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Vente aux enchères d’oeuvres irakiennes et pièce de théâtre le 16 décembre 2018 à Lyon (69)

Vente aux enchères oeuvres irakiennes

Théâtre de Sainte-Marie Lyon 15, montée des Carmes déchaussés Lyon 5e.
15h30 – 16h30

 

Vente aux enchères d’oeuvres d’artistes irakiens, au profit du jumelage Lyon Mossoul.

Fraternité en Irak après avoir exposé ces œuvres dans plusieurs villes de France nous a confié ces peintures pour les vendre. Un prix minimum est appliqué, et reviendra à l’artiste. Le bénéfice servira aux différentes actions du jumelage sur place en Irak.

Cette exposition a eu lieu à la mairie du 6 ème à Lyon début octobre, vous pourrez les revoir au théâtre.

Théâtre : La nuit de Qaraqosh

Théâtre de Sainte-Marie Lyon 15, montée des Carmes déchaussés Lyon 5e.
Le 16 décembre
16h30 – 18h30

La nuit de Qaraqosh
Drame en quatre actes d’Alexis Chevalier et Sabine d’Hardvilliers

Qaraqosh, 6 août 2014. Daech envahit le plus gros village chrétien d’Irak et contraint des milliers de familles à fuir la plaine de Ninive. Ne pouvant fuir, une famille décide de se cacher dans une crypte d’église. Nadia, la jeune fille de la famille doit abandonner son projet de mariage avec Saraf. Pour crier son dé­sespoir, elle poste sur Facebook une photo de la crypte. Elle ne connait pas à ce moment-là les conséquences de son acte. L’arrivée de Baad, jeune yézidi ami de la famille accélère le déroulé des événements : il vient donner de mauvaises nouvelles de la situation extérieure. Alors naît la peur chez chacun des membres de la famille et la question de la mort survient. Chacun cherche à donner une réponse et un sens aux interrogations les hantent, mais seule Nadia parviendra à trouver une voie…

Réservation

NLH #NLQ #Sorties/Animations

Exposition, messe et témoignage sur les chrétiens d’Orient à Roullet Saint-Estèphe (16) du 23 novembre au 17 décembre

Trois rendez-vous proposés par l’Oeuvre d’Orient à Roullet Saint-Estèphe

 

  • Jeudi 23 novembre 18:30-22:30 – Roullet Saint Estèphe

 

 

 

 

Exposition

 

Du 23 novembre au 17 décembre 2017
Du lundi au dimanche de 9h à 19h
Eglise Saint-Cybard de Roullet, à Roullet Saint-Estèphe

 

 

 

Messe

 

Pour les chrétiens d’Orient le jeudi 23 novembre à 18h30
Eglise Saint-Cybard de Roullet, à Roullet Saint-Estèphe

 

 

 

Témoignage

 

Le jeudi 23 novembre à 20h30
“Retour de Qaraqosh, la situation actuelle des chrétiens d’Irak”
Par le Père Renaud Bertrand, délégué de l’Oeuvre d’Orient pour le diocèse de Luçon
A La Maison pour tous, à Roullet Saint-Estèphe

Conférences/Formations #NLQ

Conférence-témoignage : “Retour de Qaraqosh chrétiens d’Irak” – par le père Renaud le 24 novembre à Luçon (85) Bertrand

Brèves #NLH

Irak : un chrétien torturé et crucifié à Qaraqosh

Qaraqosh est désormais libérée. Savoir quand les chrétiens pourront y revenir, est une autre affaire. Les témoignages sur le sort des chrétiens qui ne réussirent pas à la fuir, sont nombreux. En voici un particulièrement abominable.

Un chrétien, qui a fui une ville voisine de Qaraqosh, investie par l’État Islamique en Irak et au Levant [EIIL], a raconté comment les militants [djihadistes] ont violemment crucifié, « comme Jésus », son beau-frère et obligé sa femme et ses enfants à assister à la scène.

Esam, père de trois enfants, a raconté à […] World Watch Monitor, que plusieurs membres de la famille de sa sœur n’avaient pas réussi à fuir Qaraqosh avant que l’État Islamique investisse cette ville majoritairement chrétienne en 2014.

Comme à tous les chrétiens de la région, ils reçurent l’ultimatum suivant : partir, se convertir à l’islam, payer l’impôt de protection (djizîa) ou être tué. Aucune pitié pour ceux qui refusèrent de se plier aux exigences de l’EIIL. « Le frère de ma sœur a été crucifié par Daesh », raconte Esam […]. « Il a été crucifié et torturé devant sa femme et ses enfants qui furent obligés d’assister à la scène. Ils lui ont dit que puisqu’il aimait tant Jésus, il mourrait comme Jésus. »

Esam raconte que les combattants torturèrent son parent de 6 heures du matin jusqu’à 23 heures : ils lui ouvrirent le ventre jusqu’à l’estomac, puis lui tirèrent dessus et le suspendirent, crucifié […]. Deux autres membres de la famille de son épouse, un couple chrétien, furent enlevés par le groupe terroriste, révèle Esam. À ce jour, on n’a aucune nouvelle du mari ; quant à l’épouse, elle vit désormais avec un des émirs de Daesh.

Source : christianophobiehebdo.fr

NLH #NLQ #Tribunes et entretiens

L’archevêque syro-catholique de Mossoul de retour à Qaraqosh. Témoignage

Fin octobre, les premiers villages chrétiens de la Plaine de Ninive ont été libérés. Quelques jours seulement après cette libération, Monseigneur Yohanna Boutros Moshé, archevêque syriaque catholique du diocèse de Mossoul et Kirkouk (Irak) est revenu pour la première fois à Qaraqosh, ville symbole des chrétiens d’Irak. De passage en France, il a livré son témoignage à l’œuvre d’Orient :

Quand vous êtes-vous rendus à Qaraqosh ?

Je vis à Ankawa (NDLR. Quartier d’Erbil au Kurdistan irakien) où se situe ma résidence depuis notre départ forcé de Mossoul à l’été 2014. Une fois que nous avons appris la nouvelle de la libération de nos villages dans la plaine de Ninive, j’ai attendu quelques jours avant d’aller les visiter, et en particulier Qaraqosh. J’ai choisi de m’y rendre le « dimanche des dédicaces », qui est le premier dimanche de notre année liturgique, on l’appelle « la sanctification de l’Eglise ». Ma visite à Qaraqosh ne pouvait pas être une « visite normale » car je souhaitais prier et dire la messe dans une de nos églises profanées par l’État islamique.

Comment s’est déroulée votre arrivée sur place ? 

À l’entrée de l’Église de l’Immaculée Conception — qui est un vrai symbole pour les citoyens syriaques catholiques — je me suis mis par terre sur l’escalier de l’entrée pendant quelques minutes pour remercier Dieu. La joie se mélangeait au chagrin et à la tristesse. Je me demandais : « Pourquoi ça s’est passé comme cela chez nous, nous qui sommes pacifiques ? » Cela fait plus de deux ans que nous sommes éloignés de nos églises. Mais cette prière était aussi une action de grâce.

Quelle a été votre première action ? 

Je suis entré après avoir mis de l’eau bénite sur l’église et un peu d’encens en signe de purification. Nous avons mis en place un autel parce que celui-ci était abîmé. Tout était brûlé à l’intérieur. Il y avait des icônes et des croix cassées. Ensuite, j’ai célébré la messe. C’était un témoignage et un message pour mes chrétiens, mes paroissiens syriaques mais aussi pour le monde entier.

Comment s’est passé votre second déplacement ?

Deux jours après cette première messe, nous y sommes retournés le 2 novembre, « jour des morts » dans la liturgie latine. C’était l’occasion pour moi de célébrer la messe pour nos défunts enterrés à Qaraqosh. La troisième messe a eu lieu le dimanche 7 novembre, qui correspond au jour de renouvellement de l’Eglise dans notre liturgie.

Quelle est la situation à l’intérieur de la ville ?

De nombreuses maisons ont été détruites ou brûlées. Quelle tristesse ! Avant de reconstruire l’Eglise nous reconstruirons les maisons des fidèles pour qu’ils aient le courage de revenir vivre chez eux, puis nous travaillerons à la réhabilitation de l’Eglise.

Que représentait ce déplacement pour vos fidèles ?

C’était un encouragement. Certains chrétiens réfugiés au Kurdistan ont eu le courage d’aller voir leurs maisons. La guerre est toujours en cours à Mossoul et dans d’autres villages non libérés. À Qaraqosh, il y a encore le risque des voitures piégées. C’est pourquoi on n’encourage pas les habitants à s’y rendre maintenant.

Quand pourront-ils revenir à Qaraqosh ? 

J’ai récemment missionné un prêtre pour aller voir sur le terrain les maisons et les bâtiments détruits, évaluer les dommages et chercher des moyens pour reconstruire dans le but de donner la possibilité aux habitants de rentrer.

Gardez-vous encore l’espoir que les communautés puissent revivre ensemble côte à côte à l’avenir ?

En tant qu’évêque, je suis optimisme. J’espère que nous pourrons vivre en toute sécurité et que nous pourrons avoir confiance en nos voisins. Si nous travaillons tous ensemble, nous pourrons reconstruire notre pays et renouveler la vie des communautés chrétiennes. Le pays a toutes les ressources pour se relever.