Articles #NLQ #Tribunes et entretiens

Prédication du père Michel-Marie Zanotti-Sorkine du 2 avril 2019 : “Faisons confiance à notre Jésus, qui peut tout !”

Suite à l’interview du père Michel-Marie sur la chaîne québécoise TVA dans l’émission La Victoire de l’Amour, le célèbre prédicateur, écrivain, auteur-compositeur et chanteur revient régulièrement pour commenter l’évangile du jour.

Ici Jn V, 1-16 :

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Prédication du père Michel-Marie Zanotti-Sorkine du 15 novembre 2018 – “Après 2000 ans de christianisme, nous ne mettons pas encore en pratique tout ce que Dieu attend de nous !”

Suite à l’interview du père Michel-Marie sur la chaîne québécoise TVA dans l’émission La Victoire de l’Amour, le célèbre prédicateur, écrivain, auteur-compositeur et chanteur revient régulièrement pour commenter l’évangile du jour.

Ici Lc XVII, 20-25

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Prédication du père Michel-Marie Zanotti-Sorkine du 26 octobre 2018 – “Partons du réel et honorons le avant de partir de nos principes !”

Suite à l’interview du père Michel-Marie sur la chaîne québécoise TVA dans l’émission La Victoire de l’Amour, le célèbre prédicateur, écrivain, auteur-compositeur et chanteur revient régulièrement pour commenter l’évangile du jour.

Ici Lc XII, 54-59

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Prédication du père Michel-Marie Zanotti-Sorkine du 7 octobre 2018 – Sur le lien conjugal

Suite à l’interview du père Michel-Marie sur la chaîne québécoise TVA dans l’émission La Victoire de l’Amour, le célèbre prédicateur, écrivain, auteur-compositeur et chanteur revient régulièrement pour commenter l’évangile du jour.

Ici  Marc X, 2-12

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Prédication du père Michel-Marie Zanotti-Sorkine du 2 septembre 2018 – “Ne faisons pas porter le chapeau à Dieu de nos idées !”

Suite à l’interview du père Michel-Marie sur la chaîne québécoise TVA dans l’émission La Victoire de l’Amour, le célèbre prédicateur, écrivain, auteur-compositeur et chanteur revient régulièrement pour commenter l’évangile du jour.

Ici  Mc VII, 1-8.14-15.21-23

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Prédication du père Michel-Marie Zanotti-Sorkine du 2 juin 2018 – “Soyons souples pour recevoir les surprises de Dieu !”

Suite à l’interview du père Michel-Marie sur la chaîne québécoise TVA dans l’émission La Victoire de l’Amour, le célèbre prédicateur, écrivain, auteur-compositeur et chanteur revient régulièrement pour commenter l’évangile du jour.

Ici  Mc II, 27-33

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Jésus et le révisionnisme historique par Casey Chalk

L’indignation envers les monuments à la gloire de personnages historiques commence à tourner à une sorte d’hystérie aveugle. En Amérique, les morts confédérés, les anciens juges de la Cour Suprême, Christophe Colomb et même le médecin du 19e siècle connu comme le « père de la gynécologie » sont tous dans la ligne de mire. En Allemagne, certains ont appelé à enlever des statues de Martin Luther en raison de son antisémitisme. Implicite à tout cela, il y a une certaine naïveté et une prétention : si nous avions vécu alors, nous n’aurions pas commis ces fautes. Les paroles de Jésus aux scribes et Pharisiens, cependant, sont un antidote à cette pensée simpliste et hypocrite.

Les scribes et les Pharisiens, l’élite religieuse du judaïsme du premier siècle, se croyaient les héritiers de patriarches droits. Jésus attaque cette prétention :

Malheur à vous, scribes et Pharisiens, hypocrites ! Car vous bâtissez les tombeaux des prophètes et ornez les monuments des justes en disant : « si nous avions vécu à l’époque de nos pères, nous n’aurions pas pris part avec eux aux meurtres des prophètes. » Ce faisant, vous témoignez contre vous-mêmes, reconnaissant être les fils de ceux qui ont tué les prophètes. Remplissez donc la mesure de vos pères. Vous, serpents, engeance de vipères, comment pensez-vous échapper à la condamnation à l’Enfer ? (Matthieu 23:29-33)

Les scribes et les Pharisiens, en toute suffisance, affirment que s’ils avaient vécu à l’époque, ils n’auraient jamais agi de façon aussi mauvaise.

Il en est de même avec notre génération. Nous mettons en jugement les générations passées avec un air d’auto-satisfaction pour notre époque si éclairée, de toute évidence la plus vertueuse de toutes. Les générations antérieures – et certainement celles responsables de la découverte, de la fondation et de la perpétuation première de notre nation – étaient ignorants, superstitieux et immoraux. Nous sommes scientifiques, réalistes et sages. Nous regardons des films sur le thème du racisme, comme « Selma » ou « 12 ans et esclave » et nous nous figurons rarement être tout autant capable de préjudice ou de faute morale.

La vérité, c’est que si nous avions été confrontés aux mêmes défis que nos ancêtres, la plupart d’entre nous auraient probablement fait les mêmes erreurs. C’est la propension humaine naturelle que de suivre le groupe, d’aller avec le courant, d’être conformiste et d’éviter de risquer la persécution ou le bannissement. Dans chaque génération, peu de gens choisissent l’impératif moral, précisément parce que les conséquences sont si terribles. Ceux qui le font sont à bon droit estimés saints par l’Eglise. C’est précisément pourquoi les prophètes de l’Ancien Testament étaient toujours dans une minorité contre une majorité apathique et égoïste.

Mais Jésus a encore d’autres avertissement pour les bien-pensants :

>Par conséquent je vous envoie des prophètes, des sages et des scribes, vous en tuerez et crucifierez certains, vous en fouetterez d’autres dans vos synagogues, et vous en pourchasserez de ville en ville, si bien que retombera sur vous tout le sang innocent versé sur terre, depuis le sang d’Abel le juste jusqu’au sang de Zacharie, fils de Barachie, que vous avez assassiné entre le sanctuaire et l’autel. En vérité, je vous le dis, tout cela retombera sur cette génération. (Matthieu 23:34-36)

Au plus nous rejetons une évaluation honnête de nous-mêmes et de notre époque, au plus nous sommes susceptibles de commettre les mêmes sortes d’injustices et de méchancetés que nous détestons haut et fort chez les autres par le passé. La suffisance nourrit une incapacité à voir la vérité sur nous-mêmes et sur notre culture. Est-ce si étonnant que les voix radicales appelant à éliminer toutes représentations de figures historiques entachées de racisme ou de sexisme soient essentiellement les mêmes qui soutiennent l’avortement et l’euthanasie ?

Jésus conclut cette série d’avertissement avec une lamentation sur Jérusalem, sur un ton moins coléreux et accusateur qu’empli de tristesse :

O Jérusalem, Jérusalem, toi qui tues les prophètes et lapides ceux qui te sont envoyés ! Combien souvent j’ai voulu rassembler tes enfants comme une poule rassemble sa couvée sous ses ailes, et tu ne l’as pas voulu ! Regarde, ta maison est abandonnée et désolée. Car je te le dis, tu ne me reverras plus, jusqu’au jour où tu diras : « béni soit celui qui vient au nom du Seigneur. » (Matthieu 23:37-39)

L’Amérique – et le reste du monde – n’ont pas besoin de plus de dérision bien-pensante envers les personnages de notre passé. Nous avons besoin d’une introspection honnête, de repentance et de charité. L’introspection et la repentance étant non seulement pour les mauvaises parts de notre passé mais également de notre présent. Et la charité qui approche notre héritage, si imparfait soit-il, avec un peu plus d’humilité.

Un peuple aveugle à une appréciation honnête et charitable de son histoire – et au rôle de Dieu à travers un peuple imparfait et pécheur – sera certainement tout aussi aveugle à Son œuvre actuelle. Bien plus, nos incantations actuelles pour démolir les monuments et rebaptiser les vacances – qui est rapidement devenu un immense mouvement idéologique – est finalement plus diviseur qu’unificateur et réconciliateur. Comme Jésus et notre 16e président nous en ont averti, une maison divisée contre elle-même ne tient pas.

Casey Chalk est un rédacteur du site internet œcuménique « Called to Communion » (Appelés à la communion). Il est diplômé de l’école de théologie Notre-Dame à Christendom College.

Illustration : « Malheur à vous, scribes et Pharisiens » par J.J. Tissot, vers 1890, [musée de Broocklyn]

 

Source France Catholique

A la une #NLQ #Rome

“Derrière la rigidité, il y a quelque chose de caché dans la vie d’une personne”

Dans son homélie du 24 octobre 2016, le pape François revient sur cette dénonciation étonnamment cinglante de Jésus, à l’encontre des hypocrites.

Tous les médias qui ont relayé cette homélie ont insisté sur l’éternelle dénonciation de Jésus envers la dureté des pharisiens, leur rigidité implacable. Et pourtant, ce n’est pas le thème de l’homélie pontificale, bien au contraire.

Lorsque le pape évoque ces rigides qui ne connaissent pas la liberté des enfants de Dieu, il n’oppose pas, comme il l’a, de fait, de nombreuses fois fait, les pharisiens de la lettre, aux disciples de l’Esprit.

Son propos est de montrer que la rigidité cache autre chose. Le mot hypocrite signifie se cacher derrière un masque. C’est cette étymologie que reprend le pape.

« Derrière la rigidité il y a une autre chose, toujours ! C’est pour cela que Jésus dit : hypocrites ! ».

Et en effet, nous imaginons mal Jésus renvoyer avec un mépris condescendant ces pharisiens, traités gratuitement d’hypocrites. En les qualifiant d’hypocrites, il les invite à considérer la distance qu’il y a entre eux et le masque qu’ils donnent à voir, avec la question derrière qui nous rejoint tous : de quoi te protèges-tu derrière ce voile ?

En ce sens, ils ne sont pas libres et la loi n’est pas vécue de l’intérieur, mais plaquée comme une sécurité et une mise à distance d’une difficulté personnelle ou collective.

 

Mais le Saint-Père, qui en d’autres occasions peut être extrêmement dur envers ceux qu’il qualifie de pharisiens, est cette fois-ci plein de compassion.

Il commence son homélie en constatant qu’« il n’est pas facile de cheminer dans la Loi du Seigneur ».

 

“Derrière la rigidité il y a toujours quelque chose de caché, dans de nombreux cas une double vie, mais il y a aussi quelque chose d’une maladie. Combien souffrent les rigides : quand ils sont sincères et se rendent compte de cela, ils souffrent ! Parce qu’ils ne réussissent pas à avoir la liberté des enfants de Dieu, il ne savent pas comment on chemine dans la Loi du Seigneur, et ne sont pas bienheureux. Et ils souffrent tellement ! Ils semblent bons, parce qu’ils suivent la Loi. Mais derrière, il y a quelque chose qui ne les rend pas bons : ils sont mauvais, hypocrites, ou ils sont malades. Ils souffrent ! »

Le pape fait ici un lien entre souffrance, liberté, hypocrisie et mauvaiseté. Lien intéressant en ceci que la souffrance est le fruit de ce manque de liberté masqué par l’hypocrisie. La souffrance conduit parfois à être mauvais. Du reste en italien, les deux mots sont “cattivo”, à la fois, mauvais et captif. La méchanceté comme le péché, sont des conséquence d’un manque de liberté, de cette liberté des enfants de Dieu.

Aussi le pape François, ne lance-t-il pas une nouvelle flèche à l’encontre des rigides de tous bords, mais il invite chacun à voir derrière sa rigidité son manque de liberté, sans que cela remette en cause les vérités profondes de la foi. Au contraire, la foi au Christ étant une liberté parce qu’elle est vérité, la véritable liberté tient amoureusement à la vérité.

Mais, amour et vérité sont bien difficiles à embrasser dit le psalmiste. Il est dommage que les médias, en relayant cette homélie, n’aient pas vu la profondeur du propos au-delà de la stigmatisation.

 

Rome

Homélie – Le pape met en garde contre une religion de maquillage

Dans sa traditionnelle homélie de la maison Sainte-Marthe, où il célèbre la messe chaque matin, le Saint-Père a tenu à mettre en garde contre une religion de maquillage, celle qui se préoccupe de l’extérieur de la coupe, celle qui aime se faire voir en public.

 

C’est ce que répète Jésus à plusieurs reprises à ces personnes dans l’Évangile. “Votre intérieur est méchant, il n’est pas juste, il n’est pas libre. Vous êtes des esclaves parce que vous n’avez accepté la justice qui vient de Dieu, la justice que nous a donnée Jésus” ».

 

Mais certains, assure le Saint-Père, « avaient le culot, n’avaient aucune honte de prier et de faire l’aumône pour se faire admirer. Alors que le Seigneur indique le chemin de l’humilité ».

De façon ferme, François dénonce une « religion de maquillage » qui ne joue que sur les apparences. « Ce qui est important, comme le dit Jésus, explique le Pape, c’est la liberté que nous a donnée la rédemption, que nous a donnée l’amour du Père. »

Cette liberté, c’est celle « qui se fait dans l’ombre, sans tambour ni trompette » poursuit le pontife, parce que « le chemin de la vraie religion est celui de l’humilité et de l’abaissement, comme Jésus humilié sur la croix ». Se faire tout petit c’est le seul moyen de « chasser l’égoïsme, la cupidité, l’arrogance, la vanité, la mondanité », assure le Saint-Père. Et pour tous ceux qui font semblant, Jésus utilise une image très forte, rappelle François, « vous êtes des tombes blanchies à la chaux, belles à l’extérieur, mais dedans, vous êtes remplies d’ossements de morts de pourritures ». 

Source Radio Vatican