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Prières de guérison, de délivrance et d’exorcismes, en présence de Mgr Michel Aupetit.

C’est une première à Paris, et pourtant peu médiatisée. Le 11 mai dernier, près de 4 000 personnes étaient réunies à l’église Saint-Sulpice pour un événement un peu particulier : des prières de guérison, de délivrance et d’exorcismes ont été prononcées, en présence de l’archevêque, Mgr Michel Aupetit.
Elle devait avoir lieu à Notre-Dame de Paris. Avant que ne se produise l’incendie. Mais c’est un autre feu qui s’est propagé ce samedi 11 mai à l’église Saint-Sulpice : le feu de l’Esprit. Près de 4 000 personnes, une quarantaine de prêtres, sept exorcistes de toute l’Île-de-France, pour invoquer des grâces d’intercession, de guérison et de délivrance sur l’assistance. Laquelle, sans doute instruite par le sensum fidei – le bon sens chrétien – et rassemblée par les nombreux groupes de prière charismatique de la région, s’était pressée aux portes de l’église une heure avant l’ouverture, malgré un début d’après-midi pluvieux. L’impulsion, elle, était venue de l’archevêque de la capitale, Mgr Michel Aupetit, qui en tant que successeur des apôtres, avait voulu mettre en pratique ce commandement du Maître à ses disciples : « Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons » (Mt 10, 8).

Il faut croire que cet appel a répondu à quelque secrète aspiration, puisque près de 1 000 personnes ont suivi la rencontre… de l’extérieur, sur le parvis, dépassant les espérances et les limites horaires. Pourtant, la formule avait déjà été expérimentée à Nanterre, et avec un succès retentissant. Mais à Paris, c’était une première.

« Il y a un besoin énorme de lieux d’écoute des souffrances », avance Catherine Métral en guise d’explication. Elle sait de quoi elle parle, elle qui représente tous les laïcs qui en France, travaillent auprès des prêtres exorcistes. Souffrances existentielles et psychologiques sans doute, de tant de personnes déboussolées dans un monde en quête de repères. Mais aussi réelles souffrances spirituelles, auxquelles l’Église tente de répondre en discernant et en faisant le tri.

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