Conférences/Formations #NLQ

Bioéthique : et l’Eglise dans tout ça ? Le 18 mai 2018 à Génech (59)

18 mai : conférence-débat

Venez vous informer et en débattre !

Organisé par le doyenné de la Pévèle

Vendredi 18 mai, de 20h à 22h – accueil dès 19h30 à l’Institut de Genech (Rue de la libération, Génech)

En présence de Vincent Leclercq – assomptionniste, médecin et éthicien – et d’autres intervenants

Entrée libre

Père Christophe Wambre : 06 20 10 02 11

Conférences/Formations #NLQ

Soirée bioéthique sur la PMA à la paroisse du Saint-Esprit à Paris le 23 mai 2018

En présence de Mgr Aupetit, archevêque de Paris, le 23 mai 2018 à 23h, à l’église du Saint-Esprit, 186 avenue Daumesnil, 75012 Paris.

Avec :

  • Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris
  • Blanche Streb, Docteur en pharmacie, auteur de Bébés sur mesure (Artège, 2018)

Procréation artificielle : l’inévitable basculement ? Entre sélection et conception sur mesure, allons-nous engendrer un monde meilleur ?

  • Questions / Réponses

Ouvertes à toutes et tous, catholiques ou non, ces soirées seront introduites et conclues par Mgr Aupetit et conduites par plusieurs intervenants. Si certaines thématiques domineront selon les intervenants -le programme est encore à définir-, les temps d’échanges qui suivront avec l’archevêque porteront sur l’ensemble des thématiques.

Conférences/Formations #NLQ

Soirée débat – Préparation de la loi bioéthique – le 17 mai 2018 à Albertville (73)

A l’initiative de RCF Savoie et de chrétiens de l’agglomération d’Albertville,
une soirée d’échanges aura lieu  jeudi 17 mai de 19h30 à 21h30
Salle du Val-des-Rose à Albertville

La soirée sera organisée en trois temps pour mettre en lumière les enjeux de la nouvelle loi de la bioéthique qui sera débattue au premier semestre 2019. Procréation et société, prise en charge de la fin de vie, ainsi que plusieurs questions touchant à la santé et à l’information seront abordées. Des intervenants de divers horizons de pensée participeront aux débats : professionnels de la santé, représentant de l’Eglise catholique et du monde associatif.

Les états-généraux de la bioéthique, préalables à la révision de la loi tous les sept ans, se sont ouverts en février et se sont achevés, formellement, fin avril. Le comité national doit en produire une synthèse en juin, avant un “événement de niveau national” prévu le 7 juillet, date anniversaire de la loi de 2011. Le gouvernement déposera au Parlement, à l’automne, un projet de nouvelle loi qui sera examiné au premier semestre 2019.
Les sujets soumis à la discussion des citoyens ont donné lieu à deux débats très suivis, à Chambéry, le 6 mars au lycée Vaugelas et le 3 avril à l’Institut de formation en soins infirmiers. Au-delà des états-généraux proprement dits, la réflexion et l’expression des points de vue va évidemment continuer, chacun pouvant faire connaître le sien à son député ou à son sénateur en vue des travaux parlementaires à venir.
Sur les neuf sujets que devra couvrir la future loi et dont traitent les états-généraux, deux ont été retenus pour la soirée organisée le 17 mai à Albertville : procréation et société, prise en charge de la fin de vie. Une troisième partie réunira plusieurs questions touchant à la santé : environnement, examens génétiques, protection des données de santé.
Des intervenants de divers horizons participeront aux débats : les docteurs Catherine Molina d’Aranda, Bernard Foray, Bernard Turpin, Roger Ghawi ; Sabine Le Bideau, responsable du service interdiocésain de la pastorale de la santé ; Camille Lavaud, déléguée départementale d’Alliance Vita ; maître Anne-Marie Lazarrima, avocate et Pierre Basset (Espace de réflexion éthique Auvergne-Rhône-Alpes).

 

Ecouter l’annonce et la présentation de la soirée faite sur RCF, avec interview de Patrick Jarreau

A la une #En France #NLQ

Mgr Aupetit : “J’assume d’être descendu dans la rue pendant la Manif Pour Tous”

Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris, est l’invité de Léa Salamé lundi 7 mai à 7h50.

“A 25 je pensais être médecin, fonder une famille, quelque chose de tout a fait habituel”, explique Monseigneur Michel Aupetit, médecin de formation, qui poursuit sur la révélation de sa foi : “ça a été un combat spirituel : je me rappelle très bien, je suis tombé à genoux dans la salle à manger, je savais que ma vie ne m’appartenait plus du tout, c’est ça le vrai combat”.

A propos des débats sur la bioéthique : “En étudiant la médecine, j’ai appris des questions d’internat, j’ai cru tout savoir, puis avec le premier patient , j’ai compris qu’il fallait que je soigne une personne”.

Sur le projet de loi sur la PMA

A propos de la PMA étendue à deux femmes : “Nous ne sommes là ni pour faire des lois ni pour faire changer d’avis (…) Il s’agit de définir deux sociétés, l’une basé sur l’individualisme où la clé, c’est l’autonomie, et une société de la fraternité basée sur les relations interpersonnelles. Après, les lois doivent-elles s’accorder au désir des personnes ? Ici on ne peut pas savoir les conséquences sur un enfant. Cette situation là, les enfants en sont victimes, là on créé quelque chose, une situation.”

Mgr Michel Aupetit, Archevêque de Paris, avait participé il y a 5 ans à la Manif pour tous : “J’assume absolument d’y être allé, j’étais juste à côté, je déjeunais dans une famille, j’ai dit aux gens j’y vais (…) Mais ce n’est pas moi qui organise ce genre de manifestations, ce n’est pas notre rôle du tout”

Source : Belgicatho

NLQ #Points non négociables PNN

Les Etats généraux de la bioéthique ne rendent pas simple la réforme de la bioéthique

C’est le constat unanime qui ressort des Etats généraux de la bioéthique.

Libération titre :

“Pour Emmanuel Macron, il est des promesses visiblement plus difficiles à tenir que d’autres. Notamment celle d’ouvrir la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes et aux femmes seules. A l’occasion de son premier anniversaire à l’Elysée, certains de ses proches ont été interpellés sur la concrétisation de cet engagement de campagne. « Je suis attaché à ce que nous fassions ce que nous avons dit, que la PMA pour toutes soit adoptée avant la fin du mandat de la majorité », a évacué lundi Richard Ferrand, le patron des députés LREM, sur France Inter. Sans enthousiasme et en marchant sur des œufs.” Extrait de Libération

La Croix va dans le même sens :

Les tenants de la réforme prennent le pli de relativiser l’intérêt de ces Etats-Généraux.

Nicolas Patte, en charge de la communication de Cap collectif, plate-forme spécialisée dans la démocratie participative, qui se charge d’un premier travail de synthèse au profit du CCNE, explique ainsi :

« Nous allons explorer l’ensemble des contributions et en faire une cartographie des arguments ». « Il s’agit de faire remonter et de lister les arguments et non de dire si la majorité est d’un côté ou d’un autre ».« Le but des états généraux est d’éclairer le législateur, mais pas de décider à la place des responsables politiques. Au fond, il y a un risque que ces états généraux ne satisfassent personne. »

Les travaux ont déjà démarré à l’Assemblée nationale. Cette semaine, la commission des lois se réunit en collaboration avec la commission des affaires sociales sur les thèmes de bioéthique (recherche sur l’embryon, recherche génétique, droit de la bioéthique).

Source : lesalonbeige

NLQ #Points non négociables PNN

PMA : Faut-il priver les enfants de père ? Le diocèse de Paris met à disposition des fiches de formation

Ouvrir la PMA aux femmes seules ou aux couples de femmes, c’est instituer un « droit à l’enfant » au détriment des droits de l’enfant. C’est priver un enfant de père. C’est encourager la marchandisation des spermatozoïdes. C’est encourager, à terme, l’autorisation de la GPA.

Qu’est-ce qui est en jeu ?

C’est l’ouverture de l’accès à la procréation médicalement assistée aux femmes seules ou aux couples de femmes.
Jusqu’à présent, la procréation médicalement assistée (PMA) poursuivait, en France, un objectif thérapeutique : éviter la transmission d’une maladie grave ou compenser une infertilité pathologique, pour des couples homme/femme.

QUELS SONT LES ARGUMENTS AVANCÉS ?

La notion d’égalité est le principal argument avancé : il s’agit de donner la possibilité à tous, couples hétérosexuels comme homosexuels, de satisfaire un désir d’enfant, lorsqu’il existe, et de devenir parent. La filiation biologique (le lien charnel) ne serait plus l’élément fondateur : seul l’engagement, la parentalité d’intention, seraient importants.

QUELS SONT LES PRINCIPAUX ENJEUX ÉTHIQUES ?

– La privation de père : elle serait institutionnalisée, condamnant les enfants à une double peine : les priver d’une partie de leur origine biologique et les priver de toute relation paternelle constitutive de leur identité. La Convention internationale des droits de l’enfant pose pourtant le droit, pour chaque enfant, « de connaître ses parents et d’être élevé par eux » (art.7).

– La marchandisation des gamètes : pour faire face à la hausse du besoin de gamètes donnés, déjà insuffisants actuellement pour satisfaire les PMA à visée thérapeutique, le risque est qu’émerge la revendication de pou¬voir vendre le sperme, au prix de l’abandon du principe de gratuité. Parallèlement, le principe de l’anonymat est mis à mal par les possibilités données par le numérique pour retrouver l’identité d’un donneur anonyme de sperme.

– L’eugénisme : en levant le verrou thérapeutique et en rendant la PMA accessible à tous, y compris aux couples hétérosexuels fertiles qui pourraient décider d’y avoir recours pour choisir telle ou telle caractéristique pour leur enfant, on ouvrirait un grand marché de la procréation et de la sélection des individus et donc on organiserait un eugénisme légal.

Une autre fiche sur la PMA, éléments juridiques et scientifiques, est disponible.

Source : Diocèse de Paris

En France #NLQ

Mgr Aupetit : “Il y a un véritable enjeu sur la PMA”

https://twitter.com/MichelAupetit/status/993404714007056384/photo/1

NLQ #Tribunes et entretiens

Bilan des Etats généraux de la bioéthique : vers un embarras parlementaire ?

La consultation menée dans le cadre états généraux de la bioéthique, s’est refermée le 30 avril. Interrogé par le Figaro, Didier Sicard, Professeur émérite à l’université Paris Descartes et ancien président du Comité consultatif national d’éthique (CCNE), se dit « impressionné par l’ampleur de cette consultation ».

 

La participation en chiffres

 

De fait, dans son communiqué de presse, le CCNE souligne l’importance de la mobilisation : le site Internet etatsgenerauxdelabioethique.org a attiré 183 498 visiteurs uniques, pour 29 032 participants qui ont postés 64 985 contributions. Ces contributions ont recueilli 832 773 votes. 45 % de ces contributions concernaient « Procréation et société », 24 % : « Fin de vie », 12 % : « Cellules souches et recherche sur l’embryon » et 5 % : « Examens génétiques et médecine génomique ». 2 600 000 pages du site ont été consultées.

 

Dans les régions, 250 débats « ont été organisés par les Espaces de réflexion éthique » qui ont rassemblés 18 500 citoyens. Ces débats étaient pour moitié ouverts à tous, entre « un quart et un tiers d’entre eux étaient destinés plus spécifiquement aux jeunes (lycéens, étudiants) ». Les professionnels de santé ou des comités d’éthique locaux ont eu aussi organisés des débats. Le CCNE note qu’en parallèle, « de nombreux événements ont été organisés par différents acteurs nationaux et régionaux ».

 

Enfin, 150 auditions ont été engagées par le CCNE. Elles ont concerné 87 associations d’envergure nationale (la majorité étant des groupes d’usagers de santé), 36 sociétés savantes scientifiques ou médicales, 9 groupes de courants de pensée philosophiques ou religieux, 15 institutions et 3 entreprises privées ou syndicats d’entreprises. 25 auditions sont encore en cours, elles s’achèveront le 9 mai.

 

Le CCNE se charge désormais d’ « analyser l’ensemble des données ayant alimenté la consultation » en vue de la rédaction du rapport qui sera remis début juin à l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques, et aux Ministres en charge de la Santé et de la Recherche. Un avis du CCNE sera ensuite proposé : « il rappellera les grandes valeurs éthiques à prendre en compte dans la future loi de bioéthique, il donnera quelques pistes de réflexion sur des thématiques des Etats généraux et exprimera sa vision de l’organisation du débat éthique dans notre pays à l’avenir ».

 

PMA, fin de vie, les grands sujets des débats

 

Sur le contenu de ces débats, Didier Sicard explique avoir « avant tout été frappé par une forme de diabolisation des opposants à l’évolution de la loi dans les débats (…). Ceux qui ne sont pas d’accord avec l’ouverture de la PMA ou la modification de la loi sur la fin de vie sont très souvent traités de « réacs », d’obscurantistes ou désignés comme croyants. Ils sont accusés de mépris envers les couples homosexuels ou les femmes célibataires. C’est une manière de fermer le débat ». Il ajoute : « J’y vois une confusion entre le débat politique et la dimension anthropologique de ces thèmes ».

 

Pour lui, « l’ouverture de la PMA peut paraître une demande simple et légitime au plan de la liberté mais transforme la société en faisant des enfants un enjeu et non plus une finalité (…). Faire de la PMA une thérapeutique banale interroge ». Au sujet de la filiation, il confie qu’ « un désir d’enfant pour soi me paraît un peu contradictoire. Oublier qu’un enfant résulte du désir entre une femme et un homme, c’est peut-être faire prendre un risque à notre humanité future ». Il considère que « ces questions bioéthiques sont comme des poupées russes, car elles peuvent entraîner des conséquences en cascade. Ainsi, l’extension de la PMA peut aboutir à la fin de l’anonymat, de la gratuité du don de gamètes et remettre en cause l’interdiction de la procréation post mortem ».

 

Interrogé sur la question de la fin de vie, Didier Sicard estime que «  les Français sont plus divisés sur l’euthanasie que ne le laissent penser les sondages qui proposent des réponses simplistes à des questions complexes ».

 

Quant au débat à venir, il « laisse effectivement présager une forme d’embarras pour les parlementaires ».

Source : Genethique.org

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Edito #74 – Les Etats Généraux de la bioéthique c’est fini !

Brèves

PMA en Espagne : bébés garantis en 24 mois ou remboursés

La clinique de fertilité de Valence en Espagne, l’Institut IVI, lance un nouveau programme avec des garanties qui pourraient plaire aux Européennes : « Avec IVI Baby, vous aurez votre bébé à la maison dans un délai maximum de 24 mois ». En cas d’échec, l’institut s’engage à rembourser les femmes et les couples.

 

Les critères de remboursement de la PMA en France sont encadrés : cela s’adresse aux couples hétérosexuels, ayant une infertilité diagnostiquée ou un risque important de transmettre une maladie génétique, la femme doit avoir moins de 43 ans. La Sécurité Sociale prend en charge jusqu’à quatre cycles. Pour les femmes n’entrant pas ou plus dans ces critères, les gynécos n’hésitent pas à proposer d’aller en Espagne, malgré l’illégalité de la proposition. La facture y est salée : à partir de 5 000 € par cycle, en fonction des options, « mais cela peut monter beaucoup plus haut ». L’Institut IVI espère attirer ainsi plus de Françaises, frileuses de risquer une telle somme.

 

« C’est surtout un coup marketing. (…) Personnellement, je trouve que c’est un peu trop ‘jouer’ avec la détresse des gens à des fins commerciales. »  déplore Philippe Roussel, vice-président de l’association Les Cigognes de l’Espoir qui accompagne des parcours PMA. « Ça donne un côté commercial à la démarche », abonde une maman ayant pourtant conçu sa fille là-bas… Philippe Roussel estime que si le remboursement est aussi facile, c’est sans doute que « le prix doit leur assurer une marge confortable »

Doctrine / Formation #Morale #NLH

Nouveau manuel de bioéthique sur la PMA pour les jeunes – Fondation Jérôme Lejeune

Le nouveau manuel de bioéthique de la Fondation Jérôme Lejeune est arrivé. Consacré à la Procréation Médicalement Assistée, ce manuel a pour vocation d’informer et de sensibiliser sur cette grande question de bioéthique en y apportant des réponses claires et précises sur les plans scientifique, juridique et éthique.

Le terme générique de PMA recouvre différentes méthodes cliniques de procréation qui visent à produire des enfants indépendamment de l’acte d’union sexuelle d’un couple. La fécondation in vitro et l’insémination artificielle en sont les deux méthodes les plus connues.

Télécharger gratuitement le livret spécial PMA de la Fondation Lejeune en cliquant ici.