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L’abbaye de Boulaur, ses vaches et son verger

Un article proposé par Divine Box.

L’abbaye Sainte-Marie de Boulaur est une abbaye cistercienne française. Implantée dans le Gers depuis 1142, l’abbaye a connu quelques péripéties au fil du temps. Aujourd’hui, la communauté jeune et dynamique de l’abbaye de Boulaur s’occupe des animaux de sa ferme agricole comme de ses hectares d’agriculture raisonnée.

 

Aujourd’hui Divine Box vous emmène faire un petit tour et on vous raconte tout sur l’histoire de l’abbaye de Boulaur, suivez le guide !

L’abbaye de Boulaur est implantée dans les environs de Toulouse depuis le XIIème siècle – Divine Box

Que du beau monde 

L’abbaye de Boulaur fut fondée en 1142 dans le Gers par Pétronille de Chemillé, abbesse de la prestigieuse abbaye de Fontevraud !

À l’époque, cette dernière est l’une des plus grandes cités monastiques d’Europe, et a pour vocation de n’accueillir que des jeunes filles nobles.

Parmi les fondateurs de Boulaur, on compte ainsi un archevêque et un comte, et la première abbesse est une comtesse devenue veuve ! Bref que du beau monde pour démarrer…

C’est en 1115 que Pétronille de Chemillé a reçu son bâton d’abbesse des mains de son évêque – Divine Box

Le « Bon Lieu  » 

Par la suite, l’abbaye de Boulaur traverse les siècles sans encombre, au milieu des magnifiques paysages du Gers. C’est d’ailleurs ce cadre exceptionnel qui lui donnera son nom. Boulaur vient en effet du latin « Bonus Locus », le Bon Lieu !

Petit à petit, le village de Saint-Germier, voisin de l’abbaye, prendra lui aussi le même nom.

Mais la vie sur place à l’abbaye n’en est pas moins rude : Boulaur vit en effet grâce aux rentes des soeurs, mais elle est la plus pauvre de l’ordre !

Certaines parties de l’église de l’abbaye de Boulaur datent encore du XIVe siècle – Divine Box

Ça s’en va et ça revient 

Mais à la Révolution, patatra : l’Etat confisque l’abbaye et dissout la communauté !

Au cours du XIXe siècle, quelques moniales fontevristes essayent bien de redonner vie au lieu, et restaurent l’église qui tombe en ruine. Mais pas de chance : elles sont, elles aussi, expulsées en 1904 par des lois anticléricales…

En 1949 cependant, quatre moniales, auparavant bénédictines, rachètent l’abbaye pour une misère, et viennent s’y installer et y vivre selon la vie cistercienne. Mais les années passent et les vocations ne viennent pas…

Depuis le retour des soeurs en 1949, l’abbaye de Boulaur s’est lancée dans différents travaux de restauration et de reconstruction des bâtiments – Crédit Photo : abbaye Sainte-Marie de Boulaur

Mais oui c’est Clair(e) 

En 1979, la situation est critique : l’abbaye ne compte que cinq sœurs, et l’avenir est incertain… Le supérieur de l’ordre cistercien a alors une idée. Pourquoi ne pas prier Claire de Castelbajac, une fille du pays morte en odeur de sainteté à vingt-et-un ans quelques années auparavant ? Objectif : lui demander cinq vocations dans l’année ! « Impossible » se disent les sœurs, qui obéissent pourtant…

Objectif : lui demander cinq vocations dans l’année ! « Impossible » se disent les sœurs, qui obéissent pourtant…

Et dans les mois suivants, surprise : voici cinq jeunes filles qui se présentent à l’abbaye de Boulaur ! La première s’appelle d’ailleurs… Claire ! Coïncidence ?

C’est grâce à l’intercession de Claire de Castelbajac (ci-dessus), que l’abbaye de Boulaur a pu reprendre vie dans les années 80 – Crédit Photo : Claire de Castelbajac

L’amour est dans le pré 

La vie reprend alors à fond à Boulaur, et les soeurs peuvent développer une agriculture biologique, dans leur ferme et leurs 27 hectares.

Aujourd’hui, leur petit élevage de dix vaches leur permet par exemple de faire du fromage, le « Saint-Germier ». Le nom “Saint-Germier”, est tiré du nom d’un évêque de Toulouse qui évangélisa la région. Produite à partir de 60 litres de lait, la tome est ensuite affinée pendant 2 à 5 mois.

 

Et grâce à leurs cinq cochons, leurs poules et leurs lapins, elles réalisent de délicieux pâtés et terrines. Mais ce n’est pas tout, avec les légumes du potager et les fruits du verger, les soeurs se nourrissent et fabriquent aussi toute une flopée de confitures. Miam miam miam, y a pas à dire, avec les soeurs de Boulaur l’artisanat monastique c’est trop b(i)onnn !

Le « Saint-Germier » est un fromage artisanal confectionné par les soeurs de l’abbaye de Boulaur à partir du lait de leurs vaches- Divine Box

Abbaye de Boulaur : et aujourd’hui ? 

Aujourd’hui, les 27 soeurs de l’abbaye de Boulaur rayonnent par leur dynamisme et leur jeunesse. Elles sont cisterciennes et suivent la règle de saint Benoît « prière et travail ». Elles prient ainsi sept fois par jour (premier office à 5h15 !) et vivent principalement de leur petite ferme agricole. Vaches, cochons, potager, verger… Il y a de quoi faire !

De plus, parmi la communauté, deux des soeurs de l’abbaye de Boulaur sont ingénieures agricoles. Les animaux et le verger sont certains d’être chouchoutés !

Enfin, forte de sa jeunesse, l’abbaye a redonné vie en 1998 à la très ancienne abbaye de Rieunette, dans l’Aude !

Une soeur de l’abbaye de Boulaur mène son petit troupeau de vaches brouter de l’herbe dans ses champs – Divine Box

Des pierres chargées d’histoires 

Côté architecture, il ne subsiste de l’église primitive que certains murs ainsi qu’une porte romane. Par ailleurs, certaines parties furent remaniées au XIVe siècle : on peut même encore admirer des peintures de l’école de Giotto !

Quant au cloître (situé dans la clôture et donc interdit d’accès aux petits curieux !), sa partie la plus ancienne date encore de la fin du XIIIe siècle, avec une construction de briques et de pierres alternées, remaniée au XVIIème siècle. Mais le petit bijou que renferme ce cloître, et que les soeurs gardent précieusement, c’est la statue d’une Vierge à l’Enfant datée fin XIIIème siècle – début XIVème siècle. Celle que l’on appelle la « Belle Dame » de Boulaur fut en effet retrouvée sous un carrelage !

La « Belle Dame » de Boulaur est une Vierge à l’enfant, datée de la fin XIIIème siècle – début XIVème siècle, et retrouvée à l’abbaye de Boulaur – Divine Box

Attention Chantier !

À Boulaur, les projets fusent à toute allure… Depuis deux ans, les soeurs travaillent par exemple avec des musicologues sur un livre de chants cisterciens des origines, pour chanter à l’office !

Par ailleurs, après trois ans d’étude, elles ont commencé à restructurer le site de l’abbaye. Au programme : construction d’un cloître pour les hôtes et agrandissement de l’espace d’accueil. Mais aussi et surtout : extension de l’exploitation agricole pour rayonner comme, jadis, « les granges cisterciennes du XIIe siècle » !

Aujourd’hui, les sœurs de l’abbaye de Boulaur cultivent en permaculture toutes sortes de fruits et légumes : abricots, poires, pêches, cassis, kiwis … – Divine Box

En odeur de Sainteté 

Même si, de son vivant, Claire de Castelbajac n’est passée qu’une fois ou l’autre à l’abbaye de Boulaur, les soeurs lui sont profondément reconnaissantes d’avoir suscité les vocations qui ont redonné vie à l’abbaye.

Naturellement, ce sont donc elles qui ont la charge de son procès de béatification auprès du Vatican ! Depuis 2004, le corps de Claire repose au fond de l’église, et veille sur les soeurs et les nombreux pèlerins de passage… N’hésitez pas si vous passez dans le coin !

La sépulture de Claire de Castelbajac se trouve au fond de l’église de l’abbaye de Boulaur depuis en 2004 – Divine Box

Découvrez les produits de l’abbaye de Boulaur 

Les soeurs cisterciennes de l’abbaye de Boulaur réalisent grâce à leur verger et leurs animaux de nombreux produits tels que des terrines, du pâté, du fromage ou des confitures… Cliquez ici pour découvrir sur la boutique monastique en ligne de Divine Box les produits de l’abbaye de Boulaur !

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Colloque sur la Sainte-Coiffe le 8 juin 2019 à Cahors (46)

Le Suaire de Cahors, un signe, une Passion

Samedi 8 juin 2019.
Espace Clément-Marot, Place Bessières Cahors

Sous la présidence de Mgr Laurent Camiade, évêque de Cahors

Intervenants : Mgr Bernard Ardura, Valérie Gaudard, Dominique Peyre, François-Marie Léthel, Jean-Christian Petitfils, Bernadette Escaffre, Claude Mengès-Mironneau, Pierre Dor, Yves Gagneux

Qu’est-ce que la Sainte-Coiffe, cette relique christique, relique insigne, vénérée dans la cathédrale de Cahors depuis le Moyen-âge comme le linge qui aurait entouré le chef du Christ lors de sa mise au tombeau ? Quand et comment est-elle arrivée à Cahors ? Est-ce un objet « magique » ? A-t-elle une vertu particulière ? Peut-elle se réduire aujourd’hui à un débat passionné quant à son authenticité ou nous révèle-t-elle une Passion plus grande, un événement singulier ? Comment et pourquoi a-t-on vénéré la Passion au Moyen-Age ? Si cette relique est signe, comment l’interpréter ?
Enfin, pourquoi a-t-elle fait l’objet d’une grande vénération pendant des siècles et a-t-elle été oubliée dans les années 1960 ? Pourquoi la proposer de nouveau à la vénération des fidèles à l’occasion du 900e anniversaire de la cathédrale de Cahors ?
Autant de questions, sans être exhaustif, que tous peuvent se poser autour de cette relique.
Les échanges de cette journée, placée sous la présidence de Mgr Camiade, croiseront les approches historique, théologique, littéraire et sociologique pour apporter des réponses et des chemins de réflexion à tous ceux qui s’intéressent à l’histoire religieuse, au patrimoine du Quercy et de Cahors.

Programme :

  • 9h15 / Accueil
    Mgr Laurent Camiade, évêque de Cahors
    Valérie Gaudard, conservatrice en chef du Patrimoine, CRMH adjointe pour le site de Toulouse, DRAC Occitanie
  • 9h30 / Introduction
    Mgr Laurent Camiade, évêque de Cahors
    Modérateur : Dominique Peyre, conservateur général du Patrimoine, CRMH, DRAC Nouvelle-Aquitaine
  • 9h45 / Des linges funéraires dans un tombeau ouvert, récit du quatrième évangile
    Bernadette Escaffre, professeur à la Faculté de Théologie Catholique de Toulouse
  • 10h15 / Les reliques de la Passion
    Jean-Christian Petitfils, historien
  • 10h45 Pause
  • 11h / La Sainte-Coiffe de Cahors, entre traditions et histoire
    Pierre Dor, historien
  • 11h30 / La Passion Rédemptrice, dans la prière et méditation de saint Anselme
    François-Marie Léthel, consulteur Causes des Saints, Rome
  • Discussion
  • 12h / Présentation du travail de l’Etat
    Valérie Gaudard, conservatrice en chef du Patrimoine, CRMH adjointe pour le site de Toulouse, DRAC Occitanie
  • 12h15 / Les reliques et la problématique patrimoniale : conservation, présentation, valorisation
    Dominique Peyre, conservateur général du Patrimoine, CRMH, DRAC Nouvelle-Aquitaine
  • 12h30 Pause
  • 14h / « Au Nom de Jésus Crucifié » : Catherine de Sienne et Jeanne d’Arc
    François-Marie Léthel, consulteur Causes des Saints, Rome
  • 14h30 / Reliques oubliées, reliques retrouvées : quand la politique influence les cultes
    Yves Gagneux, conservateur du patrimoine, Paris
  • 15h / De l’objet de dévotion à la relique, question de statuts, autour de quelques exemples
    Claude Mengès-Mironneau , conservatrice des Antiquités et Objets d’art des Pyrénées-Atlantiques, chargée de mission Château de Pau
  • 15h30 Pause
  • 15h45 / Table ronde
    Modérateur : Mgr Bernard Ardura, président du Comité Pontifical des Sciences Historiques
  • 16h45 / Conclusions
    Mgr Bernard Ardura, président du Comité Pontifical des Sciences Historiques
    Clôture des Travaux : Mgr Laurent Camiade, évêque de Cahors

- Possibilité restauration : voir bulletin d’inscription ci-dessous :

Bulletin d’inscription Plan accès Programme

- Bulletin d’inscription au colloque à retourner avant le 1er juin 2019
par mail : colloquesaintecoiffe@gmail.com
ou par courrier : Colloque Sainte-Coiffe – 134, rue Frédéric Suisse – 46000 Cahors

- Contact :
Colloque Sainte-Coiffe – 134, rue Frédéric Suisse 46000 Cahors
colloquesaintecoiffe@gmail.com

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Marche sur le chemin de St Jacques de Compostelle le 11 mai 2019 à Villetelle (34)

La pastorale du chemin de Compostelle et du Tourisme organisent une marche à l’occasion du  “Millénaire de l’Abbatiale de Saint-Genies-des-Mourgues” sur le chemin d’Arles la voie Tolosana, le samedi 11 mai entre ” Villetelle et Saint Geniès-des-Mourgues”.

Les associations “Présence sur le chemin de Compostelle” et “Les Amis du chemin de Compostelle Languedoc-Roussillon” sont associées à cette journée. (Prévoir des chaussures fermées et un sac à dos pour porter votre pique-nique et de la boisson)

Rendez-vous à Villetelle à 8h 15 parking, (derrière la salle polyvalente Georges Frêche – Route de Saturargues).

En tout état de cause à 9h rassemblement à l’église de Villetelle.

Inscription préalable pour organiser la journée en adressant un courriel à Didier Gigord avec nom, prénom et numéro de téléphone mobile de préférence à :

didiergigord@aliceadsl.fr

tél :  06.71.06.66.01

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La Nuit des cathédrales le 11 mai 2019 à Saint-Denis (93)

Les cathédrales de France ouvrent leurs portes le temps d’une soirée… pour la cathédrale Saint Denis, ce sera à partir de 16H30.

Le diocèse de Saint-Denis et la paroisse cathédrale vous invitent à vivre une nouvelle édition de la Nuit des cathédrales en la basilique cathédrale Saint Denis.

Programme

À partir de 16h30 RENCONTRE AVEC DEUX ARTISTES

17h et 18h15 VISITES COMMENTÉES : la façade, le choeur, les vitraux, les gisants, la crypte, les basiliques successives.

19h CONCERT PAR LES ÉLÈVES DES CONSERVATOIRES de Bondy, de Saint-Denis, du CRR Auber villiers/La Courneuve.

19h45 CONCERT AUX GRANDES ORGUES

20h40 L’HISTOIRE DU SALUT à travers les vitraux de Suger.

21h30 PROCESSION DE LUMIÈRE ET COMPLIES

L’entrée est libre !

 

Télécharger le programme détaillé

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Installation des 4 vivants à la cathédrale de Rennes (35)

La Semaine Sainte devrait voir la cathédrale de Rennes enfin terminée : les pendentifs de la coupole accueilleront 4 imposantes statues à un emplacement prévu dès la construction de l’édifice. Laurent Esquerré, le sculpteur, et le père Bernard Heudré, curé de la paroisse, expliquent le sens de cette œuvre.

« Monseigneur, dans les prochaines semaines, par votre initiative, votre cathédrale, notre cathédrale, va enfin s’achever. Depuis sa consécration en 1884, un manque flagrant donne à la coupole une forte impression d’inachèvement. » annonçait en en janvier dernier, lors des vœux à l’Archevêché, le père Bernard Heudré, curé de la paroisse Saint-Pierre Saint-Etienne de Rennes cathédrale.

Les énormes statues de terre cuite – 3,5 mètres de haut, 400 à 600 kg chacune – ont été réalisées en Italie par l’artiste Laurent Esquerré. Découpées pour le transport jusqu’en France, elles devraient être installées dans l’édifice pour les fêtes pascales. Une course contre la montre est engagée : 3 ouvriers italiens, spécialisés dans ce type de projet, montent les blocs à 18 m de haut avec des palans et les assemblent à leur place définitive.

« Faire monter la terre vers les hauteurs »

Laurent Esquerré explique sa démarche artistique : « Ce projet repose sur trois pieds : le rapport aux textes de l’Evangile, au lieu qu’est la cathédrale et à la modernité, c’est-à-dire au temps d’aujourd’hui. » Rapidement, le sculpteur choisi comme matériau la terre. « L’idée principale c’est d’amener l’homme vers les hauteurs. La terre est en bas. En l’utilisant dans cette coupole dorée et en l’élevant ainsi, on la glorifie. C’est ma première vision du projet. Je suis catholique mais je crois vraiment dans les actes humains, dans cette élévation. »

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Nouveau cycle de 5 conférences sur l’Irak – du 26 mars au 19 septembre 2019 à Paris

La semaine prochaine, démarre à Paris avec une intervention de Charles Personnaz un nouveau cycle de conférences lancé par Fraternité en Irak : Irak, origines et perspectives d’une nation plurielle“. D’ici à l’automne 2019, elles nous feront découvrir l’Irak dans sa diversité.

Programme

 1) Protection des chrétiens et du patrimoine au Moyen-Orient

> Mardi 26 mars, 20h30, 20h30 – Eglise St Léon : 1 place du Cardinal Amette, 75015 Paris

Présentée par Charles Personnaz, cette première conférence rappellera le rôle de la France quant à la protection des communautés chrétiennes et du patrimoine au Moyen-Orient.

2) Le Moyen-Orient, au carrefour des religions

> Lundi 15 avril, Maison Magis : 12 rue d’Assas, 75006 Paris. Vous pouvez vous inscrire gratuitement ici

Deux spécialistes des religions (Mmes Masetti-Rouault et Briquel-Chatonnet), présenteront la diversité et la richesse confessionnelle au Moyen-Orient.

3) Irak antique, de la civilisation mésopotamienne aux chrétiens d’Orient : un patrimoine en danger

> Mercredi 22 mai.

Charles Personnaz, Cécile Michel (CNRS) et Aurélie Clémente-Ruiz (Institut du Monde Arabe) aborderont  l’enjeu de la sauvegarde du patrimoine architectural et archéologique irakien menacé par l’Etat islamique.

4) L’organisation Etat Islamique est-elle vaincue ? De la lutte armée à la bataille des idées

> Lundi 24 juin.

Myriam Benraad rappellera comment s’est développé l’Etat Islamique et comment un vivre-ensemble peut aujourd’hui se reconstruire.

5) Quel avenir pour une société irakienne pluriconfessionnelle et pluriethnique ? 

> Automne 2019.

Gérard-François Dumont, géographe, envisagera la préservation de la société irakienne.

Programme complet et inscriptions

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En chemin, 22e semaine du Marais Chrétien – du 8 au 17 mars 2019 à Paris

« En chemin » cette 22e édition du Festival du Marais Chrétien se déroule dans une vingtaine de lieux emblématiques des 3e et 4e arrondissements de Paris, cathédrale et églises, temples et synagogue, musées et mairies… Autant de lieux à découvrir.

Le quartier du Marais, haut lieu touristique, est célèbre pour son patrimoine artistique et religieux. S’appuyant sur la richesse des arts, la diversité des époques et des sensibilités artistiques et religieuses, le Marais Chrétien s’en fait la mémoire tout comme il s’inscrit dans la créativité contemporaine.

Programme et informations

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Conférence de Gilles Bouis – Les archives religieuses en Haute-Marne : un patrimoine à sauver ! – Le 13 mars 2019 à Chaumont (52)

Les archives religieuses en Haute-Marne :

un patrimoine à sauver !

Mercredi 13 mars 20:30-22:30 – 15 rue des Platanes, Chaumont

 

Doctrine / Formation #NLH

6 surnoms de cathédrales françaises !

Cathédrales des charbonniers ou des anges, lanterne de Dieu ou pyjama… des églises ont reçu des surnoms tantôt moqueurs, tantôt poétiques. Voici leur explication.  

La cathédrale des charbonniers

cathédrale de Clermont-Ferrand

Cathédrale de Clermont-Ferrand, en pierre de Volvic. Photo : Gérard Colombat, sur Flickr.com. Licence Creative Commons.

Les frères Goncourt n’aiment pas Clermont-Ferrand. La ville, consignent-ils dans leur journal, leur semble si ennuyeuse que même les chiens bâillent en passant. L’église Notre-Dame les désespère : « la cathédrale des charbonniers, noire au dehors, noire au-dedans ». Il est vrai que la masse sombre du monument surprend encore aujourd’hui plus d’un touriste (moi-même, il y a une dizaine d’années).

J’ai longtemps cru à une conséquence de la pollution industrielle. Oubliez les fumées des usines et les mines de charbon. La cathédrale doit sa noirceur à l’utilisation d’un matériau local : la pierre de Volvic. Comme le martèlent les pubs de la célèbre eau minérale, Volvic, c’est une terre de volcans. Cette pierre si noire correspond à la lave solidifiée.

La cathédrale des anges

anges de la cathédrale de Reims

Quelques anges souriant de la cathédrale de Reims

C’est le beau surnom que l’historien de l’art André Michel a donné à la cathédrale de Reims au début du XXe siècle.

Car ces êtres ailés sont partout sculptés. Dominant les contreforts, ils forment comme une milice chargée de garder l’église. Vous en dénicherez aussi dans les détails des sculptures ou des vitraux. Certains volettent autour du Christ, d’autres sonnent la trompette du Jugement dernier. Certains agitent un encensoir ; d’autres prient.

Mais le plus remarquable, c’est que beaucoup sourient. Or, vous l’avez sûrement noté, les statues médiévales sont aussi gaies que des supporters de football, un soir de défaite. Au milieu de ces visages graves, les sourires des anges annoncent les merveilles du paradis.

La lanterne de Dieu

Cathédrale de Metz

Cathédrale Saint-Etienne de Metz, à admirer la nuit. Photo : mlfld57 sur Flickr.com. Licence Creative Commons.

La cathédrale de Metz est une cage de verre. Elle montre jusqu’à quel point l’architecture gothique a réussi à évider au maximum les murs au profit d’immenses baies. Je pourrais tenter de vous éblouir en précisant que 6500 m² de verrières closent l’édifice. Mais je crains de lire chez vous une certaine indifférence. Je vais donc le dire autrement. Metz possède leplus grand ensemble de vitraux de France. Si on déposait tous les morceaux de verre au sol, la superficie de la cathédrale, un demi-hectare, ne suffisait pas pour les étaler. C’est moins abstrait, n’est-ce pas ?

Alors quand la nuit tombe et que l’intérieur de l’église s’illumine grâce aux cierges et à l’électricité, Saint-Étienne de Metz ressemble effectivement à une gigantesque lanterne.

La cathédrale aux bœufs

boeufs de la cathédrale de Laon

Les bœufs de la cathédrale de Laon n’ont pas le vertige.

Placez-vous au pied de la cathédrale de Laon, levez les yeux vers les tours de la façade. Vous apercevrez des bœufs de pierre. Cette présence insolite n’a cessé de troubler les historiens de l’art. Pourquoi les sculpteurs ont-ils donné une telle place d’honneur à ces paisibles ruminants ?

Parmi toutes les hypothèses, l’une renvoie vers un miracle local rapporté au début du XIIe siècle. Un chanoine convoyait des matériaux destinés à la construction de la cathédrale lorsqu’un bœuf tirant le char s’écroula de fatigue. Faute d’animal remplaçant, le convoi était immobilisé. Soudain, un bœuf, surgi de nulle part, se présenta pour prendre le relais. Grâce à son aide, le char parvint jusqu’au chantier. Sa besogne achevée, la bête repartit d’où elle était venue.

Les bœufs sculptés de Laon rendraient donc hommage à ces bovins qui, autant que les hommes, ont contribué, par leur effort, à l’érection des cathédrales.

La cathédrale des sables

Cathédrale de Maguelonne

La cathédrale de Maguelonne sur son île déserte. Photo : Sabin Paul Croce, sur Flickr.com. Licence Creative Commons.

De Montpellier, filez vers le sud rejoindre la mer Méditerranée. À un moment, vous devrez abandonner votre voiture et continuer à pied. Une passerelle, enjambant un étang, vous emmènera sur une île couverte de vignes. Au centre, le toit d’une église émergera d’un bosquet. Le site, idéalement solitaire, laisse penser à un monastère. Fausse piste : vous vous dirigez vers la cathédrale Saint-Pierre de Maguelonne.

En fait, cette église ne se trouve pas sur une île, mais sur un des cordons sableux qui séparent la mer Méditerranée des étangs intérieurs. D’où son surnom.

Étonnamment, aucune ville, pas même un village, n’accompagne la cathédrale. Cet isolement a fini par peser lourd à l’évêque : au XVIe siècle, il déménagea son siège à Montpellier.

Le pyjama

Cathédrale de Marseille

Cathédrale Sainte-Marie-Majeure, à ne pas confondre avec Notre-Dame de la Garde, perchée sur son rocher. Photo : Jean-Pierre Dalbéra, sur Flickr.com. Licence Creative Commons.

L’origine de ce surnom attribué à la cathédrale Sainte-Marie de Marseillesaute aux yeux : ses façades sont aussi rayées que les vêtements des frères Dalton. Alternent des lits de pierre verte (du grès de Florence) et beige (du calcaire de Cassis).

D’où vient l’inspiration de ces bandes à l’architecte Léon Vaudoyer, qui commença la construction du monument en 1852 ? Sûrement pas des BD de Lucky Luke. Mais plutôt des églises italiennes comme les cathédrales de Sienne ou de Gênes. Malheureusement, l’association de deux pierres ne fait pas bon ménage. Sous le climat méditerranéen, la pierre de Cassis tend à gonfler causant des pressions fatales sur les rangées vertes. L’architecte a voulu faire beau, mais sans prévoir les conséquences à long terme.

À ceux qui trouvent le surnom de pyjama trop moqueur, vous lui préférez son surnom occitan : la Major, c’est-à-dire l’église majeure.

Et vous, connaissez-vous d’autres surnoms de cathédrales ou d’églises ?

 

Source : DECODER EGLISES CHATEAUX

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Le Monastère de la Grande Chartreuse (et ses liqueurs !) : petite histoire en 2 minutes (et en VIDÉO)

Un article proposé par Divine Box.

Le monastère de la Grande Chartreuse se trouve, comme son nom l’indique, dans le massif de la Chartreuse, dans les Alpes.

 

La communauté regroupe quelques moines qui y vivent en ermite et ne prennent qu’un repas par jour. Ils sont notamment mondialement réputés pour leurs Chartreuse Verte et Chartreuse Jaune, produites depuis plusieurs siècles !

 

Petit tour d’horizon du monastère (et de ses liqueurs) en deux minutes, top chrono, avec Divine Box ! (Une vidéo vous attend à la fin de l’article)

 

Les frères chartreux vivent depuis 1000 ans au coeur de la vallée de la Chartreuse, dans les Alpes françaises – Crédit Photo : Chartreuse Diffusion

Monastère de la Grande Chartreuse : la vision

 

En 1084, saint Hugues, alors évêque de Grenoble, a une vision : 7 hommes désireux de louer Dieu au coeur d’une montagne nommée « Chartreuse”. C’est alors que Bruno, universitaire à Cologne, lui rend visite avec ses six compagnons.

 

Coïncidence ? Pas sûr… Saint Hugues y voit en effet un signe de la Providence et décide d’emmener Bruno dans la montagne, le lieu parfait pour prier ! Le futur saint Bruno est ravi, lui qui voulait quitter le monde afin de vivre pour Dieu seul. Allez hop, on monte le camp !

Saint Bruno, qui a vécu au XIe siècle, est le fondateur du monastère de la Grande Chartreuse – Divine Box

Et de deux !

 

Bruno décide alors de construire un lieu qui allie vie solitaire et… vie communautaire. Un subtil équilibre qui se retrouve, par ailleurs, dans la construction même du monastère. De petites cellules en bois, indépendantes, sont en effet reliées par une galerie qui débouche sur une église et un réfectoire.

 

Une fois la construction terminée, Bruno est appelé auprès du pape pour le conseiller, mais ce rôle l’ennuie profondément… Le revoilà donc reparti en Italie, en Calabre, pour fonder la deuxième « Chartreuse » de l’Histoire ! En avant, toute !

Ci-dessus, saint Bruno rendant visite au pape Urbain II, à l’appel de ce dernier – Divine Box

La règle du monastère de la Grande Chartreuse

 

À la mort de saint Bruno en 1101, aucune règle communautaire n’est encore écrite ! Dingue, non ? Même si la coutume orale fonctionne alors à l’époque, en 1121, le prieur général, « Guigues le Chartreux », a le souci de pérenniser l’organisation de l’ordre.

 

Et hop, en 1127, les « Statuts » (la règle des chartreux) sont approuvés, et se diffusent progressivement aux différentes chartreuses qui se développent partout en Europe… Et pour les petits curieux : oui, les chartreux actuels suivent toujours les préceptes de 1127 !

Ci-dessus, les Consuetudines Cartusiae (Coutumes de la Chartreuse), écrites et mises en forme par le frère prieur Guigues le Chartreux – Divine Box

L’apogée

 

Heureusement d’ailleurs que tout s’organise, car au XIVe siècle, à l’apogée de l’ordre, on compte 150 chartreuses en activité ! Chaque maison est alors représentée par un prieur, qui s’en réfère au père général, qui est le prieur du monastère de la Grande Chartreuse.

 

Ensemble, ils tentent de se réunir régulièrement pour discuter des évolutions de l’ordre et… déguster un verre de liqueur (anecdote véridique) ! Mais malheureusement, après de belles années, la suite n’est pas toute reluisante pour ces moines cherchant Dieu dans la solitude…

Au XIVe siècle, le monastère de la Grande Chartreuse connaît son apogée : elle a pu fonder 150 monastères en Europe ! – Crédit Photo : Chartreuse Diffusion

Les complications à la veille de la Révolution

 

En effet, depuis la fin du XIVème siècle, les guerres provoquent la fermeture progressive des maisons. Le monastère de la Grande Chartreuse lui-même subit notamment de nombreux incendies. Et même si le monastère a toujours été reconstruit à l’identique, les moines ont souvent dû quitter les lieux pour se protéger !

 

C’est notamment le cas entre 1789 et 1816, quand l’Etat décrète que les biens de l’Eglise appartiennent à la Nation : il n’y a alors plus de maisons vivantes en France. Coup dur ! Et ce n’est pas fini…

Ci-dessus, une gravure du XVIIIe siècle représentant le monastère de la Grande Chartreuse, peu avant la Révolution – Divine Box

La résistance des montagnards

 

En 1903, une loi dissout les congrégations, dont (évidemment) celle des chartreux, mais le père général de l’époque tente de défendre sa cause. Sa lettre aux autorités, relayée par la presse, crée un (petit) soulèvement populaire : des milliers d’habitants du coin se rassemblent alors sous les murs du monastère pour empêcher l’expulsion des moines !

Mais après plusieurs jours de lutte pacifique, les gendarmes vident finalement le monastère le 19 avril, au milieu des habitants en pleurs. Même les gendarmes, honteux, se découvrent au passage des frères…

 

En avril 1903, l’armée et les policiers sont réquisitionnés pour expulser les frères chartreux, face au soutien de la population locale – Divine Box

Monastère de la Grande Chartreuse : et aujourd’hui ?

 

La vie du monastère de la Grande Chartreuse a repris en 1940, après un exil de 37 ans en Italie… ! Aujourd’hui, ils sont une vingtaine sur place, et suivent toujours les « Statuts » de 1127.

 

Leur prière est d’abord solitaire en cellule, mais ils se retrouvent en communauté pour la messe, les vêpres (à 18h) et les matines (à 1h du matin !).

 

En plus de ça, ils étudient et travaillent de leurs mains, par exemple à l’entretien de leur jardin ou à la fabrication des coffrets de Chartreuse ! Sans oublier bien sûr, dans la catégorie produits monastiques, les fameuses liqueurs qu’ils préparent ! On en parle tout de suite…

Aujourd’hui, les frères du monastère de la Grande Chartreuse ont pu se réinstaller depuis 1940 dans leurs bâtiments historiques – Crédit Photo : Chartreuse Diffusion

Mystérieuse Chartreuse

 

Depuis 1737, les chartreux élaborent des liqueurs à la renommée mondiale, issues d’un mystérieux parchemin reçu en 1605, détaillant la recette d’un élixir végétal aux 130 plantes.

 

Aujourd’hui, les deux moines qui supervisent la production sont les seuls *au monde* à connaître les ingrédients et le processus de fabrication de chaque liqueur. Un artisanat monastique rarissime, qui en a fait rêver plus d’un !

 

C’est pour cela, par exemple, qu’ils ne voyagent jamais dans la même voiture ! On n’est jamais trop prudents… La fameuse chartreuse verte, elle, date de 1764 ! Et voilà, vous savez (presque) tout.

Les frères chartreux réalisent encore, depuis plusieurs siècles, des liqueurs à la recette ultra secrète – Crédit Photo : Chartreuse Diffusion

Et pour acheter les produits/liqueurs du Monastère de la Grande Chartreuse ?

 

 

Sur place à la boutique près du monastère bien sûr ! Ou sinon sur la boutique monastique en ligne de Divine Box : vous pourrez y acheter la Chartreuse Verte, la tisane des Pères Chartreux, l’élixir végétal de la Grande Chartreuse etc…

 

Le coin est superbe, n’hésitez pas à vous rendre sur place ! Mais les moines, ermites et très discrets, ne seront probablement pas là pour vous accueillir … ;-)

La vidéo

 

Allez, vous l’avez bien méritée ! Voici une petite vidéo (1:09) de Divine Box, sur le monastère de la Grande Chartreuse :