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Rencontre sur la protection des mineurs dans l’Église : le programme

La rencontre sur la protection des mineurs dans l’Église débutera ce jeudi 21 février 2019 à Rome.

Voici le programme :

JEUDI 21 FÉVRIER

09h00 – Prière d’ouverture et introduction du pape François
09h30 – “L’odeur des brebis”, par le cardinal Tagle
10h15 – “L’Eglise comme hôpital de campagne”, par Mgr Scicluna
16h00 – “L’Eglise dans une période de crise”, par le cardinal Gomez
20h30 – Edition spéciale

VENDREDI 22 FÉVRIER

09h00 – Prière d’ouverture
09h15 – “La collégialité : envoyés ensemble”, par le cardinal Gracias
10h00 – “La synodalité : responsable ensemble”, par le cardinal Cupich
16h00 – “Communion : travailler ensemble”, par Linda Ghisoni
20h30 – Edition spéciale

SAMEDI 23 FÉVRIER

09h00 – Prière d’ouverture
09h15 – “L’ouverture : envoyés dans le Monde”, par sœur Veronica Openibo
10h00 – “La transparence dans une communauté de croyants”, par le cardinal Marx
16h00 – “Communication : à toutes les personnes”, par Valentina Alazraki
17h30 – Liturgie pénitentielle
20h30 – Edition spéciale

DIMANCHE 24 FÉVRIER

09h30 – Messe et conclusion du pape François

Source KTO

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Mgr Borys Gudziak, évêque des gréco-catholiques ukrainiens de Paris nommé à Philadelphie

Il était jusque-là à la tête l’éparchie, de Saint Vladimir-le-Grand pour les fidèles ukrainiens de rite byzantin de France. Mgr Borys Gudziak vient d’être préconisé comme évêque de Philadelphie, aux États-Unis, par le synode de l’Église ukrainienne-catholique. La décision a été confirmée par le pape François ce lundi 18 février 2019. Il sera donc l’archevêque métropolitain des Ukrainiens catholiques des États-Unis.

Mgr Gudziak sera provisoirement remplacé à Paris par Mgr Hlib Lonchyna, évêque de l’éparchie de la Sainte-Famille à Londres.

Mgr Borys Gudziak est originaire de la ville de Syracuse située aux États-Unis. Il existe dans ce pays un nombre important d’éparchies catholiques orientales. Cette nomination correspond bien à un retour sur sa terre natale, même s’il a été ordonné prêtre à Lviv, en Ukraine.

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L’ancien cardinal McCarrick réduit à l’état laïc

La Congrégation pour la doctrine de la foi a rendu une décision définitive : Theodore Edgar McCarrick, archevêque émérite de Washington (Etats-Unis), qui avait été renvoyé du Sacré Collège en juillet dernier, vient cette fois-ci d’être réduit à l’état laïc. En effet, l’ancien cardinal, déclaré coupable de « sollicitation dans la confession », mais aussi de «  violation du 6ème commandement » avec enfants et adultes, est « renvoyé de l’état clérical ». La nouvelle est tombée le samedi 16 février 2019. Elle met fin à une polémique ouverte depuis le 28 juillet 2018 (voir la dépêche d’InfoCatho du 29 juillet 2018). La décision romaine n’est plus susceptible d’appel.

Le communiqué indique :

Le 11 janvier 2019, le Congrès de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi a émis le décret conclusif du procès pénal contre Theodore Edgar McCarrick, archevêque émérite de Washington, DC, par lequel l’accusé a été déclaré coupable du crimes suivants commis en tant que clerc : sollicitation dans la confession et violations du sixième Commandement du Décalogue avec des enfants et des adultes, avec la circonstance aggravante d’abus de pouvoir, par conséquent, la peine de renvoi de l’état clérical lui a été imposée.

Source Agence Zenith 

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Le pape François ne sera pas à Orléans en 2020 pour commémorer la canonisation de Jeanne d’Arc

Le pape François ne viendra par commémorer le centième anniversaire de la canonisation de Jeanne d’Arc à Orléans qui aura lieu en mai 2020.

En effet, les fêtes de Jeanne d’Arc prévues annuellement à Orléans seront l’occasion de célébrer cette canonisation. Le maire d’Orléans et président de la Métropole Olivier Carré et l’évêque d’Orléans Mgr Jacques Blaquart avait adressé au pape une invitation au mois de décembre dernier. Il semble que beaucoup de choses étaient prêtes pour recevoir le pape.

Le substitut de la Secrétairerie d’État, Mgr Pena Parra,  a communiqué la réponse du Vatican. Tout en indiquant que « le Saint Père forme des voeux pour que la fidélité des habitants de la ville à la mémoire de Sainte Jeanne d’Arc contribue à faire grandir une culture de la rencontre et à rassembler les talents et les compétences de chacun (…) pour une société plus juste et plus fraternelle, attentive aux petits et aux pauvres », Mgr Pena Parra a cependant souligné que le pape déclinait l’invitation. « Je regrette de vous annoncer qu’il (le Pape) ne peut pas y répondre positivement, eu égard aux perspectives envisagées ». Une occasion manquée qui entraînera peut-être certaines déceptions.

Source La nouvelle République.fr

 

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Manifeste pour la foi du cardinal Müller

Le cardinal Müller, ancien préfet pour la congrégation de la doctrine de la foi, a pris position face aux différentes déviations théologiques qui se manifestent dans l’Église. Son “Manifeste pour la foi” a été traduit par Jeanne Smits. Ce texte est une synthèse sur les points de la foi catholique, dont certains sont contestés.

Voici la traduction :

Manifeste pour la foi
« Que votre cœur ne soit pas bouleversé » (Jn 14, 1)

Face à la confusion qui se répand dans l’enseignement de la foi, de nombreux évêques, prêtres, religieux et fidèles laïcs de l’Eglise catholique m’ont demandé de rendre témoignage publiquement à la vérité de la Révélation. Les Pasteurs ont l’obligation de guider ceux qui leur sont confiés sur le chemin du Salut. Cela n’est possible que si cette voie est connue et qu’ils la suivent. A ce sujet, voici ce que l’Apôtre affirme : « Avant tout, je vous ai transmis ceci, que j’ai moi-même reçu » (1 Co 15, 3). Aujourd’hui, beaucoup de chrétiens ne sont même plus conscients des enseignements fondamentaux de la foi, de sorte qu’ils risquent toujours plus de s’écarter du chemin qui mène à la vie éternelle. Pourtant, la mission première de l’Eglise est de conduire les hommes à Jésus-Christ, la Lumière des nations (cf. Lumen Gentium, 1). Une telle situation pose la question de la direction qu’il faut suivre. Selon Jean-Paul II, le « Catéchisme de l’Église catholique » est une « norme sûre pour l’enseignement de la foi » (Fidei Depositum, IV). Il a été publié pour renforcer la fidélité de nos frères et sœurs chrétiens dont la foi est gravement remise en question par la « dictature du relativisme » .

1. Le Dieu unique et trinitaire, révélé en Jésus-Christ

La confession de la Très Sainte Trinité se situe au cœur de la foi de tous les chrétiens. Nous sommes devenus disciples de Jésus, enfants et amis de Dieu, par le baptême au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. La distinction entre les trois Personnes dans l’unité du même Dieu (254) établit une différence fondamentale entre le christianisme et les autres religions tant au niveau de la croyance en Dieu que de la compréhension de ce qu’est l’homme. Les esprits se divisent lorsqu’il s’agit de confesser Jésus le Christ. Il est vrai Dieu et vrai homme, conçu du Saint-Esprit et né de la Vierge Marie. Le Verbe fait chair, le Fils de Dieu, est le seul Rédempteur du monde (679) et le seul Médiateur entre Dieu et les hommes (846). Par conséquent, la première épître de saint Jean présente celui qui nie sa divinité comme l’Antichrist (1 Jn 2, 22), puisque Jésus-Christ, le Fils de Dieu, est de toute éternité un seul et même Etre avec Dieu, son Père (663). La rechute dans les anciennes hérésies, qui ne voyaient en Jésus-Christ qu’un homme bon, un frère et un ami, un prophète et un moraliste, doit être combattue avec une franche et claire détermination. Jésus-Christ est essentiellement le Verbe qui était avec Dieu et qui est Dieu, le Fils du Père, qui a pris notre nature humaine pour nous racheter, et qui viendra juger les vivants et les morts. C’est Lui seul que nous adorons comme l’unique et vrai Dieu dans l’unité du Père et de l’Esprit Saint (691).

2. L’Eglise

Jésus-Christ a fondé l’Église en tant que signe visible et instrument du Salut. Cette Eglise est réalisée dans l’Église catholique (816). Il a donné une constitution sacramentelle à son Église, qui est née « du côté du Christ endormi sur la croix » (766), et qui demeure jusqu’au plein achèvement du Royaume (765). Le Christ-Tête et les fidèles de l’Eglise en tant que membres du Corps, constituent le « Christ total » (795) ; c’est pourquoi l’Église est sainte, parce que le seul et unique Médiateur a constitué et soutient continuellement sa structure visible (771). Par l’Eglise, l’œuvre de la Rédemption du Christ est rendue présente dans le temps et dans l’espace dans la célébration des sacrements, en particulier dans le Sacrifice eucharistique, la Sainte Messe (1330). Par l’autorité du Christ, l’Église transmet la Révélation divine qui s’étend à tous les éléments qui composent sa doctrine, « y compris morale, sans lesquels les vérités salutaires de la foi ne peuvent être gardées, exposées ou observées » (2035).

3. L’ordre sacramentel

L’Église est le sacrement universel du Salut en Jésus-Christ (776). Elle ne brille pas par elle-même, mais elle reflète la lumière du Christ qui resplendit sur son visage. Cette réalité ne dépend ni de la majorité des opinions, ni de l’esprit du temps, mais uniquement de la vérité qui est révélée en Jésus-Christ et qui devient ainsi le point de référence, car le Christ a confié à l’Église catholique la plénitude de la grâce et de la vérité (819) : Lui-même est présent dans les sacrements de l’Église.
L’Église n’est pas une association créée par l’homme, dont la structure serait soumise à la volonté et au vote de ses membres. Elle est d’origine divine. « Le Christ est Lui-même la source du ministère dans l’Église. Il l’a instituée, lui a donné autorité et mission, orientation et finalité » (874). L’avertissement de l’Apôtre, selon lequel « soit anathème quiconque annonce un Evangile différent, y compris nous-mêmes ou un ange du ciel » (Ga 1,8), est toujours d’actualité. La médiation de la foi est indissociablement liée à la fiabilité de ses messagers qui, dans certains cas, ont abandonné ceux qui leur avaient été confiés, les ont déstabilisés et ont gravement abîmé leur foi. A ce propos, la Parole de la Sainte Ecriture s’adresse à ceux qui ne se conforment pas à la vérité et, ne suivant que leurs propres caprices, flattent les oreilles de ceux qui ne supportent plus l’enseignement de la saine doctrine (cf. 2 Tm 4, 3-4).

La tâche du Magistère de l’Église est de « protéger le peuple des déviations et des défaillances, et lui garantir la possibilité objective de professer sans erreur la foi authentique » (890). Cela est particulièrement vrai en ce qui concerne les sept sacrements. La Sainte Eucharistie est « la source et le sommet de toute la vie chrétienne » (1324). Le Sacrifice eucharistique, dans lequel le Christ nous unit à son Sacrifice accompli sur la Croix, vise à notre union la plus intime avec le Christ (1382). C’est pourquoi, au sujet de la réception de la sainte Communion, la Sainte Ecriture contient cette mise en garde : « Celui qui mange le pain ou boit à la coupe du Seigneur d’une manière indigne devra répondre du Corps et du Sang du Seigneur » (1 Co 11, 27). « Celui qui est conscient d’un péché grave doit recevoir le sacrement de la Réconciliation avant d’accéder à la communion » (1385). Il résulte clairement de la logique interne du Sacrement que les chrétiens divorcés et rémariés [add. 16 fev.] civilement, dont le mariage sacramentel existe devant Dieu, de même que les chrétiens qui ne sont pas pleinement unis à la foi catholique et à l’Église, comme tous ceux qui ne sont pas aptes à communier, ne reçoivent pas avec fruit la Sainte Eucharistie (1457) ; en effet, celle-ci ne leur procure pas le Salut. Affirmer cela fait partie des œuvres spirituelles de miséricorde.

L’aveu des péchés dans la sainte confession, au moins une fois par an, fait partie des commandements de l’Eglise (2042). Lorsque les croyants ne confessent plus leurs péchés et ne font plus l’expérience de l’absolution des péchés, alors la Rédemption tombe dans le vide, car Jésus-Christ s’est fait homme pour nous racheter de nos péchés. Le pouvoir de pardonner, que le Seigneur ressuscité a conféré aux apôtres et à leurs successeurs dans le ministère des évêques et des prêtres, s’applique autant aux péchés graves que véniels que nous commettons après le baptême. La pratique actuelle de la confession montre clairement que la conscience des fidèles n’est pas suffisamment formée. La miséricorde de Dieu nous est offerte afin qu’en obéissant à ses commandements, nous ne fassions qu’un avec sa sainte Volonté, et non pas pour nous dispenser de l’appel à nous repentir (1458).
« Le prêtre continue l’œuvre de la Rédemption sur la terre » (1589). L’ordination sacerdotale « lui confère un pouvoir sacré » (1592), qui est irremplaçable, parce que par elle Jésus-Christ devient sacramentellement présent dans son action salvifique. C’est pourquoi les prêtres choisissent volontairement le célibat comme « signe d’une vie nouvelle » (1579). En effet, il s’agit du don de soi-même au service du Christ et de son Royaume à venir. Pour conférer les trois degrés de ce sacrement, l’Eglise se sait « liée par le choix du Seigneur lui-même. C’est pourquoi l’ordination des femmes n’est pas possible » (1577). Ceux qui estiment qu’il s’agit d’une discrimination à l’égard des femmes ne font que montrer leur méconnaissance de ce sacrement, qui n’a pas pour objet un pouvoir terrestre, mais la représentation du Christ, l’Epoux de l’Eglise.

4. La loi morale

La foi et la vie sont inséparables, car la foi privée des œuvres accomplies dans le Seigneur est morte (1815). La loi morale est l’œuvre de la Sagesse divine et elle mène l’homme à la Béatitude promise (1950). Ainsi, « la connaissance de la loi morale divine et naturelle montre à l’homme la voie à suivre pour pratiquer le bien et atteindre sa fin » (1955). Pour obtenir le Salut, tous les hommes de bonne volonté sont tenus de l’observer. En effet, ceux qui meurent dans le péché mortel sans s’être repentis sont séparés de Dieu pour toujours (1033). Il en résulte, dans la vie des chrétiens, des conséquences pratiques, en particulier celles-ci qui, de nos jours, sont souvent occultées (cf. 2270-2283 ; 2350-2381). La loi morale n’est pas un fardeau, mais un élément essentiel de cette vérité qui nous rend libres (cf. Jn 8, 32), grâce à laquelle le chrétien marche sur le chemin qui le conduit au Salut ; c’est pourquoi, elle ne doit en aucun cas être relativisée.

5. La vie éternelle

Face à des évêques qui préfèrent la politique à la proclamation de l’Évangile en tant que maîtres de la foi, beaucoup se demandent aujourd’hui à quoi sert l’Eglise. Pour ne pas brouiller notre regard par des éléments que l’on peut qualifier de négligeables, il convient de rappeler ce qui constitue le caractère propre de l’Eglise. Chaque personne a une âme immortelle, qui, dans la mort, est séparée de son corps ; elle espère que son âme s’unira de nouveau à son corps lors de la résurrection des morts (366). Au moment de la mort, la décision de l’homme pour ou contre Dieu, est définitive. Immédiatement après sa mort, toute personne doit se présenter devant Dieu pour y être jugée (1021). Alors, soit une purification est nécessaire, soit l’homme entre directement dans le Béatitude du Ciel où il peut contempler Dieu face à face. Il y a aussi la terrible possibilité qu’un être humain s’obstine dans son refus de Dieu jusqu’au bout et, en refusant définitivement son Amour, « se damne immédiatement pour toujours » (1022). « Dieu nous a créés sans nous, Il n’a pas voulu nous sauver sans nous » (1847). L’existence du châtiment de l’enfer et de son éternité est une réalité terrible qui, selon le témoignage de la Sainte Ecriture, concerne tous ceux qui « meurent en état de péché mortel » (1035). Le chrétien préfère passer par la porte étroite, car « elle est grande, la porte, il est large, le chemin qui conduit à la perdition ; et ils sont nombreux, ceux qui s’y engagent » (Mt 7,13).

Garder le silence sur ces vérités et d’autres vérités de la foi, et enseigner avec cette disposition d’esprit, est la pire des impostures au sujet de laquelle le « Catéchisme » nous met en garde avec vigueur. Elle fait partie de l’épreuve finale de l’Église et conduit à une forme d’imposture religieuse de mensonge, « au prix de l’apostasie de la vérité » (675) ; c’est la duperie de l’Antichrist. « Il séduira avec toute la séduction du mal, ceux qui se perdent du fait qu’ils n’ont pas accueilli l’amour de la vérité, ce qui les aurait sauvés » (2 Th 2, 10).

Appel

En tant qu’ouvriers envoyés dans la vigne du Seigneur, nous tous avons la responsabilité de rappeler ces vérités fondamentales en adhérant fermement à ce que nous-mêmes avons reçu. Nous voulons encourager les hommes de notre temps à suivre le chemin de Jésus-Christ avec détermination afin qu’ils puissent obtenir la vie éternelle en obéissant à ses commandements (2075).

Demandons au Seigneur de nous faire connaître la grandeur du don de la foi catholique, qui nous ouvre la porte de la vie éternelle. « Car celui qui a honte de moi et de mes paroles dans cette génération adultère et pécheresse, le Fils de l’homme aussi aura honte de lui, quand il viendra dans la gloire de son Père avec les saints anges » (Mc 8,38). Par conséquent, nous nous engageons à renforcer la foi en confessant la vérité qui est Jésus-Christ Lui-même.

Nous, évêques et prêtres, nous sommes plus particulièrement interpellés par cet avertissement que saint Paul, l’Apôtre de Jésus-Christ, adresse à son collaborateur et successeur Timothée : « Devant Dieu, et devant le Christ Jésus qui va juger les vivants et les morts, je t’en conjure, au nom de sa Manifestation et de son Règne : proclame la Parole, interviens à temps et à contretemps, dénonce le mal, fais des reproches, encourage, toujours avec patience et souci d’instruire. Un temps viendra où les gens ne supporteront plus l’enseignement de la saine doctrine ; mais, au gré de leurs caprices, ils iront se chercher une foule de maîtres pour calmer leur démangeaison d’entendre du nouveau. Ils refuseront d’entendre la vérité pour se tourner vers des récits mythologiques. Mais toi, en toute chose garde la mesure, supporte la souffrance, fais ton travail d’évangélisateur, accomplis jusqu’au bout ton ministère » (2 Tm 4, 1-5).

Que Marie, la Mère de Dieu, implore pour nous la grâce de demeurer fidèles à la vérité de Jésus-Christ sans vaciller.

Unis dans la foi et la prière.

Gerhard Cardinal Müller

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La célébration de Saint Paul VI inscrite dans le Calendrier Romain Général avec mémoire facultative

La mémoire de Saint Paul VI vient d’être inscrite dans le Calendrier Romain Général par décret de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements du 25 janvier 2019.

Le décret de la congrégation romaine :

DECRET D’INSCRIPTION

DE LA CELEBRATION DE SAINT PAUL VI, PAPE,

DANS LE CALENDRIER ROMAIN GENERAL

Jésus Christ, qui est la plénitude de l’homme, qui vit et agit dans l’Eglise, invite tous les hommes à la rencontre transfigurante avec lui, qui est “le chemin, la vérité et la vie” (Jn 14, 6). Les saints ont parcouru ce chemin. Ainsi a fait Paul VI, sur l’exemple de l’Apôtre dont il a pris le nom, lorsque l’Esprit Saint l’a choisi comme Successeur de Pierre.

Paul VI (Giovanni Battista Montini) est né le 26 septembre 1897 à Concesio (Brescia), en Italie. Le 29 mai 1920 il a été ordonné prêtre. A partir de 1924, il prêta sa collaboration aux Souverains Pontifes Pie XI et Pie XII et, parallèlement, il exerça le ministère sacerdotal auprès des jeunes universitaires. Nommé Substitut de la Secrétairerie d’Etat, il s’est prodigué, pendant la Deuxième Guerre Mondiale, à trouver un abri pour des juifs persécutés et des réfugiés. Désigné par la suite Pro-Secrétaire d’Etat pour les Affaires Générales de l’Eglise, il a connu et rencontré, en raison de sa charge spécifique, beaucoup de promoteurs du mouvement œcuménique. Nommé Archevêque de Milan, il a eu soin de son diocèse avec zèle, de plusieurs façons. En 1958, il fut élevé à la dignité de Cardinal de la Sainte Eglise Romaine par Jean XXIII et, après la mort de celui-ci, il fut élu à la chaire de Pierre le 21 juin 1963. En poursuivant sans relâche l’œuvre commencée par ses prédécesseurs, il 4 porta à son achèvement, en particulier, le Concile Vatican II et il entama de nombreuses initiatives, signes de la vive sollicitude qu’il avait envers l’Eglise et le monde contemporain, parmi lesquelles il faut rappeler ses voyages comme pèlerin, entrepris à cause du service apostolique et qui ont servi d’une part à préparer l’unité des Chrétiens, et d’autre part à revendiquer l’importance des droits fondamentaux de l’homme. Il a exercé le magistère suprême en faveur de la paix, il a promu le progrès des peuples et l’inculturation de la foi, ainsi que la réforme liturgique, approuvant des rites et des prières conformes à la fois à la tradition et à l’adaptation aux temps nouveaux, et promulguant avec son autorité, pour le Rite Romain, le Calendrier, le Missel, la Liturgie des Heures, le Pontifical et presque tout le Rituel, dans le but de favoriser la participation active du peuple fidèle aux célébrations liturgiques. Egalement, il s’assura que les célébrations pontificales aient une forme plus simple. Le 6 août 1978, à Castel Gandolfo, il rendit son âme à Dieu et, selon ses dispositions, il fut inhumé de manière humble, comme il avait vécu.

Dieu, pasteur et guide de tous les fidèles, confie son Eglise, pèlerine dans le temps, à ceux qu’il a lui-même constitués vicaires de son Fils. Parmi ceux-ci resplendit saint Paul VI, qui a uni en sa personne la foi limpide de saint Pierre et le zèle missionnaire de saint Paul. La conscience qu’il avait d’être Pierre, apparaît bien si l’on se rappelle que le 10 juin 1969, alors qu’il était en visite au Conseil Œcuménique des Eglises à Genève, il se présenta en disant : « Mon nom est Pierre ». Mais la mission pour laquelle il savait avoir été élu découlait aussi du nom qu’il avait choisi. Comme Paul il a consacré sa vie à l’Evangile du Christ, en traversant de nouvelles frontières et en se faisant son témoin dans l’annonce et le dialogue, prophète d’une Eglise ouverte qui regarde ceux qui sont loin et qui prend soin des pauvres. L’Eglise, en effet, a été son amour constant, sa sollicitude primordiale, sa pensée fixe, le premier fil conducteur fondamental de son pontificat, parce qu’il voulait que l’Eglise ait une plus grande conscience d’elle-même pour étendre toujours davantage l’annonce de l’Evangile.

Ayant considéré la sainteté de vie de ce Souverain Pontife, attestée dans ses œuvres et dans ses paroles, en tenant compte de la grande incidence exercée par son ministère apostolique pour l’Eglise répandue sur toute la terre, le Saint Père François, accueillant les pétitions et les désirs du Peuple de Dieu, a disposé que la célébration de saint Paul VI, pape, soit inscrite dans le Calendrier Romain Général, le 29 mai, avec le degré de mémoire facultative.

Cette nouvelle mémoire devra être insérée dans tous les Calendriers et les Livres liturgiques pour la célébration de la Messe et de la Liturgie des Heures ; les textes liturgiques à adopter, en pièce jointe à ce décret, devront être traduits, approuvés et publiés par les Conférences Episcopales, après la confirmation de la part de ce Dicastère.

Nonobstant toute chose contraire.

De la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements, le 25 janvier 2019, fête de la Conversion de saint Paul, apôtre.

Robert Card. Sarah Préfet +

Arthur Roche Archevêque Secrétaire

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Crise au Venezuela : Maduro en appelle au pape François

« J’ai envoyé une lettre au pape François » : c’est ainsi que le Président contesté du Venezuela, Nicolas Maduro, a présenté son appel à l’intervention du pape François diffusé ce lundi 4 février sur la chaîne de télévision italienne SkyTG24. Cette demande a été confirmée dans la même journée par le cardinal Pietro Parolin, actuel secrétaire d’État du Saint-Siège. « Je lui dis que je suis au service de la cause du Christ (…) et dans cet esprit je lui demande son aide, dans un processus de facilitation et de renforcement du dialogue », a également affirmé Nicolas Maduro. Une possibilité de dénouement dans l’actuelle crise qui secoue le Venezuela ?

Source La Croix

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Suppression de la commission Ecclesia Dei

Annoncée depuis plusieurs jours – et même redoutée – la commission Ecclesia Dei a été supprimée par Motu proprio du 17 janvier 2019. Instituée en 1988, cette commission “gérait” tous les instituts de rite traditionnelle qui avaient fait le “choix” de Rome. En mars 2009, dans son Motu proprio Ecclesiae unitatem, le pape Benoît XVI l’avait rattachée à la Congrégation pour la doctrine de la foi. Cette fois-ci, la commission est absorbée au sein de cette dernière. Une suppression nette ? En fait, les compétences d’Ecclesia Dei seront exercées au sein de ce même dicastère par une section particulière. A priori, on ne peut guère prévoir de changement notable.

Beaucoup de choses ont été subodorées. On a même avancé une hostilité au rit traditionnel de la part du pape et des autorités romaines. En  fait, il semble que les choses soient plus complexes. On peut relever le fait que la commission Ecclesia Dei agissait, depuis plusieurs années, dans un terrain essentiellement doctrinal, en devenant l’organe de discussion avec la Fraternité Saint-Pie X, laquelle demandait sa suppression (Ecclesia Dei est associée au Motu proprio du même nom qui condamnait les sacres de Mgr Lefebvre de juin 1988). Par la force des choses, les instituts traditionnels ayant un statut romain ont acquis une certaine vitesse de croisière, nécessitant moins qu’auparavant l’intervention de la commission Ecclesia Dei.

Le pape François a lui-même avancé “quatre raisons principales” : «  le changement des circonstances qui avaient conduit le saint pape Jean-Paul II » à la mise en place de la commission, la « stabilité » des communautés célébrant le missel de 1962, le caractère « principalement » doctrinal des questions traitées par la Commission et le souhait émis par le pape qu’il soit pris davantage « conscience » des finalités doctrinales.

Enfin, c’est la Congrégation pour la doctrine de la foi qui a émis le 15 novembre 2017 une demande de suppression de cette commission, qui a ainsi reçu l’approbation du pape François le 24 novembre suivant. Cette requête a été approuvée lors d’une session plénière de ce dicastère.

Cependant, la section instituée au sein de la Congrégation pour la doctrine de la foi doit poursuivre « l’œuvre de vigilance, de promotion et de protection » qui avait été exercée jusqu’ici par la Commission Ecclesia Dei. Un changement dans la continuité ?

Source Zenith

 

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Le pape François se rendra en Roumanie

C’est annoncé : le pape François se rendra en Roumanie. Le souverain pontife effectuera une visite du 31 mai au 2 juin 2019. La visite avait été annoncée par les évêques catholiques de Roumanie en mai 2017 : elle a été confirmé par le Bureau de presse du Saint-Siège.

Le pape se rendra donc dans les villes de Bucarest, de Iaşi (elle se situe à la frontière avec la Moldavie) et de Blaj, qui est la ville où est l’archevêque majeur d’Alba Iulia qui est à la tête de l’Église grecque-catholique roumaine.  Contrairement à ce qui a été écrit sur la dépêche de Vatican News, l’archevêque majeur d’Alba Iulia n’est pas  «  le patriarche de l’église grecque catholique roumaine », puisque cette Église n’a pas de statut patriarcal ; telle reconnaissance aurait constitué un affront à l’Église orthodoxe de Roumanie et, qui plus est, canoniquement, on est soit archevêque majeur, soit patriarche. Enfin, le pape François se rendra également au sanctuaire marial de Şumuleu.

 

 

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Metz : nomination d’un évêque auxiliaire

Le mardi 8 janvier 2019, le pape François a nommé l’abbé Jean-Pierre Vuillemin évêque auxiliaire de Metz. Il sera ordonné évêque le 3 février 2019.

Voici le communiqué publié sur le site des évêques de France :

Le Pape François a nommé ce mardi 8 janvier, Mgr Jean-Pierre Vuillemin évêque auxiliaire du diocèse de Metz, en lui attribuant le siège titulaire épiscopal de Thérouanne, il était jusqu’à présent curé modérateur de la paroisse Saint-Goëry d’Épinal et curé doyen de la Communauté de paroisses d’Épinal.

Le diocèse de Metz étant un diocèse concordataire, le décret de nomination est signé par le Président de la République puis publié au Journal Officiel du mardi 8 janvier 2019.

Ordonné prêtre le 11 juin 1994, pour le diocèse de Saint-Dié, Mgr Vuillemin fut vicaire de la paroisse de Bruyères (1994-1996) avant d’entamer une formation à la faculté de droit de l’Institut catholique de Paris (1996-1999). Puis Mgr Jean-Pierre Vuillemin devint prêtre in solidum de la paroisse de Saint-Pierre-Fourier de Mirecourt (1999-2004) ; official de l’Officialité interdiocésaine de Dijon, Nancy, Saint-Dié et Verdun (1999-2011). En parallèle de sa fonction d’official, il fut également curé de la paroisse La-Croix-de-Virine de Dompaire (2004-2012) puis vice-official de l’Officialité interdiocésaine de Besançon (2011-2012).

Depuis 2012, Mgr Vuillemin était curé modérateur de la paroisse Saint-Goëry d’Épinal et curé doyen de la Communauté de paroisses d’Épinal.

L’ordination épiscopale de Mgr Vuillemin aura lieu le dimanche 3 février en la cathédrale de Saint-Étienne de Metz à 15h.

Mgr Jean-Pierre Vuillemin se rendra disponible pour répondre aux médias à partir de 10h à la maison diocésaine (29 rue François Neufchâteau, 88000 Épinal).

Mgr Jean-Christophe Lagleize recevra les médias à 11h30 à la maison diocésaine de Metz (4 avenue Jean XXIII, 57000 Metz).