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Journée festive à la Halte Solidarité le 16 janvier 2019 à Montpellier (34)

Mercredi 16 janvier à 10h, Mgr Carré inaugurera la chapelle de la Halte Solidarité (45 quai du Verdanson, Montpellier), récemment rénovée. Il présidera ensuite la célébration de l’Epiphanie. A cette occasion, vous pourrez découvrir ce lieu d’accueil des personnes sans-abris ou en situation de précarité.

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9 décembre 2018 : Fête des Lumières en l’église Saint-Martin du Cellier (44)

Comme chaque année, à cette période qui précède la fête de Noël, et en lien avec la Fête de la Vierge Marie, Immaculée Conception, le 8 décembre, nous vous proposons une visite de l’église Saint-Martin du Cellier (paroisse Saint-Pierre sur Loire) dans une ambiance toute particulière : elle sera entièrement éclairée par plus de 500 bougies. Cette année, une nouveauté sera réalisée avec un grand cœur formé de bougies au milieu de l’église. Chacun pourra le compléter en plaçant sa bougie en signe de fraternité. Vous pourrez entendre les chants de Noël et voir la crèche qui sera tout juste installée. Vous pourrez aussi acheter quelques produits martiniens du partage. Des bougies et petits cadeaux seront aussi proposés au profit du Secours Catholique.

Venez nombreux en famille avec les enfants

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Patrick Richard – 30 ans de chansons – 7 novembre 2018 au Mans (72)

Le Secours Catholique de la Sarthe organise une soirée exceptionnelle avec Patrick Richard à l’église Saint Bertrand, au Mans, proche de la gare sud.

Conférences/Formations #NLQ

La finance aux citoyens ! Débat organisé par Le Secours Catholique le 10 septembre à Amiens (80)

Il faut remettre la finance au service de l’intérêt général : tel est la conviction du Secours Catholique qui publie « La finance aux citoyens », un rapport sur la finance mondiale, alors que l’on souffle cette année les dix ans de la crise financière.

Il s’agit de « participer ensemble à la refondation d’une « maison commune » dans laquelle chacun puisse vivre de façon juste et durable et nous pensons que chaque citoyen a un rôle à jouer et qu’il doit être éclairé sur cet enjeu complexe et crucial qui impacte sa vie et celles de milliards de personnes sur cette planète : la finance. »
(Véronique Fayet, Présidente du Secours Catholique – Caritas France, extrait de l’avant-propos du rapport).

Pour en parler et débattre ensemble, la délégation Picarde du Secours Catholique vous invite :

Le lundi 10 septembre 2018
de 17h30 à 20h00
à la Maison Diocésaine, 384, rue St-Fuscien à AMIENS
(parking sur place)

Cette soirée se déroulera en présence de Grégoire NIAUDET, chargé de plaidoyer au Secours Catholique – Caritas France et auteur du rapport.

Le nombre de place étant limité, votre inscription est importante en cliquant sur ce lien

Plus d’informations

À travers ce document qui analyse le rôle et le fonctionnement du système financier mondial, décrypte ses impacts sur la pauvreté et les inégalités et fait des propositions pour mettre la finance au service de la collectivité et de la transition écologique, le Secours Catholique invite partenaires et citoyens à s’emparer du sujet, à participer au débat et à se mobiliser

En savoir plus

Informations et contacts :
Laurent GUILLARD,
délégué du Secours Catholique (Aisne & Somme)
laurent.guillard@secours-catholique.org
03 22 52 06 76

NLQ #Sorties/Animations

Jour de fête avec l’atelier des copains de l’IMPro Colmar (68) le 28 février 2018

 

« Jour de fête »

Mercredi 28 février 2018 à 18h à la salle du Munsterhof (9 rue des Juifs à Strasbourg)

Informations et réservation au 03 89 20 12 60

La troupe « l’atelier des copains » de l’IMPro de l’Institut Saint-Joseph à Colmar vous présente leur spectacle « Jour de fête ».

Alliant théâtre, danse et poésie, ce spectacle est né de la rencontre entre les cours de danse et de théâtre proposés aux jeunes de l’IMPro. « Jour de fête » réunit quatorze comédiens et danseurs, de 17 à 21 ans accueillis à l’IMPro de l’Institut Saint-Joseph à Colmar.

Quelques amis se réunissent autour d’un café et c’est le point départ d’une formidable aventure mêlant rencontres, échanges et imprévus. Les petites saynètes s’enchaînent passant de textes écrits par les jeunes, au tango argentin, et à la poésie de Jacques Prévert.

L’investissement et l’énergie des comédiens et danseurs transportent immédiatement le public dans un univers festif et interactif.

Ce spectacle créé par l’Institut Saint-Joseph Association Adèle de Glaubitz est proposé au public avec le soutien des associations « Des mains Des sourires » et « Caritas Alsace ».

Le spectacle sera suivi d’un concert exceptionnel des « New Balkan Express ».

Les comédiens et danseurs

  • Jauffrey, Frédéric, Sarah, Louis, Anastasia, Marie- Ange, Emilie, Mathieu, Ryan, Mehmet, Guy, Lucille, Angélina, Alexandre.

L’équipe artistique

  • Yolaine Terren : Educatrice technique spécialisée, chargée des cours de théâtre
  • Emmanuelle Charron : Professeur d’EPS en APA, chargée du projet cycle danse
  • Serap Yilmaz- Rigault : Chorégraphe, professeur de danse
  • Sonia Wink : Educatrice spécialisée, assistante artistique.

New Balkan Express

Depuis janvier 2015, le New Balkan Express parcourt les chemins à la recherche d’oreilles à kidnapper et de pieds à faire danser. Ceux qui l’ont vu passer s’en souviennent encore et ceux qui sont montés à bord ne regrettent rien.

Le projet est porté par six musiciens d’univers musicaux et artistiques différents, rapprochés, par leur soif de rencontres, autour des musiques traditionnelles des Balkans et du monde. Portant un nouveau regard sur ces musiques si anciennes qu’on en a oublié l’origine, le groupe crée un son profond et riche, ni d’ici ni d’ailleurs, dans lequel tout peut se partager.

Informations complémentaires : fr-fr.facebook.com/NewBExpress/

A la une #En France #NLH #NLQ

Secours catholique – Rapport sur la pauvreté 2017 – Agir contre les préjugés

Lutter contre les préjugés, un combat accessoire ?

Il apparaît au contraire essentiel, tant ces idées reçues détruisent l’estime de soi et la confiance en l’autre chez les personnes qui en sont la cible, et morcellent la société. Le Secours Catholique a lancé au printemps une grande campagne appelant à les démanteler. À l’heure où elle publie son nouveau rapport sur l’état de la pauvreté en France, l’association poursuit ses efforts aux côtés des personnes en précarité afin de sensibiliser contre ces a priori qui freinent la mobilisation contre la pauvreté. Les préjugés ne sont pas que des mots. Ils pèsent, écrasent les personnes, déchirent la société et freinent la lutte contre la pauvreté. Autant de raisons pour lesquelles le Secours Catholique s’emploie à les faire tomber.

 

« Je pourrais remplir un cahier entier avec les réflexions que j’ai entendues, dit en soupirant Sandrine. J’étais en surpoids, avec des problèmes de santé. En plus, je viens d’une famille gitane. J’entendais souvent : “Quand on veut bosser, on bosse…” » ou : “Il ne faut pas l’embaucher, c’est une voleuse !” »

Soutenue par son fils, cette Stéphanoise a encaissé les coups. En Haute-Loire, Étienne a lui aussi subi des préjugés. Père de six enfants, obligé de quitter son travail de salaisonnier après une « grosse déprime  », il a essuyé des remarques, « des mots qu’on n’oserait même pas répéter  ».

« On me disait que c’était de ma faute, que j’étais plus doué pour faire des enfants que pour travailler de mes mains, résume-t-il avec pudeur. J’étais fragile, ça a fini par me faire plonger.  » Ultime mortification, comme si la dure réalité de la précarité ne suffisait pas, le regard stigmatisant, nourri de stéréotypes, colle à la peau et fait des dégâts.

“On se sent visé, discrédité, capable de rien et on ne sort plus” John, qui fréquente un accueil de jour

« Cette étiquette, on se la garde, confirme Christine, une Varoise qui a  souffert des clichés liés à sa situation de bénéficiaire du RSA. « À force, on se dit que si les autres pensent cela de nous, c’est que ça doit être vrai. »

L’intériorisation des a priori est l’un des aspects mis en évidence dans un rapport québécois sur les conséquences des préjugés (Rapport de documentation “Ensemble pour agir sur les préjugés” du Collectif pour un Québec sans pauvreté, février 2017). S’y ajoutent la honte, le stress, la perte d’estime de soi, les problèmes de santé, les idées suicidaires.

« On baigne dans des discours sur le mérite et la réussite, sur les fainéants et les gens au RSA qui mangeraient des steaks tous les jours  », déplore John, qui fréquente l’accueil de jour du Secours Catholique de Metz«  On se sent visé, discrédité, capable de rien et on ne sort plus.  »

Avec l’auto-exclusion viennent des sentiments de colère et de révolte. « Les préjugés font du mal au vivre-ensemble  », estime Chantal, alliée ATD Quart Monde, qui anime un groupe de parole à l’accueil de Metz. « Quand on pose un regard négatif sur une personne, difficile pour elle ensuite de poser un regard positif sur les autres. C’est un malaise qui se répand dans toute la société.  »

Les smicards en veulent aux chômeurs, les chômeurs aux migrants… « On se monte les uns contre les autres  », ajoute Maurice, qui a vécu dix mois dans son fourgon, à Bordeaux, et vu les regards se détourner de lui.

UN OBSTACLE À LA LUTTE CONTRE LA PAUVRETÉ

Toxiques pour la cohésion sociale, les préjugés font obstacle à la lutte contre la pauvreté. Dans certains cas, ils aboutissent au non-recours aux droits.

« Chez nous, les agriculteurs renoncent à demander la prime d’activité par peur d’être montrés du doigt  », observe Alain Guérin-Boutaud, délégué du Secours Catholique en Haute-Loire. Étienne, lui, a longtemps eu honte d’aller chercher son colis d’aide alimentaire à la mairie de son village.

Les préjugés rongent les liens familiaux et de voisinage, empêchent les solidarités de proximité. « Je devais régulièrement justifier mon RSA auprès de ma belle-famille, se souvient Christophe, de Metz. L’idée que j’aurais dû travailler bénévolement en contrepartie revenait. »

« Au lieu de se juger, s’émeut Étienne, pourquoi ne pas s’entraider ? » Les rengaines sur l’assistanat fournissent aussi des alibis aux pouvoirs publics pour ne pas imaginer de solutions ou pour mener des politiques qui entretiennent ces idées reçues.

À titre d’exemple, le Défenseur des droits s’alarme, dans un récent rapport**, du ciblage des contrôles à la fraude sociale sur les personnes dites à risques qui « contribue à renforcer les préjugés selon lesquels les bénéficiaires de minima sociaux sont des fraudeurs  ».

A”vant, dans les villages, il y avait la messe, les fêtes patronales, les cafés où ouvriers et cadres  mêlaientCes lieux se raréfient”. Benjamin Gaillard, du Secours Catholique en Franche-Comté

Comment faire taire ces refrains nocifs ? « En créant un désir d’aller vers l’autre  », propose Chantal, d’ATD Quart Monde. « En multipliant les temps de partage qui permettent de déplacer les regards  », renchérit Alain Guérin-Boutaud.

« C’est un travail de longue haleine  », souligne Benjamin Gaillard, du Secours Catholique en Franche-Comté. Après avoir interpellé les candidats aux dernières législatives par la voix de personnes en précarité, la délégation compte rappeler aux élus le besoin d’espaces collectifs.

« C’est le meilleur moyen de faire tomber les préjugés. Avant, dans les villages, il y avait la messe, les fêtes patronales, les cafés où ouvriers et cadres se mêlaientCes lieux se raréfient.  »

Dans la Gironde, un groupe nommé “Nouvelle alliance contre les préjugés” envisage des actions auprès des médias, des élus et du public. À Saint-Étienne et dans le Var, on utilise le théâtre pour bousculer les certitudes. « Par l’action collective et l’accompagnement, les personnes relèvent la tête, se réjouit Benjamin Gaillard. Et elles retrouvent une place.  »

Retrouvez l’intégralité du rapport sur le site du secours Catholique

Le Secours Catholique-Caritas France publie jeudi 9 novembre 2017 son rapport statistique annuel, avec le soutien de la Fondation Crédit Coopératif.

Ce rapport repose sur l’analyse de plus de 85 000 situations distinctes parmi les 1 438 000 personnes – 67 000 adultes et 671 000 enfants – rencontrées en 2016 par les 67 900 bénévoles de l’association.

Les constats issus de ces données chiffrées permettent de dessiner le paysage de la pauvreté en France, région par région.

Ils fournissent aussi de la matière pour déconstruire les préjugés envers les personnes en précarité et interpeller sur le thème de la cohésion sociale.

 

Bénévolats/Caritatifs #NLQ

Journée nationale du Secours catholique dans le diocèse de Lille (59) le 19 novembre

logo JM pauvres

19 nov : à l’occasion de la Journée mondiale des pauvres

Logo du Secours catholique

19 novembre 2017 : Journée Mondiale des Pauvres
et Journée nationale du Secours Catholique

 

Dans la lettre apostolique Misericordia et misera, en conclusion du Jubilé extraordinaire de la Miséricorde, le pape François nous invite à célébrer dans toute l’Eglise la Journée mondiale des pauvres le 33ème dimanche du temps ordinaire [1]. Pour 2017, ce sera le dimanche 19 novembre qui est aussi, cette année, la journée nationale du Secours Catholique (3ème dimanche de novembre) : belle coïncidence !

« En lien avec les communautés chrétiennes, les membres du Secours Catholique travaillent aux œuvres de miséricorde que Dieu suscite pour que tous puissent vivre dignement. Ce sont souvent des pauvres qui nous font découvrir le cœur miséricordieux du Père. Marqués par les épreuves, ils savent que Dieu leur a fait miséricorde. Cette Journée mondiale des pauvres peut être l’occasion de donner aux personnes en précarité toute leur place et une vraie parole dans nos communautés, en vue d’une “Église pauvre pour les pauvres”. » [2]

Le Secours Catholique a besoin des dons de tous pour remplir sa mission d’aide et d’accompagnement des plus démunis. A chaque paroisse de voir la manière d’associer les deux événements, journée du Secours Catholique avec la collecte nationale et journée mondiale des pauvres, en invitant les pauvres et les personnes engagées à leurs côtés à l’Eucharistie de ce dimanche.

Une messe sera particulièrement célébrée avec des « personnes pauvres et marginalisées [3] » dans l’église St Benoît-Labre à Lille, préparée par l’équipe FraT’Eveil[4] et la paroisse. On peut imaginer que cela se vive dans un autre doyenné l’année prochaine.

 

† Laurent Ulrich, Archevêque de Lille

 

En savoir plus sur le Secours catholique

Lire le message du pape pour la Journée mondiale des pauvres (19 novembre 2017) :
N’aimons pas en paroles, mais par des actes

 


[1] Misericordia et misera, N° 21. Voir aussi : Message du saint Père pour la Journée mondiale des pauvres : « N’aimons pas en paroles, mais par des actes », 13 juin 2017

 [2] Mgr Jacques Blaquart, évêque d’Orléans, président du Conseil pour la Solidarité, message pour le 19 novembre 2017

[3] Actes du Concile provincial, page 32

[4] FraT’Eveil, solidarité et diaconie est l’équipe diocésaine de veille, de sensibilisation et de soutien aux actions de fraternité. Elle est composée de personnes ayant l’expérience de la précarité et de responsables de projets pastoraux

 

Bénévolats/Caritatifs #NLQ

Journée nationale du Secours Catholique dans le diocèse de Sens & Auxerre le 19 novembre

La journée de la Collecte nationale du Secours Catholique a toujours lieu le 3ème dimanche de novembre. Cette année, cela tombera le 19 novembre.

La journée de la Collecte nationale du Secours Catholique a toujours lieu le 3ème dimanche de novembre. Cette année, cela tombera le 19 novembre 2017, c’est-à-dire au moment de la Journée mondiale des pauvres, que le pape François a institué au terme de l’année de la Miséricorde.

Des propositions concrètes pour l’organisation de cette journée dans les paroisses sont faites dans un cahier liturgique édité spécialement pour cette occasion, en partenariat avec Prions en Église (couverture ci-contre).

Pour vous le procurer, contactez le Secours Catholique – Comité de l’Yonne
lundi, mardi et jeudi (de 9h à 12h et de 13h30 à 17h30) ou mercredi (de 9h à 12h) :

  • par mail
  • par téléphone au 03 86 52 68 46

ou téléchargez-le sur le site de la délégation Bourgogne.

Bénévolats/Caritatifs #NLH #NLQ

Café solidaire du Secours catholique inauguré et béni à Quimper

“Officiellement inauguré ce samedi, et même béni, le café solidaire du Secours catholique, rue Jean-Jaurès, a déjà accueilli 500 personnes depuis son ouverture en mai. Remplissant sa fonction de lien social.”

Café solidaire, 9, rue Jean-Jaurès. Ouvert du mardi au vendredi, de 9 h à 12 h et le samedi, de 14 h à 17 h. Contacts : tél. 02.98.55.60.80 ou finistere@secours-catholique.org.

Afrique non francophone #NLQ

Caritas et le Secours catholique au secours des millions de victimes de Boko Haram

Plus de cinq millions de personnes, fuyant les attaques des terroristes de Boko Haram pour se réfugier au Niger, au Nigeria, au Cameroun et au Tchad, sont en situation de grave insécurité alimentaire, selon Caritas internationalis. La région du Lac Tchad est devenue un refuge pour eux.

D’après les estimations des organisations humanitaires internationales, le groupe extrémiste musulman Boko Haram a tué plus de 13’000 personnes depuis 2009, en particulier dans le nord du Nigeria. Plus de 10 millions de personnes sont victimes de ses violences. L’insécurité généralisée et les raids des fondamentalistes ont détruit la vie des personnes et leurs moyens de subsistance, le bétail ayant été volé et les cultures dévastées.

« C’est une des pires crises humanitaires que nous ayons connues », indique le Père Evaristus Bassey, directeur exécutif de Caritas Nigeria. « Les femmes et les enfants sont les plus touchés, et certains enfants souffrent d’une malnutrition sévère ».

Des dizaines de milliers de personnes vivent en plein air, sous les arbres, dans des villages ou des camps de fortune, parce qu’elles ont trop peur de rentrer chez elles. Dans les zones les plus frappées par la crise, tels que le nord-est du Nigeria, l’extrême nord du Cameroun, le Tchad occidental et le sud-ouest du Niger, une famille sur trois souffre d’insécurité alimentaire. « Dans le nord-est du Nigeria, plus de 8,5 millions de personnes ont besoin de secours. Il y a bien jusqu’à 17 millions de personnes touchées par la crise dans l’ensemble du bassin du Lac Tchad », souligne le Père Bassey.
Le Programme alimentaire mondial a recensé 7 millions de personnes ayant besoin d’une assistance alimentaire d’urgence. En outre, 500’000 enfants souffrent de malnutrition sévère, dans une région qui était déjà vulnérable en raison de l’impact du changement climatique et de la dégradation environnementale.

Tandem de Caritas et du Secours Catholique américain

Caritas travaille avec le CRS (Catholic relief services), secours catholique américain, fondé en 1943 aux Etat-Unis et membre de Caritas Internationalis. Ensemble, ils apportent des ressources financières qui permettent d’acquérir des aliments, de l’eau et des kits d’hygiène. Sont fournis également des abris d’urgence, des moustiquaires et d’autres articles de première nécessité.

CRS Nigeria fournit une assistance alimentaire, des articles d’hygiène et de première nécessité à 50’000 personnes, et des abris d’urgence à 1’650 familles dans les Etats de Yobe et d’Adamawa, dans la région de Maiduguri. « Tout en nous assurant que les besoins critiques sont satisfaits, nous nous focalisons sur la reconstruction à long terme – pour faire face à l’impact de crises futures – ce qui inclut également le renforcement de la capacité locale de réponse », a déclaré Jennifer Poidatz, directrice de Réponse humanitaire de CRS.

Au Tchad, au Cameroun et au Niger, Caritas et CRS collaborent également. L’organisme de secours catholique américain y fournit de l’aide à des milliers de personnes déplacées, suite aux attaques de Boko Haram dans la région de Diffa. Plus d’un tiers de la population de cette ville, estimée à 600’000 personnes, a été déplacée à l’intérieur du pays. Des douzaines d’écoles ont fermé dans la région et la malnutrition a atteint des niveaux critiques.

La distribution d’aliments, d’abris et de kits d’articles de première nécessité constitue un besoin crucial pour les familles déplacées. « La situation de terreur permanente et de harcèlement les a amenées à fuir, et elles se retrouvent en grande difficulté, en particulier les femmes et les enfants, qui dorment dans le froid, à la belle étoile », a souligné Raymond Yoro, Secrétaire exécutif de CADEV (Caritas développement du Niger).

Le Lac Tchad est devenue un refuge

La région du Lac Tchad est devenue un refuge pour ceux qui ont vu leurs marchés, leurs camps et leurs villages bombardés. CRS fournit aux familles des aliments, des semences et des outils, et mille familles recevront chacune deux chèvres et deux mois de fourrage. « Ils m’ont accueilli et m’ont aidé à construire ma maison », dit Haoua Abdoulay, une personne déplacée. « Ils m’ont donné des nattes, des roseaux pour installer une clôture, et ont fourni de la main d’œuvre pour construire ma maison ».

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