A la une #NLH #NLQ #Rome

Pape François : “le démon attaque l’homme et la femme car ils sont l’image de Dieu”

Lors de la messe de vendredi dernier, le 1er juin 2018, à la Maison Sainte-Marthe, le Pape François a réfléchi sur la persécution des chrétiens et sur les phénomènes provoqués par le diable, comme les colonisations culturelles, les guerres, la faim, l’esclavage.

Aujourd’hui nous assistons à une « grande persécution » non seulement vis-à-vis des chrétiens mais aussi contre tout homme et toute femme, « à travers les colonisations culturelles, à travers la guerre, à travers la faim, à travers l’esclavage », a expliqué le Pape, parce qu’au fond le monde contemporain est « un monde d’esclaves », a dénoncé le Pape. Que le Seigneur nous donne la grâce de lutter et de rétablir « avec la force de Jésus-Christ » l’image de Dieu qui « est en nous tous », a exhorté le Pape lors de la messe matinale à la Maison Sainte-Marthe. 

La persécution fait partie de la vie chrétienne

En s’arrêtant sur la Première Lecture tirée de saint Pierre, dans laquelle on explique qu’au fil des siècles la persécution des chrétiens a « éclaté » comme « un incendie ». François a expliqué que cela « fait partie de la vie chrétienne » et que c’est même « une béatitude ». Jésus avait été persécuté « à cause de sa fidélité au Père ».

« La persécution est un peu “l’air” dans lequel vit le chrétien aujourd’hui aussi, parce qu’aujourd’hui aussi il y a beaucoup de martyrs et de persécutés par amour pour le Christ. Dans de nombreux pays, les chrétiens n’ont pas de droits. Si tu portes une croix, tu vas en prison, et il y a des gens en prison, il y a des gens condamnés à mourir pour le fait d’être chrétiens, aujourd’hui », a regretté le Pape, faisant remarquer une nouvelle fois qu’il y a actuellement encore plus de chrétiens persécutés que durant l’Antiquité, bien que cela ne fasse pas la une des journaux…

Persécutions contre l’homme et la femme, image de Dieu

Le Pape a ensuite remarqué qu’aujourd’hui il y aussi « une autre persécution » : celle qui est faite « à tout homme et à toute femme parce qu’ils sont l’image vivante de Dieu ».

« Derrière chaque persécution, aussi bien vis-à-vis des chrétiens que des humains il y a le diable, il y a le démon qui cherche à détruire la confession du Christ dans les chrétiens et l’image de Dieu dans l’homme et dans la femme. Depuis le début, il a cherché à faire cela, nous pouvons le lire dans le Livre de la Genèse : détruire cette harmonie entre l’homme et la femme que le Seigneur a créé, cette harmonie qui dérive du fait d’être à l’image et à la ressemblance de Dieu. Et il a réussi à le faire. Il fait toujours comme ça. Mais aujourd’hui aussi il y a une force, moi je dirais un acharnement contre l’homme et la femme, parce qu’autrement on ne pourrait pas expliquer cette onde en croissance de destructions contre l’homme et la femme, contre l’humain. »

Le diable derrière la faim, l’esclavage, les colonisations culturelles, les guerres

Le Pape a pensé à la faim, une « injustice » qui « détruit l’homme et la femme parce qu’ils n’ont pas à manger », même s’il y a beaucoup de nourriture dans le monde. Il a ensuite parlé de l’exploitation humaine, des différentes formes d’esclavage, et il a rappelé avoir vu récemment un film tourné en caméra cachée sur une prison dans laquelle des migrants sont détenus, soumis à des formes de destruction pour les rendre esclaves. Et il a constaté que ces faits adviennent « 70 ans après la déclaration des droits de l’homme ».

François a réfléchi sur les colonisations culturelles, « quand les empires font accepter des dispositions de leur culture contre l’indépendance, contre la culture des gens, ils imposent des choses qui ne sont pas humaines pour détruire », pour « la mort ». François a remarqué que ce que veut le démon, c’est justement « la destruction de la dignité » et que c’est pour cela qu’il persécute.

« Et à la fin, nous pouvons penser aux guerres comme un instrument de destruction des gens, de l’image de Dieu. Mais aussi, même, aux personnes qui font les guerres, qui planifient les guerres, pour avoir une puissance sur les autres. Il y a des gens qui font avancer de nombreuses industries des armes pour détruire l’humanité, pour détruire l’image de l’homme et de la femme, que ce soit physiquement, moralement ou culturellement (…). Et les empires continuent les persécutions aujourd’hui. Nous, nous ne devons pas nous permettre d’être naïfs. Aujourd’hui, dans le monde, les chrétiens ne sont pas les seuls à être persécutés. Les humains, l’homme et la femme, parce que le père de toute persécution ne tolère pas qu’ils soient l’image et la ressemblance de Dieu. Et il attaque et détruit cette image. Ce n’est pas facile de comprendre cela, il faut beaucoup de prière pour le comprendre », a conclu le Saint-Père.

Source : Vatican News – Giada Aquilino

NLQ #Rome

Pape François : “l’exploitation dans le travail est un péché”

En dédiant la messe matinale à la Maison Sainte-Marthe au « noble peuple chinois » qui fête aujourd’hui la Vierge de Sheshan, Marie Auxiliatrice, le Pape François a exhorté à prendre des distances avec les richesses qui séduisent et rendent esclaves.

Prendre de la distance par rapport aux richesses, parce qu’elles nous ont été offertes par Dieu pour les donner aux autres : le Pape a rappelé l’importance d’assainir notre relation aux choses, lors de la messe de ce matin, dédié au « noble peuple chinois », en ce 24 mai qui marque la fête de Notre-Dame-de-Sheshan.

La pauvreté est au centre de l’Évangile

En prenant appui sur la Première Lecture, tiré de la lettre de saint Jacques, dans laquelle il est montré que les cris des travailleurs non payés arrivent aux oreilles du Seigneur, le Pape a rappelé ce que l’apôtre dit aux riches « avec force », sans demi-mesure, tout comme Jésus lui-même.

« “Malheureux, vous les riches !”, dans la première invective après les Béatitudes dans la version de Luc. “Malheureux, vous les riches !”. Si quelqu’un faisait aujourd’hui une prédication comme cela, sur les journaux, le jour d’après : “Ce prêtre est communiste !” Mais la pauvreté est au centre de l’Évangile. La prédication sur la pauvreté est au centre de la prédication de Jésus. “Bienheureux les pauvres” est la première des Béatitudes. C’est la carte d’identité avec laquelle Jésus se présente quand il retourne à son village, à Nazareth, dans la synagogue. “L’Esprit est sur moi, j’ai été invité à annoncer l’Évangile, la Bonne Nouvelle, aux pauvres, l’heureuse annonce aux pauvres.” Mais dans l’histoire nous avons eu cette faiblesse de chercher à retirer cette prédication sur la pauvreté en croyant que c’est une chose sociale, politique. Non ! C’est l’Évangile pur, c’est l’Évangile pur. »

Aimer Dieu avec tout son cœur

François a ensuite réfléchi sur les raisons d’une « prédication si dure ». La raison se situe dans le fait que « les richesses sont une idolâtrie », elles sont capables de « séduction ». Jésus lui-même, a expliqué le Pape, dit que « l’on ne peut pas servir deux maîtres : ou tu sers Dieu, ou tu sers les richesses ». Il donne donc la catégorie de « maître » aux richesses, car la richesse « te prend et ne te laisse pas, et elle va contre le premier commandement », celui d’aimer Dieu avec tout son cœur. Le Pape a remarqué aussi que les richesses vont « contre le deuxième commandement parce qu’elles détruisent le rapport harmonieux entre nous, les hommes », elles « ruinent la vie », elles « ruinent l’âme ».

Le Pape a rappelé la Parabole du riche, qui pense à « la belle vie », aux fêtes, aux vêtements luxueux, et du mendiant Lazare, « qui n’avait rien ». Les richesses « nous éloignent de l’harmonie avec les frères, de l’amour du prochain, elles nous rendent égoïstes ». Jacques réclame le salaire des travailleurs qui ont moissonné sur les terres des riches et qui n’ont pas été payés. Certains pourraient considérer l’apôtre Jacques comme « un syndicaliste ». Et pourtant, a assuré le Pape, l’apôtre « parle sous l’inspiration de l’Esprit Saint ».  Et cette interpellation reste d’actualité.

« Ici aussi, en Italie, pour sauver les grands capitaux, on laisse les gens sans travail. Celui qui fait cela va contre le deuxième commandement. “Gare à vous !” Pas moi, Jésus. Gare à vous qui exploitez les gens, qui exploitez le travail, qui payez au noi, qui ne payez pas les contributions pour la retraite, qui ne donnez pas les vacances. Gare à vous !  Faire des magouilles sur ce qui doit être payé, sur le salaire, c’est un péché, c’est un péché. “Non, mon père, moi je vais à la messe tous les dimanches et je vais à telle association catholique, et je suis très catholique, et je fais la neuvaine de cela…” Mais tu ne paies pas ? Cette injustice est un péché mortel. Tu n’es pas dans la grâce de Dieu. Je ne le dis pas moi, c’est Jésus qui le dit, c’est l’apôtre Jacques qui le dit. C’est pour cela que les richesses t’éloignent du deuxième commandement, de l’amour du prochain. »

Faire prière et pénitence pour les riches

Les richesses, dont, ont une grande capacité à nous rendre « esclaves ». Voici pourquoi François a exhorté à « faire un peu plus de prière et un peu plus de pénitence », non pas pour les pauvres mais pour les riches.

« Tu n’es pas libre devant les richesses, a-t-il conclu. Toi, pour être libre devant les richesses, tu dois prendre de la distance et prier le Seigneur. Si le Seigneur t’a donné des richesses et pour les donner aux autres, pour faire en son nom beaucoup de choses de bien pour les autres. Mais les richesses ont cette capacité de nous séduire, et nous tombons dans cette séduction, nous sommes esclaves des richesses. »

Source : Vatican News – Giada Aquilino

NLQ #Rome

Pape François : “la beauté du couple, c’est la ressemblance à Dieu”

Il est vrai qu’il y a des difficultés dans la vie de couple, et dans la famille, mais regardons la beauté du mariage, qui est à l’image de Dieu : le Pape a lancé cette invitation lors de son homélie à la Maison Sainte-Marthe ce matin.

Le Pape s’est penché ce matin sur la beauté du mariage lors de son homélie à la chapelle de la Maison Sainte-Marthe. Sept couples fêtant leurs 50 ans ou leurs 25 ans de mariage étaient présents.

L’extrait de l’Évangile du jour, tiré du texte de saint Marc, a fait référence à l’intention des pharisiens de mettre Jésus à l’épreuve en lui faisant une demande « casuistique ». Ces questions de la foi, a-t-il expliqué, réduisent tout à un « cela se peut, cela ne se peut pas, à un oui ou à un non », qui n’est pas le vrai « oui » ou « non » que le Seigneur nous demande d’exprimer, mais la simple expression de positions de principe.

Regardons la beauté du mariage

La question concerne le mariage. Ils veulent savoir s’il est licite ou non pour un mari de répudier sa propre épouse. Mais, dit François, Jésus va au-delà, plus haut, et « il arrive jusqu’à la Création et parle du mariage qui est peut-être la chose la plus belle » que le Seigneur a créé en ces sept jours.

« Depuis le début de la création, Dieu les a fait homme et femme. C’est pour cela que l’homme laissera son père et sa mère, et s’unira à sa femme, et les deux deviendront une seule chair »« C’est fort ce que dit le Seigneur », a expliqué le Pape, il parle « d’une seule chair » qui ne peut pas se diviser. Jésus laisse de côté le problème de la séparation et préfère parler en terme positif de la beauté du couple, qui doit être uni.

« Nous, nous ne devons pas nous arrêter sur un “cela se peut”, “cela ne se peut pas » (…). Parfois, « il est mieux de se séparer pour éviter une guerre mondiale », a reconnu le Pape, « mais ceci est une disgrâce. Allons voir le positif », a-t-il insisté.

Toujours aller de l’avant

Le Pape a raconté ensuite sa rencontre avec un couple qui fêtait ses 60 ans de mariage, et en répondant à sa question « Vous êtes heureux ? », les deux se sont regardés, ont pleuré d’émotion et lui ont répondu : « Nous sommes amoureux ! ».

« Il est vrai qu’il y a des difficultés, il y a des problèmes avec des enfants ou dans le couple, des discussions, des disputes… mais l’important est que la chair demeure une, et qu’ils dépassent »leurs difficultés, a expliqué François. « Et ceci est non seulement un sacrement pour eux, mais aussi pour l’Église, comme l’est un sacrement qui attire l’attention. “Mais, regardez que l’amour est possible !” Et l’amour est capable de faire vivre amoureux toute une vie : dans la joie et dans la douleur, avec le problème des enfants et leur problème… mais toujours aller de l’avant. Dans la santé et dans la maladie, mais aller toujours de l’avant. Ceci est la beauté. »

Le couple : image et ressemblance de Dieu

L’homme et la femme sont créés à l’image et à la ressemblance de Dieu et le mariage lui-même devient Son image, et c’est pour cela qu’il est tellement beau. « Le mariage est une prédication silencieuse à tous les autres, une prédication de tous les jours », a expliqué François. « C’est douloureux quand ceci n’est pas une nouvelle : les journaux ne prennent pas cela comme une nouvelle. Mais ce couple, tellement d’années ensemble… cela ne fait pas la une. La une, c’est le scandale, le divorce, ou ceux qui se séparent – parfois ils doivent se séparer, comme je l’ai dit, pour éviter un plus grand mal. Mais l’image de Dieu n’est pas une nouvelle. Et ceci c’est la beauté du mariage. Ils sont à l’image et à la ressemblance de Dieu. Et ceci est notre nouvelle, la nouvelle chrétienne. »

La patience est la vertu la plus importante

François a répété que la vie de couple et de famille n’est pas facile, et il a cité la Première Lecture tirée de la lettre de saint Jacques, qui parle de la patience, « peut-être la vertu la plus importante dans le couple, que ce soit de la part de l’homme ou de la femme », et il a conclu avec une prière au Seigneur « pour qu’il donne à l’Église et à la société une conscience plus profonde, plus belle du mariage, pour que nous réussissions à comprendre et à contempler que dans le mariage il y a l’image et la ressemblance de Dieu ».

Que Marie nous donne le don des larmes

Le Pape a célébré cette messe en présence du reliquaire contenant les larmes de la Madonne de Syracuse. François a souligné l’importance des larmes dans la vie spirituelle : « Ils ont amené de Syracuse la relique des larmes de la Vierge. Aujourd’hui elles sont ici, et nous prions la Vierge pour qu’elle nous donne à nous et aussi à l’humanité, qui en a besoin, le don des larmes, pour que nous puissions pleurer : pour nos péchés et pour les si nombreuses calamités qui font souffrir le peuple de Dieu et les enfants de Dieu. »

Ce miracle des larmes de la Vierge s’est produit en 1953, dans la maison d’un jeune couple sicilien, dont la femme enceinte souffrait d’une grave maladie mettant sa vie et celle de son enfant en danger. Lorsqu’elle vit les larmes de la Vierge sortir d’une image du Cœur immaculé de Marie, elle fut instantanément guérie. Le miracle a été reconnu par les autorités ecclésiastiques et il sert désormais d’appui à une spiritualité conjugale ancrée dans la dévotion à Marie. Le Pape Jean-Paul II s’est rendu en 1994 dans le sanctuaire abritant habituellement ce reliquaire.

Source : Vatican News – Adriana Masotti

NLQ #Rome

Messe à Sainte-Marthe : “la lumière du diable s’évanouit, celle du Seigneur est permanente”

Dans son homélie, le Pape s’est arrêté sur l’action du démon qui séduit et trompe, et qui malgré sa défaite, est dangereux. François a donné des clés pour savoir lutter et vaincre ses tentations.

Nous ne devons pas nous approcher du diable, ni parler avec lui : il « est une défaite mais malgré cela reste dangereux, il est somme un chien enragé et enchaîné, il mord celui qui lui fait une caresse » a expliqué le Pape.

Le Saint-Père s’est appuyé sur l’Evangile du jour tiré de Saint Jean, où il est écrit que « le prince de ce monde est déjà condamné » (Jn 16, 5-11). Le Pape a mis en garde contre les tentations du malin : « il sait quelles paroles nous dire, et il nous plaît d’être séduits »

Il est donc difficile pour nous de comprendre qu’il est condamné et défait, car grande es sa capacité de séduction. Le diable nous promet beaucoup de choses, il nous présente des cadeaux emballés dans du beau papier mais nous ne savons ce qu’il y a à l’intérieur, a poursuivi François.

Sa lumière est fulgurante mais finit par disparaître
Le diable sait se présenter à notre curiosité et notre vanité a poursuivi le Pape qui, comme souvent a manié la métaphore pour expliquer son propos : « Les chasseurs savent bien qu’il ne faut jamais s’approcher d’un crocodile sur le point de mourir, car il peut encore donner un coup de queue mortel ».

Ainsi le diable est « très dangereux » a poursuivi le Saint-Père : ses propositions sont toutes des mensonges, il est « le père du mensonge » et nous, ignorants nous les croyons. « Sa lumière est fulgurante, comme un feu d’artifice, mais elle finit par s’évanouir, tandis que la lumière du Seigneur est douce mais permanente ».

Prier, veiller, jeûner

Le diable a répété François sait toucher la curiosité et la vanité, et nous “achetons tout”, nous tombons dans la tentation. Il faut donc être attentifs, a averti le Pape, exhortant à prier, veiller et jeûner comme le dit Jésus. « Ainsi est vaincue la tentation ».

Le Saint-Père a aussi mis en garde contre la tentation de dialoguer avec le malin, comme le fit Eve « qui s’est crue grande théologienne mais a chuté ». Jésus refuse d’entrer dans ce dialogue : au désert, il ne répond que par la Parole de Dieu. Il chasse le démon, quelque fois il lui demande son nom mais n’entame pas de dialogue avec lui. D’où l’exhortation très nette du Pape : « Avec le diable on ne dialogue pas, car il est plus intelligent que nous »

Chercher le refuge en Marie

Le Pape a ainsi invité à être comme des enfants qui courent vers leur mère quand ils ont peur. « Allons vers la Vierge, c’est elle qui nous protège. Les Pères de l’Eglises, en particulier les mystiques russes rappelaient durant leurs tribulations se réfugier sous le manteau de la grande mère de Dieu. Qu’elle nous aide dans cette lutte avec le diable, avec celui qui est déjà condamné » a conclu le Saint-Père.

Photo : Vatican Media

Source : Vatican News – Debora Donnini

NLQ #Rome

Pape François : “Le Ciel, c’est la rencontre avec Dieu”

Le Ciel n’est pas un lieu un peu ennuyeux, comme certains le pensent, mais celui de la rencontre avec Jésus. Le Pape François l’a affirmé ce vendredi 27 avril 2018, lors de sa messe quotidienne célébrée dans la chapelle de la Maison Sainte-Marthe, parlant de la promesse de bonheur éternel faite par Dieu.

C’est à la première lecture, proposée par la liturgie de ce jour, que le Pape consacre sa réflexion. Il s’agit du passage des Actes des apôtres qui rapporte le discours de Paul à la synagogue d’Antioche de Pisidie. Les habitants de Jérusalem et leurs chefs, avance l’apôtre, n’ont pas reconnu Jésus et l’ont condamné. Mais Dieu l’a ressuscité d’entre les morts. Et de conclure : « Et nous, nous vous annonçons cette Bonne Nouvelle : la promesse faite à nos pères, Dieu l’a pleinement accomplie pour nous, leurs enfants, en ressuscitant Jésus ».

Le Ciel est la rencontre avec Dieu

Le peuple s’est mis en marche, a poursuivi le Pape, avec, dans le cœur, cette promesse de Dieu, certain qu’elle dérivait de son élection. Le peuple, souvent infidèle, « faisait confiance à cette promesse, car il savait que Dieu est fidèle ». C’est cette certitude qui lui permettait d’aller de l’avant.

« Nous sommes nous aussi en chemin. Mais où ? Vers le Ciel ! Mais qu’est-ce que le Ciel ? », s’est interrogé le Pape. Et c’est là que les réponses ne s’avèrent généralement pas très précises, car « nous ne savons pas dire ce qu’est le Ciel ». Beaucoup pensent à un lieu abstrait, lointain, où l’on se sent bien, a constaté François. D’autres pensent que le Ciel est « un peu ennuyeux ». « Non, le Ciel, ce n’est pas cela. Nous marchons vers une rencontre : la rencontre finale avec Jésus. Le Ciel, c’est la rencontre avec Jésus ».

Le Christ intercède pour nous

C’est cette considération, « je marche pour rencontrer Jésus », que nous devons avoir toujours à l’esprit, exhorte François. Le Christ, pendant ce temps, ne reste pas assis à nous attendre, mais Il nous prépare une place, ainsi qu’Il l’a promis, Il travaille pour nous, en intercédant auprès du Père. « Jésus est fidèle. Il prie pour moi, en ce moment », a assuré le Pape.

Lors de la dernière Cène, le soir du Jeudi Saint, Il l’avait d’ailleurs promis à Pierre : « je prierai pour que ta foi ne défaille pas ». Cette promesse, Il nous l’a également faite. Aussi, devons-nous sans cesse nous en convaincre : Jésus est fidèle à sa promesse. Il est train de me préparer une place, de prier pour moi. Et le Ciel sera le moment de cette rencontre.

« Que le Seigneur nous donne cette conscience d’être en chemin avec cette promesse, a conclu le Pape, qu’Il nous donne cette grâce : de lever les yeux et de penser : ‘le Seigneur prie pour moi’ ».

Source : Vatican News – Adriana Masotti

A la une #Tribunes et entretiens

Loger à Sainte-Marthe a-t-il condamné le pape à l’isolement et à la désinformation ?

 VATICAN — Que sait exactement le pape François de ce qui se passe au sein de son Église catholique de 1,2 milliard de fidèles ?

Cette question est sur toutes les lèvres depuis que le pontife a semblé ignorant du scandale sexuel qui ébranle l’Église chilienne, ce qui a terni sa récente visite de trois jours dans ce pays et l’a contraint à s’excuser peu après.

La même question a été soulevée quand il a soudainement décidé de virer un dirigeant respecté de la banque du Vatican.

Elle a ensuite refait surface quand un cardinal lui a reproché de ne pas se rendre compte que ses propres diplomates « trahissaient » l’Église catholique souterraine en Chine à des fins politiques.

Des observateurs du Vatican se demandent maintenant si le pape François reçoit suffisamment de ces informations de haute qualité dont les dirigeants de la planète ont besoin, ou s’il choisit plutôt de se fier à son instinct et à son propre réseau d’informateurs qui lui refilent des informations clandestinement.

Depuis son élévation à la papauté il y a cinq ans, le pape a créé une structure de renseignement informelle qui se frotte souvent aux instances vaticanes officielles. Cela inclut un petit « conseil de cuisine » de neuf cardinaux qui se rencontrent tous les trois mois au Vatican et qui ont l’oreille du pape, en plus des breffages normaux qu’il reçoit des responsables du Vatican.

Événement rare, le Vatican s’est porté cette semaine à la défense du pape, des renseignements qu’il reçoit et de sa compréhension du dossier chinois. Le bureau de presse du Saint-Siège a indiqué que le pape suit les négociations avec la Chine quotidiennement, qu’il est informé « fidèlement » par ses conseillers et qu’il est entièrement d’accord avec son secrétaire d’État dans cette affaire.

« Il est donc étonnant et regrettable que des membres de l’Église prétendent le contraire, générant ainsi confusion et controverse », a dit le porte-parole du Vatican, Greg Burke.

Une telle défense serait normalement superflue, puisque les papes vivent habituellement au sein de leurs principaux conseillers. Mais le pape François habite l’hôtel Santa Marta, au Vatican, et non au Palais apostolique, où il lui est plus facile de laisser sa porte ouverte en tout temps pour accueillir ceux qui l’alimentent en informations informelles.

« Malheureusement il est victime du syndrome Santa Marta, explique le journaliste italien Massimo Franco. Le pape voulait y habiter parce qu’il ne voulait aucun filtre entre le secrétaire d’État et lui. Mais en revanche, ça le condamne à aussi recevoir des informations un peu informelles qui ne sont pas toujours précises. »

Le pape est maître de son agenda à Santa Marta, il fait ses propres appels et il gère ses propres visites, souvent à l’insu du bureau du protocole du Vatican. Il ne regarde pas la télévision et ne consulte pas internet, mais il lit le quotidien italien Il Messaggero et des extraits d’autres médias, en plus de ce qui lui est fourni par le Vatican.

Certaines informations lui arrivent en personne et d’autres par écrit ; ces dernières sont placées à la réception de l’hôtel dans un cartable de cuir rouge que remet chaque jour un Garde suisse à l’un de ses deux secrétaires particuliers. L’un d’eux est monseigneur Fabian Pedacchio, un prêtre argentin que le pape, à l’époque où il était archevêque de Buenos Aires, avait envoyé à Rome.

Le pape s’appuie d’ailleurs sur une garde rapprochée composée essentiellement d’amis connus en Argentine qui l’informent des événements au Vatican et ailleurs dans l’Église.

Il peut aussi se révéler excessivement têtu une fois qu’il a pris une décision en fonction de l’information qui s’est rendue jusqu’à lui, comme en témoigne sa décision de limoger le directeur adjoint — pourtant fort respecté — de la Banque du Vatican, Giulio Mattietti. Aucune explication n’a été fournie pour ce congédiement annoncé à la fin de l’an dernier.

Quand il s’est ensuite adressé au personnel du Vatican à l’occasion de Noël, le pape a dénoncé les employés congédiés qui « se déclarent incorrectement des martyrs du système, d’un ‘pape qu’on garde dans le noir’ ».

Mais dans le dossier du prêtre pédophile chilien, le pape François n’a eu d’autre choix que d’admettre non seulement qu’il avait commis une erreur, mais aussi qu’il ne savait peut-être pas tout.

Le Vatican a annoncé mardi l’envoi au Chili par le pape de son principal enquêteur en matière de crimes sexuels, pour tenter de déterminer si un évêque a enterré ou non les agissements du plus infâme prêtre pédophile du pays. Le pape avait farouchement défendu l’évêque Juan Barros pendant sa visite au Chili ; il a changé d’idée à la lumière d’« informations récentes », selon M. Burke.

Le pape a semblé complètement ignorant du fait que les victimes chiliennes du père Fernando Karadima prétendent depuis des années que monseigneur Barros a fermé les yeux sur tout. Un survivant, Juan Carlos Cruz, l’a même raconté sous serment aux procureurs chiliens.

Cette information semble ne s’être jamais rendue jusqu’au pape — ouvrant la porte à l’une des pires gaffes de sa papauté quand il a demandé des « preuves » que monseigneur Barros a camouflé les crimes du père Karadima. Sans ces preuves, a-t-il assuré, les allégations contre lui ne sont que des « calomnies ».

Le pape y est ensuite allé d’excuses partielles. Mais au moment de repartir pour Rome le 21 janvier, le pape soutenait encore et toujours qu’il était convaincu de l’innocence de monseigneur Barros, tout en se disant prêt à écouter ceux qui auraient de l’information à ce sujet.

Dans une telle situation, le pape aurait reçu des informations de son ambassadeur au Chili qui, comme tous les autres émissaires du Vatican, transmet chaque jour au secrétariat d’État des dépêches chiffrées que le pape lit chaque matin. Il est aussi informé par la hiérarchie de l’Église locale, dont une délégation importante s’est rendue au Vatican en février 2017.

Un des cardinaux qui conseillent le pape est aussi originaire du Chili. Monseigneur Francisco Errazuriz, l’archevêque à la retraite de la ville de Santiago, a témoigné qu’il ne croyait pas les victimes du père Karadima et qu’il avait classé l’affaire — jusqu’à ce qu’il soit obligé de la relancer quand les victimes sont sorties sur la place publique.

Conséquemment, à n’importe quel moment, quiconque ne croyait pas les victimes ou souhaitait protéger monseigneur Barros avait la possibilité de filtrer ou de discréditer le témoignage des victimes avant même que ça n’atteigne les oreilles du pape.

 

Source

En France #NLQ

A l’occasion de la sainte Marthe, prions avec Ephatta pour l’hospitalité !

1) L’hospitalité, c’est quoi ?

Regardez cette petite vidéo pour mieux comprendre ce qu’est l’hospitalité et son importance dans la vie d’un chrétien.

2) Concrètement

A l’occasion de la fête de Sainte Marthe, patronne des gens de l’accueil, et jusqu’à la fête de l’Assomption, Ephatta vous propose des images, des méditations et des témoignages illustrant l’hospitalité. Inscrivez-vous sur Hozana et osez avec nous l’accueil et la rencontre !

3) Qui sommes-nous ?

Ephatta, est le 1er site d’hospitalité chrétienne. Il met en relation des personnes à la recherche d’un hébergement temporaire avec d’autres personnes prêtes à les accueillir partout dans le monde. Toutes les occasions sont bonnes pour vivre l’accueil et le partage : quelques jours de vacances, déplacements professionnels, conférences, séminaires, pèlerinages, etc.

Ephatta est ouvert à tous, à tous ceux qui viennent dans le respect pour vivre une rencontre authentique.