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Le pape François a accepté la démission du cardinal Wuerl

Le « feuilleton » durait depuis plusieurs mois. Consécutif aux révélations de Mgr Viganò, il avait conduit rapidement à mettre sur la sellette la fonction du cardinal Donald Wuerl à la tête du diocèse de Washington. Il a donc présenté sa démission, laquelle a été acceptée par le pape François.

Le rôle du cardinal Wuerl revenait avec insistance dans les différentes affaires. Il aurait couvert differents scandales (actes de pédophilie commis par des prêtres), d’après le rapport du grand jury de Pennsylvanie. Par ailleurs,  il était contesté en raison de sa proximité avec Mgr McCarrick, lequel avait démissionné du Sacré collège le 27 juillet 2018.

La démission du cardinal Wuerl, attendue depuis plusieurs semaines, était réclamée par certains catholiques troublés par les différentes révélations relatives aux scandales impliquant des membres du clergé.

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Propos du pape sur l’avortement : la nouvelle polémique

Les propos ont été tenus sur le place Saint-Pierre par le pape François, lors de son audience habituelle : « On ne peut pas, ce n’est pas juste, se débarrasser d’un être humain aussi petit soit-il pour résoudre un problème…  C’est comme avoir recours à un tueur à gages pour résoudre un problème. »  Les propos ont ainsi suscité une polémique, relayée en boucle par les médias, comme on a pu le voir au cours de ces dernières heures.

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Le cardinal Ouellet répond à Mgr Vigano

Il avait été sollicité par Mgr Viganò  pour témoigner. Le cardinal Ouellet répond à Mgr Viganò. C’est aussi l’occasion de défendre le pape François dans les récents scandales. Mgr Viganò reprochait au pape de ne pas avoir tenu compte des sanctions qui avaient été prises à l’encontre du cardinal McCarrick. Le cardinal Ouellet estime que ces dernières étaient en fait inexistantes. Il récuse ces accusations et reproche à Mgr Viganò le fait de ne pas être en communion avec le pape.

En effet, “je te dis franchement qu’accuser le pape François d’avoir couvert en toute connaissance de cause ce présumé prédateur sexuel, et donc d’être complice de la corruption qui sévit dans l’Église au point d’être devenu indigne de poursuivre sa réforme en tant que premier pasteur de l’Église, me semble à tous les points de vue incroyable et invraisemblable.” Le cardinal Ouellet relativise aussi le rôle de Mgr McCarrick dans les actions et les nominations du pape François. Cette lettre, déjà critiquée et contestée, fera débat sans forcément convaincre. Une réaction officieuse du pape face aux allégations ? Tous les cardinaux ne sont cependant pas sur une ligne “critique”. Ainsi, le cardinal Müller a invité le pape à se réconcilier avec Mgr Viganò.

La lettre ouverte du cardinal Ouellet à Mgr Viganò :

LETTRE OUVERTE DU PRÉFET DE LA CONGRÉGATION POUR LES ÉVÊQUES, CARDINAL MARC OUELLET, AU SUJET DES RÉCENTES ACCUSATIONS CONTRE LE SAINT SIÈGE
Cher confrère Carlo Maria Vigano,

Dans ton dernier message aux Media pour dénoncer le Pape François et la Curie romaine, tu m’exhortes à dire la vérité sur des faits que tu interprètes comme une corruption endémique qui a envahi la hiérarchie de l’Église jusqu’à son plus haut niveau. Avec la permission pontificale requise, j’offre ici mon témoignage personnel comme préfet de la Congrégation pour les Évêques, sur les faits concernant l’Archevêque émérite de Washington Theodore McCarrick et sur ses liens présumés avec le Pape François, qui font l’objet de ta dénonciation publique retentissante, ainsi que de ton exigence de démission à l’égard du Saint Père. Mon témoignage s’appuie sur mes contacts personnels et sur les documents d’archive de la Congrégation qui font actuellement l’objet d’une étude pour éclairer ce triste cas.

Permets-moi toutefois de te dire d’abord en toute sincérité, à cause de la bonne collaboration qui a existé entre nous quand tu étais nonce à Washington, que ta position actuelle m’apparaît incompréhensible et extrêmement regrettable, non seulement à cause de la confusion qu’elle sème dans le peuple de Dieu, mais à cause des accusations publiques qui lèsent gravement la réputation des évêques, successeurs des Apôtres. Je me souviens d’avoir joui un certain temps de ton estime et de ta confiance, et je constate que j’aurais maintenant perdu à tes yeux la dignité qui m’était reconnue, pour la seule raison que je suis resté fidèle aux orientations du Saint Père dans le service qu’il me confie dans l’Église. La communion avec le Successeur de Pierre n’est-elle pas l’expression de notre obéissance au Christ qui l’a choisi et qui le soutient de sa grâce ? Mon interprétation d’Amoris Laetitia que tu dénonces, s’inscrit dans cette fidélité à la tradition vivante dont François nous a donné un autre exemple en modifiant récemment le Catéchisme de l’Église Catholique sur la question de la peine de mort.

Venons-en aux faits. Tu dis avoir informé le Pape François le 23 juin 2013 sur le cas McCarrick lors de l’audience qu’il t’a concédée, de même qu’à tant d’autres représentants pontificaux qu’il a rencontrés alors pour la première fois. J’imagine la quantité énorme d’informations verbales ou écrites qu’il a dû alors recueillir sur beaucoup de personnes et de situations. Je doute fort que McCarrick l’intéressait au point où tu voudrais le faire croire, puisqu’il était un Archevêque émérite de 82 ans et sans office depuis sept ans. C’est pourquoi les instructions écrites de la Congrégation qui t’ont été données au début de ta mission à Washington en novembre 2011, ne disaient rien de McCarrick, si ce n’est que, oralement, je t’ai informé de sa situation comme évêque émérite devant obéir à certaines conditions et restrictions à cause des rumeurs sur son comportement dans le passé.

Depuis le 30 juin 2010 que je suis préfet de cette Congrégation, je n’ai jamais porté en audience auprès du pape Benoit XVI ou du pape François le cas McCarrick, sauf ces jours derniers après sa déchéance du Collège des Cardinaux. L’ex-cardinal, retraité en mai 2006, était exhorté à ne pas voyager et à ne pas faire d’apparitions publiques afin de ne pas provoquer d’autres rumeurs qui circulaient à son sujet. Il est faux de présenter les mesures prises à son égard comme des « sanctions » décrétées par le Pape Benoît XVI et annulées par le Pape François.

Après révision des archives, je constate qu’il n’y a pas de documents à ce sujet signés par l’un ou l’autre pape, ni de note d’audience de mon prédécesseur le Cardinal Jean-Baptiste Re, qui donnerait le mandat d’obliger l’Archevêque émérite McCarrick au silence et à la vie privée avec la rigueur de peines canoniques. La raison en est qu’on ne disposait pas alors, à la différence d’aujourd’hui, de preuves suffisantes de sa culpabilité présumée. D’où la position de la Congrégation, inspirée à la prudence, et les lettres de mon prédécesseur et de moi-même l’exhortant, par l’intermédiaire des Nonces Apostoliques Pietro Sambi et toi-même, à un style de vie discret de prière et pénitence pour son propre bien et celui de l’Église. Son cas aurait fait l’objet de nouvelles mesures disciplinaires si la Nonciature à Washington ou une quelconque autre source nous avait fourni des informations récentes et décisives sur son comportement. Je suis d’avis que, par respect des victimes et exigence de justice, la recherche en cours aux États-Unis et à la Curie romaine fournisse une analyse critique complète des procédures et des circonstances de ce cas douloureux afin d’éviter que cela se reproduise dans l’avenir.

Comment se fait-il que cet homme d’Église dont on connaît aujourd’hui l’incohérence, ait été promu à plusieurs reprises jusqu’à occuper les très hautes fonctions d’Archevêque de Washington et de Cardinal ? J’en suis moi-même fort étonné, et je reconnais des failles dans le processus de sélection qui a été mené dans son cas. Mais sans fournir ici de détails, on doit comprendre que les décisions qui sont prises par le Souverain Pontife reposent sur les informations dont on dispose au moment précis, et qui font l’objet d’un jugement prudentiel qui n’est pas infaillible. Il me semble injuste de conclure à la corruption des personnes en charge du discernement préalable même si, dans le cas concret, certains indices fournis par des témoignages auraient dû être davantage examinés. Le prélat en cause a su se défendre très habilement des doutes soulevés à son endroit. Par ailleurs, qu’il puisse y avoir au Vatican des personnes qui pratiquent et soutiennent des comportements contraires aux valeurs de l’Évangile en matière de sexualité, ne nous autorise pas à généraliser et à déclarer indignes et complices un tel et un tel, et même le Saint Père lui-même. Ne faut-il pas que les ministres de la vérité se gardent avant tout de la calomnie et de la diffamation ?

Cher représentant pontifical émérite, je te dis franchement qu’accuser le pape François d’avoir couvert en toute connaissance de cause ce présumé prédateur sexuel, et donc d’être complice de la corruption qui sévit dans l’Église au point d’être devenu indigne de poursuivre sa réforme en tant que premier pasteur de l’Église, me semble à tous les points de vue incroyable et invraisemblable. Je n’arrive pas à comprendre comment tu as pu te laisser convaincre de cette monstrueuse accusation qui ne tient pas la route. François n’a eu rien à voir avec les promotions de McCarrick à New York, Metuchen, Newark et Washington. Il l’a destitué de sa dignité de cardinal dès qu’est apparue une accusation crédible d’abus de mineur. Je ne l’ai jamais entendu faire allusion à ce soi-disant grand conseiller de son pontificat pour les nominations en Amérique, alors que le Pape ne cache pas la confiance qu’il accorde à certains prélats. Je devine que ceux-ci ne sont pas de ta préférence ni de celle des amis qui soutiennent ton interprétation des faits. Mais je trouve aberrant que tu profites du scandale retentissant des abus sexuels aux États-Unis pour infliger à l’autorité morale de ton supérieur, le Souverain Pontife, un coup inouï et immérité !

J’ai le privilège de rencontrer longuement le pape François chaque semaine pour traiter les nominations d’évêques et les problèmes qui affectent leur gouvernement. Je sais très bien comment il traite les personnes et les problèmes, avec beaucoup de charité, de miséricorde, d’attention et de sérieux, comme tu en as fait toi-même l’expérience. De lire comment tu termines ton dernier message apparemment très spirituel en te moquant et en jetant un doute sur sa foi m’a semblé vraiment trop sarcastique, voire blasphématoire. Cela ne peut pas venir de l’Esprit de Dieu.

Cher confrère, je voudrais bien t’aider à retrouver la communion avec celui qui est le garant visible de la communion de l’Église catholique ; je comprends que des peines et des déceptions aient jalonné ta route au service du Saint Siège, mais tu ne peux pas terminer ainsi ta vie sacerdotale dans une rébellion ouverte et scandaleuse qui inflige une blessure très douloureuse à l’Épouse du Christ, que tu prétends mieux servir, en aggravant la division et le désarroi dans le peuple de Dieu. Que puis-je répondre à ton appel sinon te dire : sors de ta clandestinité, repens-toi de ta révolte et reviens à de meilleurs sentiments à l’égard du Saint Père au lieu de fomenter l’hostilité contre lui. Comment peux-tu célébrer l’Eucharistie et prononcer son nom au canon de la messe ? Comment peux-tu prier le saint Rosaire, Saint Michel Archange et la Mère de Dieu en condamnant celui qu’elle protège et accompagne tous les jours dans son lourd et courageux ministère ?

Si le Pape n’était pas un homme de prière, s’il était attaché à l’argent, s’il favorisait les riches aux dépens des pauvres, s’il ne démontrait pas une énergie infatigable pour accueillir toutes les misères et donner le généreux réconfort de sa parole et de ses gestes, s’il ne multipliait pas tous les moyens possibles d’annoncer et de communiquer la joie de l’évangile à tous et à toutes, dans l’Église et au-delà de ses frontières visibles, s’il ne tendait pas la main aux familles, aux vieillards abandonnés, aux malades de l’âme et du corps, et surtout aux jeunes en recherche de bonheur, on pourrait peut-être lui préférer, selon toi, quelqu’un qui adopte d’autres attitudes diplomatiques et politiques, mais je ne peux pas mettre en cause son intégrité personnelle, sa consécration à la mission et surtout le charisme et la paix qui l’habitent, par la grâce de Dieu et la puissance du Ressuscité.

En réponse à ton attaque injuste et injustifiée dans les faits, cher Vigano, je conclus donc que l’accusation est un montage politique privé de fondement réel incriminant le pape, et qu’elle blesse profondément la communion de l’Église. Plût à Dieu que cette injustice flagrante soit rapidement réparée et que le Pape François continue à être reconnu pour ce qu’il est : un pasteur insigne, un père compatissant et ferme, une grâce prophétique pour l’Église et pour le monde. Qu’il poursuive joyeusement et en toute confiance la réforme missionnaire qu’il a entreprise, en sachant qu’il peut compter encore davantage sur la prière du peuple de Dieu et la solidarité renouvelée de toute l’Église unie à Très Sainte Vierge Marie, Reine du Saint Rosaire !

Marc Cardinal Ouellet Préfet de la Congrégation pour les Évêques,
En la Fête de Notre-Dame du Rosaire, 7 octobre 2018.

Source Vatican News

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Synode romain sur la jeunesse : Mgr Chaput reçoit des messages de soutien de la part de ses confrères dans l’épiscopat

Archevêque de Philadelphie (États-Unis), il avait été assez critique à l’égard de la phraséologie synodale utilisée dans l’Instrumentum laboris, notamment vis-à-vis du terme “LGTBQ catholiques”. Dans la matinée du jeudi 4 octobre 2018, il s’était exprimé dans une intervention qui a été relayée sur les réseaux sociaux, malgré une volonté en haut-lieu tendant visiblement à ne pas en faire état. Mgr Chaput a reçu, à cet effet, des messages de soutien de la part d’un grand nombre de ses collègues dans l’épiscopat. C’est ce que révèle un tweet de @CatholicSat, que l’on peut voir ci-dessus et dont nous donnons la traduction :

Mgr Chaput : « J’ai eu de la part de nombreux évêques – d’Inde, d’Afrique, du Pérou, d’Europe de l’Est, et d’ailleurs – des remerciements pour avoir signalé les problèmes impliqués par le vocabulaire comme “LGBTQ catholiques” ».

 

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Affaire McCarrick : communiqué du Saint-Siège

Le Saint-Siège vient de publier un communiqué sur les affaires dans lesquelles Mgr McCarrick était impliqué. Ainsi, le pape François a demandé une enquête approfondie dans les archives du Vatican. “Le Saint-Père s’est préparé à intégrer les informations recueillies lors d’une enquête préalable à une étude plus approfondie de l’ensemble de la documentation présente aux Archives des dicastères et des offices du Saint-Siège concernant le cardinal McCarrick, afin de connaître tous les faits pertinents, de les situer dans leur contexte historique et de les évaluer de manière objective”, écrit le communiqué publié le samedi 6 octobre 2018.

Texte du communiqué de la Salle de presse du Saint-Siège :

Après la publication des accusations concernant la conduite de Mgr Theodore Edgar McCarrick, le Saint-Père François, conscient et inquiet de la perte qu’ils causent à la conscience des fidèles, a pris les dispositions suivantes pour communiquer les informations suivantes :

En septembre 2017, l’archidiocèse de New York a signalé au Saint-Siège qu’un homme avait accusé le cardinal McCarrick de l’avoir maltraité dans les années soixante-dix. Le Saint-Père a préparé une enquête préliminaire approfondie menée par l’archidiocèse de New York et à la fin de laquelle la documentation correspondante a été envoyée à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. Entre-temps, au cours de l’enquête, le Saint-Père accepta la démission de Mgr McCarrick, archevêque du Collège des cardinaux, lui ordonnant d’interdire l’exercice du ministère public et l’obligation de mener une vie de prière et de pénitence.

Le Saint-Siège ne manquera pas, le moment venu, de faire connaître les conclusions de l’affaire impliquant l’archevêque McCarrick. Toujours en référence à d’autres accusations portées contre l’ecclésiastique, le Saint-Père s’est préparé à intégrer les informations recueillies lors d’une enquête préalable à une étude plus approfondie de l’ensemble de la documentation présente aux archives des dicastères et des offices du Saint-Siège concernant le cardinal McCarrick, afin de connaître tous les faits pertinents, de les situer dans leur contexte historique et de les évaluer de manière objective.

Le Saint-Siège est conscient du fait que l’examen de faits et de circonstances peut faire apparaître des choix qui ne seraient pas compatibles avec l’approche actuelle de ces questions. Cependant, comme l’a dit le pape François, “nous suivrons le chemin de la vérité, où que cela nous mène” (Philadelphie, 27 septembre 2015). Les abus et leur couverture ne peuvent plus être tolérés et un traitement différent pour les évêques qui les ont commis ou les a couverts est en fait une forme de cléricalisme de plus en plus inacceptable.

Le pape François renouvelle l’invitation pressante d’unir ses forces pour lutter contre le grave fléau des abus à l’intérieur et à l’extérieur de l’Église et pour empêcher que de tels crimes ne soient commis à l’encontre des plus innocents et des plus vulnérables de la société. Comme il l’a annoncé, il a convoqué les présidents des conférences épiscopales du monde entier pour le mois de février prochain, alors que les paroles de sa récente lettre au peuple de Dieu résonnent encore :“la seule façon de réagir à ce mal qui a coûté tant de vies est de la vivre comme une tâche qui nous concerne et nous concerne tous en tant que peuple de Dieu. Cette prise de conscience de faire partie d’un peuple et d’une histoire commune nous permettra de : reconnaître nos péchés et nos erreurs du passé avec une ouverture pénitentielle capable de nous permettre de nous renouveler de l’intérieur “ (20 août 2018).

 

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Synode sur la jeunesse : quelques images

Le synode sur la jeunesse s’est ouvert à Rome le mercredi 3 octobre 2018. On peut voir quelques photos des différents participants qui s’y rendent. On peut ainsi y reconnaître le pape François, mais aussi certains prélats, comme le patriarche syriaque-catholique Ignace Joseph III Younan ou le cardinal Maradiaga. On peut enfin identifier les deux évêques chinois de la République populaire de Chine (la photo de l’article), dont l’un a été réintégré récemment, Mgr Joseph Guo Jincai.

 

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Mgr Guo Jincai sera bien l’un des participants au synode romain sur la jeunesse

InfoCatho avait fait état de la participation de Mgr Joseph Guo Jincai, évêque chinois récemment régularisé, au synode sur la jeunesse. Il y a bien eu confirmation de cette participation à cette assemblée ecclésiale qui se tiendra à Rome du 3 au 28 octobre 2018. C’est , en effet, ce que confirme un tweet du journaliste Christopher Lamb qui publie un extrait de la liste des participants. Il se fait l’écho de différentes sources.

On peut voir dans cette participation une conséquence directe de l’accord sino-romain du 22 septembre 2018 sur la nomination des évêques chinois. Pour la première fois, les évêques de la République populaire de Chine seront présents à une réunion épiscopale.

 

 

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Le pape François invite à prier pour « protéger l’Église du diable »

Le 29 septembre 2018, le pape François a demandé aux fidèles de de prier le chapelet tous les jours durant le mois d’octobre avec une intention spéciale : « protéger l’Église du diable ». Il a également appelé à réciter la traditionnelle invocation à l’Archange Saint Michel, ainsi que la prière à la Sainte Vierge, Sub Tuum Praesidium.

La prière à l’Archange Saint Michel était,en effet, dite à la fin de chaque messe avant la réforme liturgique. Sa récitation avait été prescrite par le pape Léon XIII à la suite d’une vision terrifiante sur l’Église menacée par le diable, dans un contexte où l’Église était en butte à des puissances hostiles souvent laïcisatrices. À la suite des scandales ayant émaillé l’Église des États-Unis, quelques évêques américains avaient demandé à ce que cette prière soit dite à la fin de la messe.

En ces temps troublés, le pape incite donc à prier pour l’Église en demandant le recours aux prières traditionnelles.

Les prières ont été reproduites dans le communiqué du Vatican :

 « Sous l’abri de ta miséricorde, Sous l’abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, Sainte Mère de Dieu. Ne méprise pas nos prières quand nous sommes dans l’épreuve, mais de tous les dangers délivre-nous toujours, Vierge glorieuse et bénie. Amen

« Saint Michel Saint Michel Archange, défendez-nous dans le combat et soyez notre protecteur contre la méchanceté et les embûches du démon. Que Dieu exerce sur lui son empire, nous vous en supplions ; et vous, Prince de la Milice Céleste, par le pouvoir divin qui vous a été confié, précipitez au fond des enfers Satan et les autres esprits mauvais qui parcourent le monde pour la perte des âmes. Amen. »

Source Vatican News

 

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Mgr Viganò revient à la charge

Mgr Viganò s’est à nouveau exprimé sur les récentes affaires. Il en appelle notamment au cardinal Ouellet. S’il est déçu par certaines évolutions du cardinal, lesquelles traduiraient sa “capitulation”, il l’invite à “porter témoignage à la vérité”. C’est en effet le cardinal Ouellet qui avait indiqué à Mgr Viganò que Benoît XVI avait pris des sanctions contre Mgr McCarrick. Il estime aussi que “le refus du Pape de répondre à mes accusations et sa surdité à l’appel des fidèles à se justifier ne sont guère compatibles avec ses appels à la transparence et à la construction de ponts.” Mais surtout, il met en cause la protection du pape vis-à-vis de certains “prédateurs”, protection qui va au-delà du “cas” McCarrick. En effet, “la protection du Pape envers McCarrick n’était manifestement pas une erreur isolée. De nombreux autres cas ont récemment été documentés dans la presse, montrant que le Pape François a défendu des ecclésiastiques homosexuels qui avaient commis de graves abus sexuels à l’encontre de mineurs ou d’adultes.” Cette fois-ci, Mgr Viganò est encore plus direct dans ses mises en cause.

 

Scio Cui credidi
(2 Tim 1:12)

”Avant de commencer à écrire, je voudrais tout d’abord rendre grâce et gloire à Dieu le Père pour chaque situation et épreuve qu’Il a préparée et qu’Il me préparera durant ma vie. En tant que prêtre et évêque de la sainte Église, épouse du Christ, je suis appelé comme tout baptisé à rendre témoignage à la vérité. Par le don de l’Esprit qui me garde dans la joie sur le chemin que je suis appelé à parcourir, je compte le faire jusqu’à la fin de mes jours. Notre seul Seigneur m’a aussi adressé l’invitation : « Suis-moi ! » et j’ai l’intention de le suivre avec l’aide de sa grâce jusqu’à la fin de mes jours.

Je veux chanter à Yahvé tant que je vis,
je veux jouer pour mon Dieu tant que je dure.
Puisse mon langage lui plaire,
moi, j’ai ma joie en Yahvé !
(Psaume 103 :33-34) [ou 104 :33-34]

Cela fait un mois que j’ai donné mon témoignage, uniquement pour le bien de l’Église, sur ce qui s’est passé lors de l’audience avec le Pape François le 23 juin 2013 et sur certains sujets qu’il m’a été donné de savoir dans les missions que l’on m’avait confiées au Secrétariat d’État et à Washington, concernant ceux, coupables de couvrir les crimes commis par l’archevêque de cette capitale.

Ma décision de révéler ces graves faits a été pour moi la décision la plus douloureuse et la plus importante que j’aie jamais prise de ma vie. Je l’ai fait après longue réflexion et prières, pendant des mois de souffrance profonde et d’angoisse, pendant un crescendo de nouvelles continuelles d’événements terribles, comprenant des milliers de victimes innocentes détruites et les vocations et les vies de jeunes prêtres et religieux perturbées. Le silence des pasteurs qui auraient pu apporter un remède et empêcher de nouvelles victimes est devenu de plus en plus indéfendable, un crime dévastateur pour l’Église. Bien conscient des conséquences énormes que mon témoignage pouvait avoir, car ce que j’allais révéler impliquait le successeur de Pierre lui-même, j’ai néanmoins choisi de parler pour protéger l’Église, et je déclare en toute conscience devant Dieu que mon témoignage est vrai. Le Christ est mort pour l’Église, et Pierre, Servus servorum Dei [Serviteur des serviteurs de Dieu], est le premier appelé à servir l’épouse du Christ.

Assurément, certains des faits que je devais révéler étaient couverts par le secret pontifical que j’avais promis d’observer et que j’ai fidèlement observé depuis le début de mon service au Saint-Siège. Mais le but de tout secret, y compris le secret pontifical, est de protéger l’Église de ses ennemis, et non de couvrir et de devenir complice des crimes commis par certains de ses membres. J’ai été témoin, non par choix, de faits choquants et, comme l’affirme le Catéchisme de l’Église catholique (par. 2491), le sceau du secret n’est pas contraignant lorsque des dommages très graves ne peuvent être évités que par la divulgation de la vérité. Seul le sceau de la confession aurait pu justifier mon silence.

Ni le Pape, ni aucun des cardinaux de Rome n’ont nié les faits que j’ai affirmés dans mon témoignage. « Qui tacet consentit » [Qui ne dit mot consent] s’applique sûrement ici, car s’ils nient mon témoignage, ils n’ont qu’à se prononcer et à fournir des documents à l’appui de cette dénégation. Comment peut-on éviter de conclure que la raison pour laquelle ils ne fournissent pas la documentation est qu’ils savent que cela confirmerait mon témoignage ?

Le centre de mon témoignage était que depuis du moins le 23 juin 2013, le Pape savait par moi à quel point McCarrick était pervers et mauvais dans ses intentions et ses actes, et au lieu de prendre les mesures que tout bon pasteur aurait prises, le Pape a fait de McCarrick un de ses principaux agents dans le gouvernement de l’Église, par rapport aux États-Unis, la Curie, et même la Chine, comme nous le voyons en ces jours avec une grande préoccupation et une grande anxiété pour cette église martyr.

Maintenant, la réponse du Pape à mon témoignage a été : « Je ne dirai pas un mot ! » Mais ensuite, se contredisant lui-même, il a comparé son silence à celui de Jésus à Nazareth puis devant Pilate, et m’a comparé au grand accusateur, Satan, qui sème le scandale et la division dans l’Église — sans toutefois prononcer mon nom. S’il l’avait dit : « Viganò a menti », il aurait mis en question ma crédibilité tout en essayant d’affirmer la sienne. Ce faisant, sa réponse aurait eu pour résultat d’intensifié les demandes du peuple de Dieu et du monde concernant la documentation nécessaire pour déterminer qui a dit la vérité. Au lieu de cela, il a mis en place une subtile calomnie contre moi — la calomnie étant un offense dont il a souvent comparé la gravité à celle du meurtre.

En effet, il l’a fait à plusieurs reprises, dans le cadre de la célébration du Très Saint Sacrement, l’Eucharistie, où il ne court aucun risque d’être interpellé par des journalistes. Lorsqu’il s’est adressé aux journalistes, il leur a invité à exercer leur maturité professionnelle et à tirer leurs propres conclusions. Mais comment les journalistes peuvent-ils découvrir et connaître la vérité si les personnes directement concernées par une affaire refusent de répondre aux questions ou de divulguer des documents ? Le refus du Pape de répondre à mes accusations et sa surdité à l’appel des fidèles à se justifier ne sont guère compatibles avec ses appels à la transparence et à la construction de ponts.

De plus, la protection du Pape envers McCarrick n’était manifestement pas une erreur isolée. De nombreux autres cas ont récemment été documentés dans la presse, montrant que le Pape François a défendu des ecclésiastiques homosexuels qui avaient commis de graves abus sexuels à l’encontre de mineurs ou d’adultes. Il s’agit notamment de son rôle dans l’affaire du P. Julio Grassi de Buenos Aires, de la réhabilitation du P. Mauro Inzoli après que le Pape Benoît l’eut retiré de son ministère (jusqu’à ce qu’il aille en prison, moment à partir duquel le Pape François le laïcisa*) et de la suspension de l’enquête sur les allégations d’abus sexuels contre le cardinal Cormac Murphy O’Connor.

Entre-temps, une délégation de l’USCCB, dirigée par son président, le cardinal DiNardo, s’est rendue à Rome pour demander une enquête du Vatican sur McCarrick. Le cardinal DiNardo et les autres prélats devraient dire à l’Église en Amérique et dans le monde : le Pape a-t-il refusé de mener une enquête vaticane sur les crimes de McCarrick et sur les responsables de leur dissimulation ? Les fidèles méritent de savoir.

Je voudrais lancer un appel spécial au cardinal Ouellet, car en tant que nonce, j’ai toujours travaillé en grande harmonie avec lui, et j’ai toujours eu une grande estime et amitié pour lui. Il se souviendra quand, à la fin de ma mission à Washington, il m’a reçu dans son appartement à Rome le soir pour une longue conversation. Au début du pontificat du pape François, il avait conservé sa dignité, comme il l’avait fait avec courage lorsqu’il était archevêque de Québec. Plus tard, cependant, quand son travail de préfet de la Congrégation pour les évêques a été miné parce que les recommandations pour les nominations épiscopales ont été transmises directement au Pape François par deux « amis » homosexuels de son dicastère, contournant ainsi le cardinal, il a abandonné. Son long article dans L’Osservatore Romano, dans lequel il se prononce en faveur des aspects les plus controversés d’Amoris Lætitia, incarne sa reddition. Votre Éminence, avant mon départ pour Washington, c’est vous qui m’avez parlé des sanctions du pape Benoît XVI à l’encontre de McCarrick. Vous avez à votre disposition des documents clés incriminant McCarrick et plusieurs membres de la curie pour leurs dissimulations. Votre Éminence, je vous invite à porter témoignage à la vérité.

*****

Enfin, je veux vous encourager, chers fidèles, mes frères et sœurs en Christ : ne soyez jamais découragés ! Faites vôtre l’acte de foi et de confiance totale en Jésus-Christ, notre Sauveur, de saint Paul dans sa deuxième Lettre à Timothée, Scio cui credidi, que j’ai choisis comme devise épiscopale. C’est un temps de repentance, de conversion, de prières, de grâce, pour préparer l’Église, l’épouse de l’Agneau, a être prête pour combattre et à gagner avec Marie le combat contre le vieux dragon.

« Scio Cui credidi » (2 Tim 1 :12)
[je sais en qui j’ai mis ma foi]
En Vous, Jésus, mon seul Seigneur, je place toute ma confiance.
« Diligentibus Deum omnia cooperantur in bonum » (Rom 8:28)”

Source Campagne Québec-Vie

NLQ #Rome

Participation d’un évêque chinois réintégré au synode sur la jeunesse ?

Il avait été ordonné de manière illicite en 2010, puis réintégré dans la communion avec le Successeur de Pierre le 22 septembre 2018. Son diocèse a même été reconnu par le souverain pontife. Selon le site Vatican Insider, Mgr Joseph Guo Jincai, évêque de Chengde, participera également au synode sur la jeunesse qui se tiendra à Rome du 3 au 28 octobre 2018. Pour la première fois, un évêque de la République populaire de Chine participerait à une assemblée synodale. Il serait accompagné par un autre évêque, qui avait été ordonné avec un mandat romain, Mgr Jean-Baptiste Yang Xiaoting, titulaire de Yan’an-Yulin. Le site AsiaNews est cependant dubitatif et estime que ce serait un message désastreux à l’egard des « clandestins ».

En 1998 et 2005, des évêques de Chine populaire avaient été invités à des synodes, mais sans avoir pu s’y rendre. En 1962, Jean XXIII avait même songé à inviter les évêques chinois, réguliers ou non, au concile Vatican II avant de se raviser.

Source Vatican Insider