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Finalement la doctrine sociale de l’Eglise c’est quoi ?

J’ai coutume de dire, en commençant mes conférences sur le sujet, que nous partons avec un gros handicap. En effet, le mot doctrine effraie les gens de gauche, le mot social fait peur aux gens de droite et le mot Eglise à tous les autres. L’expression, datée d’un XIXème siècle qui n’avait pas peur des mots, parait aujourd’hui malheureuse et bien des auteurs s’échinent à contourner l’obstacle. Pensée, enseignement, vision et autres termes veulent surtout gommer l’aspect doctrinaire. Pourtant, il s’agit bien d’une doctrine, c’est-à-dire d’un corpus cohérent.

C’est le premier élément de la DSE, un ensemble cohérent qui se veut global. La doctrine sociale de l’Eglise pense l’Homme dans sa globalité. Un Homme au travail, un Homme en société, un Homme en famille, un être humain en relation constante avec le monde qui l’entoure. Une personne humaine qui, par le moindre de ses actes, influe sur la vie des autres personnes humaines et qui est lui-même concerné par les actions des autres.

Il y a deux termes importants dans les tenants et aboutissants de la doctrine sociale : la responsabilité et le développement. Et les deux termes sont indissociablement liés. Nous sommes responsables du développement de notre personne et de la personne des autres car nos actes ont des conséquences sur ces deux développements. La doctrine sociale de l’Eglise est donc avant tout autre chose un ensemble de textes ayant pour finalité d’aider chaque personne humaine à être responsable du développement de chacun.

Aussi, la DSE c’est tout autant une aide à l’action qu’une vision de l’Homme. Car pour agir en vue du bien de l’Homme, il faut savoir ce qui est bien pour l’Homme et donc en filigrane permanent, connaître l’Homme. La DSE repose donc sur une anthropologie, une contemplation de la personne humaine en vérité. Cette contemplation pose un regard sur la nature réelle de l’homme à la lumière de la Bible. Mais avant tout il s’agit bien d’une contemplation. Nous n’inventons pas l’Homme, nous le découvrons. Il se dévoile à nous lorsque nous l’étudions.

La doctrine sociale de l’Eglise est donc en premier lieu un corpus anthropologique qui nous parle de l’Homme. Parler de l’Homme c’est le décrire dans toutes ses dimensions humaines et spirituelles afin de comprendre ce qui est bon pour lui, ce qui va l’épanouir et le rendre heureux. C’est pourquoi, cette anthropologie est théologique, puisque le bonheur de l’Homme réside dans sa relation à Dieu.

La doctrine sociale de l’Eglise est donc un corpus qui nous donne à contempler l’Homme et sa fin dernière, mais dans un but précis qui est de conduire l’Homme vers ce bonheur. En ce sens la doctrine sociale de l’Eglise est un corpus également moral, puisque le principe de la morale n’est pas de dicter le permis et l’interdit, mais d’éclairer le chemin vers le bien. La morale est ce qui offre la possibilité de rejoindre le bonheur de l’Homme depuis sa vérité profonde qu’est son anthropologie.

C’est par ses actes que l’Homme démontre son attachement au bien et qu’il avance vers le Bien. Des actes auxquels il ne se réduit pas, mais qui vont orienter sa propre relation au monde et à Dieu. Ainsi, sur la base d’une connaissance de l’Homme et en vue d’atteindre le bonheur de chacun, la doctrine sociale de l’Eglise donne des clefs de lecture morales, c’est-à-dire d’action.

Même si tout est lié et qu’on ne peut dissocier agir privé et conséquences sociales, la doctrine sociale de l’Eglise est une aide à l’action dans le monde. Actions sociale, politique économique qui concernent la responsabilité de chaque acteur dans le bien commun de l’humanité. Elle vise à aider les hommes et les femmes à poser les bons actes, à prendre les meilleures décisions pour le développement intégral de chaque homme et de tout homme, car nous sommes responsables de nos actes et de leur conséquence, que nous soyons chef d’Etat ou simples consommateurs.

Dans la complexité du monde et de la personne humaine, la DSE propose un corpus cohérent de la vision de l’homme à sa réalisation personnelle par un chemin d’actes conduisant effectivement au bien de l’humanité. La doctrine sociale de l’Eglise est une aide au discernement et non un ensemble de recettes qui déresponsabiliserait la personne humaine. Au contraire, c’est une aide pour que chacun devienne toujours plus responsable en connaissance de cause.

Philosophie, théologie, morale, la doctrine sociale de l’Eglise est aussi un mouvement spirituel de tout notre être vers le Bien. Vers notre bien et celui des autres. Elle pose dans le plus quotidien de nos actes le salut de l’Humanité, car dans ce monde perdu, j’aime à dire que la DSE est la vocation de saint Jean-Baptiste, elle nous invite à aplanir les routes qui trop souvent entravent la progression de nos contemporains, vers le bien, vers Dieu.

 

 

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Acteurs d’Avenir – du 25 au 29 août 2019 à l’Abbaye Notre-Dame de l’Ouÿe – Dourdan (92)

Acteurs d’Avenir 2019 – Concept et déroulement

Autour de décideurs et de penseurs chrétiens engagés

Chrétiens, soyez ambitieux : c’est ce thème provocant qui avait rassemblé en août 2010 au Novotel de Fontainebleau les 200 étudiants et jeunes pros entre 21 et 27 ans qui avaient été les premiers à essayer « la formule Acteurs d’Avenir ».

Neuf ans plus tard, ce seront encore des décideurs chrétiens, engagés dans le domaine politique, économique, social, culturel ou médiatique, qui viendront témoigner de leur parcours, de leur choix et de leur façon d’exercer leurs responsabilités, cette fois autour du thème La Liberté, pour quoi faire ?. Ils évoqueront les questions éthiques parfois difficiles auxquelles les participants à l’Université d’Été seront à leur tour bientôt confrontés. Les discussions plus informelles lors des repas et des temps de détente avec ces mêmes intervenants seront autant d’occasions d’approfondir ces échanges francs et personnels. Les temps de relecture dispensés en fin de journée permettront, eux, de faire le lien entre ces témoignages concrets et ce que nous enseigne la philosophie et la théologie catholique.

Temps de formation, temps spirituels, temps de détente

Lors des sessions Acteurs d’Avenir, nous avons eu à cœur de vivre de manière unifiée les temps de formation, les temps spirituels (messe quotidienne, veillée de prière, offices proposés, nombreux prêtres disponibles tout au long de la session) ou encore les temps de détente.

Une atmosphère détendue, un cadre et une organisation marqués par le professionnalisme, des rencontres fortifiantes et nourrissantes avec des décideurs de premier plan, une foi chrétienne librement et joyeusement vécue : autant d’ingrédients qui sont devenus la marque de fabrique d’Acteurs d’Avenir et qui seront une nouvelle fois présents à l’occasion de la prochaine Université d’Été du 25 au 29 août prochains !

La Liberté, pour quoi faire ?

L’abbé Gaultier de Chaillé présente le thème choisi pour la 9ème session d’Acteurs d’Avenir :

« La liberté, pour quoi faire ? » est le titre de la fameuse conférence de Georges Bernanos en de 1947. Au lendemain de la guerre, il voulait mettre la jeunesse en garde contre le risque de la toute-puissance du marché et de la technique. Il dénonçait, déjà et toujours, le risque de la mort de notre civilisation à cause de la perte de la spiritualité en l’homme contemporain.

Notre actualité est marquée par une contestation généralisée des institutions, et par l’expression d’une volonté de changements, avec souvent une pointe d’angoisse sur l’avenir. Il est frappant par ailleurs de voir le manque de profondeur des convictions proposées, marquées par des slogans faciles et bien-pensants qui dénoncent sans jamais rien proposer de solide.

Que voulons-nous pour l’avenir ? Comment voyons-nous les défis politiques, écologiques, idéologiques de demain ? Si la liberté est une vertu de l’action, quelle âme voulons-nous insuffler à notre motivation pour prendre part à la construction de ce qui nous tient à cœur et devenir ainsi Acteurs d’Avenir ?

INSCRIPTIONS

Liste des intervenants (la liste s’allongera au fur et à mesure)

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L’aide du pape aux migrants une aide hautement politisée ?

Nous avions publié l’annonce d’une aide du pape, à la Caritas grecque pour les migrants à hauteur de 100 000 euros. Une nouvelle intervention semble cette fois-ci créer la polémique.

Samedi soir, le cardinal Konrad Krajewski – ancien cérémoniaire pontifical, appelé par le pape François à transformer l’Aumônerie apostolique en bras exécuteur des œuvres charitables personnelles du Souverain Pontife – est allé en personne rouvrir les compteurs électriques de l’un des plus grands squats romains, coupés quelques jours plus tôt pour une ardoise de près de 300 000 euros.

Le problème, c’est que le squat où est intervenu le cardinal est un lieu éminemment politisé. Occupé par l’extrême-gauche romaine en 2013, il bénéficie du soutien du maire d’arrondissement du centre historique de Rome (Parti Démocratique) et de nombreux autres élus. Mieux, la fourniture d’électricité en est assurée par une entreprise semi-publique gérée par les maires de gauche de la région Émilie-Romagne. Ce n’est donc pas « l’ignoble » Matteo Salvini – auquel Mgr Krajewski a déclaré qu’il refuserait une bénédiction apostolique (Il Messaggero, le 4 mai 2019) – qui a plongé le squat dans l’obscurité mais une régie aux mains des amis politiques des squatteurs. Enfin, outre une centaine de familles, le squat abrite toute une série d’activités, y compris commerciales, qui profitent allègrement de l’illégalité qui entoure leur fonctionnement. Et se gardent bien de payer toute facture.

Pour InfoVaticana, le problème est d’abord politique

Dans ce cadre, il est difficile de ne pas qualifier le geste de Mgr Krajewski de geste politisé. Il lui suffisait d’attendre lundi matin pour régler la dette des occupants auprès du fournisseur et l’affaire était close. Dans ce cas, évidemment, la charité n’eût pas fait de bruit et il est regrettable de devoir penser que ce qui compte pour Mgr Krajewski, c’est que la charité pontificale soit au contraire objet de la plus grande publicité.

Retrouvez l’intégralité de l’article ici

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Café-Politique du Parti Chrétien Démocrate le 15 mai 2019 à Versailles (78)

Dans le cadre de son café-politique, le Parti Chrétien Démocrate Yvelines recevra
le mercredi 15 mai à 20h30 au Franco-Belge (salle du 1° étage), à Versailles
Philippe Desmoulins-Lebeault
Past Vice-Président de l’ONG Europe for Family,
enregistrée auprès du Parlement Européen pour l’actuelle mandature.
Sur le thème :
« Elections européennes, quels enjeux ? »
Inscription ICI

 

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Les catholiques déploient des stratégies de reconquête culturelle et politique.

Yann Raison du Cleuziou, les dessous d’une « contre-révolution »
Pour le politologue, à droite comme à gauche, les catholiques déploient des stratégies de reconquête culturelle et politique. Décryptage.
Propos recueillis par Jérôme Cordelier, Le Point

 

Dans son nouvel ouvrage, ” Une contre-révolution catholique ” (Seuil), le politologue décortique La Manif pour tous comme matrice de l’engagement des jeunes au nom de la perpétuation d’un ordre social.

Le Point : Les catholiques affrontent-ils l’une des plus graves crises de leur histoire ?

Yann Raison du Cleuziou : On l’a oublié, mais l’Eglise a traversé une crise très grave et très profonde durant les années 1960-1970. En France, plusieurs milliers de prêtres ont alors quitté leur sacerdoce. La pratique religieuse s’est effondrée et les fidèles se sont profondément divisés. Le pape Paul VI s’est inquiété des ” fumées de Satan ” qui entraient dans l’Eglise. La crise actuelle des abus sexuels est très différente. Sans doute les prêtres violeurs ou pédophiles représentent-ils peu de chose dans une religion qui comporte 1,3 milliard de fidèles, mais la portée mondiale de ces abus et surtout la compromission des sommets de l’institution ecclésiale dans une omerta coupable dévoilent un problème structurel que le pape François appelle le cléricalisme. Les catholiques de base sont doublement victimes de ces scandales sexuels : ils concernent leurs enfants, et leur foi se trouve discréditée à cause des agissements des abuseurs. Les quatre fondements de la ” nouvelle évangélisation ” entreprise par Jean-Paul II sont ébranlés : la morale sexuelle, la jeunesse, la centralisation du pouvoir à Rome, les communautés nouvelles.

Une immense perte de crédit pour l’Eglise, même auprès de ses plus fidèles ?

Certainement, mais, en même temps, le scandale des abus sexuels est la manifestation ecclésiale d’une dynamique qui traverse toutes les sociétés occidentales et se prolonge même au-delà : la remise en question de la domination masculine et des violences qu’elle facilite ou légitime. Cette question fait imploser toute une série d’institutions, avec les affaires DSK, Beaupin, MeeToo ou la Ligue du LOL. On retrouve partout des formes d’abus de pouvoir à des fins sexuelles, protégées et banalisées par une omerta. Mais ces abus sont encore plus insoutenables dans l’Eglise en raison de l’idéal évangélique revendiqué et parce que l’action de ces hommes engage Dieu lui-même. Le viol des corps se double d’un viol de la conscience spirituelle. C’est un grave degré de perversion. La mansuétude à l’égard d’une telle ” absolutisation ” du mensonge laisse pantois.

Le catholicisme a-t-il manqué son ancrage dans le monde contemporain ?

J’observe un paradoxe : à partir des années 1960, le catholicisme s’est tourné vers le monde, a affiché son désir de dialogue, et la fine fleur des militants catholiques s’est engagée dans tous les combats contre les injustices sans chercher à faire valoir sa foi en contrepartie. Or ce catholicisme marqué par Vatican II, tout en restant dominant, s’épuise. Ce que je montre dans mon livre, c’est que cette ligne conciliatrice s’est trouvée discréditée par l’évolution de la société : les lois bioéthiques, le mariage homosexuel, la remise en question de la valeur de l’héritage chrétien… La loi de la République a achevé de rompre avec la matrice qu’était la morale chrétienne. Cette sécularisation a validé le positionnement contre-culturel des courants les plus conservateurs.

Partagez-vous le diagnostic de Jérôme Fourquet, de l’Ifop, dans ” L’archipel français ” (Seuil), sur le fait que la société française serait entrée dans une ” ère post-chrétienne ” ?

Ce diagnostic, Danièle Hervieu-Léger l’avait déjà formulé en 2003. Oui, les courbes – baptêmes, mariages, obsèques religieuses… – continuent de chuter. Le séminaire de Lille a fermé la semaine dernière. Les paroisses ne cessent d’être fusionnées pour correspondre au nombre de prêtres résiduels. Et je ne parle pas des difficultés financières. Jérôme Fourquet envisage une ” disparition “, moi, je réfléchis sur ce qui va demeurer. Le devenir de l’Eglise dépend de ceux qui resteront. Or les courants conciliaires parviennent moins à se perpétuer que les courants conservateurs. Il suffit d’observer le profil des jeunes qui vont encore à la messe ou des vocations sacerdotales résiduelles pour le mesurer.

A vous lire, une ” contre-révolution catholique est en cours “. Mais contre qui et pour quoi ?

Je prends ce terme de ” contre-révolution ” dans l’acception très précise que lui a donné le penseur royaliste Joseph de Maistre en 1797 : ” La contre-révolution ne sera pas une révolution en sens contraire, mais le contraire d’une révolution. ” Il ne s’agit pas d’un retour au passé, mais de la perpétuation d’un ordre. Ce qui m’intéresse, c’est la capacité des catholiques conservateurs à transmettre au sein de leurs familles une conception de l’ordre social fondé sur le religieux. Ils résistent à la sécularisation et, tout spécialement depuis le pontificat de Jean-Paul II, ils ont fait de la morale sexuelle leur bastion à défendre contre le libéralisme sociétal. Leur combat se situe sur deux fronts : il s’agit à la fois de restaurer l’Eglise catholique, qu’ils estiment attiédie par une interprétation abusive de Vatican II, et de restaurer la France en lui redonnant son identité chrétienne. A partir des communautés nouvelles, ils déploient des stratégies de reconquête.

Vous dites que La Manif pour tous s’inscrit ” dans l’histoire de la reconstruction d’un catholicisme politique “. Mais, si ce mouvement mobilise dans la rue, son impact sur les décisions est bien moindre, non ?

Cette mobilisation de masse a montré que, désormais, au sein de l’Eglise les réseaux les plus dynamiques et jeunes sont du côté conservateur. Et aujourd’hui, politiquement, la captation de cette capacité de mobilisation est devenue un enjeu de la recomposition des droites. Une jeune génération de catholiques est née à la politique dans ces manifs, et j’ai constaté que cela a infléchi ses trajectoires. Tous ces jeunes n’ont pas rejoint un parti, certains ont choisi de devenir enseignants, mais ce qui est certain, c’est qu’ils ont désormais un rapport engagé vis-à-vis de la société.

Est-ce la base politique que Laurent Wauquiez tente de récupérer en plaçant François-Xavier Bellamy à la tête de la liste LR aux européennes ?

Attention, cet univers militant est divisé quant à la stratégie politique à adopter. Beaucoup de commentateurs ont écrasé toute la complexité du catholicisme conservateur. Sens commun n’a jamais fait l’unanimité parmi les militants de La Manif pour tous, et son choix de rallier François Fillon a été dénoncé par ceux qui pensaient que Jean-Frédéric Poisson ou Marion Maréchal, surtout, incarnaient de façon plus crédible leur projet. François-Xavier Bellamy ne fait pas non plus l’unanimité. Il n’utilise pas d’arguments confessionnels et a toujours refusé de penser son combat politique comme une défense des intérêts catholiques. Cela dit, il ne masque pas son ancrage personnel dans la foi. Les réseaux catholiques sont source de créativité politique à droite : si, pour l’instant, ils n’aboutissent guère, on peut penser qu’à long terme ils joueront un rôle dans le renouvellement des figures politiques. Voyez le dynamisme de revues comme L’Incorrect , proche de Marion Maréchal, ou encore, à gauche, Limite , qui agitent le débat intellectuel. Leurs combats sont d’abord culturels, mais ils préparent le terrain aux combats politiques futurs.

Sur quels fondements ?

J’observe que la référence aux ” racines chrétiennes de la France ” est désormais un topique des discours de droite. En tant que matrice de l’identité nationale, le catholicisme est instrumentalisé comme une frontière culturelle afin d’affirmer l’incompatibilité de l’islam avec la France. Embrigadé par la rhétorique populiste, ce catholicisme n’a plus rien de spirituel, il n’est plus qu’un patrimoine mobilisable à des fins identitaires. A ce titre, exposer une crèche dans une mairie est bien une démarche politique et non religieuse. Et c’est pourquoi les catholiques, y compris conservateurs, sont divisés quant à l’attitude à avoir à l’égard de ce regain tardif d’attachement à des symboles catholiques alors que les églises sont désertées.

Vous insistez sur le ” sentiment de déclassement ” des catholiques…

Aujourd’hui, les catholiques souffrent vraiment d’une absence de reconnaissance. Ils ont le sentiment d’être des citoyens exemplaires prenant à bras-le-corps les urgences sociales, en étant des partenaires très efficaces des services de l’Etat, comme l’est le Secours catholique. Mais, en même temps, ils sont les victimes de petites phrases d’élus qui ne peuvent pas s’empêcher de les caricaturer ou de les dénigrer gratuitement, comme si ces attaques étaient sans conséquences. Cette hostilité donne une fois encore raison aux plus conservateurs et marginalise ceux qui recherchent le compromis

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Le Festival « Welcome to Paradise » lance Next Step – du 4 au 11 août 2019 à Saint Pierre de Curtille (73)

Rendez-vous du 4 au 11 août 2019, à l’Abbaye d’Hautecombe, pour l’édition 2019 du Festival « Welcome to Paradise » avec la nouvelle formule « Next Step » ! Une semaine de vacances à la suite du Christ où la prière, les temps de détente, les enseignements, les soirées inoubliables rythmeront chaque journée.

Organisé par la Communauté du Chemin Neuf, ce Festival pour les 18-30 ans se déroule à l’Abbaye d’Hautecombe. Ce monument du XVIe siècle nous offre un lieu paradisiaque entre massifs montagneux et le beau lac du Bourget.

Près de 2000 jeunes de 30 pays pour un Festival à la carte

Le Festival « Welcome to Paradise » offre la possibilité à chaque jeune de vivre des vacances uniques et inoubliables et de répondre aux attentes de chacun. Chaque jour, il peut choisir son programme parmi plus de 50 propositions à la carte.

La nouvelle formule : « Next Step »

Cette année, une formule inédite s’invitera au Festival avec le mot d’ordre #NextStep. Le festival s’adapte aux désirs de chacun en devenant encore plus flexible et à la carte : on peut venir de 24h à 7 jours ! Chaque jeune pourra alors trouver ce dont il a besoin pour faire un pas de plus vers le Seigneur.

Plus de 30 sports proposés : ski nautique, parapente…

Un esprit saint dans un corps sain ! Du plus classiques au plus insolites, plus de 30 sports sont proposés aux festivaliers qui souhaitent se dépenser dans ce cadre magnifique qu’offre l’Abbaye et ses alentours : volley, football, VTT, tir à l’arc, canoë, paddle, body zorb soccer, accrobranche, via ferrata, parapente, ski nautique…

Des workshops variés sur des thèmes innovants contemporains

Ce festival est aussi un lieu de formation, avec une quarantaine de conférences sur des sujets tels que la vie professionnelle, la politique, l’éthique, la vie affective, la théologie, la vie spirituelle…
Cette année, nous aurons encore des intervenants de qualités : P. Vincent Breynaert, directeur de la pastorale des jeunes et des vocations à la CEF (conférence des Evêques de France) ; Grégory Turpin, chanteur français qui développe le courant pop-spi en France ; Ann Power, avocate irlandaise, qui a exercé les fonctions de juge au titre de l’Irlande auprès de la Cour européenne des droits de l’Homme ; Henk Stoorvogel, fondateur du mouvement « le 4ème mousquetaire » … Et de nombreux autres témoins !

Se ressourcer et vivre la prière à son rythme

Le Festival « Welcome to Paradise » est un temps pour prier et (re)trouver Dieu. Dans un lieu où la prière n’a jamais été interrompue depuis 1 000 ans, chacun peut vivre un vrai temps de ressourcement spirituel pour lancer son année avec le Christ.
Venez nombreux découvrir et partager la Joie !

Pour un aperçu en détails et en images de ce que sera l’édition 2019 du Festival « Welcome to Paradise », rendez-vous sur le site welcometoparadise.fr

Facebook : festivalwelcometoparadise
Site internet : welcometoparadise.fr
Instagram : festival.welcometoparadise

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Rencontres de Montligeon (61) – « Le numérique : quelles implications pour notre vie ? » – les 18 & 19 mai 2019

« Le numérique : quelles implications pour notre vie ? »

18 – 19 Mai, 2019
Sanctuaire Notre-Dame de Montligeon
26, rue Principale
61400 La Chapelle-Montligeon

Samedi

Le numérique, mutation ou révolution ?

09H45 – Accueil – café

10h00 – Ouverture des Rencontres

10h30 – Bruno DUFAY, consultant en évolution professionnelle
L’environnement numérique : d’où vient-il ? Comment transforme-t-il la société ?

11h15 – Cyril BRUN, consultant éthique, analyse politique et anthropologique, membre du conseil scientifique de Pro Persona
L’entreprise à l’épreuve des mutations du numérique

12h00 – Temps de questions

12h30 – Déjeuner aux Ateliers Buguet

Le numérique, un regard d’espérance

14h15 – Jérôme NURY, député de l’Orne, vice-président du Conseil départemental en charge du numérique,
Le numérique au service du développement des territoires

14h45 – Léa MOUKANAS, fondatrice de l’association Aïda
Le numérique au service de l’action caritative

15h15 – Samuel LAFONT , président de Damoclès
Le numérique au service de l’action publique

15h45 – pause

16h00 – Don Jacques VAUTHERIN,
Le numérique au regard de la foi chrétienne

16h30-17h30 – table ronde et conclusion des travaux

Possibilité d’assister aux animations du Sanctuaire :
– Soirée « Pierres en lumières » : visite de la Basilique de 20h30 à 22h30, puis lâcher de lanternes à la tombée de la nuit
en fonction de la météo –

Dimanche

10h00 – Atelier de réflexion

11h00 – Messe

Proposition de séjour du samedi (déjeuner compris) au dimanche (déjeuner compris) : 60€
Pour un déjeuner : 14€

Merci de déposer l’offrande pour votre séjour à l’accueil, au plus tard la veille de votre départ.
Le jour du départ, merci de libérer votre chambre pour 10h.

Les repas sont pris dans la salle à manger ou les vérandas du bâtiment Ermitage.
Nous vous remercions de respecter les horaires des repas : petit-déjeuner : de 8h à 9h30
déjeuner : 12h30 – dîner : 19h30

Plus d’informations et inscriptions

Inscriptions en ligne

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Regards croisés sur les lois de bioéthique – la fin de vie – Le 22 mars 2019 à Charleville (08) & le 29 mars à Reims (51)

Le service de la formation du diocèse de Reims propose un cycle de conférences sur les lois de bioéthique.

Regards croisés sur les lois de bioéthique
La fin de vie

Vendredi 22 mars, à la Maison Jules Bihéry de Charleville-Mézières (28 Avenue Gustave Gailly, 08000 Charleville-Mézières) à 20h
Vendredi 29 mars, à la Maison Saint-Sixte de Reims (6 Rue Lieutenant Herduin, 51100 Reims), à 20h

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25 mars 2019 : Enquête sur la théorie du genre – Joinville (94)

Enquête sur la théorie du genre.

Conférence Association Familiale Catholique avec Esther Pivet. Paroisse Saint Charles de Joinville, le 25 mars 2019 à 20h30.

 

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Agora – à l’heure du grand débat national – du 2 au 15 mars 2019 à Reims (51)

A l’heure du grand débat national et suite à l’invitation lancée par les évêques de France en décembre dernier, le diocèse de Reims organise une Agora à la Maison Saint-Sixte de Reims (6 Rue Lieutenant Herduin, 51100 Reims) du 2 au 15 mars. Une invitation à l’écoute et au dialogue. 

  • SAMEDI 2 MARS 2019 A PARTIR DE 14H /// LE GRAND FORUM : une rencontre conviviale à la maison Saint-Sixte ouverte à tout le monde en présence de Mgr Bruno Feillet avec des films sur l’enseignement social de l’Eglise et le bien commun, et 3 pôles autour de 3 questions où chaque participant pourra partager ses idées
  • DU DIMANCHE 4 AU MERCREDI 13 MARS (hors dimanche) : l’AGORA REIMS reste dans la maison Saint-Sixte et se joue aussi sur Facebook
  • VENDREDI 15 MARS A 20H /// RESTITUTION : présentation publique à la maison Saint-Sixte de la synthèse des opinions et idées qui auront été partagés. Cette synthèse sera remise aux évêques du diocèse de Reims et sur le portail du Grand Débat. En présence de Mgr Éric de Moulins-Beaufort, archevêque de Reims.

L’événement sera inscrit sur le site internet du Grand Débat. La synthèse y sera également déposée et consultable par le public.

Voir l’événement sur Facebook