Articles #NLQ #Tribunes et entretiens

[VIDEO] La minute fraternité #20 – Le dialogue commence par l’écoute – Mgr Leborgne

Chaque semaine, Mgr Leborgne partage des pistes de réflexion, des repères concrets pour mettre en oeuvre l’orientation pastorale du diocèse d’Amiens : La fraternité missionnaire. 

La minute fraternité continue pour vous partager des repères concrets pour vivre la fraternité… “Tu m’as creusé une oreille” : le dialogue commence par l’écoute…

Retrouver toutes les vidéos de Mgr Leborgne ici.

Annonces #Conférences/Formations #NLQ

Conférences de Carême au cœur de Nantes (44) les 8, 15 & 22 mars 2019

Pour mieux vivre le temps de Carême, les paroisses du centre de la Ville de Nantes vous proposent trois conférences avec pour thème « Des saints nous guident dans notre vie quotidienne » le vendredi soir de 20h30 à 22h30

♦ Saint François de Sales le vendredi 8 mars à Notre-Dame-de-Toutes-Joies par le père François Renaud, vicaire général du diocèse de Nantes

♦ Sainte Thérèse d’Avila le vendredi 15 mars à Saint Félix par le père Bernard Jozan, curé de la paroisse Saint-Yves-de-la-côte-sauvage

♦ Saint Benoît le vendredi 22 mars à Sainte-Croix par sœur Marie-Anne de l’église Sainte-Croix

En France #NLH #NLQ

Abbaye de Chantelle : l’histoire des soeurs aux produits de beauté !

Un article proposé par Divine Box.

Ce mois-ci, Divine Box vous emmène à la découverte de l’abbaye de Chantelle, dans l’Allier. Sur place, les bénédictines prient et travaillent à la production de produits de soin et d’hygiène. Un grand classique dans les produits monastiques !

 

L’histoire de l’abbaye de Chantelle commence il y a fort longtemps…

 

À Chantelle, tout commence au… Ve siècle ! On y construit en effet un château primitif et une église dédiée à saint Vincent, culminant à 323 mètres, et surplombant donc la région ! Un lieu stratégique donc, dont nous verrons l’importance plus tard…

Mais la présence monastique, elle, n’arrive qu’en 937. À cette date, les propriétaires des lieux (un certain Ainaud et son épouse Rothilde) donnent ainsi les bâtiments à des chanoines de saint Augustin. Cet acte fondateur, co-signé par saint Odon (bénédictin réputé de l’époque), est encore précieusement conservé à l’abbaye.

Incroyable, non ?

 

L’abbaye de Chantelle : un lieu prisé !

Au fil des années, Chantelle fait des envieux parmi les stars de l’époque !

Il faut dire que sa situation géographique est stratégique à l’époque. La colline qui surplombe la région était en effet tout proche d’une ancienne voie romaine, très empruntée alors pour les déplacements et le commerce, qui reliait autrefois Clermont à Bourges.

Grâce à ce positionnement tout particulier, l’abbaye de Chantelle a rapidement attiré du monde. Voici quelques faits marquants :

  • au VIIIe siècle, Pépin le Bref (roi des Francs) s’empare du château ;
  • en 1286, Aymar de Cros (évêque de Clermont) s’y fait sacrer ;
  • au XVe siècle, le duc de Bourbon en prend possession et rebâtit tous les lieux ;
  • au XVIe siècle, Anne de Beaujeu (fille du roi Louis XI et régente de France) y installe sa résidence avant d’y mourir.

Entre temps, le prieuré se refait plusieurs beautés : au XIIe et au XVe siècle. Les bâtiments s’embellissent !

 

L’abbaye de Chantelle se situe en Auvergne, dans un ancien château – Divine Box

 

 

Chantelle chancelle !

Mais la vie de château (héhé) prend fin un peu plus tard.

En 1638 notamment, le château de Chantelle est « desmolly et razé » sous les ordres de Richelieu, ennemi farouche de la noblesse. Il soupçonnait alors les lieux d’être un repaire de potentiels ennemis du roi. Heureusement pourtant, le prieuré reste alors intact !

Mais au XVIIe siècle, la communauté des chanoines faiblit, et laisse finalement sa place à des jésuites en meilleure forme. L’élan de ces derniers donnera plus de rayonnement et de dynamisme à Chantelle, et c’est tant mieux !

Un siècle plus tard, à la Révolution, le prieuré est vendu comme bien national. Triste sort… C’est donc la fin de la vie religieuse à Chantelle, après plus de huit siècles d’histoire !

Mais attendez, les bonnes nouvelles arrivent un peu plus tard…

 

Les bénédictines de Chantelle arrivent !

Une fois passé le tumulte de la Révolution, l’évêque de Moulins désire que la vie monastique reprenne à Chantelle. Et il a bien raison, tiens !

C’est ainsi qu’en octobre 1853, un groupe de bénédictines de l’abbaye de Pradines (près de Roanne), arrive à l’abbaye de Chantelle. On y est enfin ! La nouvelle communauté grandit alors vite et bien et aménage petit à petit les quelques vestiges des siècles passés.

À peine dix ans plus tard, en 1862, les bâtiments sont même classés « monuments historiques » ! Pas mal non ? L’abbaye de Chantelle reprend donc du poil de la bête, et rayonne doucement mais sûrement !

Les « bénédictines de Chantelle » sont aujourd’hui une dizaine à l‘abbaye de Chantelle – Divine Box

 

La cosmétique à l’abbaye de Chantelle : ça mousse !

Après la Seconde Guerre mondiale, les bénédictines de Chantelle cherchent une activité pour préserver les lieux et assurer la subsistance de la communauté. Après mûre réflexion, le choix est fait en 1952 : l’abbaye de Chantelle fabriquera des produits d’hygiène pour la famille ! En voilà une drôle d’idée en terme d’artisanat monastique !

Au lancement en août 1954, toute la communauté est investie : une soeur chimiste en production, une soeur mathématicienne en comptabilité, et les autres notamment pour le conditionnement. En deux temps trois mouvements, elles sortent déjà un lait de toilette et une eau de Cologne ! C’est le début d’un grand succès pour les bénédictines de Chantelle…

 

À Chantelle, « Business is Business »

Très vite, les produits de soin de l’abbaye de Chantelle font un carton dans la région !

Au fil des années, les soeurs développent alors leur gamme : nouvelles senteurs, nouveaux formats, nouveaux produits etc. Chaque soeur participe ainsi, selon ses capacités, à la production ou au conditionnement.

En 1962, les soeurs créent leur propre entreprise : « Les Fabrications des Bénédictines de Chantelle ». Elle deviendra ensuite en 1982 : « Société Nouvelle des Fabrications des Bénédictines de Chantelle ». Les soeurs s’organisent de mieux en mieux, et se professionnalisent. Eh oui, même chez les bénédictines on parle business plan !

Quelques partenariats  de production émergent avec d’autres abbayes, notamment avec les moines de l’abbaye Sainte-Marie du Désert en 1994. Mais plus tard, notamment en 2012, tout sera rapatrié à l’abbaye de Chantelle.

Les soeurs de Chantelle conçoivent, développent et fabriquent artisanalement des produits cosmétiques dans leur laboratoire. Un grand classique des produits monastiques – Divine Box

 

L’abbaye de Chantelle aujourd’hui ?

Aujourd’hui, l’abbaye Saint-Vincent de Chantelle regroupe dix bénédictines qui vivent toujours selon la règle de saint Benoît : « prière et travail ».

En plus des sept prières quotidiennes (la première à 5h40 !), les soeurs accueillent les pèlerins de Compostelle et travaillent de leurs mains au conditionnement des produits et au développement des nouveautés cosmétiques.

 

Cliquez ici pour en savoir plus sur les produits de l’abbaye de Chantelle, ou bien par là pour en savoir plus sur l’abbaye de Chantelle, son architecture et sa situation aujourd’hui.

Messes/Prières/Pèlerinages #NLQ

Fête de Saint Benoît à l’Abbaye de Fleury (45) le 11 juillet 2018

Solennité de saint Benoît, patron de l’Europe,
présidée par Mgr Luc CRÉPY, évêque du Puy-en-Velay (ancien recteur du séminaire d’Orléans)
et chantée par les moines bénédictins de Fleury et les moniales bénédictines de Bouzy-la-Forêt.

  • 11h00 : procession des reliques de saint Benoît et messe solennelle concélébrée
  • 15h00 : office de none
  • 17h00 : exposition des reliques de saint Benoît dans le chœur à la vénération des fidèles
  • 18h10 : vêpres solennelles

(source)

En France #NLH #NLQ

La bière et le houblon : merci les moines !

Un article proposé par Divine Box.

Saviez-vous qu’aujourd’hui, si la bière est si connue (et si bonne !), c’est grâce aux moines bénédictins du Moyen Âge ? Eh oui, ce sont eux qui ont inventé et peaufiné tout le savoir-faire que l’on retrouve notamment aujourd’hui dans les authentiques bières trappistes. D’ailleurs, le « houblon », cette plante infusée lors du brassage de la bière, a été introduite par une moniale !

Allez, ce mois-ci Divine Box vous explique en trois minutes pourquoi vous devez remercier nos chers moines pour la bière ! Santé ! 🍺

Vieux dessin d’un moine brassant la bière au Moyen Âge ! Ce sont eux qui, dans leurs abbayes, ont tout mis au point et tout inventé !

 

Les moines bénédictins, ces champions de la bière ! 🍺

C’est au Moyen Âge que la bière, boisson très ancienne, acquiert ses lettres de noblesses… grâce aux moines bénédictins ! Ceux-ci se mettent en effet à brasser de la bière pour différentes raisons. D’abord, c’est un moyen de travailler de leurs mains pour assurer leur subsistance, comme les y encourage leur père fondateur saint Benoît. Dans sa règle, édictée au VIe siècle, il dit en effet « ora et labora » : prière et travail ! Ensuite, la bière permet à l’époque aux moines de boire une boisson saine. L’hygiène n’étant pas au top de sa forme à l’époque, le fait de bouillir l’eau pour, plus tard, en faire de la bière, permettait ainsi de tuer les microbes et de purifier l’eau ! Enfin, c’était aussi pour les moines une « nourriture » : on appelait jadis la bière « pain liquide » ! Très nourrissante, elle permettait ainsi de contrebalancer leur régime parfois très ascétique.

La liste est encore longue, mais bref, vous avez compris l’idée : les moines ont tout fait dans le brassage de la bière ! Au final, ce savoir-faire brassicole devient même un monopole dans les abbayes avec Charlemagne ! Au fil des années, les bières se répandent ainsi en Europe, là où fleurissent les monastères, et les moines se transmettent leurs traditions, tout en améliorant petit à petit leurs techniques de brassage…

Ancienne représentation de saint Hildegarde de Bingen, enseignant le brassage avec du houblon à un autre moine. C’est elle qui a en effet instauré le houblon dans la bière !

La sainte origine de la bière houblonnée ! 🙏

Mais à l’époque, la bière est encore loin de ressembler à celle que l’on connaît ! En fait, le « goût » actuel de la bière vient d’une plante, nommée le houblon. Les moines l’infusent alors dans le « moût », ce liquide sucré qui n’est pas encore de la bière. Et devinez qui est à l’origine de l’introduction du houblon dans la bière ? RRRRR… (roulement de tambours)… les moines ! Ou plus précisément sainte Hildegarde de Bingen (1098-1179), fondatrice de l’abbaye de Rupertsberg en Rhénanie ! C’est au XIIe siècle que la bénédictine provoque alors un tournant dans l’histoire de la bière. En effet, au cours de ses nombreuses et célèbres études sur les plantes médicinales, elle vante les grandes vertus du houblon. « L’amertume du houblon combat certaines fermentations nuisibles dans les boissons et permet de les conserver plus longtemps », écrit-elle. Dès lors, les moines vont remplacer par le houblon les autres plantes amères qu’ils utilisaient pour aromatiser leurs bières (coriandre, absinthe, gentiane, ou sauge). Il permet en effet lui aussi de l’aromatiser, mais surtout d’améliorer sa longévité et son hygiène ! Ce précieux (et vieux !) conseil sera respecté par les générations de brasseurs qui se succèdent les siècles suivants, jusqu’à aujourd’hui encore. Alors, on dit merci qui ? Merci sainte Hildegarde !

La bière trappiste Spencer IPA présente une belle robe blonde aux reflets dorés / Crédits Photo @bethebelgianbeer (Instagram)

 

La première bière trappiste IPA ! 🇺🇸

Poursuivons encore notre périple historique… Le houblon est donc introduit par sainte Hildegarde au XIIe siècle. Les recettes vont s’affiner au fil des siècles, et la bière connaît une évolution particulière notamment au XVIIIe siècle. En effet, il fallait à l’époque envoyer des bières aux Indes, vers les colonies anglaises ! Alors pour qu’elles puissent résister aux longs voyages en bateaux, les brasseries ont créé une bière légèrement plus forte en alcool, mais surtout plus houblonnée, pour qu’elle conserve son goût et ne s’altère pas lors des périples ! Et voilà le type « IPA » qui est créée : c’est l’acronyme de « India Pale Ale ». Aujourd’hui, elle est encore très à la mode dans les pays anglo-saxons notamment. Et devinez qui revient à la charge quand il s’agit de bières ? Les moines, tiens ! Cette fois, ils sont trappistes (des « cousins » des bénédictins – ils suivent aussi la règle de saint Benoît), et viennent des Etats-Unis. L’abbaye de Spencer, dans le Massachussetts, brasse en effet une IPA, toute première bière trappiste de ce style, depuis 2014. Après quinze brassins tests, la première (et unique) trappiste IPA était née : bienvenue à la Spencer IPA !

Les moines trappistes de l’abbaye Saint-Joseph de Spencer aux Etats-Unis brassent depuis 2014 leur « Spencer IPA », une bière de style IPA.
Crédits photo : Abbaye Saint-Joseph de Spencer

Comment déguster la Spencer IPA ? 🍺

Comme toutes les IPA, la bière trappiste Spencer IPA est très houblonnée, et cela se traduit notamment par de fortes notes d’agrumes (orange, pamplemousse). Sous sa belle robe blonde aux reflets or, elle cache aussi des notes de malt et de fleurs. À déguster bien fraîche (entre 6°C et 8°C), elle fera des merveilles à l’apéro cet été ! Et pour en profiter, rendez-vous dans la Divine box trappiste de juillet, disponible dès maintenant !

 

Et voilà ! Maintenant vous avez de quoi briller lors de vos dîners quand vous parlerez de moines, de bière ou d’IPA 😇

En France #NLQ

Une neuvaine de prière pour l’abbaye de Landévennec (29) organisée par le diocèse de Quimper du 10 au 18 mai 2018

Mgr Dognin invite les diocésains à une neuvaine de prière pour l’abbaye de Landévennec, de l’Ascension à la Pentecôte, à l’occasion des 1200 ans de vie bénédictine à Landévennec.

“Il y a 1 200 ans, l’abbaye de Landévennec adoptait la règle de saint Benoit. Des hommes s’y sont succédés durant des siècles pour vivre la vie monastique dans la prière, le travail et une vie commune. Le tout dans une charité fraternelle nourrie par le Christ et unifiée par son Esprit. Malgré les aléas de l’histoire, la vie monastique de Landévennec a marqué profondément la vie et la mission de l’Église dans le Finistère. Aujourd’hui encore cette abbaye est un lieu de ressourcement pour des milliers de personnes. Certains se retirent quelques jours pour prier avec le soutien des moines, d’autres sont en recherche et la vie monastique les interroge. Le silence et les offices monastiques sont une porte ouverte par laquelle le Seigneur vient toucher les cœurs. Les communautés contemplatives «  sont comme les poumons spirituels de l’Église diocésaine1 ».

Dans sa récente exhortation apostolique Gaudete et Exsultate, le Pape François évoque la nécessité pour tous les baptisés de se ressourcer dans le silence : «  Comment donc ne pas reconnaître que nous avons besoin d’arrêter cette course fébrile pour retrouver un espace personnel, parfois douloureux mais toujours fécond, où s’établit le dialogue sincère avec Dieu2 ».

Pendant des siècles, les moines de Landévennec ont prié pour le diocèse, nous pouvons à notre tour prier pour l’abbaye. Prions pour que de nombreuses personnes y trouvent toujours un lieu de silence et de prière, un lieu d’accueil et de réflexion. Un lieu qui rayonne de la miséricorde du Seigneur. Je vous invite aussi à prier spécialement pour que naissent des vocations monastiques à Landévennec. Que les jeunes scrutent le fond de leur cœur pour discerner l’appel du Seigneur à tout donner pour lui consacrer leur vie. Dans ce monde agité et en manque de repères, vivre selon la Règle de saint Benoit est un beau défi à relever, et c’est aussi une grâce extraordinaire car le Seigneur comble celui que se donne à Lui au-delà de ce que nous pouvons imaginer.

J’invite donc tous les fidèles du diocèse à prier pour l’abbaye de Landévennec durant une neuvaine3 qui aura lieu du jeudi 10 mai, en la fête de l’Ascension, jusqu’au vendredi 18 mai inclus. Priez seul ou en famille, dans votre maison de retraite ou sur votre lit d’hôpital, dans votre communauté religieuse ou votre communauté locale. Notre diocèse a besoin aujourd’hui d’un renouveau spirituel !”

† Laurent DOGNIN
Évêque de Quimper et Léon

Neuvaine de Prière pour l’abbaye de Landévennec – Prières jour après jour

Conférences/Formations #NLQ

Conférence de Pascal Pradié à Jumièges (76)  : « Aux sources du monachisme : la règle Saint Benoit » le 4 février 2018

Les dimanches au salon

 

Le premier dimanche de chaque mois : des rencontres, conférences avec des historiens, archéologues mais aussi des personnalités de l’art contemporain…

 

Dimanche 4 février 2018, de 14h30 à 16h30
«  Aux sources du monachisme : la règle Saint Benoît » par Pascal Pradié, moine de l’abbaye de Saint Wandrille.

Si la Règle de saint Benoît fait figure d’évidence comme modèle de vie pour toutes les abbayes d’Europe depuis le haut moyen-âge, que sait on en réalité de ses origines, de ses sources et de son contenu, à l’exception de cette phrase si souvent répétée Ora et Labora, prie et travaille ?

 

La première conférence nous conviera à un voyage dans le temps aux sources du monachisme dans le désert d’Egypte dès le IVème siècle jusqu’aux rives de la Seine au VIIème siècle.

 

La deuxième conférence abordera plus particulièrement la personnalité de saint Benoît et sa Règle à travers le témoignage monastique du conférencier.

 

Réservations au 02 35 37 24 02

 

8 € avec visite de l’abbaye comprise

Télécharger le fichier Programme Jumieges 2018.pdf

Doctrine / Formation #Livres

Saint Benoit et la vie de famille, par le Cardinal Rodé

Véritable succès de librairie, Saint Benoît et la vie de famille de dom Massimo Lapponi n’est pas un livre qui s’adresse d’abord à des moines, mais à des laïcs, pères et mères de famille. Alors que celle-ci est attaquée de partout, la Règle de saint Benoît, qui institue entre les frères une vie familiale peut servir de guide et d’aide pour vivre chrétiennement en famille. À l’occasion de la réédition de ce livre, nous publions ici la préface du cardinal Franc Rodé, préfet émérite de la Congrégation pour les Instituts de vie consacrée.

Une œuvre impérissable

Il y a des œuvres impérissables qui, à des siècles de distance, se révèlent toujours fécondes d’inspirations nouvelles pour la vie de l’homme, non encore explorées par les générations précédentes. Parmi ces œuvres figure indiscutablement la Règle de saint Benoît. Rédigée il y a mille cinq cents ans, fruit d’une réflexion nouvelle et originale de la tradition monastique précédente, orientale et occidentale, et de l’expérience d’une vie entièrement consacrée au service de Dieu, elle cache sous son apparente simplicité des trésors d’une profonde sagesse humaine et spirituelle.

L’œuvre de Benoît s’adressait aux moines et, apparemment, son auteur n’avait aucun rapport avec la vie séculière, notamment la vie de famille. L’auteur de l’ouvrage que nous présentons nous démontre le contraire : ayant vécu à une époque tragique de guerres, disettes, épidémies de peste, invasions et décomposition civile et morale, Benoît a voulu enseigner aux Italiens de son époque comment vivre ensemble dans la paix, dans l’harmonie, dans le respect mutuel et dans la charité chrétienne. C’est pourquoi les monastères bénédictins ne furent pas seulement des oasis de spiritualité, mais aussi des modèles féconds de civilisation et de vie sociale pour les générations à venir. Les méthodes rationalistes de la critique historique ne pourront jamais évaluer l’influence incalculable que l’exemple de la vie bénédictine a exercée sur la vie sociale et sur les communautés familiales des siècles passés.

Tout ceci est aujourd’hui vite oublié. Mais c’est justement l’expérience actuelle de la désagrégation de la vie de famille à laquelle, semble-t-il, on n’a pas encore trouvé de remède efficace, qui peut nous faire redécouvrir, en l’éclairant d’une lumière nouvelle, l’enseignement impérissable de saint Benoît sur la vie communautaire.

La grande actualité de la sagesse bénédictine

L’auteur de ce petit livre, qui a notamment le mérite de la brièveté tout en disant beaucoup en peu de pages, nous permet de toucher du doigt la grande actualité de la sagesse bénédictine, non seulement pour guider les communautés religieuses, mais aussi pour insuffler une vie nouvelle, une espérance nouvelle aux communautés familiales. En effet, ce ne sont pas les conférences ni les discussions de groupe, ni même les réformes législatives – pour souhaitables qu’elles soient – qui sauveront l’institution de la famille, mais seulement la diffusion d’un modèle vécu de vie sociale en remplacement de celui qui désormais se révèle hélas, partout dans le monde, dominant. “Et je crois pouvoir affirmer”, écrit notre auteur, “qu’il n’existe qu’un seul et unique modèle qui puisse aujourd’hui être efficacement proposé aux familles : le modèle bénédictin tel qu’il ressort de la Règle et de la tradition.”

A-t-il raison ? Nous laissons la réponse au lecteur. Nous nous bornons à conseiller vivement à toutes les familles, chrétiennes ou non, la lecture de ces pages denses, de toute façon écrites avec une passion rare, et donc d’autant plus stimulantes et provocatrices.

Cardinal Franc RODÉ

Préfet émérite de la Congrégation pour les Instituts de vie consacrée

 

 Source L’Homme Nouveau

En France #NLH #NLQ

Divine Box à la rencontre du monastère de Cabanoule

Allez hop, ce mois-ci, cap vers le monastère de la Paix-Dieu de Cabanoule dans les Cévennes. Divine Box vous raconte tout : son histoire, ses évolutions et bien sûr la situation actuelle ! 

 

Le monastère de la Paix-Dieu de Cabanoule, en plein coeur des Cévennes – Divine Box

 

En plein coeur des Cévennes

Ah, les Cévennes Les montagnes, les forêts, les criquets (**kss kss kss**)Cette région a ici une importance toute particulière ! Le Monastère de la Paix-Dieu, plus souvent appelé “Cabanoule, du nom du lieu-dit, est situé dans le Gard, sur la commune dAnduze. Cest cette commune qui est surnommée la porte des Cévennes”, délimitant ainsi la frontière entre la garrigue méditerranéenne et le relief plus abrupt. Bref, un monastère situé dans les Cévennes. Mais encore ?

 

un territoire Protestant !

Pendant plus d’un siècle, entre 1685 (révocation de l’édit de Nantes qui mettait fin aux guerres de religion) et 1787 (édit de tolérance), c’est en plein coeur des Cévennes que se sont déchirés protestants et catholiques. À l’époque et aujourdhui encore dailleurs, cette région est majoritairement protestante. Mais que sont donc allées faire des trappistines là-bas … ?

 

 

Les Cévennes, région dans laquelle se trouve le monastère de la Paix-Dieu de Cabanoule, est une région très protestante – Divine Box

 

Feu vert pour la paix

En 1968, la communauté de la Trappe des Gardes (entre Nantes et Angers) rayonne ! Très sensible à l’oecuménisme, elle prie alors beaucoup pour la paix entre chrétiens. L’idée d’une fondation implantée dans la région même des déchirements entre chrétiens fait donc son chemin petit à petit. Vu le dynamisme des soeurs (une soixantaine sur place !), le projet tient la route. Ni une ni deux, la communauté sollicite alors les autorités ecclésiales qui donnent vite leur feu vert ! Reste maintenant à convaincre la communauté protestante

 

On ne peut pas attendre” !

Les premières réactions du pasteur et du curé du coin sont catégoriques : cest beaucoup trop risqué  ! La Mère abbesse accepte et se dit prête à attendre deux ou trois ans pour éviter des tensions dans cette région protestante Mais la situation se débloque de manière inattendue : cest le pasteur lui-même qui va revenir sur sa décision et encourager la fondation. On ne peut pas attendre, lEsprit saint est là, et veut cette fondation !. Les rencontres senchaînent alors avec les autorités protestantes pour préciser les modalités. Et en novembre 1968, tout est bon, le projet est accepté  !

 

Malgré les réticences du début, les soeurs du monastère de la Paix-Dieu de Cabanoule ont finalement réussi à s’installer sur place, en plein coeur des Cévennes – Divine Box

Un début difficile

Les trois premières soeurs arrivent de la Trappe des Gardes en septembre 1969, et le monastère de la Paix-Dieu de Cabanoule est inauguré en avril 1970, avec du beau monde : évêque, pasteurs, protestants, et même un père orthodoxe ! Mais pour les sept soeurs sur place, les débuts sont compliqués. Lambiance combinée de mai 68 et du Concile Vatican II apporte aux novices un souffle parfois pénible pour la communauté. Et avec le passage dune communauté établie de soixante moniales à une nouvelle et peu structurée de sept, le quotidien était plus éprouvant pour les soeurs !

 

Conduire un tracteur !

Pour autant, la communauté tient bon et suit le rythme monastique trappiste ! Et rapidement, les relations avec le voisinage s’améliorent : “c’est parce quon les a vues travailler, conduire le tracteur et faire leurs fromages de chèvre” dit-on alors. Que voulez-vous, des moniales en bleu de travail qui font des produits monastiques, ça marqueAvec les sept offices quotidiens, les soeurs travaillent, fidèles à la règle de saint Benoît. Elles sont alors au rucher, au poulailler, avec leurs chèvres ou encore à l’atelier dhuile essentielle de lavande ! Quand on vous dit que lartisanat monastique touche à tout Au fond, une vie bien simple et sans prosélytisme, contrairement à certaines craintes.

 

Et aujourdhui ?

Aujourdhui, les douze trappistines de Cabanoule vivent ainsi paisiblement sur place, au rythme de leur vie monastique, toujours marquée par les dialogues et les retraites oecuméniques. Le travail manuel a évidemment bien évolué depuis les débuts, mais reste très présent. Les soeurs cultivent en effet des oliviers pour en faire de lhuile dolive, confectionnent des bougies à la cire dabeille, cultivent leurs légumes dans le potager, remplissent des petits sachets de graines de lavandin et, bien sûr, produisent les délicieuses rocamandines ! On vous dit tout juste en dessous.

 

Les rocamandines du monastère de la Paix-Dieu de Cabanoule sont des rochers de pâte d’amande enrobés d’éclats damandes grillées. Un délice ! – Divine Box

 

Les rocamandines

Recette unique de pâte d’amande, enrobage artisanal de chocolat, saupoudrage manuel damandes concassées Charmant programme pour ces rocamandines que Divine Box avait glissées dans leur box des monastères de novembre ! Absentes des ateliers de production au début, elles ont remplacé la production de fromages de chèvre, abandonnée à cause de son rythme effréné et des normes draconiennes d’hygiène. Pour la petite histoire, malgré le nom déposé de rocamandine, les soeurs entendent parfois à la boutique un autre surnom pour leurs rochers : les cabanoulettes ! Nom non officiel, mais terriblement mignon

 

LE PETIT PLUS DE DIVINE BOX

Chez Divine Box, ils adorent ce qui est fait par les moines ou moniales. Leurs box des monastères fonctionnent très bien, mais pour éviter de solliciter certaines abbayes au-delà de leurs possibilités de production, ils se sont ainsi diversifiés autour des bières trappistes  ! Chaque mois chez vous : 6 bières trappistes et 3 sous-bocks. Et dans la première box de bières trappistes, un vrai guide sur tout le monde de la bière trappiste pour tout comprendre et tout savoir ! N’hésitez donc pas y faire un tour en cliquant ici.

Conférences/Formations #NLQ

Intervention de l’Aide à l’Église en Détresse (AED) Les 14 et 15 octobre 2017 sur la paroisse Saint Benoît, avec le père Fidèle Feruzi – diocèse de Saint-Etienne

  • Samedi 16h30 à Notre dame
  • Samedi 18h00 à Saint Roch
  • Dimanche 10h30 à Notre Dame
  • Dimanche 19h00 à la Grande Église

L’Aide à l’Eglise en Détresse est Œuvre pastorale soutenue par le Saint Siège et membre du Conseil National de la Solidarité de l’Eglise de France. Depuis plus 60 ans, elle aide là où les chrétiens sont persécutés, menacés dans leur foi, réfugiés ou sortant de la persécution religieuse. On sait, aujourd’hui, combien ils sont nombreux de par le monde, quelle est leur souffrance et leur attente d’une main secourable pour retrouver force et espérance.

A cette occasion, l’AED veut permettre d’être en plus grande communion avec nos frères dans la même foi.

Père Fidèle FERUZI

A la demande de son évêque il fait une formation au Studium de Notre Dame de Vie à Saint Didier dans le Vaucluse. Il a accepté de prêcher au nom de l’Aide à l’Eglise en Détresse dont il est boursier.

Qu’est-ce que l’AED, Aide à l’Église en Détresse ?

Contact : AIDE A L’ÉGLISE EN DÉTRESSE
Bureau régional : 2 avenue du Maréchal Foch – 69110 Sainte Foy lès Lyon – 04 78 59 02 76 – lyon@aed-France.org
http://www.aed-france.org/