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Le travail manuel des moines de Sainte-Marie de La Garde (fondation du Barroux)

Un article proposé par Divine Box.

Le monastère Sainte-Marie de La Garde est un prieuré bénédictin, situé en Nouvelle-Aquitaine tout près d’Agen. Fondé en 2002 par l’abbaye du Barroux, il est en agrandissement perpétuel depuis ses débuts, et accueille actuellement 17 frères.

Entre leurs 7 offices quotidiens, les moines fabriquent notamment des sandales masculines et féminines dans leur atelier artisanal, et cultivent également des noix dans leur verger. Petit tour d’horizon de l’histoire et des produits du monastère Sainte-Marie de La Garde en 3 minutes chrono… c’est parti !

Ci-dessus, les frères bénédictins du monastère de La Garde récoltent leurs noix fraîches – Divine Box

Monastère de La Garde : l’arrivée

Le monastère Sainte-Marie de La Garde est tout récent : il fut créé en 2002 ! Cette année-là, huit moines de l’abbaye du Barroux arrivent ainsi au sommet d’un vallon, au lieu-dit “Lagarde”, près d’Agen, et redonnent vie aux murs d’un ancien fort du Moyen-Âge.

Aux origines, “Lagarde” est en effet un avant-poste protecteur de Castelculier, transformé plus tard en un vaste château seigneurial, qui fut malheureusement détruit au début du XXe.

À l’arrivée des moines en 2002, l’ancienne maison de maître devient le réfectoire, et les bergeries sont transformées en ateliers ou en chapelle. Plutôt cocasse…

Les moines veillent d’ailleurs à ce que leur nouvelle chapelle soit en harmonie avec le terroir local : l’utilisation de la pierre de Puymirol et de tommettes agenaises, la création d’un clocher-mur. Le chapelle est aussi dédiée à sainte Foy, martyre locale morte en 303 !

La communauté, elle, grandit toujours, avec l’arrivée d’autres moines du Barroux, ainsi que d’autres nouveaux postulants !

Et bientôt de nouveaux travaux pointent le bout de leur nez…

La chapelle du monastère utilise de la pierre de Puymirol, et est réhaussée d’un clocher-mur, des éléments architecturaux typique de la région – Divine Box

La construction du monastère Sainte-Marie de La Garde

Pour agrandir les lieux et construire un monastère digne de ce nom, les moines lancent ainsi en 2007 un grand concours d’architecture. Finalement, les moines retiendront un projet en deux étapes.

  • D’abord la restauration des bâtiments existants permettra d’accueillir 25 moines.
  • Plus tard, la construction d’un cloître et d’une église abbatiale augmentera la capacité d’accueil à 40 moines.

Tout démarre en 2010 avec le top du top des artisans locaux, et de nombreux bienfaiteurs dans la région. Allez, au boulot !

Ci-dessus, la première pierre de la construction du nouveau monastère, qui débuta en 2010 – Divine Box

Attention peinture fraîche !

Pour la petite histoire, ces grands travaux sont le fruit d’une incroyable campagne de financement et de communication sur internet, avec notamment l’aide de… Michael Lonsdale ! Dingue, non ?

Tout avance alors comme prévu. L’hôtellerie remplace ainsi les anciennes granges, et les ateliers de travail manuel sortent de terre, aux côtés des cellules des moines et de la salle du chapitre, flambant neuve. Ça y est, le monastère prend réellement forme. Petit à petit…

Un des frères présente l’avancée des travaux du monastère (aujourd’hui, ces bâtiments sont achevés) – Crédits Photo : Sud Ouest Éco

Monastère de La Garde : et aujourd’hui ?

Aujourd’hui, les bénédictins du monastère Sainte-Marie de La Garde sont dix-sept sur place et suivent donc la règle de saint Benoît. Suivant le principe « ora et labora » (« prière et travail »), ils prient ainsi huit fois par jour (premier office à 3h30 !) et travaillent de leurs mains pour assurer leur subsistance.

En plus des tâches habituelles à une communauté (hôtellerie, magasin, ménage, cours…), les moines du monastère de La Garde sont spécialisés dans la confection de produits monastiques plutôt originaux : des sandales et des noix !

Les moines bénédictins du monastère prient huit fois par jour dans la chapelle – Divine Box

Les bonnes noix des moines

Côté noix, le monastère de La Garde possède près de 2 hectares de noyers et c’est le père Ambroise qui est chargé de rameuter du monde pour la récolte !

Les moines se sont lancés dans l’aventure de la nuciculture, car le noyer, arbre très présent dans la région, possède de nombreux avantages. Excellent pour le cerveau, la noix peut aussi servir à faire de l’huile, ses feuilles peuvent être utilisées en pharmacologie, son tronc en ébénisterie, ses racines comme laxatif, et ses fleurs pour faire du vin de noix !

Les noix sont ici de type « Lara », c’est-à-dire avec un goût très fin mais des cerneaux plus gros. Pour développer leur artisanat monastique, les moines les vendent pour le moment fraîches, enrobées de miel ou bien mélangées dans du miel aux noix, préparé par frère Marie. Miam miam miam !

Lors de la récolte des noix, c’est toute la communauté qui est réquisitionnée – Divine Box

 

Des sandales artisanales masculines et féminines

On vous l’a dit, les moines sont aussi occupés avec un article plutôt rare dans le paysage des produits monastiques : la sandale ! Côté atelier, c’est le frère Augustin qui coordonne leur fabrication, aidé de frère Sébastien et de frère Rémi. À trois, les frères confectionnent une sandale en 1h30 environ soit une trentaine par semaine. Le tout en silence, et chaque sandale est réalisée avec amour, évidemment…

Frère Rémi s’occupe de la découpe : il découpe les lanières et les premières (les semelles intérieures des sandales) dans de grands pans de cuir naturel, et extrait les talons et les semelles de morceaux de caoutchouc.

Frère Sébastien monte les lanières sur la première, et frère Augustin les pressent et les rabotent pour éviter l’apparition de bourrelets sous la semelle. Puis, à l’aide d’une forme enfilée dans la semelle, il colle la semelle et le talon sur la première.

C’est l’une des étapes les plus importantes et délicates, car le moindre décalage peut rendre la sandale inutilisable. Enfin, le rebord de la sandale est teinté avant que le frère Lazare ne la range dans sa belle boîte.

Les frères réalisent ainsi trois modèles : les Hildegardes et les Scholastiques pour les femmes (avec un talon), et les Benoîts pour les hommes. Même si c’est plutôt rare, les moines font aussi parfois des réparations et des modèles sur-mesure.

Leurs clients ? Des moines, bien sûr, mais aussi des laïcs… dont des japonais et des allemands ! Sans compter les dix-sept bénédictins de l’abbaye, qui n’hésitent pas à donneur directement leur avis !

Ci-dessus, frère Augustin nous montre comment il presse la sandale, pour pouvoir raboter les lanières qui dépassent – Divine Box

Et pour acheter les produits des frères bénédictins de La Garde ?

Comme toujours, le mieux est de se rendre sur place à la boutique du monastère ! Mais pour ceux qui habitent un peu loin, il existe heureusement la boutique monastique en ligne de Divine Box : cliquez ici pour acheter des produits du monastère de La Garde.

Sinon, vous pouvez cliquer ici pour apprendre encore plus d’anecdotes rigolotes sur le monastère Sainte-Marie de La Garde : son fondateur, sa maison-mère, son blason, etc…

Et pour aller plus vite, voici le monastère de La Garde en 1mn et en vidéo :

Messes/Prières/Pèlerinages #NLQ

2 septembre 2018 : Pèlerinage Notre-Dame-du-Tabernacle à l’église Sainte-Marie de Pornic (44)

Pèlerinage Notre-Dame-du-Tabernacle à Sainte-Marie le dimanche 2 septembre 2018

10h : rassemblement à l’église de Sainte-Marie (paroisse Saint-Jean-le-Baptiste-en-Retz) suivi d’une procession vers la plage des Sablons par le sentier des douaniers.
10h30 : messe solennelle en plein air sur le terre-plein des Sablons présidée par Mgr Lucien Fruchaud, évêque émérite.
11h45 : verre de l’amitié et pique-nique.
15h : prière des vêpres.
Un au-revoir sera dit aux sœurs de Torfou qui quittent Pornic cette même journée.

Conférences/Formations #NLQ

Stage d’iconographie byzantine à l’Abbaye Sainte Marie du Désert (31) du 12 au 20 juillet 2018

L’abbaye Sainte Marie du Désert propose un stage d’iconographie byzantine avec Juan Echenique, iconographe, disciple de Bernard Frinking.

Le stage se déroule sur huit jours, alternant :

– un travail d’atelier soutenu,

– l’instruction théorique

– des éléments de théologie de l’icône et d’histoire de l’art chrétien.

 

Du jeudi 12 juillet à 9h30 au vendredi 20 juillet à 12h.

Inscription demandée.

À Bellegarde-Sainte-Marie 31

Abbaye Sainte Marie du Désert

Messes/Prières/Pèlerinages #NLQ

Pèlerinage 2018 des Pères de famille du 29 juin au 1er juillet 2018, du Menez Hom à Rumengol (29)

Depuis 2010, chaque premier week-end de juillet, les pères et époux du diocèse du Finistère sont conviés à pérégriner ensemble vers le sanctuaire de Rumengol en union avec les autres pèlerinages de pères et époux de France, en lien avec Cotignac.

Cette année, le pèlerinage des pères et époux du Finistère aura lieu

du vendredi 29 juin au dimanche 1er juillet.

C’est un temps fort que nous vivons ensemble, à travers cette marche, où nous méditons les mystères du chapelet, où nous confions à Saint Joseph – ce grand saint discret qui a eu charge de famille – nos préoccupations matérielles, nos difficultés et nos actions de grâces. Accompagnement spirituel de prêtres.

Programme

Vendredi : 9h. départ de la chapelle Sainte Marie du Menez Hom, marche vers Landévennec et messe dans l’après-midi à la chapelle Notre-Dame du Folgoat (commune de Landévennec). Nuit à l’abbaye de Landévennec.
Samedi : 8h45 départ de l’abbaye de Landévennec. Messe à l’église Saint Sauveur du Faou, vers 16h. Nuit d’adoration à Rumengol.
Dimanche : les familles sont conviées à la messe de 10h30 à Rumengol. Prévoir un pique-nique à partager.

Infos pratiques

  • Participation souhaitée de 40 euros
  • Repas et logement sont fournis, sauf pique-nique à prévoir pour le vendredi midi
  • Renseignements (inscription/covoiturage) au 06.68.98.62.81 ou peleperes29@gmail.com

En France #NLQ

Meaux : grève des professeurs du lycée Sainte-Marie pour empêcher un candidat proche de l’Opus Dei de diriger l’établissement

Meaux (Seine-et-Marne), ce lundi. Evénement rare, une large partie des professeurs du collège Sainte-Marie s’est mise en grève durant une heure pour protester contre l’arrivée possible d’une directrice proche de l’Opus Dei, une institution de l’Eglise catholique.

L’arrivée annoncée d’un membre d’une organisation controversée de l’Eglise à la tête de ce collège privé catholique sous contrat a entraîné une mobilisation inédite des enseignants.

C’est une mobilisation inédite qui a eu lieu ce lundi derrière les hauts murs de pierre du collège Sainte-Marie à Meaux. « Un beau bordel », résume plus prosaïquement un professeur.

Ce lundi, une partie des enseignants de cet établissement catholique fréquenté par quelque 1 300 élèves s’est mise en grève durant une heure. Plus des trois quarts d’entre eux — 75 sur 94 selon un porte-parole de la délégation — ont signé une lettre ouverte adressée au directeur diocésain du département.

La raison de la colère porte un nom, celui de Virginie Maury. Cette proche de l’Opus Dei, une institution controversée de l’Eglise catholique, était pressentie pour succéder à Bertrand Thomas, le chef d’établissement qui s’apprête à partir à la retraite.

Devant le tollé suscité par sa possible nomination, la candidate « a quitté la procédure de recrutement », annonce Benoît Lecoutère, le directeur diocésain de l’enseignement catholique en Seine-et-Marne.

Une candidate trop proche de l’Opus Dei
Virginie Maury est actuellement responsable du lycée Gerson à Paris (XVIe). En 2014, sa direction avait été accusée d’exercer une « influence intégriste » sur l’enseignement prodigué en classe.

L’association pro-vieAlliance Vita était intervenue à Gerson lors d’un cours de catéchèse. Il aurait été enseigné aux élèves qu’« une fille qui avorte commet un homicide volontaire », alors que cet acte est dépénalisé depuis 1975 et la loi Veil.

« Virginie Maury a été la directrice du collège des Vignes à Courbevoie (Hauts-de-Seine), un établissement lié à l’Opus Dei, pointe un porte-parole des enseignants. Elle a aussi publié un livre dans une maison d’édition proche de cette organisation (NDLR : les éditions Le Laurier). »

Contactée, la principale intéressée ne nous a pas répondu. Ni l’actuel chef d’établissement de Sainte-Marie ni le rectorat — les professeurs de cet établissement sous contrat sont rémunérés par l’Education nationale — n’ont souhaité s’exprimer.

« Cette situation est aberrante »
Selon le directeur diocésain, Virginie Maury n’était pourtant qu’« une candidate parmi d’autres ». « Cette situation est aberrante, estime-t-il. J’ai proposé plusieurs noms à l’évêque, dont le sien. Madame Maury a visité l’établissement mercredi dernier, comme c’est le cas pour chaque candidat lors d’une procédure de recrutement. »

Benoît Lecoutère rappelle au passage que les responsables du lycée Gerson avaient été blanchis, par le ministère de l’Education nationale, de l’accusation de dérive intégriste.

Les enseignants rejettent tout « procès d’intention ». Selon eux, la nomination de Virginie Maury remettait en cause « l’esprit Sainte-Marie », où « toutes les sensibilités s’expriment ». Certains évoquent les « valeurs humanistes » de l’institution. Un professeur résume : « Nommer quelqu’un comme Virginie Maury, aux positions radicales, aurait mis en danger cet équilibre. »

Des parents d’élèves soulagés

La nomination annoncée de Virginie Maury à la tête du collège Sainte-Marie n’était pas du goût d’une partie des parents d’élèves.

Ce lundi, Rémi et Karine ont habillé leur fille, en cinquième au collège Sainte-Marie, avec des vêtements sombres. « Pour dire au revoir à Monsieur Thomas (NDLR : le chef d’établissement qui part à la retraite) et pour soutenir les professeurs contre la candidature de Madame Maury », explique le quadragénaire.

Comme chez les enseignants, la nomination annoncée de l’actuelle responsable du lycée parisien Gerson a heurté une large partie des parents d’élèves.

« J’étais prête à enlever mon fils de 11 ans du collège, indique Sonia. Je suis catholique, pas fanatique, et cette femme semble porter une vision rétrograde de l’Eglise. »

Même chose chez cette autre mère de famille : « Si ce qu’on dit d’elle est exact, je retirerai ma fille du collège l’année prochaine. »

Source : Le Parisien

NLQ #Sorties/Animations

Concert de Musique Sacrée au bénéfice des Chrétiens d’Orient le 7 juin 2018 à Bayonne (64) dans le cadre d’une rencontre du 7 au 9 juin

L’Association l’Alliance des Coeurs Unis, nous invite à entendre un concert de musique sacrée donné jeudi 7 juin à 20h dans la Cathédrale Sainte-Marie de Bayonne au bénéfice des chrétiens d’Orient, avec en Mezzo-sopranos : la chanteuse Gabreille Valty, accompagnée à l’orgue par Etienne Rousseau-Plotto. Ils interprèteront les oeuvres de Poulenc, Gomez, Stradella, Caccini…
Entrée libre
Ce concert s’inscrit dans une rencontre-récollection pour ceux qui ont reçu l’imposition du scapulaire pendant cette année écoulée.

Programme complet

En France #NLH #NLQ

Abbaye Sainte-Marie du Rivet : une histoire à rebondissements !

Un article proposé par Divine Box

Nouveau mois, nouvelle abbaye ! Pour sa box des monastères de février, Divine Box est cette fois partie à la rencontre de l’abbaye Sainte-Marie du Rivet, près de Bordeaux. Divine Box vous raconte son histoire riche en rebondissements, de sa fondation à aujourd’hui !

 

L’abbaye Sainte-Marie du Rivet, en Aquitaine – Divine Box

 

Plus de 1200 ans d’histoire !

Le saviez-vous ? L’abbaye du Rivet est un des plus anciens monastères de France ! Et oui, des archives font état d’un lieu monastique sur place depuis l’époque de Charlemagne (mi-fin VIIIe siècle). Dingue, non ? Et il s’agissait alors probablement d’un monastère de moines bénédictins. Encore aujourd’hui, des vestiges architecturaux prouvent l’ancienneté de l’abbaye. On retrouve autour de l’abbaye des fortifications du IXe siècle, et l’église abbatiale date du XIIIe siècle !

 

Comme sur des roulettes !

Les archives sont rares (vous comprendrez pourquoi dans quelques lignes), mais l’on sait qu’en 1189, lorsque la communauté est affiliée à l’ordre cistercien, le monastère porte déjà le titre de Sainte-Marie. La période qui suit est bien prospère, notamment au XIIIe siècle. En effet, l’abbaye reçoit la protection personnelle du pape Urbain IV. Mais aussi les soutiens militaires et financiers des rois d’Angleterre Henri III et Edouard 1er ! Rien que ça ! Le monastère est ainsi érigé en abbaye en 1408 : tout roule au Rivet !

 

Les guerres, les guerres, les guerres…

Malheureusement, les années suivantes sont plus compliquées pour les moines … Et pour cause : la Guerre de Cent Ans fait des ravages dans la région. En 1478 il n’y a plus que cinq moines sur place ! Et rebelote un siècle plus tard en 1593 : les Protestants firent un carnage à l’abbaye en mutilant les moines, détruisant les bâtiments et incendiant les archives. D’où le peu d’informations exactes sur ces périodes… Les quelques moines restants se retrouvent alors dans la misère.

 

Le magnifique cloître de l’abbaye Sainte-Marie du Rivet – Divine Box

 

Reprend du poil de la bête

Malgré de beaux efforts au XVIIe siècle pour restaurer les bâtiments et la vie monastique, l’abbaye reste toute fragile. En 1702, il n’y a qu’un seul moine sur place ! Louis XIV nomme alors en personne un abbé commendataire, ce qui permet à la communauté de reprendre du poil de la bête. L’abbaye prospère alors dans le style baroque (la grande mode à l’époque), notamment grâce à l’abbé Benjamin Leclerc de Buffon, frère du célèbre naturaliste.

 

Révolution : Le coup final

Et pourtant, cela ne prend toujours pas durablement : en effet à la veille de la Révolution, il n’y a que deux moines sur place. Les révolutionnaires donnent un dernier coup fatal à l’abbaye. Les cisterciens sont chassés, les meubles dispersés, et l’abbaye est vendue comme bien national en 1791. Triste sort… Mais le lieu garde vie, notamment après 1885 où la famille Tamizé prend possession des bâtiments et les restaure grandement ! Ouf !

 

Le retour des soeurs !

C’est finalement en 1938 que la vie monastique est restaurée pour de bon au Rivet ! Et grâce à… un aéroport ! En effet, dès 1936, les moniales trappistines du monastère de Blagnac à Toulouse ont cherché un nouveau lieu, face à la construction de l’aéroport de Toulouse qui allait menacer la tranquillité de leur vie contemplative. Cela fait donc bientôt 80 ans que les soeurs sont arrivées à l’abbaye du Rivet, rendant à la prière ces vieilles pierres marquées par l’histoire.

 

Et aujourd’hui ?

Aujourd’hui, la communauté de l’abbaye Sainte- Marie du Rivet compte quatorze moniales trappistines. Fidèles à la règle de saint Benoît « prière et travail », elles prient sept fois par jour (premier office à 4h30 du matin !), et travaillent manuellement pour un artisanat monastique de grande qualité. Elles concoctent ainsi d’incroyables produits monastiques : biscuits depuis plus de vingt ans, mais aussi santons, bougies ou encore foulards en soie ! Situé au calme d’un vallon boisé au sud- est de Bordeaux, « le Rivet est un petit paradis » nous confie la mère abbesse

La très belle église de l’abbaye Sainte-Marie du Rivet, où les moniales se retrouvent plusieurs fois par jour pour prier – Divine Box

 

Le ruisseau

Pour la petite anecdote, l’abbaye du Sainte-Marie du Rivet tire son nom d’un ruisseau qui traverse le domaine, et qui se nomme… (roulement de tambours)… le Rivet ! C’est un affluent du Beuve, une rivière du sud-ouest autrefois contemplée et chantée par Ausone, poète latin du IVe siècle. Et voilà, vous savez tout 😇

 

Le petit plus de DIVINE BOX

Chez Divine Box, ils adorent ce qui est fait par les moines. Leurs box des monastères fonctionnent très bien, mais pour éviter de solliciter certaines abbayes au-delà de leurs possibilités de production, ils se sont ainsi diversifiés autour des bières trappistes ! Chaque mois chez vous : 6 bières trappistes et 3 sous-bocks. Et dans la première box trappiste, un vrai guide sur tout le monde de la bière trappiste pour tout comprendre et tout savoir ! N’hésitez donc pas y faire un tour ! 😇