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Source Christianophobie Hebdo.

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Asie

Philippines – Des militaires impliqués dans l’assassinat du P. Fausto Tentorio ?

Le P. Fausto Tentorio, membre de l’Institut pontifical pour les missions étrangères (PIME), avait été abattu en plein jour le 17 octobre 2011 dans l’enceinte de son église. Le 27 décembre dernier, des poursuites judiciaires ont été engagées à l’encontre de deux militaires.

Le 27 décembre dernier, des poursuites judiciaires ont été engagées à l’encontre de deux militaires et de plusieurs miliciens suspectés d’être impliqués dans l’assassinat du P. Fausto Tentorio. Ce dernier, membre de l’Institut pontifical pour les missions étrangères (PIME), avait été abattu en plein jour le 17 octobre 2011dans l’enceinte de son église, dans la ville d’Arakan, diocèse de Kidapawan, au centre de l’île de Mindanao.

Présent aux Philippines depuis 1978, engagé de longue date dans la défense du droit des peuples autochtones, notamment des Manobos, le P. Fausto Tentorio dérangeait par son apostolat les intérêts de l’armée aussi bien que ceux des grands propriétaires terriens et des magnats de l’industrie minière. Il avait notamment échappé, en 2003, à un guet-apens.

« Un simple meurtre »

Lors d’une conférence de presse, le procureur de la République, Peter Ong, a exclu le caractère politique de cet homicide, soulignant qu’il s’agissait d’un « simple meurtre ».

Mgr Jose Colin Bagaforo, évêque de Kidapawan, a salué cette nouvelle, en faisant état de ses préoccupations concernant les commanditaires de cet assassinat. « Les hommes qui sont maintenant en train d’être inculpés pourraient juste être des pions […] Nous aimerions savoir qui est derrière le meurtre, qui a donné l’ordre » a-t-il notamment déclaré à Ucanews.

En 2017, deux opérateurs pastoraux assassinés en Asie

Pour Cristina Palabay, secrétaire-général Karapatan, organisation locale de défense des droits de l’homme, l’assassinat du prêtre constitue « un acte pour faire taire les groupes progressistes » qui s’inscrit dans le programme anti-insurrectionnel de l’Etat.

Selon Nardy Sabino, porte-parole du groupe de Promotion d’une réponse de l’Eglise du peuple (en anglais The Promotion of Church People’s Response), ces développements « renforcent les opinions selon lesquelles les militaires sont à l’origine du meurtre d’autres hommes de Dieu »« Cela révèle la manière dont ils réduisent aux silence les prêtres-activistes » ajoute-t-il, avant de conclure : « Ce qu’ils ont fait au P. Tentorio, c’est la même chose que celle qu’ils ont faite au P. Marcelito Paez ». Âgé de 72 ans, ce dernier a été abattu le 4 décembre 2017, à Neuva Ecija, dans le centre du pays. Il était connu pour son engagement en faveur de la défense de la justice sociale, en particulier en faveur du respect des droits fondamentaux des plus pauvres. Amnesty International avait à cette occasion dénoncé le « nombre croissant de militants, de dirigeants de communautés et de leaders religieux abattus par des hommes armés non identifiés. »

Selon l’agence d’information Fides, le le P. Marcelito Paez fait partie des deux opérateurs pastoraux tués au cours de l’année 2017 en Asie.

 

Source EDA

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Crèche du Monde – Un décor philippin

Merci à V et Y pour nous avoir partager une petite partie de leur collection

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Philippines – Meurtre d’un prêtre non revendiqué

Le Père Marcelito Paez, surnommé Tito, prêtre âgé du Diocèse de San José, sis dans la partie centrale de l’île de Luçon, aux Philippines, a été assassiné. Ainsi que l’a confirmé l’Evêque du lieu, S.Exc. Mgr Roberto Mallari, quatre hommes à bord de deux motocyclettes lui ont tendu une embuscade le 4 décembre aux alentours de 20.00 alors que le prêtre, âgé de 72 ans conduisait sa voiture dans la ville de Jaen. Emmené immédiatement à l’hôpital de la ville voisine de San Leonardo, il y est mort quelques deux heures plus tard des suites des blessures d’armes à feu qui lui avaient été infligées. Son meurtre a constitué une véritable exécution que l’Evêque « condamne fermement », demandant aux autorités « de conduire une enquête appropriée et de rendre justice à sa mort ». Jusqu’ici, aucun groupe criminel n’a revendiqué l’homicide.


Ainsi que l’a appris Fides, l’indignation est grande parmi les fidèles et dans le Diocèse ainsi qu’au sein de l’ensemble de la communauté catholique des Philippines. Des veillées et des rencontres de prière spontanées ont rassemblé les fidèles du lieu, que l’Evêque a invité à « demeurer unis dans la prière pour la justice ».


Le Père Marcelito Paez était un prêtre diocésain ayant servi le Diocèse pendant plus de 30 ans. Il avait pris sa retraite en 2015, tout en continuant son œuvre pastorale et apostolique. Dans son service rendu à l’Eglise, il était connu pour son implication active en ce qui concerne la défense de la justice sociale, et en particulier en faveur du respect des droits fondamentaux des pauvres. Pendant de nombreuses années, il avait fait partie de la Commission d’action sociale du Diocèse, dirigeant le Bureau Justice et Paix.


Le prêtre en question était encore, au niveau de l’île de Luçon, le Coordinateur des Missionnaires ruraux des Philippines (RMP), une organisation inter congrégations et interdiocésaine formée de religieux, de prêtres et de laïcs, hommes et femmes, fondée en 1969 par l’Association des Supérieurs majeurs aux Philippines pour offrir une présence chrétienne active dans les zones rurales.


Le jour où il a été assassiné, le Père Marcelito Paez avait contribuer à faciliter la remise en liberté d’un prisonnier politique, Rommel Tucay, détenu dans une prison de la ville de Cabanatuan.


« Il s’agit d’un acte très grave. L’exécution constitue un acte brutal qui vise à semer la terreur parmi ceux qui s’opposent au caractère militariste et despotique du gouvernement Duterte et à réduire au silence ceux qui continuent à dénoncer les exécutions sommaires et les violations des droits fondamentaux » relève pour l’Agence Fides Sœur Elenita Belardo des Sœurs du Bon Pasteur, Coordinateur national des Missionnaires ruraux des Philippines. « Nous ne savons pas qui sont les auteurs du crime et nous souhaitons une enquête sérieuse. En définitive, nous estimons que le Président Duterte représente le responsable ultime des attaques continuelles à l’encontre des missionnaires ruraux, des activistes et des défenseurs des droits fondamentaux au cours de cette période » ajoute la religieuse, exprimant ses condoléances aux membres de la famille du prêtre et à la communauté du Père Marcelito Paez. « Son engagement au service des pauvres des zones rurales est source d’inspiration pour nous tous. Il a servi les personnes jusqu’à son dernier soupir. Il a toujours cherché à témoigner l’Evangile et les enseignements sociaux de l’Eglise. Il a défendu les droits et les intérêts des personnes ».


Sœur Belardo conclut : « Il est urgent de dénoncer ces atrocités. Nous vivons des temps difficiles et personne n’est en sécurité. Unissons-nous tous et élevons la voix contre le mépris absolu pour la vie des personnes que le gouvernement actuel lui-même encourage » conclut-elle.

 

 

Source Agence Fides

 

 

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Face à la politique antidrogue de Duterte, l’Eglise manifeste sur l’emblématique boulevard EDSA

Le 5 novembre dernier, l’Eglise catholique avait appelé à manifester contre la politique antidrogue du président Duterte sur le boulevard périphérique EDSA, lieu emblématique de la Révolution du peuple de 1986 qui avait abouti à l’exil du dictateur Ferdinand Marcos. Entre 600 et 3 500 personnes s’étaient mobilisées.

Selon le président de la conférence des évêques philippins Mgr. Socrates Villegas, archevêque de Lingayen-Dagupan, « cet appel à la réconciliation ne signifie pas fermer les yeux sur ce qui se passe, bien au contraire : il s’agit d’en prendre conscience et d’admettre nos erreurs. »

Des policiers repentis demandent à l’Eglise de les cacher

Début octobre, Mgr. Socrates Villegas avait révélé qu’un nombre indéterminé de policiers auteurs de tueries extrajudiciaires directement commanditées selon eux par Rodrigo Duterte, avaient demandé aux paroisses de les cacher, par craintes de représailles. Des couvents accueillent déjà en catimini des proches de victimes de la guerre antidrogue, craignant elles aussi pour leur vie. A la suite de Mgr. Villegas, d’autres évêques avaient à leur tour proposé leur “protection” aux policiers “repentis” de la guerre antidrogue. En réaction, des membres du gouvernement ont accusé l’Eglise de complot visant à déstabiliser la présidence du pays.

L’Eglise catholique philippine a également mis en place des programmes de réhabilitation pour les toxicomanes. Le pape François vient d’ailleurs d’apporter son soutien au projet lancé par le cardinal Antonio Luis Tagle, archevêque de Manille, en collaboration avec les autorités locales et mêlant accompagnement spirituel, mais aussi sports et arts. Jusqu’ici, 132 anciens toxicomanes ont pu en bénéficier.

Parmi les plus critiques de l’action de Rodrigo Duterte, Mgr. Socrates Villegas, à qui d’autres reprochent une opposition systématique, sera remplacé à la tête de la conférence des évêques philippins le mois prochain par Mgr. Romulo Valles, décrit à l’inverse comme « un ami » du président. Or pour la première fois, l’archevêque de Davao, ville dont Rodrigo Duterte fut longtemps le maire, a explicitement interpellé l’administration au sujet des accusations d’exactions, rapporte le site d’informations SunStar : « Le gouvernement doit répondre de ces accusations », a déclaré début octobre Mgr. Romulo Valles, promettant d’aborder le sujet avec le chef d’Etat.

Les principales organisations évangéliques critiquent à leur tour la politique antidrogue

En plus de l’Eglise catholique, dernièrement les deux principales organisations évangéliques – le Conseil Philippin pour les Eglises Evangéliques et le mouvement Philippines for Jesus – ont à leur tour émis des réserves sur l’action présidentielle, après avoir ouvertement soutenu Rodrigo Duterte durant sa campagne électorale en 2016. « Personne n’a le droit de prendre la vie de quelqu’un d’autre », a réaffirmé Frère Eddie Villanueva, fondateur du mouvement Philippines for Jesus qui revendique plus de cinq millions de membres.

Le 12 septembre, jour de commémoration de la proclamation de la loi martiale par le défunt dictateur Ferdinand Marcos en 1972, des milliers de Philippins étaient déjà descendus dans les rues de la capitale, cette fois-ci à l’appel de diverses franges de l’opposition, pour protester contre les tueries extrajudiciaires de l’actuelle guerre antidrogue. Après avoir longtemps menacé d’avoir lui-même recours à la loi martiale dans le cadre de sa lutte contre le narcotrafic, Rodrigo Duterte a finalement proclamé la mesure d’urgence le 23 mai dernier, dans la foulée de l’attaque de la ville de Marawi par des alliés de Daesh. Prolongée jusqu’à la fin de l’année en théorie par le Congrès philippin, la loi martiale reste pour l’heure en vigueur malgré la fin de la bataille de Marawi, le 23 octobre dernier.

Une baisse (relative) de la popularité du président Duterte

Le climat semble avoir quelque peu évolué depuis la mort cet été de plusieurs adolescents, victimes de bavures policières. Les derniers sondages révèlent une légère baisse de la cote de popularité présidentielle, qui se maintient néanmoins au-dessus des 70 %.

Début 2016, la campagne antidrogue avait déjà été suspendue deux mois durant, après l’enlèvement et le meurtre d’un homme d’affaires sud-coréen au sein même du quartier général national de la police. Le 10 octobre, Rodrigo Duterte a ordonné que seule l’agence gouvernementale des stupéfiants serait désormais habilitée pour la conduite des opérations, destituant de fait la police.

Plus d’un an après l’arrivée au pouvoir de Rodrigo Duterte, les médias locaux et les ONG de défense de l’Homme estiment que la guerre antidrogue a tué près de 12 000 personnes. De son côté, la police philippine admet seulement la mort de 3 900 individus durant des opérations « légitimes ». Tous les autres cas sont systématiquement classés dans la catégorie « des meurtres non élucidés ».

 

Source EDA

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Philippines – Libération du vicaire général de Marawi

« Nous sommes très heureux de la libération du père Chito (Teresito Suganob). Nous rendons grâce au Seigneur et nous remercions tous ceux qui, de par le monde, ont prié pour son salut. Nous félicitons les efforts de l’armée philippine qui, dans le cadre d’une action dangereuse et difficile, fait actuellement tout ce qui est en son pouvoir pour protéger la vie des otages ».

C’est en ces termes, transmis à l’Agence Fides, que l’évêque de la Préfecture apostolique territoriale de Marawi, Mgr Edwin De La Pena, a accueilli la nouvelle de la libération du vicaire général de la Préfecture apostolique territoriale, le Père Teresito Suganob, dit Chito, libéré dans la nuit du 16 au 17 septembre en compagnie d’un autre otage, grâce à une action des militaires participant au siège de Marawi, ville occupée le 23 mai dernier par les militants du groupe Maute, qui a ensuite juré fidélité au prétendu “État islamique”.

Les évêques et communautés catholiques des Philippines ont également exprimé leur grande joie. Les responsables et communautés musulmanes de l’île de Mindanao ont également fait part de leur satisfaction.

Le prêtre a été sauvé par les militaires après que l’armée ait reconquis la mosquée de Bato, l’une des places fortes du groupe Maute, située dans le centre de la ville. Comme l’indiquent des sources militaires, les terroristes, engagés dans une fusillade avec des militaires, ont abandonné les otages, qui sont parvenus à s’enfuir.

L’armée philippine resserre son étau dans le cadre de la dernière phase du siège et a plusieurs fois invité les djihadistes à se rendre. On estime à quelques 80 – dont les deux responsables du groupe, Isnilon Hapilon et Omarkhayam Maute – le nombre des combattants restants dans le centre de Marawi, sachant qu’ils détiennent encore une quarantaine d’otages.

La bataille qui fait rage depuis plus de trois mois a fait jusqu’à présent 860 morts dont 660 dans les rangs des terroristes et 147 dans ceux des militaires. La ville apparaît défigurée par la guerre urbaine, conduite également à l’aide de bombardements. Selon les estimations du gouvernement, la reconstruction de Marawi coûtera plus de 50 milliards de dollars, sachant que la ville comptait quelques 200 000 habitants, en grande majorité musulmans, actuellement tous évacués dans les alentours.

 

Source Radio Vatican

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Philippines – L’Eglise catholique fait sonner le glas, ‘la cloche des morts’, pour réveiller les consciences

Hier, jeudi 14 septembre, à 20h, le glas a sonné pendant 5 minutes à travers l’archidiocèse de Manille. Dans une lettre pastorale publiée le 8 septembre dernier, le cardinal Luis Antonio Tagle, archevêque de Manille, demandait de faire sonner ‘la cloche des morts’ à l’intention des victimes de la politique antidrogue du président de la République Rodrigo Duterte.

Dans cette déclaration, qui est sans doute la plus engagée du cardinal contre les meurtres liés à la drogue, l’archevêque de Manille invite, sans le nommer, le président Duterte à renoncer à sa guerre antidrogue. « Nous ne pouvons permettre que la destruction de vies devienne normale. Nous ne pouvons gouverner la nation en tuant. Nous ne pouvons favoriser une culture philippine humaine et décente en tuant » dénonce le cardinal.

« Nous ne pouvons gouverner la nation en tuant »

L’archevêque de Manille n’est pas ni le premier ni le seul à faire sonner le glas : depuis la mi-août, les évêques des Philippines sont nombreux à avoir pris cette décision.

Le premier d’entre eux est sans doute Mgr Pablo Virgilio David, évêque de Caloocan et futur vice-président de la conférence épiscopale des Philippines, réputé être critique à l’endroit de la politique menée par l’actuel président de la République. Dans son diocèse se trouve la ville de Bulacain où, le 15 août dernier, les opérations anti-drogue ont fait 32 victimes, ce qui constitue le plus grand nombre de décès en un jour depuis le début de la guerre anti-drogue.

Pour le président Duterte, « Ce qui s’est passé à Bulacain est une bonne chose. Si nous pouvons tuer 32 personnes tous les jours, alors peut-être pourrons-nous réduire ce qui nuit à ce pays ». Mais parmi les victimes figurent notamment Kian delos Santos, un lycéen de 17 ans. Selon le rapport de police, le jeune homme aurait été abattu après avoir ouvert le feu sur les forces de l’ordre. Des vidéos de surveillance contredisent cette version des faits et montrent l’adolescent être emmené par les forces de police. Les policiers mis en cause ont depuis été suspendus et font l’objet de poursuites judiciaires pour homicide. Les Philippines ont été choquées par cette affaire, qui n’est a priori pas un cas isolé : plusieurs autres adolescents auraient été victimes de forces de l’ordre, comme le dénonce Human Rights Watch.

Suite à ce drame, l’évêque de Caloocan, Mgr Pablo Virgilio David, a pris la décision de faire sonner le glas dans son diocèse, chaque soir, à 20h, pendant dix minutes, et a condamné la politique du gouvernement qu’il qualifie de « naïve, totalement inadaptée et qui nécessité d’être évaluée sérieusement et repensée ».

Au lendemain de cette semaine du 14 août particulièrement meurtrière, le cardinal Tagle, dans une déclaration lue dans les églises de son archevêché, a dénoncé un « gâchis de vies humaines ». Il a fait appel aux consciences des narcotrafiquants et à celles de « ceux qui tuent même les personnes sans défense, en particulier ceux qui dissimulent leur visage ».

« Gâchis de vies humaines »

De son côté, Mgr Mgr Socrates Villegas, archevêque de Lingayen-Dagupan et président de la conférence épiscopale des Philippines (CBCP) jusqu’en décembre 2017, a annoncé que, dans son archevêché, à compter du 17 août, le glas retentira pendant 15 minutes, pour rendre hommage aux victimes de la guerre anti-drogue et « appeler à arrêter de soutenir les exécutions ». Il s’est indigné des consciences « devenues lâches dans l’expression de leur colère face au mal [qui ne sont] plus horrifiés par le bruit des armes et le sang qui coule sur le trottoir ». Il a en outre dénoncé des exécutions extra-judiciaires, auxquelles les forces de l’ordre étaient encouragées mais dont seules les pauvres étaient victimes.

Mgr Antonio Ledesma, archevêque de Cagayan de Oro, Mgr Honesto Ongtioco, évêque de Cubao, Mgr Roberto Malarri, évêque de San Jose, et Mgr Mgr Patricio Buzon, évêque de Bacolod, ont eux aussi fait sonner le glas.

Le président de la conférence épiscopale, Mgr Socrates Villegas, a publié le 12 septembre une lettre pastorale dans laquelle il invite les Philippins à lutter contre l’indifférence. Ainsi, il les fidèles à prier le rosaire et à allumer des bougies pour les victimes de la guerre antidrogue, et les prêtres à faire sonner le glas, du 23 septembre au 1er novembre, à 20h, à travers tout l’archipel.

« Nous reconnaissions le caractère démoniaque des drogues, mais nous désapprouvons vivement les‘solutions proposées’ pour mettre un terme à ce problème : une solution sans considération pour la justice, pour les droits de l’homme, pour la vie humaine » dénonce Mgr Ongtioco.

Ce n’est pas la première fois que l’Eglise catholique manifeste publiquement son opposition à la politique antidrogue du président Duterte. Ce dernier reste très populaire dans un archipel, comme en témoigne une étude du Social Weather Station, où les catholiques représentent plus de 80 % de la population.

Dans le projet de budget pour 2018, le parlement a accordé un budget de 1000 pesos philippins, soit 16 euros, à la commission des droits de l’homme. Selon l’article 13 de la Constitution des Philippines, cette commission, indépendante est chargée d’« enquêter sur toute forme d’atteinte aux droits de l’homme ». En 2017, son budget était de 749 millions de pesos.

Selon la police, depuis juillet 2016, 3.800 toxicomanes ou trafiquants présumés ont été exécutés.

 

Source Eglise d’Asie

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Philippines – La cathédrale de Marawi reprise aux islamistes par l’armée

Après trois mois de combats, les forces philippines ont libéré la cathédrale de Marawi, sur l’île de Mindanao, annonce l’antenne italianne de l’Aide à l’Église en détresse (AED) ce mardi 29 août 2017.

Le 23 mai dernier, le groupe islamiste Maute, affilié à l’État islamique, s’était emparé de Marawi et avait incendié la cathédrale. Les islamistes avaient également pris une quinzaine de catholiques en otage (parmi lesquels le vicaire général de la prélature apostolique, le père Teresito Suganob), dont le sort reste toujours incertain.

Si les combats se poursuivent, les soldats philippins ont réussi à reprendre plusieurs édifices au groupe Maute. L’AED évoque une vidéo faite par les militaires à l’emplacement de la cathédrale incendiée, qui montre des murs criblés de balles, des fragments d’icônes au sol et un autel gravement endommagé.

Dans une interview à l’AED, l’administrateur apostolique de la prélature de Marawi, Mgr Edwin de la Pena, indique que les catholiques locaux peuvent enfin penser au futur après trois mois de siège. « Plus que la cathédrale, il est important de restaurer la communauté chrétienne et les rapports avec les musulmans », souligne-t-il. Mgr Edwin de la Pena lance aussi un nouvel appel aux dons pour soutenir les réfugiés, quelle que soit leur croyance : « Quand nous effectuons notre mission, nous ne regardons pas la foi de celui qui est dans le besoin. Le Seigneur nous a enseigné que le Christ est en toute personne souffrante, quelle que soit sa religion. »

Il remercie notamment l’AED, qui a distribué des kits sanitaires et des biens de premières nécessité à 1500 des 400 000 déplacés le 8 août dernier.

 

Source Radio Vatican

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Philippines – Un laïc catholique assassiné dans le Cotabato du Sud

Domingo Ego, laïc travaillant pour le Centre d’action sociale du diocèse catholique de Marbel, et Ramil Piang, servant de messe de 18 ans, ont été attaqués le 20 août par des inconnus alors qu’ils se rendaient à une session d’étude biblique dans un village de la ville minière de Tampakan (Cotabato du Sud). Domingo Ego a perdu la vie tandis que Ramil Piang a été transporté à l’hôpital, et son état est considéré comme stable. La ville de Tampakan voit s’affronter depuis longtemps les mineurs et les propriétaires de mines d’or et de cuivre. L’Église catholique soutient les revendications des mineurs qui sont tous d’origine tribale. Dix d’entre eux ont été tués, probablement par des nervis des propriétaires, ces dernières années.

Source : UCANews, 22 août et Observatoire de la christianophobie pour la traduction

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Philippines – Encore 46 civils en otage à Marawi

Un évêque a déploré les présumés plans du groupe Maute, inspiré par le prétendu « Etat islamique », prévoyant d’utiliser des otages civils comme bombes humaines contre les forces de sécurité.
Mgr Edwin de la Peña y Angot, évêque de la prélature de Marawi, a déclaré que ces actions « désespérées » de la part des militants méritent d’être fortement condamnées.
« Horrible ! A condamner ! Ces terroristes sont véritablement désespérés et c’est pour cela qu’ils le font ! » a déclaré Mgr de la Peña. « Ce que font (ces militants NDT) est terrible et ils espèrent ensuite que le gouvernement les prenne en considération » a-t-il ajouté.
Alors que la situation d’affrontement se poursuit, les militaires ont déclaré que moins de 40 militants demeurent dans la zone de combat près de trois mois après que des centaines d’hommes armés aient cherché à prendre le contrôle de la ville.
Selon les rapports, quelques 46 civils se trouvent entre les mains des terroristes, dont un prêtre catholique, le père Teresito Suganob dit Chito, vicaire général de la prélature de Marawi.

Source : Agence Fides