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Prédication du père Michel-Marie Zanotti-Sorkine du 19 juillet 2019 – “Une seule loi doit dominer notre vie, celle de l’amour !”

Suite à l’interview du père Michel-Marie sur la chaîne québécoise TVA dans l’émission La Victoire de l’Amour, le célèbre prédicateur, écrivain, auteur-compositeur et chanteur revient régulièrement pour commenter l’évangile du jour.

Ici saint Matthieu XII, 1-8

Version audio seule.

Conférences/Formations #NLQ

Conférence de Thierry Magnin sur le transhumanisme à Savigneux (42) le 23 février 2018

Que restera-t-il de l’humain lorsqu’il sera sous la domination des robots et des puces informatiques ? Cela doit-il susciter nos craintes ?

Conférence de Thierry Magnin , prêtre , physicien , et auteur de l’ ouvrage

“Penser l’humain au temps de l’homme augmenté”

Vendredi 23 février à 20h à Savigneux, salle à droite de l’église. Entrée libre .

Une initiative des paroisses Ste-Claire-en-Forez, Ste-Thérèse-des-Montagnes-du-Soir et de la pastorale de la santé. Renseignements : 04 77 96 12 90

NLQ #Points non négociables PNN

Rapport Delvaux – L’Europe franchit un pas transhumaniste de plus en votant la personnalité juridique des robots

Le Parlement Européen a adopté hier le rapport Delvaux, par 313 voix contre 285 et 20 abstentions[1]. Les eurodéputés ont donc voté « pour la création d’un statut de ‘personnalité juridique’ pour les robots et l’augmentation de l’Homme ». Seule la mention du Revenu universel de base « comme solution proposée pour pallier la perte d’emploi liée à la robotique » a été rejetée ; une « maigre consolation » estime Europe for Family.

Adopter un cadre juridique européen à la robotique est nécessaire, jugent les défenseurs comme les détracteurs de ce texte. Mais la définition de ce cadre donné par le Rapport Delvaux « fait entrer le Parlement dans la fiction transhumaniste des machines pouvant égaler l’Homme, voire le surpasser », dénonce Europe for Family. Il s’agit d’un « bouleversement de civilisation, celui de l’Homme augmenté, de la puissance des industries robotiques et des GAFA[2] pour le développement des technologies nano-, bio-, informatiques et cognitives (NBIC) ». Donner une personnalité juridique aux robots autonomes « signifie donner à la catégorie de robots capables de décision autonomes des droits et des obligations ». Ainsi toute personne, fabricant, utilisateur, concepteur ou propriétaire du robot, est exonéré de sa responsabilité. C’est « l’instauration de la confusion entre humain et machine, entre le vivant et l’inerte, entre l’humain et l’inhumain ».

Le rejet du Revenu universel de base est toutefois salué, car « la dignité de l’homme passe notamment par le travail : nul ne peut lui retirer ce droit ».

Note Gènéthique :

[1] Parmi les députés français, les groupes politiques Verts (EELV), Libéraux Démocrates (UDI, Modem), et Nations et Libertés(FN) ont voté contre. Les Socialistes (SetD) et quasiment tous les Chrétiens Démocrates (PPE) ont voté pour.

[2] Google, Apple, Facebook, Amazon.

 

Source Généthique.org

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Le revenu universel résultera des progrès scientifiques

Je ne partage pas le point de vue de Claude Goudron  sur le revenu universel.

Ce dernier résultera des progrès scientifiques et technologiques, dont l’énergie nucléaire quasiment illimitée (inexploitée), la robotique, le numérique, les progrès au niveau de l’agriculture et de l’élevage intensifs.

On produira toujours plus et toujours plus diversifié avec de moins en moins de personnes.

Mais il faudra toujours plus d’instruction, de formation tout au long de sa vie et de mobilité. On pourra souvent travailler chez soi, en réseau par exemple, tant pour la commercialisation que pour la recherche ou parfois la médecine.

On assistera donc à la réduction progressive du salariat industriel.

D’autres activités se développeront avec les autoentrepreneurs, l’artisanat, le fait main, le bio…

Alors pourquoi le revenu universel (RU) ? Il aura un multiple rôle.

Il permettra de faire les transitions d’un emploi à un autre ; il complétera les faibles émoluments ; et il pourra servir de revenu de base.

Il réhabilitera aussi la famille, avec la possibilité pour l’un des conjoints de s’occuper de l’éducation des enfants.

Son financement, même à 1 000 euros, ne pose aucun problème avec la flat tax (impôt à taux unique). Il ne faut évidemment pas l’ajouter aux 700 milliards de dépenses sociales ou publiques. Il devra, au contraire, se substituer à une très grande partie d’entre elles.

Il convient d’abord de procéder au regroupement de toutes les aides : bourses, allocations diverses, RSA… ( trop nombreuses pour être citées) et aux subventions données aux associations, aux syndicats, aux médias.

Ces derniers devront se contenter des cotisations, de la publicité ou des abonnements.

Le RU passe par une première étape, le programme de François Fillon qui, non seulement doit être appliqué nonobstant les oppositions, mais durci quant aux purges à réaliser.

Le socialisme bureaucratique appartient à un passé révolu, celui de l’ancienne URSS.

Le libéralisme fleurit partout dans le monde. Mais il doit avoir un visage humain et devenir social-libéral.

Aujourd’hui, le pouvoir des fonctionnaires est au-dessus du pouvoir politique ou démocratique, car ils sont nommés à vie, même lorsqu’ils changent de poste.

Les élus ne cessent de défiler (droite, gauche, centre…) et de s’agenouiller devant leurs syndicats et la rue manipulée par eux.

Trop d’État finit par tuer l’État. Le RU, c’est évidemment donner une plus grande responsabilité aux individus.

C’est le contraire de l’assistanat collectiviste permanent qui les conditionne de la naissance à la mort.

Chacun pourra organiser sa vie plus librement.

Le RU participera à la croissance fondée sur les commandes et la consommation. L’impôt sur le revenu et la TVA, seront plus rentables. Et cela dans le cadre des exigences monétaires qui reposent sur la conception financière de Milton Friedman et pas du tout dans le cadre du keynésianisme des opposants.

 

En conclusion, un double bénéfice résultera ainsi du revenu universel : il sera économique et humain. Le travail pour le travail est une idéologie, alors que l’économie est une science.

François Schoenfelder

Source

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Droit des robots – Un rapport idéologique sur une question légitime

Si l’encadrement juridique des robots mérite d’être étudié, le rapport législatif Delvaux qui traite la question au niveau européen manque sa cible.

Le projet de rapport de Mady Delvaux[1] a fait peu de bruit. Il pourrait cependant aboutir prochainement à une directive du Parlement Européen, contraignante pour les états membres, sur un sujet conséquent : le droit des robots. Le vote en Commission, fixé au 12 janvier, doit précéder le débat en séance plénière, lui-même prévu mi-février. Une prise de conscience s’impose, car ce texte apporte des réponses inadéquates et mal étudiées à de vraies questions.

Le droit des robots, une question légitime

Les robots désignent une réalité multiple et évolutive : automates industriels et chirurgicaux, robots d’assistance aux soins, robots de service ou « compagnons », exosquelettes, drones, prothèses robotisées, voiture autonome… Il s’agit bien d’un nouveau champ d’investigation pour le juriste, éloigné de celui de la science-fiction ; Il n’est pas neutre de mettre auprès d’une personne un robot capable d’interagir avec elle, de l’assister, de la surveiller, de la toucher. L’intégration de ce nouvel objet dans la société civile pose question, tant en terme de sécurité qu’en terme de responsabilité.

En quoi ce rapport est-il si alarmant ?

La question dont s’est emparée Mady Delvaux est capitale et pertinente, mais la réponse que propose son rapport semble financière, fiscale et idéologique ; elle fait fi du débat anthropologique et philosophique. Ce texte veut donner aux robots  « intelligents » ou « autonomes » une personnalité juridique, les autoriser à remplacer les personnels de soins, médicaux ou de police, les rémunérer pour services rendus et constituer un fonds de compensation. Ce dernier serait destiné à réparer les dommages matériels et corporels que les robots peuvent causer, pour exonérer concepteur, propriétaire et utilisateur de leur responsabilité. Il défend par ailleurs l’absence d’incidence financière, tout en prônant la création d’une agence européenne pour la robotique et l’intelligence artificielle, et l’augmentation des aides de recherche et développement de l’Union européenne en robotique.

La lecture de ce rapport laisse penser que les auteurs ont voulu s’emparer d’un sujet parce que la réalité de la science a rattrapé la fiction, mais sans disposer des compétences techniques nécessaires pour l’appréhender. Les références fréquentes à la science-fiction, plus abondantes que les données scientifiques, décrédibilisent le propos. Il n’est fait aucune mention des normes internationales ISO[2] qui traitent pourtant de la robotique depuis de nombreuses années. En outre, le rapport reste flou quant à la définition du mot « robot », de son « intelligence » ou encore de son « autonomie ». Nul ne sait à partir de quand l’intelligence devient « autonome »…

Une personnalité juridique pour les robots ?

Créer une personnalité juridique[3] pour le robot, c’est faire de lui une « personne électronique », lui donner des droits et des devoirs, lui permettre d’agir en justice, tant comme plaignant que comme accusé. Les auteurs du rapport raisonnent comme si la responsabilité des robots autonomes les plus sophistiqués et les plus intelligents, considérés comme indépendants de l’humain, ne relevait que d’eux-mêmes. Or la responsabilité est une obligation juridique qui est propre à l’homme, sous sa forme physique ou morale. Attribuer une responsabilité à un robot, créer un régime d’assurance propre implique une sorte de personnalisation, une humanisation du robot, qui déresponsabilise l’humain qui le fabrique ou l’utilise. En outre, autoriser le remplacement des personnels de soins par les robots, sans rien proposer pour le contrer, entérine cette déshumanisation. L’expérience est risquée, elle atténue toujours plus la distinction entre l’homme et la machine dans une vision transhumaniste qui relève de l’idéologie.

Mettre en place un cadre juridique pour les robots est urgent, mais il ne peut s’exonérer d’un débat bioéthique. S’interroger sur la personnalité juridique des robots met en jeu la définition de ce qui est humain et de ce qui ne l’est pas. Or la technologie doit demeurer au service de l’homme parce que les robots restent des objets fabriqués par l’homme. Le rapport législatif Delvaux fait l’objet de 386 amendements, qui seront portés au vote le 12 janvier : les députés européens sauront-ils protéger la dignité première de l’homme et sa liberté ?

Note Gènéthique :

Ce dossier est particulièrement suivi par Europe for Family[4], dont l’équipe est présente à Bruxelles. Pour plus d’informations et pour agir, vous pouvez les contacter directement à contact@europeforfamily.eu.

 Source généthique.org

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Photo : Pixabay/DR

[1] Rapport Delvaux – Règles de droit civil sur la robotique – 2015/2103 (INL)

[2] ISO 8373-2012

[3] Le droit actuel distingue deux types de personnalités juridiques : les personnes physiques et les personnes morales. A ce titre, elles sont sujets de droit, c’est-à-dire qu’elles ont des droits et des obligations.

[4] Europe For Family promeut la famille Père-Mère-Enfant et les droits de l’enfant auprès des institutions européennes et, à ce titre, défend l’être humain face aux machines.