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[VIDEO] Idée cadeau de Noël : les produits monastiques et Divine Box

Avec la fête de Noël qui arrive, viennent aussi les traditionnels cadeaux que l’on offre à ses proches. Et cette année, pourquoi pas régaler vos amis et vos familles tout en soutenant les monastères, en offrant Divine Box ? Cette jeune entreprise familiale, fondée par Astrid et Côme (frère et soeur), vend sur internet les meilleurs produits d’épicerie fine des abbayes, et vous les envoie directement chez vous avec un petit livret qui explique tout sur chaque produit et chaque abbaye.

 

Découvrez d’abord leur concept avec cette vidéo d’1mn25 :

Pour tous les goûts et les budgets

 

Un des avantages de Divine Box est la variété des possibilités, tant en terme de produits qu’en terme de budget.

 

Pour les produits, entre leur “box des monastères”, rassemblant l’épicerie fine des abbayes, et leur “box trappistes”, pour les zythophiles (amateurs de bière ;) ), en passant par leur boutique en ligne, où vous pouvez faire une commande personnalisée en sélectionnant à l’unité des tisanes, des pâtés, des confitures, des liqueurs etc… Il y en a pour tous les goûts !

Ci-dessus, les pâtes de fruits à la châtaigne, des moines trappistes de Soligny-la-Trappe, en exclusivité (mondiale) pour la Divine Box de Noël

Côté budget, comptez entre 30€ et 45€ par mois pour leurs box par abonnement, et le montant que vous voulez pour leur boutique en ligne. Divine Box est donc accessible de manière ponctuelle ou plus régulière, et à un public très large !

 

Si vous manquez d’inspiration pour Noël, Côme Besse, co-fondateur, nous souffle que les 3 offres qui fonctionnent le mieux en cette période de Noël sont :

  • la box trappiste pendant 3 mois (98,40€ livraisons incluses)
  • la box des monastères en format gourmands pendant 6 mois (280,80€ livraisons incluses)
  • la boutique monastique en ligne : le contenu et le budget sera fonction des produits que vous sélectionnerez, mais parmi les meilleures ventes du moment : l’élixir des pères Chartreux, la bière trappiste d’Orval, le caramel au beurre salé des moines de Landévennec, la rillette du père Marc etc…

 

Et pour la Divine Box de Noël justement, il y aura :

  • du pain d’épices
  • des pâtes de fruits à la châtaigne
  • une terrine campagnarde
  • une confiture de figues au porto (top pour accompagner le foie gras !)
  • une tablette de chocolat à l’orange
  • un paquet de biscuits spéculoos
  • une bouteille de vin blanc Chardonnay

Exemple de la Divine Box sur le thème de Noël : chocolat à l’orange, pain d’épices, terrine campagnarde, confiture de figues au porto… Miam !

Un cadeau qui a un supplément d’âme

 

Offrir des produits des abbayes avec Divine Box, c’est l’assurance d’offrir un cadeau qui a du sens.

 

En effet, cette initiative soutient d’abord financièrement les communautés en question. L’équipe se fournit auprès des abbayes en direct, et au “prix juste”, calculé et fixé par les monastères, et non négocié ensuite. Les moines et moniales sont donc rémunérés de manière juste, à la hauteur du travail de leurs mains (rappelons ici que la règle de saint Benoît peut se résumer par : “Ora et Labora” – prière et travail !)

 

Astrid de Divine Box, en pleine balade avec deux soeurs de l’abbaye bénédictine de Rosans !

Ensuite, la Divine Box peut-être un excellent moyen d’évoquer les abbayes et les moines de manière légère et sympathique, pour vos proches que vous allez combler. En plus de les régaler, les Divine Box permettent d’en savoir plus sur les produits et les communautés qui les fabriquent : nombre de moines sur place, date de fondation, ordre religieux etc… De quoi parler un peu des abbayes et des moines à nos amis ou familles : à ceux qui connaissent bien ce milieu évidemment, mais aussi à ceux qui s’en seraient un peu éloignés parfois ! Et en bonus, une carte postale est jointe dans chaque livret, pour créer un lien plus incarné et humain entre les abonnés et les communautés.

Extrait d’une page du livret qui accompagne chaque Divine Box. Ici, la page concerne les chocolats de l’abbaye de Bonneval !

Pour en savoir plus

Pour découvrir Divine Box, en savoir plus sur cette belle initiative aux côtés des abbayes, ou pour commander pour vos proches à Noël, rendez-vous sur leur site : www.divinebox.fr. Joyeux Noël un peu en avance !

 

 

 

 

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L’abbaye Notre-Dame-De-Grâce de Bricquebec : son histoire et ses pâtés !

Un article proposé par Divine Box.

Installés dans la campagne normande, près de Cherbourg, depuis 1823, les frères trappistes de l’abbaye Notre-Dame-De-Grâce de Bricquebec sont célèbres pour leurs fameux produits des Charcuteries de la Trappe : pâtés, rillettes, terrines… Mais si le succès est aujourd’hui au rendez-vous, le ciel n’a pas toujours été bleu pour la communauté (et pas seulement à cause de la pluie normande !). Entre incendies et épidémies, les moines n’ont pas été épargnés…Mais heureusement, ils ont toujours su rebondir. Alors Divine Box vous emmène découvrir l’histoire mouvementée et les délicieux produits de l’abbaye de Bricquebec. En avant, marche !

 

Un terrain…et des moulins !

 

Nous sommes en 1823. Le père Augustin Onfroy, ancien moine trappiste devenu curé de Digosville (en Normandie), voudrait retrouver la vie monastique et fonder une communauté. Mais ce n’est pas si simple : l’évêque veut que la nouvelle abbaye soit installée dans le diocèse de Coutances (près de Cherbourg) – décimé par la Révolution.

 

Par chance, un habitant du coin offre au père Augustin un terrain comprenant trois moulins ! En 1824, l’aventure commence, et douze postulants prennent l’habit. C’est parti !

C’est le père Augustin Onfroy qui a fondé la communauté de l’abbaye de Bricquebec en 1823. – Abbaye de Bricquebec

Au boulot !

 

Dès le début à l’abbaye de Bricquebec, les conditions sont dures : les moines ont peu de moyens (financiers et humains), le terrain est marécageux, et les roches et les souches ne leur facilitent pas la tâche pour poser les fondations… En plus, les moines n’ont aucune construction pré-existante sur laquelle s’appuyer pour le chantier.

 

Mais malgré tout ça, le chantier avance doucement grâce au renfort de trois moines de l’abbaye du Port-du-Salut en Mayenne. Même les habitants de Bricquebec se mobilisent : un pour tous, tous pour un ! Et les efforts paient : en 1834, l’église de l’abbaye Notre-Dame de Grâce est dédicacée. Youpi !

L’église de l’abbaye de Bricquebec a été dédicacée en 1834 grâce aux efforts de tous les habitants du coin. – Abbaye de Bricquebec

L’abbaye rayonne !

 

Après des débuts difficiles, l’abbaye rayonne au début des années 1860 ! Il y a rapidement quatre-vingt moines à l’abbaye de Bricquebec et la communauté rayonne. Durant les guerres des années 1870, les frères accueillent de nombreux blessés et les soignent.

 

À cette époque, l’abbaye fait vivre plus de deux-cent familles dans les environs grâce à ses activités agricoles. Eh oui, les frères ont développé une grande ferme après les guerres ! Ils bâtissent deux moulins supplémentaires, et élèvent poulets, vaches et porcs. Ils produisent du fromage qui connaît vite un grand succès, la Trappe de Bricquebec. Et la farine des moulins leur permet de fabriquer beaucoup de pain, notamment pour pratiquer l’aumône aux pauvres qui viennent à l’abbaye de Bricquebec. C’est pas beau ça ? Alors quand en plus, on sait que les frères ont même le temps d’établir deux fondations au Japon au même moment, on dit chapeau !

L’une des deux premières fondations japonaises de l’abbaye de Bricquebec se situe à Tenshien. – OCSO

 

Victime des guerres…

 

Mais patatra, la guerre arrive en 1914. L’abbaye accueille environ 700 soldats blessés et laisse de côté l’activité agricole. Résultat : les finances sont dans le rouge à la fin du conflit. Pendant la Seconde Guerre mondiale, l’abbaye de Bricquebec est occupée par les soldats allemands.

 

Finalement, à la Libération, la communauté fait triste mine : les effectifs baissent et les conditions de vie des moines restés sur place sont dures. Ils sont donc contraints de vendre leur fromagerie et même leur célèbre marque de fromage “Trappe de Bricquebec”. Pas facile d’imaginer un avenir joyeux… Et pourtant, les moines restent toujours aussi généreux : ils n’hésitent pas à secourir d’autres communautés proches dans des abbayes ravagées par les combats, et donnent beaucoup des pauvres récoltes qu’ils obtiennent aux habitants les plus pauvres.

Pendant les guerres, toutes ces petites fenêtres étaient celles des chambres de blessés ou de soldats allemands… – wikipedia.fr

Nouveau départ

 

Et pourtant, en 1969, la communauté renaît de ses cendres. Hourra ! Le père Marc, fils d’un modeste cultivateur, relance l’activité agricole de la communauté. Déterminé et entreprenant, le père Marc lance la porcherie avec quarante truies, alors qu’il n’y connaît vraiment pas grand chose à ce moment-là !

 

Il lance également la marque “Les Charcuteries de la Trappe”, nouvelle source de revenus pour la communauté, qui lui permet d’entretenir l’abbaye de Bricquebec. L’élevage de porcs prospère si bien qu’en 1997, les moines préfèrent arrêter cette activité pour se recentrer sur l’essentiel : la prière. Il faut dire que la porcherie avait atteint les 2500 porcs !

Le père Marc est arrivé en 1969 et a lancé la marque « Les charcuteries de la Trappe ». – Divine Box

Et aujourd’hui ?

 

Aujourd’hui, il y a douze moines trappistes (de l’ordre cistercien de la stricte observance) à l’abbaye Notre-Dame de Grâce de Bricquebec. Ils suivent toujours la règle de saint Benoît, Ora et Labora (Prière et Travail) avec notamment huit offices par jour (les matines sont à 4h15 du matin !).

 

Même si les moines ne sont plus directement impliqués dans la production de charcuterie, ils se consacrent tout de même au travail manuel et aux tâches ménagères, ainsi qu’à l’accueil des visiteurs au magasin et à l’hôtellerie. Bref, des journées bien remplies ! Et en plus de ça, la communauté de Bricquebec a fondé sept abbayes au Japon. Rien que ça !

Les frères de Bricquebec vivent toujours aujourd’hui selon la règle de saint Benoît, entre prière et travail. – Abbaye de Bricquebec

Découvrir les produits de l’abbaye de Bricquebec

 

Cliquez ici pour découvrir les pâtés de l’abbaye de Bricquebec (vous serez redirigé vers la boutique en ligne de produits monastiques Divine Box). Et c’est par là pour en savoir plus sur l’histoire de l’abbaye de Bricquebec et ses produits.

 

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La longue histoire de l’abbaye Notre-Dame de La Trappe de Soligny

Un article proposé par Divine Box.

L’abbaye Notre-Dame de La Trappe de Soligny est une abbaye normande fondée en 1140 dans le village de Soligny-La-Trappe. Au cours de sa longue histoire, l’abbaye a connu des hauts et des bas. Mais elle est avant tout le lieu de naissance de l’ordre cistercien de la stricte observance, aussi appelé trappiste !

Entre les périodes sombres et celles de rayonnement international, il y en a des choses à dire… Allez, Divine Box vous raconte tout ça en détails : en avant !

L’abbaye de La Trappe se situe en Normandie, dans le village de Soligny-La-Trappe. – Abbaye de La Trappe

Fondation : quand le navire chavire 

 

L’histoire de l’abbaye Notre-Dame de La Trappe, située à Soligny-La-Trappe, commence tristement en 1120 par le naufrage d’un vaisseau. Dans cet accident périt Mathilde, fille du roi d’Angleterre et femme du comte Rotrou III du Perche.

Ce dernier, désespéré, érige alors dans la forêt de la Trappe, qui se situe sur ses terres, un oratoire dédié à la Vierge en souvenir de sa bien-aimée.

En 1140, il y fait venir quelques moines du Breuil-Benoît, près de Dreux. La communauté est née (youpi !) et intègre l’ordre cistercien en 1147.

Et au fait, pourquoi « La Trappe » ? Sûrement à cause des pièges que les chasseurs posaient dans cette forêt, tout simplement.

Une période sombre 

Durant la guerre de Cent Ans (XIVe et XVe siècles), le monastère est brûlé et pillé. Les moines s’en vont pour se réfugier au château-fort de Bonsmoulins. De plus, l’abbaye de La Trappe est alors sous le système de la commende : le roi place à la tête de la communauté un clerc extérieur, religieux ou non.

Comme souvent dans ce système, le commendataire s’approprie les bénéfices du travail de la communauté. On est donc loin de l’idéal cistercien de travail et de prière. Quand les moines de la Trappe tentent d’en finir avec ce système en élisant un nouvel abbé, celui-ci est révoqué par le roi dès le lendemain…

C’est l’abbé de Rancé, pourtant abbé commendataire, qui change enfin les choses et sauve La Trappe de Soligny dès 1660.

L’abbé de Rancé, sauveur de l’abbaye de La Trappe. – Hyacinthe Rigaud

Retour à l’essentiel

 

L’abbé de Rancé est le neveu de Richelieu et est abbé commendataire de La Trappe depuis ses 11 ans, même s’il ne vit pas du tout une vie monastique. Lorsqu’il se rend à l’abbaye, il est frappé par le spectacle et décide de s’y installer pour remettre un peu d’ordre : en prenant l’habit cistercien, il se convertit définitivement !

Il chasse les sept moines qui restaient et les remplace par des compagnons plus sérieux. Après avoir fait son noviciat, l’abbé de Rancé devient abbé régulier à La Trappe. Dès son arrivée, il veut donc rétablir un strict respect de la règle de saint Benoît.

Il met ainsi en place une réforme, baptisée plus tard “ordre cistercien de la Stricte Observance”. Son objectif ? Conserver la part importante du travail manuel propre aux cisterciens, mais réinstaurer une vie pauvre, valeur jusqu’alors un peu passée à la trappe…

Si la réforme reste au début cantonnée à l’abbaye de Soligny-La-Trappe, elle finit par séduire certaines abbayes voisines, puis plus lointaines, qui deviennent des « petites trappes ». La famille trappiste grandit ! L’ordre cistercien de la stricte observance sera ainsi reconnu par le pape en 1892 : il doit beaucoup à l’abbé de Rancé, à qui Châteaubriand a même consacré un livre entier !

 

À nouveau dans la tourmente 

 

Grâce à l’abbé de Rancé, l’abbaye de La Trappe devient incroyablement rayonnante et les postulants affluent en nombre (jusqu’à trois par jour à certaines époques !). Pourtant, un siècle plus tard survient la Révolution, seconde épreuve pour l’abbaye de La Trappe… Les ordres religieux sont alors interdits par la loi et les monastères détruits (La Trappe devient une carrière de pierres !).

Un peu plus tard, en 1811, un décret impérial supprime tous les monastères trappistes. Certains frères meurent donc en martyrs, d’autres fuient en Suisse, puis en Russie, pour échapper aux troupes révolutionnaires.

Quand certains reviennent à La Trappe vers 1815, c’est une ruine. Il faut désormais la reconstruire en entier…Au boulot ! La reconstruction commence en 1829 et la consécration de l’église a lieu en 1831.

L’église de l’abbaye de La Trappe de Soligny, de style néogothique, a été inaugurée en 1831. – Divine Box

Une croissance exceptionnelle

 

Tout au long du XIXe siècle, La Trappe devient une exploitation agricole gigantesque qui vend ses produits dans dix magasins parisiens qui lui sont spécialement consacrés. L’abbaye de La Trappe accueille également au fil du temps une chocolaterie, une imprimerie, ou encore une pharmacie.

Ainsi lancés sur le chemin de la modernité, les moines de La Trappe livrent leurs produits à l’extérieur et en font de la publicité avec les publicistes les plus réputés de l’époque.

Les frères de La Trappe construisent même une voie de chemin de fer en 1895 ! 20 000 visiteurs viennent quotidiennement l’admirer lors de son inauguration qui dure neuf jours. Et preuve du rayonnement exceptionnel de La Trappe au XIXe, le roi Louis Philippe en personne y fait une visite en 1847. Quel honneur !

Pendant la Première Guerre mondiale, une partie de l’abbaye sert d’abris pour les blessés. Lors de la Seconde guerre mondiale, les frères jouent également un rôle actif dans la résistance avec les habitants du village de Soligny-La-Trappe.

Le chemin de fer de l’abbaye de La Trappe de Soligny a été inauguré en 1895. – Jean-Claude Bourdais

La situation aujourd’hui

 

Aujourd’hui, à l’abbaye Notre-Dame de La Trappe, les vingt-deux cisterciens de la stricte observance – surnommés trappistes – suivent la règle de saint Benoît, Ora et Labora (“prière et travail”). Ainsi, de 4h15 à 20h15, ils disent sept offices. Le reste du temps, ils se consacrent au travail manuel (magasin, pâtes de fruits, vergers, conditionnement…) et aux visiteurs. Bref, les frères ne chôment pas !

Ils consacrent aussi plusieurs heures par jours à la lecture des textes sacrés, grâce à leur grande bibliothèque. L’activité agricole se réduit peu à peu – elle se résume aujourd’hui à des cultures céréalières – au profit des ateliers de produits monastiques et du magasin, qui se développent. Ce dernier, entièrement rénové en 2003, emploie une dizaine de frères chaque jour !

Une société commerciale gère l’ensemble de l’entretien des bâtiments et quatre salariés s’occupent de l’hôtellerie, des espaces agricoles…L’abbaye a engendré quatre fondations :

  • L’abbaye de Tre Fontane (Italie)
  • L’abbaye Notre-Dame de Bellefontaine (Anjou)
  • L’abbaye Notre-Dame de Timadeuc (Bretagne)
  • L’abbaye Notre-Dame de Bonne-Espérance d’Échourgnac (Dordogne)

 

L’abbaye de La Trappe de Soligny garde de forts liens de fraternité avec ses fondations.

Sept fois par jour les frères de l’abbaye de La Trappe se rendent à l’office par ce couloir dans le plus grand silence. – Divine Box

Cliquez ici pour en savoir plus sur l’abbaye Notre-Dame de La Trappe de Soligny : les différents ateliers de production de l’abbaye de La Trappe, l’histoire de la statue Notre-Dame de Confiance etc…

 

Et pour acheter les produits de l’abbaye de La Trappe, vous pouvez bien sûr vous rendre directement au magasin de l’abbaye : Abbaye Notre-Dame de la Trappe, lieu-dit la Trappe, 61380 Soligny-la-Trappe. Sinon, rendez-vous sur la boutique monastique en ligne Divine Box : cliquez ici pour acheter les pâtes de fruits de l’abbaye de Soligny-La-Trappe.

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Découvrez les pâtes de fruit de l’abbaye Notre-Dame de Tournay !

Un article proposé par Divine Box.

Les dix-huit frères bénédictins de l’abbaye Notre-Dame de Tournay (prononcer Tournaille), dans les Hautes-Pyrénées, sont notamment réputés pour leurs incroyables pâtes de fruits artisanales. Pourquoi les moines se sont-ils lancés dans cette activité de confiserie ? Comment les fabriquent-ils ? Pourquoi ont-elles autant de succès ? Divine Box vous propose de tout découvrir sur les pâtes de fruits de l’abbaye de Tournay, en avant !

L’abbaye de Tournay, spécialisée dans les pâtes de fruits depuis 48 ans, se trouve dans les Hautes-Pyrénées, près de Lourdes – Divine Box

Pourquoi faire des pâtes de fruits ?

 

La confection de pâtes de fruits représente un double intérêt pour les moines de Tournay.

  • Tout d’abord, cela leur permet d’équilibrer leur vie, centrée sur la prière et la méditation, comme le demande la règle de saint Benoît (VIe siècle). Leurs journées doivent donc aussi se partager équitablement entre des temps de prière et de travail (« ora et labora » en latin).
  • Ensuite, cela leur permet de vivre dignement et d’être indépendant financièrement. Ils peuvent ainsi assurer eux-mêmes leur subsistance grâce au travail de leurs mains. Et ainsi participer directement à la préservation des bâtiments de leur abbaye !

 

Comment le travail des moines de Tournay s’organise-t-il ?

 

C’est donc toute la communauté de l’abbaye de Tournay qui participe à cet artisanat monastique de pâtes de fruits : épluchage des fruits, mais aussi cuisson, découpage des pâtes, ou encore emballage et expédition… Les moines font tout eux-mêmes à la main et il n’y a pas de quoi chômer !

Le coeur de la confection est assuré par les plus jeunes frères. Ils sont deux à surveiller la cuisson et la découpe. En revanche, l’enrobage de sucre et de chocolat, et la mise en sachet, sont réalisés avec l’aide de tous les frères, y compris les plus anciens !

Les moines ont même embauché un laïc extérieur à la communauté, pour avoir un petit coup de main du côté des expéditions et de la relation avec les clients. Ainsi, les moines peuvent se concentrer pleinement sur leur activité de réalisation de pâtes de fruits ! Sympa non ?

C’est le jeune frère Nicolas qui prépare les pâtes de fruits avant qu’elles ne soient mises à cuire – Crédit Photo : DDM, S.V. (La Dépêche)

Des pâtes de fruits « pur fruit »

 

Au tout début, les moines préparaient leurs pâtes de fruits comme la majorité des artisans, c’est-à-dire à partir d’une purée de pommes, à laquelle ils ajoutaient des arômes. Ils ont finalement décidé depuis quelques années d’augmenter la qualité de leurs pâtes de fruits ! Désormais, ils ne produisent que des confiseries « pur fruit » ! Cela veut dire que la base de pomme a été supprimée : les pâtes de fruits sont faites uniquement à partir de la pulpe du fruit lui-même. Résultat ? Il n’y a pas besoin de colorant alimentaire, et le goût du fruit reste 100 % naturel !

Les pâtes de fruits des moines de Tournay sont « pur fruit », c’est-à-dire faites directement avec la pulpe du fruit. C’est ce qui en fait un des produits monastiques les plus savoureux ! – Divine Box

Une recette artisanale

 

À Tournay tout est fait à la main. C’est ce qui fait le charme et le succès de leurs pâtes de fruits. Voici les étapes principales :

  1. Tout d’abord, les moines achètent des fruits frais (orange, citron, pamplemousse, mandarine…) à l’extérieur, et les épluchent avec soin à la main.
  2. Dans un second temps, les moines broient la pulpe des fruits afin de les mettre en purée. Puis ils ajoutent du sucre, du glucose et de la pectine, et parfois selon le fruit, de l’acide citrique, qui va jouer avec la pectine. Le seul fruit qu’ils ne broient pas est la framboise (autrement, elle se détacherait lors de la cuisson).
  3. Les frères regroupent ensuite ce mélange par fournées de 50kg, qui sont cuites à la vapeur à 120°C dans une grande cuve, fermée par un couvercle.
    D’ailleurs, petite anecdote exclusive : les moines ont baptisé leur cuve « Désirée. » La raison ? Des petits soucis de livraison ont obligé les moines à l’attendre plus longtemps que prévu. Mais vraiment plus. Si bien qu’elle lorsqu’elle est enfin arrivée, elle était très, mais alors très… désirée. Tous contents, les moines lui ont donc donné ce petit nom affectif ! Rigolo non ?
  4. Lorsque la délicate cuisson est terminée (le nombre de minutes est très précis !), les moines peuvent placer les plaques de pâtes de fruits (qui contiennent 90 bâtonnets) à la verticale.
  5. Pour éviter que la matière ne tombe par terre, ils les placent dans une chambre froide pour les solidifier. Lorsqu’ils démoulent ensuite la pâte, les frères la sucrent, puis la laisse sécher, et la découpent en carrés. Cette étape est toujours effectuée le matin, par souci de commodité. Le tour est joué, il n’y a plus qu’à se régaler !
    Et les pâtes de fruits enrobées de chocolat ? Elles ne sont pas passées dans le sucre, mais enrobées dans du bon chocolat à 60 % de cacao… Miam !

Frère Julien fait découvrir à quelques visiteurs comment il réalise les pâtes de fruits de l’abbaye – Crédit Photo : La Dépêche

 

Et pour acheter des pâtes de fruits de Tournay ?

Sur place à la boutique près de l’abbaye bien sûr ! Ou sinon sur la boutique monastique en ligne de Divine Box : cliquez ici pour acheter des pâtes de fruits de l’abbaye de Tournay.

Sinon, vous pouvez cliquer ici pour en savoir encore plus sur les pâtes de fruits de l’abbaye de Tournay : différentes sortes, savoir-faire, cuisson des pâtes de fruits aux agrumes etc…

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Abbaye d’Oelenberg : histoire, anecdotes et produits !

Un article proposé par Divine Box.

 

Ce mois-ci Divine Box vous emmène découvrir l’abbaye d’Oelenberg, en Alsace ! Cette abbaye a une histoire millénaire pleine d’aventures et de rebondissements : si l’on a bien cru sa dernière heure arrivée à la Révolution, elle a rapidement connu son apogée au XIXe ! Ses bâtiments regorgent de trésors des siècles passés, mais aussi de bons produits issus de l’artisanat monastique. Attachez vos ceintures, on y va !

La fondation de l’abbaye d’Oelenberg  

Allez hop, on remonte le temps à presque un millénaire en arrière… Et nous voilà en 1046, date de fondation de l’abbaye d’Oelenberg.

 

C’est Heilwige de Dabo, comtesse d’Eguisheim et mère du pape de l’époque, Léon IX, qui fit construire ce prieuré pour des chanoines de saint Augustin. Elle voulait en effet perpétuer le souvenir de son autre fils Gérard, mort au cours d’un duel avec un seigneur de Ribeaupierre.

 

Alors situé sur une colline (« Berg » en patois local), le long d’un cours d’eau (« Oelen »), on appellera tout simplement le prieuré… « Oelenberg » ! La communauté prospère ensuite rapidement, tant en richesses qu’en nombre de moines. En avant, toute !

L’abbaye d’Oelenberg et les guerres

 

Oui mais malheureusement, la suite est moins fameuse… En effet, les guerres du XIVe ravagent l’abbaye d’Oelenberg. Ruinée et affaiblie, elle est alors placée sous la tutelle d’un seigneur autrichien, puis rattachée aux Jésuites de Fribourg en 1626, et enfin à l’Université de Fribourg en 1774.

 

À la Révolution, sans surprise, la communauté est dissoute ! En 1794, l’abbaye et la bibliothèque sont vendues comme biens nationaux aux enchères. La bibliothèque est dispersée lorsqu’un industriel mulhousien se porte acquéreur du couvent.

 

Les moines se réfugient alors en Suisse, tandis que l’abbaye d’Oelenberg passe de main en main, devenant ainsi un pensionnat de jeunes filles en 1821 !

Tableau du XIXe représentant la réunion quotidienne des moines de l’abbaye d’Oelenberg dans leur salle du chapître – Frédéric Lix

Abbaye d’Oelenberg : au boulot ! 

 

Finalement, en 1825, l’abbaye d’Oelenberg reprend vie avec le retour d’un groupe de moines trappistes, revenus d’exil.

 

Des bâtiments du passé, il ne subsiste alors que quelques parties : la chapelle Saint-Léon conserve des parties du XIIe siècle dans son chevet. Trois clefs de voûte de la chapelle Saint-Michel sont également conservées, avec des armoiries datant de 1486.

 

Demeurent également :

 

  • La partie inférieure du chœur de la chapelle du XIIe siècle
  • La nef baroque (1755)
  • Le transept de l’ancienne église abbatiale (1486)
  • Un grand crucifix du XIVe siècle
  • Deux belles statues de Notre-Dame des XVe et XVIIIe siècles

 

Les moines tiennent bon et remettent alors l’abbaye d’Oelenberg sur pattes, malgré des épidémies, incendies et autres famines. Là-bas, on y trouve tout ce qu’il faut ! Boulangerie, fromagerie, brasserie, imprimerie, etc…

 

Au XIXe, les moines sont si nombreux qu’ils partent même créer une fondation en Allemagne ! Début XXe, l’abbaye d’Oelenberg compte 200 moines trappistes (80 prêtres et 120 frères), et fait figure de véritable centre religieux, intellectuel et économique. Chapeau bas !

 

 

Une solidarité salvatrice 🤝

 

Malheureusement, les deux Guerres mondiales furent terribles : les bâtiments sont allègrement bombardés, et les moines obligés de se disperser temporairement.

 

La reconstruction est difficile, mais, milieu XXe, l’abbaye d’Oelenberg finit par reprendre du poil de la bête grâce à une exceptionnelle mobilisation. Le diocèse de Strasbourg, ses fidèles, et des trappistes néerlandais de l’abbaye de Zundert venus prêter main forte… tout le monde s’y met !

 

L’abbaye d’Oelenberg ressuscite alors, et laisse même derrière elle une autre ramification : la renaissance de l’abbaye d’Engelszell, relancée par les trappistes d’Oelenberg en 1925. Youpi !

L’abbaye d’Oelenberg telle qu’on peut la voir aujourd’hui, a été reconstruite après les bombardements des deux guerres mondiales, grâce à l’aide du diocèse de Strasbourg et de moines trappistes néerlandais – Divine Box

Abbaye d’Oelenberg : y va ? Y va pas ? 🤔

 

À la fin du XXe siècle, malgré sa reconstruction, l’abbaye d’Oelenberg n’est plus très en forme… La communauté qui avait jadis compté jusqu’à 200 moines n’en abrite plus qu’une quinzaine. Et les vastes bâtiments nécessitent des travaux toujours plus coûteux.

 

S’est alors posée la question de quitter l’abbaye d’Oelenberg pour se grouper avec une autre communauté de trappistes… Mais, trop attachés à leur abbaye, les moines ont finalement décider de rester et de tout faire pour préserver Oelenberg ! Hip hip hip ?

Les moines de l’abbaye d’Oelenberg chantent leurs sept offices quotidiens dans leur belle église de style trappiste, c’est-à-dire sobre et dénué – Divine Box

Abbaye d’Oelenberg : et aujourd’hui ? 💒

 

Aujourd’hui, l’abbaye Notre-Dame d’Oelenberg est le seul monastère d’hommes encore vivant en Alsace. Les neuf moines trappistes sur place vivent toujours selon la règle de saint Benoît “ora et labora” : “prière et travail”.

 

Ils prient ainsi sept fois par jour (premier office à 4h30 !) et travaillent de leurs mains pour assurer leur subsistance. Ils ont délégué la gestion de leurs 150 hectares de terres à des laïcs mais s’occupent de tout le reste : magasin d’artisanat monastique, hôtellerie…

 

Ils fabriquent aussi, avec leur farine, de délicieux produits monastiques, comme les pâtes de l’abbaye (des larges, des fines, des torsadées). En plus de tout cela, ils concoctent des tartes, des sablés, des macarons et toute une farandole de biscuits. C’est déjà pas mal, non ?

 

 

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