A la une #Brèves

Affaire Vincent Lambert : une magnifique victoire ! Une expertise ordonnée par la justice

Les amis de Vincent Lambert, réunis dans son comité de soutien sont rassurés par le jugement rendu par le tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne. Il ordonne une expertise préalable en tenant compte des spécificités des patients comme Vincent Lambert.

Le jugement signifie que les affirmations du Dr SANCHEZ n’ont pas suffi à convaincre le tribunal devant les avis totalement opposés de 24 spécialistes qui avaient écrit au Dr SANCHEZ pour contester la situation d’obstination déraisonnable et devant l’évidence des vidéos produites..

Vincent est en vie, son alimentation et son hydratation vont être poursuivies.

Les avocats des parents de Vincent Lambert  avaient déposé un recours en référé-liberté, procédure d’urgence devant le Tribunal Administratif pour contester la décision du CHU de Reims d’arrêter l’alimentation et l’hydratation de leur fils.

De nombreux éléments avaient été apportés au dossier pour prouver que Vincent ne faisait pas l’objet d’une « obstination déraisonnable ». Soixante-dix médecins spécialisés  avaient signé un appel pour affirmer que Vincent Lambert n’était pas en fin de vie et que les preuves de sa volonté de continuer à vivre étaient manifestes. Ils dénonçaient les conditions de vie imposées à Vincent Lambert et demandaient son transfert dans un établissement spécialisé. Les amis de Vincent se réjouissent qu’ils aient été entendus.

Ils rappellent que plusieurs établissements sont prêts à l’accueillir. Son transfert est, depuis la création du comité de soutien, leur principale revendication. Ils vont poursuivre leur mobilisation pour l’obtenir enfin.

Source : Comité de soutien à Vincent Lambert

A la une #Tribunes et entretiens

Réponse à Macron aux Bernadins – Les conditions sine qua non pour les catholiques

Courrier d’un lecteur – Réponse des catholiques à Macron

Emanuel Macron vient de lancer un grand appel aux catholiques de France, en twittant : « J’appelle les catholiques à s’engager politiquement. Votre foi est une part d’engagement dont notre politique a besoin. », et en déplorant que « Le lien entre l’Église et l’État [soit] abîmé, [et qu’il lui] incombe de le réparer. ».

Je souhaite dans un premier temps le remercier d’enfin prendre en considération les positions des catholiques de France (et du monde, puisque catholique signifie universel), et pour répondre à son appel, je me dois de répondre favorablement à son appel.

Comme le disait Benoit XVI : « Si les chrétiens sont tenus « de reconnaître la légitime multiplicité et diversité des options temporelles », ils sont également appelés à s’opposer à une conception du pluralisme marquée par le relativisme moral, qui est nuisible pour la vie démocratique elle-même, celle-ci ayant besoin de fondements vrais et solides, c’est-à-dire de principes éthiques qui, en raison de leur nature et de leur rôle de fondement de la vie sociale, ne sont pas « négociables ». »

Pour résumer sommairement ce que sont ces principes éthiques, également appelés « points non-négociables », en effet, une personne qui s’opposerait à un seul d’entre eux ne pourrait se dire « catholique », et une personne votant pour un homme politique qui s’oppose clairement à l’un de ces points ne devrait pas recevoir la communion, voici une liste sommaire :

– Le respect de la vie de son commencement à sa mort naturelle.

– La famille basée sur le mariage défini comme l’union durable d’un seul homme et d’une seule femme.

– Les parents sont les premiers éducateurs de leurs enfants et sont libres de leur éducation.
– La politique économique doit prendre en compte les besoins des plus démunis.
– Le système de santé doit être accessible aussi bien matériellement qu’économiquement.
– C’est un droit légitime et une nécessité pour un pays de garantir l’intégrité de ses frontières, cependant il faut respecter la dignité humaine de l’arrivant.
– Mener une politique qui fasse la promotion de la paix.
– Assurer la liberté de conscience religieuse.
– Faire attention à l’environnement
– Promouvoir la justice et lutter contre la violence
– Combattre les discriminations basées sur la race, la religion, le sexe, l’ethnie, le handicap, ou l’âge, qui sont des atteintes à la dignité humaine.
– Puisque les médias façonnent la culture, protéger les enfants et les familles des contenus nuisibles.
– Favoriser la solidarité globale

Monsieur le président, avec tout le respect que l’on vous doit, si vous prenez des décisions pour que chacun de ces points soit respecté, alors les catholiques de France vous soutiendront, mais si vous négligez un seul de ces points, ou même vous en éloignez, alors, les catholiques de France descendront dans la rue contre vous.

 

BL

En France #NLH #NLQ

Elections présidentielles, pour Mgr Scherrer il y a des critères décisifs que les catholiques ne peuvent ignorer

Chers amis,

C’est toujours un grand moment que cet échange des vœux, et je vous remercie d’être nombreux à ce rendez-vous traditionnel. Je remercie Xavier Pujos d’avoir bien voulu ouvrir la séance en nous partageant quelques-uns des objectifs poursuivis par la Commission de discernement et d’accompagnement des laïcs missionnés à laquelle il appartient, pour aider notre Église diocésaine à mieux définir sa mission pastorale et se donner les moyens de l’exercer pour le service de tous. Si l’année qui s’achève a vu scintiller quelques rais de lumière, il faut bien reconnaître que l’actualité qu’elle a charriée au quotidien a été dans l’ensemble assez sombre.

Le mot qui me vient à l’esprit, c’est le mot « fragmentation ». En cette année 2016, la guerre (spécialement en Syrie), le terrorisme de Daech, la criminalité diffuse, la tragédie des migrants ont plongé des populations entières dans le drame et la souffrance. Des lignes de fracture se font jour un peu partout si bien qu’on a l’impression que le socle sur lequel s’édifient nos sociétés se fissure. Du coup, les équilibres humains déjà extrêmement précaires s’en trouvent fragilisés davantage encore. Au cœur même de nos communautés et de nos institutions, le climat est tendu, les nerfs sont à vif. On sent qu’il ne faudrait pas grand-chose pour que tout s’enflamme et explose. Et puis la crise économique, que l’on dit derrière nous, laisse toujours autant de familles sur le carreau. Les injustices ont accru les clivages entre les citoyens. Je pense aux agriculteurs qui ont connu en 2016 une année noire. C’est dans ce monde-là, un monde « en morceaux », comme le dit le pape François, que Jésus vient naître aujourd’hui encore. L’amour et la paix qu’il apporte (apporte)… avec lui sont les antidotes les plus puissants à la haine destructrice qui déchire l’humanité. C’est un amour qui retisse les liens humains, qui restaure la communion, qui opère des réconciliations. Et cela nous dit la place que nous avons à prendre comme chrétiens pour humaniser ce monde, pour le rendre plus beau, plus juste, plus fraternel.

Parce qu’on ne peut pas tout relater d’une année écoulée, j’évoquerai devant vous trois choses : un visage, une vertu, un style de vie.

1. Cultiver la non-violence

Ce que je retiendrai tout d’abord, c’est un visage, un visage empreint de gravité et d’espérance tout à la fois. Ce visage, c’est celui du Père Jacques Hamel sauvagement assassiné tandis qu’il célébrait la messe avec quelques fidèles en l’église de Saint-Étienne-du-Rouvray. À ce visage, nous associons les hommes, les femmes, les enfants qui ont été par milliers les victimes innocentes de cette cruauté sanguinaire, tout dernièrement encore ceux de l’attentat de Berlin et d’Istanbul.

Jacques Hamel, c’est pour nous d’abord un homme, un homme foncièrement bon et qui était unanimement apprécié pour sa disponibilité, son attention aux autres, son sens du service. Mais c’est aussi un prêtre qui vivait à fond son ministère sacerdotal. Certains de ses confrères aimaient plaisanter : « Jacques, tu en fais un peu trop, il serait temps de prendre ta retraite ». Ce à quoi il répondait en riant : « Tu as déjà vu un curé à la retraite ? Je travaillerai jusqu’à mon dernier souffle ». Ce mardi 26 juillet, à la messe, on venait de lire dans l’église ce passage du livre de Jérémie : « Que mes yeux ruissellent de larmes nuit et jour, sans s’arrêter ! Elle est blessée d’une grande blessure, la Vierge, la fille de mon peuple, meurtrie d’une plaie profonde. Si je sors dans la campagne, voici les victimes de l’épée. Si j’entre dans la ville, voici les souffrants de la faim. Même le prophète, même le prêtre parcourent le pays sans comprendre. » Et l’évangile proclamé aussitôt après par le Père Hamel s’achevait par ces mots : « Et les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père ».

Au moment même où des jeunes catholiques du monde entier convergeaient par milliers jusqu’à Cracovie pour chanter leur joie d’être chrétiens, ce drame a replacé chacune et chacun face au mystère de la Croix du Seigneur. Il est d’ailleurs significatif que le temps que les jeunes ont le plus apprécié aux JMJ, c’est celui du chemin de Croix qui a été vécu dans un climat d’émotion intense, de recueillement impressionnant. Au cœur de cet événement tragique, je crois pouvoir dire que la parole de notre Église, tout autant que les réactions maîtrisées des chrétiens en général, ont eu un fort impact dans l’opinion internationale. Pas de discours qui condamnent, pas d’appel à une nouvelle croisade ni, encore moins, d’incitation aux représailles. C’est au contraire le langage de l’amour et du pardon qui ont prévalu. Les premiers à s’en étonner ont été les musulmans eux-mêmes. Ainsi, des Algériens qui vivent chez nous ont dit : « Que se passe-t-il ? Il n’y a pas de haine chez vous ». Il se trouve justement que, dans son message pour la Journée mondiale de la Paix, le 1er janvier, le pape François a appelé les chrétiens à cultiver la « non-violence », unique voie pour l’édification d’une paix solide et durable. La non-violence se cultive en premier lieu au sein de nos familles et, à partir d’elles, se propage dans le monde et rayonne dans la société tout entière.

2. Une vertu à exercer, la fraternité

La non-violence est la fille d’une vertu qui s’appelle la fraternité. Vous allez dire que je radote parce que vous m’avez déjà entendu insister à bien des reprises sur l’importance de promouvoir cette vertu qui a son fondement dans le Christ et son évangile. J’y reviens pour deux raisons essentielles : d’une part, parce que pour des chrétiens, il n’y a pas d’autre chemin de vie que la fraternité et le partage évangélique. Et parce que, d’autre part, nous avons fait de la fraternité un chantier pour les années qui viennent dans notre diocèse. Il me paraît donc important d’y revenir. Nous savons en effet que la fraternité n’est pas spontanée. Elle ne se réduit pas à des vœux pieux ou des bons sentiments. Elle est à construire patiemment et résolument chaque jour. « Que serait un futur sans justice, sans fraternité, s’interroge le philosophe Edgar Morin, sur un ton résolument incisif ? Ce serait un futur sans joie, un futur de haine et de sang… Nous n’avons donc pas le choix, il nous faut travailler pour construire un futur plus juste et plus fraternel. Si nous perdons la foi en un tel futur, alors « le présent se réduira à l’angoisse, le passé deviendra un refuge fanatique et clos, et nous serons foutus ! »

Cela paraît évident à dire, mais il n’y a pas de fraternité sans amour. Dans un monde qui meurt de solitude, les gens ont besoin de sentir qu’on les aime, qu’on a pour eux de l’attention et de la bienveillance. Nous devons pour cela être des chrétiens de contact, c’est-à-dire des hommes et des femmes de relation, de dialogue, des gens qui travaillent à promouvoir ce que notre pape François appelle la « culture de la rencontre ». Notre mission, j’oserais dire, n’est pas plus compliquée que cela. Aussi, je nous invite, dans le prolongement de l’Année de la miséricorde, à nous tourner davantage vers les autres, à commencer par les plus pauvres et les plus fragiles, pour leur manifester la tendresse de Dieu, pour leur dire à quel point ils sont aimés de lui.

La fraternité est indissociable de la foi. Car fraterniser avec l’autre différent suppose d’avoir une conscience claire de son identité et du contenu de sa propre foi. Sinon le risque est grand de dialoguer dans l’ambiguïté. Il faut que, nous chrétiens, nous sachions témoigner paisiblement des convictions qui nous habitent. Cela requiert que nous prenions le temps de revisiter à intervalles réguliers les sources et les fondements de notre propre foi. Si notre foi de chrétiens est hésitante, si elle n’est pas suffisamment réfléchie et argumentée, notre témoignage ne sera guère crédible. Et pourtant ce témoignage est plus que jamais attendu aujourd’hui. Et puis le chemin de la fraternité passe aussi par la connaissance de l’autre et de sa foi. Fraterniser appelle une capacité de « pentecôte » afin de parler la langue de l’autre, de se faire son prochain au sens évangélique du terme.

La fraternité est indestructible, enfin, quand elle est fondée sur l’espérance. Car rien alors ne peut la faire vaciller, ni la violence qui cherche à la détruire, ni les nombreuses incertitudes du lendemain. Il me semble que c’est le grand défi pour nous aujourd’hui. Le Seigneur nous appelle à être des hommes et des femmes d’espérance. Cette espérance n’est pas un optimisme facile qui ferme les yeux sur la réalité, elle est une ancre jetée en Dieu qui nous maintient dans la confiance et nous donne de ne pas être paralysé par la peur ou le découragement. Parce qu’elle est un don de l’Esprit Saint, l’espérance chrétienne est créatrice. Elle ouvre sans cesse devant nous des chemins nouveaux.

3. Adopter un style de vie : la sobriété

Puisque nous venons de célébrer Noël, je voudrais que, devant le dénuement extrême de cet enfant pauvre et pourtant si riche de ce qu’il veut nous donner, nous fassions le choix d’une existence simplifiée, une existence plus sobre affranchie de toute légèreté excessive, de toute mondanité tapageuse. C’est le défi que le pape François nous appelle à relever dans son encyclique Laudato si. « Nous avons besoin d’une conversion qui nous unisse tous, parce que le défi environnemental que nous vivons, et ses racines humaines, nous concernent et nous touchent tous ». Tous les jours, l’actualité nous alerte sur les signes inquiétants d’une planète qui se détériore : la banquise se réduit comme une peau de chagrin sous l’effet du réchauffement climatique, les ressources du sol font l’objet d’un pillage incessant par ceux qui ne pensent qu’à en tirer profit, dans les villes, des êtres humains par millions suffoquent sous un air irrespirable. Comment nous, chrétiens, allons être les stimulateurs, les aiguillons de cette conversion écologique attendue ? Nous ne pourrons donner cet élan que par un changement de style de vie : un changement qui nous fasse sortir du consumérisme ambiant et nous rende attentifs à l’impact de chacune de nos actions sur les autres et sur l’environnement ; un changement qui soit vécu comme une expérience libératrice, celle de pouvoir découvrir ce qui donne vraiment de la valeur à la vie. Oui, Noël peut ouvrir devant nous le chemin d’une sobriété vraiment heureuse. Et puis Noël peut aussi réveiller en nous la grâce de l’émerveillement à l’image des bergers qui viennent contempler l’Enfant de la crèche et repartent en louant et en glorifiant le Seigneur. Il me semble que nous ne pourrons jamais contribuer à la sauvegarde de la création si nous laissons s’éteindre en nous cette aptitude à contempler et à nous émerveiller. Laudato si nous invite justement à renouveler sans cesse un regard d’émerveillement sur le cosmos, sur le cosmos habité par les êtres humains que nous sommes, si nombreux soient-ils. « Le monde est plus qu’un problème à résoudre, nous dit le pape François, il est un mystère joyeux que nous contemplons dans la joie et dans la louange. ». Et au n. 84 : « Tout l’univers matériel est un langage de l’amour de Dieu, de sa tendresse démesurée envers nous. Le sol, l’eau, les montagnes, tout est caresse de Dieu ». Porter attention à la beauté et l’aimer nous aide, je crois, à sortir du pragmatisme et de l’utilitarisme. En ce sens, un chrétien ne saurait vivre toutes ces questions de développement et d’écologie stimulé par la peur, la peur de manquer, la peur de voir tout se détruire. Ne donnons pas le sentiment d’être seulement accablés par les problèmes, mais sachons véritablement nous réjouir…

Élections présidentielles et législatives : des valeurs à défendre

Je ne peux pas conclure sans évoquer la double échéance des élections présidentielles et législatives qui auront lieu au printemps prochain dans notre pays. Les enjeux de ces deux événements sont d’autant plus importants qu’ils s’inscrivent dans le contexte d’une crise sociale et économique durable et profonde dont les causes en réalité, nous le percevons bien, sont d’ordre anthropologique et éthique. Je vous renvoie à ce sujet au texte des évêques de France qui réintroduisent la question du sens dans une société qui doute d’elle-même et cherche des repères.

Tout en se gardant, bien sûr, de donner des consignes de vote, les évêques nous rappellent que le choix de nouveaux parlementaires et d’un futur président ne saurait se faire sans la prise en compte de critères aussi décisifs que le soutien inconditionnel de la famille, la défense des plus vulnérables, à commencer par l’enfant à naître, une régulation des flux migratoires qui se fasse dans le respect de la dignité de la personne, une application ouverte et apaisée du principe constitutionnel de la laïcité qui, loin de stigmatiser les religions, garantisse le libre exercice de leurs cultes et leur réserve un espace d’expression publique au cœur de nos villes et de nos villages. C’est ce qui fonde l’importance de cet acte citoyen que constituent les élections, un acte auquel aucun catholique digne de ce nom ne saurait se dérober pour quelque raison que ce soit.

Je laisse le mot de la fin au professeur Jean-Luc Marion, de l’Académie Française. Il nous interroge, nous les chrétiens du XXIe siècle : « Sommes-nous en charge du salut de l’Église, de sa croissance, de sa puissance, de son efficacité, de son amélioration ? Le Christ ne s’en charge-t-il pas ? Certes, il s’en charge en nous demandant, à chacun d’entre nous, de nous réformer, c’est-à-dire de nous convertir à la vie de l’Esprit. Certes, il a promis à son Église que les portes de l’Enfer ne prévaudraient pas contre elle. Mais il ne l’a jamais assurée de devenir majoritaire ou dominante dans le monde : il lui a seulement demandé de passer par la même Croix, où il a conquis la résurrection. L’Église ne devrait même pas constituer notre premier souci, du moins l’Église comme une société humaine parmi d’autres dans le monde. (…) Notre premier souci, ce n’est pas elle, mais ce qu’elle rend possible et ce dont elle provient : la vie selon l’Esprit ».

C’est le vœu que je forme au seuil de cette année nouvelle. Que solidaires de ce monde en quête d’espérance et de sens, nous soyons véritablement des chrétiens « inspirés », c’est-à-dire porteurs de cette vie de l’Esprit que nous avons reçu le jour de notre baptême et de notre confirmation, une vie qui témoigne de la joie d’être sauvés du péché et de la mort, une vie qui triomphe de tous les obstacles et de tous les égoïsmes, une vie qui rayonne à l’extérieur par mille gestes de fraternité et d’amour. Tous ensemble, prêtres, diacres, religieux et religieuses, consacrés, laïcs missionnaires et laïcs missionnés, faisons le pari de la confiance ! Au cœur de cette Église diocésaine que nous aimons tant, soyons les gardiens de la joie de l’Évangile qui nous a été confiée comme un trésor. Ne nous laissons pas gagner par cette tristesse douceâtre, sans espérance, qui voudrait s’emparer de nos cœurs (Cf. Evangelii gaudium, n. 83). À chacune et chacun, je redis mon estime profonde et mon attachement affectueux dans le Seigneur et vous souhaite une année nouvelle riche des promesses de Dieu et pleine d’une heureuse fécondité missionnaire et pastorale.

 Mgr Thierry Scherrer, évêque de Laval, à l’occasion de ses vœux le 7/01/2017

A la une #En France #NLH #NLQ

Quand on se bouge, ça bouge ! Les pétitions, quelles réussites ?

Il nous est arrivé plusieurs fois de relayer les pétitions de CitizenGO. Il nous semble important de vous livrer les succès encourageants de vos engagements.

Merci infiniment.

Merci, parce qu’en signant nos pétitions et en les transmettant à vos proches, vous contribuez activement à changer la donne. Ces derniers mois, en France, en Belgique, en Suisse, en Afrique, au Québec et dans le monde entier, les attaques contre la famille, la vie et même la liberté se sont multipliées.

Tout récemment, en France, le 1er décembre dernier, une Assemblée Nationale aux trois-quarts vide a voté la suppression de la liberté d’expression sur l’avortement. Et c’était une première, si l’on peut dire, en Occident.

C’était suffisamment grave pour qu’un député indépendant, Jean-Christophe Fromantin, tweete ceci…

Fromantin.png

Les trois points de suspension du tweet de ce député sont lourds de sens. Car oui, pour défendre « la liberté de choix, d’opinion et d’expression », il vaut mieux compter sur nous, les citoyens, plutôt que sur nos parlementaires. Même si certains d’entre-eux se sont effectivement engagés.

Les pétitions sont extrêmement importantes, mais elles ne font pas tout. Elles sensibilisent, elles alertent, elles informent mais elles ne nous dispensent pas d’un engagement personnel pour la défense du bien commun. Alors si vous militez déjà dans des associations défendant la famille, la vie et la liberté, continuez, poursuivez. Investissez-vous toujours davantage. Et si ce n’est pas encore le cas, lancez-vous !

Et continuez à signer les pétitions de CitizenGO car il s’agit de la seule plateforme indépendante (grâce à vous), cohérente, et attachée à la dignité de l’être humain dans toutes ses dimensions.

C’est pourquoi, je souhaite vous partager certaines victoires que nous avons remportées ensemble.

Vous, les membres de CitizenGO, en relation avec d’autres, associations ou élus.

VICTOIRE 1 : Les affiches de la honte ont été retirées

affiche de la honte.jpg

Sous la pression amicale de leurs concitoyens, les maires d’Angers, Caen, Compiègne, Fontainebleau, Aulnay, Meudon, Saint-Cyr l’école, Chaville, Béziers et beaucoup d’autres ont exigé de l’entreprise « JC Decaux » qu’elle enlève ces affiches. Et cela a été fait. Comme quoi, la pression ça marche.Merci à toutes les associations de protection de l’enfance et aux 55.000 signataires français de cette pétition CitizenGO.

Certains maires ont même détournés cette campagne nauséabonde en affichant ceci dans leur ville :

affiche bezeir.jpg

VICTOIRE 2 : L’ONU n’a pas voté la « journée mondiale du droit à l’avortement »

 Rossignol.png

La journée mondiale du droit à l’avortement du 28 septembre fait partie des exigences du groupe LGBT et de certaines associations féministes extrémistes. Mais non, et contrairement à ce qu’un ministre a déclaré de manière mensongère sur un site officiel de l’Etat français, la « journée mondiale pour le droit à l’avortement » n’existe pas. L’ONU l’a rejetée.

Ce qui a été fait par ce ministre français s’appelle un délit d’entrave numérique à l’information.Merci aux 172.000 personnes du monde entier d’avoir signé cette pétition CitizenGO.

VICTOIRE 3 : Les cloches ont sonné, le 15 août, dans tous les villages de France et d’ailleurs

15 août.png

Merci à monseigneur Pontier et à tous les évêques de France d’avoir accédé à notre demande. L’assassinat du Père Hamel reste dans nos mémoires et nous devons continuer à nous battre pour que la liberté de religion soit assurée dans tous les pays du monde. Merci aux 48.000 personnes françaises, mais également belges, suisses, africaines ou québécoises d’avoir signé cette pétition CitizenGO.

VICTOIRE 4 : L’honneur jeté aux chiens des cardinaux Barbarin et Cañizares a été lavé des souillures de la presse par la justice française et espagnole

Barbarin.jpg

En Espagne comme en France, une campagne de pure calomnie avait été menée contre deux cardinaux par des lobbies dont la puissance est inversement proportionnelle au nombre de personnes qu’ils représentent. Une certaine presse a « jugé » avant la justice. A la manière d’un Robespierre. Plus tard, alors que le mal était fait, la justice a considéré qu’il n’y avait rien dans ces deux dossiers. Et les deux cardinaux ont été mis hors de cause. Merci aux 203.000 personnes du monde entier d’avoir signé cette pétition CitizenGO.

Remarque : Une fois n’est pas coutume, merci à “Libération” ( ! ! !) pour l’article d’une page que ce journal a consacré à CitizenGO (voir en bas de ce mail).

VICTOIRE 5 : RCF s’est excusé, dans un communiqué de presse, pour avoir servi la soupe au lobby pro-euthanasie

 Roméro.jpg

RCF s’est excusé. Dont acte, et passons à autre chose. Mais nous restons vigilants. Et les 11.000 signataires de cette pétition aussi !

************

Nous avons également essuyé des échecs. Mais cela ne doit pas, pour autant, nous décourager. Encore moins nous rendre triste. Surtout pas. Car la bataille que nous menons ne s’inscrit nullement dans l’immédiateté mais dans le temps long. Elle est culturelle. C’est par la patience et par l’endurance que nous gagnerons. Et la grande foule de ceux qui luttent pour la vérité commence à peine à se lever.

Comme vous pouvez le voir, des milliers de citoyens, de par le monde, se mobilisent pour défendre la vie, la famille et la liberté. Et ces dernières semaines, nous avons parcouru un beau chemin.

Aujourd’hui, je voulais vous dire que je ressens une vraie joie pour ce que nous avons accompli ensemble. Comme un parfum de début. Comme si nous commencions à peine à renverser cette table de « jeu » ;  table que d’autres ont fabriquée pour nous, et sur laquelle ils ont posé leurs dés pipés.

Continuons à être des citoyens debout !

Nous n’avons pas à avoir peur d’être insultés, vilipendés, détestés et même traités de tous les qualificatifs dont sont affublés aujourd’hui les gens ordinaires, les gens normaux, les gens comme nous…

Car notre combat est celui du réel contre celui de l’idéologie. Et Paul Valéry, en 1941 déjà, dans son ouvrage « Mauvaises pensée et autres » déclarait ceci :

« Qui ne peut attaquer le raisonnement attaque le raisonneur  ».

C’est ce qu’ils font. Et c’est normal car ils n’ont pas d’argument autre que l’insulte (homophobe, phobe-ceci ou phobe-cela…) à opposer à la raison et au bon sens dont nous sommes les porte-paroles.

Alors continuons. Continuons. Continuons.

Signez les pétitions et rédigez-en ! (http://www.citizengo.org/fr/ecrivez-une-petition)

Suivez-nous sur Tweeter (https://twitter.com/CitizenGOfr)

Suivez-nous sur Facebook (https://www.facebook.com/citizengofr/)

Partagez ces pétitions auprès de vos proches par email, Tweeter ou Facebook.

Merci encore pour votre soutien.

Amitiés,

Stéphane Duté et toute l’équipe de CitizenGO

A la une #NLH #Tribunes et entretiens

Victoire de Trump et abrogation de la loi Taubira, même combat

Si le monde semble abasourdi par la victoire de Donald Trump, les commentaires et réactions ont de quoi laisser sans voix.

Mettons de côté les habituels poncifs d’une presse et d’une intelligentsia plutôt gauchisante qui de sa supériorité de censeur juge ces pauvres américains bouseux, comme ils jugent les électeurs frontistes ou toute personne qui n’auraient pas la chance d’avoir compris combien le monde doit être comme ils le pensent.  La litanie de ces insultes méprisantes n’est ni originale ni vraiment argumentée.

Passons également sur l’incroyable aveuglement de ces mêmes élites et du gouvernement français qui, le plus sincèrement du monde, n’ont rien vu venir, alors qu’il suffisait de passer outre l’obstruction médiatique pour voir et savoir.

Ne nous attardons pas davantage sur la diabolisation qui n’a d’égal que la récupération tristement burlesque de ceux qui ont une parole autorisée, entendons ceux qui sont autorisés à parler.

Arrêtons-nous en revanche sur la grande question qui, en fait, les dérange tous, qui a gagné ? qui a perdu ? Or ceux qui ont le plus à perdre sont précisément ceux qui ont perdu, à savoir les grands médias, les gens en place maintenus par le système et surtout les progressistes de tous bords. Les médias n’ont rien vu venir et se sont totalement discrédités, mais plus grave pour eux, ne sont plus du tout écoutés. Ils ont perdu à Londres, ils viennent de perdre à Washington et ils craignent de perdre en Europe de l’Ouest, comme ils n’ont jamais vraiment réussi à s’installer en Europe de l’Est. Ce n’est pas pour rien que la démocratique UE vient d’interdire les financements russes de la presse.

Plus encore, celui qui a perdu c’est le progressisme, comme il aime lui-même à se nommer. Il a perdu sur le point le plus douloureux pour lui, le contrôle de la vérité. Le vote Trump c’est avant tout une gifle à ce courant qui consiste à déconnecter le monde réel de la vérité. Or la vérité a ceci de particulier qu’elle revient toujours comme un boomerang. Le “cul-terreux” américain a fini par dire non au mensonge d’un homme dénaturé.

Face à cela il est déroutant de voir la presse catholique européenne emboîter le pas des poncifs actuels. C’est ainsi que, parmi d’autres, la voix officielle de l’Eglise de Belgique, cathobel, se morfond.

Trois gagnants : la peur, l’individualisme, le rejet

Voilà selon eux ce qu’ont voté les américains. Méconnaissance, dévoiement de la vérité, aveuglement s’il en est car les points les plus importants de cette campagne, points qu’ont minimisé tous les commentateurs, ont porté précisément sur nos principes non négociables, ceux définis par le pape Benoit XVI.

Si l’élection de Donald Trump, quoi qu’il en soit de l’homme et des autres points de son programme, est un choc, c’est bien pour cela. Même s’il ne tient pas ses promesses, le vote qui lui a été accordé est le signal cinglant d’un peuple qui veut revenir à la vérité sur l’Homme. Voilà pourquoi ce vote est “historique”. Il se veut le coup d’arrêt à la vraie folie meurtrière du monde occidental : avortement, gender, euthanasie etc.

Il est bien triste que les voix catholiques ne voient pas et ne se réjouissent pas de ce coup de semonce, avant de se crisper et se fermer sur des points secondaires au regard de la vérité.

Que l’histoire du mur fasse peur c’est un fait. Mais un mur se détruit plus facilement qu’on ne reconstruit des personnes humaines brisées et une société entièrement déstructurée.

La vraie victoire de cette élection n’est pas celle de Trump, ni même le triomphe de l’anti système, c’est la volonté exprimée par un peuple de ne plus être soumis au diktat du mensonge qui détruit.

Ne nous y trompons pas, le combat pour l’abrogation de la loi Taubira est du même ordre. On se remettra des erreurs économiques de Trump, mais il est bien plus difficile de relever une civilisation déjà mise à mal par des décennies de progressisme. Et nous devrions nous réjouir que, massivement, les chrétiens américains aient voulu sonner le glas de cette dérive qui nourrit précisément la peur, le rejet et la haine.

A la une #Points non négociables PNN

Mariage pour tous – Que pensent exactement les candidats à la Primaire LR ?

Une nouvelle chaîne de télévision, La primaire pour tous, propose de décrypter les programmes des différents candidats à la primaire, histoire de comprendre les ralliements des uns et des autres.

Cette semaine la Loi Taubira et ses prolongations, la GPA, la PMA.

La chaîne passe au crible les déclarations des sept candidats encore en lice (Jean-François Copé, François Fillon, Alain Juppé, Nathalie Kosciusko-Morizet, Bruno Lemaire, Jean-Frédéric Poisson et Nicolas Sarkozy). Il y a ceux qui ont toujours été pour, d’autres toujours contres, et les autres, fluctuants en fonction des manifestations et des sondages