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Saint Jean Chrysostome – Jésus fait préparer le repas de la Pâque

Saint Jean Chrysostome (+ 407) :
Homélie 81 sur l’évangile de saint Matthieu : série de 90 homélies prononcées à Antioche sur Oronte (Syrie) vers 390 , alors qu’il était encore prêtre.

1. L’Evangéliste appelle « le premier jour des azymes », celui qui précédait cette fête. Car les Juifs avaient coutume de compter les jours à partir du soir. C’est ainsi que l’Evangile commence à compter celui-ci dès le soir précédent, auquel on devait immoler la Pâque.

Les disciples viennent donc trouver Jésus-Christ le cinquième jour de la semaine, que l’un des évangélistes appelle le premier avant les jours sans levain, marquant par là le jour auquel les disciples vinrent parler à Jésus-Christ, de ce qu’il tiendrait prêt pour faire la Pâque. Un autre évangéliste dit : « Le jour des  azymes était venu, auquel il fallait immoler la Pâque » (Luc. XXII, 1) ; nous faisant voir par ce terme, « était venu », que ce jour était proche, c’est-à-dire qu’on était au soir de la veille de ce jour. Et c’était alors que la fête commençait. C’est pourquoi tous les évangélistes ajoutent : « auquel il fallait immoler la Pâque ». Les disciples s’approchent donc de Jésus-Christ et lui disent : « Où voulez-vous que nous vous préparions à manger la Pâque » ?

Il paraît, par ces paroles, que Jésus n’avait aucune maison ni aucun lieu où il pût se retirer, et je crois même que ses disciples n’en avaient point, puisqu’apparemment s’ils en avaient eu, ils l’auraient prié d’y venir. Mais ils avaient tout quitté pour suivre Jésus-Christ leur maître. Mais pourquoi le Sauveur célébrait-il la Pâque ? Pour nous faire voir, jusqu’au dernier jour de sa vie, qu’il n’était point contraire à la Loi. Il les envoie chez un inconnu pour faire voir à ses disciples, par cette action d’autorité, qu’il lui eût été facile d’éviter tous les tourments qu’il allait souffrir. Car s’il avait assez de puissance pour persuader d’une parole à un homme qui ne le connaissait pas de le recevoir chez lui, que n’eût-il point fait à l’égard de ceux qui le crucifiaient, s’il n’eût désiré lui-même de souffrir la mort ?

Il use ici de la même conduite qu’il avait gardée à l’égard du maître de l’ânesse, dont il se servit pour son entrée à Jérusalem : « Si quelqu’un vous dit quelque chose, dites que le Maître en a besoin ». Et il fait dire ici : « Le Maître vous envoie dire : Je viens faire la Pâque chez vous avec mes disciples ». C’est pourquoi je vous avoue que j’admire cet homme, non-seulement parce qu’il fit cette action de charité à l’égard d’un inconnu, mais encore beaucoup plus parce qu’il voyait à quoi (24) cette charité l’exposait, et que, prévoyant qu’il allait être en butte à la haine et à une guerre sans trêve, il méprisa néanmoins ces suites si dangereuses pour obéir à la parole de Jésus-Christ.

Le Sauveur donne à ses disciples une marque pour connaître cet homme, et cette marque est presque la même que celle que Samuel donna autrefois à Saul : « Vous trouverez », lui dit-il, « un homme qui montera et qui aura un vase » (I Rois, XIX, 3) : Et Jésus-Christ dit ici que cet homme « porterait une cruche d’eau ».

Il faut encore remarquer combien Jésus-Christ fait paraître ici sa puissance. Il ne dit pas seulement : « Je fais la Pâque chez-vous » ; mais il ajoute ces autres paroles : « Mon temps est proche ». Il dit ce mot à dessein, parce qu’il voulait parler souvent de ses souffrances en présence de ses disciples, afin qu’ils méditassent longtemps à l’avance sur ce sujet, et que cette longue préméditation les empéchât d’en être troublés. Il voulait encore témoigner à tous ses disciples, et à cet homme même qui allait le recevoir chez lui, et généralement à tous les Juifs, que c’était volontairement qu’il s’offrait à la mort. Il dit qu’« il veut faire la Pâque avec ses disciples », afin qu’on préparât avec plus de soin tout ce qui était nécessaire, et que personne ne s’imaginât qu’il cherchait à se cacher.

« Le soir donc étant venu, il était à table avec ses douze disciples (20) ». Qui ne s’étonnera, mes frères, de l’impudence de Judas ? Il ose se mettre à table avec les autres ; il participe aux mêmes mystères. Et il ne rentre point en lui-même, quoique Jésus-Christ lui fasse un reproche secret, d’une manière si douce et si modérée, que tout autre que lui, qu’une brute même en eût été touchée. L’évangéliste marque à dessein que ce fut « lorsqu’ils étaient à table » que Jésus-Christ parla de celui qui allait le trahir, afin que le temps de la célébration de ces grands mystères, et la participation d’une même table, fissent voir avec plus d’horreur quelle était la malice de ce traître.

 

Illustration Cène, basilique St-Apollinaire le Neuf, à Ravenne (Ve siècle)

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Retraite de Semaine Sainte du 18 au 21 avril 2019 à Nay (64)

La communauté des Béatitudes de Nay propose une Retraite de Semaine Sainte les 18-21 avril.
“Pâques, aux sources de la sainteté” avec fr. Moïse, Jean-Michel Annota, Philippe Timmel et sr. Marie Elisabeth.
Les enseignements commencent le Jeudi Saint mais il est possible d’arriver dès le Lundi Saint.

Jeu 18 (15h) au dim 21 (15h) avril 2019
18 côte Saint Martin
64800 NAY

 

“Pâques aux sources de la sainteté”

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À Pâques, soutenir financièrement les séminaristes du diocèse de Sens & Auxerre (89) avec du chocolat

Comme chaque année, pour aider à financer la formation des jeunes qui répondent à l’appel du Seigneur, une vente d’œufs en chocolats sera organisée à partir de la messe des Rameaux dans les paroisses du diocèse de Sens & Auxerre.

La formation d’un séminariste coûte par an 20.000 € au diocèse (hébergement et nourriture, frais d’études, couverture sociale, indemnités et stages) et ce, pendant les six ans que dure sa formation.

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Les fêtes de Pâques en 381 à Jérusalem avec Égérie

 Des heures et des lieux

Arrivée à Jérusalem pour les fêtes de Pâques 381, Égérie en est repartie après celles de 384. Elle en connaît parfaitement la liturgie, et les lieux saints où elle se déroule, comme elle le raconte aux pieuses dames destinataires de son Journal de voyage : « Pour que votre Affection sache quels offices ont lieu chaque jour aux Lieux Saints, il me faut vous en instruire » (24, 1).

Vigile et office du matin

« Chaque jour avant le chant des coqs, on ouvre toutes les portes de l’Anastasis et y descendent tous les monazontes et parthenae (moines et vierges), comme on dit ici ; et pas seulement eux, mais aussi tous les laïcs, hommes et femmes, ceux du moins qui veulent faire la vigile matinale. De ce moment jusqu’à l’aube, on dit des hymnes, on répond aux psaumes et de même aux antiennes, et à chaque hymne, on fait une prière. Deux ou trois prêtres, ainsi que des diacres, viennent chaque jour, à leur tour, avec les moines, et ils disent les prières à chaque hymne ou antienne. Mais dès qu’il commence à faire clair, on commence à dire les hymnes du matin. Voici qu’arrive alors l’évêque avec le clergé ; il entre aussitôt dans la Grotte et, derrière les grilles, il dit d’abord une prière pour tous ; il fait aussi mémoire des noms de ceux qu’il veut, puis il bénit les catéchumènes ; ensuite il dit une prière et bénit les fidèles. Après cela, lorsque l’évêque sort de derrière les grilles, tous s’approchent à portée de sa main ; il les bénit un à un en sortant et le renvoi a lieu alors qu’il fait jour » (24, 1-3).

L’heure des offices est calée sur le lever et le coucher du soleil ; le jour compte douze heures, la nuit également, de durée variable selon les saisons ; d’où l’importance du chant des coqs.

Si l’office de tierce n’est attesté à Jérusalem que durant le carême, sexte et none sont célébrés chaque jour plus brièvement que l’office du matin, mais l’office principal est le lucernaire, qui en Occident prendra plus tard le nom de vêpres.

Lucernaire

« A la dixième heure, qu’on appelle ici licinikon – nous disons lucernaire – toute la foule se rassemble à l’Anastasis. On allume tous les flambeaux et les cierges, ce qui fait une immense clarté. Le feu n’est pas apporté du dehors, mais il est tiré de l’intérieur de la Grotte, où une lampe brûle nuit et jour, donc derrière les grilles. On dit les psaumes du lucernaire, ainsi que des antiennes. Et voici qu’on va avertir l’évêque. Il descend et s’assied sur un siège élevé ; les prêtres aussi s’assoient à leur place, et l’on dit des hymnes et des antiennes. Quand on a fini de les dire, l’évêque se lève et se tient debout devant la grille, c’est-à-dire devant la Grotte, et un des diacres fait mémoire de quelques-uns. A chaque nom dit par le diacre, un grand nombre d’enfants qui sont là debout répondent : Kyrie eleison – ce que nous disons : Seigneur, prends pitié –. Quand le diacre a fini, l’évêque dit d’abord une prière et prie pour tous ; puis tous prient, fidèles comme catéchumènes. Ensuite le diacre élève la voix pour que tout catéchumène incline la tête ; alors l’évêque, debout, dit une bénédiction sur les catéchumènes. (Il en va de même pour les fidèles) puis on fait le renvoi. »

Pélerine occidentale qui assiste à une liturgie en grec, Egérie ne distingue pas hymnes, psaumes et antiennes ; elle traduit certains termes pour des destinataires de langue latine, comme elle. Elle insiste sur l’affluence et la diversité des participants aux offices : foule, catéchumènes et fidèles, ascètes et moines. On notera la participation des enfants, ainsi que le rôle des diacre. Mais la cérémonie ne s’arrête pas avec le renvoi.

Une dernière démarche

« Après le renvoi, on conduit l’évêque, avec des hymnes, de l’Anastasis à la Croix, et tout le peuple l’accompagne. Quand on y est arrivé, il fait d’abord une prière, puis bénit les catéchumènes ; ensuite il fait une autre prière puis bénit les fidèles. Après quoi l’évêque, avec toute la foule, va derrière la Croix et, là encore, on fait comme devant la Croix. On s’approche à portée de main de l’évêque comme à l’Anastasis, et devant la Croix et derrière la Croix. D’énormes lanternes de verre sont suspendues partout en grand nombre, et les cierges sont nombreux aussi bien devant l’Anastasis que devant et derrière la Croix. Tout cela se termine avec le crépuscule. Ces offices ont lieu quotidiennement pendant les six jours de la semaine » (24, 4-7) sur le site de la passion et de la résurrection du Seigneur.

L’Anastasis, la Croix et le martyrium : lieux des assemblées liturgiques

 

L’Anastasis était une rotonde pourvue d’un déambulatoire, couverte d’une coupole hémisphérique supportée par des piliers et douze colonnes. En son centre se trouvait le bloc rocheux dans lequel était taillé le tombeau (dit la Grotte), enchâssé dans un édicule qui le protégeait. Des colonnes, entre lesquelles étaient fixées des grilles, supportaient un toit conique surmonté d’une croix. On pouvait pénétrer dans un petit vestibule où se trouvait la pierre qui avait fermé le tombeau ; c’est là que se tenait l’évêque durant les cérémonies.

L’Anastasis s’ouvrait à l’est sur un atrium « très grand et très beau » entouré de portiques sur trois côtés. Dans l’angle sud-est se trouvait le monticule du Golgotha, qu’Égérie appelle la Croix (ainsi l’atrium est-il « devant la Croix ») et écrit : « Sur ce monticule qui laissait à découvert la roche fissurée, une croix était plantée ; un ciborium doré protégeait le tout ». Au sud du Golgotha, dans la petite chapelle dite « derrière la Croix » se trouvaient des reliques dont des morceaux de la vraie croix et son écriteau.

De l’atrium on gagnait le Martyrium, « l’église majeure qui est au Golgotha derrière la Croix »,  basilique construite sur ordre de l’empereur Constantin, après les fouilles qui avaient mis au jour le tombeau du Christ, dont la dédicace solennelle avait eu lieu le 13 septembre 335. Elle est appelée Martyrium parce qu’elle porte témoignage (martyrion) de la mort et de la résurrection du Christ. Dans cette vaste basilique avaient lieu les assemblées eucharistiques du dimanche et nombre de célébrations les jours de fête.

Françoise Thelamon, professeur émérite d’histoire du christianisme

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Semaine Sainte à Notre-Dame du Laus (05) : exposition de peinture et conférences du 13 au 22 avril 2019

Le sanctuaire Notre-Dame du Laus organise une exposition de peintures de Mireille Cros & Françoise Henry-Terrier et une série de trois conférences autour de la lumière, de la beauté en regard de Pâques.

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Retraite pascale 2019 à l’Abbaye d’Ourscamp (60) du 18 au 21 avril 2019

Comme chaque année, une place spéciale est réservée aux 18-35 ans.
Venez vivre les liturgies fortes, suivre les enseignements en consonance avec le drame de la mort et de la joie de la Résurrection, et partager de la vie de la communauté : un sommet dans l’année  !

Programme :

Dimanche des Rameaux – 14 avril

  • 9h45 : Bénédiction des rameaux
  • 10h00 : Messe des Rameaux

Jeudi Saint – 18 avril

Тайная Вечеря Роспись храма на Валааме 230 par 153

  • 18h15 : Repas festif
  • 20h45 : Messe de la Cène de Seigneur
    Adoration silencieuse jusqu’à minuit

Vendredi Saint – 19 avril

  • 09h45 : Conférence
  • 11h45 : Office des lectures
  • 15h00 : Chemin de Croix
  • 17h30 : Conférence
  • 18h30 : Confessions jusqu’à 20h30 (oratoire)
  • 20h45 : Célébration de la Passion du Seigneur

Samedi Saint – 20 avril

Anastasis Pio Christiano Inv 240 par 180

  • 09h45 : Conférence, puis confessions
  • 11h45 : Office des lectures
  • 14h00 : Départ pour la marche vers les grottes
  • 18h30 : Vêpres (crypte)
  • 20h30 : Confessions jusqu’à 21h30 (oratoire)
  • 22h00 : Vigile pascale

Dimanche de la Résurrection – 21 avril

  • 10h00 : Messe de la Résurrection
  • 16h30 : Vêpres et Salut du Saint-Sacrement

Il est demandé d’arriver le Jeudi Saint au commencement de la retraite. Exceptionnellement il est possible d’arriver le Vendredi Saint.
La participation de base est estimée à 150€ par personne. Si besoin elle est réduite à 100€ par personne. Ceux qui veulent exprimer une solidarité peuvent donner 200€ par personne ou plus. Un reçu fiscal leur sera envoyé pour le montant qui dépasse la participation de base.

- Venir à l’Abbaye
- Télécharger les horaires de la retraite pascale.

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Hozana : six communautés de prière pour trouver son chemin de Carême

Nous vous faisions (re)découvrir hier le site Hozana, communauté de prière en ligne, qui vous propose pour le Carême six propositions. Vous pouvez aussi déposer des intentions de prière ou créer votre communauté.

5 ans après son lancement, le réseau social de prière Hozana.org rassemble plus de 220 000 membres des quatre coins du monde. Hozana vous connecte avec d’autres chrétiens de tous horizons afin de vous aider à trouver le chemin de Carême qui vous correspond le mieux.
Lequel choisirez-vous ?

Six propositions pour le Carême 2019 sur Hozana

Hozana permet à chacun de créer ou rejoindre une communauté de prière, autour d’une proposition spirituelle. Pendant le Carême, six communautés de prière différentes vous permettront de préparer votre cœur avant Pâques :

Concrètement, comment ça marche ?

Pour vous inscrire à la proposition spirituelle de votre choix, rendez-vous sur la page de la communauté qui vous intéresse, cliquez sur « Je m’inscris », puis connectez-vous ou inscrivez-vous.
Une fois inscrit, vous recevrez tout au long du Carême le contenu spirituel pour vous aider à vous rapprocher de Jésus ! Chaque fois qu’une publication apparaîtra dans la communauté de prière, vous la recevrez sur votre boite mail et sur votre coin prière sur Hozana (ordinateur et smartphone), afin de vous permettre de prier à n’importe quel moment de la journée, où que vous soyez !
Hozana est une association portée par des laïcs catholiques, dans une perspective œcuménique. Sa mission est d’encourager la prière chrétienne par tous moyens, notamment en rassemblant une immense communauté de prière. L’association développe le site Hozana.org, qui permet de créer ou rejoindre des communautés de prière autour de propositions spirituelles, et qui réunit à ce jour plus de 220 000 membres.

 

 

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L’édito – Et Dieu redevient la variable d’ajustement

 

Nous voici rentrés à nouveau dans le temps dit ordinaire. Après les efforts de carême, le temps festif de Pâques et ses nombreux offices, la fin des privations et le retour de l’abondance avec la suspension de l’obligation du poisson du vendredi, nous voici donc retourné à l’ordinaire. Peu à peu le train train a repris son rythme de croisière effréné et les efforts de carême, suivis de la ferme résolution de rester proche de Dieu au sortir des quarante jours, s’est consumé plus rapidement que le cierge pascal que l’on rallumera de temps en temps, à l’occasion, au court de cet ordinaire dont il n’y aura guère que l’entrée en avent pour réveiller notre cœur lentement anesthésié par le quotidien ordinaire. Je ne sais si le terme est bien choisi pour rendre compte de ce qu’à d’extraordinaire le fait de vivre en ressuscités sauvés par le Christ, mais le fait est que nous faisons tous, probablement, l’expérience qu’en retournant à l’ordinaire, c’est au monde que nous retournons. Pourtant, nous ne sommes pas du monde et ces 90 jours qui encadrent ce mystère de la Résurrection nous l’ont bien rappelé. A des degrés d’intensité divers nous venons de passer près de trois mois « entre terre et ciel » et que ce soit par la conscience de notre péché et de notre misère ou par la grâce de transfigurations passagères, nous avons sans doute été un peu plus près du ciel qu’à « l’ordinaire ». Mais voilà, « la réalité » reprend ses droits, comme si cette situation unique du chrétien tendu vers le ciel n’était qu’un songe qui s’éloigne. Et peu à peu nous sommes engloutis dans et par cet ordinaire qui ne laisse souvent que peu de place à ce qui pourtant est notre quotidien, Dieu. Et Dieu devient la variable d’ajustement. Le chapelet quotidien du carême sert de monnaie d’échange avec l’heure de sport, l’adoration du jeudi part en fumée devant la liste des sorties attrayantes et, telle la grenouille dans son eau tiède, nous faisons de Dieu la variable d’ajustement. Messe anticipée pour pouvoir dormir ou aller faire une randonnée et l’horaire prévu pour la messe quotidienne devient la marge d’erreur pour rattraper le temps passé à autre chose. Et ainsi, avec les catholiques le monde retourne, lui aussi, à l’ordinaire.

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“Les chrétiens qui affirment ne pas croire à la Résurrection en ont une représentation fantastique, féérique et incroyable”

Ecoutant distraitement la radio, j’entendis l’animateur annoncer d’un ton fier qu’un pourcentage non négligeable de catholiques ne croyait pas à la Résurrection. Je ne me souviens exactement du chiffre, mais le ton fier et satisfait de l’animateur me laisse le souvenir d’une proportion importante. Au-delà du fait que les sondages ne sont qu’un indicateur avec ses limites, et qu’ils ne peuvent servir ni de preuve, ni encore moins tenir lieu de raisonnement, il n’empêche que cet indicateur ne peut nous laisser muet.

Je me souviens que plus jeune, je déclarais ne pas croire en Dieu, jusqu’à ce que je comprenne que ce que je mettais sous le nom de Dieu n’était en effet ni croyable, ni crédible. Le problème était que du haut de mes certitudes de jeunesse, je croyais tout savoir et avoir une opinion définitive sur tout. Le problème est identique pour la question de la Résurrection de Notre Seigneur. Il est possible que des chrétiens, ou déclarés comme tels, affirment ne pas croire à la Résurrection, tout simplement parce qu’ils en ont une représentation fantastique, féérique et incroyable. Une fois de plus, nos certitudes prennent le pas et la place de nos convictions.

A cet égard, le témoignage et l’exemple des apôtres et des disciples sont significatifs, puisque l’Evangile nous rapporte que jusqu’au bout, jusqu’à l’Ascension, certains doutèrent. C’est un fait que la résurrection de Notre Seigneur ne fut pas une évidence, même pour ses disciples, et qu’ils ont eu besoin de temps pour prendre la mesure de cette réalité, pour prendre conscience de ce fait.

Les apôtres et les disciples n’ont pas essayé d’expliquer, mais ils ont rendu compte de ce qu’ils ont vu, de ce dont ils ont été témoins. Les 40 jours entre Pâques et l’Ascension ont été déterminants, parce que le Seigneur leur a donné de nombreuses preuves de sa résurrection et qu’il a continué à les former, à les enseigner et à leur parler du Royaume des Cieux. Nous ne pouvons pas faire l’économie de ce temps d’enseignement et d’approfondissement, pour éclairer notre foi, qui ne se réduit pas à croire des choses, mais nous permet de connaître et reconnaître le Christ Jésus ressuscité.

Les apôtres et les disciples n’ont pas expliqué, mais ils ont attesté : nous avons mangé et bu avec lui ! Ils affirment cela comme pour montrer que ce ne sont ni des contes, ni des récits fantastiques, mais la réalité de ce dont ils ont fait l’expérience. La résurrection du Seigneur Jésus n’est pas une chose à croire, mais une réalité, une rencontre à vivre dans notre vie humaine nourrie dans la prière, le culte public et les sacrements où le Seigneur, en particulier dans le sacrement de l’Eucharistie, se fait reconnaître à nous dans la fraction du pain.

de l’abbé Bruno Gerthoux, curé de Robion et des Taillades

Source : Paroisses de Robion et des Tailles

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Rassemblement diocésain des Équipes du Rosaire à Saint-Etienne (42) le 17 mai 2018

Inscriptions auprès des responsables des Équipes du Rosaire :

  • Paroisse Saint-Paul-en-Forez-Donzy : Bernadette FONTIMPE 07 85 64 22 94 Christiane NOTIN 06 18 85 64 17
  • Paroisses Saint-Vincent-en-Lignon et Saint-Roch-des-Montagnes Marie-Claude SERMAIZE 04 77 24 42 20
  • Paroisses Sainte-Thérèse-des-Montagnes-du-Soir et Sainte-Claire-en-Forez Georges BREUIL 06 07 40 78 53 Marinette PERONNET 04 77 58 54 24 Juliette CHAUVE 04 77 96 12 03
  • Paroisse Saint-Joseph-des-Bords-de-Loire Hélène CHAUVIN 04 77 94 68 26 Colette RIVOIRE 04 77 54 89 53/06 21 94 88 59 Saint-Etienne et Villars Olivier-Marie RENOUX 06 89 87 42 44 Saint-Chamond Colette PELLISSIER 04 77 22 43 86 Marie-Louise CLERJON 04 77 22 68 07