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J.-M. Le Méné : “PMA, une option au sein d’un vaste marché”

Président-fondateur de la fondation Jérôme Lejeune depuis 1996, Jean-Marie Le Méné a depuis longtemps dénoncé les différentes lois sur la bioéthique qui ne font qu’entériner des transgressions éthiques. Au-delà de la PMA, Jean-Marie Le Méné dénonce une libéralisation de la recherche sur l’embryon et une toute-puissance de la technique.

Tous les combats dits « sociétaux » ont été perdus depuis 1975. Est-ce une fatalité ou la conséquence de notre impréparation devant l’adversaire ? Y a-t-il un sens de l’histoire sur ces questions ? Ou bien plus généralement, est-ce la démocratie qui serait inapte, par principe, à faire prévaloir la vérité dans le débat public ?

Politiquement, la loi Veil illustre un modèle de violence politique digne d’un dialogue de Thucydide. Les réformes rêvées par une gauche glorieuse, mais réalisées par une droite piteuse, ont précipité le politique sur un chemin de traverse. Il n’y a plus de distinction spécifique du politique, c’est-à-dire de discrimination de l’ami et de l’ennemi, dans la mesure où le vote de l’IVG a brouillé les pistes. Tandis que la gauche et la droite ont affiché une convergence de façade autour de la loi de 1975, s’est(…..)
A découvrir dans le dernier numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés !

 

Conférences/Formations #NLQ

Colloque « Demain, quelle place pour les fragilités ? » – Réflexions sur les lois de bioéthique à venir le 12 octobre 2018 à Rouen (76)

Colloque « Demain, quelle place pour les fragilités ? »
Réflexions sur les lois de bioéthique à venir

Vendredi 12 octobre 2018 à 20h30 au Centre diocésain
(41 route de Neufchâtel à Rouen)

organisé par la Pastorale de la santé du diocèse

La révision des lois de bioéthique prévue pour la fin de cette année a suscité de nombreux débats notamment dans le cadre des Etats Généraux de la bioéthique. Différentes visions de la société ont été exposées et confrontées. Dans ces débats, peu de place a été faite aux fragilités humaines. Ce sont pourtant elles qui justifient de nombreuses dispositions du droit présent.

Il débutera par quatre exposés :

  • fragilités autour de la naissance et problème du handicap par le Professeur Loïc Marpeau, professeur de gynécologie obstétrique au CHU de Rouen.
  • fragilités sociales et économiques par le Professeur Matthieu Monconduit, membre du conseil des Semaines Sociales de France.
  • fragilités en fin de vie par le Docteur Clémence Joly, médecin responsable de l’Unité de Soins Palliatifs de Pont-Audemer,
  • fragilités mentales et maladie psychiatrique avec le Docteur Louis Mabille, médecin en psychiatrie.

 (un échange sera organisé avec les orateurs et le public)

D’autres infos à venir

Contact : professeur Jean-Pierre Vannier

au 06 86 95 72 43 et mail

Conférences/Formations #NLH #NLQ

Cinq conférences sur la bioéthique à Bourg-en-Bresse (01) du 3 octobre au 12 décembre 2018

Alors que les Etats généraux de la bioéthique se sont tenus au début de l’année et que le Parlement travaille sur une loi, prenons le temps de comprendre ces sujets et leurs enjeux : PMA, GPA, fin de vie…

 

Après les Etats généraux de la bioéthique et alors que que le Parlement travaille sur une loi, prenons le temps de comprendre ces sujets et leurs enjeux, grâce à 5 conférences organisées à la Maison Jean-Marie Vianney à Bourg et retransmises en direct sur Internet.Après les Etats généraux de la bioéthique et alors que que le Parlement travaille sur une loi, prenons le temps de comprendre ces sujets et leurs enjeux, grâce à 5 conférences organisées à la Maison Jean-Marie Vianney à Bourg-en-Bresse (01) et retransmises en direct sur Internet et dans plusieurs paroisses.

Mercredi 3 octobre à 20h30 : M. Xavier Breton, député, président de la mission d’information sur la révision de la loi bioéthique : Questions bioéthiques & politique

Mercredi 17 octobre à 20h30 : Mgr Jacques Suaudeau, membre du Conseil pontifical pour la vie : Repères moraux sur la personne

Mercredi 14 novembre à 20h30 : Dr Loïc Biot et Alexandre Pirolet : la fin de vie

Mercredi 28 novembre à 20h30 : Michel Boyancé, directeur de l’IPC : Regard anthropologique

Mercredi 12 décembre à 20h30 : Mme Aude Mirkovic, maître de conférence : PMA et droits de l’enfant

Conférences/Formations #NLH #NLQ

Etats Généraux de la Bioéthique, Acte II Samedi 15 septembre 2018, à Lyon (69)

Madame, Monsieur, chers amis,

Permettez-moi de vous signaler que se tiendra à Lyon, le samedi 15 septembre 2018 de 9h30 à 17h30 à l’hôtel Mercure Chateau-Perrache une Journée de réflexion sur l’ouverture de la PMA aux femmes seules ou en couples lesbiens.

Nous recevrons les conférenciers suivants :

Professeur René Écochard  : Spécialiste de la fertilité
Docteur Christian Flavigny : Pédopsychiatre
Michel Joblot : Présentation du CCNE
Bénédicte Louis : Spécialiste des placements d’enfants dans les familles
Michel Mankonga : Prêtre salésien, éducateur, théologien
Aude Mirkovic : Juriste, maître de conférences en droit
Docteur Raphaël Nogier  : Auteur du manifeste des médecins
Ludovine de La Rochère : Présidente de la Manif Pour Tous
Blanche Streb : Pharmacien. Alliance Vita
Bertrand Vergely : Philosophe

 

Cet événement est exceptionnel et important pour la suite des événements.

Venez nombreux !

Ce sera l’occasion de réfléchir en profondeur sur un sujet qui implique la société toute entière et qui est véritablement une ligne rouge.

 

 

Bien respectueusement,

Docteur Raphaël Nogier

www.cosetteetgavroche.fr

Inscriptions

Points non négociables PNN

Pays-Bas : des 100 000 embryons humains conçus in vitro par an, que reste-t-il ?

«  Il y a une exigence morale à faire des recherches sur les embryons pour avoir de meilleurs résultats en matière de Procréation Médicalement Assistée (PMA) pour tous les couples infertiles. » C’est ainsi que certains justifient leur volonté d’élargir la loi “embryons” aux Pays-Bas.
Actuellement, celle-ci interdit la création d’embryons humains à des fins de recherche. Mais la semaine dernière, à la demande de la Deuxième Chambre, médecins, chercheurs et éthiciens ont avancé leurs arguments en vue d’une possible adaptation de la loi en question.

Certains embryologues mettent en avant le fait que trop de choses restent inexpliquées, et notamment pourquoi certains enfants nés d’une PMA sont moins résistants et affichent, en moyenne, un poids moindre qu’un enfant conçu naturellement. « Selon la méthode de fécondation que j’utilise, le poids des enfants varie. Et, à ce jour, je ne peux en expliquer la raison », affirme Sebastiaan Masterbroek, chercheur et embryologue.

De son côté, le responsable du centre de médecine reproductive AMC, Sjoerd Repping, souligne que la création d’embryons humains pour la recherche scientifique (et donc leur destruction) permettra d’obtenir de meilleurs résultats quant à l’implantation lors d’une PMA.

Selon lui, il y a “100.000 embryons humains par an aux Pays-Bas qui proviennent des techniques de procréation assistée. De ceux-ci, 5.000 embryons se développent et mènent à une grossesse. Pour les 95.000 autres, quelque chose ne marche pas, et nous ne comprenons pas quoi. La réponse est dans le laboratoire. Nous devons donc pouvoir créer des embryons rien que pour la recherche.”

Utiliser des lignées de cellules souches embryonnaires ou même des embryons humains surnuméraires (congelés après quelques jours et ensuite décongelés) ne convient pas puisque, ce qui est essentiel pour les scientifiques, c’est de comprendre le processus de fertilisation avec un ovocyte et du sperme frais dans les tout premiers instants du surgissement de la vie.

La recherche sur les embryons surnuméraires mais aussi la création d’embryons aux seules fins de recherche est permise en Belgique depuis 2003. Elle l’est également en Suède, Royaume-Uni, Etats-Unis et en Chine.

La généticienne Christine de Die et l’embryologue, Aafke Van Montfoort, se mobilisent auprès des parlementaires hollandais pour qu’ils changent la loi « Embryon » et que la recherche ne soit plus limitée. « Nous avons besoin de ces « cellules fécondées  », sans qu’on doive dépendre des femmes qui nous les donneraient lors d’une PMA, a-t-elle ajouté. Les chercheurs auront le plus grand respect pour ces « cellules fécondées » (NDLR. Embryons). Nos cabinets de consultation sont remplis de couples qui ne peuvent avoir des enfants sains. Après 3 cycles, seulement 50 % des femmes sont enceintes. Et donc, il y a encore beaucoup à faire pour tous les autres cas. »

Source : Medisch contact

Dossier de l’IEB : La procréation médicalement assistée en Belgique

source https://www.ieb-eib.org/fr/voir_nl_bulletin.php?id=490#sujet1443

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Maroc : adoption d’une loi sur la PMA

Au Maroc, la loi régissant la procréation médicalement assistée a été adoptée le 24 juillet à l’unanimité par les députés de la Chambre des Représentants. Cette loi, qui vient en « renforcement de l’arsenal juridique national dans le domaine des sciences médicales et biotechnologiques », doit « combler le vide juridique » entourant la PMA au Maroc.

Le texte fixe des principes fondamentaux : « respect de la dignité humaine, de la vie, de l’intégrité physique et psychique, de l’intimité mais aussi des données à caractère personnel ». Il précise les conditions de pratique, en particulier « l’obligation de l’exercice de ces fonctions dans les établissements de santé public ou privés dûment agréés par l’administration compétente », après validation d’une « commission consultative de l’assistance médicale ».

Cette nouvelle commission, prévue par le texte, est un « mécanisme de veille sur la légalité de la procédure et d’inspection de tout établissement de santé agréé ». Elle aura un rôle fondamental puisque qu’elle sera chargée d’examiner tous les cas et de fournir les recommandations. Elle devra spécialement veiller au respect des données personnelles. Le texte prévoit des sanctions pénales – emprisonnement et amende – pour les professionnels de santé n’ayant pas respecté le secret médical.

Source : genethique.org

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Canada : elle obtient la propriété d’un embryon congelé mais doit dédommager son ex-mari de 50 % de la valeur d’achat

Un couple canadien divorce. Le juge partage les biens matériels entre l’homme et la femme. Le couple possède un embryon congelé dans une clinique de fertilité, issu de sperme et ovules achetés 11 500 $ aux Etats-Unis. C’est le dernier embryon qui reste sur les quatre créées en 2012 par FIV, le premier ayant déjà été implanté –le fils du couple est né en 2012- et les deux autres n’étant pas viables.

Madame considère que l’embryon lui revient puisque le contrat avec la clinique comportait une clause précisant que la volonté de la femme serait toujours respectée. Agée de 48 ans, elle s’est donc tournée vers les tribunaux pour faire reconnaître qu’elle est la propriétaire de l’embryon. Monsieur, quant à lui, considère qu’ayant payé lui-même la facture, l’objet de l’achat lui revient de facto. Il souhaite que l’embryon, qui n’a aucun lien génétique ni avec l’un ni avec l’autre, soit donné.

 

Le juge Robert Del Frate, de la Cour supérieure de l’Ontario à Sudbury, a dû trancher. Partant du principe que l’embryon a été acheté, en vertu des contrats signés avec les deux cliniques (celle qui a fourni les gamètes et celle qui a procédé à l’implantation), il l’a considéré comme un bien matériel. Il a « estimé que, dans un monde idéal, [les embryons] auraient été divisés entre l’homme et la femme. Mais puisqu’il n’en restait qu’un et qu’il ne pouvait être vendu, le magistrat a décidé que l’embryon restant revenait à la femme », tout en demandant pour l’ex-mari un dédommagement d’environ 1  500 $, « ce qui correspond à la moitié de la valeur de l’embryon, en considérant ce qu’il a coûté ».

Source : genethique.org

 

Doctrine / Formation #Livres

La Fondation Lejeune publie un guide sur la PMA tout public

Peut-on produire un enfant en éprouvette quand son couple est confronté à une infertilité pathologique ? Que deviennent les embryons congelés ? Comment un nouvel eugénisme est-il en train de dessiner le visage des générations naissantes à travers la sélection embryonnaire et le dépistage préimplantatoire ?

Cet ouvrage sur la Procréation Médicalement Assistée analyse avec précision les pratiques médicales, les enjeux éthiques et les textes juridiques qui régissent la procréation artificielle.

Pour le télécharger : cliquez ici 

Source : fondation Lejeune

 

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La PMA fera bien partie du projet de loi sur la bioéthique

Le député Guillaume Chiche (LREM) a renoncé jeudi à déposer sa « proposition de loi » sur la procréation médicalement assistée (PMA) aux femmes célibataires et aux couples de femmes. Elle était source de tension jusque dans la majorité. L’élu des Deux-Sèvres a indiqué que « le véhicule législatif retenu » par le gouvernement et la majorité était le « projet de loi » et il a précisé que Richard Ferrand, patron du groupe LREM, n’avait « pas souhaité [le] faire inscrire à l’ordre du jour ».

Laurent Wauquiez, président des Républicains et de la région Auvergne-Rhône-Alpes, a critiqué sur Europe 1 une « surenchère au sein de la majorité » et « une réponse de cacophonie du côté du gouvernement ». Il a désapprouvé une proposition de loi qui « fait le lien entre la PMA d’une part et la gestation pour autrui (GPA ) d’autre part », rappelant que pour lui, « la gestation pour autrui »consistait en une « marchandisation du corps de la femme ». « Je dis qu’on s’achemine vers quelque chose qui ne correspond pas à ma conception de l’éthique », a-t-il conclu.

La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a, pour sa part, déclaré « ne pas comprendre »  les inquiétudes de députés sur l’élargissement de la PMA. Elle a confirmé que le gouvernement respectait le calendrier prévu et que la PMA ne pouvait être dissociée des autres sujets de bioéthique. « La question de la PMA ne peut pas être externalisée des questions de bioéthique en général. La PMA tire le fil d’un certain nombre de questions qui vont être traitées dans les lois de bioéthique (…). Nous ne pouvons pas traiter les sujets de bioéthique indépendamment les uns des autres », a-t-elle insisté.

Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a confirmé que ce sujet serait traité dans le cadre du projet de loi sur la bioéthique qui doit être présenté avant la fin de l’année, et débattu au Parlement en 2019.

Source : genethique.org

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Sortir la PMA pour toutes des lois de bioéthique pour accélérer son adoption ?

Le Président de l’Assemblée Nationale a expliqué qu’il souhaitait détacher la PMA de la révision des lois de bioéthique, afin que ce texte soit « inscrit à l’ordre du jour avant la fin de l’année » puis « adopté rapidement ». François de Rugy, qui s’est exprimé jeudi sur le sujet, espère qu’une proposition de loi  pourra être déposée en ce sens avant la fin de l’année 2018, sans attendre de passer par un projet de loi gouvernemental, car « c’est l’engagement qu’ont pris les candidats LREM pendant la campagne des législatives et aussi un engagement du président de la République ».

Des propos jugés « inquiétants » par Caroline Roux, déléguée générale de l’association Alliance Vita, qui rappelle qu’ « enlever la PMA de la révision de la loi de bioéthique reviendrait à évacuer l’avis des citoyens et des heures de débat ». Emmanuelle Ménard, députée de l’Hérault  assure de son côté que « la PMA ne passera pas comme une lettre à la poste », car « les gens se mobiliseront ». Le député pro-PMA Matthieu Orphelin estime, quant à lui, qu’il faut accélérer la procédure « pour ne pas tomber dans le piège de ceux qui voudraient tenter d’envenimer les débats ».

Xavier Breton, président de la Commission chargée de la révision des lois de bioéthique s’insurge : « Personne n’a demandé que ce sujet ne soit pas inscrit dans les travaux de la mission d’information. (…) D’un côté, l’exécutif semble découvrir toutes les dimensions d’un débat qui nécessite une réflexion sereine et dans la durée. De l’autre côté, au sein de la majorité, des idéologues tentent de passer en force en court-circuitant la mission d’information et le gouvernement. Le premier ministre doit tenir ses troupes et siffler la fin de la récréation ! ».

Source : genethique.org