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Le Pape développe un projet d’aide pour le Soudan du Sud

Ce mercredi 21 juin 2017 a été présenté en salle de presse du Saint-Siège un programme d’aide du Pape François au Soudan du Sud. Ce pays indépendant depuis 2011 est fracturé depuis près de quatre ans par une guerre civile qui oppose les partisans du président Salva Kiir à ceux de son ancien vice-président Riek Machar. Aux dizaines de milliers de victimes directes du conflit s’ajoutent celles de la malnutrition, voire de la famine dans certaines régions ; et des épidémies comme le choléra.

Cette situation critique a empêché le Pape de visiter le Soudan du Sud cette année, comme il l’avait prévu après avoir reçu à Rome, en octobre 2016, les responsables des Églises chrétiennes du pays. Mais à travers cette opération de soutien financier baptisée « Le Pape pour le Soudan du Sud », François vise à « soutenir et encourager l’œuvre des différentes congrégations religieuses et organismes d’aide internationale qui sont présents sur le territoire et qui se dévouent infatigablement à secourir la population et à promouvoir le processus de développement et de paix », a expliqué le cardinal Peter Turkson, préfet du Dicastère pour le Service du Développement humain intégral.

Soutien en matière de santé, d’éducation et d’agriculture

D’un montant total d’environ 500.000 dollars, cette initiative vise à soutenir des projets dans le domaine de la santé, avec un soutien financier aux sœurs comboniennes qui gèrent, dans des conditions extrêmes, deux hôpitaux à Wau et Nzara ; dans le domaine de l’éducation, avec des bourses de deux ans pour des étudiants en vue de l’obtention du diplôme d’enseignement pour l’école primaire ; et dans le domaine de l’agriculture, avec un projet géré par Caritas, qui implique environ 2.500 familles déplacées en vue d’organiser leur autosuffisance alimentaire.

 

Source Radio Vatican

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Pays-Bas – Le roi et la reine au Vatican le 22 juin – L’immigration et l’argentine en commun

Le roi Guillaume-Alexandre et la reine Maxima des Pays-Bas seront reçus par le pape François le jeudi 22 juin 2017, à 10h, indique le Saint-Siège. Il s’agira de leur troisième rencontre avec le pape argentin.

Le couple royal a déjà été reçu par le pape en audience privée le 25 avril 2016. Il était également présent à l’inauguration du pontificat – un mois avant l’accession du prince Guillaume-Alexandre au trône – et avait salué le pape François à cette occasion, le 19 mars 2013, en la basilique Saint-Pierre.

Le roi est de confession protestante, selon la tradition de la maison royale néerlandaise. La reine Maxima est née à Buenos Aires (Argentine), comme le pape François, et elle est catholique.

Le roi Guillaume-Alexandre est devenu le septième souverain des Pays-Bas le 30 avril 2013, après l’abdication de sa mère, la reine Béatrix.

Le couple royal a trois filles : Catharina-Amalia, princesse d’Orange et héritière du trône, née en 2002 ; Alexia, née en 2005 ; et Ariane, née en 2007.

Le roi Guillaume-Alexandre soutient des associations aidant des personnes sans-abri, âgées, et des enfants issus de milieux populaires. En 2015, il a demandé à son premier ministre  d’augmenter la somme allouée à l’amélioration des soins de santé.

La reine Maxima est avocate et elle prête une attention particulière à la question de l’immigration.

 

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Message du pape – La justice ne porte pas que sur les rémunérations mais aussi sur l’intégration dans le processus de production

À l’occasion de l’assemblée plénière de l’Académie pontificale des Sciences sociales, qui se tient du 28 avril au 2 mai au Vatican sur le thème « Vers une société participative : de nouvelles voies pour l’intégration sociale et culturelle », le Pape François a adressé un message à Margaret Archer, la présidente de cette académie.

Le Pape y aborde tout d’abord la question de « l’élargissement aujourd’hui nécessaire de la notion traditionnelle de justice », qui ne doit pas se situer seulement sur le strict plan de la rémunération des travailleurs, mais aussi sur leur place dans le processus de production, sur leurs conditions de travail, de façon à permettre « la croissance humaine des personnes, et l’harmonie des temps de vie familiale et de travail ».

Le Pape dit regretter que le terme de « ”fraternité”, parole évangélique, reprise dans la devise de la Révolution française » ait été annulé du lexique politico-économique. Prenant l’exemple de saint François d’Assise et de ceux qui ont suivi son appel, le Pape rappelle que « la fraternité permet à des personnes qui sont égales dans leur essence, leur dignité, leur liberté, et dans leurs droits fondamentaux, de participer différemment au bien commun selon leur capacité, leur plan de vie, leur vocation, leur travail, et leur charisme de service ».

Rappelant que les luttes pour la conquête des droits sont loin d’être finies, le Pape s’inquiète de « l’exclusion et de la marginalisation de beaucoup d’une participation équitable dans la distribution à l’échelle nationale et planétaire des biens, qu’ils soient de marché ou de non-marché, comme la dignité, la liberté, la connaissance, l’appartenance, l’intégration, la paix ». Évoquant le sort des 65 millions de migrants aujourd’hui recensés dans le monde, le Pape rappelle les « nouvelles formes d’esclavage » qui se développent aujourd’hui à travers des « formes de travail forcé, de prostitution, de trafics d’organes, qui sont de vrais crimes contre l’humanité ».

Face à la gravité des enjeux, François affirme qu’une « société participative ne peut se contenter de l’horizon de la pure solidarité et de l’assistanat, parce qu’une société qui serait seulement solidaire et orientée vers le bien-être, mais qui ne serait pas fraternelle, serait une société de personnes malheureuses et désespérées de laquelle chacun chercherait à s’enfuir, et même dans des cas extrêmes avec le suicide. »

« Une société dans laquelle se dissout la vraie fraternité n’est pas capable de futur ; c’est-à-dire qu’elle n’est pas capable de progresser, cette société dans laquelle existe simplement le “donner pour avoir” ou bien le “donner pour devoir”. Voilà pourquoi, ni la vision libérale-individualiste du monde, dans laquelle tout (ou presque) est échange, ni la vision étato-centrique de la société, dans laquelle tout (ou presque) est devoir, ne sont des directions sûres pour nous faire surmonter cette inégalité, iniquité et exclusion dans laquelle nos sociétés sont aujourd’hui embourbées. Il faut trouver une voie de sortie de l’alternative suffocante entre la thèse néolibérale et cette thèse néo-étatique. En effet, justement parce que l’activité des marchés et la manipulation de la nature – ensemble mues par l’égoïsme, par l’avidité, par le matérialisme et par la concurrence déloyale – parfois ne connaissent pas de limites, il est urgent d’intervenir sur les causes de tels dysfonctionnement, surtout dans le domaine financier, plutôt que de se limiter à en corriger les effets. »

François revient ensuite dans ce message sur la notion de « développement humain intégral », précisant que « se battre pour le développement intégral veut dire s’engager pour l’élargissement de l’espace de dignité et de liberté des personnes : mais pas une liberté comprise seulement dans un sens négatif, comme une absence d’empêchements, et pas non plus seulement dans un sens positif, comme une possibilité de choix. Il faut ajouter la liberté “pour”, c’est-à-dire la liberté de poursuivre sa propre vocation de bien, sur le plan personnel comme social. L’idée clé est que la liberté va de pair avec la responsabilité de protéger le bien commun et de promouvoir la dignité, la liberté et le bien-être des autres, ainsi que de rejoindre les pauvres, les exclus et les générations futures. C’est cette perspective qui, dans les conditions historiques actuelles, si elle permet de surmonter les diatribes stériles au niveau culturel et les oppositions préjudiciables au niveau politique, permettrait de trouver le consensus nécessaire pour une nouvelle vision. »

Le Pape rappelle par ailleurs que selon la doctrine sociale de l’Église, le travail, « plus encore qu’un droit, est une capacité et un besoin imprescriptible de la personne ». Le Pape appelle donc à développer une approche « personnaliste » du travail.

Il revient aussi dans son message sur les revendications de « l’individualisme libertaire » qui a un versant « antisocial », car sa logique poussée à l’extrême amène à penser que « chacun a le “droit” de s’étendre jusque là où sa puissance le lui consent, même au prix de l’exclusion et de la marginalisation de la majorité la plus vulnérable ».

Dans le contexte de passage d’une société moderne à une société post-moderne, qui pose notamment de terribles défis sur le plan de la bioéthique, le Pape estime que « les vieilles catégories de pensées » ne suffisent plus : « il faut chercher de nouvelles voies inspirées du message du Christ ». En citant l’Évangile selon Saint-Matthieu (« cherchez avant tout le Royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît »), le Pape reprend les termes utilisés par son prédécesseur Benoît XVI dans son encyclique de Benoît XVI Caritas in Veritate, en espérant que tous les acteurs pourront participer à la vie divine en devenant les uns pour les autres « des instruments de sa grâce, pour diffuser la miséricorde de Dieu, et pour tisser des réseaux de charité et de fraternité ».

Source Radio Vatican

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Vatican – La chancelière Angela Merkel sera reçue le 17 juin

La chancelière fédérale allemande Angela Merkel sera reçue par le pape François en audience privée, le 17 juin 2017, a confirmé le Bureau de presse du Saint-Siège une semaine plus tôt.

Il s’agira de leur troisième rencontre privée, après celle du 18 mai 2013, durant laquelle avaient été soulignées les valeurs et la responsabilité de l’Europe dans le monde et celle du 21 février 2015 où il avait été question de « la lutte contre la pauvreté et la faim ; l’exploitation des êtres humains et les droits de la femme ; les défis de la santé globale et la protection de la création ».

Le pape François et Angela Merkel, à la tête de l’Allemagne depuis 2005, se sont aussi rencontrés à d’autres reprises : lors de la messe d’inauguration du pontificat, le 19 mars 2013 ; à la remise du Prix Charlemagne au pape argentin, le 6 mai 2016 ; et encore récemment, lors de l’audience aux dirigeants européens dans le cadre des célébrations du 60e anniversaire des Traités de Rome, le 24 mars 2017.

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Travail, famille, migrants et laïcité – Le discours du pape au Quirinal

Le travail des jeunes et le bien commun, mais aussi la crise migratoire, la famille  et la « laïcité positive » ont été au cœur de l’allocution du pape François lors de sa visite au palais présidentiel du Quirinal – ancien palais des papes -, à Rome, où il a été reçu par le président Sergio Mattarella, ce samedi 10 juin 2017, à 11h.

Extraits

Monsieur le Président,

(…)

Nous vivons cependant à une époque où l’Italie et l’Europe dans son ensemble sont appelées à affronter des problèmes et des risques de différentes natures, comme le terrorisme international qui se nourrit du fondamentalisme ; le phénomène migratoire, augmenté par les guerres et par les graves déséquilibres sociaux et économiques de nombreuses régions du monde ; et la difficulté des jeunes générations à accéder à un travail stable et digne, ce qui contribue à augmenter la manque de confiance dans l’avenir et ne favorise pas la naissance de nouvelles familles ou d’enfants.

Mais je me réjouis de relever que l’Italie, grâce à la générosité active de ses citoyens et grâce à l’engagement de ses institutions, et en faisant appel à ses abondantes ressources spirituelles, s’engage pour transformer ces défis en occasions de croissance et de nouvelles possibilités.

J’en veux pour preuve, notamment, l’accueil de nombreux réfugiés qui débarquent sur ses côtes, l’action des premiers secours garantie par ses navires en Méditerranée, et l’engagement de foules de bénévoles, parmi lesquels se distinguent des associations et des organismes de l’Eglise et le réseau capillaire des paroisses. J’en veux pour preuve aussi le lourd engagement de l’Italie dans le domaine international en faveur de la paix, du maintien de la sécurité et de la coopération entre les Etats.

 

(…)

Pour ce qui est du vaste et complexe phénomène migratoire, il est clair qu’un petit nombre de nations ne peuvent pas le prendre entièrement en charge, en assurant une intégration ordonnée des nouveaux arrivants dans son tissu social. C’est pourquoi il est indispensable et urgent que se développe une coopération internationale large et décisive.

Pari les questions qui interpellent le plus aujourd’hui qui a à cœur le bien commun, et en particulier les pouvoirs publics, les entrepreneurs et les syndicats de travailleurs, c’est celle du travail. J’ai eu l’occasion de la toucher, non pas de façon théorique mais par un contact direct avec les personnes, des travailleurs et des chômeurs, lors de mes visites en Italie, y compris la plus récente, à Gênes. Je renouvelle mon appel à générer et à accompagner des processus qui donnent lieu à de nouvelles possibilités de travail digne. Le malaise des jeunes, les poches de pauvreté, la difficulté que les jeunes rencontrent pour former une famille et mettre des enfants au monde trouvent un dénominateur commun dans l’insuffisance de l’offre de travail, parfois tellement précaire et tellement peu rétribué qu’il ne permet pas de faire de projets.

Il faut une alliance de synergies et d’initiatives pour que les ressources financières soient mises au service de cet objectif de grande ampleur et de grande valeur sociale, et qu’elles ne soient pas au contraire enlevées et dispersées dans des investissements surtout spéculatifs qui dénotent un manque de vision à long terme, une insuffisance de prise en considération du vrai rôle de qui fait l’entreprise, et, en dernière analyse, d’une faiblesse et d’un instinct de fuite devant les défis de notre époque.

Un travail stable ainsi qu’une politique effectivement engagée en faveur de la famille, lieu premier et principal où se forme la personne-en-relation, sont les conditions d’un développement durable authentique et d’une croissance harmonieuse de la société. Ce sont les deux piliers qui soutiennent la maison commune et qui la fortifient pour affronter l’avenir avec un esprit non pas résigné ni craintif, mais créatif et confiant. Les nouvelles générations ont le droit de pouvoir marcher vers des objectifs importants et à la portée de leur destin de façon à ce que, poussés par de nobles idéaux, ils trouvent la force et le courage d’accomplir à leur tous les sacrifices nécessaire pour atteindre le but, pour construire un avenir digne de l’homme, dans les relations, dans le travail, dans la famille et dans la société.

Dans ce dessein, on attend de tous ceux qui ont une responsabilité dans le domaine politique et administratif un travail patient et humble pour le bien commun, qui cherche à renforcer les liens entre les personnes et les institutions, afin que, grâce à ce tissage tenace et par ce commun engagement, se développe la vraie démocratie, et que l’on mette en route des solutions aux questions que, du fait de leur complexité,  personne ne peut se targuer de résoudre tout seul.

L’Eglise, en Italie, est une réalité vivante, fortement unie à l’âme du pays, à ce que ressent la population. Elle en vit les joies et les douleurs, et elle cherche, selon ses possibilités, à en alléger les souffrances, à renforcer le lien social, à aider chacun construire le bien commun. En cela aussi, l’Eglise s’inspire de l’enseignement de la constitution pastorale du concile Vatican II, Gaudium et spes, qui souhaite la collaboration entre communauté ecclésiale et communauté politique en tant qu’elles sont toutes les deux au service des mêmes personnes humaines. Un enseignement qui a été consacré, dans la révision du concordat, de 1984, dans le premier article de l’Accord, où l’on mentionne l’engagement de l’Etat et de l’Eglise « à une collaboration réciproque pour la promotion de l’homme et du bien du pays ».

Cet engagement, avec le rappel du principe de la distinction fixée par l’art. 7 de la Constitution, exprime et a promu en même temps une forme particulière de laïcité, ni hostile ni conflictuelle, mais amicale et collaborative, dans la rigoureuse distinction des compétences propres des institutions politiques d’un côté et religieuses de l’autre. Une laïcité que mon prédécesseur Benoît XVI a définie comme « positive ». Et l’on ne peut s’empêcher de constater, grâce à elle, l’excellence de l’état des relations de collaboration entre l’Eglise et l’Etat en Italie, au bénéfice des personnes et de toute la communauté nationale.

L’Italie a aussi le devoir et l’honneur d’avoir, en son cœur, le siège du gouvernement universel de l’Eglise catholique. Il est évident qu’en dépit des garanties offertes par le Traité de 1929, la mission du Successeur de Pierre ne serait pas facilitée sans la disponibilité et la collaboration cordiale et généreuse de l’Etat italien. On a pu en avoir une nouvelle démonstration au cours du récent Jubilé extraordinaire, qui a vu tant de fidèles venir à Rome, auprès des tombeaux des apôtres Pierre et Paul, dans un esprit de réconciliation et de miséricorde. En dépit de l’insécurité de notre époque, les célébrations jubilaires ont pu se dérouler de façon tranquille et avec un grand bénéfice spirituel. Le Saint-Siège est pleinement conscient et sincèrement reconnaissant du grand engagement assuré par l’Italie à ce sujet.

 

(…)

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Nigéria – Le pape exige des prêtres un acte d’obéissance écrit sous peine de suspens a divinis

Nous avons relaté la semaine dernière cette affaire du diocèse d’Haira dont une partie des fidèles et du clergé refuse l’évêque nommé par Rome, pour raison ethnique.

La réponse du pape est énergique.

Tout prêtre du diocèse d’Ahiara (Nigeria) doit écrire au pape François avant le 9 juillet 2017 pour déclarer son obéissance au pape et qu’il accepte l’évêque envoyé par celui-ci, sous peine d’être suspens a divinis (voir notre article sur la suspens a divinis) et de perdre son ministère. Le pape tape du poing sur la table en disant sa « douleur » pour le mal infligé au « Peuple de Dieu ».

C’est en effet par ce remède énergique que le pape entend guérir « la blessure infligée à la communion ecclésiale » et le « scandale » procuré au Peuple de Dieu par le refus d’accueillir l’évêque nommé en 2013, révèle le Vatican qui publie, en italien et en anglais, ce samedi 10 juin 2017, les paroles prononcées par le pape jeudi 8 juin.

Le pape François a en effet reçu en privé une délégation du diocèse d’Ahiara (Nigeria), le 8 juin 2017, au Vatican, à propos d’un conflit dit « ethnique » autour de la nomination de l’évêque diocésain : une situation « lamentable », indiquait un communiqué du Vatican.

La délégation était accompagnée de l’archevêque d’Abuja et administrateur apostolique d’Ahiara, le cardinal John Onaiyekan, de l’archevêque métropolite d’Owerri, Mgr Anthony Obinna, de l’archevêque de Jos et président de la Conférence épiscopale du Nigeria, Mgr Ignatius Kaigama, et de l’évêque d’Ahiara lui-même, Mgr Peter Ebere Okpaleke. Trois prêtres, une religieuse ainsi qu’un chef traditionnel, représentaient aussi le diocèse.

Le conflit a éclaté en 2013, du fait du refus de certains d’accepter la nomination de Mgr Okpaleke à la tête du diocèse, pour des raisons présentées comme ethniques. Après une « évaluation attentive », le pape François a souligné le « caractère inacceptable de la situation ».

En 2013, le cardinal Onaiyekan avait été nommé administrateur apostolique d’Ahiara en attendant de parvenir à une solution. Le pape vient de trancher.

Au cours de leur séjour à Rome, les membres de la délégation ont participé à la célébration de la messe matinale à Sainte-Marthe avec le pape François. Ils ont aussi rencontré le cardinal secrétaire d’Etat Pietro Parolin et le préfet de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples, le cardinal Fernando Filoni.

Voici notre traduction des paroles du pape François qui indique ce que doit contenir la lettre de « demande de pardon » : le pape diagnostique un « péché mortel » qu’il identifie comme une « appropriation de la vigne du Seigneur » et non pas un conflit ethnique.

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Crise au Venezuela – Le pape recevra le président de la conférence épiscopale

Le Pape François rencontrera la présidence de la Conférence épiscopale du Venezuela jeudi 8 juin 2017 au Vatican. C’est ce qu’indique un communiqué de la salle de presse du Saint-Siège publié lundi 5 juin en début de soirée. Cette rencontre est souhaitée par l’épiscopat vénézuélien alors que la contestation populaire se poursuit dans le pays. Après plus de 2 mois de manifestations, les évêques souhaitent agir pour sortir leur pays de cette profonde crise.

 « Jeudi prochain, le 8 juin, le Saint-Père recevra en audience le Conseil de présidence de la Conférence épiscopale du Venezuela », informe Greg Burke, le directeur de la salle de presse du Saint-Siège. Il précise que la demande de rencontre vient des évêques, qui désirent « parler avec le Pape de la situation » du pays. Selon le site de la conférence épiscopale du Venezuela (CEV), six évêques seront reçus en audience privé : Mgr Diego Padrón, le président de la CEV ; Mgr José Luis Azuaje, premier vice-président ; Mgr Mario Moronta, second vice-président ; Mgr Víctor Hugo Basabe, secrétaire général ; ainsi que les présidents honoraires, le cardinal Jorge Urosa Savino, archevêque de Caracas, et le cardinal Cardozo, archevêque de Mérida.

Le Venezuela fait face à une crise économique et sociale, avec une pénurie d’aliments et de médicaments, mais aussi politique puisque le président Nicolas Maduro veut faire élire une assemblée constituante le 30 juillet prochain. « Il ne faut pas réformer la Constitution, mais l’appliquer », dénonçaient les évêques il y a un mois. Réunis en assemblée plénière, ils faisaient part de leur tristesse devant la violence, la violation des droits humains et la souffrance du peuple vénézuélien. Les manifestations qui se succèdent depuis deux mois ont déjà fait 65 morts.

Dans le communiqué final de l’assemblée plénière, les évêques réitéraient leur « engagement », leur « communion » et leur « obéissance » au Pape, qu’ils remerciaient pour son « accompagnement constant » et son message du 5 mai. Le Saint-Père assurait alors suivre « avec préoccupation la situation du bien-aimé peuple vénézuélien », affligé par de graves problèmes. Le 14 mai, le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Saint-Siège et ancien nonce à Caracas, assurait penser de son côté que la solution, « ce sont les élections ».

Source Radio Vatican

 

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Un coup de téléphone entre le pape et Macron pour parler de la pluie et du beau temps ?

Le climat aurait-il été à l’ordre du jour (ou le sujet) de l’appel entre le pape et le président Macron ?

Le pape François et le président de la République française Emmanuel Macron se seraient entretenus une dizaine de minutes au téléphone, le 2 juin 2017, a rapporté la presse française. Au menu de la conversation : le climat, les réfugiés, et une invitation à un voyage apostolique dans l’Hexagone.

Il s’agissait de leur premier entretien depuis l’élection d’Emmanuel Macron le 7 mai dernier. D’après l’Agence France-Presse (AFP) qui cite l’Elysée, le président français a invité le pape à venir en France « à la date qui lui conviendrait le mieux ».

Le pape et le président ont notamment parlé « de la lutte contre le dérèglement climatique et des réfugiés » : Emmanuel Macron « a remercié le pape François pour son action avant et pendant la COP21 et sa mobilisation en faveur de l’accord de Paris ». L’échange intervenait dix jours après la visite du président américain Donald Trump au Vatican, et au lendemain de la sortie des Etats-Unis de cet accord.

« Les deux dirigeants se sont mis d’accord pour échanger sur les initiatives qui seront prises dans les semaines qui viennent en faveur du climat », rapporte encore l’AFP. Le pape François a « rappelé l’importance de l’accueil décent des réfugiés en Europe ».

Dans un télégramme envoyé au nouveau président à l’occasion de son investiture, le pape argentin avait souhaité « que la France continue à favoriser, au sein de l’Europe et dans le monde, la recherche de la paix et du bien commun, le respect de la vie ainsi que la défense de la dignité de chaque personne et de tous les peuples ».

 

Source Zenit

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La famille, « meilleur allié pour le progrès intégral de la société » – Discours du pape aux AFC d’Europe

Pour le pape François, il n’existe pas de « meilleur allié pour le progrès intégral de la société que de favoriser la présence de familles dans le tissu social ». Le pape a reçu en audience les participants à la rencontre organisée par la Fédération des Associations familiales catholiques en Europe (FAFCE) à l’occasion du 20e anniversaire de sa fondation ce jeudi 1er juin 2017, dans la Salle Clémentine du Palais apostolique du Vatican.

Parlant de « capital familial » appelé à « imprégner les relations économiques, sociales et politiques du continent européen », le pape a souligné la nécessité d’une culture de la rencontre « où l’on valorise l’unité dans la différence, la réciprocité et la solidarité entre les générations ». Une culture de la rencontre qui pourrait ouvrir « des horizons positifs » aux quatre crises que traverse l’Europe : crise démographique, crise migratoire, crise du travail et crise de l’éducation.

Face à ces défis, le pape François a encouragé la FAFCE à « provoquer un dialogue constructif avec les différents acteurs de la scène sociale, sans cacher votre identité chrétienne », identité qui, au contraire, permet de « voir au-delà de l’apparence et de l’instant ». Pour ce faire, il a invité la Fédération à inviter d’autres familles à s’associer, parce que « l’union fait la force ».

Fondée en 1997, la FAFCE représente aujourd’hui des associations familiales catholiques de 14 pays européens. L’organisation a un statut participatif auprès du Conseil de l’Europe et est membre de la Conférence des ONG internationales du Conseil de l’Europe. Elle fait également partie de la plateforme des droits fondamentaux de l’Union Européenne.

Retrouvez traduction du discours que le pape a adressé aux personnes présentes.

 

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Sans l’Esprit-Saint, le foi risque d’être idéologique, prévient le pape

Il faut se laisser interpeller par l’Esprit-Saint, apprendre à l’écouter avant de prendre des décisions. C’est l’exhortation que le Pape François a adressée aux fidèles ce lundi 29 mai 2017, lors de sa messe quotidienne, dans la chapelle de la Maison Sainte Marthe, au début de cette semaine où l’Eglise se prépare à la Pentecôte.

Le Pape part de la première lecture de ce jour (Ac 19, 1-8), que l’on pourrait appeler la « Pentecôte d’Ephèse ». La communauté d’Ephese avait en effet reçu le baptême de Jean le Baptiste, mais n’avait même pas entendu parler de l’Esprit-Saint. C’étaient « de bonnes personnes, qui avaient la foi », mais ne connaissaient pas le don du Père. Quand Paul leur imposa les mains, l’Esprit-Saint vint sur eux, et ils se mirent à parler en d’autres langues.

L’Esprit-Saint bouleverse les cœurs

L’Esprit-Saint bouleverse le cœur, comme on peut le lire dans les Évangiles, où tant de personnes, -Nicodème, la femme hémorroïsse, la samaritaine-, sont poussées par Lui à s’approcher de Jésus. Le Souverain Pontife nous invite à nous demander quelle place occupe le Saint-Esprit dans notre vie :

« Suis-je capable de l’écouter ? Suis-je capable de demander son inspiration avant de prendre une décision, de dire ou de faire quelque chose ? Ou bien mon cœur est-il tranquille, sans émotions, fixe ? Les Évangiles nous montrent ce genre de personnes : pensons aux docteurs de la Loi, qui croyaient en Dieu, savaient tout des commandements, mais dont le cœur était fermé… Ils ne se laissaient pas inquiéter », a constaté le pape.

Se laisser interpeller par l’Esprit-Saint

Le Pape enjoint donc les fidèles à se laisser « inquiéter », c’est-à-dire interpeller par l’Esprit, qui aide à discerner, et à ne pas avoir une foi idéologique. Cette disposition pourrait s’apparenter à du sentimentalisme, pour certains fidèles, mais le Pape l’assure :

« si tu prends le juste chemin, ce n’est pas du sentimentalisme ». « Ecouter et discerner : discerner ce que je sens dans mon cœur, parce que l’Esprit-Saint est le maître du discernement. Une personne qui n’a pas ces motions dans le cœur, qui ne discerne pas ce qui se passe, c’est une personne qui a une foi froide. Sa foi est idéologique, c’est tout. »

S’interroger sur notre relation à l’Esprit-Saint

C’est le « drame » de ces docteurs de la Loi qui en avaient après Jésus, selon le Pape, qui exhorte donc à s’interroger sur notre propre rapport à l’Esprit de Dieu :

« Est-ce que je Lui demande de me guider pour le chemin que je dois choisir dans ma vie ? Est-ce que je demande de me donner la grâce de distinguer le bien de ce qui est moins bien ? Parce que le mal se distingue tout de suite du bien. Mais il y a ce mal caché, qui est le ‘moins bien’, et qui cache le mal. Est-ce que je demande cette grâce ? C’est cette question que je sème aujourd’hui dans vos cœurs ».

Il faut par conséquent se demander si nous avons un cœur inquiet, et donc mû par l’Esprit. Le Pape nous invite également à s’interroger si, « lorsque vient la volonté de faire quelque chose », nous demandons à l’Esprit de nous inspirer, ou si nous nous en tenons seulement à « nos calculs mentaux ».

Dans le livre de l’Apocalypse, l’apôtre Jean commence en invitant les sept Eglises, –les sept diocèses de l’époque-, à écouter ce que leur dit l’Esprit. « Demandons également cette grâce d’écouter ce que l’Esprit dit à notre Eglise, à notre communauté, à notre paroisse, à notre famille », et à « chacun de nous », a conclu le Pape.

 

Source Radio Vatican