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Jésus, le don d’une vie — la comédie musicale qui n’attends plus que vous ! Le 19 octobre 2019 à Epinay-sur-Seine (93)

Représentation unique en Seine-Saint-Denis de la comédie musicale : Jésus le don d’une vie.

Le 19 octobre 2019 de 20h à 22h30
Espace Lumière – 6 Avenue de Lattre de Tassigny, 93800 Épinay-sur-Seine

Après Rueil-Malmaison et Boulogne (92), Longjumeau (91) et Sochaux (25) la comédie musicale ” JESUS, le don d’une vie ” poursuit sa tournée nationale.

Une date unique pour le 93 à Epinay-sur-Seine, pensez à réserver !

Résumé : Un village de la Galilée, en l’an 30 de notre ère. La terre d’Israël est sous occupation romaine. Samuel et sa famille vont faire une rencontre extraordinaire qui va bouleverser leur destin. Et celui de l’humanité toute entière.

Plus d’infos sur : https://ledondunevie.fr

Billetterie

Annonces #NLH #NLQ #Récollections/Retraites

Symposium – Retraite sur saint Joseph du 1er au 3 novembre 2019 à Cotignac (83)

Le sanctuaire Notre-Dame de Grâces de Cotignac vous convie à une retraite – colloque sur saint Joseph, du 1er au 3 novembre 2019.

Programme

Vendredi 1er novembre : Fête de la Toussaint – Joseph comme fils…

9h00 Introduction du Symposium

9h30-10h15 1° conférence : La sainteté de Joseph par Mgr Dominique REY

puis réponses aux questions

11h00 messe de la Toussaint présidée par Mgr Rey

12h30 repas

14h15 2° conférence : Le plan de Dieu de la Genèse à la sainte Famille

par fr Jean-Stéphane

15h15 Démarche jubilaire : parcours des Saints et passage de la Porte Jubilaire fr HM

16h15 Adoration Confessions

17h00 Vêpres

18h00 3° conférence : Joseph le Juste (L’homme de la Parole et de la Loi) par le Père Samuel- Bernard

19h15 dîner

20h45-21h30 veillée : Démarche proposée : renaître dans son identité profonde de fils-fille de Dieu par les mains de Joseph…Dominique Lemoine, fr JS

Participation de la Communauté Eucharistein.

Samedi 2 novembre : Joseph, époux de Marie…Mère de l’Eglise…

7h30 laudes

8h00 petit-déjeuner

9h00 4°conférence : Joseph, homme, ou la virilité de Joseph par le Père Pierre DUMOULIN

10h00 5°conférence : la chasteté de Joseph par Gilles POYAUD

11h30 Messe des Défunts Messe fr HM ou fr JF Homélie par le Frère Dominique Joseph sur le thème de « Joseph, patron de la Bonne Mort » avec démarche à l’offertoire (bougies pour un défunt particulier)

12h30 déjeuner

14h30 6°conférence : le Saint Mariage par Dominique LEMOINE

15h30-16h45 Table ronde avec tous les intervenants et animée par le Frère Dominique Joseph.

Genèse// St Matthieu ch 1 : de la proto – église à l’Eglise universelle (dans le cadre du 150° anniversaire de la déclaration de St Joseph patron de l’Église universelle) Questions- Réponses-

17h00 départ pour saint Joseph du Bessillon.

18h30 vêpres avec les Sœurs de Mater Dei .

19h00 Pique -nique au Bessillon

20h15 veillée de prière pour la France et pour l’Église

avec intervention du Père Dominique-Joseph sur le rôle du Saint Mariage et le message de Cotignac pour la France et pour l’Église-

fin 22h

Dimanche 3 novembre : Joseph comme Père…

7h30 laudes

8h00 petit déjeuner

9h00 6°conférence : Les petites églises domestiques, lumières pour le monde et pour l’Eglise…par le Frère Marc de Tibériade.

10h00 7° conférence : 150ième anniversaire de la proclamation de Joseph patron de l’Église universelle Soeur Adriana

11h00 messe présidée par fr JF ou fr HM et Homélie par le Frère Marc de Tibériade sur l’amour de l’Eglise.

Consécration à Joseph. 12h30 déjeuner 14h15 fin


FORMULAIRE INSCRIPTION

Annonces #Messes/Prières/Pèlerinages #NLQ

Avec la Sainte Famille, un pèlerinage à Nazareth ! Du 23 au 31 mars 2019

Comme l’an passé, l’association Marie de Nazareth organise un pèlerinage en Terre Sainte et vous invite à y participer !

« Aller à la découverte de la vie quotidienne de la Sainte-Famille de Nazareth durant sa vie sur la terre » : tel est le thème de cette retraite/pèlerinage, qui se déroulera du samedi 23 mars au dimanche 31 mars 2019. Nous vivrons le 25 mars, jour de l’Annonciation, à Nazareth !

Il s’agit d’aller à la découverte du quotidien de la vie de la Sainte-Famille de Nazareth : quel était son cadre de vie ? Quels étaient les us et coutumes d’une famille juive d’il y a 2000 ans ?

Il s’agit aussi d’entrer dans l’intimité de cette famille qui a tant à nous apprendre :

– le regard de Marie sur Joseph
– le regard de Joseph sur Marie
– le regard de Marie et de Joseph sur leur enfant aux différents âges de sa vie
– le regard de Jésus sur chacun de ses parents aux différents moments de sa vie
– le don de chacune des 3 personnes de la Sainte Trinité à chacune des 3 personnes de la Sainte-Famille
– le don en retour de chacune des 3 personnes de la Sainte-Famille à chacune des 3 personnes de la Sainte Trinité.

Nous mettrons physiquement nos pas dans les pas de la Sainte-Famille, que ce soit à Nazareth, aux alentours de Nazareth, autour du lac de Tibériade, le long de la vallée du Jourdain, à Bethléem ou à Jérusalem.

Pour nous préparer à accueillir dans les meilleures conditions toutes les grâces de ce grand temps fort spirituel au cœur du carême 2019, nous recevrons dès le début décembre un e-mail hebdomadaire donnant à approfondir à l’avance les différents thèmes abordés durant cette retraite/pèlerinage, où alterneront découverte des lieux, enseignements, temps de partage, temps de silence, célébrations liturgiques.

Si vous souhaitez obtenir plus de renseignements, nous vous invitons à nous écrire !

Vous qui vous sentez appelés à découvrir la terre Sainte en participant à ce pèlerinage n’hésitez pas : inscrivez-vous ! Confiez-vous à Saint-Joseph : il a été le gardien de la Sainte-Famille ; il veillera sur vous et votre famille. Certains de vos amis pourraient également être intéressés ? Inscrivez-vous avec eux. Il convient simplement de retourner la page 4 du bulletin d’inscription avec une photocopie de votre passeport et le règlement par chèque(s) à l’ordre de « ACN Ephata –Voyage ».

Quelle joie ce serait de vivre avec vous ces moments de joyeuse croissance dans la connaissance et l’amour de la Sainte-Famille !

Inscriptions

Jacques de La Bastide
jdelabastide@mariedenazareth.com
06.83.88.65.07

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Voyage exceptionnel en Égypte organisé par I’Auberge Espagnole Ste Catherine de Sienne, en partenariat avec OFEDH du 1er au 12 novembre 2018

Organisé par l’Auberge Espagnole Ste Catherine de Sienne, en partenariat avec OFEDH
Voyage du  Jeudi 1 au Lundi 12 novembre 2018
Un voyage en Égypte intitulé  “Sur les pas de Jésus en exil ” est organisé avec l”encouragement du gouvernement égyptien, dans un contexte favorable de fraternité entre musulmans et chrétiens égyptiens.
Le programme détaillé :
La fiche d’inscription :
Date : Jeudi 1er  au Lundi 12 novembre 2018
Prix : 1740 € – Tout compris (Avion, Bateau, Bus, Repas, Entrées sites, Guides francophones, Hôtel 5*)
Ce prix exceptionnel a été négocié et obtenu auprès des responsables égyptiens en rapport avec le ministère du tourisme à l’occasion du lancement de ce nouveau trajet spécial.
Visite en Egypte du Pape François – avril 2017
La visite du Pape François en Égypte en 2017 a relancé l’intérêt pour faire connaître une des richesses méconnues,celle des traces de Jésus avec Marie sa mère et Joseph en Égypte. Ils  fuyaient le roi Hérode qui, par crainte pour son règne, cherchait à faire mourir l’enfant. Le terme local utilisé est “La fuite de la Sainte Famille en Égypte”. Le Pape François a encouragé le pèlerinage sur les traces de leur parcours et a béni une icône copte représentant leur voyage.
Tourisme classique en Égypte
Jusqu’ici le tourisme ciblait  les séjours balnéaires à la mer rouge et les visites axées sur l’histoire de plus de 5 mille ans couvrant ses trois grandes époques, pharaonique (3 000 ans av JC), Chrétienne Copte (Jusqu’à 700), et Islamique (de 700 à nos jours). Les programmes classiques des agences touristiques n’offrent pas de parcours sur l’itinéraire de la Sainte Famille.
Itinéraire – Les traces de la Sainte Famille
En dehors de la Palestine, l’Égypte est le seul pays où Jésus a vécu. Les chrétiens d’Égypte considèrent qu’il s’agit de l’accomplissement des deux prophéties de l’Ancien Testament : Osée 11-1 “D’Égypte j’ai appelé mon fils” ; et Isaïe 19-25 “Béni soit l’Égypte mon peuple”. L’attachement à leur terre est renforcé par le fait qu’elle ait été le pays-refuge pour sauver  Jésus du massacre d’Hérode. Le récit de l’évangile se limite aux événements du départ et du retour d’Égypte mais ne donne aucune indication de leur séjour. L’Église Copte estime la durée à 3 ans et demi. Elle a retenu un itinéraire basé sur les textes bibliques de l’Ancien et du Nouveau Testament, des manuscrits anciens, des fêtes traditionnelles depuis plusieurs siècles et des églises et monastères construits aux premiers siècles sur leur passage.
Encouragement par le gouvernement égyptien
Actuellement le gouvernement égyptien s’efforce de mettre en valeur cette richesse méconnue. En décembre 2017 il a déployé 20 Millions €  pour développer les points archéologiques, les abords et routes dans différentes provinces du parcours.. Au Parlement égyptien un député, M..Muhammad al-Husseini, Responsable de la Commission  de l’Administration Locale, a qualifié la visite du parcours de la Sainte Famille  comme “projet d’intérêt national” pour l’État égyptien.
Nous serions heureux si vous pouvez y participer et serions reconnaissants de transmettre l’information dans votre propre réseau et à ceux qui seraient intéressés.
Veuillez compléter la fiche d’inscription et envoyer votre paiement au trésorier.
Henri BACLET –
Président Auberge Espagnole Ste Catherine de Sienne
Illustration : La fuite en Egypte, par  Jean-Léon Gérôme

Messes/Prières/Pèlerinages #NLQ

Pèlerinage des mères de familles à Notre-Dame du Suc (34) du 8 au 10 juin 2018

Les épouses, les mères de familles vont se mettre en route pour Notre Dame du Suc les 8,9 et 10 juin.
Ce pèlerinage leur offre la possibilité de confier à la Sainte Famille, leur vocation de femme, leur vie familiale, une situation particulière ou leur désir d’enfant….
Informations complémentaires : 7brive34@orange.fr

 

Vue aérienne de la statue Notre-Dame du Suc :

NLQ #Sorties/Animations

A la rencontre des sanctuaires de Cotignac et d’Alençon le 10 février 2018 à Paris

A la rencontre des sanctuaires de la Sainte Famille (COTIGNAC) et de la Famille des Saints Époux Martin (ALENÇON)
Amis parisiens et franciliens, réservez votre 10 février, les Sanctuaires de la Famille viennent à vous !

Programme

  • 14h : Messe
  • 15h : Présentation des Sanctuaires Notre-Dame de Grâces et Saint Joseph de Cotignac et Louis & Zélie Martin d’Alençon
    Présentation des Saints de Provence (Marie-Madeleine, Lazare…)
  • 16h : Conférence sur la thématique de la famille en France
  • 17h : Verre de l’amitié

Lieu

Chapelle Saint Vincent de Paul
95 rue de Sèvres
PARIS 6e

(Métro 10 : Vaneau)

A la une #Culture #NLH #NLQ

Quand les vitraux racontent la Sainte Famille

Voici un petit montage racontant la Sainte Famille, à travers les vitraux de Rouen

 

https://www.youtube.com/watch?v=naXfaY6xoKc

A la une #Doctrine / Formation #NLH

La sainte famille peut-elle être un modèle de la famille ?

La Sainte Famille peut-elle être un modèle de la famille ? La question n’est pas si simple qu’il n’y parait et la réponse pas plus évidente. L’Eglise, en effet, nous présente la Sainte Famille comme le modèle de la famille, mais pour nous le problème, c’est que ce modèle est à la foi idéal et inimitable.

Considérons d’abord cet idéal.

Cette famille descend d’un des plus grands saints qu’Israël ait connu : le roi David. Ce n’est de fait pas rien d’avoir un tel ancêtre. Le duc de Nemours ne disait-il pas « Souvenez-vous de ceux dont vous êtes issus, afin que vous ne fassiez jamais rien qui ne fut indigne d’eux. » ? L’héritage familial est certes un poids mais c’est aussi,  un modèle, une fierté et cela aide à s’inscrire dans une histoire (bien plus que lorsque l’héritage n’est pas très reluisant).

Plus directement, les parents de Marie sont des saints, Anne et Joachin. Or nous savons que, bien souvent, les enfants sont à l’image de leurs parents. Le saint curé d’Ars remarquait qu’ « un saint pasteur fait un très bon troupeau, un très bon pasteur fait un bon troupeau, un bon pasteur un troupeau médiocre et un pasteur médiocre un mauvais troupeau. » Il en va de même pour les parents, sans tomber non plus dans l’atavisme fataliste.

Mais ce n’est pas tout. La cousine de Marie est une sainte, Elisabeth, qui a épousé un saint homme, Zacharie, de qui elle va enfanter celui que Jésus qualifiera lui-même du plus grand des saints, Jean Baptiste. Ouffffff quelle famille !

Joseph, lui-même n’est-il pas présenté dans l’Ecriture comme le Juste ? Quant à Marie, c’est précisément parce qu’elle est la plus sainte des saintes que Dieu l’a choisie.

Bref, une famille idéale, parfaite, sans tâche et donc inatteignable. En d’autres termes, un modèle impossible.

Nous voulons tous faire le bien. Nous sentons, cependant, combien cela est dur, ardu, difficile, fatigant même. Et souvent nous ne pouvons que constater avec saint Paul «  je ne fais pas le bien que je voudrais faire et je fais le mal que je ne voudrais pas faire. » Alors des modèles aussi parfaits, c’est épuisant rien qu’à regarder et c’est décourageant. Bien plus encore, cela met la barre si haute que nous nous dédouanons facilement de ne pas arriver même au tiers du modèle.

Et puis quand même …. C’est la famille qui a accueilli Dieu Lui-même. C’est tout de même exceptionnel ! Ça n’arrive pas à tout le monde  non plus. Non décidément ce modèle n’en est pas un. Allons, soyons réalistes, la conception de Jésus par Marie avec l’opération du Saint Esprit est tout de même difficilement reproductible !

La conclusion la plus évidente, et la plus rassurante de prime abord, c’est que la sainte Famille ne peut être un modèle acceptable, parce qu’un modèle c’est fait pour être suivi et reproduit.

Oui ! Mais ….. Un modèle c’est aussi un chemin.

Lorsque nous prenons une personnalité comme modèle, nous sommes conscients que c’est un but à atteindre. Le fils cherche à ressembler à son père et il prend des moyens pour cela. Il sait par exemple qu’il lui faudra du temps pour égaler son père au tennis. Et puis un jour, le jeune homme se rendra compte qu’égaler son père ne veut pas forcément dire être une copie conforme. Le père, bon attaquant, sera peut-être égalé par son fils bon défenseur. L’enfant cherche d’abord à imiter son père ou sa mère jusqu’à ce que, à partir de cette imitation, il finisse par se construire lui-même et ÊTRE lui-même et non son père ou sa mère (ce que certains parents ont parfois du mal à accepter). Il en va de même de la Sainte Famille. Dieu nous donne un modèle, non à reproduire, mais à habiter de ce que nous sommes. Et je dis bien « nous » c’est-à-dire, l’époux et l’épouse ensembles et non elle+lui.

Alors regardons ce que nous dit ce modèle. Il nous présente deux choses : l’idéal à atteindre et les points de passages fondamentaux pour atteindre cet idéal. Ce sont précisément ces points de passages qui sont à habiter par « nous ». L’idéal, c’est crèche qui nous le fait contempler. Une famille unie autour de l’enfant. Que signifie l’enfant ? Regardez Marie, neuf mois plus tôt, lors de l’annonciation. Elle prononce cette parole fondamentale qui change toute sa vie, « fiat », qu’il me soit fait selon votre parole. Avant tout autre chose, l’enfant est un cadeau fait par Dieu aux époux et, nous pourrions ajouter, à sa famille, mais aussi au monde. Désormais les époux ont un signe visible de leur unité, cet enfant. Quoiqu’il arrive, en effet, de leur ménage, cet enfant sera toujours un cadeau commun fait aux deux époux. Jamais les époux ne pourront briser ce lien, ils ont un enfant qui les lie. L’idéal de la famille est cette unité autour de l’enfant. Unité signe d’une unité plus profonde encore, l’amour qui unit les époux. Dit autrement, une famille idéale, c’est une famille fondée sur l’amour et unie par et autour de l’amour dont les enfants sont le signe. C’est donc bien cet idéal qu’il faut viser, construire et protéger. Nous comprenons dès lors que cet amour ne peut être habité que par « nous ». Et nous comprenons qu’au-delà de l’enfant c’est de la fécondité même du couple qu’il s’agit. Ce qui veut dire que des époux sans enfants, peuvent, eux aussi, se retrouver à la crèche et se pencher sur le fruit de leur amour, même si ce fruit n’est pas un petit d’homme. L’amour vrai, parce qu’il est d’abord un don, porte du fruit et enfante à la vie.

Mais quels sont les points de passages pour tendre vers un tel idéal, finalement pas si inaccessible ? Observons encore Joseph et Marie, avant leur mariage. Marie est promise à Joseph. Il y a entre eux deux, une promesse. La promesse est une parole forte qui repose sur la confiance. J’ai confiance en la parole de l’autre et c’est pour cela que je m’engage. Parce que passer de « je » à « nous » est difficile et peut faire peur. Et de toute façon ça va faire mal. Et cette douleur de l’abandon et de la conversion ne peut être supportée, sublimée que par l’amour vrai.

Mais quelle est cette promesse, sur quoi porte la confiance ? Marie promet de remettre sa vie entre les mains de Joseph et celui-ci promet de recevoir et de garder cette vie qui lui est confiée. Et réciproquement. Le fond de l’engagement n’est rien d’autre (si je puis dire) que cela. J’accepte de donner ma vie à quelqu’un parce que j’ai confiance en ce qu’il va en faire.  Le don dans le mariage n’est possible que par la confiance. Ce qui veut dire que le don sera proportionné au degré de confiance que j’ai. Or pour faire confiance, il faut reconnaitre en l’autre une chose fondamentale, l’amour. Parce que si je sais que je suis aimé, (mais aimé pour moi-même) je sais que l’autre veut mon bonheur et que donc, cette vie que je lui remets, il la conduira au bonheur. Sans amour, il ne peut y avoir de confiance et par là, il ne peut y avoir de don. Donc, il ne peut y avoir de « nous ».

Mais l’amour entre Joseph et Marie nous rappelle que l’amour n’est pas d’abord un vague sentiment émotif, si vif soit-il. L’amour n’est pas jouir de l’autre pour soi. Regardez le trouble de Joseph quand Marie lui apprend qu’elle est enceinte. Il ne comprend pas, et pour cause. Mais il croit Marie. Il lui fait confiance. Son mariage semble désormais impossible (non son amour) et que fait-il ? Réagit-il en homme blessé ? Non, il cherche le moyen de préserver le bonheur de celle qu’il aime en la répudiant en secret. L’amour qu’il a pour Marie est désintéressé. Ce qu’il veut, c’est la savoir heureuse. Et c’est cela, précisément, passer du « je » au « nous ». Ce n’est pas moi qui disparais dans un grand tout ou qui digère  totalement l’autre en moi. C’est, au contraire, JE mets tout en œuvre pour que TU sois heureux, parce que JE sais que TU mets tout en œuvre pour que JE sois heureux et ainsi NOUS serons heureux. TU seras heureux de MON bonheur et JE serai heureux de TON bonheur. Là est NOTRE bonheur. Disons même que, lorsque JE me marie, MA joie, donc le but de ma vie, c’est TON bonheur. Trouver son bonheur dans le bonheur de l’autre, c’est ça le signe le plus authentique de l’amour. Mais cela n’est possible que si TOI tu trouves ton bonheur dans mon bonheur. L’amour est réciproque, don réciproque et réception réciproque de ce don. Ainsi, aimer c’est « je me donne à toi et te reçois et tu te donnes à moi et je te reçois ». Cela suppose deux préalables, sans lesquels l’union sera déséquilibrée et même mensongère, en tout cas tronquée. Je me donne en vérité et totalement et j’accepte l’autre en totalité, même son côté horripilant que je ne supporte pas. Si dans un ménage l’un des deux ne se donne pas autant que l’autre, il y aura déséquilibre, souffrance et division. L’amour sera incomplet voir illusion. Le couple laissera alors prise à toutes les compensations dues au manque d’amour. Compensation interne au ménage, comme utiliser l’autre, se retourner vers les enfants ; compensations externes, comme l’adultère, mais aussi, la fuite dans le travail, dans l’activisme.

Mais aimer et fonder une famille n’est pas repli sur soi. Marie et Joseph ne cesse d’offrir leur fils au monde. Au temple, à Cana et bien entendu Marie au pied de la Croix. L’amour vrai est diffusif de soi. Il est ouvert sur le monde et les besoins des autres. La seule différence avec « avant le mariage » c’est que cette ouverture est le fruit même de l’amour des époux et devrait s’en trouver au minimum doublé et non dédoublé. Il ne s’agit pas en effet de transformer cette ouverture au monde en compensation d’un amour conjugal imparfait et défaillant.

Nous pourrions multiplier les études des points de passages, mais tout se résume à cela parce que tout découle de là.

Concrètement comment  cela se traduit-il ? Si tout repose sur le don, alors il convient avant tout autre chose de lutter contre notre égoïsme qui nous fait nous replier, nous conserver et finalement nous préférer à l’autre. Mais il nous faut aussi aider et encourager l’autre à lutter contre son propre égoïsme. L’amour, le don, comme la confiance supposent du temps pour grandir, pour se répandre dans les moindre interstices de notre vie et de celle de l’autre. L’idéal est d’abord une tension vers une réalisation. Le jour où le désir de rejoindre l’idéal s’estompe, l’amour est à son tour en péril. Mais il n’est jamais en péril tant que la tension vers la réalisation toujours plus parfaite de cet idéal reste vive. Et à ce sujet, la plus belle étude reste le merveilleux livre, oubliée, de Gustave Thibon, Ce que Dieu a uni.

Une telle lutte est en effet une conversion à 180°, puisque ce n’est plus regarder dans ma direction, ce n’est pas non plus se regarder l’un l’autre, mais comme le dit Saint-Exupéry, c’est regarder ensemble dans la même direction, à savoir Ton bonheur fait mon Bonheur et réciproquement. Cela signifie, pour les hommes, regarder mieux sa femme pour être plus attentif à ses besoins. Et pour les dames, aller au-delà de ce qui est visible et sensible.

Et ici nous voyons déjà comment le couple est complémentaire, comment l’homme et la femme peuvent s’aider. La femme est là pour rappeler à l’homme qu’aimer c’est être attentif à l’autre, et l’homme pour rappeler à la femme qu’être attentif ce n’est pas d’abord un ensemble de gestes visibles et ponctuels, c’est une donnée constante. Or pour consolider un ménage, pour construire le bonheur de l’autre il faut les deux. Il faut cette présence permanente  et sereine non démonstrative qu’est le fond. Et il faut parfois des événements forts pour raviver la flamme ou témoigner que la flamme est toujours là.

L’idéal de la Sainte Famille n’est donc pas inatteignable. Il se construit tout au long de la vie. Et il faut bien une vie pour le construire. L’erreur de nombre de couples est de croire que l’idéal est ou n’est pas. L’erreur aussi est de confondre le sentimental très fort du début avec cet idéal. Mais le bonheur n’est pas un sentiment passionnel, c’est une paix sereine qu’il faut atteindre et protéger.

 

Je m’arrête là, mais nous pourrions reprendre tous les éléments cités plus haut de cette famille inatteignable et voir comment, en fait, tout se retrouve en germe dans chaque famille, pour peu qu’elle soit sise sur la vérité, et ne demande qu’à être déployée, y compris la conception virginale de Marie. Car si le mariage est amour alors il est en Dieu et les époux se font ainsi canal de la grâce pour eux-mêmes, leur famille et tous ceux que Dieu met sur leur route.

 

Conférence donnée à La Crau décembre 2011

NLQ #Sorties/Animations

Lancement du Bicentenaire de la Sainte Famille à Martillac le 29 octobre

Marchons ensemble vers 2020 Bicentenaire de la Sainte Famille, le dimanche 29 octobre 2017

10h30 Accueil
11h Présentation
12h repas tiré du sac
14h autour du thème ..
16h Messe

Cette journée aura lieu au Centre Spirituel de la Solitude, route de la Solitude, Martillac

NLH #NLQ #Récollections/Retraites

Pèlerinage des célibataires à Cotignac

« Célibat et amitié »

« Si tu fais de toi-même un ami, tu ne te retrouveras jamais seul. »(Maxwell Maltz)

Auprès de la sainte Famille vous serez accueillis dans un climat familial afin de vous ressourcer et d’approfondir les thèmes du travail, de l’amitié et du don de soi.

PROGRAMME

Vendredi 1er septembre
10h00 : Accueil
11h00 : Chapelet au Sanctuaire
11h30 : Messe
12h45 : Déjeuner salle Jean de la Baume
15h00 : Pèlerinage à saint Joseph et enseignement « Célibat et amitié »
19h00 : Verre de la rencontre suivi du dîner salle Jean de la Baume
20h30 : Veillée de louange au Sanctuaire (avec présentation du Sanctuaire)

Samedi 2 septembre
7h30 : Laudes au Sanctuaire
8h00 : Petit déjeuner
8h45 : Marche au mont Bessillon et enseignement « L’amitié avec Jésus »
12h : Messe au sommet du Bessillon
12h30 : Pique-nique et temps de partage
17h30 : Vêpres au Sanctuaire
18h : Adoration eucharistique
19h15 : Dîner salle Jean de la Baume
20h30 : Soirée de partage en petits groupes sur les joies et les peines de la vie de célibataire puis proposition de jeux de société

Dimanche 3 septembre
7h30 : Laudes au Sanctuaire
8h00 : Petit déjeuner
9h00 : Lectio Divina en petits groupes
10h15 : Chapelet au Sanctuaire
11h00 : Messe
12h30 : Déjeuner salle Jean de la Baume
14h30 : Enseignement « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé (Jn 15, 12) »
15h30 : Fin

Voir aussi notre site partenaire theotokos

TARIFS

(du vendredi matin au dimanche après-midi), 150€ : tout compris ( dont 50€ de frais logistiques)
Pensez à apporter vos draps et linge de toilette (ou location 5€)

Votre inscription ne sera validée qu’à réception du règlement

Date limite d’inscription : le 27/08/17

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