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Le cardinal Müller défend le texte de Benoît XVI

Le cardinal Müller, préfet émérite de la Congrégation pour al doctrine de la foi, défend le texte de Benoît XVI sur les abus sexuels dans l’Église. Voici un extrait d’entretien publié sur le site Pro Liturgia :

Kath.net : Eminence, que pensez-vous du texte publié par le Pape émérite sur les abus sexuels dans l’Eglise ?

 

Cardinal Müller : C’est l’analyse la plus approfondie qui soit de la genèse de la crise de crédibilité de l’Eglise en matière de morale sexuelle, et plus intelligente que toutes les contributions que l’on a pu entendre lors du sommet de la Conférence des évêques prises ensemble. Il y a abus de l’autorité spirituelle lorsque des supérieurs justifient leur style autoritaire ou manipulateur par des raisons pseudo religieuses et le font passer pour la volonté divine. Mais les péchés contre le 6e commandement du Décalogue ont pour cause l’usage abusif de la sexualité masculine ou féminine que nous avons reçue de Dieu. Mélanger ces deux sortes de péchés dans le seul but de masquer de mauvaises pratiques sexuelles, est la marque d’un échec patent de l’autorité dans l’Eglise.

 

Nous ne sortirons pas de cette crise en usant de termes creux comme « cléricalisme », ou par la recherche d’une morale sexuelle guidée par le principe égoïste de plaisir, mais en nommant le mal par son nom. L’effondrement de la morale bourgeoise, déjà poreuse depuis longtemps, due à une « révolution sexuelle globale » (titre d’un livre de Gabriele Kuby), et l’essai infructueux de mettre au point une morale catholique déconnectée de la loi naturelle et de la révélation ont déjà conduit chez de nombreuses personnes à l’ébranlement de la conscience morale.

La responsabilité en revient également à ceux qui ont reçu du Christ la mission d’enseigner aux hommes tout ce que le Seigneur lui-même a enseigné aux Apôtres et par là à leurs successeurs dans le ministère épiscopal et sacerdotal.

 

Kath.net : A peine quelques heures après la parution du texte de Benoît XVI, les indéracinables antis-ratzingériens étalaient déjà leurs critiques dans les médias. Qu’en pensez-vous ?

 

Cardinal Müller : On ne peut pas parler ici de critiques, car le mot critique signifie distinguer entre des notions pointues dans le but de faciliter la compréhension de questions importantes. Mais, ces gens, non seulement ne sont pas croyants, mais en plus ne réfléchissent pas. Et avant tout, il leur manque la plus élémentaire des politesses. L’histoire se répète. Pensons à Saint Etienne qui avait été le témoin de la vérité du Christ : « Ceux qui écoutaient ce discours avaient le cœur exaspéré et grinçaient des dents contre Etienne. » (cf. Act 7, 54).

 

Ils parlent de renouveau et de réforme de l’Eglise, mais n’ont en tête que l’adaptation à leur propre état de décadence. Il est impensable que ceux qui possèdent ne serait-ce qu’une étincelle d’amour chrétien, se laissent entraîner par ce genre de pamphlet grossier. En effet, comment l’amour peut-il encore structurer la foi dans un contexte où la foi au Dieu de la Révélation en Jésus-Christ a été abandonnée ou bien lorsque ne subsistent que quelques éléments de cette foi pour tenter de justifier une vision du monde autoréférentielle.

 

Il est scandaleux de voir que des évêques catholiques financent, en détournant les fonds propres de l’Eglise, des organismes qui soutiennent ouvertement des positions incompatibles avec l’enseignement catholique sur la foi et la morale. Je sais, bien sûr, que les évêques concernés voient les choses autrement, parce qu’ils définissent selon leur bon plaisir ce qui est catholique et ce qui ne l’est pas. Leur vision du monde repose sur la distinction un peu primitive entre progressisme et conservatisme. Ce qui relève de la foi catholique telle qu’elle a été formulée jusqu’ici est ainsi qualifié de « conservatisme » et seule leur vision « progressiste » serait l’avenir de l’Eglise, comme dans ces autres contrées anciennement catholiques et dévastées par de semblables idéologies.

 

En conséquence, il s’agit pour eux de mettre hors-jeu, ou du moins de museler, ces catholiques catalogués « conservateurs » qui restent fidèles à la Sainte Ecriture, à la Tradition Apostolique et au Magistère. Et dans ce but, tous les moyens sont bons, jusqu’à la calomnie et le déshonneur. Car est permis tout ce qui sert son intérêt propre qui est, bien sûr, identifié au bien commun. C’est de cette façon qu’a été traité aussi mon « Manifeste pour la foi » : comme un ensemble de demi-vérités, un choix d’idées subjectives, éloignées de la Sainte Ecriture, des propos sortis de leur contexte… comme si la Trinité, l’Incarnation, la sainteté de l’Eglise, la divine Liturgie, l’unité de la foi et de la morale, le jugement dernier et la vie éternelle, n’étaient pas, dans la « hiérarchie des vérités » (d’après le Décret sur l’œcuménisme du Concile Vatican II au n°11), le « fondement de la foi ».

 

L’infâme refus de Dieu qui s’expose ainsi est à son comble lorsqu’on se sert du crime et du péché mortel constitués par l’abus sexuel de jeunes mineurs pour couvrir la bénédiction des actes homosexuels entre adultes, pour ridiculiser le célibat des prêtres et les vœux des religieux et banaliser les péchés contre l’indissolubilité du mariage.

 

Source : site Pro Liturgia

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Peuples du monde fait peau neuve

Elle existe depuis cinquante ans : la revue Peuples du monde fait aujourd’hui peau neuve. Dirigée par une nouvelle équipe, elle est dédiée à la vie missionnaire de l’Église dans le sens le plus large. La mission dans le monde, mais aussi en France ; en effet, de ce pays sont issues des initiatives non seulement vers le monde, mais aussi à destination des français. Et qui dit mission parle aussi de Rome, du centre de la chrétienté. À ce titre, les rubriques ont été remaniées et le nombre d’articles simplifié.

Au nombre de quatre (“Rome”, “missions en France”, “peuples et pays”, mais aussi “culture”), les rubriques permettent au lecteur de suivre ce qui relève ou non de l’actualité ecclésiale. Il peut ainsi approfondir certains sujets ou se familiariser aux récents témoignages de la foi. Quelques idées de lecture ou de visites de musée lui sont même suggérées.

Un “programme” clairement placé sous le sceau de la foi, comme l’écrit son rédacteur en chef, Julien Serey, dans l’éditorial du numéro 483 :

Oui, l’institution est bousculée. Mais je dois me convertir, essayer d’être cohérent entre ma vie et ma foi. Soyons courageux et soyons des témoins de Jésus dans notre vie de tous les jours. Peuples du Monde sera le journal de ces témoignages-là, des vies ordinaires au service du Christ, de la rencontre de l’autre. Nous voulons relayer la lumière d’une vie dont l’Évangile est un exemple, dont le message est une vie vécue.

InfoCatho présente tous ses vœux de succès à la nouvelle équipe !

Peuples du monde : revue trimestrielle fondée en 1967. Prix de vente au numéro : 6,5 € ; abonnement annuel : 25 € ; abonnement e soutien : 35 €.  Rédaction- administration : 34, rue Édouard Delafontaine – 60 000 Beauvais – abonnement.peuplesdumonde@gmail.com.

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L’ambassade de France auprès du Saint-Siège a un nouveau titulaire

Par décret daté du 10 avril 2019, Élisabeth Beton-Delègue a été nommée ambassadrice extraordinaire et plénipotentiaire de la République française auprès du Saint-Siège. Ce choix n’a pas fait d’objection de la part du Saint-Siège. Après une vacance qui a duré plus de neuf mois, il y a enfin un titulaire à l’ambassade de Rome près du Saint-Siège.

Élisabeth Beton-Delègue succèdera donc à Philippe Zeller. Ce dernier avait pris sa retraite en juillet 2018.

Vatican News décrit la biographie de l’intéressée. Énarque, elle présente un long parcours dans la diplomatie française :

Élisabeth Beton-Delègue, 64 ans, entame une carrière diplomatique dès sa sortie de l’École nationale d’administration en 1982. Elle est d’abord nommée et titularisée secrétaire des Affaires étrangères, puis part pour trois années en poste à Bagdad, la capitale irakienne. Ses affectations la mèneront ensuite à Addis-Abeba (Éthiopie), à Ankara (Turquie), puis à Antananarivo (Madagascar). En 2004-2005, elle est conseillère au sein du cabinet du ministre des Affaires étrangères Michel Barnier. Puis viennent les années où Élisabeth Beton-Delègue occupe la fonction d’ambassadrice : d’abord à Santiago du Chili, de 2005 à 2008, puis à Mexico, de 2012 à 2014, et enfin à Haïti, de 2015 à 2018. De 2008 à 2012, elle est directrice des Amériques et des Caraïbes au ministère des Affaires étrangères. Cette catholique est donc familière du continent d’origine de l’actuel Souverain Pontife.

Élisabeth Beton-Delègue est la première femme à être nommée à ce poste en France. À cet égard, des pays comme les Étas-Unis et le Panama sont représentés par une femme.

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Vers une nouvelle Constitution apostolique pour organiser la Curie romaine

Le Conseil des cardinaux réuni autour du Pape François du lundi 8 au mercredi 10 avril, planche sur les contours de la nouvelle Constitution apostolique organisant la Curie romaine, et encore à l’étude de canonistes.

Praedicate evangelium (« Prêchez l’Évangile »), tel est le nom provisoire de la prochaine Constitution apostolique, décidé lors de la précédente session de travaux du Conseil des cardinaux, du 18 au 20 février dernier. Le texte sera soumis à relecture de plusieurs institutions catholiques, à commencer par les conférences épiscopales nationales, le synode des Églises orientales, les différents dicastères de la Curie, les conférences des Supérieurs et Supérieures générales, mais aussi par quelques universités pontificales.

Une Constitution publiée dans l’année
Cette nouvelle Constitution va être caractérisée par la synodalité, l’empreinte du Souverain pontife argentin. Elle doit être publiée et promulguée dans le courant de l’année 2019, indiquait le directeur par intérim de la Salle de presse du Saint-Siège, Alessandro Gisotti, lors du dernier Conseil des cardinaux en février.

« Praedicate Evangelium » a vocation à remplacer la Constitution apostolique « Pastor Bonus » promulguée par saint Jean-Paul II en 1988. Elle est également de type administratif, puisqu’elle vise à régir le fonctionnement de la Curie.

Le fonctionnement du Conseil des cardinaux
Le Pape François a instauré ces rendez-vous de travail réguliers avec des cardinaux dès la première année de son pontificat, le 3 octobre 2013. Le Conseil est aujourd’hui composé de six cardinaux : le cardinal Maradiaga, archevêque de Tegucigalpa au Honduras et coordinateur du Conseil, le cardinal Bertello, président du Gouvernorat de l’État de la Cité du Vatican, le cardinal Gracias, archevêque de Bombay en Inde, le cardinal Marx, archevêque de Munich et Freising, le cardinal O’Malley, archevêque de Boston aux Etats-Unis, et enfin le Secrétaire d’État du Saint-Siège, le cardinal Parolin.

Deux évêques italiens prennent aussi part à ces réunions de gouvernance au titre de secrétaires : Mgr Marcello Semeraro, évêque d’Albano (diocèse suburbicaire de Rome), et Mgr Marco Mellino, évêque de Cresima.

 

Source VaticanNews

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États-Unis – Mgr Wilton Gregory nommé archevêque de Washington

Comme l’avait envisagé InfoCatho, Mgr Wilton Gregory, archevêque d’Atlanta, a été nommé sur le siège de Washington. Il succède ainsi au cardinal Donald Wuerl, lequel avait été vivement mis en cause dans les récentes affaires d’abus sexuels qui ont secoué l’Église américaine. Le jeudi 4 avril 2019, le pape François a donc nommé Mgr Wilton Gregory, âgé de 71 ans, archevêque métropolite de de Washington.

Mgr Wilton Gregory est né en 1947. Il a été ordonné prêtre en 1973. Il a même été le président de la conférence épiscopale des États-Unis (USCCB) entre 2001 et 2004. Il est archevêque d’Atlanta depuis 2004. Dans son parcours, on peut noter la mise en place d’une charte de la protection de l’enfance qui constitue à ce titre un document de référence dans la lutte contre les abus sexuels dans l’Église. Il est également le premier afro-américain à être nommé à la tête de ce grand diocèse des États-Unis. C’est aussi un spécialiste des questions liturgiques.

Son ancien séminaire a publié un tweet rappelant son passage au cours duquel il fut diplômé :

Sa nomination est un signe important, aussi bien dans un diocèse que dans une Église tous deux agités par des scandales. L’ancien cardinal McCarrick, aujourd’hui réduit à l’état laïc, avait même été à la tête de ce diocèse. Mgr Wilton Gregory entrera en fonction le vendredi 17 mai 2019.

Source : Vatican News

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Chine – Mgr Vincent Guo Xijin interdit de concélébration le jeudi saint

Il avait accepté de devenir l’auxiliaire de Mgr Vincent Zhan Silu, évêque officiel de Mindong. Mgr Vincent Guo Xijin n’est cependant pas reconnu par les autorités chinoises. En effet, il a été sommé de rejoindre l’Association patriotique, l’organe du pouvoir qui contrôle l’Église catholique. En raison de cette absence d’affiliation, il lui a été interdit de concélébrer la messe du jeudi saint avec Mgr Zhan Silu. Tant qu’il n’acceptera pas cette inscription, son ministère est même considéré comme illégal par les autorités. Malgré l’accord entre Rome et Pékin, la situation des catholiques de Chine continue à rester délicate.

En décembre 2018, Rome a avait en effet arrangé la situation entre Mgr Zhan Silu et Mgr Guo Xijin. Sous les auspices de Mgr Celli, diplomate du Vatican, une démarche avait été entreprise au nom du pape pour que Mgr Guo Xijin devienne l’auxiliaire de Mgr Zhan Silu. Mgr Guo Xijin avait accepté cette initiative.

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Le pape défend sa stratégie à l’égard de la pédophilie dans l’Eglise

Pédophilie dans l’Église : Le pape François défend sa stratégie

Le souverain pontife a répondu aux critiques qui lui reprochent l’absence de concret à l’issu du sommet sur la pédophilie.

CAPTURE D’ÉCRAN LA SEXTA
Le pape François est revenu sur les reproches de ceux qui regrettent qu’il n’y ait pas eu plus d’annonces concrètes au terme du sommet sur la pédophilie organisé au Vatican en février.
ÉGLISE CATHOLIQUE – Le pape François a espéré avoir lancé un processus d’“assainissement” de l’Église catholique, tout en reconnaissant s’être abstenu de sanctionner pour l’exemple des prêtres coupables d’abus sexuels, dans une interview diffusée dimanche 31 mars.

Dans un entretien avec la chaîne de télévision espagnole La Sexta, le souverain pontife a dit comprendre que beaucoup aient été déçus du manque de résultats concrets du sommet sur la pédophilie qui s’est tenu en février dernier au Vatican.

“Si j’avais pendu 100 curés sur la place Saint-Pierre (on aurait dit) comme c’est bien, voilà du concret. (…) J’aurais occupé le terrain, mais ce qui m’intéresse, ce n’est pas d’occuper le terrain, c’est de lancer des processus d’assainissement et cela prend du temps”.

Au terme du sommet destiné à responsabiliser les évêques de la planète, le Pape a promis “une lutte à tous les niveaux” contre les abus sexuels sur mineurs qui ne devront plus jamais être dissimulés. Mais de nombreux porte-parole des victimes ont exprimé leur frustration, lui reprochant de ne pas avoir abordé directement le problème.
La lutte contre les abus sur mineurs

Interrogé sur la question des abus sexuels sur mineurs, le Pape a expliqué que partout où les abus sont couverts, ces drames se diffusent, mais qu’une fois qu’entre en jeu « la culture de la transparence », les choses ne se diffusent plus. Il a toutefois précisé que l’objectif de ce sommet était d’ouvrir des processus, et que ceci demande du temps.

Cette interview a aussi abordé la question de la discrimination vis-à-vis des femmes. Le Pape François a déclaré qu’il est nécessaire de promouvoir les femmes dans l’Église et donc de les écouter, au-delà de la seule question des répartitions de postes et de fonctions. Il souligne aussi que la traite des femmes est un phénomène énorme. Certaines filles migrantes sont amenées en Europe avec ce piège. « L’esclavage des filles est un esclavage de terreur », a-t-il dénoncé.

 

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Il y a un juge à Rome

En ces temps de grisaille intellectuelle et morale aggravés par toutes sortes de désordres ainsi que des manifestations étranges de justice, il est heureux de constater, mais personnellement je n’en doutais pas, qu’il y a toujours un juge à Rome, en la personne de Notre Saint Père François. Puisse cette réalité éclairer les consciences, comme la célèbre réplique d’un humble meunier prussien, « il y a des juges à Berlin », éclaira le roi Frederic II qui convoitait son moulin. Le despote se montra véritablement éclairé en laissant son bien à son sujet.

Je doute que certains catholiques de France imitent cette sagesse. Et pourtant le juge de Rome s’est exprimé, à l’inverse de ceux de Berlin qui ne furent jamais saisis de l’affaire du moulin de « Sans Soucis ». C’est qu’en réalité le litige lui-même ne les intéresse que modérément. Certes ils auraient aimé que le Pape acceptât la démission du Cardinal Barbarin. La clameur médiatique de la bien pensance en cours l’y engageait. Et ce mot est bien faible pour résumer les propos de ceux qui voulaient faire la leçon au Saint Père. Certains journalistes n’ont pas été de reste. Ils n’avaient pas ménagé leur peine pour se payer un Cardinal, pourquoi pas un Pape, puisque le but réel poursuivi dans toutes ces affaires de pédophilie est la ruine de l’Eglise catholique traditionnelle.

Et là, qu’on me comprenne bien. Je ne nie absolument pas qu’il y ait eu des fautes extrêmement graves commises par des membres du clergé, soit d’une manière active, soit par manque de vigilance de la part de responsables ecclésiastiques. Il appartient à la justice civile d’en faire la preuve au regard des lois existantes en France. La justice de l’Eglise passera après, elle a son temps, il n’y a pas de prescription pour le droit canonique. La France est encore, grâce à Dieu, un État de droit. En stricte matière de droit pénal, l’interprétation du code qui a permis la condamnation du Cardinal Philippe Barbarin est pour le moins étrange. Elle a d’ailleurs provoqué deux appels qui doivent être respectés. C’est certainement pour aller dans ce sens que le Pape a refusé une démission dont l’acceptation aurait préjugé de l’appel. Le Saint Père n’a donc pas opéré une volte-face.  Il n’a nullement contredit toute son action contre les dérives inadmissibles vis à vis des mineurs, commises par certains prêtres. Il poursuivait d’ailleurs l’œuvre de son prédécesseur Benoît XVI.

Ce qui est en fait plus grave, c’est que la position de la chaîne en question faisait suite à celle d’un autre média, le journal La Croix, qui, en date du 20 mars, titrait en première page « La décision surprise du pape ». Monsieur Guillaume Goubert, patron de La Croix, qui signe l’éditorial est un homme prudent et cultivé. Il connaît son monde et les intérêts bien compris de sa publication. Celle-ci a beau avoir débarrassé sa une du lourd crucifix rayonnant des origines de sa parution, le 16 juin 1883, elle s’appelle tout de même « La Croix », et entre encore dans presque tous les presbytères et maisons diocésaines, sans compter celles de nombreux paroissiens abonnés qui pensent contribuer à la diffusion du catholicisme, sans pour autant forcément lire le journal dans son entier et dans ses détails. Aussi l’auteur de l’éditorial avance-t-il sur le chemin de la vérité avec une humilité de caractère ecclésiastique très professionnelle, de contagion sans doute, un peu comme s’il mettait en pratique ce conseil du rabbin ukrainien du XVIIIe siècle qu’il citait lors de sa prise de fonction en 2015 : « Ne demande jamais ton chemin à quelqu’un qui le connaît. Car tu pourrais ne pas t’égarer »[i]. Je ne sais pas à qui monsieur Goubert a demandé son chemin… mais je salue au passage la référence rabbinique qui consacre l’heureuse rupture du journal avec l’antisémitisme de ses origines. Voilà qui doit réjouir l’âme du colonel Dreyfus. Si La Croix ne se proclame plus comme avant le « journal le plus anti-juif de France » (La Croix, 30 août 1890), ne publie plus de fulminations contre la « youtrerie universelle » qu’il s’agit de mettre à bas en « [boutant] hors de France les Juifs, ces parasites dangereux » et en « [détruisant] par tous les moyens leur influence politique, commerciale et financière » (La Croix, 21 juillet 1898), il en a gardé malheureusement les méthodes et le fonds idéologique. En l’occurrence, il s’agit toujours de souscrire à la forme de progressisme que prescrit l’air du temps et de l’introduire dans ce que l’on présentera comme la foi catholique : en 1898, c’était le dévoilement du « péril juif », hier et aujourd’hui la promotion des vœux pieux humanitaro-socialistes les plus stériles, façon « ne laissons pas mourir la terre »[ii], et demain la « réforme » de l’Eglise dont La Croix semble disposer des plans en vue de sa « réparation » (La Croix, 28 mars 2018)[iii], avec pourquoi pas « l’égalité de genre » jusque dans le sacerdoce ?

Ce journal a gardé aussi le penchant mercantile de ses origines, sachant écrire ce que son « cœur de cible » catholique veut lire, tout en flattant le monde pour « ratisser » le lectorat au plus large, dans le but bien compréhensif d’augmenter les adhésions. Rappelons qu’en 1884, quand on ne dédaignait pas encore la religion populaire, La Croix misa sur la valeur très sûre que constituait Saint Antoine de Padoue. Aussi organisa-t-elle à sa manière l’œuvre du « Pain de Saint Antoine », récoltant les dons des fidèles pour les prières adressées à ce saint, publiant les demandes et les remerciements, et répartissant les sommes reçues, ce que certains catholiques dénoncèrent, tel Léon Bloy dans « Je m’accuse ». Sans oublier le providentialisme systématique d’un des célèbres fondateurs, le père Emmanuel Bailly, qui ne craignit pas d’écrire que la mort accidentelle de deux cents enfants anglais constituait une double bénédiction : deux cents innocents allaient droit au ciel et devenaient un signe de retour à la vraie foi pour un pays égaré (La Croix, 21 juin 1883).

Les problèmes des mœurs du clergé catholique ont aujourd’hui remplacé le « péril juif » et le Pain de Saint Antoine. La tradition de La Croix impose de viser large, depuis le Comité de la Jupe jusqu’aux porteurs de soutanes, si ces derniers ont la pieuse idée de s’abonner au journal. Aussi notre éditorialiste après avoir souligné son titre provocateur par une citation abusivement tronquée de Monseigneur Georges Pontier, dont il ne retient que deux mots sortis de leur contexte, « étonné » et « inédite », ce qui semble aller dans le sens de la « décision surprise », va tout de même essayer de justifier « un peu » le Pape. Il consent à écrire que le Cardinal Barbarin n’est pas aussi responsable que d’autres, que le Saint Siège respecte la procédure d’appel. Voilà pour satisfaire les soutanes et ce qui peut tourner autour.

Mais il faut maintenant satisfaire le Comité de la Jupe, véritable résurrection d’un mélange subtil de comité de salut public et de tribunal révolutionnaire, dans lequel l’âme de Fouquier-Tinville aurait été insufflée dans de juvéniles Théroigne de Méricourt, non encore fessées, puisqu’elles ne veulent rien moins que décanoniser Saint Jean Paul II. Alors tombe la sentence sur le Saint Père : « la décision du pape, si elle est fondée humainement et juridiquement, a cependant un lourd inconvénient, celui de donner l’image d’une Église qui se tient à distance du trouble ressenti dans l’opinion mais aussi par de nombreux fidèles »[iv].

J’abandonne volontiers, pour l’instant à monsieur Goubert ce qu’il appelle l’opinion. Elle est travaillée, et le mot est faible, par des médias qui haïssent l’Eglise catholique et se délectent des fautes graves commises ces temps-ci par certains de ses membres. Ils y prennent tant de plaisir, qu’ils répètent à longueur d’émissions les mêmes faits, au point que pendant certains jours on aurait pu croire que le diocèse de Lyon était un repère de pédophiles camouflés par leur hiérarchie, alors même que le Cardinal Barbarin depuis son arrivée à la tête du diocèse a été un modèle de rectitude sur cette question des mœurs, n’hésitant pas à prendre des décisions et des sanctions exemplaires, dans des situations particulièrement graves.

Mais je ne resterai pas muet sur ce qui est appelé « le trouble des fidèles » : il s’agit moins d’une réaction légitime face aux abus que d’une remise en cause de cette vérité fondamentale selon laquelle, l’Eglise de Jésus Christ« subsiste » dans l’Eglise Catholique[v]. Ayant le bonheur de me trouver toujours en activité et auprès de toutes les sortes de fidèles qui fréquentent à des rythmes aussi divers que variés notre Église catholique, je puis affirmer que le trouble en question n’est fort heureusement pas aussi répandu qu’on veut nous le faire croire !

Cela dit ce « trouble des fidèles » est sensible, c’est vrai, chez une minorité, pratiquante hélas, mais qui, triplement hélas lit des journaux comme La Croix et consorts… qui savent très bien entretenir ce trouble. Madame Isabelle de Gaulmyn, rédactrice en chef adjointe de La Croix, forte de sa proximité avec les victimes du prêtre accusé dans l’affaire en question, a agi comme un témoin à charge contre le Cardinal – et c’est peu dire. Elle a plus que contribué au trouble de certains fidèles, honorant ainsi une certaine ligne de conduite en la matière, elle qui exhortait par exemple à « respecter » le vote irlandais permettant l’avortement, osant explicitement donner la préférence à une vie déjà là, celle de la mère, sur ce qu’elle appelle « une vie en devenir », celle de l’enfant à naître. Rappelons ici quelques vérités chrétiennes : le fœtus est une vie humaine, le supprimer est un acte homicide, aider à le faire rend complice. Ceux qui s’en rendent coupables, comme ceux qui par leur propos diminuent la gravité d’un tel acte, doivent savoir qu’ils sont excommuniés. Ils ne peuvent donc plus participer à l’Eucharistie et sont privés des honneurs des funérailles chrétiennes, sauf repentir. Ils sont donc très mal placés pour donner des leçons de morale catholique. Madame de Gaulmyn devrait y réfléchir. Mais je ne pense pas que son but premier soit d’ordre moral.

Ce but est ecclésiologique. Il faut descendre le prêtre de son piédestal et le désacraliser. Je résume là un programme que l’on retrouve dans plusieurs déclarations et offensives médiatiques faisant suite à ces affaires de mœurs[vi]. Ainsi le prêtre redeviendra un humain « normal », il pourra se marier et être du sexe féminin, et, qui sait, transsexuel ! Voilà qui réjouirait celles à qui les deux pieds dans le bénitier ne suffisent pas et qui souhaitent tâter du Saint Chrême dans les paumes de leurs mains. Certes le Comité de la Jupe ne présente pas officiellement la demande de l’ordination des femmes, pas plus que sa chapelle annexe « La conférence des baptisés-e-s de France ». Mais quand on en vient à organiser un « conclave » de femmes comme en mars 2013, au moment même où se réunissait le conclave qui allait élire le successeur de Benoît XVI, à multiplier les déclarations selon lesquelles l’Eglise serait misogyne en ne donnant pas aux femmes la place qui leur est due, on est en droit de se poser des questions. A cause de tels groupes, des catholiques « périphériques » ou de « parvis » sautent carrément le pas, et réclament le mariage des prêtres ainsi que l’ordination des femmes comme signe de normalisation de l’Eglise, c’est-à-dire de configuration à l’esprit du monde.

Or il s’agirait là ni plus ni moins que d’une remise en cause radicale de la mission sacerdotale de l’Eglise et de l’anthropologie chrétienne instituée par le Christ lui-même. Comme, entre autres, le montre bien le prologue de l’Evangile selon Saint Jean, le Verbe de Dieu, en se faisant chair, a dressé sa tente parmi nous. Il est le Nouveau Temple, indestructible, rebâti en trois jours. Pendant sa construction terrestre, c’est à dire pendant tout son ministère jusqu’à la croix, comme dans la suite de sa mystérieuse reconstruction après Pâques, il a maintenu ses différents parvis : la place privilégiée de sa Mère et celle des saintes femmes, celle de Pierre et des autres apôtres, celle des disciples. Voilà l’accomplissement dans l’Eglise de l’anthropologie israélite incarnée dans le Temple de Jérusalem, anthropologie de l’Alliance qui distingue au sein de la nature humaine les femmes des hommes, et qui distingue spécialement d’eux les prêtres et le grand prêtre, ces derniers étant issus des seuls hommes et placés à part dans le sacerdoce. Chacun disposait de son parvis, de son sanctuaire exclusif. Jamais les hommes et les femmes ne mettaient le pied chez les prêtres ! Et encore moins dans le Saint des Saints, réservé au seul grand prêtre ! Voilà pourquoi, seuls les Apôtres, dans la communion avec Pierre, des hommes exclusivement, et leurs successeurs conformés comme eux au nouveau grand prêtre qu’est le Christ assument désormais son sacerdoce. Ils peuvent s’adjoindre des collaborateurs. Ceux-ci n’auront jamais la possibilité d’être leurs égaux, pas plus que les prêtres d’Israël ne pouvaient entrer dans le Saint des Saints. Ils n’ont d’ailleurs pas le pouvoir d’assurer leur succession. L’évêque demeure donc le seul prêtre à part entière dans son diocèse. Il y représente le Christ, qui était un vrai homme placé à part dans le sacerdoce messianique ; son lien avec lui est d’ordre conjugal, il en porte l’anneau et ne peut donc qu’être célibataire. Changer cela porterait atteinte au cœur même du mystère de l’Eglise et du projet de Dieu pour les hommes et les femmes.

Les partisans de ces mortelles innovations les savent impossibles dans la Tradition catholique, reçue de celle d’Israël. Ces nouveaux marcionites[vii]essaient en vain à se livrer au spiritisme conciliaire en invoquant les mânes de Vatican II, à défaut de ses textes. Aussi espèrent-ils la réunion d’un concile Vatican III, grâce aux troubles des consciences qu’ils vont tout faire pour augmenter. Et les médias ne manqueront pas pour préparer le terrain. On voit certains hurler partout que rien ne va plus, que le feu est mis à l’Église ! Mais ce sont eux qui le propagent par leurs écrits, leurs biais idéologiques, leurs informations déformées, exagérées et aussi démagogues. Et d’oser aller jusqu’à demander l’intervention du politique pour réformer l’Eglise et réprimer ses abus ! Une commission parlementaire pour rechercher les cas de pédophilie aujourd’hui, demain des élections dans des assemblées primaires paroissiales pour élire les curés et pourquoi pas les évêques ! La conférence épiscopale saisie de ces votes et délibérant en direct à la télévision – et avec les commentaires de madame de Gaulmyn ? En fait, on ne ferait que remettre au goût du jour la Constitution civile du clergé de 1790. Et qu’y aura-t-il après ? Le schisme et la déportation des prêtres récalcitrants ? Et le diable sait quoi d’autre…

Il est donc plus que temps de veiller à ce que certaines publications n’entrent plus par effraction dans les lieux où l’on veut vivre le catholicisme. Continuons donc à faire pénitence pour nos péchés et ceux de l’Eglise, en poursuivant au-delà du Carême quelques privations, comme le jeûne du papier journal qui trouble nos idées et dévaste nos forêts.

 

Abbé Michel Viot

source

[i]https://www.la-croix.com/Culture/Medias/Guillaume-Goubert-nouveau-directeur-de-La-Croix-2015-01-30-1274793

[ii]Référence au chant tragique « laisserons nous à notre table » qui fit (et fait toujours ?) tant pour transformer l’Eglise en ONG et en faire ainsi s’éloigner tant de fidèles…

R : Ne laissons pas mourir la terre, ne laissons pas mourir le feu.

Tendons nos mains vers la lumière, pour accueillir le don de Dieu (bis).

1 – Laisserons nous à notre table un peu de place à l’étranger ?

Trouvera-t-il quand il viendra un peu de pain et d’amitié ?

2 – Laisserons nous à nos paroles un peu de temps à l’étranger ?

Trouvera-t-il quand il viendra un cœur ouvert pour l’écouter ?

3 – Laisserons nous à notre fête un pas de danse à l’étranger ?

Trouvera-t-il quand il viendra des mains tendues pour l’inviter ?

4 – Laisserons nous à nos fontaines un peu d’eau vive à l’étranger ?

Trouvera-t-il quand il viendra des hommes libres et assoiffés ?

5 – Laisserons nous à nos églises un peu d’espace à l’étranger ?

Trouvera-t-il quand il viendra des cœurs de pauvres et d’affamés ?

[iii]https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/Reparons-lEglise-prenez-parole-2019-03-27-1201011768

[iv]https://www.la-croix.com/Debats/Editos/Deux-enjeux-2019-03-19-1201009953

[v]Lumen Gentium 8

« C’est là l’unique Église du Christ, dont nous professons dans le symbole l’unité, la sainteté, la catholicité et l’apostolicité, cette Église que notre Sauveur, après sa résurrection, remit à Pierre pour qu’il en soit le pasteur (Jn 21, 17), qu’il lui confia, à lui et aux autres Apôtres, pour la répandre et la diriger (cf. Mt 28, 18, etc.) et dont il a fait pour toujours la « colonne et le fondement de la vérité » (1 Tm 3, 15). Cette Église comme société constituée et organisée en ce monde, c’est dans l’Église catholique qu’elle subsiste, gouvernée par le successeur de Pierre et les évêques qui sont en communion avec lui, bien que des éléments nombreux de sanctification et de vérité se trouvent hors de sa sphère, éléments qui, appartenant proprement par le don de Dieu à l’Église du Christ, portent par eux-mêmes à l’unité catholique »

[vi]Voir par exemple cet éditorial du journal La Vie : http://www.lavie.fr/debats/edito/comme-si-de-rien-n-etait-26-03-2019-97181_429.php

… ou bien ce sondage financé par le journal Témoignage Chrétien, repris dans toute la presse : https://www.temoignagechretien.fr/eglise-catholique-une-crise-sans-precedent/

[vii]Marcionisme : doctrine hérétique par Marcion, exégète romain du 2ndqui rejetait tout de l’ancienne alliance en prétendant que son Dieu n’était pas celui de Jésus Christ

Articles #NLQ #Rome

Quand BFM TV se penche sur le geste du pape François à Lorette

Le geste du pape François lors de son déplacement au sanctuaire de Notre-Dame de Lorette (Italie) a interrogé bien au-delà du monde catholique. Même BFM TV publie une vidéo avec comme intitulé suivant : “Le Pape refuse que des fidèles embrassent sa bague, alors qu’il s’agit d’une tradition”. Le commentaire de la vidéo est encore plus interrogatif :

Comment expliquer ce geste de recul de la part du pape François ? Il était lundi au sanctuaire de Lorette, dans le nord de l’Italie. Quand des fidèles sont venus le saluer, ils ont cherché à baiser ses mains. Mais le pape les retirait à chaque fois pour empêcher les gens d’embrasser sa bague. Cet acte est pourtant un signe de dévotion. Embrasser “l’anneau du pêcheur” permet d’exprimer sa loyauté. Le baiser sur cette bague papale est même une vieille tradition. Interrogé, le Vatican n’a pas su expliquer pourquoi le pape François a refusé de s’y plier.

InfoCatho avait récemment abordé la visite du pape François dans ce sanctuaire italien.

Articles #NLQ #USA

États-Unis : le cardinal Wuerl bientôt remplacé par Mgr Wilton Gregory  ?

Mis en cause à la suite de l’affaire McCarrick, le cardinal Donald Wuerl est actuellement administrateur apostolique de l’archidiocèse de Washington DC, vacant depuis le 12 octobre 2018. En raison des récentes affaires de mœurs qui ont secoué l’Église américaine, l’archevêque démissionnaire de la capitale des États-Unis a même vu son nom retiré de certaines écoles catholiques des États-Unis. Sa proximité avec l’ancien cardinal McCarrick, aujourd’hui réduit à l’état laïc, est à l’origine de vives interrogations chez les catholiques d’outre-Atlantique. Dans ce climat relativement tendu, la nomination de Mgr Wilton Gregory, actuel archevêque d’Atlanta, serait envisagée sur le siège de Washington. Si c’était le cas, il deviendrait alors le sixième archevêque de Washington depuis la création de cet archidiocèse en 1947. Différentes sources iraient dans ce sens, même s’il n’y a aucune certitude sur cette nomination.

Source : Catholic News Agency