Annonces #Dans le Monde #NLQ #Orient

Irak : ordination d’un nouvel évêque syriaque catholique à Mossoul

Le vendredi 7 juin 2019, un nouvel évêque syriaque catholique a été ordonné à Mossoul. Mgr Nathanael Nizar Wadih Semaan devient ainsi le coadjuteur de Mgr Youhanna Boutros Moshe, actuel archevêque de Mossoul. Il succédera donc à ce dernier, qui a dépassé l’âge limite des 75 ans. À cet âge, tout évêque remet en effet sa démission, mais récemment, le pape François a admis la possibilité qu’un évêque puisse rester au-delà de 75 ans. Il est en tout cas vraisemblable que Mgr Nathanael Nizar Wadih Semaan remplacera rapidement Mgr Youhanna Boutros Moshe.

Articles #NLQ #Rome

Le pape François souhaite se rendre en Irak

Dans le cadre de la 92ème assemblée plénière de la Réunion des Œuvres d’Aide aux Églises Orientales (ROCAO), le Pape François envisage de se rendre en Irak « l’année prochaine ». Le pape salue l’évolution positive de ce pays. Il souhaite que l’Irak « puisse regarder vers l’avant à travers la participation pacifique et partagée à la construction du bien commun de toutes les composantes – y compris religieuses – de la société, et ne retombe pas dans les tensions venant des conflits jamais éteints des puissances régionales ».

Aucun pape ne s’est rendu en Irak. Jean-Paul II avait même caressé cet espoir avant d’y renoncer. Seuls quelques prélats de la curie romaine étaient allés dans ce pays meurtri à l’instar du cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Saint-Siège. Ce dernier a visité l’Irak en octobre 2018.

Le pape a également abordé la situation de certains pays comme l’Ukraine ou la Terre sainte. Pour cette dernière, il espère « rapidement une coexistence pacifique dans le respect de tous ceux qui habitent cette Terre, signe pour tous de la bénédiction du Seigneur ». Il a également appelé les jeunes à se libérer des « colonisations idéologiques ».

L’assemblée plénière de la ROCAO doit se terminer le 12 juin 2019.

Source Vatican News

Articles #Europe non francophone #NLQ

Roumanie : du monde en attente du pape

Ils ont été nombreux, à Sumuleu, à attendre le pape, comme on peut le voir sur ces images. Toute la communauté catholique roumaine est réunie dans ce lieu de pèlerinage situé au nord de Brasov.

Articles #NLQ #Rome

Journée des migrants – Message du pape

Il ne s’agit pas seulement de migrants : c’est le thème du message de la journée mondiale des migrants qui aura lieu le 29 septembre prochain. Dans ce texte, le Pape François rappelle que ce qui est en jeu, ce n’est pas seulement les migrants, mais nous tous.

Xavier Sartre – Cité du Vatican

Le Pape François, dans ce message qui reprend des extraits de ses textes qui abordent la question des migrants, part d’un constat : dans le contexte de la mondialisation de l’indifférence, « les migrants, les réfugiés, les personnes déplacées et les victimes de la traite des personnes sont devenus l’emblème de l’exclusion », car « on fait peser sur eux un jugement négatif qui les considère comme cause des maux de la société ».

En se penchant sur les migrants et les réfugiés, c’est sur notre sort que nous nous penchons finalement, estime le Pape. Quand on parle de migrants, on parle ainsi tout d’abord de « nos peurs ». Certes, reconnait François, il est normal « d’avoir des doutes et des craintes ». Mais « le problème, c’est quand ceux-ci conditionnent notre façon de penser et d’agir au point de nous rendre intolérants, fermés, et peut-être même – sans nous en rendre compte – racistes ». Cette peur nous prive ainsi « d’une occasion de rencontre avec le Seigneur ».

La charité commence par les autres

Parler des migrants, c’est aussi parler de charité. Et « la charité la plus élevée est celle qui s’exerce envers ceux qui ne sont pas en mesure de rendre la pareille, ni même peut-être de remercier ». D’une manière générale, c’est bien de notre humanité dont il s’agit. « Avoir de la compassion signifie reconnaître la souffrance de l’autre et passer tout de suite à l’action pour soulager, soigner et sauver ».

Cette action, elle ne doit exclure personne, précise le Pape. C’est pourquoi « le développement véritable est celui qui se propose d’inclure tous les hommes et toutes les femmes du monde, en favorisant leur croissance intégrale, et qui se préoccupe aussi des générations futures ».

Cette inclusion de tous a pour but aussi de mettre les derniers à la première place. « Jésus-Christ nous demande de ne pas céder à la logique du monde, qui justifie la prévarication sur les autres pour mon avantage personnel ou celui de mon groupe : moi d’abord et les autres après ! » met en garde François. Pas question de devenir craintif et cynique à force de se désintéresser des autres.

Agir pour les migrants c’est agir pour nous

Quand on parle des migrants, c’est donc de toute la personne, de toutes les personnes dont on parle. « Dans toute activité politique, dans tout programme, dans toute action pastorale, nous devons toujours mettre au centre la personne, sous ses multiples dimensions, y compris sa dimension spirituelle. Cela vaut pour toutes les personnes, auxquelles doit être reconnue l’égalité fondamentale » rappelle le Pape.

Le but finalement de toute notre action est bien de construire la cité de Dieu et de l’homme. Il faut faire face au piège du « développement technologique et de la consommation sans limites » qui attire tout le monde, y compris les migrants. Or leur « présence, parfois dérangeante, contribue à dissiper les mythes d’un progrès réservé à quelques-uns, mais bâti sur l’exploitation de la multitude ».

Lire les signes du temps

Le Pape résume la réponse à apporter au défi des migrations par quatre verbes : « accueillir, protéger, promouvoir et intégrer ».

« Ils expriment la mission de l’Église envers tous les habitants des périphéries existentielles, qui doivent être accueillis, protégés, promus et intégrés. Si nous mettons ces verbes en pratique, nous contribuons à construire la cité de Dieu et de l’homme, nous encourageons le développement humain intégral de toutes les personnes et nous aidons aussi la communauté mondiale à s’approcher des objectifs du développement durable qu’elle s’est donnés et qu’il sera difficile d’atteindre autrement ».

C’est pourquoi, ce n’est pas seulement des migrants dont il s’agit, « mais de nous tous, du présent et de l’avenir de la famille humaine. Les migrants, et spécialement ceux qui sont plus vulnérables, nous aident à lire les “ signes des temps ”. À travers eux, le Seigneur nous appelle à une conversion, à nous libérer des exclusions, de l’indifférence et de la culture du déchet ».

 

Source Vatican News

 

A la une #Articles #Doctrine / Formation #Livres #NLH #NLQ

Pie XII, un pape pour la France

En 1939, Pie XII est élu grâce aux cardinaux français. La presse de l’Hexagone exulte. La France a son pape, un antinazi qui la soutiendra dans la lutte contre l’hydre brune. Depuis, la réputation du souverain pontife de la Seconde Guerre mondiale a été remise en cause et on a oublié qu’il était alors considéré comme le plus humaniste des prélats.

Fondé sur des archives inédites et exhumées en France, en Italie, en Belgique et au Vatican, ce livre démontre que, du rétablissement des relations diplomatiques entre Paris et le Saint-Siège en 1920 à l’arrivée d’Hitler au pouvoir en 1933, l’Église et sa fille aînée ont fait front commun contre les totalitarismes. L’homme à la manoeuvre de cette alliance n’était autre que le jeune secrétaire d’État et futur pape Pacelli.Cet ouvrage détonant éclaire d’un nouveau jour le rôle fondamental de Pie XII, militant acharné de l’humanisme chrétien.

Une contribution majeure à l’histoire du xxe siècle.Docteur en histoire, Frédéric Le Moal est professeur au lycée militaire de Saint-Cyr et à l’Institut Albert-le-Grand. Son dernier livre, Histoire du fascisme, a reçu en 2018 le prix Ernest Lemonon par l’Académie des sciences morales et politiques.

En vente aux éditions du Cerf

Articles #Europe non francophone #NLQ

Retrait de l’évêque de Coire : communiqué commun à Mgr Vitus Huonder et à l’abbé Davide Pagliarani

Mgr Huonder – désormais évêque émérite de Coire (Suisse) – avait prévu de prendre sa retraite dans une maison de la Fraternité Saint-Pie X. Cette décision, connue depuis plusieurs mois, est formalisée par un communiqué commun à l’intéressé et au supérieur de la FSSPX, l’abbé Davide Pagliarani. C’est un texte assez inédit car il annonce à la fois que le pape a relevé Mgr Huonder de sa charge épiscopale et que de ce dernier prendra sa retraite dans une maison de la FSSPX. Qui plus, il est cosigné par l’évêque émérite et par le supérieur général de la FSSPX.

Voici le texte de ce communiqué :

Ce lundi 20 mai 2019, le pape François a relevé Mgr Vitus HUONDER de sa charge d’évêque du diocèse de Coire, en nommant un administrateur en vue de l’élection de son successeur.

Selon une volonté exprimée depuis longtemps, Mgr Huonder se retire dans une maison de la Fraternité Saint-Pie X. Le seul et unique but de cette démarche est de se consacrer à la prière et au silence, de célébrer exclusivement la messe traditionnelle, et d’œuvrer pour la Tradition, unique moyen de renouveau de l’Eglise.

La Fraternité Saint-Pie X apprécie la décision courageuse de Mgr Huonder, et se réjouit de pouvoir lui fournir le cadre spirituel et sacerdotal qu’il désire si vivement. Puisse cet exemple être suivi par d’autres, afin de « tout restaurer dans le Christ ».

Le 20 mai 2019

Monseigneur Vitus HUONDER                                          Don Davide PAGLIARANI

Evêque émérite de Coire                                                   Supérieur général FSSPX

 

(Source : FSSPX-MG / FSSPX.Actualités – 20/05/2019)

A la une #Articles #NLH #NLQ #Rome

Pape François : Vincent Lambert : « Protégeons toujours la vie, don de Dieu »

Le Pape François a fait diffuser ce lundi un tweet faisant allusion à l’affaire Vincent Lambert. Samedi, une tribune publiée dans L’Osservatore Romano par don Roberto Colombo, professeur à la faculté de médecine et de chirurgie de l’Université catholique du Sacré-Cœur, à Milan, revenait sur le cas complexe de ce patient français tétraplégique depuis 2008.

Dans un tweet publié ce lundi 20 mai 2019, jour de l’arrêt de l’hydratation et de l’alimentation de Vincent Lambert, le Pape François a diffusé ce tweet : « Prions pour ceux qui vivent dans un état de grave handicap. Protégeons toujours la vie, don de Dieu, du début à la fin naturelle. Ne cédons pas à la culture du déchet. » Cet appel s’inscrit en cohérence avec ses autres interventions sur ce dossier complexe. Le 15 avril 2018, lors de la prière du Regina Cœli, le Pape avait ainsi qualifié l’affaire Vincent Lambert de « situation douloureuse et complexe ». Il avait aussi demandé que « chaque malade soit respecté dans sa dignité et soigné d’une façon adaptée à son état de santé ».

Reprenant les prises de position nombreuses du Pape François en faveur de la vie, don Roberto Colombo rappelle dans une tribune publiée ce samedi 18 mai 2019 que « l’accueil, le respect et la protection de toute vie humaine, dans quelque condition qu’elle se trouve, est aujourd’hui le point le plus faible (et pourtant décisif) de la société, de la politique et de l’État. Ne pas accueillir tous revient à écarter quelqu’un », à l’exclure moralement, juridiquement ou physiquement, explique-t-il.

Il dénonce la « conjuration du silence » qui entourent cette question du droit à la vie des personnes lourdement handicapées, comme c’est le cas de Vincent Lambert, hospitalisé depuis 2008 au CHU de Reims. La simple définition médicale de son cas ne fait pas consensus : l’état pauci-relationnel, l’état de conscience minimale plus, ou encore l’état végétatif chronique qui lui sont attribués selon les différentes sources, ne répondent pas aux mêmes définitions. Dans son cas, l’arrêt des soins, ou plus précisément l’arrêt de l’alimentation et de l’hydratation a été mis en pratique ce lundi 20 mai, une décision du corps médical soutenue par son épouse mais à laquelle s’opposent ses parents. Le Comité international des droits des personnes handicapées, qui dépend de l’ONU, a demandé un maintien provisoire des soins, mais le gouvernement a fait savoir que la France n’était pas légalement contrainte par ce comité.

Vincent Lambert ne faisait pas l’objet d’un acharnement thérapeutique
Don Roberto Colombo fait savoir que Vincent Lambert, bien que se trouvant dans une condition de grave incapacité relationnelle avec le monde extérieur et les personnes qui lui sont proches (personne toutefois ne pouvant s’avancer avec certitude sur l’éventuelle réduction ou absence de sa “conscience interne” ou “profonde”), ne se situe pas dans un état de fin de vie, puisque sa respiration est restée autonome et n’est donc pas soumise à une assistance respiratoire, qu’il n’a pas de stimulateur cardiaque, et qu’il n’est pas traité en soins intensifs. Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne avait considéré en 2018 qu’il ne faisait l’objet ni d’un « acharnement thérapeutique » ni d’une « obstination déraisonnable ». L’an dernier également, un autre rapport rédigé par 70 médecins et spécialistes avait mis en avant la stabilité de ses conditions cliniques. Il n’est donc pas dans une situation désespérée et terminale qui pourrait rendre éthiquement acceptable l’arrêt des soins.

Pour les malades chroniques, l’hydratation et l’alimentation, y compris par des voies artificielles, sont considérées par l’Église catholique comme « un moyen ordinaire et proportionné de conservation de la vie », avait rappelé en 2007 la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. Y renoncer reviendrait donc à ouvrir la voie à une euthanasie. Récemment, l’archevêque de Reims, Mgr Éric de Moulins-Beaufort, et son évêque auxiliaire, Mgr Bruno Feillet, ont rappelé que « la grandeur de l’humanité consiste dans le fait de considérer comme inaliénable et inviolable la dignité de ses membres, spécialement les plus fragiles ». Le Pape François lui-même, prenant la parole sur la situation de Vincent Lambert, avait déclaré que « l’unique maître de la vie, du début à la fin naturelle, est Dieu. Notre devoir est de tout faire pour prendre soin de la vie », y compris des malades en état végétatif ou de conscience minimale, comme il y en a des dizaines de milliers en Europe.

Cet arrêt des soins est donc une attaque « contre la vie et la dignité de la personne. Même si une loi ou une décision de justice permettent cette action, elle reste inacceptable et indigne d’une société fondée sur le respect et l’accueil de la vie de tous », conclut don Roberto Colombo.

 

Source Vatican News

Articles #En France #NLQ

Mgr Philippe Marsset nommé évêque auxiliaire de Paris

Ce samedi 19 mai 2019, un nouvel évêque auxiliaire a été nommé à Paris. Mgr Philippe, vicaire général et curé de Notre-Dame de Clignancourt, vient d’être nommé évêque auxiliaire de Mgr Michel Aupetit. Le Père Philippe Marsset a été ordonné prêtre le 25 juin 1988. Il a exercé différentes fonctions : curé successif de certaines paroisses parisiennes, il a aussi été aumônier diocésain puis régional des Scouts de France (1994-1998), mais aussi responsable du pèlerinage du Frat des lycéens à Lourdes (1998-2002), puis aumônier national du CLER Amour et Famille (2008-2017). En septembre 2018, il avait été nommé vicaire général du diocèse de Paris. C’est un prêtre parisien, bon connaisseur du diocèse, qui est donc nommé aux côtés de Mgr Michel Aupetit.

 

A la une #Articles #NLH #NLQ #Rome

L’aide du pape aux migrants une aide hautement politisée ?

Nous avions publié l’annonce d’une aide du pape, à la Caritas grecque pour les migrants à hauteur de 100 000 euros. Une nouvelle intervention semble cette fois-ci créer la polémique.

Samedi soir, le cardinal Konrad Krajewski – ancien cérémoniaire pontifical, appelé par le pape François à transformer l’Aumônerie apostolique en bras exécuteur des œuvres charitables personnelles du Souverain Pontife – est allé en personne rouvrir les compteurs électriques de l’un des plus grands squats romains, coupés quelques jours plus tôt pour une ardoise de près de 300 000 euros.

Le problème, c’est que le squat où est intervenu le cardinal est un lieu éminemment politisé. Occupé par l’extrême-gauche romaine en 2013, il bénéficie du soutien du maire d’arrondissement du centre historique de Rome (Parti Démocratique) et de nombreux autres élus. Mieux, la fourniture d’électricité en est assurée par une entreprise semi-publique gérée par les maires de gauche de la région Émilie-Romagne. Ce n’est donc pas « l’ignoble » Matteo Salvini – auquel Mgr Krajewski a déclaré qu’il refuserait une bénédiction apostolique (Il Messaggero, le 4 mai 2019) – qui a plongé le squat dans l’obscurité mais une régie aux mains des amis politiques des squatteurs. Enfin, outre une centaine de familles, le squat abrite toute une série d’activités, y compris commerciales, qui profitent allègrement de l’illégalité qui entoure leur fonctionnement. Et se gardent bien de payer toute facture.

Pour InfoVaticana, le problème est d’abord politique

Dans ce cadre, il est difficile de ne pas qualifier le geste de Mgr Krajewski de geste politisé. Il lui suffisait d’attendre lundi matin pour régler la dette des occupants auprès du fournisseur et l’affaire était close. Dans ce cas, évidemment, la charité n’eût pas fait de bruit et il est regrettable de devoir penser que ce qui compte pour Mgr Krajewski, c’est que la charité pontificale soit au contraire objet de la plus grande publicité.

Retrouvez l’intégralité de l’article ici

A la une #Articles #NLH #NLQ #Tribunes et entretiens

Aline Lizotte – Non le pape n’est pas hérétique

Une vingtaine d’universitaires et de théologiens ont récemment publié un texte portant accusation d’hérésie contre le pape François. Ils prétendent tirer matière à ces accusations des documents magistériels du Saint-Père et, en complément, de ses décisions vis-à-vis de certains ecclésiastiques dont il aurait favorisé les comportements délictueux. Une accusation d’hérésie est particulièrement grave lorsqu’elle touche l’exercice du pouvoir de juridiction suprême et plénier du Pontife romain. Les réflexions d’Aline Lizotte tentent de montrer la gravité de l’accusation et l’incompétence de ses auteurs.

 

A lire ici