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Le cardinal Napier fait le lien entre les agressions sexuelles dans l’Eglise et l'”activité homosexuelle”

Dans un tweet publié mardi, le cardinal sud-africain Wilfrid Napier accuse clairement l’« activité homosexuelle » au sein de l’Eglise, parmi ses clercs, de constituer le scandale qui la secoue actuellement, ce qui revient à dire que le problème n’est pas fondamentalement celui de la pédophilie, mais celui d’une attraction désordonnée à l’égard des garçons adolescents qui a pu s’exprimer de manière aussi odieuse en raison de la tolérance à l’égard des homosexuels qui ont pu devenir prêtres.

Le cardinal Napier réagissait à une information récente selon laquelle une haute cour d’Afrique du Sud pourrait prochainement obliger toutes les Eglises du pays – c’est-à-dire toutes les dénominations chrétiennes – à autoriser les unions de couples de même sexe.

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Abus sexuels : Mgr Morlino : “c’est l’acceptation apparente du péché par certains dans l’Église et les efforts apparents pour couvrir le péché commis par eux et par d’autres”

Après l’étalage sur la place publique des turpitudes – connues de tant de personnes… – de l’ancien cardinal Theodore McCarrick, puis la publication, le 16 août dernier, du rapport du grand jury de Pennsylvanie alléguant des abus sexuels sur un millier de mineurs commis par « 300 prêtres pendant une période de 70 ans » dans les six diocèses de Pennsylvanie, les fidèles catholiques aux États-Unis et dans le monde sont sous le choc. La gravité des faits – même si certains sont enflés voire sans consistance –, exige une réaction appropriée à tous les niveaux de l’institution ecclésiale. L’évêque Robert Morlino, ordinaire du diocèse de Madison (Wisconsin), est un prélat qui fait honneur à l’épiscopat et à l’Église universelle. Il a diffusé hier 18 août une lettre pastorale dont la taille ne devra pas rebuter les lecteurs de Riposte Catholique. Pour guérir une maladie, tout médecin commence par faire un diagnostic. Mgr Morlino le tire et peut donc suggérer – et même ordonner – des remèdes indispensables. Un document à lire (merci G. T. de l’avoir traduit)…

*

Chers frères et sœurs en Christ du diocèse de Madison, les dernières semaines ont apporté un grand nombre de scandales, une colère justifiée et une demande de réponse et d’action de la part de nombreux fidèles, aux États-Unis et à l’étranger, vis-à-vis de la hiérarchie de l’Église en ce qui concerne les péchés sexuels commis par des évêques, des prêtres et même des cardinaux. Une colère plus grande encore est à juste titre dirigée contre ceux qui ont été complices en empêchant la révélation de certains de ces péchés graves.

Pour ma part – et je sais que je ne suis pas seul –, je suis fatigué de cela. Je suis fatigué de voir des gens qui sont blessés, gravement blessés ! Je suis fatigué de l’obscurcissement de la vérité. Je suis fatigué du péché. Et, en tant que personne qui a essayé – malgré mes nombreuses imperfections – de donner ma vie pour le Christ et son Église, je suis fatigué de la violation régulière des devoirs sacrés par ceux qui ont la responsabilité immense du Seigneur de prendre soin de son peuple.

Les histoires mises en lumière et présentées avec des détails horribles à l’égard de certains prêtres, religieux, et même de nos jours, dans des lieux où l’autorité est encore plus élevée, sont révoltantes. Entendre même une seule de ces histoires est assez littéralement suffisant pour rendre quelqu’un malade. Mais mon propre dégoût de ces histoires est rapidement mis en perspective lorsque je me rappelle ce que de nombreuses personnes ont vécues pendant des années. Pour elles, ce ne sont pas des histoires, ce sont des réalités. Je me tourne vers elles et leur dis, à nouveau, que je suis désolé pour ce qu’elles ont souffert et ce qu’elles continuent de souffrir dans leur esprit et dans leur cœur.

Si vous ne l’avez pas déjà fait, je vous prie de tendre la main, aussi dur que cela puisse être, et de demander de l’aide pour commencer à guérir. De plus, si vous avez été blessé par un prêtre de notre diocèse, je vous encourage à vous présenter, à faire un rapport à la police et à notre coordinatrice pour l’aide aux victimes afin que nous puissions commencer, avec vous en tant qu’individu, à essayer de remettre les choses en ordre dans la mesure du possible.

Il n’y a rien de bon dans ces histoires. Ces actions, commises par plus qu’un petit nombre de personnes, ne peuvent être qualifiées que comme mal, un mal qui réclame justice et un péché qui doit être expulsé de notre Église.

Face aux histoires de dépravation des pécheurs au sein de l’Église, j’ai été tenté de désespérer. Et pourquoi ? La réalité du péché – même le péché dans l’Église – n’est pas nouvelle. Nous sommes une Église faite de pécheurs, mais nous sommes des pécheurs appelés à la sainteté. Alors, quoi de neuf ? Ce qui est nouveau, c’est l’acceptation apparente du péché par certains dans l’Église et les efforts apparents pour couvrir le péché commis par eux et par d’autres. Tant que nous ne prendrons pas au sérieux notre appel à la sainteté, nous continuerons, en tant qu’institution et en tant qu’individus, à souffrir du « salaire du péché ».

Pendant trop longtemps, nous avons diminué la réalité du péché – nous avons refusé d’appeler un péché un péché – et nous avons excusé le péché au nom d’une notion erronée de la miséricorde. Dans nos efforts pour être ouverts au monde, nous sommes tous montrés trop disposés à abandonner le Chemin, la Vérité et la Vie. Afin d’éviter de nous offenser, nous nous offrons à nous-mêmes et aux autres des subtilités et une consolation humaine.

Pourquoi faisons-nous cela ? Est-ce par désir sincère d’exprimer un sentiment erroné d’être “pastoral” ? Avons-nous couvert la vérité par crainte ? Avons-nous peur d’être détestés par les gens dans ce monde ? Ou avons-nous peur d’être appelés hypocrites parce que nous ne luttons pas sans relâche pour la sainteté dans nos propres vies ?

Ce sont peut-être les raisons, mais c’est peut-être plus ou moins complexe que cela. Au final, les excuses n’ont pas d’importance. Nous devons en finir avec le péché. Il doit être extirpé et à nouveau considéré comme inacceptable. Aimer les pécheurs ? Oui. Accepter le vrai repentir ? Oui. Mais ne pas dire que le péché ne pose pas de problème. Et ne pas prétendre que de graves violations de la charge et de la confiance se produisent sans conséquences graves et durables.

Pour l’Église, la crise à laquelle nous sommes confrontés ne se limite pas à l’affaire McCarrick, ni au rapport du grande jury de Pennsylvanie, ni à tout ce qui pourrait arriver. La crise la plus profonde à laquelle il faut s’attaquer est la licence pour le péché d’avoir son domicile chez des individus à tous les niveaux de l’Église. Il y a un certain niveau de confort avec le péché qui a envahi notre enseignement, notre prédication, notre prise de décision et notre manière même de vivre.

Si vous me le permettez, ce dont l’Église a besoin maintenant, c’est de plus de haine ! Comme je l’ai déjà dit, saint Thomas d’Aquin a déclaré que la haine de la méchanceté appartient en réalité à la vertu de la charité. Comme le dit le Livre des Proverbes, « Ma bouche méditera la vérité et mes lèvres détesteront la méchanceté » (Prov. 8 : 7). C’est un acte d’amour de haïr le péché et d’appeler les autres à se détourner du péché.

Il ne doit plus y avoir de place, plus de refuge pour le péché – ni dans nos propres vies, ni dans la vie de nos communautés. Pour être un refuge pour les pécheurs (ce que nous devrions être), l’Église doit être un lieu où les pécheurs peuvent se convertir pour se réconcilier. Et, ici, je parle de tout péché. Mais pour être clair, dans les situations spécifiques, nous parlons d’actes sexuels déviants – presque exclusivement homosexuels – commis par des clercs. Nous parlons également des propositions et des abus homosexuels contre les séminaristes et les jeunes prêtres par des prêtres ayant du pouvoir, des évêques et des cardinaux. Nous parlons d’actes et d’actions qui ne sont pas seulement en violation des promesses sacrées faites par certains (en un mot, de sacrilège), mais qui violent également la loi morale naturelle valable pour tous. L’appeler autrement serait trompeur et ne ferait qu’ignorer le problème plus avant.

Il y a eu beaucoup d’efforts pour garder distincts les actes qui entrent dans la catégorie des actes d’homosexualité, désormais culturellement acceptables, des actes de pédophilie, publiquement déplorables. C’est-à-dire que jusqu’à une époque récente, les problèmes de l’Église ont été décrits uniquement comme des problèmes de pédophilie, malgré des preuves évidentes du contraire. Il est temps d’être honnêtes : les problèmes concernent les deux sujets, et ils sont plus profonds. Tomber dans le piège des problèmes d’analyse selon ce que la société pourrait juger acceptable ou inacceptable, c’est ignorer le fait que l’Église n’a jamais jugé cela acceptable – ni les abus sur des enfants, ni l’utilisation de sa sexualité en dehors du mariage, ni le péché de sodomie, ni l’entrée de clercs dans quelque relation sexuelle intimes que ce soit, ni l’abus et la contrainte par ceux qui ont de l’autorité.

À cet égard, il convient de mentionner le cas le plus notoire et le plus élevé, à savoir les allégations de péchés sexuels, de prédation et d’abus de pouvoir de l’ancien cardinal Theodore McCarrick (souvent évoquées par la rumeur et désormais très publiques). Les détails bien documentés de cette affaire sont honteux et sérieusement scandaleux, de même que toute dissimulation de telles actions épouvantables par d’autres dirigeants de l’Église qui en ont eu connaissance sur la base de preuves solides.

Bien que de nombreuses accusations crédibles d’agression sexuelle contre des enfants par l’archevêque McCarrick aient été récemment mises en lumière, la question de l’abus de son pouvoir au profit de la satisfaction homosexuelle a été longtemps ignorée.

Il est temps d’admettre qu’il existe une sous-culture homosexuelle au sein de la hiérarchie de l’Église catholique qui fait de grands ravages dans la vigne du Seigneur. L’enseignement de l’Église montre clairement que l’inclination homosexuelle n’est pas en elle-même un péché, mais elle est intrinsèquement désordonnée d’une manière qui rend tout homme durablement affligé d’une telle tendance, incapable d’être prêtre. Et la décision d’agir selon cette inclination désordonnée est un péché si grave qu’il crie vengeance au ciel, surtout quand il s’agit de s’attaquer aux jeunes ou aux vulnérables. Un tel mal devrait être détesté d’une haine parfaite. La charité chrétienne elle-même exige que nous haïssions le mal comme nous aimons la bonté. Mais en haïssant le péché nous ne devons jamais haïr le pécheur, qui est appelé à la conversion, à la pénitence et à la communion renouvelée avec le Christ et son Église, par sa miséricorde inépuisable.

En même temps, l’amour et la miséricorde que nous sommes appelés à avoir, même pour le pire des pécheurs, n’excluent pas de les tenir responsables de leurs actes par le biais d’une peine proportionnée à la gravité de leur infraction. En fait, une punition juste est une œuvre importante d’amour et de miséricorde, car, bien qu’elle serve principalement à punir l’infraction commise, elle offre également au coupable la possibilité d’expier son péché dans cette vie (s’il accepte volontairement sa punition), lui épargnant ainsi une peine pire dans la vie à venir. Par conséquent, motivé par l’amour et le souci des âmes, je soutiens ceux qui demandent que justice soit faite pour les coupables.

Les péchés et les crimes de McCarrick et de bien d’autres dans l’Église suscitent la suspicion et la méfiance à l’égard de nombreux prêtres, évêques et cardinaux bons et vertueux, de la suspicion et de la méfiance à l’égard de nombreux grands et respectables séminaires et de nombreux séminaristes saints et fidèles. Dans le premier cas, le résultat de cette méfiance nuit à l’Église et au très bon travail que nous accomplissons au nom du Christ. Cela pousse les autres à pécher dans leurs pensées, leurs paroles et leurs actes – ce qui est la définition même du scandale. Et dans le second cas, la méfiance nuit à l’avenir de l’Église, car nos futurs prêtres sont en jeu.

J’ai dit que j’étais tenté de désespérer à la lumière de tout cela. Cependant, cette tentation est vite passée, grâce à Dieu. Peu importe l’ampleur du problème, nous savons que nous sommes appelés à aller de l’avant avec foi, à nous fier aux promesses de Dieu et à travailler dur pour faire toute la différence possible dans nos sphères d’influence.

J’ai récemment eu l’occasion de parler directement avec nos séminaristes de ces questions très pressantes et j’ai commencé à parler aux prêtres du diocèse, ainsi qu’aux fidèles, en personne et par le biais de ma chronique hebdomadaire ou de mes homélies, rendant les choses aussi claires que possible, de mon point de vue. Ici maintenant, j’offre quelques réflexions aux fidèles de mon diocèse :

En premier lieu, nous devons continuer à miser sur le bon travail que nous avons accompli pour protéger les jeunes et les personnes vulnérables de notre diocèse. Il s’agit d’un travail sur lequel nous ne pouvons jamais nous reposer. Nous ne pouvons pas non plus interrompre nos efforts pour nous améliorer. Nous devons poursuivre notre travail d’éducation pour tous et respecter les politiques efficaces qui ont été mises en œuvre, exigeant des examens psychologiques pour tous les candidats au ministère, ainsi que des vérifications générales des personnes travaillant avec des enfants ou des personnes vulnérables.

Là encore, je le répète, comme nous l’avons toujours fait, si vous avez connaissance d’une forme quelconque d’abus criminel commis sur des enfants par quelqu’un dans l’Église, communiquez avec les forces de l’ordre. Si vous avez besoin d’aide pour contacter les forces de l’ordre, contactez notre coordinatrice pour l’aide aux victimes et elle vous aidera à trouver les meilleures ressources. Si vous êtes un adulte victime d’abus sexuel pendant votre enfance, nous vous encourageons tout de même à contacter les forces de l’ordre, mais, même si vous ne souhaitez pas en parler aux forces de l’ordre, n’hésitez pas à nous contacter.

À nos séminaristes : si vous êtes soumis à une proposition contraire à la chasteté, agressé ou menacé (peu importe par qui), ou si vous êtes directement témoin d’un comportement malhonnête, signalez-le moi et signalez au recteur du séminaire. Je traiterai la question rapidement et vigoureusement. Je ne défendrai pas cela dans mon diocèse ou à un autre endroit où j’enverrai des hommes pour la formation. J’espère que les séminaires que je choisis, de manière très sélective, pour aider à former nos jeunes gens n’ignoreront pas ce type de comportements scandaleux et je continuerai à vérifier cette attente.

À nos prêtres : très simplement, vivez les promesses que vous avez faites le jour de votre ordination. Vous êtes appelés à servir le peuple du Christ, en commençant par prier tous les jours la liturgie des heures. C’est pour vous garder très proches de Dieu. De plus, vous avez promis d’obéir et d’être fidèle à votre évêque. Dans l’obéissance, efforcez-vous de vivre votre sacerdoce comme de saints prêtres, prêtres qui travaillent dur et prêtres purs et heureux – comme le Christ lui-même vous appelle à le faire. Et par extension, vivez une vie chaste et de célibat pour que vous puissiez complètement donner votre vie au Christ, à l’Église et aux personnes qu’il vous a appelés à servir. Dieu vous donnera les grâces de le faire. Demandez-lui l’aide dont vous avez besoin chaque jour et tout au long de la journée. Et si vous recevez des propositions contraires à la chasteté, si vous êtes agressé ou menacé (peu importe par qui), ou si vous êtes directement témoin d’un comportement malhonnête, signalez-le-moi. Je ne défendrai pas plus ces comportements dans mon diocèse que dans nos séminaires.

Aux fidèles du diocèse : si vous êtes victime d’abus de quelque nature que ce soit de la part d’un prêtre, d’un évêque, d’un cardinal ou de tout employé de l’Église, signalez-le. Il sera traité rapidement et justement. Si vous avez été témoin directement d’avances sexuelles ou de tout type d’abus, signalez-le également. Ces actions sont peccamineuses et scandaleuses et nous ne pouvons permettre à personne d’utiliser sa position ou son pouvoir pour abuser d’une autre personne. Encore une fois, en plus de blesser des individus, ces actions blessent le Corps même du Christ, son Église.

En outre, j’ajoute mon nom à la liste de ceux qui réclament une réforme réelle et soutenue de l’épiscopat, de la prêtrise, de nos paroisses, de nos écoles, de nos universités et de nos séminaires, afin d’expulser et de tenir pour responsable tout éventuel prédateur sexuel ou tout éventuel complice

Je garderai les prêtres du diocèse dans leur promesse de vivre une vie de service chaste et célibataire pour vous et votre paroisse, et les preuves de leur échec à cet égard seront justement prises en compte.

Je demanderai également tous les hommes qui étudient en vue du sacerdoce pour notre diocèse à être responsable de leur vie chaste et célibataire dans le cadre de leur formation au sacerdoce. Faute de quoi, le parrainage diocésain sera révoqué.

Je continuerai à exiger (avec nos hommes et nos fonds) que tous les séminaires auxquels nous envoyons des jeunes gens soient vigilants pour que les séminaristes soient protégés des prédateurs sexuels, et créent une atmosphère propice à leur formation complète en tant que saints prêtres, à l’image du Christ.

Je demande à tous les fidèles du diocèse de nous aider à rendre des comptes aux autorités civiles, aux fidèles des paroisses et au Dieu tout-puissant, non seulement pour protéger les enfants et les jeunes contre les prédateurs sexuels dans l’Église, mais nos séminaristes, nos étudiants à l’université, et aussi tous les fidèles. Je promets de placer toute victime et ses souffrances avant la réputation personnelle et professionnelle d’un prêtre, ou de tout employé de l’Église, coupable d’abus.

Je demande à tous ceux qui lisent ceci de prier. Priez sincèrement pour l’Église et tous ses ministres. Priez pour nos séminaristes. Et priez pour vous et vos familles. Nous devons tous travailler quotidiennement sur notre propre sainteté personnelle et nous tenir d’abord responsables et, à notre tour, tenir nos frères et sœurs également responsables.

Enfin, je vous demande à tous de vous joindre à moi et à tout le clergé du diocèse de Madison pour effectuer des réparations publiques et privées au Sacré Cœur de Jésus et au Cœur Immaculé de Marie pour tous les péchés de dépravation sexuelle commis par ses membres du clergé et de l’épiscopat. J’offrirai une messe publique de réparation le vendredi 14 septembre, fête de l’exaltation de la Sainte-Croix, à Holy Name Heights, et je demande à tous les pasteurs de faire de même dans leurs propres paroisses. De plus, je demande à tous les prêtres, membres du clergé, religieux et employés diocésains de se joindre à moi pour observer les prochains jours des quatre temps (19, 21 et 22 septembre) comme jours de jeûne et d’abstinence en réparation des péchés et délits commis par membres du clergé et de l’épiscopat et j’invite tous les fidèles à faire de même. Certains péchés, comme certains démons, ne peuvent être chassés que par la prière et le jeûne.

Cette lettre, ces déclarations et ces promesses ne sont pas censées constituer une liste exhaustive de ce que nous pouvons et devons faire dans l’Église pour commencer à guérir de cette grave maladie dans l’Église et à éviter cette maladie, mais plutôt les prochaines étapes que nous pourrions franchir localement.

Plus que toute autre chose, en tant qu’Église, nous devons cesser d’accepter le péché et le mal. Nous devons chasser le péché de nos propres vies et courir vers la sainteté. Nous devons refuser de rester silencieux face au péché et au mal dans nos familles et nos communautés et nous devons exiger de nos pasteurs – y compris moi-même – qu’ils luttent eux-mêmes jour après jour pour la sainteté. Nous devons le faire toujours avec un respect affectueux pour les individus, mais avec une compréhension claire que le véritable amour ne peut jamais exister sans la vérité.

Encore une fois, beaucoup de saints fidèles laïcs et clercs à travers le pays ont manifesté une colère et une passion justifiées, appelant à une véritable réforme et à un « nettoyage de la maison » de ce type de dépravation. Je suis avec eux. Je ne sais pas encore comment cela se déroulera à l’échelle nationale ou internationale. Mais je sais ceci, et ce sera mon dernier point et ma dernière promesse pour le diocèse de Madison : « Pour moi et ma famille, nous servirons le Seigneur. »

Fidèlement dans le Seigneur,

Mgr Robert C. Morlino, évêque de Madison

Source : Riposte-catholique

NLQ #Rome

Abus sexuels aux USA : le pape François écrit au “peuple de Dieu”

Lettre du pape François au peuple de Dieu

« Si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui » (1 Cor 12,26). Ces paroles de saint Paul résonnent avec force en mon cœur alors que je constate, une fois encore, la souffrance vécue par de nombreux mineurs à cause d’abus sexuels, d’abus de pouvoir et de conscience, commis par un nombre important de clercs et de personnes consacrées. Un crime qui génère de profondes blessures faites de douleur et d’impuissance, en premier lieu chez les victimes, mais aussi chez leurs proches et dans toute la communauté, qu’elle soit composée de croyants ou d’incroyants. Considérant le passé, ce que l’on peut faire pour demander pardon et réparation du dommage causé ne sera jamais suffisant. Considérant l’avenir, rien ne doit être négligé pour promouvoir une culture capable non seulement de faire en sorte que de telles situations ne se reproduisent pas mais encore que celles-ci ne puissent trouver de terrains propices pour être dissimulées et perpétuées. La douleur des victimes et de leurs familles est aussi notre douleur ; pour cette raison, il est urgent de réaffirmer une fois encore notre engagement pour garantir la protection des mineurs et des adultes vulnérables.

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1. Si un membre souffre

Ces derniers jours est paru un rapport détaillant le vécu d’au moins mille personnes qui ont été victimes d’abus sexuel, d’abus de pouvoir et de conscience, perpétrés par des prêtres pendant à peu près soixante-dix ans. Bien qu’on puisse dire que la majorité des cas appartient au passé, la douleur de nombre de ces victimes nous est parvenue au cours du temps et nous pouvons constater que les blessures infligées ne disparaissent jamais, ce qui nous oblige à condamner avec force ces atrocités et à redoubler d’efforts pour éradiquer cette culture de mort, les blessures ne connaissent jamais de « prescription ». La douleur de ces victimes est une plainte qui monte vers le ciel, qui pénètre jusqu’à l’âme et qui, durant trop longtemps, a été ignorée, silencieuse ou passé sous silence. Mais leur cri a été plus fort que toutes les mesures qui ont entendu le réprimer ou bien qui, en même temps, prétendaient le faire cesser en prenant des décisions qui en augmentaient la gravité jusqu’à tomber dans la complicité. Un cri qui fut entendu par le Seigneur en nous montrant une fois encore de quel côté il veut se tenir. Le Cantique de Marie ne dit pas autre chose et comme un arrière-fond, continue à parcourir l’histoire parce que le Seigneur se souvient de la promesse faite à nos pères : « Il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles.Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides » (Lc 1, 51-53) ; et nous ressentons de la honte lorsque nous constatons que notre style de vie a démenti et dément ce que notre voix proclame.

Avec honte et repentir, en tant que communauté ecclésiale, nous reconnaissons que nous n’avons pas su être là où nous le devions, que nous n’avons pas agi en temps voulu en reconnaissant l’ampleur et la gravité du dommage qui était infligé à tant de vies. Nous avons négligé et abandonné les petits. Je fais miennes les paroles de l’alors cardinal Ratzinger lorsque, durant le Chemin de Croix écrit pour le Vendredi Saint de 2005, il s’unit au cri de douleur de tant de victimes en disant avec force : « Que de souillures dans l’Église, et particulièrement parmi ceux qui, dans le sacerdoce, devraient lui appartenir totalement ! Combien d’orgueil et d’autosuffisance ! […] La trahison des disciples, la réception indigne de son Corps et de son Sang sont certainement les plus grandes souffrances du Rédempteur, celles qui lui transpercent le cœur. Il ne nous reste plus qu’à lui adresser, du plus profond de notre âme, ce cri : Kyrie, eleison – Seigneur, sauve-nous (cf. Mt 8, 25) » (Neuvième Station).

2. Tous les membres souffrent avec lui

L’ampleur et la gravité des faits exigent que nous réagissions de manière globale et communautaire. S’il est important et nécessaire pour tout chemin de conversion de prendre connaissance de ce qui s’est passé, cela n’est pourtant pas suffisant. Aujourd’hui nous avons à relever le défi en tant que peuple de Dieu d’assumer la douleur de nos frères blessés dans leur chair et dans leur esprit. Si par le passé l’omission a pu être tenue pour une forme de réponse, nous voulons aujourd’hui que la solidarité, entendue dans son acception plus profonde et exigeante, caractérise notre façon de bâtir le présent et l’avenir, en un espace où les conflits, les tensions et surtout les victimes de tout type d’abus puissent trouver une main tendue qui les protège et les sauve de leur douleur (Cf. Exhort. ap. Evangelii Gaudium, n.228). Cette solidarité à son tour exige de nous que nous dénoncions tout ce qui met en péril l’intégrité de toute personne. Solidarité qui demande de lutter contre tout type de corruption, spécialement la corruption spirituelle, « car il s’agit d’un aveuglement confortable et autosuffisant où tout finit par sembler licite : la tromperie, la calomnie, l’égoïsme et d’autres formes subtiles d’autoréférentialité, puisque “Satan lui-même se déguise en ange de lumière” (2Co11,14) » (Exhort. ap. Gaudete et Exsultate, n.165). L’appel de saint Paul à souffrir avec celui qui souffre est le meilleur remède contre toute volonté de continuer à reproduire entre nous les paroles de Caïn : « Est-ce que je suis, moi, le gardien de mon frère ? » (Gn 4,9).

Je suis conscient de l’effort et du travail réalisés en différentes parties du monde pour garantir et créer les médiations nécessaires pour apporter sécurité et protéger l’intégrité des mineurs et des adultes vulnérables, ainsi que de la mise en œuvre de la tolérance zéro et des façons de rendre compte de la part de tous ceux qui commettent ou dissimulent ces délits. Nous avons tardé dans l’application de ces mesures et sanctions si nécessaires, mais j’ai la conviction qu’elles aideront à garantir une plus grande culture de la protection pour le présent et l’avenir.

Conjointement à ces efforts, il est nécessaire que chaque baptisé se sente engagé dans la transformation ecclésiale et sociale dont nous avons tant besoin. Une telle transformation nécessite la conversion personnelle et communautaire et nous pousse à regarder dans la même direction que celle indiquée par le Seigneur. Ainsi saint Jean-Paul II se plaisait à dire : « Si nous sommes vraiment repartis de la contemplation du Christ, nous devrons savoir le découvrir surtout dans le visage de ceux auxquels il a voulu lui-même s’identifier » (Lett. ap. Novo Millenio Ineunte, n.49). Apprendre à regarder dans la même direction que le Seigneur, à être là où le Seigneur désire que nous soyons, à convertir notre cœur en sa présence. Pour cela, la prière et la pénitence nous aideront. J’invite tout le saint peuple fidèle de Dieu à l’exercice pénitentiel de la prière et du jeûne, conformément au commandement du Seigneur1, pour réveiller notre conscience, notre solidarité et notre engagement en faveur d’une culture de la protection et du « jamais plus » à tout type et forme d’abus.

Il est impossible d’imaginer une conversion de l’agir ecclésial sans la participation active de toutes les composantes du peuple de Dieu. Plus encore, chaque fois que nous avons tenté de supplanter, de faire taire, d’ignorer, de réduire le peuple de Dieu à de petites élites, nous avons construit des communautés, des projets, des choix théologiques, des spiritualités et des structures sans racine, sans mémoire, sans visage, sans corps et, en définitive, sans vie2. Cela se manifeste clairement dans une manière déviante de concevoir l’autorité dans l’Eglise – si commune dans nombre de communautés dans lesquelles se sont vérifiés des abus sexuels, des abus de pouvoir et de conscience – comme l’est le cléricalisme, cette attitude qui « annule non seulement la personnalité des chrétiens, mais tend également à diminuer et à sous-évaluer la grâce baptismale que l’Esprit Saint a placée dans le cœur de notre peuple»3. Le cléricalisme, favorisé par les prêtres eux-mêmes ou par les laïcs, engendre une scission dans le corps ecclésial qui encourage et aide à perpétuer beaucoup des maux que nous dénonçons aujourd’hui. Dire non aux abus, c’est dire non, de façon catégorique, à toute forme de cléricalisme.

Il est toujours bon de rappeler que le Seigneur, « dans l’histoire du salut, a sauvé un peuple. Il n’y a pas d’identité pleine sans l’appartenance à un peuple. C’est pourquoi personne n’est sauvé seul, en tant qu’individu isolé, mais Dieu nous attire en prenant en compte la trame complexe des relations interpersonnelles qui s’établissent dans la communauté humaine : Dieu a voulu entrer dans une dynamique populaire, dans la dynamique d’un peuple » (Exhort. ap. Gaudete et Exsultate, n.6). Ainsi, le seul chemin que nous ayons pour répondre à ce mal qui a gâché tant de vies est celui d’un devoir qui mobilise chacun et appartient à tous comme peuple de Dieu. Cette conscience de nous sentir membre d’un peuple et d’une histoire commune nous permettra de reconnaitre nos péchés et nos erreurs du passé avec une ouverture pénitentielle susceptible de nous laisser renouveler de l’intérieur.

Tout ce qui se fait pour éradiquer la culture de l’abus dans nos communautés sans la participation active de tous les membres de l’Eglise ne réussira pas à créer les dynamiques nécessaires pour obtenir une saine et effective transformation. La dimension pénitentielle du jeûne et de la prière nous aidera en tant que peuple de Dieu à nous mettre face au Seigneur et face à nos frères blessés, comme des pécheurs implorant le pardon et la grâce de la honte et de la conversion, et ainsi à élaborer des actions qui produisent des dynamismes en syntonie avec l’Evangile. Car « chaque fois que nous cherchons à revenir à la source pour récupérer la fraîcheur originale de l’Évangile, surgissent de nouvelles voies, des méthodes créatives, d’autres formes d’expression, des signes plus éloquents, des paroles chargées de sens renouvelé pour le monde d’aujourd’hui » (Exhort. ap. Evangelii Gaudium, n.11).

Il est essentiel que, comme Eglise, nous puissions reconnaitre et condamner avec douleur et honte les atrocités commises par des personnes consacrées, par des membres du clergé, mais aussi par tous ceux qui ont la mission de veiller sur les plus vulnérables et de les protéger. Demandons pardon pour nos propres péchés et pour ceux des autres. La conscience du péché nous aide à reconnaitre les erreurs, les méfaits et les blessures générés dans le passé et nous donne de nous ouvrir et de nous engager davantage pour le présent sur le chemin d’une conversion renouvelée.

En même temps, la pénitence et la prière nous aideront à sensibiliser nos yeux et notre cœur à la souffrance de l’autre et à vaincre l’appétit de domination et de possession, très souvent à l’origine de ces maux. Que le jeûne et la prière ouvrent nos oreilles à la douleur silencieuse des enfants, des jeunes et des personnes handicapées. Que le jeûne nous donne faim et soif de justice et nous pousse à marcher dans la vérité en soutenant toutes les médiations judiciaires qui sont nécessaires. Un jeûne qui nous secoue et nous fasse nous engager dans la vérité et dans la charité envers tous les hommes de bonne volonté et envers la société en général, afin de lutter contre tout type d’abus sexuel, d’abus de pouvoir et de conscience.

De cette façon, nous pourrons rendre transparente la vocation à laquelle nous avons été appelés d’être « le signe et le moyen de l’union intime avec Dieu et de l’unité de tout le genre humain » (Conc. OEcum. Vat.II, Lumen Gentium, n.1).

« Si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui », nous disait saint Paul. Au moyen de la prière et de la pénitence, nous pourrons entrer en syntonie personnelle et communautaire avec cette exhortation afin que grandisse parmi nous le don de la compassion, de la justice, de la prévention et de la réparation. Marie a su se tenir au pied de la croix de son fils. Elle ne l’a pas fait de n’importe quelle manière mais bien en se tenant fermement debout et à son coté. Par cette attitude, elle exprime sa façon de se tenir dans la vie. Lorsque nous faisons l’expérience de la désolation que nous causent ces plaies ecclésiales, avec Marie il est nous bon « de donner plus de temps à la prière » (S. Ignace de Loyola, Exercices Spirituels, 319),cherchant à grandir davantage dans l’amour et la fidélité à l’Eglise. Elle, la première disciple, montre à nous tous qui sommes disciples comment nous devons nous comporter face à la souffrance de l’innocent, sans fuir et sans pusillanimité. Contempler Marie c’est apprendre à découvrir où et comment le disciple du Christ doit se tenir.

Que l’Esprit Saint nous donne la grâce de la conversion et l’onction intérieure pour pouvoir exprimer, devant ces crimes d’abus, notre compassion et notre décision de lutter avec courage.

Du Vatican, le 20 août 2018.

FRANÇOIS

Source : Famille chrétienne

NLH #Tribunes et entretiens

Abus sexuels : Philippe Arino remet les pendules à l’heure

Deux jours après la publication d’un rapport sur les abus sexuels sur mineurs dans six diocèses de Pennsylvanie, le Saint-Siège a condamné ces actes antérieurs à 1990. Plus de 300 prêtres, 1000 enfants victimes, des prélats coupables… c’est un phénomène d’ampleur qui est décrit par le rapport publié mardi 14 août par le procureur de Pennsylvanie. Épais de 884 pages, ce rapport est le fruit de deux ans d’enquête et porte sur une période de 70 ans. Il se fonde notamment sur des archives conservées par les diocèses.

Dans un communiqué, le Saint-Siège indique que le Pape François se tient résolument et fermement du côté des victimes. Le Saint-Siège a tenu à saluer les efforts de réformes entrepris par l’Église catholique américaine depuis les années 2000 :

« Les conclusions du Grand Jury sont cohérentes avec les précédentes études, montrant que les réformes faites par l’Église catholique aux États-Unis ont réduit drastiquement l’incidence des abus commis par le clergé ».

Le Saint-Père encourage à « de constantes réformes et à une vigilance à tous les niveaux de l’Église catholique ».

Une semaine après l’affaire McCarrick, archevêque émérite de Washington accusé d’abus sexuels, l’Église catholique américaine est donc une nouvelle fois dans la tourmente.

Sur son blog, Philippe Arino rappelle qu’il ne s’agit pas seulement d’abus sexuels sur mineurs, mais aussi de l’homosexualité pratiquée au sein de l’Eglise :

“L’actuel scandale des 300 prêtres dits « pédophiles » aux États-Unis est présenté de manière particulièrement malhonnête et hypocrite par les mass médias qui jettent toute la faute non seulement aux prêtres directement concernés (et pour la plupart décédés) mais aussi à la hiérarchie ecclésiale qui les aurait couverts et aurait volontairement fermé les yeux. Car qui a justifié les actes pédophiles en les appelant « homosexuels », si ce n’est la société civile et les libertaires anti-pédophilie mais pro-gays ? Tant pis si je vous choque en disant cela, mais je me base sur les faits : bien souvent la pédophilie n’est que le faux nez de l’homosexualité. Pédérastie et homosexualité se télescopent régulièrement et de manière non causale, non systématique, mais réelle et récurrente : le cas tout récent de Mgr McCarrick, où on nous parle de pédophilie sacerdotale alors qu’il s’agit plutôt d’homosexualité sacerdotale – les prêtres et séminaristes qui sont allés dans son lit étaient majoritairement adultes et « consentants », et l’abus sur l’adolescent est une exception dans le parcours sexuel et amoureux de ce cardinal ! – le prouve. Notre monde condamne par devant (la pédophilie, l’inceste, le viol) ce qu’il promeut par derrière (homosexualité, jeunisme, « l’amour qui n’a pas d’âge ni de sexe »).

Donc NON, ce ne sont pas certains membres de l’Église d’en haut uniquement qui protègent les prêtres pédophiles : c’est surtout le monde profane, anticlérical et païen qui condamne les conséquences (la pédophilie) dont il chérit les causes (la croyance en « l’Amour sans Foi ni lois » reposant principalement sur la croyance en « l’identité » et en « l’amour » homosexuels). Et quand on nous annonce en ce moment énormément de démissions remises au Pape François par des évêques ou des cardinaux pour avoir « couvert des actes pédophiles », en réalité, détrompez-vous, ce ne sont pas souvent des actes pédophiles qui sont couverts mais bien des actes homosexuels (malgré l’annonce publique).”

Le lobby gay est bien actif au plus hauts niveaux de l’Eglise, comme le montre l’ouvrage d’Henry Sire, récemment traduit en français. Janet Smith, professeur de théologie morale au séminaire de Détroit explique :

« Trop de clercs et de laïcs croient qu’il suffit que quelques têtes tombent et que quelques mécanismes soient institués pour dénoncer les évêques corrompus et qu’on puisse passer à autre chose. Mais c’est faux ! » « Le problème de fond réside dans l’existence de réseaux homosexuels dans l’Eglise, probablement dans à peu près tous les diocèses et certainement à la Curie ».

Le cardinal hondurien Oscar Rodriguez Maradiaga, confident influent du pape François, est soupçonné de défaillances dans la gestion de la crise impliquant une homosexualité généralisée dans le principal séminaire de son diocèse. Le journaliste Edward Pention, du National Catholic Register, a révélé qu’au Honduras « tous les séminaristes homosexuels ont été renvoyés, sauf ceux de l’archidiocèse de Tegucigalpa qui plaisantent en disant qu’ils ont un puissant et très influent saint patron : ‘’Maradiaga’’ ».

En juillet, le magazine révélait que 50 séminaristes de Tegucigalpa avaient cosigné une lettre dénonçant « une lourde ambiance d’homosexualité ». Mgr Maradiaga aurait ignoré des preuves d’actes homosexuels de l’évêque Pineda, démissionnaire le 20 juillet. Cerise sur le gâteau, le Chilien Francisco Javier Errazuriz Ossa, membre du conseil rapproché de neuf cardinaux du pape François pourrait, comme Mgr McCarrick, devoir démissionner suite aux poursuites dont il est l’objet pour abus sexuels.

Source : lesalonbeige

Dans le Monde #NLQ #USA

USA : le Cardinal Burke s’exprime après les abus sexuel en Pennsylvanie

En anglais :

 

Dans le Monde #NLQ #USA

États-Unis : 300 prêtres accusés d’abus sexuels

Une enquête des services du procureur de Pennsylvanie, publiée mardi, révèle des abus sexuels commis par plus de 300 prêtres.

Publiée par Atlantico.fr sur Mardi 14 août 2018

Brèves

Abus sexuels en Pennsylvanie : 81 % des agresseurs ordonnés avant 1975

Une étude statistique de Matthew Shadle qui montre que 81 % des prêtres pédophiles en Pennsylvanie ont été ordonnés avant 1975 et que 30 % d’entre eux ont été ordonnés dans l’immédiat après le Concile.