Brèves

Syrie – Un chrétien préside le Parlement

Hammoudé Sabbagh, un chrétien élu à la tête du Parlement syrien

Hammoudé Sabbagh, 58 ans, vient d’obtenir ce poste qui n’avait pas été occupé par un chrétien depuis le mandat français.

C’est un fait rare : les députés syriens ont élu jeudi un nouveau chef du Parlement, Hammoudé Sabbagh, qui devient le premier chrétien à obtenir ce poste depuis des décennies en Syrie.

Devenu député en 2012, ce chrétien syriaque de 58 ans, originaire de la province de Hassaké (nord-est), a obtenu 193 voix sur 252, selon les médias officiels. C’est la première fois qu’un chrétien est nommé à ce niveau politique depuis Fares el-Khoury qui avait été élu à deux reprises durant le mandat français (1920-1946) et une troisième fois après l’indépendance de la Syrie.

Licencié en droit, Hammoudé Sabbagh est comme la majorité des parlementaires syriens membre du Baas, parti au pouvoir depuis un demi-siècle après l’avènement de Hafez Al Assad, père de l’actuel président Bachar Al Assad.

 

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Conférences/Formations #NLQ

Paris – “Le parlement national a-t-il encore du poids dans la politique familiale ?” Conférence de Maria Hildingsson

Maria Hildingsson, secrétaire générale de la Fédération des Associations Familiales Catholiques en Europe (FAFCE), sera à Saint Léon à l’initiative de l’AFC de Saint Léon, en partenariat avec la Fédération des AFC de Paris, pour répondre à la question :

« Le parlement national a-t-il encore du poids dans la politique familiale ? »

Maria Hildingsson est basée à Bruxelles depuis 2009, au titre de la FAFCE, pour y suivre les initiatives du Parlement Européen concernant la famille. Son expertise et son talent de conférencière sont appréciés partout en Europe. Elle pourra nous donner, de l’intérieur, une vue sur le combat pour la famille à Bruxelles et comment il faut le relayer pour ces prochaines élections législatives en France.

Cette conférence, ouverte à tous, aura lieu à 20h30 le jeudi 11 mai, dans la chapelle de la Paroisse Saint Léon (11 Place du Cardinal Amette, Paris 15ème).

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En Europe #NLQ

Belgique – IVG – La marche pour la vie met les parlementaires au pied du mur

L’affaire Mercier (cf. La défense de la vie sanctionnée au sein de l’Université Catholique de Louvain), qui a contribué à la «  très forte couverture médiatique  » de la Marche pour la vie en Belgique, a également démontré que les sujets éthiques demeuraient importants en Belgique. Et la médiatisation de cette affaire a « mis au pied du mur » les parlementaires belges.

Le parti du Centre démocrate humaniste (CDH) s’est opposé aux «  velléités du Parti socialiste belge de faire de l’avortement un droit, d’allonger à 20 semaines la limite pour avorter, et de supprimer le délai de réflexion, actuellement fixé à six jours  ». Les chrétiens-démocrates flamands (CD&V) et la Nouvelle alliance flamande (N-VA) se sont également positionnés contre ces mesures.

 

 Source Généthique.org

NLQ #Orient

Iraq – Un siège de plus pour les chrétiens à la chambre des représentants

Un projet de loi visant à revoir la distribution des sièges de la Chambre des représentants entre les différentes circonscriptions électorales irakiennes, publié par les institutions parlementaires compétentes au cours de la journée du 20 février, prévoit également l’augmentation du nombre de sièges réservés aux minorités chrétiennes, qui passerait de cinq à six, avec l’adjonction d’un siège réservé aux chrétiens arméniens au sein de la circonscription de la capitale, Bagdad.

Les parlementaires de la nouvelle assemblée parlementaire passeraient ainsi, selon le projet à soumettre à la discussion entre forces politiques, de 325 à 328 dont 318 répartis entre les différentes provinces sur la base des délimitations administratives. Les sabéens, les mandéens et les yézidis disposeraient au sein du nouveau Parlement d’un seul siège garanti pour chacune des trois minorités.

Entre temps, le Patriarche de Babylone des Chaldéens, S.B. Louis Raphaël I Sako, rencontrant le 19 février, à Erbil, des représentants influents de la Ligue chaldéenne, a renouvelé l’appel à appliquer des processus de réconciliation et de coopération entre toutes les composantes sociales, ethniques et religieuses présentes en Irak, en évitant de transformer les références aux différentes appartenances confessionnelles des chrétiens en prétexte pour accentuer des dérives sectaires qui continuent à menacer l’unité du pays.

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Asie #NLQ

Pakistan – Une modification de la loi sur le blasphème en débat au Sénat

Le débat portant sur la modification de la loi sur le blasphème a débuté devant le Sénat pakistanais. La loi actuelle, composée par les articles du Code pénal, punit l’outrage à l’islam de peines allant de la réclusion à perpétuité à la peine de mort.

Une première tentatitve avait déjà été faite en 2007, mais la proposition fut immédiatement bloquée par le Ministre des Affaires parlementaires de l’époque, Sher Afgan Niazi, par crainte de heurter les sentiments des musulmans, en faisant appel au principe selon lequel « aucune loi ne doit contredire la loi islamique ».
En 2010, ce fut au tour de la parlementaire Sherry Rehman du Pakistan People’s Party de présenter une nouvelle proposition de loi visant à modifier la loi sur le blasphème, mais elle fut menacée de mort et contrainte à retirer le texte.
Après les homicides du gouverneur du Pendjab, Salmaan Taseer, et du Ministre fédéral chargé des minorités, le catholique Shahbaz Bhatti, qui avaient défendu publiquement Asia Bibi, le débat cessa de nouveau et le Sénateur Farhatullah Baber porte maintenant de nouveau le thème à l’attention du Parlement.
Des tentatives visant à bloquer la possible modification de la loi ont cependant immédiatement été enregistrées . Maître Nadeem Siddiqi a présenté hier un recours devant la Haute Cour de Lahore, critiquant le Sénateur Baber et demandant à la Cour d’interrompre le débat en ce que « le Parlement ne peut faire une loi contraire aux principes islamiques », recours que la Cour devrait examiner dans les deux prochaine semaines.
« L’usage impropre de la loi sur le blasphème fait souffrir de nombreux innocents, de toute foi, et se retourne souvent contre les chrétiens et les membres des autres minorités religieuses. Des centaines de pakistanais languissent dans les prisons pendant des années pour des crimes qu’ils n’ont jamais commis. Asia Bibi est peut-être l’exemple le plus connu de la manière dont cette loi est utilisée pour frapper les minorités » affirme une note de l’ONG Centre for Legal Aid, Assistance and Settlement (CLAAS).
« La loi sur le blasphème viole clairement les droits fondamentaux internationaux, tels que le droit à la vie, à la liberté de credo, à la liberté d’expression et de conscience. Il est urgent de réaligner la loi pakistanaise sur les traités internationaux ratifiés par le gouvernement pakistanais » affirme Maître Nasir Saeed, avocat chrétien et responsable de CLAAS. « Nous tous qui nous opposons à la loi sur le blasphème au Pakistan – poursuit-il – sommes appelés à prier pour la protection de ceux qui s’exposent au Parlement, afin que les efforts de la Commission soient féconds et que le gouvernement s’engage à modifier la loi sur le blasphème, mettant un terme à son usage impropre. En réformant cette loi, le Pakistan démontrera au monde qu’il est une nation responsable qui se préoccupe des minorités, croit et promeut l’égalité, la paix et la justice » conclut-il.

Source : Agence Fides

Asie #NLH

Corée du Sud – Message de la Conférence épiscopale demandant la démission du Chef de l’Etat

La Corée du Sud vit actuellement une crise qui bouleverse la nation, avec la mise sous accusation de la Présidente, Park Geun-hye. Elue en 2012, elle est au centre d’un scandale, suite à une relation controversée avec Choi Soon-sil, fille du responsable d’un culte shamanique. Park Geun-hye aurait été manipulée par Choi Soon-sil qui a usé de cette influence pour contrôler les affaires d’Etat – en ayant accès à des documents réservés – et, dans le même temps, pour s’enrichir, en pilotant des contributions de grands groupes industriels en direction de fondations qu’elle contrôle. Le Parlement coréen a autorisé la mise sous accusation de Park Geun-hye pour corruption, fraude, abus de pouvoir et violation de ses obligations constitutionnelles.

Pendant plus de trois mois, ont eu lieu d’imposantes manifestations à Séoul et dans les autres principales villes coréennes afin de demander la démission de Park Geun-hye.

La Conférence épiscopale (catholique), désireuse de « protéger et de développer la démocratie de manière pacifique et mûre » dans le pays, a diffusé un message intitulé « La justice coule comme un torrent pérenne », dans lequel les évêques appuient la requête populaire de démission du Chef de l’Etat. Ils réaffirment l’engagement de l’Eglise et le « discernement visant à interpréter les signes des temps dans une attitude prophétique ». Les évêques indiquent : « Nous désirons que la paix et la justice coulent comme un fleuve et nous prions pour que Dieu bénisse  » la Corée, qui connaît une phase de crise et de grande tension politique et sociale.

En décembre dernier, le Parlement avait voté sa destitution ; la décision finale revient maintenant à la Cour constitutionnelle. Elle a six mois pour se prononcer sur la conformité de la motion au texte fondamental. Si elle le fait, la dirigeante sera définitivement déchue de son poste et un scrutin présidentiel sera organisé dans les soixante jours.

Source : Agence Fides

NLQ #Points non négociables PNN

Embryon – Une proposition de loi aggravante !

Le 16 novembre dernier, le député Jean-Yves le Déaut, président de l’OPECST[1], appuyé de plusieurs collègues[2], déposait une proposition de loi (PPL) visant à élargir les indications du diagnostic préimplantatoire (DPI).

La raison invoquée est la suivante : « Plus de 60 % des embryons transférés ont des anomalies génétiques graves ou sont non viables sur un plan métabolique. Dans des situations particulières, ce pourcentage est encore plus élevé et il aboutit à une répétition d’échecs d’implantation, à des fausses couches ou à des anomalies chromosomiques qui seront détectées lors du dépistage anténatal et qui conduiront à de douloureuses interruptions thérapeutiques de grossesses ».  Pour cela, les auteurs de la PPL veulent autoriser « le diagnostic de nombreuses anomalies chromosomiques ou métaboliques avant transfert intra-utérin » par le biais des « techniques de génétique moléculaire ».

Ainsi, sous un angle compassionnel – « éviter de douloureuses interruptions thérapeutiques de grossesse » – et selon un argumentaire rebattu, ces députés veulent élargir la sélection embryonnaire avant implantation. Un tri plus discret, plus sournois, mais sera-t-il pour autant indolore ?

Si ce texte ne fera vraisemblablement pas l’objet d’une discussion avant la fin de la législature fin février, il maintient à l’ordre du jour l’idée que les enfants atteints de maladies génétiques, chromosomiques, ne sont pas désirables, et sont voués inéluctablement à l’élimination. Ce souhait d’élargir le DPI aux maladies chromosomiques, comme la trisomie 21, avait déjà émergé durant le débat de la loi bioéthique de 2011 (cf. Révision des lois bioéthiques : un rapport transgressif). Le CCNE[3] avait même donné son approbation en 2009 dans son avis 107 préconisant la levée de l’interdiction du DPI pour les maladies chromosomiques et se défendant de tout eugénisme (cf. Avis 107 du CCNE : élargissement du DPI à la trisomie 21 et aux prédispositions). La trisomie 21 était expressément visée. Mais cette proposition n’avait finalement pas été reprise pour deux raisons : éviter la stigmatisation des personnes trisomiques 21 et éviter que ce dépistage ne se systématise et ne s’étende à d’autres pathologies. Une mise en garde formulée notamment par Jacques Testart, lors de son audition : « Cette proposition risquerait en effet de conduire à ce que la trisomie 21 ne soit pas la seule malformation recherchée et serait susceptible d’entraîner une transposition à toutes les procréations médicalement assistées ».

C’est donc avec insistance que Jean-Yves Le Déaut dépose sa proposition de loi. L’élargissement du DPI aux anomalies chromosomiques ne serait pour lui et les cosignataires du texte qu’une simple « bonne pratique », une question d’égalité avec les femmes enceintes au premier trimestre à qui est proposé le diagnostic anténatal, ainsi qu’une question d’économie pour « diminuer les prises en charge couteuses par la sécurité sociale dans le cadre du plan de prévention de l’infertilité » (ndlr : les échecs des FIV du fait des anomalies chromosomiques ou les avortements sont en effet couteux pour la collectivité).

Autant de raisons qui ne cachent pas la réalité eugénique de ce procédé, l’élimination volontaire d’embryons « imparfaits », et qui nourrit insidieusement l’illusion du droit à l’enfant parfait.

[1] Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques.

[2] M. Jean-Louis Touraine, Mme Anne-Yvonne Le Dain, Mme Geneviève Fioraso, M. Patrick Bloche, M. Éric Elkouby, M. Christian Franqueville, Mme Chaynesse Khirouni, Mme Bernadette Laclais, M. Jean-Pierre Le Roch.

[3] Comité Consultatif National d’Ethique.

Source Généthique.org

Asie

Vietnam – La loi sur la religion est jugée très sévèrement par la presse asiatique

Le texte définitif de la Loi sur les croyances et la religion, tel qu’il a été adopté par l’Assemblée nationale le 18 novembre dernier, est encore introuvable sur les sites gouvernementaux. Seule une version du projet de loi datant du 1er septembre 2016 est aujourd’hui en ligne sur divers sites officiels. 

C’est peut-être là une des raisons du peu d’échos que l’adoption de la loi a suscité à l’intérieur du pays. Il est vrai que la plupart des communautés religieuses et, en particulier, l’Eglise catholique avaient fait connaître leurs réactions, bien souvent négatives, avant que la loi ne soit adoptée par une majorité compacte de parlementaires.

Paradoxalement, c’est à l’étranger que la lecture de ce texte législatif a suscité les commentaires critiques les plus approfondis. Ainsi, le 2 décembre, le South China Morning Post, quotidien de Hongkong, fait paraître un article signé de Luke Hunt, journaliste chevronné, dont le titre suggère que la nouvelle loi pourrait bien être un écran de fumée destiné à masquer la répression politique. Trois jours plus tard, le 5 décembre, l’article est repris par un site d’information en ligne australien, Intellasia.net.

Un instrument de répression au nom de la défense de l’unité nationale

Dès l’introduction, l’auteur de l’article ne cache pas ses réticences à l’égard de cette nouvelle législation religieuse. Selon lui, il y a lieu de craindre qu’elle soit un instrument de la répression gouvernementale au nom de l’unité nationale. Il fait grief aux autorités vietnamiennes d’avoir ignoré les nombreuses mises en garde lancées par diverses organisations internationales avant même la discussion et l’adoption de cette loi par les députés de l’Assemblée nationale.

L’auteur rappelle ensuite l’ensemble des réactions suscitées par le projet de loi à l’intérieur et l’extérieur du pays. Quelque temps avant les derniers débats de la deuxième session de l’Assemblée nationale sur cette loi, le Conseil interreligieux, qui rassemble un certain nombre d’ecclésiastiques et de religieux appartenant au catholicisme, au protestantisme, au bouddhisme unifié, à la religion Cao Dai et au bouddhisme Hoa Hao, avait déclaré dans un communiqué commun que les groupes religieux n’étaient pas tenus d’obéir à cette loi : « Nous rejetons totalement la loi pour l’élaboration de laquelle le gouvernement utilise l’Assemblée nationale comme son instrument… »

L’article signale plus de cinquante groupes et associations qui, dans le monde, ont fait connaître leur jugement critique sur cette loi. On compte même parmi eux un groupe de parlementaires de l’ASEAN pour les droits de l’homme. Les organisations internationales de défense des droits de l’homme Amnesty International et Human Rights Watch ont pris parti. Le rapport publié par Human Rights Watchfait remarquer que la loi permet aux autorités de persécuter les groupes qui leur déplaisent. Le rapport du groupe américain ajoute que des expressions employées, comme « Union nationale » ou « Sécurité nationale », ne recouvraient aucune signification particulière mais permettaient d’utiliser cette loi contre les opposants politiques. Le même rapport signale qu’à l’article 32, la loi stipule que les nominations ecclésiastiques doivent être animées par un esprit d’unité nationale. De même, l’article 22 déclare que l’éducation religieuse doit inclure l’histoire du Vietnam et de sa législation…

Aux commentaires critiques cités par l’article paru dans le South China Morning Post et Intellasia.net, il convient d’ajouter les deux communiqués sur le projet de loi publiée par de la Conférence épiscopale vietnamienne, dont le premier, publié en mai 2015, était extrêmement critique. Le second avait paru en septembre 2016, peu de temps avant la discussion du projet de loi au Parlement.

 

Source : Eglises d’Asie

Asie

Vietnam – La loi sur « les croyances et la religion » a été adoptée par le Parlement

Le projet de « loi sur les croyances et la religion », dans sa septième version, telle que publiée en septembre 2016, avec quelques remaniements, vient d’être adopté, le 18 novembre 2016, par l’Assemblée nationale vietnamienne. 417 des 439 parlementaires qui ont voté, à savoir 84,68 % de l’ensemble des députés, ont donné leur accord au nouveau texte législatif. L’ensemble des prescriptions contenues dans le nouveau document entrera en vigueur au 1er janvier 2018.

Cette adoption n’a fait l’objet, pour le moment, d’aucun commentaire visible des communautés religieuses ou de la société civile. En revanche, plus d’une vingtaine de journaux de la presse officielle ont commenté, chacun à leur manière, dès l’après-midi du 18 novembre, les neuf chapitres et les soixante-huit articles contenus dans la nouvelle loi. Le quotidien du Parti communiste vietnamien, le Nhân Dân (‘Le Peuple’), décrit ainsi, de manière quelque peu négative, les principales dispositions de la loi : « Elle (la loi) décrit les activités interdites parmi lesquelles la discrimination pour raison de croyance, l’utilisation de la contrainte pour obliger les autres à suivre ou ne pas suivre une religion, faire offense à la religion d’autrui, utiliser la religion en vue d’intérêts privés. Sont également interdites les activités religieuses portant atteinte à la défense nationale, à l’ordre et à la sécurité publique, à l’environnement, à la morale ainsi que les activités pouvant nuire à la société, à la santé ou mettant péril la vie humaine. »

Un projet qui prend force de loi

Selon certains journaux, des passages traitant des activités religieuses dans lesquelles sont impliqués des étrangers ont fait l’objet de critiques d’un certain nombre de députés. On leur reprochait d’être répétitifs, inutiles et peu pertinents. Les comptes-rendus de la presse affirment que le Conseil permanent de l’Assemblée nationale a accueilli les critiques portées et très sérieusement corrigé le texte mis en cause.

D’une façon générale, la vingtaine de journaux qui rapportent cette loi n’en font pas une présentation générale et ne portent aucun jugement critique sur elle. Pour la plupart, les organes de la presse officielle se contentent de relever quelques-unes des prescriptions de la loi.

Depuis sa naissance, le Parti communiste vietnamien a toujours publié et diffusé des textes exposant sa doctrine en matière de religion ainsi que les règles auxquelles il veut soumettre le phénomène religieux. Les premiers ont été vite diffusés sous forme de tracts manuscrits polycopiés alors que le parti des travailleurs n’était encore qu’un mouvement clandestin. Le premier texte officiel date de 1956 et est signé du président Hô Chi Minh. Le libéralisme apparent de ce texte ne correspond en rien à la politique très oppressive alors menée par les autorités du Nord-Vietnam à l’égard des diverses communautés religieuses et en particulier du catholicisme. Un second document, le décret 297/CP, signé du Premier ministre en 1977, est resté pendant longtemps le texte fondamental en matière religieuse. Plus tard, un certain nombre de décisions et d’arrêtés ont fait office de règlement de la sphère religieuse pendant quelque temps jusqu’à la fin de 2004, époque où a été mis en vigueur un document d’une certaine ampleur, l’Ordonnance sur les croyances et la religion. La caractéristique de la nouvelle réglementation religieuse votée le 18 novembre, c’est son adoption par le Parlement, ce qui lui donne une légitimité (au moins de façade) supérieure aux autres.

Réaction très défavorable des milieux catholiques

Le 22 avril 2015, le Bureau gouvernemental des Affaires religieuses avait extrait subitement de ses tiroirs un projet de loi jusque-là inconnu, la version n° 4 d’un projet de « loi sur les croyances et la religion ». Il était envoyé à toutes les communautés religieuses du pays. Celles-ci étaient invitées, dans un délai de quinze jours, à faire part de leurs commentaires et les premières réactions, surtout dans les milieux catholiques, furent extrêmement défavorables. La Conférence épiscopale concluait ainsi un communiqué à ce sujet : « En désaccord avec le projet de loi n° 4 sur les croyances et la religion, nous proposons d’élaborer à nouveau un autre projet de loi conforme à l’esprit de liberté et de démocratie et portant marque d’une société orientée vers le progrès. »

Le projet de loi, mis à l’ombre un certain temps pendant le XIIe Congrès du Parti communiste, est réapparu en septembre 2016. Une nouvelle version fut envoyée aux communautés religieuses. Les évêques vietnamiens en ont fait une critique très serrée, article par article. Il semble bien que leurs contributions et leurs suggestions ont été très peu retenues dans le texte définitif voté par le Parlement.

Source : Eglises d’Asie

NLH #NLQ #Points non négociables PNN

En douce, les parlementaires sont en train de légiférer sur la PMA et la GPA

En douce, les parlementaires sont en train de légiférer sur la PMA et la GPA

Pendant que certains pensent que « La Manif Pour Tous » mène des combats imaginaires, les parlementaires socialistes sont en train de faire un baroud d’honneur pour finir leur destruction de la famille.

Le sénateur PS Jean-Pierre Godefroy vient de proposer une loi dont voici le texte :

loi-pma

Ce texte remplace les termes “homme” et “femme” par “membres du couple”, ce qui n’a de sens que si l’on considère des couples de même sexe, donc par la force des choses si l’on autorise la procréation médicalement assistée pour les couples de femmes sans père. Depuis, Madame le sénateur EELV Esther Benbassa vient de déposer une proposition de loi relative à l ‘« accès égalitaire pour toutes aux techniques d’assistance à la procréation ». La PMA semble donc d’actualité.

À côté de cela, les sénateurs  Jacques Mézard, Gilbert Barbier, Jean-Michel Baylet, Jean-Pierre Chevènement, Yvon Collin, François Fortassin, Mme Françoise Laborde, Mm. Stéphane Mazars, Jean-PierrePlancade, Jean-Claude Requier, Robert Tropeano, Raymond Vall et François Vendasi, ont déposé une proposition de loi autorisant la transcription à l’état civil français des actes de naissance des enfants nés à l’étranger du fait d’une gestation pour autrui. Le texte de cette proposition étant :

« Art. 336-2. – Lorsque l’état civil de l’enfant a été établi par une autorité étrangère en conformité avec une décision de justice faisant suite à un protocole de gestation pour autrui, cet état civil est transcrit dans les registres français sans contestation possible aux conditions que la décision de justice soit conforme aux lois locales applicables, que le consentement libre et éclairé de la femme qui a porté l’enfant soit reconnu par cette décision et que les possibilités de recours contre cette décision soient épuisées. »

Bref, une loi pour reconnaître, dans les faits, les GPA faites à l’étranger.

Peut-être que ces sénateurs ont voulu relancer « La Manif Pour Tous » qui n’a rassemblé que 200 000 personnes le 16 octobre ? On espère que les candidats à la primaire de la droite vont monter au créneau, et que les députés en place considèrent les votes aux législatives de 2017.

Pour ceux qui prétendent vouloir interdire la GPA, déposez donc une proposition de loi sur la criminalisation de la GPA à l’étranger, au titre de trafic international d’enfants. Que les enfants leur soit retiré d’office et les personnes y ayant recours condamnées à la prison. Ainsi, la GPA sera en effet impossible.

Benjamin Leduc