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Tout savoir sur les bières de Saint-Wandrille en 7 anecdotes !

Un article proposé par Divine Box.

Les bières de Saint-Wandrille, vous en avez déjà entendu parler ? Sûrement ! Si vous êtes un p’tit chanceux, vous les avez même sans doute déjà dégustées ! Ce sont en effet à ce jour les premières et uniques vraies bières d’abbaye française, depuis un siècle. C’est-à-dire qu’elles sont brassées par les moines bénédictins de Saint-Wandrille, au sein de leur abbaye, et leurs bénéfices servent à faire vivre la communauté !

 

Mais savez-vous pourquoi les moines de Saint-Wandrille se sont lancés dans le brassage de leur première bière en 2016 ? Connaissez-vous le rapport entre les bières de Saint-Wandrille et « la cruche de la Samaritaine » ? Ou encore, saviez-vous que si les frères ont choisi un format de 50cL pour leurs bières, c’est aussi pour avoir le temps d’aller à la messe ?  Divine Box vous raconte tout ce qu’il faut absolument savoir sur les bières de Saint-Wandrille en 7 infos !

Ci-dessus, les moines de Saint-Wandrille retournent travailler après l’office, selon la règle « ora et labora » de saint Benoît, qui leur demande de partager leurs journées entre « prière et travail » – Crédits Photo : © Abbaye Saint-Wandrille

  1. Quand la Providence apporte aussi sa bière à l’édifice 👍

« La porte du houblon », une invitation des anciens moines de l’abbaye ?

Face au besoin pressant de trouver une nouvelle activité économique, le père abbé de Saint-Wandrille réunit donc toute la communauté au Chapitre en août 2014. Il demande à chaque moine de donner une idée de nouvelle activité. Beaucoup de propositions fusent autour de l’artisanat monastique : fabrication de pain grâce à la boulangerie de l’abbaye, fabrication de cierges, de fromages, de bonbons, de financiers, culture de plantes aromatiques…

 

Parmi toutes les propositions, frère Éric proposa de se lancer dans la bière : « Et pourquoi nous ne ferions pas une brasserie ? Je vous rappelle que nous avons dans le cloître une ‘porte du houblon’ ! De plus, le marché de la bière artisanale est en très grande croissance en ce moment. Et comme il n’y a pas actuellement de monastère brasseur en France, la place de véritable bière d’abbaye française nous tend les bras ! »

 

En plus de ces 3 (excellentes) raisons, il faut préciser que l’abbaye de Saint-Wandrille possède le plus vieux réfectoire d’Occident encore en activité ! Lieu par excellence d’accueil des pèlerins au Moyen-Âge, les moines prenaient l’habitude de les y accueillir avec… de la bière, tiens !

 

Mais malgré toutes ces bonnes raisons, l’intervention de frère Éric ne fut pas particulièrement retenue, car la communauté ne possédait pas le savoir-faire du brassage, ni le matériel. Les frères ne savaient même pas combien cela coûtait et s’ils en avaient les moyens ! Chou blanc ? Pas si sûr…

Ci-dessus, « la frise du houblon », qui représente des feuilles de houblon au-dessus d’une porte du cloître. C’est cette frise qui aurait inspiré frère Éric à proposer l’idée de lancer une bière d’abbaye – Divine Box

Le père abbé et frère Xavier sont sur un bateau… mais le projet ne tombe à l’eau !

Trois jours plus tard, cependant, le père abbé et l’un des moines se trouvent sur un bateau, pour se rendre à l’abbaye de Quarr en Angleterre. Un couple reconnait alors le supérieur de l’abbaye, et tous commencent à papoter.

 

Bien vite, le mari explique qu’il s’est lancé, dans ses temps libres, dans le brassage d’une bière artisanale. Très intéressés, les moines lui demandent plus d’informations sur les coûts, les connaissances et le matériel nécessaires… Il leur explique que c’est très simple, et les encourage à persévérer dans cette réflexion.

 

Lorsqu’ils sont enfin de retour trois jours plus tard à l’abbaye, les moines découvrent alors avec surprise un mystérieux colis à leur porte : des bouteilles, des capsules, du malt, des bidons… c’est le mari qui leur a envoyé un kit de brassage !

 

Une semaine à peine après l’ébauche de réflexion sur la nouvelle orientation économique de l’abbaye, et sans que les frères n’aient rien fait de particulier, ils pouvaient donc lancer leur premier brassin-test directement chez eux ! Confiants en ce signe de la Providence, les moines ont donc mis la main à la pâte…

 

Merci frère Éric !

Souvenez-vous, c’est au tout début sur une suggestion de frère Éric que les bières de Saint-Wandrille ont pu voir le jour. Mais frère Éric semble aussi se cacher derrière chacune des étapes de la création de la brasserie :

  • C’est le jour de la saint Éric, un 18 mai, que les frères ont reçu le kit de brassage à leur porte.
  • C’est frère Éric qui eut l’idée d’utiliser la porte de l’abbaye, avec son blason, pour représenter le monastère sur l’étiquette. Idée adoptée sur le champ, après plusieurs semaines de recherche infructueuses !
  • Frappé peu de temps après par une leucémie foudroyante, frère Éric mourût le jour de la saint Benoît. Le jour où la brasserie venait de sortir de terre. Il disparût au moment où le projet de la communauté prenait vie.
  • Et, coïncidence ( ?), la première mise en bouteille des bières de Saint-Wandrille eut lieu le 14 juillet 2016, soit un an jour pour jour après son enterrement !

Alors face à tous ces signes, les moines de Saint-Wandrille sont très reconnaissants envers frère Éric !

C’est notamment grâce à frère Éric que le projet de brasserie de Saint-Wandrille a pu voir le jour – Crédits Photo : © Abbaye Saint-Wandrille

  1. Des noms de brassins… surprenants 🤓

Chaque semaine, pendant plusieurs mois, les moines ont donc enchaîné les brassins-tests, afin d’affiner leur bière. Et cela fait beaucoup de bière ! Alors, pour les différencier, les moines ont eu une idée. Chaque semaine, le brassin allait recevoir un petit nom en rapport avec la vie de la communauté : un événement, une lecture du réfectoire, l’Évangile du jour, etc…

 

Les frères de Saint-Wandrille ont ainsi pu déguster au réfectoire :

 

  • La hotte du Père Noël
  • La Chute de l’Empire Romain
  • La pipelette du Bordeaux-Paris
  • La cruche de la Samaritaine
  • La zizanie du chapelet secret
  • La sainte Ampoule

 

Et bien d’autres encore ! Ah ces moines, ils ne manquent pas d’humour…

C’est lors de la balade hebdomadaire que les moines de Saint-Wandrille échangent leurs réflexions sur les brassins de leurs bières de Saint-Wandrille – Crédits Photo : © Abbaye Saint-Wandrille

  1. Les bières de Saint-Wandrille, un travail de bénédictin 💪

Les bières de Saint-Wandrille, c’est un produit monastique 100 % made in Saint-Wandrille. Ce sont en effet bien les moines qui sont derrière chacune des étapes de la confection de leurs bières. Ils se partagent les tâches en différentes équipes :

 

  • L’équipe de brassage : elle réalise le brassage et le soutirage.
  • L’équipe de dégustation : elle se charge d’élaborer les recettes, de vérifier la qualité de la production, et de goûter les bières du marché.
  • L’équipe marketing : elle s’occupe des étiquettes et des supports de communication.
  • L’équipe d’expédition : chaque frère passe entre 1h et 2h par mois à la mise en carton des bières de Saint-Wandrille !

 

Les bières de Saint-Wandrille, c’est aussi un travail monastique, c’est-à-dire 100 % respectueux du temps de prière quotidien des frères. Pour vous en donner un aperçu, voici la semaine type des moines brasseurs de Saint-Wandrille :

  • Lundi : ce sont les préparatifs : les frères désinfectent le matériel, concassent le malt, étalonnent leurs instruments…
  • Mardi : C’est le premier brassin. Après l’office de vigile à 5h25, le premier frère brasseur assiste à une messe basse, surnommée « la messe du brasseur ». Il commence ainsi à brasser vers 7h du matin. Pour que ce soit plus simple, les deux frères brasseurs récitent les offices directement dans la brasserie ce jour-là.
  • Mercredi : C’est le second brassin et la mise en carton des brassins précédents. Pour la mise en carton, tous les frères de la communauté se relaient quatre par quatre dans le mois pour prêter main forte.
  • Jeudi : C’est la préparation du soutirage. Les moines rincent et désinfectent le contenant dans lequel la bière va être transférée, afin d’éliminer les particules qui se sont déposées au fond du mélange.
  • Vendredi : C’est la mise en bouteille, juste après la messe. Pas le temps de déjeuner pour les moines brasseurs, alors c’est sandwich dans la brasserie !
  • Samedi : C’est le jour des purges de levure, du nettoyage, des mesures pour contrôler la fermentation principale et la fermentation en bouteille, ainsi que le jour de la mise à jour documentaire et du suivi du courrier !
  • Le dimanche et les jours de fête, les frères ne travaillent pas à la brasserie, repos dominical oblige !

Pour la mise en carton des bières de Saint-Wandrille, toute la communauté met la main à la pâte — Crédits Photo : © Abbaye Saint-Wandrille

 

  1. Travailler plus pour gagner plus en sainteté !

Les moines de Saint-Wandrille ne manquent décidément pas d’humour ! Ils ont affiché dans leur brasserie ce proverbe pour le moins curieux :

 

Qui bibit, dormit ;

qui dormit, non peccat ;

qui non peccat, sanctus est ;

erga : qui bibit, sanctus est.

 

Si vous n’êtes pas bilingues latin/français, voici une traduction « maison » :

 

Qui boit, dort ;

qui dort, ne pèche pas ;

qui ne pèche pas, est saint ;

donc : qui boit, est saint.

 

Et oui, c’est mathématique !

Dans leur brasserie, les moines de Saint-Wandrille ont affiché un proverbe plein d’humour – Divine Box

 

  1. Un format de 50 cL pour partager… et pour aller à la messe !

Les bières de Saint-Wandrille sont au format bien particulier de 50cL. Les moines n’ont en effet pas voulu prendre le format classique de 33cL, et cela pour trois raisons :

 

  • Pour être plus visibles dans un rayon, tout simplement !
  • Pour pouvoir partager la bière avec un ami, parce que c’est plus sympa comme ça !
  • Pour pouvoir aller aux offices : hé oui, mettre de la bière en bouteille, c’est plus rapide dans des bouteilles de 50cL que dans des bouteilles de 33cL, car cela fait moins de bouteilles. De cette façon, le soutirage tient entre la messe (qui finit vers 10h30) et les vêpres (qui sont à 17h30). Les frères brasseurs ne ratent donc pas ces 2 rendez-vous importants de la communauté ! Pratique non ?

Si les bouteilles des bières de Saint-Wandrille font 50cL, c’est aussi pour que l’embouteillage soit plus rapide, pour que les moines aient le temps d’assister à la messe et aux vêpres – Crédits Photo : © Abbaye Saint-Wandrille

  1. Une étiquette 100 % « Saint-Wandrille » 🏷

La bière de Saint-Wandrille, ce n’est pas que dans le goût, c’est aussi du visuel ! Alors les moines ont fait particulièrement attention à détails :

 

  • Pour l’étiquette des bières de Saint-Wandrille, les frères ont fait appel au graphiste qui avait auparavant réalisé l’étiquette de la bière bénédictine de Nursie, en Italie. Selon l’idée originale de frère Éric, celle de Saint-Wandrille représente la célèbre décoration de la porte d’entrée du monastère (appelée porte de Jarente, du nom du père abbé qui l’édifia). Le blason de l’abbaye est ainsi bien visible et en couleur, selon le premier souhait des moines.

 

  • Les moines ont également reproduit sur l’étiquette « la frise du houblon. » Celle-ci se trouve au-dessus de l’une des portes de l’abbaye, dans le cloître, et représente des plants de houblons.

 

  • Pour la capsule, les frères ont placé l’un des motifs des arches dans leur cloître.

 

Comme ça, pas de doute, l’emballage des bières de Saint-Wandrille est bien sur-mesure et 100 % monastique !

 

Et pour la petite histoire, la couleur de l’étiquette fut adoptée un peu par hasard : lors d’un essai d’impression, l’imprimante manqua de couleur. L’étiquette sortit non pas « couleur pierre » mais « couleur bronze » … Elle plut beaucoup et fut adoptée instantanément !

L’étiquette des bières de Saint-Wandrille reprend le blason de l’abbaye, présent sur la porte de Jarente, la « frise du houblon », et l’un des motifs du cloître – Divine Box

 

  1. Une vraie bière d’abbaye, oui mais pourquoi pas trappiste ? 🍺

Les bières de Saint-Wandrille sont depuis un siècle les premières et uniques véritables bières d’abbaye française. C’est une bière trappiste alors ? Et bien non !

 

C’est très simple : pour porter le logo « Authentic Trappist Product » et ainsi être une véritable bière trappiste, il faut respecter trois critères très stricts : la bière doit être brassée par les moines, au sein de leur abbaye, et ses bénéfices doivent servir à faire vivre la communauté. Ces trois critères, les bières de Saint-Wandrille les remplissent. Sauf qu’il faut aussi, détail important… que les moines brasseurs soient de l’ordre trappiste ! Or les moines de Saint-Wandrille sont bénédictins, et non trappistes. Leurs bières ne peuvent donc pas avoir le logo des bières trappistes.

 

Les bières de Saint-Wandrille arborent donc à la place le logo « Monastic », qui garantit qu’il y a bien eu « une maîtrise » de la communauté monastique sur sa bière. Et puisque ce sont bien les frères de Saint-Wandrille qui réalisent la recette de leurs bières, qui les brassent, en font la communication, l’emballage, l’expédition… on peut dire qu’ils la maîtrisent de A à Z, le logo « Monastic » est donc bien mérité !

Les bières de Saint-Wandrille ne sont pas des bières trappistes, car les moines de Saint-Wandrille sont de l’ordre bénédictin et non trappiste : ce qui ne les empêchent pas d’être brassées par les moines eux-mêmes, et au sein de leur abbaye — Crédits Photo : © Abbaye Saint-Wandrille

Les bières de Saint-Wandrille sont les uniques et véritables bières d’abbayes françaises – Crédits Photo : © Abbaye Saint-Wandrille

Où acheter la bière de Saint-Wandrille ?

 

 

Articles #Europe non francophone #NLH #NLQ

A la rencontre de l’Abbaye de Novy Dvur, l’unique abbaye trappiste Tchèque !

Un article proposé par Divine Box.

Avez-vous déjà entendu parler de l’abbaye de Nový Dvůr, en République tchèque ? Elle est l’une des filles de l’abbaye trappiste de Sept-Fons, en Bourgogne. Ce monastère dynamique rayonne par la jeunesse de ses membres, et ne manque de susciter la curiosité dans une région durement marquée par l’athéisme au XXe. Construite dans une ancienne ferme, les moines y travaillent la terre et élèvent des moutons, mais réalisent aussi d’excellentes moutardes. Divine Box vous en dit plus juste en dessous !

Ci-dessus, les moines de Nový Dvůr chantent l’office dans leur toute nouvelle église, construite au début des années 2000 — Divine Box

Novy Dvur, une fondation française

L’abbaye de Nový Dvůr est une abbaye trappiste qui fut fondée en 2002 dans l’ouest de la République tchèque, à quarante kilomètres de l’Allemagne. Mais c’est en France que tout commence, en août 1991. L’abbaye bourguignonne de Sept-Fons ouvre alors ses portes à six jeunes Tchèques. On est en effet juste après la chute du rideau de fer, et beaucoup de jeunes en recherche de foi décident de rentrer au noviciat en France. L’abbaye de Sept-Fons accueillera ainsi en quelques années une vingtaine de jeunes tchèques.

Ce petit groupe restera pendant dix ans, le temps de sa formation, auprès des moines français, puis retournera s’installer en République Tchèque dans une ancienne ferme, rachetée en 1999 par l’abbaye de Sept-Fons. Cet ancien bâtiment et son immense domaine datent de 1760. Mais parce qu’il fut laissé à l’abandon pendant de très nombreuses années, les moines doivent se lancer dans de grand travaux de modernisation. C’est ainsi dans l’ancienne écurie qu’ils vont par exemple installer l’hôtellerie ! En seulement deux ans, les travaux sont terminés et l’inauguration a lieu en 2002. Le monastère prend alors le nom de « Nový Dvůr », soit en français : la Cour-Neuve. Le complexe est en effet un ensemble de cours et de bergeries, qui faisait autrefois partie de l’abbaye des Prémontrés de Tepla. En décembre 2011, le nouveau prieuré est élevé au rang d’abbaye.

Aujourd’hui, la communauté compte une trentaine de jeunes frères : en 2000, la moitié d’entre eux n’avaient même pas 20 ans ! Le père abbé est français, ce qui aide les moines à conserver des relations privilégiées avec l’abbaye de Sept-Fons.

Aujourd’hui, la communauté compte une trentaine de jeunes frères – Divine Box

À travers champs

Le quotidien des moines est rythmé par la prière et le travail, selon la règle de saint Benoît. En plus de leurs sept offices par jour (le premier est à 3h15 du matin !), ils entretiennent leurs terres et élèvent une cinquantaine de moutons. Ils s’occupent en effet du bois de leur forêt pour se chauffer écologiquement grâce à son rebut. Mais on leur a également demandé de gérer quelques forêt publiques alentours !
Grâce à leurs moutons, ils réalisent une délicieuse viande séchée d’agneau. Son élaboration s’est cependant arrêtée il y a quelques mois, pour que les frères puissent se concentrer davantage sur l’élevage, et proposer aux producteurs locaux une viande de qualité.

Les moines profitent des aménagements et des terres de l’ancienne ferme pour élèver un troupeau d’une cinquantaine de moutons – Divine Box

Prenez-en de la graine (de moutarde !)

Les moines sont aussi bien occupés dans leurs ateliers pour confectionner tout un tas de produits monastiques. Ils produisent en effet toute une gamme de produits cosmétiques, labélisés « ÉCOCERT » : un baume à lèvre, des savons, une crème pour le visage, baume réparateur… Sélection des ingrédients, conception et fabrication, les moines font tout eux-mêmes !
Côté alimentaire, ils produisent également un Nutella bio et « fait maison ». Mais leur spécialité est sans conteste la moutarde : bio à l’ancienne, bio aux olives, à la tomate etc… Il y en a pour tous les goûts ! Chacune de leur recette de moutarde est bien entendu complètement originale et inventée par leurs soins. Pour réaliser leurs moutardes, ils sélectionnent chacun des ingrédients. La plupart sont ainsi directement issus de l’agriculture biologique ! Ils broient eux-mêmes les grains de moutarde avec leur meule de pierre, puis les trempent dans du vinaigre coupé d’une eau captée directement dans la forêt environnante. Après une longue maturation de plusieurs semaines, ils mettent enfin tout en pot à la main, et le tour est joué !

La plupart des ingrédients des moutardes des moines de Nový Dvůr sont issus de l’agriculture biologique – Divine Box

Et pour goûter leurs produits ?

Grâce aux liens privilégiés qui unissent l’abbaye de Nový Dvůr à l’abbaye de Sept-Fons, leurs produits issus de l’artisanat monastique sont facilement disponibles en France. Notamment à la boutique de l’abbaye de Sept-Fons, à Dompierre-sur-Besbre. Ou encore sur la boutique en ligne de Divine Box, en cliquant juste ici !

Articles #NLQ #Tribunes et entretiens

[VIDEO] La minute fraternité #20 – Le dialogue commence par l’écoute – Mgr Leborgne

Chaque semaine, Mgr Leborgne partage des pistes de réflexion, des repères concrets pour mettre en oeuvre l’orientation pastorale du diocèse d’Amiens : La fraternité missionnaire. 

La minute fraternité continue pour vous partager des repères concrets pour vivre la fraternité… “Tu m’as creusé une oreille” : le dialogue commence par l’écoute…

Retrouver toutes les vidéos de Mgr Leborgne ici.

Annonces #Conférences/Formations #NLQ

Conférences de Carême au cœur de Nantes (44) les 8, 15 & 22 mars 2019

Pour mieux vivre le temps de Carême, les paroisses du centre de la Ville de Nantes vous proposent trois conférences avec pour thème « Des saints nous guident dans notre vie quotidienne » le vendredi soir de 20h30 à 22h30

♦ Saint François de Sales le vendredi 8 mars à Notre-Dame-de-Toutes-Joies par le père François Renaud, vicaire général du diocèse de Nantes

♦ Sainte Thérèse d’Avila le vendredi 15 mars à Saint Félix par le père Bernard Jozan, curé de la paroisse Saint-Yves-de-la-côte-sauvage

♦ Saint Benoît le vendredi 22 mars à Sainte-Croix par sœur Marie-Anne de l’église Sainte-Croix

En France #NLH #NLQ

Abbaye de Chantelle : l’histoire des soeurs aux produits de beauté !

Un article proposé par Divine Box.

Ce mois-ci, Divine Box vous emmène à la découverte de l’abbaye de Chantelle, dans l’Allier. Sur place, les bénédictines prient et travaillent à la production de produits de soin et d’hygiène. Un grand classique dans les produits monastiques !

 

L’histoire de l’abbaye de Chantelle commence il y a fort longtemps…

 

À Chantelle, tout commence au… Ve siècle ! On y construit en effet un château primitif et une église dédiée à saint Vincent, culminant à 323 mètres, et surplombant donc la région ! Un lieu stratégique donc, dont nous verrons l’importance plus tard…

Mais la présence monastique, elle, n’arrive qu’en 937. À cette date, les propriétaires des lieux (un certain Ainaud et son épouse Rothilde) donnent ainsi les bâtiments à des chanoines de saint Augustin. Cet acte fondateur, co-signé par saint Odon (bénédictin réputé de l’époque), est encore précieusement conservé à l’abbaye.

Incroyable, non ?

 

L’abbaye de Chantelle : un lieu prisé !

Au fil des années, Chantelle fait des envieux parmi les stars de l’époque !

Il faut dire que sa situation géographique est stratégique à l’époque. La colline qui surplombe la région était en effet tout proche d’une ancienne voie romaine, très empruntée alors pour les déplacements et le commerce, qui reliait autrefois Clermont à Bourges.

Grâce à ce positionnement tout particulier, l’abbaye de Chantelle a rapidement attiré du monde. Voici quelques faits marquants :

  • au VIIIe siècle, Pépin le Bref (roi des Francs) s’empare du château ;
  • en 1286, Aymar de Cros (évêque de Clermont) s’y fait sacrer ;
  • au XVe siècle, le duc de Bourbon en prend possession et rebâtit tous les lieux ;
  • au XVIe siècle, Anne de Beaujeu (fille du roi Louis XI et régente de France) y installe sa résidence avant d’y mourir.

Entre temps, le prieuré se refait plusieurs beautés : au XIIe et au XVe siècle. Les bâtiments s’embellissent !

 

L’abbaye de Chantelle se situe en Auvergne, dans un ancien château – Divine Box

 

 

Chantelle chancelle !

Mais la vie de château (héhé) prend fin un peu plus tard.

En 1638 notamment, le château de Chantelle est « desmolly et razé » sous les ordres de Richelieu, ennemi farouche de la noblesse. Il soupçonnait alors les lieux d’être un repaire de potentiels ennemis du roi. Heureusement pourtant, le prieuré reste alors intact !

Mais au XVIIe siècle, la communauté des chanoines faiblit, et laisse finalement sa place à des jésuites en meilleure forme. L’élan de ces derniers donnera plus de rayonnement et de dynamisme à Chantelle, et c’est tant mieux !

Un siècle plus tard, à la Révolution, le prieuré est vendu comme bien national. Triste sort… C’est donc la fin de la vie religieuse à Chantelle, après plus de huit siècles d’histoire !

Mais attendez, les bonnes nouvelles arrivent un peu plus tard…

 

Les bénédictines de Chantelle arrivent !

Une fois passé le tumulte de la Révolution, l’évêque de Moulins désire que la vie monastique reprenne à Chantelle. Et il a bien raison, tiens !

C’est ainsi qu’en octobre 1853, un groupe de bénédictines de l’abbaye de Pradines (près de Roanne), arrive à l’abbaye de Chantelle. On y est enfin ! La nouvelle communauté grandit alors vite et bien et aménage petit à petit les quelques vestiges des siècles passés.

À peine dix ans plus tard, en 1862, les bâtiments sont même classés « monuments historiques » ! Pas mal non ? L’abbaye de Chantelle reprend donc du poil de la bête, et rayonne doucement mais sûrement !

Les « bénédictines de Chantelle » sont aujourd’hui une dizaine à l‘abbaye de Chantelle – Divine Box

 

La cosmétique à l’abbaye de Chantelle : ça mousse !

Après la Seconde Guerre mondiale, les bénédictines de Chantelle cherchent une activité pour préserver les lieux et assurer la subsistance de la communauté. Après mûre réflexion, le choix est fait en 1952 : l’abbaye de Chantelle fabriquera des produits d’hygiène pour la famille ! En voilà une drôle d’idée en terme d’artisanat monastique !

Au lancement en août 1954, toute la communauté est investie : une soeur chimiste en production, une soeur mathématicienne en comptabilité, et les autres notamment pour le conditionnement. En deux temps trois mouvements, elles sortent déjà un lait de toilette et une eau de Cologne ! C’est le début d’un grand succès pour les bénédictines de Chantelle…

 

À Chantelle, « Business is Business »

Très vite, les produits de soin de l’abbaye de Chantelle font un carton dans la région !

Au fil des années, les soeurs développent alors leur gamme : nouvelles senteurs, nouveaux formats, nouveaux produits etc. Chaque soeur participe ainsi, selon ses capacités, à la production ou au conditionnement.

En 1962, les soeurs créent leur propre entreprise : « Les Fabrications des Bénédictines de Chantelle ». Elle deviendra ensuite en 1982 : « Société Nouvelle des Fabrications des Bénédictines de Chantelle ». Les soeurs s’organisent de mieux en mieux, et se professionnalisent. Eh oui, même chez les bénédictines on parle business plan !

Quelques partenariats  de production émergent avec d’autres abbayes, notamment avec les moines de l’abbaye Sainte-Marie du Désert en 1994. Mais plus tard, notamment en 2012, tout sera rapatrié à l’abbaye de Chantelle.

Les soeurs de Chantelle conçoivent, développent et fabriquent artisanalement des produits cosmétiques dans leur laboratoire. Un grand classique des produits monastiques – Divine Box

 

L’abbaye de Chantelle aujourd’hui ?

Aujourd’hui, l’abbaye Saint-Vincent de Chantelle regroupe dix bénédictines qui vivent toujours selon la règle de saint Benoît : « prière et travail ».

En plus des sept prières quotidiennes (la première à 5h40 !), les soeurs accueillent les pèlerins de Compostelle et travaillent de leurs mains au conditionnement des produits et au développement des nouveautés cosmétiques.

 

Cliquez ici pour en savoir plus sur les produits de l’abbaye de Chantelle, ou bien par là pour en savoir plus sur l’abbaye de Chantelle, son architecture et sa situation aujourd’hui.

Messes/Prières/Pèlerinages #NLQ

Fête de Saint Benoît à l’Abbaye de Fleury (45) le 11 juillet 2018

Solennité de saint Benoît, patron de l’Europe,
présidée par Mgr Luc CRÉPY, évêque du Puy-en-Velay (ancien recteur du séminaire d’Orléans)
et chantée par les moines bénédictins de Fleury et les moniales bénédictines de Bouzy-la-Forêt.

  • 11h00 : procession des reliques de saint Benoît et messe solennelle concélébrée
  • 15h00 : office de none
  • 17h00 : exposition des reliques de saint Benoît dans le chœur à la vénération des fidèles
  • 18h10 : vêpres solennelles

(source)

En France #NLH #NLQ

La bière et le houblon : merci les moines !

Un article proposé par Divine Box.

Saviez-vous qu’aujourd’hui, si la bière est si connue (et si bonne !), c’est grâce aux moines bénédictins du Moyen Âge ? Eh oui, ce sont eux qui ont inventé et peaufiné tout le savoir-faire que l’on retrouve notamment aujourd’hui dans les authentiques bières trappistes. D’ailleurs, le « houblon », cette plante infusée lors du brassage de la bière, a été introduite par une moniale !

Allez, ce mois-ci Divine Box vous explique en trois minutes pourquoi vous devez remercier nos chers moines pour la bière ! Santé ! 🍺

Vieux dessin d’un moine brassant la bière au Moyen Âge ! Ce sont eux qui, dans leurs abbayes, ont tout mis au point et tout inventé !

 

Les moines bénédictins, ces champions de la bière ! 🍺

C’est au Moyen Âge que la bière, boisson très ancienne, acquiert ses lettres de noblesses… grâce aux moines bénédictins ! Ceux-ci se mettent en effet à brasser de la bière pour différentes raisons. D’abord, c’est un moyen de travailler de leurs mains pour assurer leur subsistance, comme les y encourage leur père fondateur saint Benoît. Dans sa règle, édictée au VIe siècle, il dit en effet « ora et labora » : prière et travail ! Ensuite, la bière permet à l’époque aux moines de boire une boisson saine. L’hygiène n’étant pas au top de sa forme à l’époque, le fait de bouillir l’eau pour, plus tard, en faire de la bière, permettait ainsi de tuer les microbes et de purifier l’eau ! Enfin, c’était aussi pour les moines une « nourriture » : on appelait jadis la bière « pain liquide » ! Très nourrissante, elle permettait ainsi de contrebalancer leur régime parfois très ascétique.

La liste est encore longue, mais bref, vous avez compris l’idée : les moines ont tout fait dans le brassage de la bière ! Au final, ce savoir-faire brassicole devient même un monopole dans les abbayes avec Charlemagne ! Au fil des années, les bières se répandent ainsi en Europe, là où fleurissent les monastères, et les moines se transmettent leurs traditions, tout en améliorant petit à petit leurs techniques de brassage…

Ancienne représentation de saint Hildegarde de Bingen, enseignant le brassage avec du houblon à un autre moine. C’est elle qui a en effet instauré le houblon dans la bière !

La sainte origine de la bière houblonnée ! 🙏

Mais à l’époque, la bière est encore loin de ressembler à celle que l’on connaît ! En fait, le « goût » actuel de la bière vient d’une plante, nommée le houblon. Les moines l’infusent alors dans le « moût », ce liquide sucré qui n’est pas encore de la bière. Et devinez qui est à l’origine de l’introduction du houblon dans la bière ? RRRRR… (roulement de tambours)… les moines ! Ou plus précisément sainte Hildegarde de Bingen (1098-1179), fondatrice de l’abbaye de Rupertsberg en Rhénanie ! C’est au XIIe siècle que la bénédictine provoque alors un tournant dans l’histoire de la bière. En effet, au cours de ses nombreuses et célèbres études sur les plantes médicinales, elle vante les grandes vertus du houblon. « L’amertume du houblon combat certaines fermentations nuisibles dans les boissons et permet de les conserver plus longtemps », écrit-elle. Dès lors, les moines vont remplacer par le houblon les autres plantes amères qu’ils utilisaient pour aromatiser leurs bières (coriandre, absinthe, gentiane, ou sauge). Il permet en effet lui aussi de l’aromatiser, mais surtout d’améliorer sa longévité et son hygiène ! Ce précieux (et vieux !) conseil sera respecté par les générations de brasseurs qui se succèdent les siècles suivants, jusqu’à aujourd’hui encore. Alors, on dit merci qui ? Merci sainte Hildegarde !

La bière trappiste Spencer IPA présente une belle robe blonde aux reflets dorés / Crédits Photo @bethebelgianbeer (Instagram)

 

La première bière trappiste IPA ! 🇺🇸

Poursuivons encore notre périple historique… Le houblon est donc introduit par sainte Hildegarde au XIIe siècle. Les recettes vont s’affiner au fil des siècles, et la bière connaît une évolution particulière notamment au XVIIIe siècle. En effet, il fallait à l’époque envoyer des bières aux Indes, vers les colonies anglaises ! Alors pour qu’elles puissent résister aux longs voyages en bateaux, les brasseries ont créé une bière légèrement plus forte en alcool, mais surtout plus houblonnée, pour qu’elle conserve son goût et ne s’altère pas lors des périples ! Et voilà le type « IPA » qui est créée : c’est l’acronyme de « India Pale Ale ». Aujourd’hui, elle est encore très à la mode dans les pays anglo-saxons notamment. Et devinez qui revient à la charge quand il s’agit de bières ? Les moines, tiens ! Cette fois, ils sont trappistes (des « cousins » des bénédictins – ils suivent aussi la règle de saint Benoît), et viennent des Etats-Unis. L’abbaye de Spencer, dans le Massachussetts, brasse en effet une IPA, toute première bière trappiste de ce style, depuis 2014. Après quinze brassins tests, la première (et unique) trappiste IPA était née : bienvenue à la Spencer IPA !

Les moines trappistes de l’abbaye Saint-Joseph de Spencer aux Etats-Unis brassent depuis 2014 leur « Spencer IPA », une bière de style IPA.
Crédits photo : Abbaye Saint-Joseph de Spencer

Comment déguster la Spencer IPA ? 🍺

Comme toutes les IPA, la bière trappiste Spencer IPA est très houblonnée, et cela se traduit notamment par de fortes notes d’agrumes (orange, pamplemousse). Sous sa belle robe blonde aux reflets or, elle cache aussi des notes de malt et de fleurs. À déguster bien fraîche (entre 6°C et 8°C), elle fera des merveilles à l’apéro cet été ! Et pour en profiter, rendez-vous dans la Divine box trappiste de juillet, disponible dès maintenant !

 

Et voilà ! Maintenant vous avez de quoi briller lors de vos dîners quand vous parlerez de moines, de bière ou d’IPA 😇

En France #NLQ

Une neuvaine de prière pour l’abbaye de Landévennec (29) organisée par le diocèse de Quimper du 10 au 18 mai 2018

Mgr Dognin invite les diocésains à une neuvaine de prière pour l’abbaye de Landévennec, de l’Ascension à la Pentecôte, à l’occasion des 1200 ans de vie bénédictine à Landévennec.

“Il y a 1 200 ans, l’abbaye de Landévennec adoptait la règle de saint Benoit. Des hommes s’y sont succédés durant des siècles pour vivre la vie monastique dans la prière, le travail et une vie commune. Le tout dans une charité fraternelle nourrie par le Christ et unifiée par son Esprit. Malgré les aléas de l’histoire, la vie monastique de Landévennec a marqué profondément la vie et la mission de l’Église dans le Finistère. Aujourd’hui encore cette abbaye est un lieu de ressourcement pour des milliers de personnes. Certains se retirent quelques jours pour prier avec le soutien des moines, d’autres sont en recherche et la vie monastique les interroge. Le silence et les offices monastiques sont une porte ouverte par laquelle le Seigneur vient toucher les cœurs. Les communautés contemplatives «  sont comme les poumons spirituels de l’Église diocésaine1 ».

Dans sa récente exhortation apostolique Gaudete et Exsultate, le Pape François évoque la nécessité pour tous les baptisés de se ressourcer dans le silence : «  Comment donc ne pas reconnaître que nous avons besoin d’arrêter cette course fébrile pour retrouver un espace personnel, parfois douloureux mais toujours fécond, où s’établit le dialogue sincère avec Dieu2 ».

Pendant des siècles, les moines de Landévennec ont prié pour le diocèse, nous pouvons à notre tour prier pour l’abbaye. Prions pour que de nombreuses personnes y trouvent toujours un lieu de silence et de prière, un lieu d’accueil et de réflexion. Un lieu qui rayonne de la miséricorde du Seigneur. Je vous invite aussi à prier spécialement pour que naissent des vocations monastiques à Landévennec. Que les jeunes scrutent le fond de leur cœur pour discerner l’appel du Seigneur à tout donner pour lui consacrer leur vie. Dans ce monde agité et en manque de repères, vivre selon la Règle de saint Benoit est un beau défi à relever, et c’est aussi une grâce extraordinaire car le Seigneur comble celui que se donne à Lui au-delà de ce que nous pouvons imaginer.

J’invite donc tous les fidèles du diocèse à prier pour l’abbaye de Landévennec durant une neuvaine3 qui aura lieu du jeudi 10 mai, en la fête de l’Ascension, jusqu’au vendredi 18 mai inclus. Priez seul ou en famille, dans votre maison de retraite ou sur votre lit d’hôpital, dans votre communauté religieuse ou votre communauté locale. Notre diocèse a besoin aujourd’hui d’un renouveau spirituel !”

† Laurent DOGNIN
Évêque de Quimper et Léon

Neuvaine de Prière pour l’abbaye de Landévennec – Prières jour après jour

Conférences/Formations #NLQ

Conférence de Pascal Pradié à Jumièges (76)  : « Aux sources du monachisme : la règle Saint Benoit » le 4 février 2018

Les dimanches au salon

 

Le premier dimanche de chaque mois : des rencontres, conférences avec des historiens, archéologues mais aussi des personnalités de l’art contemporain…

 

Dimanche 4 février 2018, de 14h30 à 16h30
«  Aux sources du monachisme : la règle Saint Benoît » par Pascal Pradié, moine de l’abbaye de Saint Wandrille.

Si la Règle de saint Benoît fait figure d’évidence comme modèle de vie pour toutes les abbayes d’Europe depuis le haut moyen-âge, que sait on en réalité de ses origines, de ses sources et de son contenu, à l’exception de cette phrase si souvent répétée Ora et Labora, prie et travaille ?

 

La première conférence nous conviera à un voyage dans le temps aux sources du monachisme dans le désert d’Egypte dès le IVème siècle jusqu’aux rives de la Seine au VIIème siècle.

 

La deuxième conférence abordera plus particulièrement la personnalité de saint Benoît et sa Règle à travers le témoignage monastique du conférencier.

 

Réservations au 02 35 37 24 02

 

8 € avec visite de l’abbaye comprise

Télécharger le fichier Programme Jumieges 2018.pdf

Doctrine / Formation #Livres

Saint Benoit et la vie de famille, par le Cardinal Rodé

Véritable succès de librairie, Saint Benoît et la vie de famille de dom Massimo Lapponi n’est pas un livre qui s’adresse d’abord à des moines, mais à des laïcs, pères et mères de famille. Alors que celle-ci est attaquée de partout, la Règle de saint Benoît, qui institue entre les frères une vie familiale peut servir de guide et d’aide pour vivre chrétiennement en famille. À l’occasion de la réédition de ce livre, nous publions ici la préface du cardinal Franc Rodé, préfet émérite de la Congrégation pour les Instituts de vie consacrée.

Une œuvre impérissable

Il y a des œuvres impérissables qui, à des siècles de distance, se révèlent toujours fécondes d’inspirations nouvelles pour la vie de l’homme, non encore explorées par les générations précédentes. Parmi ces œuvres figure indiscutablement la Règle de saint Benoît. Rédigée il y a mille cinq cents ans, fruit d’une réflexion nouvelle et originale de la tradition monastique précédente, orientale et occidentale, et de l’expérience d’une vie entièrement consacrée au service de Dieu, elle cache sous son apparente simplicité des trésors d’une profonde sagesse humaine et spirituelle.

L’œuvre de Benoît s’adressait aux moines et, apparemment, son auteur n’avait aucun rapport avec la vie séculière, notamment la vie de famille. L’auteur de l’ouvrage que nous présentons nous démontre le contraire : ayant vécu à une époque tragique de guerres, disettes, épidémies de peste, invasions et décomposition civile et morale, Benoît a voulu enseigner aux Italiens de son époque comment vivre ensemble dans la paix, dans l’harmonie, dans le respect mutuel et dans la charité chrétienne. C’est pourquoi les monastères bénédictins ne furent pas seulement des oasis de spiritualité, mais aussi des modèles féconds de civilisation et de vie sociale pour les générations à venir. Les méthodes rationalistes de la critique historique ne pourront jamais évaluer l’influence incalculable que l’exemple de la vie bénédictine a exercée sur la vie sociale et sur les communautés familiales des siècles passés.

Tout ceci est aujourd’hui vite oublié. Mais c’est justement l’expérience actuelle de la désagrégation de la vie de famille à laquelle, semble-t-il, on n’a pas encore trouvé de remède efficace, qui peut nous faire redécouvrir, en l’éclairant d’une lumière nouvelle, l’enseignement impérissable de saint Benoît sur la vie communautaire.

La grande actualité de la sagesse bénédictine

L’auteur de ce petit livre, qui a notamment le mérite de la brièveté tout en disant beaucoup en peu de pages, nous permet de toucher du doigt la grande actualité de la sagesse bénédictine, non seulement pour guider les communautés religieuses, mais aussi pour insuffler une vie nouvelle, une espérance nouvelle aux communautés familiales. En effet, ce ne sont pas les conférences ni les discussions de groupe, ni même les réformes législatives – pour souhaitables qu’elles soient – qui sauveront l’institution de la famille, mais seulement la diffusion d’un modèle vécu de vie sociale en remplacement de celui qui désormais se révèle hélas, partout dans le monde, dominant. “Et je crois pouvoir affirmer”, écrit notre auteur, “qu’il n’existe qu’un seul et unique modèle qui puisse aujourd’hui être efficacement proposé aux familles : le modèle bénédictin tel qu’il ressort de la Règle et de la tradition.”

A-t-il raison ? Nous laissons la réponse au lecteur. Nous nous bornons à conseiller vivement à toutes les familles, chrétiennes ou non, la lecture de ces pages denses, de toute façon écrites avec une passion rare, et donc d’autant plus stimulantes et provocatrices.

Cardinal Franc RODÉ

Préfet émérite de la Congrégation pour les Instituts de vie consacrée

 

 Source L’Homme Nouveau