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Deux minutes pour vous #40 – Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine – “Comment discerner une vocation religieuse que l’on croit avoir et comment savoir quel est l’ordre où Dieu nous veut ?”

Nous vous avions annoncé le lancement d’une série de vidéos régulières où le père Michel-Marie Zanotti-Sorkine répond à vos questions sous un format très court :

Comment discerner une vocation religieuse que l’on croit avoir et comment savoir quel est l’ordre où Dieu nous veut ?

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C’est avec beaucoup de bonheur que le Père Michel-Marie répond désormais à vos questions les plus concrètes. C’est toujours une vraie joie de l’entendre traiter, à sa façon et dans sa lumière, les sujets les plus divers. Bonne écoute ! N’oubliez pas de faire suivre à tous vos amis ces petites vidéos qui peuvent faire tant de bien… et de prier pour le Père Michel-Marie dont le ministère est très prenant.

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Lettre à un ami évêque : et si les évêques demandaient pardon aux prêtres de la manière dont ils ont été traités ?

du Père Vénard sur son blog :

Mon ami évêque,

mon frère dans la Foi, mon père dans l’Église (Cf. S. Augustin : « avec vous je suis chrétien, pour vous je suis évêque »), mais surtout j’insiste, mon ami ; te voilà rendu à Lourdes pour votre assemblée plénière de novembre, avec un temps d’automne mélancolique et tempétueux – et je ne parle pas que de la météo… Ces quelques mots voudraient t’encourager, au sens premier : te donner le courage, d’affronter, en vérité et en liberté, les difficultés rencontrées aujourd’hui par notre institution ecclésiale en France.

L’une d’elles me semble de nature à corrompre tout l’édifice, car elle tient aux rapports mêmes entre les évêques et les prêtres. Sans doute est-il temps de les rééquilibrer.  Cela veut dire déjà repenser le ministère de l’évêque dans l’humilité, après l’hubris qui a saisi ce corps épiscopal à la faveur d’un certain « hyper épiscopalisme », que l’on peut rencontrer dans les textes du concile Vatican II. La seule réception de l’épiscopat ne fait pas de vous des sur-hommes, et surtout des compétents en tout. Savoir accepter que de « simples » prêtres puissent être plus compétents en tel ou tel domaine n’entame en rien le ministère particulier de l’évêque. J’ai même le sentiment que cela rejoint le projet du Pape François quand il parle de la synodalité !  Sans doute faudrait-il aussi, pour vous aider, créer une véritable formation des évêques. On ne s’invente pas DRH, gestionnaire, chef, magistrat… du jour au lendemain. Il serait bien nécessaire enfin de repenser la place de la « parole épiscopale ».

voir aussi : L’Église  a-t-elle encore le droit à la parole ?

Mais cela veut dire aussi repenser la spécificité du prêtre diocésain comme collaborateur. Pas au sens où l’entendent les hommes politiques ou les « managers ». Le prêtre diocésain est, en quelque sorte, la présence « réelle » de l’évêque sur une portion de territoire donnée. Il est comme envoyé, donné, à tout un peuple, y compris les non baptisés d’un territoire. C’est de cette spécificité qu’il tire sa joie et plus encore son dynamisme missionnaire. Ce  peuple devient alors sa communauté naturelle (et non, ce n’est pas le presbyterium). Obliger les prêtres diocésains à vivre en communauté est une absurdité qui voudrait  reproduire le « système séminaire » (trop souvent un  système de pouvoirs et de violences), ou bien singer les véritable vies communautaires de nos frères religieux. Encore une fois : le prêtre diocésain trouve sa joie dans son intimité avec Jésus, dans la fraternité avec ses confrères, dans sa filiation avec son évêque… mais surtout dans ses liens profonds avec le peuple auquel il est envoyé et totalement donné.

voir aussi : Joie et spécificité du prêtre diocésain

Une réforme de la manière de vivre l’épiscopat nécessiterait aussi des formes de « contre  pouvoirs » qui n’existent plus, mais aussi belles et simples que pouvaient l’être les chapitres de chanoines. Dans le domaine du judiciaire, il y aurait urgence à recréer des juridictions indépendantes des évêques, tout particulièrement en matière de droit pénal. Contrairement à ce que semblent penser beaucoup d’évêques (qui voient là une diminution de leur pouvoir) cela les libérerait ! On ne peut pas, surtout en matière pénale, être à la fois celui qui condamne et celui qui accompagne la faiblesse d’un prêtre… Il n’est pas sain, même pour lui, que le simple fait d’être évêque donne tous les pouvoirs y compris dans le domaine des biens matériels qui ne sont évidemment pas sa propriété (ce que beaucoup de tes confrères évêques donnent l’impression de croire) mais celle d’une Église particulière dont ils sont serviteurs… temporaires.

Les évêques, réunis à Lourdes, poseraient un acte prophétique très fort en demandant pardon aux prêtres de la manière dont ils ont été traités par le pouvoir épiscopal, depuis la fin de Vatican II. Je pense, entre autres, aux innombrables prêtres qui ont été martyrisés par les curies  épiscopales, en particulier dans la mise en œuvre de « l’esprit du concile ». Il y a sur cette sombre page de l’histoire de l’Église de France une omerta. Seule la vérité rend libre. Demander pardon aussi pour n’avoir pas su gouverner convenablement le peuple de Dieu, n’avoir pas su écarter les brebis galeuses et donc faire porter aujourd’hui l’opprobre de la pédophilie sur tous les prêtres. Pardon des évêques car pas assez à l’écoute, ils alimentent sans le vouloir les soupçons. Cela veut dire aussi réfléchir sur le relâchement des mœurs du clergé (rien de nouveau sous le soleil) mais surtout la complaisance et le laxisme dont les curies épiscopales ont fait preuve en ce domaine. La crise pédophile n’est que l’arbre hideux qui cache (mal) la forêt des abus spirituels en tout genre et des mœurs relâchées d’une petite partie du clergé.

voir aussi : Église et pédophilie : les supérieurs aussi doivent rendre des comptes

Pédophilie, gestion de crise et hiérarchie catholique

II faut dès maintenant (et dans 10 ans encore plus) repenser notre territorialité. Sur les 15.000 prêtres que comptaient encore la France en 2010, plus de la moitié avaient plus de 75 ans. Ce qui veut dire (nous sommes en 2018) que dans 5-6 ans, sans vouloir les enterrer trop vite, nous serons 5.000. On ne peut plus avancer comme ça.  Les prêtres sont écartelés ! Sans doute faudra-t-il accepter que l’on  « abandonne » une partie du territoire pour revenir aux fondamentaux : les sacrements. Nul n’ignore que les prêtres font trop souvent tout, sauf exercer leur sacerdoce. Il y a des aumôniers laïcs en hôpitaux (donc pas de sacrement des malades ou presque) ; plus beaucoup de funérailles célébrées et de rencontre avec les périphéries (baptêmes et mariage délégués aux diacres permanents pour la célébration et aux laïcs pour la préparation ; catéchèse déconnectée des prêtres par manque de temps et par soupçon exagéré de pédophilie…). on déconnecte de plus en plus le prêtre de son sacerdoce. L’accompagnement spirituel est souvent délaissé par manque de temps ! Il est temps de sortir des années 70-80… C’est-à-dire de revenir aux fondamentaux : nous sommes faits pour porter le Christ aux autres et annoncer la vérité du Salut en Jésus. Prêcher sur le Salut éternel. Prêcher sur les vertus théologales. Enseigner la Foi. Dispenser les sacrements. Et comme prêtres diocésains, par la réception même du sacrement de l’ordre, être porteurs, en notre faible humanité, du Christ auprès de nos frères humains, chrétiens ou non.

voir aussi : Pédophilie dans l’Église : la désacralisation en cause

Mon ami évêque, vous semblez tous si paralysés par la peur ! Peur de vous mêmes,  peur de vos prêtres, peur du peuple, peur des journalistes… et sans doute peur de vous confronter au monde moderne. Avez-vous collectivement réalisé que 98 % des Français vivent sans vous connaître, sans connaître l’Église et le Christ… à part pour ânonner l’amalgame médiatique terrible « pédophilie = prêtre » ? Il est temps de sortir de la peur. Sortir des schémas préconçus, sortir des petits cercles choisis, sortir du confort des assemblées filtrées par les soins des services de la CEF, sortir de « l’ecclésio-polico-culturellement correct » (ça s’appelle juste la langue de buis !), sortir de vos évêchés, de vos réunions, de l’entre-soi confortable. Aller à la rencontre du monde… prendre des coups, en donner, ouvrir le dialogue, savoir le fermer, ouvrir sa gueule, savoir aussi la fermer, bouffer et boire avec les gens (les 98 % qui ne viennent pas…. pas seulement les 2 % habituels, qu’on aime bien aussi pourtant). Bref, vivez ! Respirez la joie de vivre : faire un bon repas, raconter des blagues, éclater de rire, ne pas se prendre au sérieux, mais faire ce qui le mérite avec sérieux…

Mon ami évêque, les temps sont durs. Je te connais et je sais aussi tous les doutes qui t’assaillent. Ta détresse humaine ou spirituelle parfois. Ton amertume quand des prêtres, comme moi, te semblent trop exigeants, ingrats, enfants gâtés. Ces quelques mots, dont tu as bien compris qu’ils se voulaient volontairement provocants,  ne sont là que pour exprimer à quel point l’on compte sur vous, à quel point l’on vous aime bien malgré tout : parce que sans vous, le service du Christ, de son Église et du peuple ne serait tout simplement pas possible.

« Duc in altum » !

Tribunes et entretiens

Prêtres au bord de la crise de nerf

Deux suicides de prêtres depuis la rentrée résonnent comme un nouveau signal d’alarme dans une institution par ailleurs embarrassée par sa gestion des affaires de pédophilie et d’abus sexuels.

« C’est un choc terrible, même si nous savions qu’il connaissait un moment difficile. » La mine grave, face à des journalistes réunis pour une conférence de presse ce lundi 22 octobre, Jacques Blaquart, évêque d’Orléans, évoque les circonstances qui ont conduit, deux jours plus tôt, un prêtre de son diocèse, Pierre-Yves Fumery, 38 ans, à se donner la mort. En cause, un « comportement inapproprié » avec des adolescentes, qui a conduit l’évêque à demander au prêtre de prendre du recul et de consulter un psychologue. Procédure classique dans ce diocèse régulièrement présenté comme en pointe dans la lutte contre les abus sexuels, quand bien même ces faits ne devaient pas conduire à des poursuites judiciaires. Alors, que s’est-il passé pour que l’homme d’Église se suicide ?

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Témoignage du cheminement sacerdotal du Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine

Le Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine était de passage à Montréal du 22 au 26 mai dernier. Cette conférence était adressée aux prêtres du diocèse.



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France : bilan des ordinations sacerdotales par diocèse en 2018

  • Diocèse d’Albi : 1 ordination.
  • Diocèse d’Amiens : 1 ordination
  • Diocèse d’Angers : 1 ordination.
  • Diocèse d’Arras : 2 ordinations.
  • Diocèse d’Avignon : 3 ordinations.
  • Diocèse de Bayeux – Lisieux : 2 ordinations.
  • Diocèse de Bayonne – Lescar – Oloron : 3 ordinations.
  • Diocèse de Beauvais – Noyon – Senlis : 1 ordination.
  • Diocèse de Besançon : 1 ordination.
  • Diocèse de Bordeaux : 6 ordinations.
  • Diocèse de Chartres : 1 ordination.
  • Diocèse de Coutances – Avranches : 1 ordination.
  • Diocèse de Créteil : 1 ordination.
  • Diocèse de Dijon : 2 ordinations.
  • Diocèse d’Évry – Corbeil-Essonnes : 1 ordination.
  • Diocèse d’Èvreux : 1 ordination.
  • Diocèse de Fréjus – Toulon : 4 ordinations.
  • Diocèse de Grenoble-Vienne : 1 ordination.
  • Diocèse de Langres : 1 ordination.
  • Diocèse du Mans : 1 ordination.
  • Diocèse de Lyon : 5 ordinations.
  • Diocèse de Marseille : 1 ordination.
  • Diocèse de Montpellier : 2 ordinations.
  • Diocèse de Nanterre : 1 ordination.
  • Diocèse de Nice : 1 ordination.
  • Diocèse de Paris : 6 ordinations.
  • Diocèse de Périgueux – Sarlat : 1 ordination.
  • Diocèse de Poitiers : 1 ordination.
  • Diocèse de Pontoise : 1 ordination.
  • Diocèse de Quimper – Léon : 1 ordination.
  • Diocèse de Reims : 3 ordinations.
  • Diocèse de Rennes : 2 ordinations.
  • Diocèse de Rouen : 1 ordination.
  • Diocèse de Soissons – Laon – Saint-Quentin : 1 ordination.
  • Diocèse de Strasbourg : 3 ordinations.
  • Diocèse de Toulouse : 3 ordinations.
  • Diocèse de Tours : 1 ordination.
  • Diocèse de Vannes : 3 ordinations.
  • Diocèse de Versailles : 5 ordinations.

Diocèse sans ordination de prêtres en 2018 :
Agen ; Aire – Dax ; Aix-en-Provence – Arles ; Ajaccio ; Angoulême ; Annecy ; Auch ; Autun – Châlon – Mâcon ; Belfort – Montbéliard ; Belley – Ars ; Blois ; Bordeaux – Bazas ; Bourges ; Cahors ; Cambrai ; Carcassonne – Narbonne ; Châlons-en-Champagne ; Chambéry – Maurienne – Tarentaise ; Clermont ; Digne – Riez – Sisteron ; Évreux ; Gap – Embrun ; La Rochelle – Saintes ; Laval ; Le Havre ; Puy-en-Velay ; Lille ; Limoges ; Luçon ; Meaux ; Mende ; Metz ; Montauban ; Moulins ; Nancy – Toul ; Nantes ; Nevers ; Nîmes – Uzès – Alès ; Orléans ; Pamis – Couserans – Mirepoix ; Perpignan – Elne ; Rodez – Vabres ; Saint-Brieuc ; Saint-Claude ; Saint-Denis ; Saint-Dié ; Saint-Étienne ; Saint-Flour ; Séez ; Sens – Auxerre ; Tarbes – Lourdes ; Troyes ; Tulle ; Valence ; Valence ; Verdun ; Viviers.

Source : Riposte-catholique

Doctrine / Formation #NLH

Le plus humbre des prêtres, devenu exemple pour le monde

Le 4 août 1859, un modeste prêtre rendait son âme à Dieu. 70 ans plus tard, le pape Pie XI le déclarait saint patron de tous les curés de l’univers, Saint Jean-Paul II étendit son patronnage à tous les prêtres du monde. Ce prêtre connu comme « le saint curé d’Ars » n’est autre que Saint Jean-Marie Vianney. 

 

Né en 1786, Jean-Marie Vianney grandit pendant la Révolution, il recevra sa première communion des mains d’un prêtre réfractaire. À 17 ans il reçoit l’appel de Dieu à devenir prêtre, cependant, ses faibles connaissances, en latin plus spécifiquement, le font peiner.

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Messes/Prières/Pèlerinages #NLQ

Pèlerinage marial des Mères de famille à Pellevoisin (36) les 22 & 23 septembre 2018

Pèlerinage marial des Mères de famille à Notre-Dame de Miséricorde à Pellevoisin.

Le pèlerinage des Mères de Famille vers Pellevoisin (Indre) vous invite à venir confier votre prochaine année scolaire à Notre Dame de Miséricorde. Il aura lieu les 22 et 23 septembre 2018 sur le thème :

 « Le sacerdoce de la femme à l’école de Marie. »

Vous pouvez nous rejoindre sur le site du pèlerinage : https://peledesmeresindre.wordpress.com
Il contient toutes les informations pour vous inscrire.
Consulter le flyer du pèlerinage ICI.

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Le sens du rite de l’ordination

Le diocèse de Toulouse explique certains gestes de l’ordination sacerdotale.

♦ La prostration :

C’est le geste impressionnant quand le futur prêtre s’allonge tout entier par terre pendant qu’est chantée la litanie des saints. La prostration, qui a plusieurs sens, renvoie ici à une prière et supplication intense, comme on peut le voir avec les martyrs d’Israël : « Tous ensemble, ils firent donc cette prière, adressant au Seigneur miséricordieux des supplications accompagnées de larmes, jeûnant et se prosternant, pendant trois jours d’affilée. Puis Judas les encouragea et leur dit de se tenir prêts » (2 Mc13, 12).
Elle signifie ensuite, de la part de l’ordinand, la conscience de ses propres limites et fragilités, un don total de sa vie abandonnée dans la miséricorde de Dieu qui appelle. Jésus lui-même « tomba face contre terre en priant, et il disait : ‘Mon Père, s’il est possible, que cette coupe passe loin de moi ! Cependant, non pas comme moi, je veux, mais comme toi, tu veux’. » (Mt 26, 39) qui s’offre et s’abandonne entre les mains du Père. De même, par la prostration, l’ordinand signifie que sa vie est définitivement donnée à Dieu, à l’Église et à l’humanité, en s’oubliant pour devenir un don.

♦ La promesse de l’obéissance :

Elle se fait quand l’ordinand met ses deux mains jointes dans les mains de l’évêque (Immixtio manum). Ce geste est signe de confiance et d’estime réciproque. L’évêque, devant la communauté, s’engage à aimer, à prendre soin, à guider et à écouter le prêtre et l’ordinand promet respect et obéissance filiale à l’évêque.

♦ L’imposition des mains :

Ce geste très ancien des évêques et des presbytres est le signe de bénédiction et de transmission d’un office, d’une mission particulière. Il s’agit de communiquer le don de l’Esprit saint. À travers ce geste, l’évêque et tous les prêtres concélébrant imposent les mains au futur prêtre. C’est la communication, la transmission de l’autorité et le pouvoir de Dieu donné au pasteur pour le bien du peuple de Dieu.
Dans l’Ancien Testament, Moïse impose les mains à Josué : « Josué, fils de Noun, était rempli de l’esprit de sagesse, parce que Moïse lui avait imposé les mains. Les fils d’Israël lui obéirent, ils firent ce que le Seigneur avait prescrit à Moïse. » (Dt 34, 9). Dans le Nouveau Testament, les apôtres imposent les mains aux sept diacres (Ac 6, 6), Paul et le Collège presbytéral au jeune Timothée : « Ne néglige pas le don de la grâce en toi, qui t’a été donné au moyen d’une parole prophétique, quand le collège des Anciens a imposé les mains sur toi » (1 Tm 4, 14).

♦ La prière de consécration :

C’est le temps fort du rite d’ordination. Structurée sur le modèle eucharistique, cette prière exhorte l’ordinand à être exemple de sainteté pour le peuple. C’est la sainteté et la fidélité du prêtre qui seront la source de fécondité dans son ministère.
Dans l’Anamnèse, cette prière rappelle le projet de Dieu commencé avec le choix de soixante-dix anciens comme collaborateurs par Moïse, la vocation sacerdotale d’Aaron et de ses fils dans l’exercice du culte (Lv 8-9). Elle rappelle enfin la mission du Christ, des apôtres et disciples d’évangéliser tous les peuples et de guérir toute infirmité.
Dans l’Épiclèse, l’évêque demande au Saint Esprit de donner le sacerdoce (second degré) au futur prêtre par une vie exemplaire pour rendre témoignage au Christ mort et ressuscité et prolonger son action dans la vie de l’Église à travers une conduite exemplaire et une sainteté contagieuse.
Dans l’Intercession, l’évêque demande au Seigneur de faire du nouveau prêtre un fidèle collaborateur dans l’exercice du sacerdoce apostolique, en implorant la miséricorde de Dieu pour soi et pour le peuple de Dieu, dans la Prière des Heures.

♦ L’onction du saint chrême :

Elle se fait dans les mains du nouveau prêtre et rappelle qu’il a été choisi par Dieu, comme Aaron et ses fils. Le pape Benoît XVI, s’adressant aux prêtres dans une homélie du jeudi saint, rappelle la signification de ce geste : « Nous rappelons également que nos mains ont été ointes avec l’huile qui est le signe de l’Esprit Saint et de sa force. Pourquoi précisément les mains ? La main de l’homme est l’instrument de son action, c’est le symbole de sa capacité à affronter le monde, précisément de “le prendre en main”. Le Seigneur nous a imposé les mains et veut à présent les nôtres afin qu’elles deviennent les siennes, dans le monde. Il veut qu’elles ne soient plus des instruments pour prendre les choses, les hommes, le monde pour nous, pour en faire notre possession, mais que, au contraire, elles transmettent son action divine, se mettant au service de son amour  » (homélie du Jeudi, 13 avril 2006).

Messes/Prières/Pèlerinages #NLQ

Ordination diaconale en vue du sacerdoce le 17 juin 2018 à Saint-Florentin (89)

Prions pour ce futur prêtre !

NLQ #Rome

Prêtre pour toute la vie ? Les conseils du pape pour cet engagement « plus difficile » aujourd’hui

Cultiver les relations d’amitié saine, résister à la « culture du provisoire »

S’engager « toute la vie » dans le ministère sacerdotal est « plus difficile » aujourd’hui, note le pape François. Il formule des conseils pour vaincre les épreuves et trouver « ce bonheur que seul Jésus peut donner », aux séminaristes du « Vénérable collège » d’Angleterre et du Pays-de-Galles de Rome, qu’il a reçus ce 21 avril 2018, au Vatican.

« Il est beau de voir des jeunes qui se préparent à assumer un engagement stable avec le Seigneur, qui durera toute la vie », a-t-il souligné durant l’audience : « C’est plus difficile pour vous que ça ne l’a été pour moi, à cause de la “culture du provisoire” actuelle. »

Et le pape de recommander : « Pour vaincre ce défi, et pour vous aider à faire une authentique promesse à Dieu, il est vital durant ces années de séminaire, de nourrir votre vie intérieure, en apprenant à fermer de l’intérieur la porte de votre cellule intime. »

« De cette façon, votre service à Dieu et à l’Eglise sera renforcé et vous trouverez cette paix et ce bonheur que seul Jésus peut donner, a-t-il affirmé, sans nier le sacrifice que ce choix représente : « Comme joyeux témoins du Christ, à votre tour, vous pourrez devenir des destinataires de l’hommage rendu par saint Philippe Neri à vos ancêtres martyrs : “Salvete flores martyrum !” (Salut, ô fleurs des Martyrs). »

Le pape a également préconisé de cultiver « les amitiés, les bonnes et saines relations qui vous soutiendront dans votre futur ministère » : « Je suis certain que vous reconnaîtrez vos vrais amis, qui ne sont pas simplement ceux qui sont d’accord avec vous, mais qui sont des dons du Seigneur pour nous aider à marcher vers ce qui est juste, noble et bon. »

Source : Zenit