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A tous les disciples du Christ a été confiée la mission de protéger et d’aider les enfants à grandir

« A tous les disciples du Christ a été confiée la mission de protéger et d’aider les enfants à grandir » a déclaré le Vicaire apostolique de Jimma Bonga, S.Exc. Mgr Markos Gebremedhin CM (Lazariste). A l’occasion du lancement officiel de la « Politique pour la protection et la sauvegarde des mineurs » de la part de l’Eglise catholique en Ethiopie, et de l’entrée en fonctions des opérateurs chargés de cette délicate mission, Mgr Gebremedhin a mis en évidence la plaie représentée par les mauvais traitements et les abus subis par de nombreux enfants de par le monde, y compris en Ethiopie.
Dans la note parvenue à l’Agence Fides, l’Evêque remarque que « abus physiques, punitions corporelles, travail et trafic de mineurs, abus sexuels et psychologiques et manque de conscience au sein des familles des droits de leurs enfants tels que le droit à grandir, à recevoir une instruction et des soins médicaux » constituent certaines des principales causes de nombre de traumatismes psychologiques que les jeunes développent au fil des ans et qui débouchent souvent sur le suicide.
L’Evêque a expliqué que, pour combattre ce phénomène tragique, la Conférence épiscopale éthiopienne a chargé le Secrétariat catholique éthiopien de développer un document sur la protection des mineurs à utiliser comme instrument de sensibilisation des prêtres, religieux, enseignants, catéchistes et responsables des jeunes ainsi que des salariés des institutions catholiques.
L’Eglise catholique en Ethiopie s’engage actuellement pour garantir la sécurité, le bien-être et la dignité des enfants, la satisfaction de leurs besoins primaires et l’offre d’une instruction meilleure. « Un bureau ad hoc a été créé près le Secrétariat catholique éthiopien en vue de la protection des enfants et des adultes vulnérables. Dans le même temps, a été institué un Comité consultatif au plan national et des délégués auprès de chaque juridiction ecclésiastique » a expliqué Mgr Gebremedhin.
En présentant ces derniers jours la « Politique pour la protection et la sauvegarde des mineurs de l’Eglise catholique », l’Evêque a indiqué que, « en tant qu’Evêques catholiques de l’Ethiopie, nous avons considéré de notre responsabilité le fait de rendre prioritaire le problème et de renforcer l’engagement de l’Eglise universelle en matière de protection des mineurs parce que, pour disposer d’un environnement sûr pour les enfants et les adultes vulnérables, est nécessaire l’engagement de tous ».

 

Source Agence Fides

A la une #Tribunes et entretiens

Ariane Bilheran : La déclaration des “droits sexuels”, une dérive pédophile

Normalienne, psychologue clinicienne, docteur en psycho-pathologie, Ariane Bilheran présente ici son livre “L’imposture des droits sexuels ou la loi du pédophile au service du totalitarisme mondial“.

Chercheuse et spécialiste de l’analyse de la psychologie du pouvoir et des pouvoirs déviants (manipulation, harcèlement, emprise, tyrannie, totalitarisme, etc), elle est interpellée par une collègue sur la question des “droits sexuels”. Elle commence un travail de recherche et “découvre une montagne de textes assez effrayants, dans la conclusion, dans le mélange de tout, dans l’indifférenciation et, surtout, qui ne protège pas les mineurs”.

Elle nous confirme ici “l’existence de dérives graves en France au travers de la prétention des adultes à ‘éduquer sexuellement’ des ‘mineurs sexuels’ (…). Le texte ‘Déclaration des droits sexuels‘ décrit une dérive pédophile sous couvert de lutter pour les droits des homosexuels, le droit des femmes, le droit à la santé, à la prévention. La perversion fonctionne toujours comme cela”.

Preuves à l’appui, elle nous démontre que cette Déclaration des droits sexuels et, plus largement, les textes sur les “droits sexuels” posent comme principe qu’il ne faut pas discriminer par l’âge l’enfant et l’adulte, “c’est-à-dire que cela fait sauter juridiquement le concept juridique de ‘minorité sexuelle'”.

Et de conclure “nous ne sommes pas dans la prévention, c’est du totalitarisme”.

Présentation du livre d’Ariane Bilheran à découvrir ici :

Les citations sur lesquelles elle s’appuie sont extraites des documents suivant : Standards pour l’éducation sexuelle en Europe (https://www.sante-sexuelle.ch/wp-content/uploads/2013/11/Standards-OMS_fr.pdf)

Asie #NLQ

Philippines – L’Eglise s’oppose à un abaissement de la majorité pénale à 9 ans

« Voulons-nous d’une nation qui confinera nos enfants en besoin d’accompagnement parental avec les criminels les plus endurcis de notre société ? », dénonce le Philippine Misereor Partnership Inc (PMPI) face au projet de loi qui vise à abaisser la majorité pénale de 15 à 9 ans. Dans son communiqué, le PMPI se dit « très consterné » face à la volonté de certains législateurs philippins qui sont « prêts à tuer et sacrifier nos propres enfants » en cherchant à faire voter «  la plus outrageuse loi de l’histoire ». « A défaut d’avoir de meilleures idées pour infléchir les taux de criminalité, nos législateurs veulent à présent qu’un enfant âgé de 9 ans puisse être considéré comme un criminel aux yeux de la loi philippine », s’insurge le PMPI. Pour les auteurs du projet de loi, l’abaissement de la majorité pénale permettra notamment de contrer et d’affaiblir les gangs « qui utilisent des mineurs dans leurs activités criminelles ».

Les responsables catholiques sont également montés au créneau pour exprimer leur opposition à un tel projet de loi. « Au lieu d’abaisser l’âge de la majorité pénale, les législateurs devraient durcir les sanctions à l’encontre des trafiquants qui utilisent et exploitent les enfants dans leur activités criminelles », a estimé Mgr Socrates Villegas, archevêque de Lingayen-Dagupan et président de la Conférence des évêques catholiques des Philippines (CBCP). Souhaitant que la loi actuelle ne soit pas modifiée, Mgr Villegas a invité les législateurs à orienter leurs priorités sur les racines de la criminalité infantile, à savoir « les criminels qui se servent des enfants pour commettre leurs propres crimes ». « Nous pensons également qu’une des pistes de réflexion pourrait être de faire preuve d’une certaine vigilance vis-à-vis des parents des enfants », a-t-il précisé au nom de l’Eglise catholique.

Chercher à ramener au bercail la brebis égarée plutôt qu’à la punir

Le Juvenile Justice and Welfare Act, la loi en vigueur en matière de maturité pénale, stipule que tout enfant âgé de 15 ans ou moins, au moment des crimes commis, ne peut voir sa responsabilité pénale reconnue, compte tenu de son jeune âge, et c’est sur ce point précis que les ONG et l’Eglise catholique se battent afin que la loi soit maintenue en l’état. « J’accueille avec reconnaissance la position de l’Eglise catholique », a déclaré pour sa part, le sénateur Francis Pangilinan, auteur de la loi en vigueur et opposé au nouveau projet de loi présenté par le gouvernement.

Pour le PMPI, cette mesure visant à abaisser l’âge de la majorité pénale des enfants à 9 ans est « en elle-même un crime, car elle viole l’esprit des lois visant à protéger les enfants ». « Ne devrions-nous pas plutôt chercher à ramener la brebis perdue vers le troupeau, même lorsqu’il ne s’agit que d’une seule brebis, comme notre Seigneur Jésus-Christ l’a lui-même fait et nous y invite ? », interroge le réseau d’ONG chrétiennes.

Une étude réalisée en 2002 par le Philippine Action for Youth and Offenders, un réseau de soutien aux droits des enfants en conflit avec la loi, affirmait que l’âge de discernement des enfants philippins non scolarisés se situait à 18 ans. Pour les enfants philippins scolarisés, une étude de l’université Ateneo de Manila a estimé que l’âge moyen de discernement se situait à 15 ans. Selon le Juvenile Justice and Welfare Council, 11.000 enfants philippins sont actuellement en situation de « conflit avec la loi philippine » et sont susceptibles d’être concernés par ce nouveau projet de loi, s’il venait à être voté.

Source : Eglises d’Asie