Articles #NLQ #Tribunes et entretiens

Deux minutes pour vous #74 – Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine – « Que faut-il penser de la richesse de l’Église ? »

Nous vous avions annoncé le lancement d’une série de vidéos régulières où le père Michel-Marie Zanotti-Sorkine répond à vos questions sous un format très court :

Que faut-il penser de la richesse de l’Église ?

Version Audio seule

C’est avec beaucoup de bonheur que le Père Michel-Marie répond désormais à vos questions les plus concrètes. C’est toujours une vraie joie de l’entendre traiter, à sa façon et dans sa lumière, les sujets les plus divers. Bonne écoute ! N’oubliez pas de faire suivre à tous vos amis ces petites vidéos qui peuvent faire tant de bien… et de prier pour le Père Michel-Marie dont le ministère est très prenant.

A la une #Dans le Monde #NLH #NLQ

Que fait l’Eglise catholique de ses richesses ? Réponse en chiffres

Certes, l’Église brasse des sommes absolument faramineuses. Mais elle les utilise pour soutenir plus d’œuvres sociales dans le monde entier que toute autre institution.

« L’Église catholique est riche et n’a pas besoin d’argent ». Une opinion que l’on retrouve sur Internet, mais fréquemment aussi dans des conversations mondaines, voire dans les milieux professionnels, avec ce sujet qui revient inévitablement sur le tapis : les « richesses de l’Église ». Les commentaires sur la question relèvent souvent de la simple ignorance. Qu’en est-il vraiment ? Prenons, par exemple, le cas de la Banque du Vatican, « la plus puissante de la planète », a-t-on entendu dire plus d’une fois. C’est pourtant faux : il s’agit de l’ICBC, la Banque industrielle et commerciale de Chine, suivie par la Wells Fargo, des États-Unis.

En vérité, d’après la liste publiée par la plateforme Economipedia, l’Institut pour les œuvres de religion (IOR), surnommé  la Banque du Vatican, ne figurerait même pas parmi les soixante premières banques du monde, selon sa capitalisation boursière. Elle est en effet chargée d’administrer et de conserver les biens et fonds donnés à l’Institut exclusivement à des fins caritatives. La revue Fortune a publié, en 2014, un article pour expliquer que, si l’Église catholique avait été une entreprise, elle ne compterait même pas parmi les cinq cent plus grandes du monde.

Une liste publiée par l’agence Fides à la fin de 2007 donne une petite idée de ce que fait l’Église catholique de ses « richesses » à travers le monde.

Afrique

Sur ce continent, l’Église catholique gère :

12 496 écoles maternelles
33 263 écoles primaires
9 838 écoles secondaires

1 074 hôpitaux
5 373 dispensaires
186 léproseries
753 maisons de retraite pour personnes âgées, malades chroniques, handicapés

979 orphelinats
1 997 jardins d’enfants
1 590  dispensaires de consultations matrimoniales
2 947 centres d’éducation ou de rééducation
1 279 instituts divers

Amérique

Sur ce continent, l’Église catholique gère :

15 788 écoles maternelles
22 562 écoles primaires

11 053 écoles secondaires
1 669 hôpitaux
5 663 dispensaires
38 léproseries
3 839 maisons de retraite pour personnes âgées, malades chroniques, handicapés

2 463 orphelinats
3 715 jardins d’enfants
4 827 dispensaires de consultations matrimoniales
13 652 centres d’éducation ou de rééducation
4 239 instituts divers

Asie

Sur ce continent, l’Église catholique gère :

13 683 écoles maternelles
15 698 écoles primaires
9 298 écoles secondaires
1 102 hôpitaux

3 532 dispensaires
293 léproseries
2 095 maisons de retraite pour personnes âgées, malades chroniques, handicapés

3 367 orphelinats
3 211 jardins d’enfants
969 dispensaires de consultations matrimoniales
5 379 centres d’éducation ou de rééducation.
1 870 instituts divers

Europe

Sur ce continent, l’Église catholique gère :

23 602 écoles maternelles
17 222 écoles primaires
10 338 écoles secondaires

1 363 hôpitaux
2 947 dispensaires
3 léproseries
8 271 maisons de retraite pour personnes âgées, malades chroniques, handicapés

2 480 orphelinats
2 524 jardins d’enfants
5 919 dispensaires de consultations matrimoniales
10 576 centres d’éducation ou de rééducation.
2 761 instituts divers

Océanie

Sur ce continent, l’Église catholique gère :

1 695 écoles maternelles
2 949 écoles primaires
683 écoles secondaires

170 hôpitaux
573 dispensaires
1 léproserie
490 maisons de retraite pour personnes âgées, malades chroniques, handicapés, handicapés

87 orphelinats
108 jardins d’enfants
294 dispensaires de consultations matrimoniales
592 centres d’éducation ou de rééducation.
207 instituts divers

Source : aleteia

NLQ #Tribunes et entretiens

Prédication du père Michel-Marie Zanotti-Sorkine du 22 juin 2018 – Sur l’argent et l’avidité

Suite à l’interview du père Michel-Marie sur la chaîne québécoise TVA dans l’émission La Victoire de l’Amour, le célèbre prédicateur, écrivain, auteur-compositeur et chanteur revient régulièrement pour commenter l’évangile du jour.

Ici  Mt VI, 19-23

Version audio seule.

NLQ #Récollections/Retraites

WE jeunes au Grand-Fougeray : Dieu et l’argent

18-19 mars 2017 – Pour les jeunes de 17 à 35 ans

Du samedi 17h30, au dimanche 16h30

 

Programme du week-end :

Samedi :
17h30 : Accueil – installation
18h00 : Chapelet et vêpres
19h : Repas
20h30 : Enseignement : “le dieu Argent”
21h30 : Adoration et possibilité de confessions

Dimanche :
7h30 : Laudes
petit déjeuner
8h30 : Enseignement : “Richesse et pauvreté chrétienne”
9h30 : temps de prière personnelle
10h00 : Messe dominicale
11h30 : Actualité de l’Eglise
12h : Repas
14h : Procession à Notre Dame des Neiges
14h45 : Temps « En famille… » : Témoignages / Défi missionnaire / Réponse aux questions
16h15 : Bénédiction du Saint Sacrement

Renseignements complémentaires et inscriptions : en ligne

A la une #NLQ #Rome

L’entreprise doit promouvoir la communion – Le capitalisme connaît la philanthropie, pas la communion. Pape François

Le Pape François a salué ce samedi matin les participants à un colloque d’entrepreneurs sur le thème “Économie de communion”, organisé par le mouvement des Focolari. Ce rassemblement réunit à Castel Gandolfo, du 1er au 5 février, plus d’un millier de personnes venues de 49 pays. En les recevant en salle Paul VI, le Pape a renouvelé son appel pour une humanisation des entreprises, avec une attention renforcée pour les pauvres et les jeunes, rapporte Radio Vatcan

Un thème cher au pape François qui rappelle dans son discours s’y être sincèrement intéressé depuis longtemps. Évoquant l’historique de cette démarche, partie du Brésil, le Saint-Père a souhaité placer l’entrepreneur comme acteur de communion.

Par votre vie, vous montrez que l’économie et la communion deviennent plus belles quand elles sont jointes. L’économie est certainement plus belle, mais plus belle aussi la communion, parce que la communion spirituelle des cœurs est encore plus pleine quand elle devient communion des biens, des talents et des profits.

Aussi, pour “aller plus loin”, le pape a-t-il souhaité rappeler trois choses.

La place et le rôle de l’agent : “Le meilleur moyen et le plus concret pour ne pas faire de l’argent une idole est de le partager, le partager”

Il est très important qu’au centre de l’économie de communion il y ait la communion de vos bénéfices. L’économie de communion c’est aussi la communion des profits, expression de la communion de la vie. J’ai souvent parlé de l’argent en tant qu’idole. La Bible nous le dit de diverses manières. Ce n’est pas par hasard que la première action publique de Jésus, dans l’Évangile de Jean, concerne les marchands chassés du temple (Cf. 2, 13-21). On ne peut pas comprendre le Royaume nouveau apporté par Jésus si l’on ne se libère pas des idoles, dont une des plus importantes est l’argent. Par conséquent, comment être des marchands que Jésus ne chasse pas ? L’argent est important, surtout s’il n’y en a pas et que de lui dépend la nourriture, l’école, l’avenir des enfants. Mais il devient une idole quand il devient la fin. L’avarice volontaire devient un vice capital, c’est un péché d’idolâtrie parce que l’accumulation de l’argent pour lui même devient la finalité de l’action.

La pauvreté : “l’économie de communion ne doit pas seulement soigner les victimes, mais construire un système où les victimes soient toujours en diminution, ou si possible elles n’existent plus.”

On ne le dira jamais assez, le capitalisme continue à produire les « mis à l’écart » qu’ensuite il voudrait soigner. Le principal problème éthique de ce capitalisme est la création des mis à l’écart pour ensuite chercher à les cacher ou les soigner pour qu’on ne les voit plus. Une grande forme de pauvreté de la civilisation est de ne plus réussir à voir ses pauvres, qui sont d’abord écartés et ensuite cachés.

Les avions polluent l’atmosphère, mais avec une petite partie de l’argent du billet, ils planteront des arbres pour compenser une partie des dommages provoqués.

Le futur : “Le capitalisme connaît la philanthropie, pas la communion. C’est simple de donner une partie des profits, sans embrasser et toucher les personnes qui reçoivent ces « miettes ».”

En revanche, même seulement cinq pains et deux poissons peuvent rassasier les foules s’ils sont le partage de toute notre vie. Dans la logique de l’Évangile, si on ne donne pas tout, on ne donne jamais assez.

Lire l’intégralité du discours

A la une #NLQ #Tribunes et entretiens

“Être milliardaire, c’est immoral” !

“Être milliardaire c’est immoral”, s’exclame Jean-Luc Mélenchon qui sans être immoral voyage en première classe aux frais de la princesse Europe. Telle est donc la dernière sortie du tribun de la gauche. Outre le raccourci oratoire, procédé de stigmatisation classique sur le thème du méchant riche, que met Jean-Luc Mélenchon derrière ces mots ?

Milliardaire, sans doute sommes-nous d’accord qu’il s’agit d’un monsieur qui a beaucoup d’argent pour lui, des milliards à ne plus savoir que faire. Mais peut-être ce milliardaire utilise-t-il sa fortune pour faire du bien, pour créer des emplois, car pour investir, il faut quelques deniers, pour peser de tout ce poids d’or sur le court des événements et cela peut être fort utile parfois.

Du point de vue du milliardaire, tout dépend de l’usage de sa fortune et de son degré d’altruisme responsable ou d’avarice phobique.

Mais que veut souligner le tribun provocateur ? La distance entre riches et pauvres, la rupture entre deux mondes ? Veut-il donner des visages à la lutte des classes ?

Plus profondément qu’entend-il par immoral ? Pour lui comme pour tout le monde immoral signifie “ce n’est pas bien”. Remarquez qu’on parle volontiers encore d’immoralité, alors qu’on entoure de tabou la morale. Pourtant, est immoral ce qui est contraire à la morale. De sorte qu’on dénonce ce qu’on estime mal, sans dire ce qu’on présente comme bien.

Car quelle est la morale de Monsieur Mélenchon, bafouée par les milliardaires ? On fait de la morale un ensemble de permis et d’interdit en oubliant que la morale n’est pas une fin en soi. La morale est comme un chemin de lumières qui balise la route vers le bien. Aussi, la première chose à faire en morale, c’est de définir ce que nous estimons être le bien à atteindre. La morale sera alors le chemin vers ce bien et l’immoralité le chemin qui éloigne de ce bien.

Alors quel est le bien du tribun des gauches ? Rien moins que la philosophie marxiste. Ainsi, dire qu’être milliardaire est immoral, ne s’entend pas du tout de la même façon dans la bouche des marxistes que des chrétiens, puisqu’ils n’ont pas la même définition du bien.

Même si  des décennies durant un certain catholicisme de gauche estimait que nous pouvions faire le sacro-saint “petit bout de chemin ensemble”, les routes du christianisme et du marxisme se séparent très vite et à dire vrai ne font jamais que se croiser sur des carrefours très étroits et presque par hasard. Le milliardaire pour le marxiste Mélenchon est immoral en ce qu’il nie le nivellement social et humain que suppose la pensée de Marx. En effet, il faut une seule tête, une standardisation de l’être humain qui nie le caractère unique de chacun.

Pourtant, c’est bien sur la fibre chrétienne et humaniste que joue, comme tout marxiste, Jean-Luc Mélanchon. Car c’est en faisant pleurer sur les pauvres subissant l’inégalité des riches qu’il entend imposer indirectement sa vision marxiste de la société. Il le fait qui plus est dans les règles de l’art marxiste, à savoir la lutte des classes en opposant riches et pauvres. Or rien n’est plus éloigné du christianisme qu’une société construite sur la division. Cette dernière, nom propre du diable dont c’est la traduction, est en revanche l’arme préférée de ses sbires.

Marxistes et chrétiens ne prennent pas la route sur le même point de départ. Être milliardaire, en soi, n’est pas peccamineux pour le chrétien. Ce qui l’est c’est le rapport qu’il entretient avec son argent et l’usage qu’il en fait.

Si pour Monsieur Mélenchon, les milliardaires sont des entraves au nivellement marxiste, pour le chrétien, la question se situe sur un autre registre. Le Christ ne condamne pas les riches, il dit que c’est plus difficile pour eux que pour un pauvre d’entrer dans le royaume. Cela dit, nous pouvons ne pas avoir un centime et être très riches de nous-mêmes. L’orgueil est une “richesse” dont il est bien plus difficile de se défaire.