Articles #NLQ #Tribunes et entretiens

Deux minutes pour vous #59 – Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine – « Le Dieu de l’Ancien Testament est-il vraiment le même que celui du Nouveau Testament ? »

Nous vous avions annoncé le lancement d’une série de vidéos régulières où le père Michel-Marie Zanotti-Sorkine répond à vos questions sous un format très court :

Le Dieu de l’Ancien Testament est-il vraiment le même que celui du Nouveau Testament ?

Version Audio seule

C’est avec beaucoup de bonheur que le Père Michel-Marie répond désormais à vos questions les plus concrètes. C’est toujours une vraie joie de l’entendre traiter, à sa façon et dans sa lumière, les sujets les plus divers. Bonne écoute ! N’oubliez pas de faire suivre à tous vos amis ces petites vidéos qui peuvent faire tant de bien… et de prier pour le Père Michel-Marie dont le ministère est très prenant.

Annonces #Conférences/Formations #NLQ

Conférence de Carême à l’abbaye de Landévénec (29) le 7 avril 2019

“La création en attente aspire à la révélation des fils de Dieu” ou l’appel à la conversion écologique

Dimanche 7 avril 2019 – Abbaye de Landévennec

16H : Conférence de F. Jean-Michel Grimaud, abbé de Landévennec

18H15 : Vêpres

 

Articles #Livres #NLH #NLQ

Enseignements de Jésus sur l’Eglise et les consacrés – par Maria Valtorta

Parmi les dictées et visions que Maria Valtorta a reçues de Jésus, des enseignements sur l’Eglise des premiers temps, l’Eglise actuelle ainsi que les consacrés, sont regroupés dans cet ouvrage thématique.


Le sommaire est a la fois un résumé des textes et une synthèse des thèmes abordés.


Ce livre impressionne par son actualité.


Il contient des enseignements dénonçant la corruption intellectuelle et morale qui affaiblit l’Eglise, et donne des conseils pour notre époque.


Extrait de la dictée de Jésus du 25 avril 1948 :


“En vérité, une grande partie de la population est comparable à une zone sauvage. Elle est ennemie parce qu’elle ne connaît pas l’Eglise. Quand je parle d’Eglise, je ne pense pas à l’image qu’en donnent ses ministres trop souvent. Bien des fois, il vaudrait mieux qu’on ne la connaisse pas. Je dis plutôt que cette partie de la population ne connaît pas l’Eglise telle que je l’ai fondée, animée par mon esprit : l’amour, la fraternité, la paternité.


On n’entend plus, ou très rarement, cette exclamation des païens des premiers siècles : “Voyez comme ils s’aiment et comme ils sont vertueux ! Voyez comme ils nous aiment !” Si le monde d’alors est devenu chrétien, il le devait à cette constatation de ce qu’étaient le clergé et les chrétiens des premiers siècles.

Commander le livre

Maria Valtorta

Née en 1897 en Italie, Maria Valtorta est une mystique catholique, membre du Tiers-Ordre des Servites de Marie. Progressivement paralysée, elle ne quitte plus son lit à partir de 1934. Au cœur de sa souffrance, elle fait l’expérience de l’amour de Dieu, bénéficiant de grâces mystiques.


De 1943 a 1953, elle écrit quinze mille pages de cahiers. Il s’agit essentiellement de la vie de Jésus qu’elle reçoit par visions et dictées s’intégrant harmonieusement aux Ecritures Saintes et a la Tradition de l’Eglise.


L’Œuvre principale, connue dans le monde entier et traduite en 28 langues, est publiée en France sous le titre
L’Evangile tel qu’il m’a été révélé.


Maria Valtorta meurt en 1961 quelques années après la publication, alors anonyme, de ses écrits. En 2001, les Servites de Marie demandent l’ouverture de son procès de béatification.


Ses écrits « non inspirés »

  • Autobiographie
    Rédigée de février à avril 1943, sur ordre de son confesseur.

Ses écrits « inspirés »

  • L’Évangile tel qu’il m’a été révélé – 10 tomes
    Dictées et visions reçues de Jésus entre le 28 avril 1943 et le 28 avril 1947
  • Les Cahiers de 1943
    Dictées de Jésus sur divers sujets d’ascèse, d’exégèse, de doctrine, incluant des
    descriptions des scènes évangéliques et du martyre des premiers chrétiens.
  • Les Cahiers de 1944 (suite du précédent)
  • Les Cahiers de 1945 à 1950 (suite et fin des précédents)
  • Les Carnets
    Dictées de Jésus inédites rédigées entre 1943 et 1954
  • Leçons sur l’Epître de saint Paul aux Romains
    Commentaires de L’Esprit-Saint sur la Création, la Grâce, la venue du Royaume de Dieu, la
    justice et la miséricorde de Dieu.
  • Le livre d’Azarias
    Livre dicté en 1946 et 1947 a Maria Valtorta par Azarias, son ange gardien. Il comporte un
    commentaire théologique et spirituel des messes festives du missel romain.

 

Sur le web

Conférences/Formations #NLQ

Colloque du CEP à Orsay (91) – Qu’est-ce que l’Occident ? – 22 & 23 septembre 2018

Le CEP organise son colloque annuel à Orsay les 22 & 23 septembre 2018. Le thème choisi cette année est “Qu’est-ce que l’Occident ?”, couvrant un large choix de sujet : science, géopolitique, culture, religion, politique… servis par des conférenciers de grande qualité : Dominique Tassot, Bruno Gollnisch, Maxence Hecquard, Guy Berthault, Pierre Hillard, Annie Laurent, Virginie Vota, Benoît Neiss…

Informations

Présentation du CEP

Pour une vision du monde inspirée de la Révélation   

 

Cloisonnés dans leurs discipline et bridés par leurs théories, les hommes de science parviennent souvent mal à entrevoir le sens de leurs recherches. De plus en plus, c’est de sens que le monde a besoin en ce début de millénaire, anxieux qu’il est de savoir où le mènent des découvertes toujours plus perfectionnées et plus dangereuses. Le sens seul permet de s’élever jusqu’à la contemplation d’un ordre intégrant toutes les vérités, lesquelles se tiennent et s’appellent mutuellement.

De même que l’ingénieur connaît le mieux le fonctionnement de l’objet qu’il a conçu, ainsi qui est le plus à même de nous renseigner sur l’Univers, sur son contenu et sur la loi qui le régit, sinon son créateur ? En imposant d’étudier la nature, les sociétés et leur histoire comme si Dieu n’existait pas, un laïcisme mal compris a privé les chercheurs des lumières les plus hautes, donc les plus utiles en définitive. Alors que des hypothèses extravagantes ont droit de cité, on refuse d’office, avant même de les examiner, les précieuses indications laissées par l’Esprit Saint dans le texte le plus vénéré de l’histoire humaine.

Il y a là un préjugé aussi antiscientifique dans son fondement que stérilisant pour la science elle-même et dévalorisant pour la Religion.

Le C.E.P. se propose, tout à l’inverse, de coordonner les différentes sciences, considérées sans œillères idéologiques réductrices, mais de le faire à la lumière des vérités révélées, afin de rétablir ainsi un pont nécessaire entre la Science et la Foi.

En France #NLQ

La révélation du Scapulaire Vert

Le 28 janvier 1840, la Sainte Vierge apparut à une novice des Filles de la Charité qui faisait sa première retraite spirituelle à la Maison Mère, 140, rue du Bac, à Paris (France). La jeune Sœur, Justine Bisqueyburu, était en prière dans une salle au-dessus de la chapelle (…). Tout à coup, la Sainte Vierge lui apparut (…).

 

Elle tenait de la main droite son cœur surmonté de flammes, et, de l’autre, une sorte de scapulaire d’étoffe verte. Sur une des faces de ce scapulaire se trouvait l’image de Marie et, sur l’autre face, un cœur tout enflammé de rayons, plus brillants que le soleil et transparents comme du cristal. Ce cœur, percé d’un glaive, était entouré d’une inscription de forme ovale surmonté d’une croix en or et ainsi conçue : « Cœur Immaculé de Marie, priez pour nous maintenant et à l’heure de notre mort.  »

 

Ce même jour une voix intérieure révéla à Sœur Justine le sens de cette vision. Elle comprit que ce nouveau scapulaire contribuerait à la conversion de ceux qui n’ont pas la foi et, surtout, qu’il leur procurerait une bonne mort. (…) Ce fut le Père Aladel, confident de sainte Catherine Labouré, qui devint le confident de Sœur Justine.

 

La confection du scapulaire fut longtemps retardée, ce dont la Sainte Vierge se plaignit plusieurs fois à la Sœur en différentes apparitions entre 1840 et 1846. Mais, quand on commença à distribuer le scapulaire, conversions et guérisons se  multiplièrent et depuis lors, le Scapulaire Vert répand toujours des grâces multiples.

 

Découvrir plus sur mariedenazareth.com :

Chapelle Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse, 140 rue du Bac, 75340 Paris Cedex 07, France, Cum Permissu Superiorum Paris, 1978

Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Pour faire connaître et aimer Marie

Une Minute avec Marie est un bref courriel quotidien ou hebdomadaire qui veut faire connaître et aimer Marie au plus grand nombre :

Permettre au plus grand nombre de connaître et aimer Marie

Une Minute avec Marie est envoyée chaque jour à plus de 250 000 personnes en 7 langues (français, anglais, espagnol, brésilien, allemand, italien, polonais).  Ce service gratuit coûte 1 € par personne et par an.  Votre don de 25 € permettra de faire connaître et aimer la Vierge Marie à 25 personnes supplémentaires. Il nous permettra également de développer d’autres langues comme le chinois et le russe. Que la Vierge Marie vous bénisse, vous et tous ceux que vous aimez.

Je fais un don

 

Une Minute avec Marie est une initiative de l’association Marie de Nazareth

 

Brèves #Conférences/Formations

Conférence sur Maria Valtorta à Paris le 16 janvier 2018

« A la redécouverte de l’Evangile avec Maria Valtorta »

Conférence de Benoit de Fleurac

Mardi 16 janvier 2018 à 20h00

Eglise St Roch – salle du Curé d’Ars – 296 rue Saint Honoré – 75001 Paris

Entrée gratuite – participation libre aux frais de l’église.

Conférences/Formations #NLQ

Revisitons notre foi, cycle de formation en 3 journées, 11 janvier, 8 février, 22 mars à Raismes (59)

Inscriptions

– Télécharger la fiche d’inscription (pdf)

– La compléter et la renvoyer à :

Service diocésain de formation
174 rue Léopold Dusart
59590 RAISMES
formation@cathocambrai.com ou
secretariatmd@nordnet.fr
03 27 38 12 60

A la une #NLQ #Rome

Une pastorale familiale qui garde le trésor de la vérité de la révélation

Le pape François s’est adressé, ce 27 octobre 2016, à l’Institut Jean-Paul II sur la question du mariage et de la famille. Le saint Père en soulignant l’importance des travaux de cet institut, lui confiant l’exhortation apostolique Amoris laetita, à notamment précisé

Théologie et pastorale vont ensemble. Une doctrine théologique qui ne se laisse pas orienter et modeler par la finalité évangélisatrice et par le soin pastoral de l’Église est aussi impensable qu’une pastorale de l’Église qui ne sait pas garder précieusement la révélation et sa tradition en vue d’une meilleure intelligence et transmission de la foi.

 

 

1. L’intuition visionnaire de saint Jean-Paul II, qui a fortement voulu cette institution académique, peut être aujourd’hui encore mieux reconnue et appréciée dans sa fécondité et son actualité. Son sage discernement des signes des temps a ramené avec vigueur à l’attention de l’Église et de la société humaine elle-même la profondeur et la délicatesse des liens générés à partir de l’alliance conjugale de l’homme et de la femme. Le développement qu’a connu l’Institut sur les cinq continents confirme la validité et le sens de la forme « catholique » de son programme. La vitalité de ce projet, qui a engendré une institution d’un si haut profil, encourage à développer des initiatives ultérieures de dialogue et d’échange avec toutes les institutions académiques, y compris celles qui appartiennent à des domaines religieux et culturels différents, qui sont aujourd’hui engagées dans une réflexion sur cette frontière très délicate de l’humain.

2. Dans la conjoncture actuelle, les liens conjugaux et familiaux sont mis à l’épreuve de bien des manières. L’affirmation de soi d’une culture qui exalte un individualisme narcissique, une conception de la liberté débarrassée de la  responsabilité à l’égard de l’autre, la croissance de l’indifférence envers le bien commun, l’imposition d’idéologies qui agressent directement le projet familial, tout comme la croissance de la pauvreté qui menace l’avenir de tant de familles, sont autant de raisons de crises pour la famille contemporaine. Il y a aussi les questions ouvertes du développement des nouvelles technologies qui rendent possibles des pratiques parfois en conflit avec la véritable dignité de la vie humaine. La complexité de ces nouveaux horizons recommande un lien plus étroit entre l’Institut Jean-Paul II et l’Académie pontificale pour la vie. Je vous exhorte à fréquenter courageusement ces implications nouvelles et délicates avec toute la rigueur nécessaire, sans tomber « dans la tentation de les vernir, de les parfumer, de les ajuster un peu et de les domestiquer » (Lettre au Grand Chancelier de l’Université pontificale catholique argentine, 3 mars 2015).

L’incertitude et la confusion qui touchent les attaches fondamentales de la personne et de la vie déstabilisent tous les liens, familiaux et sociaux, faisant prévaloir toujours plus le « je » sur le « nous », l’individu sur la société. C’est un effet qui contredit le dessein de Dieu, qui a confié le monde et l’histoire à l’alliance de l’homme et de la femme (Gn 1,28-31). Cette alliance, par sa nature même, implique coopération et respect, dévouement généreux et responsabilité partagée, capacité de reconnaître la différence comme une richesse et une promesse, non comme un motif d’attrait et de domination.

La reconnaissance de la dignité de l’homme et de la femme comporte une juste valorisation de leur rapport mutuel. Comment pouvons-nous connaître à fond l’humanité concrète dont nous sommes faits sans l’apprendre à travers cette différence ? Et cela se produit quand l’homme et la femme se parlent et s’interrogent, s’aiment et agissent ensemble, avec un respect réciproque et bienveillance. Il est impossible de nier l’apport de la culture moderne à la redécouverte de la dignité de la différence sexuelle. C’est pourquoi il est très déconcertant de constater que cette culture, maintenant, apparaît comme bloquée par une tendance à effacer la différence au lieu de résoudre les problèmes qui la mortifient ;

La famille est le sein irremplaçable de l’initiation à l’alliance de l’homme et de la femme dans la création. Ce lien, soutenu par la grâce de Dieu créateur et sauveur, est destiné à se réaliser dans les nombreuses formes de leur rapport, qui se reflètent dans les différents liens communautaires et sociaux. La profonde corrélation entre les figures familiales et les formes sociales de cette alliance, dans la religion et dans l’éthique, dans le travail, dans l’économie et dans la politique, dans le soin de la vie et dans le rapport entre les générations, est désormais une évidence mondiale. En effet, quand les choses vont bien entre l’homme et la femme, le monde et l’histoire aussi vont bien. Dans le cas contraire, le monde devient inhospitalier et l’histoire s’arrête.

3. Le témoignage de l’humanité et de la beauté de l’expérience chrétienne de la famille devra donc nous inspirer encore plus à fond. L’Église dispense l’amour de Dieu pour la famille en vue de sa mission d’amour pour toutes les familles du monde. L’Église, qui se reconnaît comme un peuple familial, voit dans la famille l’image de l’alliance de Dieu avec la famille humaine tout entière. Et l’apôtre affirme que c’est un grand mystère, en référence au Christ et à l’Église (cf. Ép 5,32). La charité de l’Église nous engage donc à développer, sur le plan doctrinal et pastoral, notre capacité à lire et interpréter, pour notre temps, la vérité et la beauté du dessein créateur de Dieu. L’irradiation de ce projet divin, dans la complexité de la condition actuelle, requiert une intelligence d’amour particulière. Ainsi qu’un fort engagement évangélique animé d’une grande compassion et miséricorde pour la vulnérabilité et la faillibilité de l’amour entre les êtres humains.

Il est nécessaire de s’appliquer avec un plus grand enthousiasme au rachat – je dirais presque à la réhabilitation – de cette extraordinaire « invention » de la création divine. Ce rachat doit être pris au sérieux, dans le sens doctrinal comme dans le sens pratique, pastoral et du témoignage. Les dynamiques du rapport entre Dieu, l’homme et la femme, et leurs enfants, sont la clé en or pour comprendre le monde et l’histoire, avec tout ce qu’ils contiennent. Et enfin, pour comprendre quelque chose de profond qui se trouve dans l’amour même de Dieu. Réussissons-nous à penser comme cela « en grand » ? Sommes-nous convaincus de la puissance de vie que porte ce projet de Dieu dans l’amour du monde ? Savons-nous arracher les nouvelles générations à la résignation et les reconquérir à l’audace de ce projet ?

Nous sommes bien sûr bien conscients du fait que ce trésor aussi, nous le portons « dans des vases d’argile » (cf. 2 Cor 4,7). La grâce existe, comme aussi le péché. Apprenons donc à ne pas nous résigner à l’échec humain, mais soutenons le rachat du dessein créateur à tout prix. Il est juste, en effet, de reconnaître que parfois « nous avons présenté un idéal théologique du mariage trop abstrait, presqu’artificiellement construit, loin de la situation concrète et des possibilités effectives des familles réelles. Cette idéalisation excessive, surtout quand nous n’avons pas éveillé la confiance en la grâce, n’a pas rendu le mariage plus désirable et attractif, bien au contraire ! » (Exhort. ap. Amoris laetitia, 36). La justice de Dieu resplendit dans la fidélité à sa promesse. Et cette splendeur, comme nous l’avons appris de la révélation de Jésus, est sa miséricorde (cf. Rm 9,21-23).

4. Le double rendez-vous synodal des évêques du monde, cum Petro e sub Petro, a manifesté d’un commun accord la nécessité d’élargir la compréhension et le souci de l’Église pour ce mystère de l’amour humain où l’amour de Dieu pour tous se trace un chemin. L’exhortation apostolique Amoris laetitia garde précieusement cet élargissement et sollicite tout le peuple de Dieu afin de rendre plus visible et efficace la dimension familiale de l’Église. Les familles qui composent le peuple de Dieu et édifient le Corps du Seigneur par leur amour sont appelées à être plus conscientes du don de grâce qu’elles portent elles-mêmes et à devenir fières de pouvoir le mettre à disposition de tous les pauvres et les abandonnés qui désespèrent de pouvoir le trouver ou le retrouver. Le thème pastoral d’aujourd’hui n’est pas seulement celui de l’ « éloignement » de beaucoup par rapport à l’idéal et à la pratique de la vérité chrétienne du mariage et de la famille ; plus décisif encore devient le thème de la « proximité » de l’Église : proximité des nouvelles générations d’époux, pour que la bénédiction de leur lien les convainque toujours plus et les accompagne, et proximité des situations de faiblesse humaine pour que la grâce puisse les racheter, les réanimer et les guérir. Le lien indissoluble de l’Église avec ses enfants est le signe le plus transparent de l’amour fidèle et miséricordieux de Dieu.

5. Le nouvel horizon de cet engagement voit certainement convoqué, d’une manière tout à fait particulière, votre institut qui est appelé à soutenir l’ouverture nécessaire de l’intelligence de la foi au service de la sollicitude pastorale du Successeur de Pierre. La fécondité de cette tâche d’approfondissement et d’étude, en faveur de toute l’Église, est confiée à l’élan de votre esprit et de votre cœur. N’oublions pas que « même les bons théologiens, comme de bons pasteurs, ont l’odeur du peuple et de la route et, par leur réflexion, versent l’huile et le vin sur les blessures des hommes » (3 mars 2015). Théologie et pastorale vont ensemble.

Une doctrine théologique qui ne se laisse pas orienter et modeler par la finalité évangélisatrice et par le soin pastoral de l’Église est aussi impensable qu’une pastorale de l’Église qui ne sait pas garder précieusement la révélation et sa tradition en vue d’une meilleure intelligence et transmission de la foi.

 

Cette tâche demande d’être enracinée dans la joie de la foi et dans l’humilité d’un service joyeux rendu à l’Église. De l’Église telle qu’elle est, non d’une Eglise pensée à notre image et à notre ressemblance. L’Église vivante dans laquelle nous vivons, l’Église belle à laquelle nous appartenons, l’Église de l’unique Seigneur et de l’unique Esprit auquel nous nous remettons comme des « serviteurs inutiles » (Lc 17,10), qui offrent leurs dons les meilleurs. L’Eglise que nous aimons afin que tous puissent l’aimer. L’Eglise où nous nous sentons aimés au-delà de nos mérites et pour laquelle nous sommes prêts à faire des sacrifices, dans une joie parfaite. Que Dieu nous accompagne sur ce chemin de communion que nous ferons ensemble. Et qu’il bénisse dès maintenant la générosité avec laquelle vous vous apprêtez à semer dans le sillon qui vous est confié.