvoir construire « une société interculturelle et ouverte », avec « des villes accueillantes, plurielles et attentives aux processus interculturels, capables de valoriser la richesse des différences dans la rencontre de l’autre ».

 

S’il rappelle « le droit d’émigrer » comme « celui de ne pas être contraint à émigrer », le pape voit avant tout dans l’immigration une source d’enrichissement mutuel. Il n’a probablement pas à l’esprit le déracinement des immigrés ni les difficultés d’intégration qu’engendre une immigration de masse, surtout quand l’immigré porte une culture différente de celle du pays d’accueil. Il s’agit, pour lui, d’une obligation morale qui ne souffre aucun doute. D’ailleurs, il culpabilise ceux qui s’opposent à la pression migratoire, en expliquant qu’ils cèdent à « la peur » qui fait le lit « des populismes » qui, par le passé, ont pu conduire Hitler au pouvoir. On croirait entendre un dignitaire du parti socialiste ; mais non, il s’agit du pape.

Le pape n’a probablement pas à l’esprit le déracinement des immigrés ni les difficultés d’intégration qu’engendre une immigration de masse, surtout quand l’immigré porte une culture différente de celle du pays d’accueil.

Une donnée principale doit lui échapper, celle du nombre. Engels disait qu’« à partir d’un certain nombre, la quantité devient une qualité ». De fait, s’il est possible d’assimiler des individus ou des familles, la même entreprise devient beaucoup plus problématique avec des masses. Or, le pape néglige la question des équilibres démographiques. Il voit d’ailleurs comme un signe positif la situation minoritaire des chrétiens au Maroc car « notre mission de baptisés, de prêtres, de consacrés, n’est pas déterminée particulièrement par le nombre ou par l’espace que nous occupons ».

Dans ces conditions, pourrons-nous toujours rester chrétien demain en Europe si l’on accueille autant de migrants musulmans qui gardent leur culture et forment des poches de contre-sociétés au cœur du monde occidental ? Quelle « culture de la rencontre » pour les « petits blancs » obligés de quitter leur quartier pour ne pas subir la pression de l’islam, majoritaire dans certains pans du territoire ?

Pourrons-nous toujours rester chrétien demain en Europe si l’on accueille autant de migrants musulmans qui gardent leur culture et forment des poches de contre-sociétés au cœur du monde occidental ?

Pour celui qui considère l’Europe comme « une grand-mère fatiguée » (discours au Parlement européen, novembre 2014) et se méfie de l’invocation des racines chrétiennes qui peuvent porter en elle des relents de « colonialisme » (La Croix, interview du 19 mai 2016), « l’Europe a été formée par les mouvements migratoires et c’est sa richesse », comme il l’affirme lors de la conférence de presse tenue dans l’avion qui le ramenait du Maroc.

 

Pas étonnant, dès lors, qu’il prône le multiculturalisme puisqu’il ne voit aucun socle culturel commun qui unifie l’Europe. C’est peut-être là l’omission la plus grave. Certes, l’Europe est, à bien des égards, une société post-chrétienne qui a renié son héritage chrétien mais celui-ci reste ancré au cœur de sa culture. Que la culture chrétienne n’intéresse pas le saint Père, voilà qui est particulièrement préoccupant !

Si le christianisme est avant tout une relation personnelle à Dieu, il s’enracine aussi dans une culture qui forme un socle commun permettant à tous de pouvoir échanger et se comprendre quelles que soit sa religion.

Car si le christianisme est avant tout une relation personnelle à Dieu, il s’enracine aussi dans une culture qui forme un socle commun permettant à tous de pouvoir échanger et se comprendre quelles que soit sa religion. Si ce socle commun disparaissait sous la poussée de l’islam, nos sociétés deviendraient éclatées et ce serait probablement la fin de la civilisation européenne qui a porté le christianisme au cours de son histoire pendant plus de deux mille ans. Est-ce cela que souhaite le pape argentin ?

 

Benoit Dumoulin

Source L’incorrect

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Racines, identité, patriotisme au coeur d’un message du pape à des jeunes

Dans un long dialogue sous forme de questions-réponses avec les jeunes, le Pape est revenu sur plusieurs sujets qui lui sont chers, comme la souffrance des enfants. Il a expliqué que dans certaines situations, ce ne sont pas des réponses logiques et intellectuelles que recherchent les enfants, mais tout simplement le regard de leur papa ou de leur maman, qui est le plus beau cadeau qui puisse leur donner de la force. « Le regard d’un homme qui est devenu papa, d’une femme qui est devenue maman, ne s’achète pas dans les magasins », a affirmé le Pape, en rappelant que « c’est la grandeur de la fécondité qui te fait grandir et les questions qui n’ont pas de réponses vont feront grandir dans le sens du mystère ».

« Sur la conscience d’un peuple qui fabrique les armes et les vend il y a la mort de chaque enfant, de chaque personne, il y a la destruction des familles », a rappelé le Pape avec clarté. Dans le monde il y a plus de 900 millions de mines anti-personnel, qui tuent et mutilent de pauvres paysans. Ceci, ce n’est pas Dieu qui l’a fait, a martelé le Pape. « C’est toi qui l’as fait, nous, ma patrie, mon pays », a encore souligné François en revenant sur l’expérience d’un jeune participant au Synode, un ingénieur qui avait remporté un concours pour travailler dans une usine où l’on fabrique des armes mais qui n’a pas voulu salir ses mains et son intelligence pour faire des choses qui auraient tué des autres. « Nous avons besoin de ces jeunes courageux », a expliqué le Pape, et non pas de jeunes passifs et suivistes qui tombent, par exemple, dans le mimétisme du harcèlement en suivant les plus forts.

Cultiver ses  racines et lutter contre le relativisme
Concernant la question du lien entre la préservation de notre identité et la confrontation aux autres cultures, le Pape a expliqué que notre société ne devait pas se satisfaire d’être « liquide»mais au contraire cultiver ses racines. Pour cela, les jeunes doivent parler avec les anciens, qui « sont la mémoire du peuple ». La génération intermédiaire, qui a été celle du changement, « n’est pas tellement capable » aujourd’hui de transmettre les valeurs comme les personnes plus âgées. Le Pape a évoqué ses souvenirs personnels de Buenos Aires, quand il exhortait les jeunes à aller rencontrer les anciens dans les maisons de repos. Ils jouaient de la guitare et petit à petit les personnes âgées s’animaient, et finalement les jeunes ne voulaient pas partir : ils étaient fascinés par les anciens, qui leur apportaient des racines.

Le Pape a aussi insisté sur la question de l’identité, sans laquelle on ne peut pas construire une culture du dialogue. « Il y a des gens qui ne savent pas quelle est leur identité et qui vivent de modes », de feux d’artifice qui après cinq minutes disparaissent. « Nous ne sommes pas des champignons, nés seuls, non : nous sommes des gens nés dans une famille, dans un peuple et souvent cette culture liquide nous fait oublier l’appartenance à un peuple. Une critique que je ferais, c’est le manque de patriotisme. Le patriotisme, ce n’est pas seulement aller chanter l’hymne national ou rendre hommage au drapeau. Le patriotisme, c’est l’appartenance à une terre, à une histoire, à une culture… et ceci, c’est l’identité. L’identité, c’est l’appartenance. On ne peut pas avoir d’identité sans appartenance », a insisté le Pape argentin.

Ne pas avoir peur de l’altérité
Mais le Pape a aussi insisté sur le fait qu’il ne faut pas avoir peur de la rencontre avec l’autre, de la multi-ethnicité, de la multi-culturalité. Concernant les préjugés concernant les migrants, assimilés à la délinquance, le Pape a rappelé que la mafia est « made in Italia », et qu’elle est même une « valeur nationale » qui n’a pas été inventé par les Nigérians, a-t-il ironisé. Et sur le temps long, l’Europe s’est construite avec des mouvements de populations, par exemple avec les celtes venus du Nord. « Celui qui construit des murs finira esclave à l’intérieur des murs qu’il a construit, sans horizon, parce qu’il lui manque cette altérité (…). Si moi j’ai le cœur raciste, je dois bien examiner pourquoi et me convertir », a expliqué François.

Il est vrai que les gouvernements doivent faire des calculs pour évaluer leur capacité d’intégration, mais, dans tous les cas, accueillir signifie devenir plus riches. Contre la tentation de l’individualisme et de l’indifférence, il faut donc développer « une culture ouverte, qui nous permette de regarder l’étranger, le migrant, la personne appartenant à une autre culture comme un sujet à écouter, à considérer et à apprécier ».

Miser sur le long terme
Sur le plan des méthodes éducatives, les enseignants doivent se préoccuper d’ouvrir des processus en misant sur le long terme, sur la maturation des jeunes, et non pas se créer un stress focalisé sur des résultats à court terme. Il faut apprendre aux enfants à cheminer, non pas tout seuls mais en groupe, pour qu’ils apprennent à tomber et à se relever. Quant aux enseignants et surtout aux parents qui ressentent « le syndrome du nid vide » lorsque les enfants partent après avoir grandi, François les invite à « ne pas avoir peur de la solitude » car il s’agit d’une « solitude féconde ». En effet, cette distance permet aux enfants de construire d’autres nids culturels, scientifiques, sociaux.

Le Pape a conclu en priant avec les jeunes et les enseignants qui participaient à cette rencontre.

 

Source VaticanNews

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Vers une nouvelle Constitution apostolique pour organiser la Curie romaine

Le Conseil des cardinaux réuni autour du Pape François du lundi 8 au mercredi 10 avril, planche sur les contours de la nouvelle Constitution apostolique organisant la Curie romaine, et encore à l’étude de canonistes.

Praedicate evangelium (« Prêchez l’Évangile »), tel est le nom provisoire de la prochaine Constitution apostolique, décidé lors de la précédente session de travaux du Conseil des cardinaux, du 18 au 20 février dernier. Le texte sera soumis à relecture de plusieurs institutions catholiques, à commencer par les conférences épiscopales nationales, le synode des Églises orientales, les différents dicastères de la Curie, les conférences des Supérieurs et Supérieures générales, mais aussi par quelques universités pontificales.

Une Constitution publiée dans l’année
Cette nouvelle Constitution va être caractérisée par la synodalité, l’empreinte du Souverain pontife argentin. Elle doit être publiée et promulguée dans le courant de l’année 2019, indiquait le directeur par intérim de la Salle de presse du Saint-Siège, Alessandro Gisotti, lors du dernier Conseil des cardinaux en février.

« Praedicate Evangelium » a vocation à remplacer la Constitution apostolique « Pastor Bonus » promulguée par saint Jean-Paul II en 1988. Elle est également de type administratif, puisqu’elle vise à régir le fonctionnement de la Curie.

Le fonctionnement du Conseil des cardinaux
Le Pape François a instauré ces rendez-vous de travail réguliers avec des cardinaux dès la première année de son pontificat, le 3 octobre 2013. Le Conseil est aujourd’hui composé de six cardinaux : le cardinal Maradiaga, archevêque de Tegucigalpa au Honduras et coordinateur du Conseil, le cardinal Bertello, président du Gouvernorat de l’État de la Cité du Vatican, le cardinal Gracias, archevêque de Bombay en Inde, le cardinal Marx, archevêque de Munich et Freising, le cardinal O’Malley, archevêque de Boston aux Etats-Unis, et enfin le Secrétaire d’État du Saint-Siège, le cardinal Parolin.

Deux évêques italiens prennent aussi part à ces réunions de gouvernance au titre de secrétaires : Mgr Marcello Semeraro, évêque d’Albano (diocèse suburbicaire de Rome), et Mgr Marco Mellino, évêque de Cresima.

 

Source VaticanNews

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États-Unis – Mgr Wilton Gregory nommé archevêque de Washington

Comme l’avait envisagé InfoCatho, Mgr Wilton Gregory, archevêque d’Atlanta, a été nommé sur le siège de Washington. Il succède ainsi au cardinal Donald Wuerl, lequel avait été vivement mis en cause dans les récentes affaires d’abus sexuels qui ont secoué l’Église américaine. Le jeudi 4 avril 2019, le pape François a donc nommé Mgr Wilton Gregory, âgé de 71 ans, archevêque métropolite de de Washington.

Mgr Wilton Gregory est né en 1947. Il a été ordonné prêtre en 1973. Il a même été le président de la conférence épiscopale des États-Unis (USCCB) entre 2001 et 2004. Il est archevêque d’Atlanta depuis 2004. Dans son parcours, on peut noter la mise en place d’une charte de la protection de l’enfance qui constitue à ce titre un document de référence dans la lutte contre les abus sexuels dans l’Église. Il est également le premier afro-américain à être nommé à la tête de ce grand diocèse des États-Unis. C’est aussi un spécialiste des questions liturgiques.

Son ancien séminaire a publié un tweet rappelant son passage au cours duquel il fut diplômé :

Sa nomination est un signe important, aussi bien dans un diocèse que dans une Église tous deux agités par des scandales. L’ancien cardinal McCarrick, aujourd’hui réduit à l’état laïc, avait même été à la tête de ce diocèse. Mgr Wilton Gregory entrera en fonction le vendredi 17 mai 2019.

Source : Vatican News

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Le Pape François alerte contre les « menaces contre l’objection de conscience des médecins »

Dans l’avion qui le ramenait de son voyage à Rabat, au Maroc, le 31 mars dernier, le pape François a évoqué les « menaces contre l’objection de conscience des médecins » qui concernent tant les pays musulmans que les pays européens.

 

La liberté de conscience et la liberté religieuse « ne se limitent pas à la seule liberté de culte » a-t-il rappelé. Il faut également que chacun puisse « vivre selon sa propre conviction religieuse ». Il s’est alors inquiété du « retour en arrière que nous, chrétiens, nous faisons, quand nous revenons sur la liberté de conscience ». « Pensez aux médecins et aux institutions hospitalières chrétiennes qui n’ont pas le droit à l’objection de conscience, par exemple pour l’euthanasie », a-il déclaré, avant d’ajouter : « nous courons le danger que certains gouvernements retirent la liberté de conscience qui est le premier pas vers la liberté de culte ».

 

Source genethique.org

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Les autorités sud-soudanaises attendues en retraite spirituelle au Vatican

Les « leaders du Soudan du sud » sont attendus la semaine prochaine au Vatican, a indiqué mercredi le Saint-Siège dans un communiqué, mercredi 3 avril 2019.

« Je peux affirmer qu’une retraite spirituelle à l’intention des leaders du Soudan du Sud est prévue la semaine prochaine au Vatican », a déclaré le directeur de la salle de presse du Vatican, Alessandro Gisotti.

Au Soudan du Sud, un gouvernement d’union nationale doit être formé au mois de mai. A l’heure actuelle, parmi les points essentiels de l’accord encore à régler figurent les négociations concernant le contrôle de la sécurité dans la capitale – un prérequis au retour de Riek Machar – ainsi que la création d’une armée nationale.

Le président Salva Kiir et le leader rebelle et ancien vice-président Riek Machar sont ennemis jurés. Cette rivalité a déclenché en 2013 une guerre civile qui a fait 400.000 morts et près de 4 millions de déplacés.

Le Pape François a maintes fois exprimé sa préoccupation pour le Soudan du Sud. Il avait réitéré à la mi-mars son souhait de se rendre dans le pays comme signe de son « encouragement au processus de paix », à l’issue d’une audience accordée au président Salva Kiir au Vatican.

En novembre 2017, le Pape François avait présidé en la basilique Saint-Pierre de Rome, une veillée de prière pour la paix au Soudan du Sud.

 

Source Vatican News

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Le pape défend sa stratégie à l’égard de la pédophilie dans l’Eglise

Pédophilie dans l’Église : Le pape François défend sa stratégie

Le souverain pontife a répondu aux critiques qui lui reprochent l’absence de concret à l’issu du sommet sur la pédophilie.

CAPTURE D’ÉCRAN LA SEXTA
Le pape François est revenu sur les reproches de ceux qui regrettent qu’il n’y ait pas eu plus d’annonces concrètes au terme du sommet sur la pédophilie organisé au Vatican en février.
ÉGLISE CATHOLIQUE – Le pape François a espéré avoir lancé un processus d’“assainissement” de l’Église catholique, tout en reconnaissant s’être abstenu de sanctionner pour l’exemple des prêtres coupables d’abus sexuels, dans une interview diffusée dimanche 31 mars.

Dans un entretien avec la chaîne de télévision espagnole La Sexta, le souverain pontife a dit comprendre que beaucoup aient été déçus du manque de résultats concrets du sommet sur la pédophilie qui s’est tenu en février dernier au Vatican.

“Si j’avais pendu 100 curés sur la place Saint-Pierre (on aurait dit) comme c’est bien, voilà du concret. (…) J’aurais occupé le terrain, mais ce qui m’intéresse, ce n’est pas d’occuper le terrain, c’est de lancer des processus d’assainissement et cela prend du temps”.

Au terme du sommet destiné à responsabiliser les évêques de la planète, le Pape a promis “une lutte à tous les niveaux” contre les abus sexuels sur mineurs qui ne devront plus jamais être dissimulés. Mais de nombreux porte-parole des victimes ont exprimé leur frustration, lui reprochant de ne pas avoir abordé directement le problème.
La lutte contre les abus sur mineurs

Interrogé sur la question des abus sexuels sur mineurs, le Pape a expliqué que partout où les abus sont couverts, ces drames se diffusent, mais qu’une fois qu’entre en jeu « la culture de la transparence », les choses ne se diffusent plus. Il a toutefois précisé que l’objectif de ce sommet était d’ouvrir des processus, et que ceci demande du temps.

Cette interview a aussi abordé la question de la discrimination vis-à-vis des femmes. Le Pape François a déclaré qu’il est nécessaire de promouvoir les femmes dans l’Église et donc de les écouter, au-delà de la seule question des répartitions de postes et de fonctions. Il souligne aussi que la traite des femmes est un phénomène énorme. Certaines filles migrantes sont amenées en Europe avec ce piège. « L’esclavage des filles est un esclavage de terreur », a-t-il dénoncé.

 

Source