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L’abbaye Notre-Dame-De-Grâce de Bricquebec : son histoire et ses pâtés !

Un article proposé par Divine Box.

Installés dans la campagne normande, près de Cherbourg, depuis 1823, les frères trappistes de l’abbaye Notre-Dame-De-Grâce de Bricquebec sont célèbres pour leurs fameux produits des Charcuteries de la Trappe : pâtés, rillettes, terrines… Mais si le succès est aujourd’hui au rendez-vous, le ciel n’a pas toujours été bleu pour la communauté (et pas seulement à cause de la pluie normande !). Entre incendies et épidémies, les moines n’ont pas été épargnés…Mais heureusement, ils ont toujours su rebondir. Alors Divine Box vous emmène découvrir l’histoire mouvementée et les délicieux produits de l’abbaye de Bricquebec. En avant, marche !

 

Un terrain…et des moulins !

 

Nous sommes en 1823. Le père Augustin Onfroy, ancien moine trappiste devenu curé de Digosville (en Normandie), voudrait retrouver la vie monastique et fonder une communauté. Mais ce n’est pas si simple : l’évêque veut que la nouvelle abbaye soit installée dans le diocèse de Coutances (près de Cherbourg) – décimé par la Révolution.

 

Par chance, un habitant du coin offre au père Augustin un terrain comprenant trois moulins ! En 1824, l’aventure commence, et douze postulants prennent l’habit. C’est parti !

C’est le père Augustin Onfroy qui a fondé la communauté de l’abbaye de Bricquebec en 1823. – Abbaye de Bricquebec

Au boulot !

 

Dès le début à l’abbaye de Bricquebec, les conditions sont dures : les moines ont peu de moyens (financiers et humains), le terrain est marécageux, et les roches et les souches ne leur facilitent pas la tâche pour poser les fondations… En plus, les moines n’ont aucune construction pré-existante sur laquelle s’appuyer pour le chantier.

 

Mais malgré tout ça, le chantier avance doucement grâce au renfort de trois moines de l’abbaye du Port-du-Salut en Mayenne. Même les habitants de Bricquebec se mobilisent : un pour tous, tous pour un ! Et les efforts paient : en 1834, l’église de l’abbaye Notre-Dame de Grâce est dédicacée. Youpi !

L’église de l’abbaye de Bricquebec a été dédicacée en 1834 grâce aux efforts de tous les habitants du coin. – Abbaye de Bricquebec

L’abbaye rayonne !

 

Après des débuts difficiles, l’abbaye rayonne au début des années 1860 ! Il y a rapidement quatre-vingt moines à l’abbaye de Bricquebec et la communauté rayonne. Durant les guerres des années 1870, les frères accueillent de nombreux blessés et les soignent.

 

À cette époque, l’abbaye fait vivre plus de deux-cent familles dans les environs grâce à ses activités agricoles. Eh oui, les frères ont développé une grande ferme après les guerres ! Ils bâtissent deux moulins supplémentaires, et élèvent poulets, vaches et porcs. Ils produisent du fromage qui connaît vite un grand succès, la Trappe de Bricquebec. Et la farine des moulins leur permet de fabriquer beaucoup de pain, notamment pour pratiquer l’aumône aux pauvres qui viennent à l’abbaye de Bricquebec. C’est pas beau ça ? Alors quand en plus, on sait que les frères ont même le temps d’établir deux fondations au Japon au même moment, on dit chapeau !

L’une des deux premières fondations japonaises de l’abbaye de Bricquebec se situe à Tenshien. – OCSO

 

Victime des guerres…

 

Mais patatra, la guerre arrive en 1914. L’abbaye accueille environ 700 soldats blessés et laisse de côté l’activité agricole. Résultat : les finances sont dans le rouge à la fin du conflit. Pendant la Seconde Guerre mondiale, l’abbaye de Bricquebec est occupée par les soldats allemands.

 

Finalement, à la Libération, la communauté fait triste mine : les effectifs baissent et les conditions de vie des moines restés sur place sont dures. Ils sont donc contraints de vendre leur fromagerie et même leur célèbre marque de fromage “Trappe de Bricquebec”. Pas facile d’imaginer un avenir joyeux… Et pourtant, les moines restent toujours aussi généreux : ils n’hésitent pas à secourir d’autres communautés proches dans des abbayes ravagées par les combats, et donnent beaucoup des pauvres récoltes qu’ils obtiennent aux habitants les plus pauvres.

Pendant les guerres, toutes ces petites fenêtres étaient celles des chambres de blessés ou de soldats allemands… – wikipedia.fr

Nouveau départ

 

Et pourtant, en 1969, la communauté renaît de ses cendres. Hourra ! Le père Marc, fils d’un modeste cultivateur, relance l’activité agricole de la communauté. Déterminé et entreprenant, le père Marc lance la porcherie avec quarante truies, alors qu’il n’y connaît vraiment pas grand chose à ce moment-là !

 

Il lance également la marque “Les Charcuteries de la Trappe”, nouvelle source de revenus pour la communauté, qui lui permet d’entretenir l’abbaye de Bricquebec. L’élevage de porcs prospère si bien qu’en 1997, les moines préfèrent arrêter cette activité pour se recentrer sur l’essentiel : la prière. Il faut dire que la porcherie avait atteint les 2500 porcs !

Le père Marc est arrivé en 1969 et a lancé la marque « Les charcuteries de la Trappe ». – Divine Box

Et aujourd’hui ?

 

Aujourd’hui, il y a douze moines trappistes (de l’ordre cistercien de la stricte observance) à l’abbaye Notre-Dame de Grâce de Bricquebec. Ils suivent toujours la règle de saint Benoît, Ora et Labora (Prière et Travail) avec notamment huit offices par jour (les matines sont à 4h15 du matin !).

 

Même si les moines ne sont plus directement impliqués dans la production de charcuterie, ils se consacrent tout de même au travail manuel et aux tâches ménagères, ainsi qu’à l’accueil des visiteurs au magasin et à l’hôtellerie. Bref, des journées bien remplies ! Et en plus de ça, la communauté de Bricquebec a fondé sept abbayes au Japon. Rien que ça !

Les frères de Bricquebec vivent toujours aujourd’hui selon la règle de saint Benoît, entre prière et travail. – Abbaye de Bricquebec

Découvrir les produits de l’abbaye de Bricquebec

 

Cliquez ici pour découvrir les pâtés de l’abbaye de Bricquebec (vous serez redirigé vers la boutique en ligne de produits monastiques Divine Box). Et c’est par là pour en savoir plus sur l’histoire de l’abbaye de Bricquebec et ses produits.

 

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L’abbaye de Scourmont : sa fondation, son histoire et les produits de Chimay

Un article proposé par Divine Box.

En 1850, l’abbaye Notre-Dame de Scourmont est fondée à Chimay, en Belgique. Aujourd’hui, une communauté d’une vingtaine de moines y habite. Ils continuent à superviser la production de leurs célèbres bières, les Chimay ! Pourtant, au début de la communauté, l’installation n’est pas des plus aisées…

 

Heureusement, depuis que l’abbaye de Scourmont a ouvert sa brasserie en 1862, le succès est au rendez-vous ! Divine Box vous embarque pour un résumé de 3 minutes, c’est parti !

Un bien bon prince ! 

L’abbaye Notre-Dame de Scourmont fut fondée en Belgique au milieu du XIXe siècle dans la région de Chimay, qui était très pauvre… Un curé d’un village proche, inquiet par la situation, s’attelle au problème, et voit en l’agriculture la solution pour relancer l’économie.

Il finit par obtenir du Prince de Chimay (lui-même !) des terres et de l’argent pour accueillir des moines trappistes, champions en agriculture ! Et hop, en 1850, dix-sept moines de l’abbaye belge de Westvleteren arrivent enfin à Chimay pour fonder un monastère. En avant !

Le prince de Chimay est un soutien de l’abbaye Notre-Dame de Scourmont dès les débuts de la communauté. – Divine Box

Gla-gla, il fait froid 

Mais sur place à l’arrivée des moines, les conditions sont difficiles à l’abbaye de Scourmont… Les premières pommes de terre font la taille d’une noix, et il gèle même en juillet !

Et pourtant les conditions difficiles des débuts n’affectent pas la joyeuse communauté. Des archives amusantes rapportent par exemple que : « on voulut sonner l’Angélus mais il n’y avait ni cloche, ni sonnette… Qu’à cela ne tienne : on frappa sur le couvercle de la marmite ! ». Imaginez la scène …

Fort heureusement, le monastère rayonne et la communauté grandit à une vitesse folle : quatre-vingts moines en à peine dix ans ! L’abbaye de Scourmont grouille d’activité, et les moines créent même une école d’agriculture pour contribuer au développement de la région. Fait rarissime pour des trappistes dont la vie est d’abord contemplative, mais le Prince, à qui ils devaient beaucoup, y tenait !

L’abbaye Notre-Dame de Scourmont sous la neige, dans des conditions plus faciles qu’à leur arrivée ! – Crédit photo : Le Virage

Brasser pour économiser 

Dès leurs débuts en 1850, les trappistes de l’abbaye de Scourmont boivent de la bière (notamment celle de Westvleteren !). À l’époque, la bière, épaisse et très nutritive, permet de compléter le régime ascétique des moines. Après réflexion, brasser eux-mêmes serait plus économique, et pourrait apporter un surcroît de revenus bienvenus !

Et hop, c’est chose faite en 1862 : la brasserie est lancée, uniquement pour la consommation des moines dans un premier temps. Mais dès 1863, ils commercialisent leur première bière, qui fait un carton dans la région !

À partir de 1862, les moines de l’abbaye de Scourmont s’occupent de leur nouvelle brasserie. – Divine Box

Le succès des Chimay ! 

Mais la vie paisible de la communauté va être chamboulée… En effet, certains moines sont mobilisés et surtout lors de la Seconde Guerre mondiale 3000 soldats allemands chassent les moines de l’abbaye en 1940 et une nouvelle fois en 1942 ! Pfiou, ça fait beaucoup…

Ainsi à la fin de la guerre en 1944, les moines récupèrent une abbaye où tout est à refaire…Ils modernisent la production tout en gardant des recettes et procédés traditionnels. Les bières de Chimay connaissent alors un succès national.

À tel point qu’en 1974, un dilemme se pose : faut-il limiter la production pour protéger la vie monastique ou grandir pour préserver l’emploi dans une région pauvre ? Les deux, tiens ! En gardant le brassage dans l’abbaye avec les moines, mais en déléguant les tâches administratives hors de l’abbaye de Scourmont. Habile !

Les quatres bières Chimay de l’abbaye de Scourmont : la Rouge, la Triple, la Bleue et la Dorée – Crédit photo : @franskur_lifstil (Instagram)

 

Et aujourd’hui ? 

Aujourd’hui, à l’abbaye Notre-Dame de Scourmont, la vingtaine de trappistes de la communauté suit la règle de saint Benoît “ora et labora” dans la prière (premier des sept offices à 4h30 !) et le travail.

La communauté s’est physiquement désengagée de la production de fromage ou de bière de Chimay, mais les moines contrôlent soigneusement les 18.000.000 litres brassés annuellement, conformément aux exigences du logo « Authentic Trappist Product ».

Au total, l’abbaye de Scourmont emploie plus de cent salariés. Si le prince de Chimay le savait, il en serait très heureux ! Et pour les curieux, Divine Box vous explique plus longuement  l’histoire de l’abbaye de Scourmont.

 

Les frères de Scourmont supervisent la production des bières de Chimay – Crédit Photo : Paris Match

Découvrir les produits de l’abbaye de Scourmont

Pour découvrir les bières de Chimay de l’abbaye Notre-Dame de Scourmont, vous pouvez vous rendre à la taverne de l’abbaye, l’Auberge de Poteaupré : Abbaye Notre-Dame de Scourmont, 6464 Chimay, Belgique. Et si la Belgique est un peu trop loin, retrouvez les bières trappistes de l’abbaye de Scourmont sur la boutique en ligne Divine Box.

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« Résonance » : concert-conférence en l’église de Sainte-Pazanne (44) le 23 novembre 2019

« Résonance » une autre façon de découvrir son église !

L'affiche« Résonance » est une initiative créé en collaboration avec le service Art, Culture et Foi du diocèse de Nantes pour aider à goûter la richesse du beau qui parle de Dieu à travers l’art, sous la forme d’un concert conférence présentant l’église au moyen d’une approche biblique originale illustrée spécifiquement dans chaque église. Les pièces musicales s’accompagnent d’une vidéo-projection des éléments architecturaux, iconographiques et liturgiques de l’église qui accueille.

Concert conférence le samedi 23 novembre 2019 à 20h30 en l’église Notre-Dame de Sainte-Pazanne (paroisse Sainte-Anne-Francoise-en-Retz) avec Simon Blanchard (trompette / conférence) et Florence Ladmirault (orgue).

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Regards sur l’architecture : deux expositions photos à l’église Le Corbusier de Firminy (42) du 21 octobre au 11 novembre 2019

Articles #NLQ #Tribunes et entretiens

Deux minutes pour vous #79 – Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine – « Pourquoi tant de personnes qui ont, toute leur vie, fait tant d’efforts pour bien se comporter, finissent leurs jours dans la déchéance physique ? »

Nous vous avions annoncé le lancement d’une série de vidéos régulières où le père Michel-Marie Zanotti-Sorkine répond à vos questions sous un format très court :

Pourquoi tant de personnes qui ont, toute leur vie, fait tant d’efforts pour bien se comporter, finissent leurs jours dans la déchéance physique ?

Version Audio seule

C’est avec beaucoup de bonheur que le Père Michel-Marie répond désormais à vos questions les plus concrètes. C’est toujours une vraie joie de l’entendre traiter, à sa façon et dans sa lumière, les sujets les plus divers. Bonne écoute ! N’oubliez pas de faire suivre à tous vos amis ces petites vidéos qui peuvent faire tant de bien… et de prier pour le Père Michel-Marie dont le ministère est très prenant.

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La longue histoire de l’abbaye Notre-Dame de La Trappe de Soligny

Un article proposé par Divine Box.

L’abbaye Notre-Dame de La Trappe de Soligny est une abbaye normande fondée en 1140 dans le village de Soligny-La-Trappe. Au cours de sa longue histoire, l’abbaye a connu des hauts et des bas. Mais elle est avant tout le lieu de naissance de l’ordre cistercien de la stricte observance, aussi appelé trappiste !

Entre les périodes sombres et celles de rayonnement international, il y en a des choses à dire… Allez, Divine Box vous raconte tout ça en détails : en avant !

L’abbaye de La Trappe se situe en Normandie, dans le village de Soligny-La-Trappe. – Abbaye de La Trappe

Fondation : quand le navire chavire 

 

L’histoire de l’abbaye Notre-Dame de La Trappe, située à Soligny-La-Trappe, commence tristement en 1120 par le naufrage d’un vaisseau. Dans cet accident périt Mathilde, fille du roi d’Angleterre et femme du comte Rotrou III du Perche.

Ce dernier, désespéré, érige alors dans la forêt de la Trappe, qui se situe sur ses terres, un oratoire dédié à la Vierge en souvenir de sa bien-aimée.

En 1140, il y fait venir quelques moines du Breuil-Benoît, près de Dreux. La communauté est née (youpi !) et intègre l’ordre cistercien en 1147.

Et au fait, pourquoi « La Trappe » ? Sûrement à cause des pièges que les chasseurs posaient dans cette forêt, tout simplement.

Une période sombre 

Durant la guerre de Cent Ans (XIVe et XVe siècles), le monastère est brûlé et pillé. Les moines s’en vont pour se réfugier au château-fort de Bonsmoulins. De plus, l’abbaye de La Trappe est alors sous le système de la commende : le roi place à la tête de la communauté un clerc extérieur, religieux ou non.

Comme souvent dans ce système, le commendataire s’approprie les bénéfices du travail de la communauté. On est donc loin de l’idéal cistercien de travail et de prière. Quand les moines de la Trappe tentent d’en finir avec ce système en élisant un nouvel abbé, celui-ci est révoqué par le roi dès le lendemain…

C’est l’abbé de Rancé, pourtant abbé commendataire, qui change enfin les choses et sauve La Trappe de Soligny dès 1660.

L’abbé de Rancé, sauveur de l’abbaye de La Trappe. – Hyacinthe Rigaud

Retour à l’essentiel

 

L’abbé de Rancé est le neveu de Richelieu et est abbé commendataire de La Trappe depuis ses 11 ans, même s’il ne vit pas du tout une vie monastique. Lorsqu’il se rend à l’abbaye, il est frappé par le spectacle et décide de s’y installer pour remettre un peu d’ordre : en prenant l’habit cistercien, il se convertit définitivement !

Il chasse les sept moines qui restaient et les remplace par des compagnons plus sérieux. Après avoir fait son noviciat, l’abbé de Rancé devient abbé régulier à La Trappe. Dès son arrivée, il veut donc rétablir un strict respect de la règle de saint Benoît.

Il met ainsi en place une réforme, baptisée plus tard “ordre cistercien de la Stricte Observance”. Son objectif ? Conserver la part importante du travail manuel propre aux cisterciens, mais réinstaurer une vie pauvre, valeur jusqu’alors un peu passée à la trappe…

Si la réforme reste au début cantonnée à l’abbaye de Soligny-La-Trappe, elle finit par séduire certaines abbayes voisines, puis plus lointaines, qui deviennent des « petites trappes ». La famille trappiste grandit ! L’ordre cistercien de la stricte observance sera ainsi reconnu par le pape en 1892 : il doit beaucoup à l’abbé de Rancé, à qui Châteaubriand a même consacré un livre entier !

 

À nouveau dans la tourmente 

 

Grâce à l’abbé de Rancé, l’abbaye de La Trappe devient incroyablement rayonnante et les postulants affluent en nombre (jusqu’à trois par jour à certaines époques !). Pourtant, un siècle plus tard survient la Révolution, seconde épreuve pour l’abbaye de La Trappe… Les ordres religieux sont alors interdits par la loi et les monastères détruits (La Trappe devient une carrière de pierres !).

Un peu plus tard, en 1811, un décret impérial supprime tous les monastères trappistes. Certains frères meurent donc en martyrs, d’autres fuient en Suisse, puis en Russie, pour échapper aux troupes révolutionnaires.

Quand certains reviennent à La Trappe vers 1815, c’est une ruine. Il faut désormais la reconstruire en entier…Au boulot ! La reconstruction commence en 1829 et la consécration de l’église a lieu en 1831.

L’église de l’abbaye de La Trappe de Soligny, de style néogothique, a été inaugurée en 1831. – Divine Box

Une croissance exceptionnelle

 

Tout au long du XIXe siècle, La Trappe devient une exploitation agricole gigantesque qui vend ses produits dans dix magasins parisiens qui lui sont spécialement consacrés. L’abbaye de La Trappe accueille également au fil du temps une chocolaterie, une imprimerie, ou encore une pharmacie.

Ainsi lancés sur le chemin de la modernité, les moines de La Trappe livrent leurs produits à l’extérieur et en font de la publicité avec les publicistes les plus réputés de l’époque.

Les frères de La Trappe construisent même une voie de chemin de fer en 1895 ! 20 000 visiteurs viennent quotidiennement l’admirer lors de son inauguration qui dure neuf jours. Et preuve du rayonnement exceptionnel de La Trappe au XIXe, le roi Louis Philippe en personne y fait une visite en 1847. Quel honneur !

Pendant la Première Guerre mondiale, une partie de l’abbaye sert d’abris pour les blessés. Lors de la Seconde guerre mondiale, les frères jouent également un rôle actif dans la résistance avec les habitants du village de Soligny-La-Trappe.

Le chemin de fer de l’abbaye de La Trappe de Soligny a été inauguré en 1895. – Jean-Claude Bourdais

La situation aujourd’hui

 

Aujourd’hui, à l’abbaye Notre-Dame de La Trappe, les vingt-deux cisterciens de la stricte observance – surnommés trappistes – suivent la règle de saint Benoît, Ora et Labora (“prière et travail”). Ainsi, de 4h15 à 20h15, ils disent sept offices. Le reste du temps, ils se consacrent au travail manuel (magasin, pâtes de fruits, vergers, conditionnement…) et aux visiteurs. Bref, les frères ne chôment pas !

Ils consacrent aussi plusieurs heures par jours à la lecture des textes sacrés, grâce à leur grande bibliothèque. L’activité agricole se réduit peu à peu – elle se résume aujourd’hui à des cultures céréalières – au profit des ateliers de produits monastiques et du magasin, qui se développent. Ce dernier, entièrement rénové en 2003, emploie une dizaine de frères chaque jour !

Une société commerciale gère l’ensemble de l’entretien des bâtiments et quatre salariés s’occupent de l’hôtellerie, des espaces agricoles…L’abbaye a engendré quatre fondations :

  • L’abbaye de Tre Fontane (Italie)
  • L’abbaye Notre-Dame de Bellefontaine (Anjou)
  • L’abbaye Notre-Dame de Timadeuc (Bretagne)
  • L’abbaye Notre-Dame de Bonne-Espérance d’Échourgnac (Dordogne)

 

L’abbaye de La Trappe de Soligny garde de forts liens de fraternité avec ses fondations.

Sept fois par jour les frères de l’abbaye de La Trappe se rendent à l’office par ce couloir dans le plus grand silence. – Divine Box

Cliquez ici pour en savoir plus sur l’abbaye Notre-Dame de La Trappe de Soligny : les différents ateliers de production de l’abbaye de La Trappe, l’histoire de la statue Notre-Dame de Confiance etc…

 

Et pour acheter les produits de l’abbaye de La Trappe, vous pouvez bien sûr vous rendre directement au magasin de l’abbaye : Abbaye Notre-Dame de la Trappe, lieu-dit la Trappe, 61380 Soligny-la-Trappe. Sinon, rendez-vous sur la boutique monastique en ligne Divine Box : cliquez ici pour acheter les pâtes de fruits de l’abbaye de Soligny-La-Trappe.

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Conférence “Les cathédrales” : regards croisés sur leur préservation et leur restauration” le 20 septembre 2019 à Angers (49)

Le Service Société et Cultures organise une soirée d’ouverture des Journées Européennes du patrimoine, le vendredi 20 septembre 2019 à 20h30, au centre Saint Jean, à Angers (36 rue Barra).

Après l’incendie de Notre-Dame de Paris, une soirée sur « Les Cathédrales : regards croisés sur leur préservation et leur restauration » avec des architectes des Bâtiments de France. Les Associations Art et Chapelles en Anjou et Foi et Cultures participent à cette soirée.

Avec M. Gabriel Turquet de Beauregard, Architecte des Bâtiments de France, Chef de l’Unité Départementale de l’Architecture et du Patrimoine du Maine-et-Loire, et M. Dominique Latron, ancien architecte des Bâtiments de France, Maine-et-Loire.

Plus d’informations : societecultures@diocese49.org

Tram : station, Hauts de Saint-Aubin, après le CHU
Bus : Verneau ou CHU Hôpital vers Moulin Marcille ou Mairie des Ponts de Cé, Ligne 8 – arrêt Barra
Parking disponible également.

Contact :

Association Foi & Cultures – Centre Saint Jean
36 rue Barra – 49100 Angers
Site internetCourriel

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900 ans de la consécration de l’abbatiale de Morigny-Champigny (91) les 5 & 6 octobre 2019

La paroisse de Morigny-Champigny va commémorer les 900 ans de la consécration de son abbatiale par le pape Calixte II en 1119. Deux journées festives avec des conférences, visites, expositions, animations médiévales, son et lumière, concerts, et la messe présidée par Mgr Pansard à 18h le samedi 5 octobre.

Programme :

Samedi 5 octobre  :

- 9h30 Discours d’ouverture
- 10h Conférence « L’abbaye de Morigny, l’histoire mouvementée d’une fondation bénédictine »
- 11h Visite commentée « Le sanctuaire abbatial »
- 15h Conférence « Que s’est-il passé en 1119 dans l’abbatiale de Morigny ? »
- 16 Matérialisation des travées disparues, en street art
- 18h Messe de commémoration, présidée par Mgr Pansard
- 20h45 Animation son et lumière
- 21h Concert d’action de grâce

Dimanche 6 octobre


- 10h Animations médiévales toute la journée
- 11h Balade à travers les âges
- 15h Concert médiéval, par l’Ensemble Laostic de Dijon

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Colloque : le temps d’un monument / Les 900 ans de la cathédrale de Cahors (46) les 18 & 19 septembre 2019

Mercredi 18 et jeudi 19 septembre 2019
Espace congrès Clément-Marot à Cahors

À l’occasion du 900e anniversaire de la consécration de l’autel majeur de la cathédrale de Cahors, le 27 juillet 1119 par le pape Calixte II, la direction régionale des affaires culturelles d’Occitanie et la ville de Cahors organisent un colloque pour faire le point sur les données connues dans le domaine de l’histoire, de l’art et de l’architecture de la cathédrale et poser les bases de futures recherches.

Un nouveau dynamisme impulsé par l’État, propriétaire de l’ensemble cathédral, vise à redonner une visibilité méritée à ces bâtiments. Les travaux liés à la restauration du monument et les projets de mise en valeur sont nombreux. La récente acquisition d’une tour canoniale du XIIe siècle est la preuve de l’ambition nouvelle.

Le précédent colloque consacré à la cathédrale (colloque international de la Société française d’archéologie) s’est tenu en 1978 à Cahors. Il y a donc 40 ans. À cette occasion, Marcel Durliat avait fait la synthèse des débats et produit une nouvelle analyse, 50 ans après celle de Raymond Rey (1925), pensant qu’il était temps de la renouveler : nous faisons de même, 40 ans plus tard.



- MERCREDI 18 SEPTEMBRE :

  • 9h / Accueil des participants à l’Espace des congrès Clément-Marot
  • 9h30 / Jean-Marc Vayssouze-Faure, maire de Cahors
  • 9h40 / François-Xavier Hédon, président de l’association des 900 ans de la cathédrale de Cahors
  • 9h45 / Monseigneur Laurent Camiade, évêque de Cahors
  • 9h50 / Jérôme Filippini, préfet du Lot
  • 9h55 / Valérie Gaudard, conservatrice régionale des monuments historiques adjointe, Drac Occitanie

HISTOIRE ET ARCHEOLOGIE :
Modératrice : Laure Courget, directrice du patrimoine, ville de Cahors

  • 10h / Nouvelles recherches sur la vie de saint Didier de Cahors
    Georges Pon, maître de conférences honoraire, centre d’études supérieures de civilisation médiévale (CESCM), université de Poitiers
  • 10h30 / Cahors vers 1100 : un contexte politique difficile à établir
    Florent Hautefeuille, maître de conférences, laboratoire Traces, UMR 5608, université Jean-Jaurès, Toulouse
  • 11h / Le chapitre et le clergé de la cathédrale à la fin du Moyen Âge
    Patrice Foissac, président de la société des études du Lot
  • 11h30 / L’archéologie du sous-sol dans le quartier de la cathédrale de Cahors
    Laurent Guyard, conservateur du patrimoine, responsable de la cellule départementale d’archéologie du Lot, laboratoire TRACES, UMR 5608, université Jean-Jaurès, Toulouse
    Julien Ollivier, ingénieur d’études, service régional d’archéologie, Drac Occitanie, laboratoire TRACES, UMR 5608, université Jean-Jaurès, Toulouse
  • 12h / Échanges
  • 12h30-14h / Pause déjeuner (libre)

ARCHITECTURE ET DECORS
Modérateur : Térence Le Deschault de Monredon, docteur en histoire de l’art

  • 14h / La file de coupoles comme alternative à l’image architecturale dominante au XIIe siècle
    Claude Andrault-Schmitt, professeure émérite d’histoire de l’art médiéval, centre d’études supérieures sur la civilisation médiévale (CESCM), université de Poitiers
  • 14h30 / Ensemble cathédral roman de Cahors : nouvelles données sur deux édifices
    Anaïs Charrier, archéologue du bâti, chargée d’inventaire, direction du patrimoine, ville de Cahors
  • 15h / Entre Aquitaine et Languedoc : la sculpture du portail nord
    Marcello Angheben, maître de conférences habilité en histoire de l’art, université de Poitiers
  • 15h30 / Le chœur de la cathédrale de Cahors : les ingénieurs gothiques au chevet des nefs uniques
    Gilles Séraphin, architecte du patrimoine, archéologue du bâti
  • 16h-16h15 / Pause
  • 16h15 / Depuis le XIXe siècle jusqu’au Moyen Âge : les peintures médiévales de la cathédrale Saint-Étienne de Cahors
    Virginie Czerniak, maître de conférences d’histoire de l’art du Moyen Âge, laboratoire TRACES, UMR 5608, université Jean-Jaurès, Toulouse
  • 16h35 / Mise en perspective des décors peints civils et religieux de l’époque gothique à Cahors et dans le Midi de la France
    Térence Le Deschault de Monredon, docteur en histoire de l’art
  • 16 h45 / L’ensemble cathédral de Cahors entre Moyen Âge et Renaissance et son rayonnement
    Mélanie Pimont-Lebeaux, docteure en histoire de l’art
  • 17h15 / Échanges
  • 17h30 / Conclusions de la première Journée
    Claude Andrault-Schmitt, professeure émérite d’histoire de l’art médiéval, centre d’études supérieures sur la civilisation médiévale, université de Poitiers
  • 18h30 / Inauguration des expositions photographiques – Grenier du chapitre de la cathédrale
    “Etrange cathédrale” de Jean-François Peiré et “Saint-Etienne l’insolite” de Jean-Louis Nespoulous

- JEUDI 19 SEPTEMBRE :

 

  • 9h / Accueil des participants à l’Espace des congrès Clément-Marot

LA CATHEDRALE MONUMENT HISTORIQUE
Modérateur : Laurent Barrenechea, conservateur régional des monuments historiques, DRAC Occitanie

  • 9h30 / La cathédrale au XIXe siècle, entre monument historique et évolution du lieu de culte
    Isabelle Morin Loutrel, conservatrice du patrimoine, chargée des collections d’architecture, musée d’Orsay
  • 10h10 / Le regard des monuments historiques sur les files de coupole au XIXe siècle : les exemples des cathédrales de Cahors et de Périgueux
    Laurent Barrenechea, conservateur régional des monuments historiques, DRAC Occitanie
  • 10 h20 / La cathédrale de Cahors au musée des monuments français : exemplarité et reconnaissance
    Bénédicte Mayer, attachée de conservation, musée des monuments français
  • 10 h30 / La cathédrale au XXè siècle ou la tentation de l’authenticité
    Jean-Louis Rebière, architecte en chef des monuments historiques
  • 11h / Les vitraux de la nef, introduire l’art contemporain dans un monument historique
    Gérard Collin-Thiébaut, plasticien et Pierre-Alain Parot, maître verrier
  • 11h30 / Les enjeux de l’ensemble cathédral au XXIe siècle : entre projet et connaissance
    Valérie Gaudard, conservatrice régionale des monuments historiques adjointe, DRAC Occitanie
  • 12h / Échanges
  • 12h30-14h / Pause Déjeuner (libre)

LA SAINTE COIFFE, HISTOIRE ET PRESENTATIONS
Modératrice : Valérie Gaudard, conservatrice régionale des monuments historiques adjointe, DRAC Occitanie

  • 14h / Charlemagne et les légendes de ses dons de reliques
    Edina Bozoky, maître de conférences émérite en histoire médiévale, centre d’études supérieures de civilisation médiévale, université de Poitiers
  • 14h30 / Histoire de la sainte coiffe, ses lieux de conservation dans la cathédrale et son culte
    Patrice Foissac, président de la société des études du Lot
  • 15h / Laurent Bassot et le décor de la chapelle du Saint-Suaire au XVIIe siècle
    Pascale Moulier, archiviste du diocèse de Saint-Flour
  • 15h30 / Le sculpteur Gervais Drouet, disciple du Bernin, au service de la Sainte Coiffe
    Pascal Julien, professeur d’histoire de l’art moderne, université Jean-Jaurès, Toulouse
  • 16h / La restauration du Christ aux liens de Drouet au service de la compréhension de l’œuvre
    Elise Rachez et Stéphane Moreau, restaurateurs d’oeuvres sculptées
  • 16 h15 / Poussièlgue-Rusand et le reliquaire de la sainte coiffe
    Gaël Favier, doctorant à l’’école pratique des hautes études
  • 16h45 / Étudier une relique exceptionnelle : l’exemple de la sainte coiffe
    Valérie Gaudard, conservatrice régionale des monuments historiques adjointe, DRAC Occitanie
  • 17h10 / Échanges
  • 17h30 / Conclusion du colloque
    Laurent Barrenechea, conservateur régional des monuments historiques, DRAC Occitanie
  • 18h / Inauguration de l’œuvre PROJECTION dans la cathédrale
    En présence de Gérard Collin-Thiébaut, plasticien et Bernard Tauran, photo-scénographe des mécènes Crédit agricole et Entreprise Rodrigues-Bizeul

- Inscription :
Le colloque est ouvert au public et gratuit.
ATTENTION : l’inscription est néanmoins obligatoire pour participer aux journées des 18 et 19/09/2018 (places limitées à 200 personnes).
Inscrivez-vous simplement en cliquant ici et en complétant le formulaire en ligne.

- Co-organisateurs :

Direction régionale des affaires culturelles d’Occitanie, conservation régionale des monuments historiques
Valérie Gaudard, conservatrice en chef du patrimoine, conservatrice régionale adjointe des monuments historiques

Ville de Cahors, direction du patrimoine
Laure Courget, directrice du patrimoine, conservatrice en chef du patrimoine

 

- Comité scientifique :

  • Claude Andrault-Schmitt : professeure émérite d’histoire de l’art médiéval, CESCM, université de Poitiers
  • Quitterie Cazes : maître de conférences en histoire de l’art médiéval, université Toulouse 2 Jean-Jaurès
  • Laure Courget : conservatrice en chef du patrimoine, directrice du patrimoine, ville de Cahors
  • Patrice Foissac : professeur d’histoire, médiéviste associé Framespa, président de la société des études du Lot
  • Valérie Gaudard : conservatrice en chef du patrimoine, conservatrice régionale adjointe des monuments historiques, DRAC Occitanie
  • Julien Ollivier : ingénieur d’étude, service régional de l’archéologie, DRAC Occitanie
  • Jean-Louis Rebière : architecte en chef des monuments historiques
  • Gilles Séraphin : architecte du patrimoine, archéologue du bât

- Pour plus de renseignements :
Ville de Cahors – Direction du patrimoine
8 rue de la Halle – 46 000 CAHORS
Tél. 05 65 20 88 91

Articles #Culture #NLQ

Les pierres, quelles que soient les époques, nous parlent de Dieu ! Visites guidées les 14 & 15 septembre 2019 en région parisienne

En amont des Journées du patrimoine (21-22 septembre), Pierres Vivantes propose un parcours en deux journées à la découverte de la beauté et du sens spirituel d’églises à Paris et en Île-de-France.

Vous êtes touchés par la splendeur de la Basilique cathédrale Saint Denis ou de la Sainte Chapelle ? Curieux face à l’architecture moderne de la cathédrale d’Evry ?

Ce week-end, ouvert à tous, est organisé par Pierres Vivantes, réseau européen de jeunes (18-35 ans) qui vise à découvrir et à annoncer l’Evangile à travers l’art. D’inspiration ignatienne, le groupe est accompagné par un jésuite qui assure les formations lors du week-end.

Il est possible de participer qu’à une seule des deux journées.

Si vous souhaitez visiter uniquement la Basilique cathédrale Saint Denis : Rdv samedi 14 septembre à 9h30
dans les salles paroissiales au 8 rue de la Boulangerie 93200 Saint-Denis (à 100 m de la cathédrale)

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