Brèves

Courrier d’un lecteur – Clercs et laïcs doivent faire le ménage dans leurs rangs

Madame, Monsieur,
Chers sœurs et frères en Jésus-Christ,

Je suis Catholique, croyant et pratiquant,

J’ai lu l’article intitulé “Quelques rappels sur les abus sexuels d’enfants” de mon frère en Jésus-Christ, Monsieur S. Joulain, que je salue.

Je suis d’accord avec lui sur le fait que tous les prêtres ne sont pas tous des pédophiles. Néanmoins, je crois, au nom des victimes, que la publicité est nécessaire. Le clergé doit faire le ménage dans ses rangs ainsi que parmi les laïcs catholiques.

Il faut :

1/ que le Pape encourage les laïcs, diacres, prêtres ou curés, ayant des tentations pédophiles, à se faire connaître auprès de leur évêque, afin que le laïc, diacre, prêtre ou curé en question ne puisse avoir, grâce à un document officiel que l’évêque lui aura remis, aucun contact avec des enfants ou avec des adolescents et afin d’avoir du temps pour être suivi par un psychiatre ou par une association qui aide les pédophiles abstinents.

2/ que le Pape encourage les victimes d’actes pédophiles à dénoncer à la justice leurs auteurs.

3/ que le Pape encourage les laïcs, diacres, prêtres et curés à dénoncer à l’évêque un membre du clergé ou un laïcs ayant eu des gestes inappropriés avec des enfants ou avec des adolescents ou des gestes laissant suspecter une tendance à la pédophilie, afin que l’évêque en informe les parents de l’enfant ou de l’adolescent et convoque le membre du clergé ou le laïc en question et voit quelle suite donner à l’affaire. Il faut, s’il s’avère que la personne en question a des tendances pédophiles, que l’évêque interdise à l’intéressée d’avoir des contacts avec des enfants, par un document officiel, en informe l’autorité étatique compétente, qui en informera les associations et entreprises qui travaillent avec des enfants ou avec des adolescents, et demande officiellement à l’intéressé de consulter un psychiatre ou de se rendre dans une association qui propose des soins psychiatriques à des pédophiles.

4/ que les entreprises catholiques ou non catholiques (école, scoutisme, jardins d’enfants), qui s’occupent d’enfants ou d’adolescents, soient informées des personnes ayant été condamnées par la justice pour des actes de pédophilie.

Il faut protéger les enfants et les adolescents au nom de Jésus-Christ,

MMH

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L’édito – Affaire McCarrick, « cachez-moi ce malsain que je ne saurais voir »

La fin de l’été a vu s’abattre, sur le Vatican, un véritable ouragan transformant ce qu’il est convenu d’appeler « l’affaire McCarrick », en un tsunami catholique. L’affaire en elle-même est odieuse et ne mériterait pas d’autres commentaires qu’une condamnation unanime. Mais le torrent d’encre qu’elle a déclenché en révèle l’extrême complexité. La pédophilie dans l’Eglise, pardon si je choque, mais, nous finissons par être « habitués ». Encore une, dans ce long écoulement du pot de pus qui n’en finit pas de souiller la pureté du corps du Christ. Alors pourquoi tant de bruit dans Landerneau catholique ? Avez-vous remarqué l’assourdissant silence de la presse « profane » ? Excepté aux Etats-Unis, premiers concernés, les médias non catholiques n’en ont presque pas parlé et n’en parlent plus depuis déjà longtemps. C’est que cette affaire est finalement aussi gênante pour le monde que pour l’Eglise, quoique pour des raisons bien différentes. D’une part, à l’heure où l’on tente de rendre légale la pédophilie, il devient difficile de mettre les pédophiles au pilori, fusse pour salir l’Eglise. D’autre part, dans ce macabre réseau organisé, l’âge des victimes est plus majoritairement celui d’Ephèbes, c’est-à-dire que l’affaire relève davantage de l’homosexualité que de la pédophilie. Les récents écarts de langage du Saint-Père, sur la question, montrent que nous touchons là à l’intouchable. Double voile pudique des médias qui préfèrent ne pas soulever l’insoulevable.

Alors pourquoi la presse catholique s’est-elle emparée et parfois avec passion de ce sujet qui semble faire à l’Eglise plus de mal que de bien ? Tout d’abord, la pédophilie, chez les catholiques ne passent pas aussi bien que pour l’élite mondiale actuelle. Ensuite, l’organisation d’un réseau au plus haut niveau de l’intouchable cité du Vatican a profondément bouleversé l’esprit candide (naïf ?) des fidèles qui imaginaient les Etats pontificaux, comme le Saint des Saints, où certes, il y avait bien quelques luttes de pouvoir mais guère plus. Pourtant… Pourtant, qui approchait des remparts de la vieille cité ne pouvait qu’entendre les effluves de perversions sexuelles. Qui a séjourné à Rome et seulement traversé les couloirs vanticanesques « percevait sans savoir ». Ce n’est pas la première affaire du genre qui éclate. Nous avions, l’an dernier, relayé les orgies organisées par certains prélats. Fallait-il révéler tout cela ? La presse catholique doit-elle s’attarder ou « cacher ce malsain qu’elle saurait voir » ? La question s’est posée à la rédaction d’InfoCatho, avec tout le malaise du porte-à-faux. Nous avions depuis longtemps des informations, mais sans moyen d’enquête nous avons attendu que de plus gros médias s’assurent des faits. Tout comme nous avons d’autres informations sur ce thème ou sur l’état d’esprit à la Curie, nous préférons qu’ils soient confirmés par des experts qui ont des moyens que nous n’avons pas.

Mais l’Affaire McCarrick est sans doute, surtout, la soupape de décompression de cinq années de malaise dans l’Eglise. Les pros et les antis pape François qui se déchirent en sous-main depuis des années trouvent là, indépendamment des faits eux-mêmes, un moyen de manifester leur mécontentement pour beaucoup, tandis qu’en face on tente de préserver le successeur de Pierre. Alors la question fuse : faut-il relayer ces divisions ? Ne faut-il pas préserver le pape, épargner l’Eglise ? Il y a un immense malaise dans l’Eglise, tant autour des questions sexuelles que de la personne du pape François. L’avoir nié a probablement contribué à l’état actuel de pourrissement d’une situation délétère fort laide. Un assainissement de l’Eglise est nécessaire. Or celui-ci ne peut passer que par la vérité. Les faits sont les faits et nous avons choisi de les relayer tant en raison de leur gravité que de tout ce qu’ils engagent dans l’Eglise. Un pape peut faillir et malgré les canonisations quasi systématiques depuis Vatican II, l’histoire nous rappelle que tous les papes ne sont pas saints, ni sains. La papolâtre, qu’elle soit envers saint Jean-Paul II ou le pape François sont des excès parfois aveuglants. La curie est composée d’hommes dévoués, mais aussi blessés. La gestion de la sexualité, dans les années 60-90, par l’Eglise a été une catastrophe liée en partie à une conception relativiste de la foi, de la chair et du péché. Les situations engendrées par des décennies de gangrène éclatent au grand jour et que la vérité vienne à la lumière ne peut, quelle que soit la douleur, qu’être bénéfique pour que l’Eglise se purifie, que les fidèles purifient aussi leur regard sur l’Eglise et qu’enfin l’Eglise puisse à nouveau rayonner de la splendeur de la vérité.

NLH #NLQ #Tribunes et entretiens

Le point de vue d’Arnaud Dumouch sur l’affaire McCarrick et réponse du père Michel-Marie Zanotti-Sorkine

Dans une vidéo sur sa chaîne Youtube, le théologien Arnaud Dumouch fait le point sur l’affaire McCarrick et les dénonciations de Mgr Vigano :

Le père Michel-Marie Zanotti-Sorkine lui a répondu en privé, mais Arnaud Dumouch, avec son accord, a voulu par honnêteté intellectuelle et sens de la disputatio diffuser cette réponse :

Cher Arnaud,

Vous savez l’immense estime que j’ai pour vous et combien nous sommes unis dans un même amour et respect pour le Père Marie-Dominique Philippe ! Je viens vers vous pour vous dire la douleur que j’ai ressentie en visionnant votre dernière vidéo sur la question qui en ce jour alimente les médias de tout poil. L’attaque du cardinal Vigano vise à déstabiliser le pape. Voila mon sentiment. Tout est là. Une partie de l’Eglise institutionnelle veut la destitution du pape actuel, et ces autorités et autres prêtres profitent de cette affaire pour tenter de mettre en œuvre leur projet. Voilà une occasion rêvée pour un montage médiatique parfait ! Involontairement, je crois que par votre ton, par la gravité de vos propos, vous travaillez dans ce sens, malgré vous, j’en suis sûr, car vous aimez l’Eglise et vous croyez que notre Saint-Père actuel, comme ses prédécesseurs, sont le fruit du choix du Saint-Esprit. En outre, vous préconisez un nettoyage de l’Eglise, un éloignement des brebis galeuses, alors que Dieu ne cesse de travailler avec des gens imparfaits. C’est d’ailleurs notre chance à tous ! Son Fils nous a suffisamment montré la route à prendre en supportant les exactions des siens, en fustigeant les pharisiens qui, au nom d’une prétendue pureté de doctrine et de discipline, sont passés à côté de la Vérité. Avec vous, je condamne bien sûr les actes pédophiles, et je crois évidemment nécessaire que l’on éloigne de l’enfance ceux qui, hélas, sont habités par ce drame. Il n’en demeure pas moins que la chasse aux sorcières, le retour en arrière sur les agissements des uns et des autres, la mise en lumière du péché d’autrui, sont normalement insupportables aux coeurs évangéliques. C’est ce que m’a appris le Christ ! Une Eglise de purs, surtout pas ! Et d’ailleurs, qui est pur ici-bas ? Que celui qui lance une pierre sur son frère se regarde ! Le judaïsme le plus strict marchait au temps du Christ dans une voie de pureté qui l’a perdu ! Quant à la perfection de l’amour à laquelle nous tendons, elle prend parfois des chemins surprenants et inattendus ! ! Rejoindre les intentions des personnes revient à comprendre biens des situations et parfois même à les innocenter ! J’ajoute que la fixation sur les questions de moeurs au sein de l’Eglise est aujourd’hui maladive ! Encore une fois, les abus sur les enfants sont inadmissibles ! Mais la rigidité de certains pasteurs, le manque d’accueil de la différence malgré de belles et grandes déclarations d’ouverture, la dureté de coeur de nombreux prêtres, la dimension administrative de l’Eglise, avec ses plans pastoraux, ses méthodes pour le coup non infaillibles, sont des réalités qui souvent perturbent l’avancée du Christ dans les coeurs, et ces failles ne sont pas traités avec la même sévérité ! ! ! Comme vous le voyez, dans la question actuelle, on se fixe sur le fait que le pape n’a pas dénoncé son frère ! C’est donc lui qui est visé et non McCarrick ! La démarche du cardinal Vigano, pour le coup, ne me semble pas très pure ! ! ! Quant à la question de l’amitié de similitude, ( je préfère l”appeler ainsi plutôt qu’homosexualité), arrêtons de nous focaliser sur elle ! ! Nous apparaissons aux yeux du monde comme des obsédés de la question charnelle ! ! Occupons-nous de la foi des hommes, attachons les êtres – quels que soient leurs chemins – au Christ et à sa mère ! Le monde occidental est en train de quitter la route chrétienne ! Voila ce qui doit être notre tourment ! Je vous redis ma profonde amitié, cher Arnaud ! Restons unis plus que jamais les yeux sur l’Evangile qui est notre charte de vie dans l’ordre du jugement sur toutes les réalités divines et humaines. Bien près de vous par le coeur.

Père Michel-Marie

(source : dans les commentaires sous la vidéo)

NLH #Tribunes et entretiens

De la pédophilie au lynchage – entretien avec F. Aimard

Entretien réalisé par Brigitte Pondaven avec Frédéric Aimard pour France-catholique :

Les affaires de pédophilie portent une ombre terrible sur le voyage du Pape en Irlande et, en France, le cardinal Barbarin est appelé à la démission par une pétition lancée par un prêtre et qui est en passe de recueillir 70000 signatures. Qu’en dites-vous ?

Si on ne dit rien, on est accusé de participer à une « politique du silence ». Si on dit quelque chose qui ne va pas dans le sens du lynchage des autorités de l’Église on est mal vu par les confrères journalistes, surtout on risque de blesser les victimes qui font connaître leur douleur, ce qu’on voudrait se garder de faire parce qu’elles méritent notre respect total, d’abord parce qu’elles sont victimes et qu’il faut toujours être du côté des victimes, ensuite par qu’elles ont fait preuve, notamment les fondateurs de l’association La Parole libérée, d’un courage et d’une efficacité admirables.

Vous parlez de lynchage, ce n’est pas trop fort ?

Le lynchage c’est quand on « rend la justice » en dehors du droit, par l’appel au peuple, par la violence (pour l’instant verbale) au prétexte que le droit a failli ou est impuissant, et c’est quand on fait payer un coupable sans proportion avec la faute éventuellement commise, voire un innocent…

Est-ce le cas avec le cardinal Barbarin ?

Honnêtement, je n’aimerais pas être à sa place. Il paye cher cette horrible affaire de l’abbé Preynat dont on voit bien qu’il aurait dû la gérer autrement et en parler autrement. Mais quand il est arrivé dans le diocèse de Lyon, il s’agissait d’un « cold case » , parmi tant d’autres qui réclamaient malheureusement son attention et son action urgente, et il n’a pas su voir que cela lui exploserait au visage. Cela a été, rétrospectivement, une erreur, de même que de lâcher un « Dieu merci » (tic de langage d’une personne habituée à rendre grâce à Dieu) — pour commenter le fait qu’il bénéficiait, en droit français, de la prescription sur ce qui lui était reproché par les victimes de l’abbé Preynat — a été médiatiquement suicidaire…

Alors doit-il démissionner ?

À mon avis personnel, on ne doit jamais céder au lynchage. Ni à celui des autres, ni au sien propre surtout quand on est en situation d’autorité. Les crises de l’autorité sont toujours porteuses d’immenses périls pour tout le monde. Surtout quand l’institution est déjà affaiblie, comme c’est le cas de l’Église de France, pauvre et en perte de vitesse. Ici l’institution est confrontée à ceux qui ont de véritables raisons d’être scandalisés et qu’on doit entendre, mais aussi à ceux qui en profitent pour faire leur beurre (certains médias parfois catholiques mais dont le fonds de commerce est la contestation permanente de tout ce qui est établi), à ceux qui crient bien tard pour se consoler de leur propre incapacité à voir et éviter les problèmes quand c’était le moment d’être efficace, et à ceux qui ne cherchent qu’à faire avancer leur idéologie révolutionnaire de toujours, pétrie de haine de Dieu et grosse de totalitarisme.

Dans ce genre de situation où le peuple devient instrument de « justice » et où la soif de justice symbolique prime sur le besoin de justice tout court, on arrive vite à des situations où paradoxalement, ce sont les meilleurs, ceux qui ont voulu faire mieux que leurs prédécesseurs et qui sont les plus proches des humbles, qui payent. Pour faire référence à l’Histoire de France, c’est Louis XVI qui est guillotiné, parce qu’il a cédé au “peuple”, alors que c’est probablement le plus consciencieux chef d’État que nous avions eu depuis saint Louis. Et pour quel résultat final pour le rang de notre pays et le bonheur du peuple ?

Personnellement, je ne voudrais pas d’une démission du cardinal Barbarin, je ne veux pas qu’il « craque » parce que je pense qu’il est meilleur que la plupart de ses prédécesseurs à son siège et meilleur que beaucoup de ses confrères évêques qui pourraient éventuellement le remplacer… Après, si c’est le Pape qui lui demande de démissionner, ou bien si la justice française le condamnait lourdement — ce que je ne pense pas — la situation serait différente…

Nul n’est irremplaçable.

Certes, mais il ne sert à rien de remplacer des « fusibles » qui ne calmeront pas les accusateurs à tort ou raison. Si Barbarin doit démissionner, pourquoi le Pape François devrait-il rester en place ? (1) Et qui, mieux que le pape François est en possibilité de faire avancer les choses ? Je pense qu’il faut à la fois avancer, faire en sorte que la justice soit rendue dans le respect des normes juridiques et dans l’esprit du droit et parler beaucoup, mais pas dans tous les sens, agir, mais pas n’importe comment. Vouloir faire juger le n°2 (et pourquoi seulement le n°2 ?) du Vatican par la justice française, c’est médiatiquement colossal, mais ce n’est pas une bonne piste juridique.

Vous négligez les victimes…

Vous rappelez-vous de maître Thierry Lévy ? Il est mort en 2017. Durant de longues années on a pu le voir souvent à la télévision. Son discours ne passait pas bien. Il indisposait les juges et l’opinion publique, car il trouvait que, dans les procès criminels où il intervenait, la place des victimes devenait de plus en plus grande, la victimisation de la société de plus en plus importante, au point qu’on ne pouvait plus rendre équitablement la justice… C’était pourtant un homme de gauche et un chrétien… Il était partisan de la réintégration des coupables dans la société comme le lui avait appris ses professeurs de droit. Un discours qui ne passait déjà pas alors, et qui passe de moins en moins. On peut comprendre pourquoi. Quand on est victime ou proche d’une victime, il y a des choses qu’on ne veut pas entendre et c’est normal. Le simple mot de « prescription » est insoutenable. Pourtant on ne peut pas se débarrasser sans périls des principes antiques du droit.

Vous vous éloignez du sujet.

Sans doute. Il est vrai en l’occurence que l’Église a failli. Mais ce sont toutes nos institutions qui pourraient être interrogées, toute notre société qui a failli. Pour ma part, si j’ai croisé des pédophiles prédateurs au cours de ma jeunesse lyonnaise — dans les années 60 —, ce fut dans l’Éducation nationale. Je ne vois pas que des victimes se signalent à la hauteur de ce qu’on subodore, qu’elles soient entendues, qu’on incrimine les ministres passés et actuels ? Expliquez-moi pourquoi ? Ce n’est pas faire injure aux victimes des prêtres pédophiles que de constater cela.

En revanche je veux bien admettre que ce qui s’est passé dans l’Eglise est pire. Non pas dans les faits, mais à cause de la contradictions absolue avec le message transmis. Cependant cela devrait aussi alerter les moralisateurs autoproclamés d’aujourd’hui qui réclament des têtes pour l’exemple.

(1) C’est ce que demande d’ailleurs un ancien nonce dans La Croix du 27 août.

A la une #NLH #NLQ #Rome

Pédophilie – L’affaire McCarrick va-t-elle éclabousser dangereusement le pape ?

Le site américain LifeSiteNews vient de mettre en ligne un témoignage d’une importance capitale sur la sordide affaire McCarrick (ancien archevêque de Washington et prédateur sexuel), ainsi que sur le lobby gay dans l’Église : celui de Mgr Vigano, ancien nonce apostolique

Un témoignage qui veut pointer la responsabilité personnelle du Saint-Père.

Il a été traduit en Français

Vous pouvez le télécharger ci-dessous

Tribunes et entretiens

“Sauvons la rencontre mondiale des familles du lobby gay”

Un article de Riccardo Cascioli traduit par Benoit-et-Moi :

Les cas des États-Unis, du Chili et du Honduras, qui voient des évêques et des cardinaux responsables de comportements homosexuels et d’abus, doivent faire ouvrir les yeux sur le pouvoir acquis par le lobby gay, qui influencera même la Rencontre mondiale des familles (Dublin, 21-26 août). Si l’on veut, au Vatican, rétablir la crédibilité il faut annuler la rencontre avec le Père Martin et demander la démission du Cardinal Farrell.

Eh bien, encore une fois, il nous faut revenir à la “Lettre aux évêques de l’Église catholique sur la Pastorale des personnes homosexuelles” (1er octobre 1986), signée par le Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi de l’époque, le Cardinal Joseph Ratzinger. Entre autres choses, Ratzinger dénonçait – et nous sommes en 1986 – l’existence d’un lobby gay dans l’Eglise, de connivence avec des organisations gay extérieures à l’Eglise pour subvertir l’enseignement catholique sur l’homosexualité. Il serait trop long de mentionner ici le document, mais les points 8 et 9 (*) décrivent parfaitement ce qui aurait pu sembler une exagération, mais qui est aujourd’hui une réalité sous les yeux de tous. Il existe un véritable réseau de prêtres homosexuels qui non seulement se couvrent mutuellement dans leurs activités immorales, mais qui, ces dernières années, ont mis en œuvre un véritable agenda pour renverser la doctrine catholique. C’est ce que le prêtre polonais Dariusz Oko a appelé “Homo-hérésie”.

Lire l’article en intégralité sur Benoit-et-Moi

Conférences/Formations #NLQ #Rome

Espagne : le pape demande pardon à trois prêtres lavés de toute accusation de pédophilie ou d’abus

Le pape François a reçu au Vatican le père Roman M. V. C., de Grenade (Espagne), lavé de toute accusation d’abus ou de pédophilie, en avril dernier, rapporte “Vida Nueva” (José Beltrán).

Il était accompagné de ses deux confrères prêtres, Francisco J. M. et Manuel M., également accusés par un jeune de 24 ans auquel le pape avait téléphoné pour lui demander pardon. Le père Roman avait toujours protesté de son innocence.

Les trois prêtres innocentés ont célébré la messe avec le pape le 12 juillet 2018, à Sainte-Marthe, et le pape leur a demandé pardon : les poursuites avaient été déclenchées par une lettre adressée au pape par ce jeune. Le pape avait tenu à ce que toute la lumière soit faite ce qui avait entraîné une plainte déposée auprès des autorités espagnoles. En tout 12 personnes avaient été mises en cause.

Il ne s’agissait pas d’une visite “protocolaire” indique le journaliste, ni d’une “rencontre de courtoisie”, mais il y eut dès le départ « un dialogue sincère » pendant plus d’une heure et demi, et en « confiance ».

Et ceci après quatre ans de procédure et l’exclusion de tout engagement pastoral : ils ont été suspens a divinis jusqu’en novembre 2017. Le Vatican a alors levé les sanctions préventives. Ils ont vécu l’audience du pape comme une « réhabilitation ».

Ils doivent revenir voir le pape en octobre prochain pour célébrer la messe. Et cette fois avec leurs proches et cette dizaine de personnes qui les ont accompagnés et défendus.

Source : Zenit.org

Brèves

“La pédophilie est une orientation sexuelle comme une autre” affirme Mirjam Heine, conférencière “TED”

Mirjam Heine est allemande, étudiante en médecine, et elle voudrait changer le regard sur les pédophiles. C’est au cours d’une conférence TED donnée à l’université de Würtzberg en Allemagne qu’elle a affirmé, devant un auditoire sans doute interloqué, que « La pédophilie est une orientation sexuelle inchangeable, au même titre que… l’hétérosexualité ». Si la jeune conférencière n’est pas allée jusqu’à justifier les actes pédophiles, elle a néanmoins ouvertement pris la défense de ceux qui ont ces pulsions « parce qu’on naît comme ça ».

Lire la suite sur réinformation.tv

Dans le Monde #NLQ #USA

USA : les chiffres 2016 et 2017 des cas d’abus sexuels sur mineurs dans l’Eglise

Après la révélation publique en 2011 dans les médias des abus sexuels commis par des membres du clergé catholique contre des mineurs, les évêques des États-Unis ont immédiatement pris des mesures drastiques et ont commencé, deux ans plus tard, à publier un audit annuel des cas constatés.

Les deux derniers de ces rapports méritent d’être signalés. Pour le rapport 2016 (faits enregistrés du 1er juillet 2015 au 30 juin 2016), deux seuls cas ont été avérés : ils ont concerné 0,004 % du clergé (52 238 prêtres et diacres). Pour le rapport 2016 (faits enregistrés du 1er juillet 2016 au 30 juin 2017), six cas ont été avérés (à signaler que quatre faits sur les six étaient imputable à un seul et même prêtre) : ils ont concerné 0,006 % du clergé (50 245 prêtres et diacres). Tous les coupables convaincus d’abus sexuels sur des mineurs ont été relevés de tout ministère (source Catholic League).

Nous aimerions connaître les statistiques pour ces mêmes années, des autres grandes organisations s’occupant de mineurs (éducation publique, clubs sportifs, etc.)…

Source : Riposte-catholique

A la une #NLH #Tribunes et entretiens

Abus sexuels dans l’Eglise – Que nous est-il arrivé ? par Mgr de Moulins-Beaufort

Que nous est-il arrivé ? Que nous arrive-t-il ? Depuis mars 2016, dans
la foulée de « l’affaire Preynat », déclenchée par l’action des membres de
l’association « La Parole libérée », et à la suite des décisions prises alors
par l’assemblée des évêques, des faits d’agression sexuelle commis par des
prêtres ont été révélés, de mois en mois, dans de nombreux diocèses de
France, des faits parfois très anciens, remontant aux années 40, quelquesuns
en revanche très récents. Au-delà de la prise en charge de ces faits, y
a-t-il quelque chose à comprendre qui puisse aider l’Église catholique et
la société entière, en France et ailleurs, à sortir de l’aveuglement entretenu
jusque-là et à se reprendre à la racine pour que les pulsions sexuelles
ne soient plus une menace pour quiconque ?
Nous voudrions ici proposer une double explication synthétique qu’il
faudra ensuite vérifier à l’aune des faits eux-mêmes. Ces hypothèses établies,
nous tâcherons d’esquisser un chemin possible. Notre réflexion se
veut modeste. Elle s’appuie sur ce que nous avons pu constater et en a
les limites. Si quelques lectures et de nombreuses rencontres nous ont
aidé et guidé, nous ne voulons ici que tenter une parole sur une situation
douloureuse pour susciter d’autres réflexions. Les responsables de toutes
les institutions doivent désormais parler et agir afin que les générations
à venir puissent connaître des relations ajustées dans la vérité. En écrivant
cela, nous portons en mémoire nos rencontres ou échanges avec des
personnes qui ont été abusées par des prêtres, ou avec leurs familles. Ce
que ces personnes ont dû mobiliser en elles-mêmes pour vivre malgré
tout monte vers Dieu comme un cri à l’égard de ceux qui n’ont rien su
ou rien voulu voir. Nous pensons aussi aux prêtres coupables : ils sont
nos frères et nous avons à les porter.

 

Lire l’intégralité de l’article sur la NRT