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France – c’est le mois d’avril qui a connu le plus d’actes christianophobes depuis janvier…

Dans mon post du 20 mai dernier présentant notre synthèse de la christianophobie en France au mois d’avril, j’écrivais : « Avec 47 actes signalés et documentés, le mois d’avril dernier n’offre guère d’amélioration sensible par rapport aux deux précédents mois (février : 50 actes ; mars : 51 actes) qui étaient déjà les plus mauvais jamais enregistrés dans les synthèses mensuelles que nous publions depuis janvier 2015. »Depuis la publication de cette synthèse, de nouveaux faits sont venus à ma connaissance et ils me permettent de dire, aujourd’hui, que le mois d’avril a été pire que ceux de février et de mars : j’en suis à 53 cas ! Autrement dit, si l’on compare les deux premiers quadrimestres de 2018 et de 2019, les actes antichrétiens ont augmenté exactement de 50 % !

Si vous souhaitez consulter, imprimer ou télécharger cette synthèse d’avril mise à jour, renseignez le formulaire sur le site de l’Observatoire de la christianophobie

C’est gratuit…

Vous pouvez également signer la pétition SPERO contre les profanations

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Entre sacrifier et la profaner ton cœur balance.

 

Le sens des mots et les dérives de leur emploi quotidien est souvent très riche d’enseignement. Prenez le mot sacrifice, un terme qui ne plait guère aujourd’hui tant il est synonyme de privation, de souffrance même. Pourtant, si ces notions disent quelque chose du sacrifice, elles en détournent le sens profond et étymologique. En vérité, ces faux synonymes nous disent plutôt notre état d’esprit face au sacrifice.

En réalité, il faut mettre en miroir sacrifier et profaner, deux mouvements inverses qui s’opposent, comme deux enfants tireraient chacun sur les pans d’un unique manteau. Mais l’un comme l’autre sont bien deux actes et plus exactement deux mouvements de transformation qui font changer de lieu une même chose. Et en les changeant de lieu modifient leur état même. L’étymologie est une explication limpide de ce en quoi consistent ces deux mouvements contraires.

Sacrifice, vient du latin sacrum facere, « faire sacré ». Il s’agit de rendre sacré quelque chose qui donc ne l’était pas. C’est un acte qui consiste à faire passer dans une autre dimension un objet, une personne ou un lieu. On retranche donc de ce lieu cet objet pour le mettre dans un nouveau lieu qui en fait est un état. Un état hors du commun humain, l’état sacré qui confère donc à l’objet une nouvelle nature « mise à part ». Nous sommes donc dans un mouvement qui conduit à poser dans le monde divin quelque chose qui n’y était pas.

Mais où donc était cette « chose » auparavant ? Quel est le lieu hors du sacré ? Précisément le lieu dit profane, du latin pro fanum (temple). Il n’y a pas de lieu intermédiaire entre le sacré et le profane. Où nous sommes dans le sacré, où nous sommes, hors du sacré (pro fanum). Faire un sacrifice consiste donc à poser dans le monde du sacré, une personne, un acte, un lieu ou un objet. Profaner, revient, à l’inverse à sortir du sacré. Ou nous sommes dans le sacré, ou nous sommes dans le profane. C’est un mouvement, un acte pour un changement d’état.

Ce qui devient sacré, sortant du monde et donc de l’usage profane, appartient au divin et non plus à l’humain. D’où l’extrapolation de privation que nous prêtons au sacrifice. Ce qui en dit long sur notre rapport au sacrifice vu comme une privation et non comme un don. Derrière cette petite nuance se situe notre propre spiritualité et notre rapport à Dieu.

Si nous allons plus loin, nous pouvons faire de notre vie un sacrifice permanent, en offrant tous nos actes, notre journée à Dieu. C’est lui offrir nos actes pour que tout soit accompli pour Lui. Outre le fait non négligeable de nous poser en Dieu en permanence, il y a dans l’acte de sacrifice une nécessité de cohérence, véritable garde-fou de nos péchés. En effet, il est difficile de « sacrifier » nos actions mauvaises. En d’autres termes, tout ce que nous ne pouvons pas offrir en sacrifice nous invite à nous poser la question de la bonté de ce que nous sommes en train de faire.

Nous avons donc la possibilité inouïe de faire de notre vie un don sacré permanent, une prière, une action de grâce, une coopération à l’œuvre même du Christ, ou de rester des profanes qui se contentent de quelques incursions dans le divin, à l’occasion. Si profaner consiste à souiller le sacré par l’usage profane d’un lieu sacré, nous pouvons aussi l’entendre comme le miroir de sacrifier : d’un côté je rends sacré, de l’autre je maintiens hors du sacré.

Baudouin Dalixan

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Une statue de la Vierge décapitée à Marlhes, dans la Loire

C’était il y a quatre semaine, mais à presque deux profanations par jour, il est difficile de tenir le rythme !

La statue a été probablement vandalisée à la masse ou avec un marteau. L’article du Progrès nous informe par ailleurs, que cette statue avait déjà été vandalisée l’année dernière, ce que j’ignorais (aucun signalement dans les médias)…

La statue de la Vierge, pourtant construite en fonte, avec des renforts en métal, a été cassée au niveau de la tête et de la poitrine. C’est assurément un acte volontaire. La, ou les personnes qui l’ont dégradée, devaient être bien outillées pour réussir à casser une sculpture aussi solidement conçue. Dans le village, c’est l’incompréhension. De nombreux visiteurs apportent régulièrement, selon les saisons, fleurs naturelles ou artificielles devant cette statue de la vierge Marie aux mains ouvertes, symbole d’accueil et d’ouverture. Déjà, l’année dernière, un incendie (volontaire ou pas, on l’ignore), avait endommagé la sculpture. Roger Defours, président de l’association Les Amis de Marlhes, déclare que « les services de la gendarmerie ont été prévenus », et que la statue sera « soit réparée, soit remplacée avec l’aide de l’association. »

 

Source Observatoire de la christianophobie

Pour sortir de cette indifférence médiatique signez la pétition SPERO

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70 Croix vandalisées dans le Gard

J’ai signalé le 22 avril dernier la profanation du cimetière de Saint-Julien-de-Cassagnas, dans le Gard. France 2, qui en a fait un sujet de son journal régional, qualifie cela de « mauvaise blague ». Si vous ne me croyez pas voyez et écoutez. L’expression est, à tout le moins, maladroite et déplacée. Je n’en dirai pas plus.

Daniel Hamiche, Source Observatoire de la christianopohobie

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Et si les catholiques ne tendaient plus l’autre joue ?

Alors que le nombre d’atteintes aux lieux de culte chrétiens augmente nettement, certains catholiques remettent en doute le bien-fondé de la ligne officielle, qui consiste à jouer l’apaisement pour éviter la surenchère victimaire. Enquête.

 

Cent cinquante-trois atteintes aux lieux de culte recensés en France en 2008 par le ministère de l’Intérieur, 1 057 en 2016, soit 690 % de hausse en huit ans. C’est ce qu’on appelle une tendance nette. Elle s’est légèrement infléchie en 2017, avec 978 profanations (– 7,5 %). Les chiffres 2018 ne sont pas encore connus. Églises, cimetières ou sanctuaires, les lieux de culte chrétiens sont les principaux visés, et de très loin. Ils représentent entre 75 % et 90 % du total des profanations, très loin devant les atteintes aux synagogues (entre 30 et 60 chaque année) et les tags ou tentatives d’incendie de mosquée (40 à 80 par an).

Côté catholique, l’année 2019 démarre fort, avec six églises profanées entre le 4 et le 9 février, dans les Yvelines, en Côte-d’Or, dans le Tarn et dans le Gard. Une flambée, précision importante, qui intervient avant le pic de polémiques sur l’homosexualité et les affaires de pédophilie dans l’église. Ces dernières provoqueront-elles un regain d’agressivité envers les églises ? Difficile de le savoir, car, bien souvent, on ignore les motivations des agresseurs. En ont-ils seulement ? À Lavaur (Tarn), deux mineurs ont avoué avoir mis le feu à l’autel d’une chapelle de la cathédrale Saint-Alain, où ils s’étaient réfugiés pour échapper à la pluie, par désœuvrement. Il a fallu deux jours pour nettoyer les suies. Ils ont aussi tordu le bras d’un christ, pour lui faire prendre une pause particulière, popularisée par le footballeur Paul Pogba (un « dab »). À Dijon (Côte-d’Or), le coupable a brisé une statue de la vierge, ouvert le tabernacle et jeté les hosties. Un sacrilège pour les catholiques, car les hosties consacrées représentent le corps du christ. Idem à Nîmes (Gard). Les hosties de l’église Notre-Dame-des-Enfants ont été dispersées, avec en prime une croix d’excrément tracée sur un mur. Panache, classe et intelligence.

 

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Notre édito “la joue gauche point trop n’en faut

 

Signez la pétition SPERO Stop Profanations

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Crucifix abattu à Uffholtz, dans le Haut-Rhin

Encore un  acte de vandalisme commis, samedi 30 mars dernier, contre un crucifix situé sur la commune de Uffholtz et sur le chemin conduisant à Wattwiller…

 

Source Observatoire de la Christianophobie

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« Chaque acte antichrétien blesse la France »

Annie Genevard, député (LR) du Doubs et vice-présidente de l’Assemblée nationale, a demandé le 19 mars la création d’une mission d’information sur la multiplication des actes antichrétiens.
Quel est le déclic qui vous a conduite, avec Philippe Gosselin, député (LR) de la Manche, à réclamer la création d’une mission d’information à l’Assemblée nationale ?

Annie Genevard : J’ai été particulièrement frappée par l’incendie qui a touché l’église Saint-Sulpice le 17 mars, provoquant des dégâts estimés à près d’un million d’euros. Des éléments patrimoniaux irremplaçables ont été détruits. Deux semaines auparavant, c’était la basilique de Saint-Denis, la nécropole de rois de France, qui subissait des actes de vandalisme. On assiste donc à une succession de faits très préoccupants, mais relativement passés sous silence, pour des raisons que je ne m’explique pas. Pour le seul mois de janvier, on a enregistré environ deux actes antichrétiens par jour !

Quel rôle cette mission d’information serait-elle appelée à jouer ?

Il m’a semblé nécessaire de comprendre le phénomène en disposant d’informations fiables et précises. De nombreuses questions se posent. S’agit-il d’actes de vandalisme indistincts ou bien le christianisme est-il spécifiquement ciblé ? Si oui, pourquoi ? Quelle est la nature des inscriptions injurieuses que l’on trouve bien souvent ? Si les auteurs ont été interpellés, quel est leur profil ? S’il apparaît au terme de la mission qu’il s’agit par exemple de motivations satanistes, cela nous dira quelque chose de très important sur notre société, et notre jeunesse en particulier. Mais à ce stade, nous abordons le sujet de manière purement factuelle, en refusant toute tentation de concurrence victimaire. Il s’agit donc d’un véritable travail d’investigation qu’il serait pertinent de confier à une mission associant la commission des affaires culturelles, dont je suis membre, et la commission des lois, dont mon collègue Philippe Gosselin est le vice-président.
Cette mission d’information, si elle voit le jour, a aussi pour objectif d’identifier des moyens de protection des édifices chrétiens, une fois le phénomène correctement documenté…

Je viens d’un territoire très catholique, le Haut-Doubs, parfois surnommé la «  petite Vendée  ». Notre territoire est jalonné de très belles églises baroques, riches d’un mobilier très important. Beaucoup d’objets y ont hélas été dérobés. Dans l’église de Morteau, commune dont je fus maire jusqu’en 2017, nous avons eu à déplorer la disparition d’une magnifique colombe en ivoire qui surmontait la chaire du XVIIIe siècle. Depuis cette vague de vols, certains édifices ont été mieux protégés. On y a placé sous vitrines sécurisées les chasubles, les ciboires ou les ostensoires. D’autres ne sont désormais ouverts qu’à la demande, par des responsables identifiés. On protège bien nos musées, or nos églises sont des musées vivants, ouverts à tous et gratuits !

 

Source France catholique

 

Signez la pétition SPERO contre le silence médiatique face aux profanations

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Propriétaire, affectataire, qui peut faire quoi dans une Eglise ?

Non, les religieux ne se « raidissent » pas ! Ils appliquent, à bon escient, l’esprit de la loi de 1905 : les églises appartiennent aux municipalités, les curés en sont les affectataires et ils ont un droit imprescriptible à autoriser ou non l’usage extra liturgique que les municipalités entendent en faire. En l’occurrence, le curé a accepté, à titre exceptionnel, un programme musical qui n’a rien à voir ni à faire dans un lieu de culte, et le concert s’est bien déroulé le 13 octobre dernier en l’église Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte de Ouerre (Eure-et-Loir) . On devrait lui en savoir grâce et non pas le conspuer. Sinon, qu’on rende aux catholiques les églises qui leur ont été volées…

Le maire de ce village [Ouerre] non loin de Dreux organise un concert avec la chorale Sainte-Ève, une habituée des prestations dans les églises. Mais le curé n’apprécie pas le programme proposé qu’il juge « inadéquat ». Au-delà du différend entre un prêtre et un élu, se pose le problème de l’usage des bâtiments religieux que certains voudraient partagé entre le profane et le sacré.

On pourrait presque se croire dans un film de Don Camillo avec le célèbre Pépone qui serait Christian Matelet, maire de Ouerre, et Don Camillo, curé de Nogent-le-Roi.

Comme chaque année, depuis la restauration de l’église du village, le maire de Ouerre organise un concert pour faire vivre ce patrimoine communal. Christian Matelet se tourne vers Jean-Pierre Husson, le chef de la chorale Sainte-Ève de Dreux.

Pas un instant, l’un et l’autre n’envisagent que le curé de Nogent-le-Roi dont dépend l’église de Ouerre va s’opposer à un tel concert. Les chansons de Mireille Mathieu et Barbara n’ont rien de sacrilège, mais rien de sacré non plus, et c’est là que le bât blesse.

Le maire, le chef de chorale et le curé échangent de nombreux courriels et coups de fil. Christian Matelet envisage même de réunir un Conseil municipal extraordinaire sur le sujet. Finalement, quatre-vingts choristes de Sainte-Ève et Maillebois chantent, samedi 13 octobre, dans l’église pleine à craquer.

Le programme du concert a été modifié à la marge, le prêtre a fait un pas. Mais, don Hugues Mathieu n’en démord pas : « Dans la mesure où vous n’avez pas le temps d’avoir un autre prestataire pour assurer ce concert, j’autorise de manière exceptionnelle ce concert, sans pour autant changer d’avis sur l’inadéquation de ce programme. Je vous invite, pour les concerts à venir, à être attentif à cette dimension sacrée. Je signe un grand nombre d’autorisations chaque année (je vous rappelle que je m’occupe de quarante églises), c’est très rare que je doive refuser, heureusement vu le temps et l’énergie que cela me fait perdre. »

Du côté du chef de chœur et du maire, c’est l’incompréhension : « On a un sentiment de deux poids deux mesures. La chorale a chanté le même répertoire quelques semaines avant à Saint-Prest, sans que cela ne pose le moindre problème. Il y a même des prêtres qui étaient à ce concert pour une œuvre humanitaire. »

Certains ne veulent y voir qu’un différend ponctuel entre un curé et un maire. D’autres ont « un sentiment de retour en arrière avec des religieux qui se raidissent ».

L’anecdote du concert de Ouerre pose le débat de l’usage partagé des églises. Les communes en sont les propriétaires mais c’est le clergé qui en dispose. Entre les Femen et Les Petits chanteurs à la croix de bois, il doit bien y avoir un juste milieu permettant aux églises de ne pas rester portes closes une grande partie de l’année.

 

Source Observatoire de la Christiananophobie

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Sénégal : un musulman profane la cathédrale de Kaolack

Un musulman qui semble avoir de la suite dans les idées, puisqu’il est venu à quatre reprises en une semaine vandaliser et profaner la cathédrale Saint-Théophile du diocèse de Kaoloack…

Le 17 octobre 2018, une personne de sexe masculin s’est introduite dans l’enceinte de la cathédrale et a entrepris de détruire les affiches d’annonces et d’information de la communauté. Il serait parti ensuite derrière l’église pour opérer le même forfait à la table d’un vendeur de journaux.

Le 18 octobre 2018 aux environs de 12 h 30, la même personne est revenue à la cathédrale et a pu entrer dans l’église puisqu’elle n’était pas fermée. Cette fois il a saccagé de manière violente deux statues qui se trouvaient à l’entrée de l’église, renversé le bénitier et arraché des stations du chemin de Croix.

Le 19 octobre 2018, entre 11 h 30 et 12 h, il est revenu dans la cathédrale, et là nous avons saisi la police pour venir le cueillir.

Ce matin vers 5 h 30 (mercredi 24 octobre), le sacristain a ouvert l’église et a entendu du bruit. Il a alors vu un homme ayant déjà saccagé d’une manière aussi violente que la première, les deux statues qui étaient au cœur de l’église. Il a été maîtrisé par le sacristain, le vigile de nuit et l’abbé Robert Diémé, le vicaire. L’auteur proférait des propos hostiles à la religion, « que nous étions des païens, que nous n’avions [pas] le droit d’être là et que c’est une mosquée qui doit être construite à la place de l’église, et il demandait qu’on le mène à la police ». Il s’est ensuite échappé pour fuir à la police.

Les autorités administratives et judiciaires ont été saisies de façon officielle par l’abbé Raphaël Ndiaye, curé de la cathédrale Saint-Théophile. En attendant, constate-t-il : « En l’espace d’une semaine, l’église cathédrale de Kaolack a fait l’objet d’attaques et de destructions [répétées] d’objets de cultes. Quatre statues ont été brisées et de manière violente qui frise la haine avec des propos hostiles. L’auteur des faits a été une première fois appréhendé par la police, aussitôt relâché, il est revenu pour refaire son forfait ».

Source : SeneNews, 25 octobre

Via : Christianophobie.fr

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Israël : nouvelle profanation du cimetière catholique de Beit Jamal

28 tombes du cimetière annexé au couvent salésien de Beit Jamal, près de la ville israélienne de Beit Shemesh, ont à nouveau été profanées par des inconnus. La découverte de l’acte intimidateur a été faite le 17 octobre par les religieux du couvent.

Ce n’est pas la première fois que le cimetière du couvent de Beit Jamal, à 30 Km à l’ouest de Jérusalem, est vandalisé. Déjà en 2013, une bombe incendiaire avait été lancée contre une porte du couvent et des slogans blasphématoires écrits sur les murs du complexe. Le cimetière avait ensuite été pris pour cible en décembre 2015 lorsque des assaillants inconnus avaient renversé les croix des tombes et détruit un certain nombre de statues. La police israélienne a indiqué avoir lancé une enquête avec tous les moyens à sa disposition afin d’identifier au plus vite les artisans du sacrilège.

Gadi Gvaryahu, Directeur exécutif de Tag Mehir – ONG israélienne organisant des campagnes de soutien aux victimes des crimes de haine sectaire en Israël – a rendu visite au monastère hier et a exprimé sa solidarité aux religieux salésiens. « La population palestinienne de Cisjordanie – a-t-il déclaré aux moyens de communication israéliens – doit être protégée contre les transgresseurs de la loi, comme le sont les citoyens israéliens ».
Des sources palestiniennes et des groupes israéliens pour les droits fondamentaux tels que B’Tselem et Yesh Din ont indiqué qu’au cours de ces deux derniers mois, des centaines d’oliviers et de vignes ont été détruits sur des terrains appartenant à divers villages de Cisjordanie.

En janvier 2016, un groupe de plus de 60 juifs de l’organisation Tag Mahir a voulu exprimer sa condamnation et son désarroi face à la profanation du cimetière salésien de Beit Jamal en se rendant en visite collective sur place, le cimetière ayant subi de graves actes de vandalisme blasphématoires en décembre 2015. A cette occasion, les visiteurs manifestèrent leur solidarité aux salésiens et tinrent à planter un olivier près de l’entrée de la maison religieuse.

Tag Mehir (Insigne lumineux), organisation fondée en 2011 dans le but de lutter contre toutes les formes et expressions de racisme en Israël entend de par son nom même souligner sa volonté de se mettre en totale opposition avec les actes de violence et d’intimidation perpétrés par des groupes de colons ultranationalistes à partir de 2012, actes qui ont frappé de différentes manières des mosquées et des lieux chrétiens (Tabgha, Beit Jamal, Latrun, la Dormition etc.), sous la signature de « le prix à payer ».

Source : Agence Fides 18/10/2018