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Neuvaine de Saint Remi 2018 du 29 septembre au 7 octobre à Reims (51)

Grande fête annuelle diocésaine, la prochaine Neuvaine de la Saint Remi aura lieu du :

samedi 29 septembre au dimanche 7 octobre 2018

 

Le programme complet de la Neuvaine :

 

Samedi 29 septembre :

– 8 h 30 : Messe d’ouverture de la neuvaine animée par les porteurs de la châsse suivie de l’exposition de la châsse.

– 19 h 00 : Concert animé par les Maîtrises de la cathédrale de Reims et de la cathédrale de Metz.

Dimanche 30 septembre :

– 11 h 15 : Messe avec participation de la pré-maîtrise de la cathédrale Notre-Dame de Reims. Durant la messe, éveil à la foi pour les jeunes enfants sur la thématique de la vie de saint Remi. À l’issue de la messe sera servi un verre de l’amitié.

Lundi 1er octobre :

– 18 h 30 : Messe de la neuvaine.

– 20 h 00 : Veillée de prière pour les vocations autour des figures de saint Remi et de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus.

Mardi 2 octobre :

– 18 h 30 : Messe de la neuvaine avec l’enseignement catholique.

– 19 h 30 : Verre de l’amitié.

– 20 h 00 – 21 h 30 : Table ronde sur le thème « L’enseignement catholique, une mission éducative partagée ». Promouvoir le développement intégral de la personne et utilité de l’Enseignement catholique en présence de M. Loïc Tanvez, directeur diocésain de l’Enseignement catholique.

Mercredi 3 octobre :

– 14 h 30 : Messe pour les personnes malades et handicapées, présidée par Mgr Bruno Feillet et animée par la pastorale de la santé et le service évangélique des malades. Accueil possible dès 13 h 30 à la basilique. Messe en simultané à l’église Sainte Jeanne-d’Arc de Charleville-Mézières.

– 18 h 30 : Messe de la neuvaine.

– 20 h 30 : Soirée de louange et d’adoration animée par Night Prayer.

Jeudi 4 octobre :

– 18 h 30 : Messe de la neuvaine.

– 20 h 30 : Veillée « Disciples missionnaires » animée par le Renouveau charismatique (Verbe de Vie, Emmanuel, Chemin Neuf et Collectif Illumine).

Vendredi 5 octobre :

– 10 h 00 – 15 h 30 : Rassemblement de l’Action catholique des femmes, des Équipes du Rosaire et du Mouvement chrétien des retraités (salle des Minimes – 10, rue Féry).

– 16 h 30 : Messe animée par ces mouvements en la basilique.

– 18 h 30 : Messe de la neuvaine.

– 20 h 30 : Conférence de M. Jérôme Vignon, ancien président des Semaines sociales de France : « Les défis de l’Union européenne : comment redevenir une communauté ? » Devant une remise en cause de la démocratie, que voulons-nous faire ensemble, que voulons-nous être ensemble ?

Samedi 6 octobre :

– 8 h 30 : Messe de la neuvaine.

– 9 h 30 : Descente, nettoyage et préparation de la couronne.

– 20 h 00 : Conférence de M. Patrick Demouy, professeur émérite d’histoire médiévale à l’Université de Reims « Saint Remi : mission, société et charité », co-animée par le Chœur Grégorien.

– 21 h 30 : Évocation musique et lumière.

Dimanche 7 octobre :

– 9 h 30 – 15 h 00 : Rencontre diocésaine autour de la Parole de Dieu (Maison diocésaine Saint-Sixte, rue du Lieutenant Herduin), sur le thème « Venez : ensemble goûtons la Parole de Dieu ». En savoir plus …

– 16 h 00 : Messe pontificale de la solennité de saint Remi. Clôture de la neuvaine, illumination de la couronne et procession de la châsse.

À NOTER : dimanche 7 octobre, à partir de 15 h 45, retransmission en direct de la messe de la solennité de Saint Remi sur RCF Reims-Ardennes.

 

Chaque jour, en la Basilique, messe à 18 h 30, sauf les samedi 29 septembre et 6 octobre : messe à 8 h 30

 

Télécharger le programme :

Flyer StRemi

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Guillaume de Saint Thierry : colloque international du 4 au 7 juin 2018 à Reims (51)

Dans le cadre des manifestations liées au 50ème anniversaire de la reprise de la vie monastique sur la colline du Mont d’Hor à Saint Thierry et 20 ans après le dernier colloque francophone consacré à Guillaume de Saint Thierry, un nouveau colloque international aura lieu du :

lundi 4 au jeudi 7 juin 2018
A la Maison saint Sixte 6, rue du Lieutenant Herduin à Reims (4-6 juin)
et au Monastère des Bénédictines de Saint Thierry (7 juin)

Sur le thème :

“Guillaume de Saint Thierry : histoire, théologie, spiritualité”

 

Abbé bénédictin de l’Abbaye de Saint Thierry au 12ème siècle, devenu cistercien à la fin de sa vie, grand ami de Saint Bernard de Clairvaux, il est né à Liège en 1075 et est décédé le 8 septembre 1148 à l’abbaye de Signy. Ce théologien et mystique du XIIème siècle fut un adversaire de la philosophie rationaliste médiévale.

Organisé par “Sources Chrétiennes” et l’Université de Reims, ce colloque se déroulera à la Maison diocésaine Saint Sixte (6, rue du Lieutenant Herduin à Reims) du 4 au juin et au Monastère des Bénédictines de Saint Thierry, le 7 juin. Excursions à la Chartreuse du Mont Dieu, à Charleville-Mézières et à Signy l’Abbaye. Un concert est également prévu au Monastère de Saint Thierry.

Ce colloque réunira des spécialistes internationaux de son œuvre et de l’histoire du XIIème siècle cistercien.

Organisateurs : Patrick Demouy (Université de Reims Champagne-Ardenne) et Laurence Mellerin (Sources Chrétiennes, HiSoMA).

Si vous désirez participer à ce colloque, INSCRIPTION OBLIGATOIRE : http://www.sourceschretiennes.mom.fr/webform/inscription-colloque-guillaume-saint-thierry

Hébergement possible au Monastère de Saint Thierry : 20 € / nuitée + petit-déjeuner, dans la limite des places disponibles. Cet hébergement nécessite d’avoir un véhicule pour rejoindre Reims, car le monastère est à environ 25 mn en voiture de la Maison Saint-Sixte où se déroulent les deux première journées du colloque.

Contacter directement la Sœur hôtelière : hotellerie.st-thierry@wanadoo.frhttp://www.benedictines-ste-bathilde.fr/-Saint-Thierry-

Renseignements : laurence.mellerin@mom.frmh.morell@univ-reims.fr

 

Le rayonnement de Guillaume de Saint-Thierry, dans les Ardennes, en Champagne et en Belgique, mais aussi bien au-delà, n’est plus à démontrer : deux grands colloques ont déjà été organisés en France, respectivement en 1976 à Saint-Thierry et en 1998 à Signy, pour mieux découvrir, outre l’archéologie de ses lieux de vie, sa personnalité et sa théologie.

Depuis cette date, l’édition de ses œuvres a progressé, puisque nous disposons aujourd’hui de textes critiques de qualité dans le Corpus Christianorum Continuatio Mediaevalis ; des traductions dans les grandes langues européennes ont été réalisées. En français, la plupart des textes sont parus dans la collection “Sources Chrétiennes”, et l’édition de tous ceux qui manquent encore est actuellement en chantier, laissant envisager la mise à disposition des Œuvres complètes en français à l’horizon de 2020. De nombreuses études consacrées à Guillaume ont également vu le jour : citons entre autres, dans le seul domaine francophone, les études de M. Rougé, Doctrine et expérience de l’eucharistie (1999) ; de M. Desthieux, Désir de voir Dieu et amour chez Guillaume de Saint-Thierry (2006) ; de D. Cazes, La théologie sapientielle de Guillaume de Saint-Thierry (2009). Il est temps, vingt ans après le colloque de Signy, de faire le point sur les avancées réalisées, les zones d’ombre qui demeurent, et d’ainsi accompagner l’achèvement de la publication des œuvres.

La biographie de Guillaume est désormais mieux établie, mais il convient d’approfondir l’enquête en ce qui concerne ses années de formation, de Liège à l’abbaye Saint-Nicaise, et l’histoire des monastères bénédictins rémois au XIIème siècle. La publication en français des documents relatifs au chapitre de 1131 permettra de revenir plus précisément sur son rôle d’abbé bénédictin et ses ambitions réformatrices au sein de l’ordre des moines noirs.

Ses relations avec Bernard de Clairvaux méritent aussi d’être encore examinées : faut-il réévaluer la figure de Guillaume, conseiller théologique de l’ombre ? Dans la spiritualité cistercienne, on avait coutume d’opposer l’intellectuel Guillaume au docteur de l’amour Bernard. Grâce aux colloques récents consacrés à Saint Bernard, il convient d’affiner cette perspective, et aussi de situer Guillaume par rapport à l’« intellectuel » Isaac de l’Étoile. Dans l’histoire de la spiritualité cistercienne d’une manière générale, ne faudrait-il être plus prudent avec les appellations ?

Par ailleurs, le rapport de Guillaume aux écoles de son temps, et sa connaissance des méthodes et controverses nouvelles, laissent encore ouvertes bien des questions : la parution dans “Sources Chrétiennes” de la Disputatio, inédite en français jusqu’ici, sera l’occasion de les reprendre. Les études abélardiennes ayant également beaucoup évolué ces dernières années, il faudra relire les écrits polémiques de Guillaume à la lumière d’une connaissance renouvelée de son adversaire.

Ajoutons que l’on manque d’une vue synthétique sur l’utilisation de la Bible par Guillaume : l’analyse des données préparées sur l’ensemble de son œuvre pour Biblindex, index en ligne des citations bibliques dans la littérature patristique, la rendra possible, et le colloque examinera aussi tout spécialement le Commentaire sur l’Eître aux Romains récemment publié en français.

Enfin, le colloque fera aussi une place aux sujets plus usuellement traités, car leur richesse les rend inépuisables : les sources de la pensée de Guillaume, ses lectures ; sa spiritualité et en particulier son interprétation du Cantique ; la postérité de sa théologie et de sa mystique, … Une section pourra de nouveau être consacrée à la question de ses méthodes de travail.

La synthèse bibliographique réalisée par B. Pennington puis P. Verdeyen jusqu’en 1998 sera réactualisée : le projet d’un carnet de recherche en ligne, dédié à Guillaume, sera évoqué.

 

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Catéchèse du Pape Benoît XVI consacrée à Guillaume de Saint Thierry lors de l’Audience générale du 2 décembre 2009 :

Issu d’une famille noble, doté d’une vive intelligence et d’un amour inné pour l’étude, il fréquenta de célèbres écoles de l’époque, comme celle de sa ville natale et de Reims, en France. Il fut personnellement en contact avec Abélard, le maître qui appliquait la philosophie à la théologie de manière si particulière qu’il en suscitait bien des perplexités et des oppositions ; Guillaume lui-même exprima des réserves, demandant à son ami Bernard de prendre position par rapport à Abélard. Par ailleurs, en réponse à ce mystérieux et irrésistible appel de Dieu qu’est la vocation à la vie consacrée, Guillaume entra au monastère bénédictin de Saint-Nicaise à Reims en 1113, et quelques années plus tard devint abbé du monastère de Saint-Thierry, dans le même diocèse. C’était un temps où était largement ressentie l’exigence d’une purification et d’une rénovation de la vie monastique pour qu’elle redevienne plus authentiquement évangélique. Guillaume œuvra dans ce sens à l’intérieur de son propre monastère et, plus généralement, dans l’Ordre bénédictin. Mais il rencontra tellement de résistances à ses tentatives de réforme, que, en 1135, malgré les conseils contraires de son ami Bernard, il quitta l’abbaye et troqua l’habit noir des bénédictins pour l’habit blanc des cisterciens qu’il rejoignit à l’abbaye de Signy, toujours dans le même diocèse. À partir de ce moment jusqu’à sa mort en 1148, il allait se livrer à la contemplation priante des mystères de Dieu, depuis toujours objet de ses plus profonds désirs, et à la composition d’écrits de littérature spirituelle, importants dans l’histoire de la théologie monastique.

Une vocation radicale à l’amour

L’une de ses premières œuvres s’intitule De natura et dignitate amoris (« De la nature et dignité de l’amour »). Guillaume y exprime une de ses idées fondamentales, valable pour nous aussi : l’énergie principale qui anime l’esprit de l’homme est l’amour, dit-il. La nature humaine consiste, dans son essence la plus profonde, à aimer. En définitive, il n’y a qu’un seul devoir qui s’impose à tout être humain : apprendre à aimer, à aimer bien, sincèrement, authentiquement, gratuitement. Mais ce n’est qu’à l’école de Dieu que l’homme peut accomplir ce devoir et atteindre la fin pour laquelle il a été créé. Guillaume écrit en effet : « L’art des arts est l’art de l’amour […]. L’amour est suscité dans la nature par le Créateur. L’amour est une force de l’âme qui la conduit comme par un poids naturel au lieu et au but qui lui reviennent » (op. cit., 1 ; Patr. lat. 184, 379). Apprendre à aimer ne se fait que tout au long d’un cheminement exigeant, que Guillaume articule en quatre étapes correspondant aux périodes de la vie de l’homme : l’enfance, la jeunesse, la maturité et la vieillesse. Sur cet itinéraire, une personne doit s’imposer une ascèse efficace, une stricte maîtrise de soi-même, afin d’éliminer toute affection désordonnée, toute concession à l’égoïsme, et d’unifier sa propre vie en Dieu, source, but et force de l’amour, jusqu’à atteindre le sommet de la vie spirituelle défini par Guillaume comme « sagesse ». À la fin de cet itinéraire ascétique, on fait l’expérience d’une grande sérénité et douceur. Toutes les facultés de l’homme, intelligence, volonté et sensibilité, se reposent alors en Dieu, connu et aimé dans le Christ.

Dans d’autres œuvres encore, Guillaume parle de cette vocation radicale à l’amour pour Dieu qui constitue le secret d’une vie réussie et heureuse et qu’il décrit comme un désir incessant et toujours croissant, que Dieu lui-même inspire au cœur de l’homme. Dans une méditation, il dit que l’objet de cet amour est l’Amour, avec un A majuscule, c’est-à-dire Dieu. C’est lui qui, en retour, se répand dans le cœur de celui qui l’aime, et le rend capable de le recevoir. Il se donne à satiété, et d’une manière telle que le désir n’est jamais amoindri par cette satiété. Cet élan d’amour est l’accomplissement de l’homme (De contemplando Deo 6, passim ; Sources chrét. 61bis, p. 76-83). Un fait est frappant : Guillaume, lorsqu’il parle de l’amour envers Dieu, accorde une grande importance à la dimension affective. Au fond, chers amis, notre cœur est fait de chair, et quand nous aimons Dieu, qui est l’Amour même, comment ne pas exprimer aussi dans cette relation avec le Seigneur ce qu’il y a de plus humain dans nos sentiments, comme la tendresse, la sensibilité, la délicatesse ? Le Seigneur lui-même, en se faisant homme, a voulu nous aimer avec un cœur de chair !

On ne connaît Dieu qu’en l’aimant

Autre point encore. Selon Guillaume, l’amour a une autre propriété importante : il illumine l’intelligence et il permet de mieux connaître Dieu, et de manière plus profonde et en Dieu, les personnes et les événements. Si la connaissance qui procède des sens et de l’intelligence réduit la distance entre le sujet et l’objet, entre le moi et le toi, elle ne l’élimine pas pour autant. Au contraire, l’amour produit l’attraction et la communion, jusqu’à ce qu’il y ait une transformation et une assimilation entre le sujet qui aime et l’objet aimé. Cette réciprocité d’affection et de sympathie permet alors une connaissance bien plus profonde que celle opérée par la seule raison. Ainsi s’explique une expression célèbre de Guillaume : « Amor ipse intellectus est. Déjà en soi l’amour est principe de connaissance ». Chers amis, nous pouvons nous demander : n’est-ce pas ainsi qu’est notre vie ? N’est-il pas vrai que nous connaissons réellement seulement ceux et ce que nous aimons ? Sans une certaine sympathie on ne connaît personne ni rien ! Cela vaut par dessus tout pour la connaissance de Dieu et de ses mystères, qui surpassent la capacité de compréhension de notre intelligence : Dieu, on le connaît si on l’aime !

Guillaume de Saint-Thierry synthétisa sa pensée dans une longue lettre adressée aux chartreux voisins, ceux de Mont-Dieu, auprès de qui il s’était rendu pour une visite d’encouragement et de réconfort. Dès 1690, le savant moine bénédictin Jean Mabillon allait donner à cette lettre le titre significatif de Epistola aurea (« Lettre d’or ») ; et, en effet, les enseignements qui y sont donnés sur la vie spirituelle sont précieux à tous ceux qui désirent croître dans la communion avec Dieu, croître en sainteté. Dans ce traité, Guillaume propose un itinéraire en trois étapes. Il convient, dit-il, de passer de l’« homme animal » à l’« homme rationnel » pour s’approcher de l’« homme spirituel ». Que veut dire notre auteur avec ces trois expressions ? Pour débuter, par un acte d’obéissance et de confiance, une personne accepte la vision de la vie que lui inspire la foi. Puis, en un processus d’intériorisation où la raison et la volonté jouent un grand rôle, la foi dans le Christ est accueillie avec une conviction profonde, et l’homme fait l’expérience d’une correspondance harmonieuse entre, d’une part, ce qui est cru et espéré et, d’autre part, les aspirations les plus secrètes de son âme, de sa raison, de ses sentiments. On atteint alors la perfection de la vie spirituelle lorsque les réalités de la foi sont source de joie intime et de communion réelle et apaisante avec Dieu. On ne vit plus que dans l’amour et par l’amour. Guillaume trace cet itinéraire sur la base d’une vision solide de l’homme inspirée des anciens Pères grecs, spécialement d’Origène, lesquels, en un langage audacieux, avaient professé que la vocation de l’homme est de devenir comme Dieu, qui l’a créé à son image et à sa ressemblance. L’image de Dieu présente en l’homme l’entraîne vers la ressemblance, c’est-à-dire vers une identité toujours plus entière entre sa volonté et la volonté divine. On atteint cette perfection, que Guillaume appelle « unité d’esprit », non pas par un effort personnel, aussi pur et généreux soit-il, parce qu’une autre chose encore est nécessaire : cette perfection est atteinte sous l’action du Saint-Esprit qui fait sa demeure dans l’âme, purifie, absorbe et transforme en charité tout élan et tout désir d’amour présents en l’homme. Nous lisons dans l’Epistola aurea : « Il existe aussi une autre ressemblance avec Dieu, que l’on ne peut plus appeler ressemblance mais unité d’esprit, lorsque l’homme devient un avec Dieu, non seulement par l’unité d’un vouloir identique, mais par l’impossibilité de vouloir autrement. Par cela, l’homme mérite de devenir non pas Dieu mais ce que Dieu est : par grâce l’homme devient ce qu’est Dieu par nature » (Epistola aurea 262-263 ; Sources chrét. 223, p. 353-355).

Chers Frères et Sœurs, cet auteur, que l’on pourrait définir comme « Chantre de l’amour, de la charité », nous enseigne à faire dans notre vie le choix fondamental, celui qui donne sens et valeur à tous les autres choix ; aimer Dieu et, pour son amour, aimer notre prochain ; ainsi seulement pourrons-nous rencontrer la vraie joie, avant-goût de la béatitude éternelle. Mettons-nous donc à l’école des saints pour apprendre à aimer authentiquement et totalement, pour entrer dans cet itinéraire de notre être. Avec une jeune sainte, Docteur de l’Église, Thérèse de l’Enfant-Jésus, disons au Seigneur, nous aussi, que nous voulons vivre d’amour. C’est donc par une prière de cette sainte que je conclurai : « Ah ! Tu le sais, Divin Jésus, je t’aime. L’Esprit d’amour m’embrase de son feu ! C’est en t’aimant que j’attire le Père, mon faible cœur le garde sans retour. Ô Trinité ! Vous êtes prisonnière de mon Amour ! Vivre d’Amour, c’est donner sans mesure, sans demander de salaire ici-bas. Ah ! sans compter je donne, étant bien sûre que lorsqu’on aime on ne calcule pas. Au Cœur divin, débordant de tendresse, j’ai tout donné … Légèrement je cours. Je n’ai plus rien que ma seule richesse : vivre d’Amour ».

Source La Croix

 

Télécharger le programme complet du colloque :

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Basilique Saint Remi de Reims (51) : veillée “Disciples Missionnaires” le 18 avril 2018

“Disciples Missionnaires”

Depuis la rentrée de septembre, la Communauté du Verbe de Vie et les Maisons de l’Alliance de Reims, en lien avec la paroisse Saint Remi, vous convient à un nouveau cycle de veillées afin de se mettre à l’écoute du message évangélique de Saint Remi et vivre de son audace missionnaire. Au programme, louange, adoration, enseignement, confession … afin de vous permettre de recevoir la force et la joie du Seigneur.

La prochaine veillée aura lieu le :

mercredi 18 avril 2018 de 20 h 30 à 22 h 00
à la Basilique Saint Remi de Reims

Au cours de cette soirée, l’enseignement sera assuré par Monsieur Patrick Demouy, historien et auteur de “Petite vie de Saint Remi”.

 

Prochaines veillées :

  • Mercredi 13 juin

Renseignements : Monsieur François Le Bœuf – le-boeuf.francois@wanadoo.fr

OUVERT À TOUS – VENEZ NOMBREUX !

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Colloque international du CESHE – 21 et 22 octobre 2017 – Reims

Le Cercle d’étude scientifique et historique (CESHE) organise son colloque annuel à Reims le week-end du 21-22 octobre 2017. Les inscriptions sont ouvertes, et il est possible d’être hébergé sur le lieu même du colloque.

Samedi 21 octobre 2017

9h00 : Accueil

9h45 : Vie et oeuvre de Fernand Crombette (Jean-Charles Crémieux, ingénieur, président du Ceshe)

Fernand Crombette est mort en 1970, à Tournai, dans le plus grand anonymat. Et pourtant, il laissait derrière lui une oeuvre gigantesque de 16 000 pages et deux atlas. C’est à de proches amis aujourd’hui décédés que l’on doit donc la propagation de ses travaux qui ont trait, pour l’essentiel, à l’histoire ancienne, la géographie et l’ancien testament. Ses découvertes sont une preuve nouvelle de la véracité du récit biblique. Elles éclairent d’un jour nouveau l’histoire des peuples. Et si l’histoire de l’Egypte, de la Crète, des Hittites, même de l’Ile de Pâques ou de la vieille Atlantide de Platon ne faisaient qu’un avec l’histoire des Patriarches et du Peuple de Dieu…

11H00 : Les origines de la royauté sacrée, en France (Pr Patrick Demouy, professeur émérite d’histoire médiévale à l’Université de Reims, ancien professeur associé à l’Institut catholique de Paris)

Introduit en France lors de la prise du pouvoir par Pépin le Bref, le sacre, inspiré de la Bible, marque clairement une élection divine et une grâce spéciale pour accomplir un « ministère royal » conçu comme un vicariat du Christ. Cela implique un devoir de justice, de protection des faibles et de défense de la foi, avec des comptes à rendre devant Dieu. Les recherches de P. Demouy portent sur l’histoire religieuse de la province de Reims et de sa cathédrale, sur la Champagne et son patrimoine. Son dernier livre, Le sacre du roi (éd. La Nuée Bleue, Strasbourg, 2016) vient de recevoir la Première Médaille des Antiquités de la France, décernée par l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres.

12h30 : Repas

14H30 : La géographie divine de Fernand Crombette (Thierry Martin, ingénieur, docteur en Sciences, Psychopraticien Vittoz)

Fruit d’une étude minutieuse et scientifique de la Géographie divine de Fernand Crombette, cette conférence permettra de mieux voir pour mieux comprendre, tout en prenant en compte les découvertes les plus récentes. Ce sera également l’occasion, pour Thierry Martin, de porter un regard épistémologique sur le problème, de cerner les certitudes et hypothèses de cette partie de l’oeuvre.

16H00 : Pause-café, échanges et dédicaces

17H00 : Bilan actualisé des travaux de sédimentation et dernières expériences en gravimétrie (Guy Berthault, X45, sédimentologue, vice-président du Ceshe)

Guy Berthault présentera le résumé actualisé de ses travaux, comprenant le résultat des dernières expériences de gravimétrie, et le compte-rendu “Calculation of Velocities of Sedimentation based on Geoengineering Approaches”, présenté par Alexandre Lalomov et lui-même à l’International Meeting of Sedimentology ( IMS), qui se tiendra à Toulouse, du 10 au 12 octobre 2017.

17H45 : Dieu est-il le Maître de l’histoire ? Père Edouard-Marie Gallez, docteur en théologie et histoire des religions

Vaste sujet auquel le Père Gallez, par ailleurs spécialiste de l’Islam, s’efforcera de répondre.

19H00 : Chapelet – 19H30 : Repas

20h45 : Soirée Cinéma : Le 13ème Jour

Dimanche 22 octobre 2017

Messes

11H00 : Musique et plan divin – Autre regard sur un art riche en révélations (Benoît Neiss, fondateur du Centre Européen d’Art Sacré de Pont à Mousson)

Pour qui considère d’un oeil plus profond cet art, qu’on réduit généralement à un rôle de divertissement, la musique s’avère être un étonnant révélateur des maux dont souffre le monde moderne. Elle permet un diagnostic inattendu sur la nature précise de la crise actuelle, plus grave que nous ne l’imaginons, et nous éclaire sur les pistes des remèdes à envisager pour recouvrer la santé esthétique, sociale et spirituelle.

12H30 : Repas

14H30 : La vie admirable de Marie des Vallées et son message pour notre temps (Philippe Lauria, docteur en philosophie et docteur en économie)

Etonnante vie que celle de Marie des Vallées autrement appelée la ’Sainte de Coutances’. En 1641, Mgr Goyon de Matignon confie l’étude du cas de cette mystique au Père Jean Eudes. Certain de la véracité de ses visions, il la prend finalement comme conseillère pour ses séminaires et la propagation du culte du Sacré-Coeur. Philippe Lauria abordera d’abord cette vie hors du commun, puis raison et mystique, enfin Marie des Vallées pour notre temps et la prophétie au sujet de F. Crombette.

16H00 : David, roi d’Israël (Jocelyne Tarneaud, IEP Paris, journaliste et écrivain)

Jocelyne Tarneaud est maintenant une habituée de nos colloques où elle est très appréciée ! Elle réalise par ailleurs une émission hebdomadaire sur Radio Notre-Dame, « La Bible pas à pas », dédiée aux symboles dans l’Ecriture Sainte. Elle nous propose, cette fois, de redécouvrir la figure de David qui, en écrasant Goliath, ouvre la voie à une royauté fondée sur la foi en Dieu qui conduit l’histoire des peuples

18h00 : Clôture

Coordonnées, inscription et informations utiles

Adresse du colloque : MAISON SAINT-SIXTE – 6, rue du Lieutenant Herduin à REIMS

Feuille d’inscription à télécharger au format PDF et à retourner au CESHE – BP 1055 – 59011 LILLE CEDEX

Présentation du CESHE

La crise de la société contemporaine, qui touche toutes les couches de la société, y compris l’Église, a pour cause profonde la séparation entre la morale et la connaissance, entre la Foi et la Science.

Certains l’avaient pressenti et dit qui n’ont pas été crus. Fernand CROMBETTE l’avait bien compris.

Beaucoup s’imaginent que l’homme est le résultat d’un long processus d’évolution, qu’il descend du singe par l’intermédiaire de chaînons divers et que le singe lui-même est le résultat de millions d’années d’une évolution aveugle. On « croit » aussi que la Terre n’est qu’une petite boule bleue, née par hasard au sein d’un des milliers de systèmes que devrait compter notre Univers … étendu à l’infini selon ce que l’on nous affirme.

Perdu dans cet espace et noyé dans cette durée quasi illimitée, l’homme d’aujourd’hui ne saisit plus ou pas le sens de la vie, d’autant plus que la vision matérialiste du monde exclut toute notion de finalité -sauf matérielle- autant que toute foi religieuse, particulièrement catholique.

Le CESHE-FRANCE entend contester scientifiquement et philosophiquement l’hypothèse athée d’une matière aveugle gouvernée par le hasard.

Il soutient à l’inverse que le concept de Création, d’où les savants ont d’ailleurs tiré celui de « loi scientifique » (car pas de loi sans législateur), est le plus sûr garant pour guider la science contemporaine sur le chemin de la vérité théorique, comme de l’utilité pratique. Le divorce entre la Foi et la Science n’étant qu’un préjugé d’ordre philosophique, celui-ci, conscient ou non, amène :

  • à fourvoyer la recherche scientifique dans des impasses,
  • à en vicier les applications concrètes,
  • à mutiler certaines dimensions de l’esprit humain,
  • à confiner la religion dans la sphère du subjectif.

Depuis 1980, le CESHE développe son action en plusieurs directions :

  • Il fait connaître l’œuvre de Fernand CROMBETTE (1880-1970), savant catholique français et précurseur de génie qui, en une synthèse remarquable, sut offrir une vision scientifique cohérente du monde, en accord total avec la Révélation. « La Foi, loin d’être l’éteignoir de la science et de l’esprit, en est la lumière véritable  », avait-il coutume de dire. Cette confiance dans la valeur des Écritures le conduisit à de brillantes découvertes concernant l’histoire et la forme de la Terre avant la dérive des continents due au Déluge Universel, l’histoire et la chronologie des Civilisations antiques, le caractère unique de la Terre au milieu de l’Univers …. Etc.
  • Par les travaux de ses membres poursuivis dans le même esprit, il stimule une activité scientifique originale dans le domaine de l’astronomie, de la physique, de la géologie, des sciences de la nature, de l’exégèse et des sciences humaines. Les études réalisées par M G. BERTHAULT dans le domaine de la sédimentologie démontrent particulièrement bien tout cela en remettant en question la géologie historique et par là l’hypothèse de l’Évolution des espèces pourtant largement répandue aujourd’hui.
  • Dans la ligne tracée par Fernand CROMBETTE, il s’attache à démontrer la vérité historique de la Bible par l’étude attentive de l’archéologie et de l’Histoire des Sciences humaines. Il atteste l’authenticité du texte sacré en recourant aux langues anciennes sur la base d’une méthode de lecture originale.
  • Il édite une revue trimestrielle « Science & Foi » ainsi que des cassettes audio et vidéo, publie des livres et cahiers et organise des séminaires, colloques et conférences.

En s’appliquant à établir par des faits indubitables le caractère christocentrique de l’univers, le CESHE confirme la conviction que l’Écriture -Livre Inspiré- et la Création -Œuvre Divine- ne peuvent se contredire.

Ainsi la finalité inscrite dans la nature des choses manifeste-t-elle à nos yeux le sens de la vie sur Terre, comme de chaque vie particulière, exactement ordonnées au plan voulu par un Dieu aimant, Créateur et Fin de tout être et de toute chose.