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Débat – Réforme de la curie romaine – Un problème théologique de fond ?

Le cardinal Gerhard Ludwig Müller, ancien préfet de la Congrégation pour la doctrine de la Foi, a vivement critiqué le projet de réforme de la curie romaine voulu par le pape François.

Dans une interview publiée dans le journal « Passauer Neue Presse », le cardinal Müller parle d’une réforme relevant d’une « ignorance théologique ». A travers les médias, on constate que « plus aucun concept touchant à l’origine, à la nature et à la mission de l’Eglise n’est reconnaissable. »

Au lieu de se référer au concept d’Eglise tel que rappelé par le dernier Concile, « la Curie demeure dans un état d’apesanteur puisqu’elle n’est plus clairement affectée au service du pape de l’Église universelle. » Le document concernant la réforme de la curie a été approuvé par le Conseil pontifical du pape et se trouve actuellement à la disposition des principaux organismes chargés d’en faire l’examen.

Le cardinal Müller estime également que le rôle particulier de la Congrégation pour la doctrine de la Foi finira par être minimisé puisque « le projet consiste à juxtaposer au hasard seize organismes qui devront être au service du pape, des évêques individuels et des conférences épiscopales. » Le cardinal Müller dit très clairement : « Ce schéma laisse deviner une future Constitution apostolique élaborée à partir d’un ensemble d’idées subjectives, de voeux pieux, d’appels moraux avec des citations tirés de textes du Conseil [dont le cardinal Marx est la cheville ouvrière – ndlr -] et de déclarations du pape actuel. »

L’ancien évêque de Ratisbonne critique également le fait que le projet de réforme de la curie « ne fasse pas clairement la distinction » entre les interventions du pape relevant de questions temporelles et celles relevant de questions spirituelles. Les questions temporelles « ne sont que secondaires et en aucun cas significativement liées à la papauté ». La « mission suprême du pape » est « d’enseigner en tant que membre et chef du collège épiscopal ». Or, dans le projet de réforme de la curie, l’enseignement concernant les questions de la foi n’apparaît plus que comme « une tâche du pape parmi beaucoup d’autres ».

Le cardinal Müller montre surtout que dans la description des tâches de la nouvelle autorité pour la doctrine de la foi, « les auteurs du texte font preuve d’une ignorance théologique dramatique ». Ainsi, des concepts de base de la théologie catholique tels que la Révélation, les Evangiles ou le Magistère sont utilisés tantôt de façon juste, tantôt de façon erronée ».

Il ne reste qu’à espérer que « cette partie du document puisse être reprise de A à Z par quelqu’un qui soit un théologien et un canoniste réputé ».

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L’histoire de la réforme depuis la curie romaine depuis 2013

Le Conseil des cardinaux au mis au point un projet de nouvelle Constitution apostolique, avec comme titre provisoire “Praedicate Evangelium”. Le texte sera soumis à l’examen du Pape François. Depuis cinq ans, toutefois, de nombreuses étapes ont déjà été accomplies dans le cadre de la réforme de la Curie romaine.

Cinq ans de travail, 139 réunions officielles en 24 sessions ont déjà amené à 25 interventions normatives. Le Conseil des cardinaux (surnommé le “C8” puis le “C9” après l’entrée en 2014 du Secrétaire d’État du Saint-Siège, le cardinal Pietro Parolin) a été au cœur des transformations déjà mises en œuvres dans la Curie romaine depuis cinq ans.

La naissance en 2013

Le 13 avril 2013, un mois exactement après l’élection du Pape François, un communiqué de la Secrétairerie d’État annonçait la constitution d’un Conseil de cardinaux pour conseiller le Pape dans le gouvernement de l’Église universelle et proposer la révision de la Constitution apostolique Pastor Bonus sur la Curie romaine, qui datait de 1988. Le Pape reprenait une suggestion qui avait émergé dans les Congrégations générales qui avaient précédé le Conclave. Le Conseil fut ensuite constitué avec un chirographe daté du 28 septembre, pour une première réunion fixée au 1er octobre 2013.

Le choix missionnaire est le principe inspirateur

Le cœur de ce travail fut le principe indiqué dans l’exhortation apostolique Evangelii Gaudium, c’est-à-dire celui d’un « choix missionnaire capable de transformer toute chose ». Un choix qui se décline sur trois critères : celui de la tradition, c’est-à-dire de la fidélité à l’histoire et de la continuité avec le passé, celui de la mise à jour dont s’inspirent le Secrétariat pour la Communication et le Conseil et le Secrétariat pour l’Économie, et la coordination, dans le sens de l’incorporation de certains dicastères. D’autre part, l’indication des « maladies curiales », le « catalogue des vertus nécessaires », et les 12 critères de la réforme. Le but de la réforme de la Curie est de favoriser l’harmonie entre les différents dicastères et bureaux pour atteindre une collaboration plus efficace. Mais la réforme « n’est pas une fin en elle-même, mais un moyen pour donner un fort témoignage chrétien », avait précisé François.

Les 25 interventions normatives de ces dernières années

Le C9 a mené à de nombreuses transformations sur des domaines très variés. Dans le domaine financier, notamment, a été institué le Comité de Sécurité Financière du Saint-Siège, pour la prévention et le combat contre le blanchiment, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive.

En 2014 ont été fondé le Secrétariat pour l’Économie et le Conseil pour l’Économie, avec l’objectif d’harmoniser les politiques de contrôle concernant la gestion économique du Saint-Siège et de la Cité du Vatican. Autres institutions aujourd’hui bien connues et instituées en 2014 et 2015 : la Commission pontificale pour la Protection des Mineurs, et le Secrétariat pour la Communication. En 2016 ont été institué le Dicastère pour les Laïcs, la Famille et la Vie, et celui pour le Service du Développement humain intégral.

Au sein de structures déjà existantes, de nouvelles procédures canoniques ont été mises en place pour l’examen des causes de nullité de mariage, et pour les négligences commises par les évêques dans l’exercice de leur fonction, en particulier au sujet des cas d’abus sexuels commis sur mineurs et adultes vulnérables. Dans un tout autre domaine, dans le cas des procédures canoniques pour les béatifications et canonisations est désormais reconnue « l’offrande de la vie » comme un critère à part entière, tout comme le martyre.

Cette liste non-exhaustive permet de relever quelques-uns des champs d’intervention du Conseil des cardinaux durant ces cinq dernières années, afin d’arriver, en suivant un principe de gradualité, à ce projet de nouvelle Constitution apostolique, marqué en préalable par un travail d’analyse et par les propositions faites par les dicastères de la Curie, les conférences épiscopales et les organismes compétents dans les domaines concernés.

Source : Vatican News – Debora Donnini

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L’édito – Les grands thèmes du pape pour éradiquer la souffrance

(Notre lettre du 23 février n’étant pas partie, nous redonnons notre édito de ce jour)

Chaque pape donne à son pontificat un ton qui lui est propre. Entre contingences du temps et préoccupations personnelles, les souverains pontifes ont tracé les grands axes de leur règne, donnant parfois l’impression que l’Eglise pouvait « évoluer ». En réalité, l’Eglise a toujours monnayé le contenu de la Révélation dans un contexte précis qui amenait à mettre plus en avant tel aspect et sembler délaisser tel autre. Mais, comme une mère s’occupe moins d’un enfant en bonne santé et consacre plus de temps à celui qui est malade, l’Eglise ne perd jamais de vue l’ensemble de ses enfants et des données de la Révélation dont elle est le gardien. Si tel n’était plus le cas, les pasteurs manqueraient tout autant à la charité qu’à la vérité. Le pape François se trouve donc, comme tout pontife, à la croisée des exigences du temps et de ses préoccupations personnelles. Les deux chemins sont ils compatibles, les priorités ne sont-elles pas inversées ? Evidemment, il faut avoir une vision relativement large et complète de la situation pour trancher cette question qui perturbe le monde catholique.

Quels sont donc les grands thèmes du pontificat franciscain ? Parmi un certain nombre plus secondaire, neuf ressortent de manière saillante. Sur ces neuf, huit proviennent d’impératifs du moment qui rejoignent les préoccupations du pape. Sont-ce réellement les plus importants ? Le pape les traite-t-il comme il faut ? Ce sont d’autres questions qui précisément font débat. La première, dont assurément tout pape se serait bien passé, est la réforme de la Curie. Le pape François ne pouvait y échapper puisque c’est une des raisons de la renonciation de son prédécesseur, trouver un successeur capable de prendre en main ce sac de nœud. Il semble ici que le pape s’y soit mal pris, se coupant de l’organe qui par nature doit l’aider à gouverner. Il semble par ailleurs que la réforme avorte en silence. Une autre préoccupation dont le pape se serait bien passé est la pédophilie. Lui-même inquiété pour sa gestion de la question en Argentine, on le sent mal à l’aise avec le problème comme l’a révélé son voyage au Chili.

Les sujets qui lui sont chers entre tous tiennent à la fragilité humaine : la pauvreté, les migrants, la traite humaine et la paix. Là encore sa manière de gérer des questions humainement dramatiques crée des tensions politiques à l’intérieur de l’Eglise au point que les déclarations du souverain pontife en viennent à se contredire. On sent néanmoins que ce sont des questions qui le touchent au cœur très profondément. L’écologie dont il a fait le thème d’une encyclique, elle aussi controversée, est finalement une trame de fond dans ses préoccupations quoique seconde par rapport à la série précédente. Il s’exprime du reste beaucoup moins sur ce sujet désormais.  Tous ces thèmes sont très politiques, ce qui agace nombre de catholiques, à commencer par les Italiens, vent debout contre ses déclarations sur l’immigration.

Deux autres thèmes préoccupent le Saint-Père. La vie dont il est un ardent défenseur et la miséricorde qui est la clef de lecture de son pontificat. Il semble que, malgré son tempérament dur et autoritaire, il ait une très grande sensibilité à la souffrance humaine et voudrait soulager tout ce qui pèse de trop sur les épaules des hommes et des femmes. Ce désir d’éradiquer la souffrance se traduit pour lui par une conception de la miséricorde dont beaucoup craignent un relativisme oublieux de la vérité. Or il n’y a pas de miséricorde sans vérité. D’où des crispations grandissantes à la Curie et dans l’ensemble du monde catholique.

Telle nous semble être la clef de lecture (qui n’est de notre part ni un blanc-seing ni une condamnation, mais un constat) des grands thèmes du pontificat du pape François. Cette clef de lecteur explique, du reste également, les choix de ces grands thèmes très humanitaires et peu théologiques. De là découlent de nombreuses autres questions sur la pertinence de ces choix, le modus operandi du pape, la hiérarchie des priorités et même le rôle du pape sur la scène internationale, entre politique et pastorale.

Cyril Brun, rédacteur en chef

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L’édito – Les grands thèmes du pape pour éradiquer la souffrance

Chaque pape donne à son pontificat un ton qui lui est propre. Entre contingences du temps et préoccupations personnelles, les souverains pontifes ont tracé les grands axes de leur règne, donnant parfois l’impression que l’Eglise pouvait « évoluer ». En réalité, l’Eglise a toujours monnayé le contenu de la Révélation dans un contexte précis qui amenait à mettre plus en avant tel aspect et sembler délaisser tel autre. Mais, comme une mère s’occupe moins d’un enfant en bonne santé et consacre plus de temps à celui qui est malade, l’Eglise ne perd jamais de vue l’ensemble de ses enfants et des données de la Révélation dont elle est le gardien. Si tel n’était plus le cas, les pasteurs manqueraient tout autant à la charité qu’à la vérité. Le pape François se trouve donc, comme tout pontife, à la croisée des exigences du temps et de ses préoccupations personnelles. Les deux chemins sont ils compatibles, les priorités ne sont-elles pas inversées ? Evidemment, il faut avoir une vision relativement large et complète de la situation pour trancher cette question qui perturbe le monde catholique.

Quels sont donc les grands thèmes du pontificat franciscain ? Parmi un certain nombre plus secondaire, neuf ressortent de manière saillante. Sur ces neuf, huit proviennent d’impératifs du moment qui rejoignent les préoccupations du pape. Sont-ce réellement les plus importants ? Le pape les traite-t-il comme il faut ? Ce sont d’autres questions qui précisément font débat. La première, dont assurément tout pape se serait bien passé, est la réforme de la Curie. Le pape François ne pouvait y échapper puisque c’est une des raisons de la renonciation de son prédécesseur, trouver un successeur capable de prendre en main ce sac de nœud. Il semble ici que le pape s’y soit mal pris, se coupant de l’organe qui par nature doit l’aider à gouverner. Il semble par ailleurs que la réforme avorte en silence. Une autre préoccupation dont le pape se serait bien passé est la pédophilie. Lui-même inquiété pour sa gestion de la question en Argentine, on le sent mal à l’aise avec le problème comme l’a révélé son voyage au Chili.

Les sujets qui lui sont chers entre tous tiennent à la fragilité humaine : la pauvreté, les migrants, la traite humaine et la paix. Là encore sa manière de gérer des questions humainement dramatiques crée des tensions politiques à l’intérieur de l’Eglise au point que les déclarations du souverain pontife en viennent à se contredire. On sent néanmoins que ce sont des questions qui le touchent au cœur très profondément. L’écologie dont il a fait le thème d’une encyclique, elle aussi controversée, est finalement une trame de fond dans ses préoccupations quoique seconde par rapport à la série précédente. Il s’exprime du reste beaucoup moins sur ce sujet désormais.  Tous ces thèmes sont très politiques, ce qui agace nombre de catholiques, à commencer par les Italiens, vent debout contre ses déclarations sur l’immigration.

Deux autres thèmes préoccupent le Saint-Père. La vie dont il est un ardent défenseur et la miséricorde qui est la clef de lecture de son pontificat. Il semble que, malgré son tempérament dur et autoritaire, il ait une très grande sensibilité à la souffrance humaine et voudrait soulager tout ce qui pèse de trop sur les épaules des hommes et des femmes. Ce désir d’éradiquer la souffrance se traduit pour lui par une conception de la miséricorde dont beaucoup craignent un relativisme oublieux de la vérité. Or il n’y a pas de miséricorde sans vérité. D’où des crispations grandissantes à la Curie et dans l’ensemble du monde catholique.

Telle nous semble être la clef de lecture (qui n’est de notre part ni un blanc-seing ni une condamnation, mais un constat) des grands thèmes du pontificat du pape François. Cette clef de lecteur explique, du reste également, les choix de ces grands thèmes très humanitaires et peu théologiques. De là découlent de nombreuses autres questions sur la pertinence de ces choix, le modus operandi du pape, la hiérarchie des priorités et même le rôle du pape sur la scène internationale, entre politique et pastorale.

Cyril Brun, rédacteur en chef

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La Réforme de la Curie avortée en silence ?

Le discours que le Pape adresse chaque année au corps diplomatique accrédité auprès du Saint-Siège était ce lundi 8 janvier marqué par une empreinte inimitable : celle du secrétaire d’Etat, le cardinal Pietro Parolin.

C’était le discours d’un grand professionnel de la diplomatie, entièrement dépourvu de ces admonestations tiers-mondistes si chères à Jorge Mario Bergoglio. Signe que la « revanche » de Parolin, qui est désormais parvenu à reprendre le plein contrôle de la Curie vaticane, a fini par atteindre François.

Au début du pontificat, les choses étaient très différentes. François avait rassemblé autour de lui un grand conseil de huit cardinaux, et le secrétaire d’Etat n’en faisait pas partie, bien au contraire, la réforme de la Curie qu’on faisait tant miroiter visait principalement ses services qui, depuis l’époque de Paul VI, concentraient le plus de pouvoirs, ce que nombreux membres de la Curie trouvaient excessif.

Et, de fait, c’est dans cette direction que la réforme s’est dirigée dès le départ. En mars 2014, un an après son élection comme pape, Bergoglio créait un tout nouveau secrétariat pour l’économie auquel il confiait le contrôle de la totalité du patrimoine de tous les départements du Vatican, y compris des montants considérables ne figurant pas dans la comptabilité publiée par le Saint-Siège administrés par un service tout-puissant de la secrétairerie d’Etat auquel obéissait l’APSA elle-même, l’Administration du Patrimoine du Siège Apostolique, le coffre-fort des biens mobiliers et immobiliers du Vatican.

Le cardinal australien George Pell que François a nommé à la tête du nouvel organisme, n’avait pas fait dans le détail. Il avait publiquement dévoilé le montant de l’argent non comptabilisé en possession de la Secrétairerie d’Etat et d’autres services du Vatican, soit 1,4 milliards de dollars, en exigeant bien entendu d’en obtenir le contrôle, et avait laissé entendre que l’absorption de l’APSA avec son propre secrétariat serait imminente.

Mais rien de toute cela n’est arrivé. Sans bruit, les centres de pouvoir assiégés par Pell ont résisté et ensuite contre-attaqué.  Et au fil du temps, le Pape a commencé à les écouter et à les contenter davantage eux que le cardinal australien pendant que Parolin, que François avait entretemps également ajouté aux huit cardinaux du grand conseil, tirait les ficelles de la contre-offensive.

Le résultat se trouve aujourd’hui sous nos yeux à tous.

Pell s’est retiré depuis plusieurs mois en Australie, englué dans un procès dans lequel il apparaît davantage comme une victime que comme un coupable, sans que le pape ne lui ait désigné de successeur à la tête du secrétariat pour l’économie.

Depuis juin dernier, le second poste clé, celui de réviseur général aux comptes, est également vacant depuis que son premier et dernier titulaire, Libero Milone, en ait été chassé brutalement sous prétexte d’avoir enquêté là où il ne devait pas.

Le cardinal préfet de l’APSA, Domenico Calcagno, a dans les faits pris leur place à tous les deux, avec le soutien total de Bergoglio qui l’invite souvent à manger à sa table dans le réfectoire de la Maison Sainte-Marthe.

Et Parolin en sort plus fort que jamais, grâce notamment à la préférence du pape François pour les ecclésiastiques qui, comme lui, appartiennent à la corporation des diplomates.

En effet, deux autres cardinaux clés de ce pontificat sont également issus de la diplomatie : Lorenzo Baldisseri, que Bergoglio a nommé secrétaire général du Synode des évêques et Beniamino Stella, placé par le pape à la tête de la Congrégation pour le clergé. Aucun des deux n’a de compétences spécifiques mais ils exécutent avec une très grande fidélité les volontés de François de faire avancer les choses dans les directions qu’il a fixées : de la communion aux divorcés remariés à l’ordination de prêtres mariés.

A la Secrétairerie d’Etat, c’est « l’adjoint » Angelo Giovanni Becciu, encore un diplomate de carrière, qui fait office d’exécuteur des désidératas du pape et de coupeur de têtes, comme ce fut par exemple le cas avec Milone ou les Chevaliers de Malte.

Dans ce dernier cas, Parolin lui-même était monté au créneau pour chasser le Grand-Maître. Mais il est rare qu’il s’expose lui-même, préférant laisser le sale boulot aux autres.  Quant à lui, il préfère survoler tout cela de haut.  De tellement haut qu’il est aujourd’hui le seul candidat à la succession de François à avoir de sérieuses chances d’être élu pape.

Cette note est parue dans « L’Espresso » n. 2 de 2018, en vente en kiosque le 14 janvier, à la page d’opinion intitulée « Settimo Cielo », confiée à Sandro Magister.

 

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Réforme de la Curie – Le point sur la section migrants du Vatican

Du 11 au 13 décembre 2017, durant la XXIIe réunion du Conseil des cardinaux (C9), la structure créée en 2013 pour aider le pape dans la réforme de la Curie romaine, les participants se sont notamment penchés sur les initiatives de la section « migrants et réfugiés » du Dicastère pour le service du développement humain intégral.

Le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, Greg Burke, a tenu un briefing au terme des trois jours de travaux avec le pape François, ce 13 décembre, précisant que les sessions ont vu « une réflexion sur la Curie comme instrument d’évangélisation et de service pour le pape et pour les Eglises locales ». Les cardinaux ont également « approfondi des questions relatives à quatre dicastères : les Congrégations pour le Clergé, pour l’évangélisation des peuples, pour l’éducation catholique et le Conseil pontifical de la culture.

Le C9 a écouté le p. Michael Czerny et le p. Fabio Baggio, les deux sous-secrétaires de la section « migrants et réfugiés » du Dicastère pour le service du développement humain intégral, qui ont expliqué « le processus d’organisation » de la section mise sous l’autorité directe du pape. L’équipe compte 21 personnes.

Les activités de cette section du dicastère inauguré au 1er janvier 2017, ont-ils relaté, consistent à assister les Eglises locales dans la réalisation d’une réponse pastorale efficace et adéquate aux défis du monde contemporain, liés aux migrants, aux réfugiés et aux victimes de la traite. Parmi les initiatives : le recueil et la codification d’informations sur les questions migratoires, la réalisation de campagnes sur les réseaux sociaux pour un regard plus positif sur le phénomène, la production d’un document (20 Action Points) en vue des Global Compacts de l’ONU en 2018, l’assistance aux Conférences épiscopales.

 

Source Zenit

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Réforme de la Curie – Plus de jeunes et de femmes seront embauchés au Vatican

Le Conseil des cardinaux, communément appelé le C9, s’est réuni du lundi 11 à ce mercredi 13 septembre pour sa 21e session. Le directeur de la Salle de presse Greg Burke a tenu une conférence de presse aujourd’hui pour préciser les thèmes de cette réunion.

Une étude a été menée sur le statut des propositions consignées par le Conseil au Pape pour la réforme de la Curie. Le cardinal Maradiaga a mené une réflexion sur les discours du Pape relatifs à la réforme de la Curie, notamment ses discours lors de deux consistoires, lors de ses voeux à la Curie, ainsi que son importante intervention sur la synodalité, prononcé lors de la célébration du 50e anniversaire du Synode des évêques, en octobre 2015.

Parmi les sujets abordés : la Curie comme instrument d’évangélisation et de service pour le Pape et pour les Églises locales, la décentralisation, le rôle des nonciatures apostoliques, la sélection et la compétence du personnel, moins clérical et plus international, avec l’augmentation du nombre de jeunes et de femmes.

Les cardinaux ont également étudié le récent Motu Proprio « Magnum Principium » au sujet de ses conséquences sur les prérogatives de la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des Sacrements.

Mgr Rino Fisichella, président du Conseil pontifical pour la Promotion de la Nouvelle évangélisation, a été interrogé au sujet du travail de son dicastère, tout comme le cardinal Fernando Filoni, préfet de la Congrégation pour l’Évangélisation des Peuples.

Les cardinaux ont effectué une relecture des statuts du Dicastère pour les Laics, la Famille et la Vie, institué le 1er septembre 2016.

Enfin le cardinal Sean Patrick O’Malley a informé les autres membres du Conseil concernant les travaux de la Commission pontificale pour la Protection des Mineurs, qui tient en cette fin de semaine son assemblée plénière. L’archevêque de Boston, qui préside cette commission depuis qu’elle a été instituée, était personnellement reçu par le Pape François en cette fin de journée.

Cette session s’est tenue en l’absence du cardinal australien George Pell et du cardinal congolais Laurent Monsengwo Pasinya. Le Pape, absent lundi car il rentrait tout juste de Colombie, et absent ce mercredi matin en raison de l’audience générale, a en revanche participé personnellement aux deux réunions du mardi 12 septembre.

La prochaine réunion du Conseil des cardinaux, la 22e, aura lieu les 11, 12 et 13 décembre prochains.

 

Source Radio Vatican

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La réforme de la Curie aux 3/4 accomplie

Au Vatican, la 21° réunion du Conseil des cardinaux s’est ouverte ce lundi, pour se conclure le 13 septembre prochain. Institué par le Pape François le 28 septembre 2013, le C9 a pour mission d’aider le Saint-Père dans le gouvernement de l’Église universelle et d’étudier avec lui un projet de réforme de la Constitution apostolique Pastor Bonus sur la Curie romaine.

Alessandro Gisotti a interrogé Mgr Marcello Semeraro, le secrétaire du Conseil des cardinaux et évêque d’Albano en Albanie, sur la manière dont travail cet organisme étroitement avec le Pape François.

« Le Pape n’estime pas qu’il est à proprement parler “réformateur”. Si le Pape a lancé ce travail de réforme de la Curie, il l’a fait conformément aux suggestions qui ont émergées principalement lors des réunions précédents le conclave. Nous voyons qu’il a choisi, au moins au début, les membres du Conseil des cardinaux parmi des cardinaux qui sont chefs de diocèses, chefs d’Églises locales réparties sur divers continents. Il y a cette double instance : écouter des voix d’Églises pour procéder à la réforme de le Curie romaine. »

(….)

De nombreuses personnes se demandent où en est la réforme… ?

Concernant le processus de réforme de la Curie, je dirais que le parcours est accompli aux trois-quarts. Il est sur le point de s’achever, dans le sens des propositions faites au Pape. Nous avons qu’il a fait connaître très tôt certaines fusions de Conseils pontificaux. Sur les laïcs, la famille et la vie, disons qu’il y a une sorte d’homogénéité et de lien de causes à effets thématiques. Le dicastère pour la Promotion du développement intégral ne se contente pas de reprendre les précédents dicastères mais de mettre en pratique uniformément le projet du document conciliaire Gaudium et Spes. Un autre dicastère est d’une grande importance, le Secrétariat pour la Communication, qui intègre des fonctions certainement prioritairement pastorales, celle qui, dirons-nous, font référence à ce qui était avant le Conseil pontifical pour les Communications sociales. Mais avec cette responsabilité d’orientation pastorale, le Secrétariat pour la Communication a aussi une énorme responsabilité administrative par sa dimension, mais aussi pour l’importance du thème de la communication c’est un dicastère central dans le projet de réforme de la Curie.

Donc, ce chemin se rapproche de la conclusion ?

Pour le moment, les trois quarts du chemin ont déjà été accomplis. Je pense que d’ici quelques mois cette révision sera plus ou moins complète, et ensuite le Pape aura à disposition les propositions qui concernent tous les dicastères, et ce sera à lui de décider comment et quand les mettre en œuvre. Pour le moment, le Pape a préféré une mise en œuvre progressive, en faisant aussi une sorte de rodage. Dans certains cas, le Pape est déjà intervenu pour faire des corrections, parce que dans le passage de la théorie à la pratique ont émergé des exigences de modification. François est en train de suivre en ce moment le projet d’une mise en œuvre graduelle.

Source Radio Vatican

 

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La réforme de la Curie est une réponse aux problèmes sociaux d’aujourd’hui.

La réforme actuelle de la Curie romaine « est une réponse aux problèmes sociaux d’aujourd’hui », a affirmé Mgr Silvano Tomasi, l’un des secrétaires du dicastère chargé du développement humain intégral, au cours d’un séminaire organisé par la Fédération des organismes chrétiens de service international volontaire (FOCSIV), pour les 50 ans de l’encyclique Populorum Progressio.

Dans son intervention rapportée par l’agence catholique italienne SIR le 20 mai 2017, l’archevêque a évoqué la fusion de quatre conseils pontificaux en un seul Dicastère au service du développement humain intégral : « Les problèmes d’aujourd’hui sont tous liés. On ne peut pas parler de migrations sans parler aussi de pauvreté extrême. Les structures de l’Eglise doivent donc elles aussi s’adapter ».

« La réforme de la Curie est une réponse aux problèmes sociaux d’aujourd’hui, a-t-il affirmé, qui touchent la vie des familles et des personnes : de l’économie inclusive et sociale à la nécessité de travailler pour la paix en posant les prémisses pour le développement des populations, pour que les situations difficiles ne produisent pas de solutions violentes ».

Ces cinquante dernières années, a constaté Mgr Tomasi, « les organismes internationaux ont donné des milliards pour la coopération au développement mais la situation n’a pas changé, le fossé s’est même élargi entre les très riches et les pauvres, car on n’a pas fait en sorte que ce soit la personne humaine – et la communauté – qui fassent avancer le développement ».

« Le développement signifie ‘solidarité’ mais aussi ‘fraternité’ avec les autres, entendue comme ‘dignité’ égale pour tous », a-t-il poursuivi : « Si nous partons de la vision de la personne humaine selon Populorum Progressio et de la Doctrine sociale de l’Eglise, nous construirons une société plus fraternelle, où les rapports entre les pays ne se fondent pas seulement sur les intérêts ».

Source Zenit

 

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Réforme de la Curie – Le C9 en réunion jusqu’à mercredi

La 19e session du Conseil des  neuf  cardinaux (C9) chargé d’aider le pape François dans le gouvernement de l’Église et la réforme de la Curie romaine,  a commencé ce lundi matin 24 avril 2017, indique le Saint-Siège. La session s’achèvera le mercredi 26 avril.

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