Articles #En France #NLH #NLQ

Comment la formule des liqueurs de la Grande Chartreuse reste-t-elle secrète ?

Un article proposé par Divine Box.

Parmi tous les produits monastiques du monastère de la Grande Chartreuse connaissez-vous les liqueurs de la Grande Chartreuse ? Depuis 1737, les chartreux élaborent dans leur monastère, logé au creux d’un vallon alpin, des liqueurs à la renommée mondiale. Comment expliquer un tel engouement ?

 

Si le goût inimitable des liqueurs de la Grande Chartreuse y est pour beaucoup, c’est sans aucun doute à cause de leurs recettes, qui sont en effet top secrètes ! Inchangées depuis leurs créations il y a quelques siècles, elles se basent toutes sur la formule d’un mystérieux manuscrit, datant de 1605… et auquel seul les Chartreux ont accès !

 

Les méthodes modernes d’investigation n’ont toujours pu percer le secret d’élaboration des précieuses liqueurs. Bien que de multiples contrefaçons des liqueurs de la Grande Chartreuse existent, elles n’ont jamais réussi à imiter l’original.

 

Pourquoi personne n’arrive-t-il à imiter les liqueurs de la Grande Chartreuse ? Comment les moines font-ils pour garder leurs recettes top secrètes ? Aujourd’hui Divine Box vous donne les 6 raisons pour lesquelles leur recette est inimitable, et pour un sacré bout de temps encore !

Les liqueurs de la Grande Chartreuse sont produites depuis des siècles, et il en existe aujourd’hui toute une ribambelle – Crédit Photo : DR

 

1/ Une recette top secrète

Les liqueurs de la Grande Chartreuse sont très anciennes. L’élixir végétal de la Grande Chartreuse, la Chartreuse Verte et la Chartreuse Jaune (pour ne citer que les plus connues d’entre elles), ont été respectivement créées en 1737, en 1764 et en 1838 ! Malgré les siècles traversés, leurs recettes sont toujours top secrètes, pour 3 raisons :

 

Une ancienne formule, unique et mystérieuse

Les recettes des liqueurs de la Grande Chartreuse se basent toutes sur une unique formule, celle d’un mystérieux manuscrit, que les Pères Chartreux ont reçus à Paris, en 1605 des mains du maréchal d’Estrées. Ce manuscrit contiendrait la recette d’un « élixir de longue vie » à base de 130 plantes. De quand date cette formule ? Qui l’a écrite ? Et pourquoi a-t-on voulu la donner aux moines chartreux ? Le maréchal d’Estrées ne le dit pas (et le sait-il, d’ailleurs ?), et personne ne le sait encore aujourd’hui ! Ainsi, seuls les moines chartreux ont vu et ont accès à cette formule unique au monde, à la base des différentes recettes !

 

Cachée dans un coffre au sein du monastère

Et aujourd’hui ? Le fameux parchemin de 1605 demeure caché des regards indiscrets. Il est en effet dissimulé dans un coffre, enfoui dans les tréfonds du monastère de la Grande Chartreuse. Seul le supérieur de la communauté en a les clefs !

 

Une recette à l’accès limité

Parmi les moines du monastère de la Grande Chartreuse eux-mêmes, le silence reste d’or : ils ne sont que deux moines a connaître la précieuse formule. II s’agit du procureur du monastère et maître de chai Dom Benoit (71 ans), et de son adjoint le maître herboriste Frère Jean-Jacques. C’est à eux que revient aujourd’hui la lourde charge de perpétrer la tradition liquoriste du monastère. Eux seuls connaissent, et en détail, le processus de fabrication des liqueurs de la Grande Chartreuse, secret depuis quatre siècles.

 

(Pssst, si vous souhaitez savoir tout ce qu’on peut réussir à connaître de la recette de l’élixir végétal de la Grande Chartreuse, on en a fait une liste dans notre article « 12 infos insolites sur l’élixir de la Grande Chartreuse » !)

Ci-dessus, Frère Jean-Jacques (à gauche) et Dom Benoît (au milieu), les deux seules personnes au monde à connaitre les secrets de la formule des liqueurs de la Grande Chartreuse – Crédit Photo : Pinterest @Delachartreuse

2/ Un savoir-faire d’exception

Même si un petit malin arrivait à se procurer la formule du manuscrit de 1605, il aurait encore du boulot à faire pour égaler les liqueurs de la Grande Chartreuse ! Car le secret des moines réside aussi dans leur savoir-faire, transmis au sein de la communauté depuis des centaines d’années ! Un artisanat monastique inégalé et inégalable pour cinq raisons :

 

Des dosages millimétrés

Les dosages des plantes sont connus de frère Jean-Jacques et dom Benoît seuls. Ils se font à la pincée et à la poignée, comme autrefois. Autant dire qu’il faut les connaître sur le bout des doigts, c’est le cas de le dire !

 

Un temps de distillation essentiel

Puisqu’ils sont les seuls à connaître les subtilités de la recette, frère Jean-Jacques et dom Benoît sont aussi les seuls à contrôler la liqueur obtenue par distillation avant de la mettre à vieillir. Eux seuls connaissent les durées adéquates de distillation, et peuvent savoir si tout s’est bien passé comme prévu !

 

Un temps de vieillissement irremplaçable

Les moines sont également les seuls au monde à connaître la durée de vieillissement des liqueurs de la Grande Chartreuse en tonneaux et foudres. Eux seuls savent et décident quand celles qui dorment dans la plus grande cave à liqueur du monde (164 mètres de long !), sont prêtes à être dégustées !

 

Un palais exceptionnel

À la fin du processus, c’est tout simplement leur goût, aguerri par des années d’expérience, qui juge si les liqueurs de la Grande Chartreuse ainsi obtenues peuvent être embouteillées et commercialisées ! Sans leur palais et leur habitude inégalés, donc, impossible de copier ce savoir-faire !

 

Une coloration naturelle unique au monde

Les frères chartreux sont aussi les seuls liquoristes au monde à connaître le secret de la coloration verte par les plantes. Eh oui, vous ne le saviez peut-être pas, mais on ne sait toujours pas, à l’heure actuelle, donner aux liqueurs une couleur verte qui soit naturelle. On utilise encore des colorants. Les moines des monastère de la Grande Chartreuse, eux, le savent pourtant depuis 300 ans… Et ils sont les seuls ! Le « vert chartreuse », c’est d’ailleurs le nom officiel d’une couleur ! Plutôt classe, non ?

 

Si vous nous avez lu jusqu’ici c’est que vous êtes un petit curieux et plutôt sage, alors rien que pour vous, on vous donne trois petits secrets du savoir-faire des liqueurs de la Grande Chartreuse, qu’on a réussit à grappiller par-ci par-là :

 

  • On sait qu’une des distillations d’une des liqueurs de la Grande Chartreuse dure 7 heures.
  • On sait aussi qu’un tiers des 130 plantes provient directement des Alpes. L’autre moitié ? Du reste du monde…
  • Les liqueurs vieillies en cave y dorment entre trois et neuf ans.

Les liqueurs de la Grande chartreuse sont mises à vieillir entre trois et neuf ans dans les caves du monastère, les plus grandes caves à liqueur du monde (164 mètres de long) – © Zeppelin – tous droits réservés

 

3/ Une recette super complexe !

Si la recette est inimitable, c’est aussi parce qu’elle est très complexe ! C’est en 1605 que les chartreux reçoivent la recette d’un « élixir de longue vie » sur un parchemin. Mais ce n’est qu’en 1737 que la recette est officiellement déchiffrée par le frère Jérôme Maubec, l’apothicaire du monastère de la Grande Chartreuse ! Les moines ont donc eux-mêmes mis 132 ans à en déchiffrer tous les mystères !

 

On sait ainsi par exemple que la couleur originale de la fameuse liqueur verte était… le rouge ! Et si l’on en croit les témoignages, son goût était loin de faire l’unanimité ! C’est bien la preuve que les pères chartreux n’ont pas mis au point la recette en un jour.

 

130, c’est aussi le nombre de plantes utilisées dans la recette des liqueurs de la Grande Chartreuse, nous l’avons vu. Et cela représente, à l’époque du manuscrit, quasiment l’intégralité des plantes médicinales connues ! Niveau complexité, on peut donc difficilement faire plus…

C’est frère Jérôme Maubec qui, en 1737, a réussit le premier à mettre au point la recette définitive de l’élixir végétal de la Grande Chartreuse – Crédit Photo : Infotourisme

4/ Une transmission des secrets ultra sécurisée !

Les moines font très attention à ce que les secrets des liqueurs de la Grande Chartreuse puissent se transmettre de génération en génération, et selon les meilleures conditions. Pour cela, certaines précautions bien précises existent, résultat de plusieurs siècles d’expérience et de pratique :

 

À deux, c’est toujours mieux !

Les moines sont toujours deux à connaître la recette des liqueurs de la Grande Chartreuse. Ainsi, si l’un des deux, par malheur, se portait mal, ses connaissances et son expérience ne disparaitraient pas avec lui… Quand l’un des deux moines meurt ou quitte sa charge à cause de sa vieillesse, un nouvel apprenti est immédiatement formé.

 

Une protection VIP

C’est dans le même esprit que dom Benoît et frère Jean-Jacques ne se déplacent jamais dans la même voiture, lorsqu’ils se rendent à la distillerie. Ainsi, si un malheureux accident survenait, la recette et toutes ses techniques resterait malgré tout saine et sauve !

 

Du correcteur liquide

Lorsque le monastère s’approvisionne en plantes auprès de grossistes et de cueilleurs, le contenu de chaque facture est rigoureusement masqué d’un coup de correcteur liquide par Frère Jean-Jacques… Celui qui comptait fouiller les poubelles du monastère à la recherche d’une éventuelle note de comptabilité serait bien embêté !

 

Une production ultra concentrée

Il faut aussi éviter que les secrets de la recette ne s’ébruitent auprès des 70 employés de la distillerie (qui n’est située qu’à 12km du monastère), et qui secondent les moines dans leurs opérations. Pour cela, les plantes sont triées, broyées, pesées et mélangées directement au sein du monastère, et par les moines eux-mêmes. Ils font cela dans la « salle des plantes », l’ancienne boulangerie du monastère.

 

Des sacs numérotés

Les employés de la distillerie suivent d’ailleurs les instructions des moines au pied de la lettre… sans toujours comprendre ce qu’ils font ! Ils reçoivent en effet directement de la main des moines les sacs de plantes séchées, sans savoir ce qu’ils contiennent. Car les sacs ne sont pas transparents… et ils ne portent pas de noms ! Les moines les numérotent soigneusement un par un, comme chez Coca-Cola !

C’est Dom Benoît lui-même qui contrôle la distillation des liqueurs de la Grande Chartreuse avant leur mise en fût – © Zeppelin – tous droits réservés

5/ Une formule au-dessus des lois !

La formule des liqueurs de la Grande Chartreuse est vieille de plusieurs siècles. Elle n’a donc jamais fait l’objet d’un brevet. Elle n’est pas non plus une marque déposée ou protégée… Car tout cela n’existait pas au moment de sa création ! Et c’est tant mieux pour les moines, car sinon leurs recettes seraient tombées dans le domaine publique au bout de 70 ans !

 

Les moines de la Grande-Chartreuse sont ainsi les seuls à partager, avec la firme Coca-Cola, une dérogation spéciale de l’Etat pour préserver le secret d’une fabrication.

 

« Substances végétales, alcool et sucre » : c’est tout ce qu’on peut savoir de la composition des liqueurs de la Grande Chartreuse. Et c’est légal !

Les recettes des liqueurs de la Grande Chartreuse bénéficient d’une dérogation spéciale de l’État : elles ne sont ainsi soumises à aucun brevet, marque déposée ou protégée – © Zeppelin – tous droits réservés

6/ Un matériel sur-mesure

Les moines utilisent, pour les liqueurs de la Grande Chartreuse, des alambics uniques au monde : ils en possèdent en effet des exemplaires en cuivre datant du 19e siècle. Ceux-ci sont encore utilisés de nos jours pour certaines séries de liqueurs, et pour certaines expériences. À l’époque, ils ont été conçus spécialement pour le monastère de la Grande Chartreuse et leurs précieuses liqueurs !

 

Aujourd’hui, les moines utilisent des alambics en inox plus modernes. Ils sont aussi assez spéciaux puisqu’ils peuvent être contrôlés par informatique depuis les cellules des moines, l’église, les chapelles, le cloître et même le réfectoire ! Ils permettent ainsi de respecter la vie contemplative des moines.

Le monastère de la Grande Chartreuse possède encore plusieurs alambics centenaires en cuivre, qui sont toujours utilisés pour certaines expériences – Divine Box

Où acheter les liqueurs de la Grande Chartreuse ?

Si vous n’avez pas la chance d’habiter à côté de Grenoble, pas de panique il reste la boutique monastique en ligne de Divine Box : cliquez ici pour acheter les produits du monastère de la Grande Chartreuse.

Articles #NLQ #Tribunes et entretiens

Prédication du père Michel-Marie Zanotti-Sorkine du 19 juin 2019 – “Le but de la prière, c’est la joie de converser avec le Ciel”

Suite à l’interview du père Michel-Marie sur la chaîne québécoise TVA dans l’émission La Victoire de l’Amour, le célèbre prédicateur, écrivain, auteur-compositeur et chanteur revient régulièrement pour commenter l’évangile du jour.

Ici Mt VI, 1-6.16-18

Version audio seule.

Articles #NLQ #Tribunes et entretiens

Deux minutes pour vous #54 – Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine – « Pourquoi Dieu ne met-il pas un terme à une longue vie détruite par Alzheimer et qui pour les proches est un véritable cauchemar ? »

Nous vous avions annoncé le lancement d’une série de vidéos régulières où le père Michel-Marie Zanotti-Sorkine répond à vos questions sous un format très court :

Pourquoi Dieu ne met-il pas un terme à une longue vie détruite par Alzheimer et qui pour les proches est un véritable cauchemar ?


Version Audio seule

C’est avec beaucoup de bonheur que le Père Michel-Marie répond désormais à vos questions les plus concrètes. C’est toujours une vraie joie de l’entendre traiter, à sa façon et dans sa lumière, les sujets les plus divers. Bonne écoute ! N’oubliez pas de faire suivre à tous vos amis ces petites vidéos qui peuvent faire tant de bien… et de prier pour le Père Michel-Marie dont le ministère est très prenant.

Annonces #Conférences/Formations #NLH #NLQ

Conférence de Serge Abad-Gallardo : “Franc-maçonnerie et Eglise catholique : les raisons de l’incompatibilité” – Le 7 février 2019 à Saint-Jean-de-Luz (64)

L’Association Familiale Catholique de la Côte Basque organise une conférence de Serge Abad-Gallardo, ancien Vénérable Maître et des Hauts grades de l’obédience maçonnique du “Droit Humain” et auteur des ouvrages : “J’ai frappé à la porte du Temple” (Téqui, 2014) et “Je servais Lucifer sans le savoir” (Téqui, 2016), sur le thème : “Franc-Maçonnerie et Eglise catholique : les raisons de l’incompatibilité”, jeudi 7 février, à 20h, salle paroissiale de Saint Jean de Luz, (15 avenue de la Paix).
Contact : Maria Luz Zugarramurdi 06 72 72 15 69

Articles #NLQ #Tribunes et entretiens

Deux minutes pour vous #35 – Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine – “La transparence dans le couple doit-elle être absolue ?”

Nous vous avions annoncé le lancement d’une série de vidéos régulières où le père Michel-Marie Zanotti-Sorkine répond à vos questions sous un format très court :

La transparence dans le couple doit-elle être absolue ?

Version Audio seule

C’est avec beaucoup de bonheur que le Père Michel-Marie répond désormais à vos questions les plus concrètes. C’est toujours une vraie joie de l’entendre traiter, à sa façon et dans sa lumière, les sujets les plus divers. Bonne écoute ! N’oubliez pas de faire suivre à tous vos amis ces petites vidéos qui peuvent faire tant de bien… et de prier pour le Père Michel-Marie dont le ministère est très prenant.

 

A noter : le Père Michel-Marie sera en concert à Paris le 19 janvier 2019.

A la une #Doctrine / Formation

Carêméditation #23 : De l’élan en amour !

Comme promis dans notre édito du mercredi des cendres, chaque jour nous vous partageons à méditer un texte du père Michel-Marie Zanotti-Sorkine.

Aujourd’hui, en notre siècle, l’élan n’est pas premier ; les êtres persistent en leur lien autant qu’ils le peuvent, au seul motif qu’ils sont bien ensemble, comme ils disent, mais en beaucoup, le courage absent, l’engagement redouté, prouvent la fébrilité du zèle et de l’ardeur dont pourtant leur amour est assoiffé.

Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine, in Marie, mon secret, p. 71

 

En France #NLQ

Entrez dans le manteau de Marie

Notre Dame de France propose de vous inscrire et recevoir gracieusement par mail :
  • · Entrez dans le “Secret de Marie”  :
Chaque lundi, recevez un secret en lien avec la foi, avec le cœur, inspiré par l’Esprit de Dieu et qui engage toute la personne dans un lien personnel et profond avec Marie
Inscription sur : Hozana
  • La préparation à la Consécration
 “A Jésus par le Cœur Immaculé de Marie”
Pour le 2 février Présentation de l’Enfant Jésus
au Temple, avec l’Abbaye de Sept-Fons
Pour le 11 février Fête de Notre Dame de Lourdes
avec le Père de Frileuze
Consécration toute spéciale des plus souffrants et leurs familles
Et d’autres dates proposées sur le site…
Pour vous inscrire : Notre Dame de France
      
  • Avec Notre Dame de France, Notre Dame de toute la France,nous vous proposons aussi
 
LE CHAPELET PERPETUEL POUR LA FRANCE
 
Offrir à la Très Sainte Vierge un chapelet en continu pour la France,
une prière continue 24 heures /24, 365 jours par an !
Ce chapelet perpétuel existe depuis 1994
En cette année 2018, devenons de plus en plus nombreux à y participer pour qu’ensemble nous offrions un immense bouquet d’Ave à la Vierge Marie, Reine de France.
 
« Quelle satisfaction pour Dieu, quelle joie insigne pour la Très Sainte Vierge :
Vos âmes qui, l’une après l’autre, en soliste, ou en duo ou en chœur suivant les heures maintiendront jour et nuit un contact essentiel, un trait d’Amour entre Terre et Ciel.
 
Edmond Fricoteaux +2007, Fondateur de la Confrérie Dame de France
 
Pour vous inscrire :
Si vous n’arrivez pas à vous inscrire, surtout contactez-nous laviergepelerine@yahoo.fr

En France #NLH #NLQ

Confession – Mgr Malle reprend un frère dominicain – Le secret couvre tout

Dans un rapport publié le 15 décembre, la commission d’enquête australienne sur la pédophilie recommande notamment l’obligation pour les prêtres de dénoncer les actes pédophiles qui leur sont avoués dans le confessionnal. Pour La Vie, le frère Laurent Lemoine, dominicain, psychanalyste, revient sur cette question du secret de la confession.

Dans son tweet, La Vie tire un passage dans lequel le frère affirme “Le prêtre n’est pas tenu au secret de la confession s’il refuse l’absolution“.

Sur ce point le RP Thomas Michelet, op.,  apporte un correctif  en commentaire

C’est faux. Can. 983 – § 1. Le secret sacramentel est inviolable ; c’est pourquoi il est absolument interdit au confesseur de trahir en quoi que ce soit un pénitent, par des paroles ou d’une autre manière, et pour quelque cause que ce soit.

Et Monseigneur Maille  corrige dans un tweet

 

J’en doute fortement. (je n’ai pas lu tout l’article, juste cette phrase – celle du tweet de La Vie ndlr) Le secret de la confession porte non seulement sur le contenu mais aussi sur la personne, absolution accordée ou non.

NLQ #Points non négociables PNN

Don de sperme, qu’en est-il du bonheur d’être enfant de parents anonymes ?

“Vous pouvez donner le bonheur d’être parents” indique cette image, sortie d’une des nombreuses campagnes de don de sperme et d’ovocytes. Mais qu’en est-il du bonheur d’être enfant ?

La loi est aujourd’hui favorable à l’anonymat des donneurs de sperme. Mais malgré la législation, les enfants issus de don cherchent de plus en plus à découvrir leurs origines, et procèdent à des tests génétiques. Jean-René Binet, professeur de droit et spécialiste des questions bioéthiques, revient sur le sujet et explique les enjeux de cette question qui fait débat.

La règle de l’anonymat en matière d’insémination avec tiers donneur résulte des articles 16-8 du Code civil et L. 1211-5 du Code de la santé publique. Elle a été posée par la loi du 29 juillet 1994 après avoir été imaginée par la pratique médicale. Dans son avis n° 105, le Comité consultatif national d’éthique expose très exactement les données du problème : « Le législateur français de 1994 a fait valoir une philosophie de la paternité qui ramène le donneur de gamètes au même rang qu’un donneur de sang. »

Au-delà de la loi, Jean-René Binet souligne la souffrance des enfants issus de don de sperme : « Avec le recul dont on dispose aujourd’hui, il apparaît que certains enfants nés à la suite d’un don de gamètes anonyme éprouvent un profond mal-être » (cf. Les enfants nés par PMA confrontés à l’anonymat des donneurs témoignent). Le Conseil d’État a pourtant refusé toute levée d’anonymat dans un arrêt du 12 novembre 2015 (cf. Le Conseil d’Etat rejette la demande de levée de l’anonymat des dons de sperme).

Pour le spécialiste, « cette levée d’anonymat va finir par s’imposer, pour deux raisons : la première réside dans la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme. Elle affirme en effet que “le droit de connaître son ascendance se trouve dans le champ d’application de la notion de “vie privée”, qui englobe des aspects importants de l’identité personnelle “dont l’identité des géniteurs fait partie[1]” ». Il ajoute : « La seconde raison d’une remise en cause résulte du développement des tests génétiques et de certaines pratiques liées à l’utilisation d’Internet et des réseaux sociaux »(cf. Enquête sur le don de sperme sauvage en France).

Aux États-Unis par exemple, plusieurs organismes tels que 23andme permettront, à plus ou moins brève échéance, des recoupements entre enfants nés du don à la recherche de leurs origines et donneurs de sperme désireux de connaître leur progéniture, grâce au regroupement volontaire de données génétiques de milliers de personnes (cf. Don de sperme : Une avocate réclame l’accès à ses origines). Par conséquent, il semble « très compliqué de maintenir par la loi un anonymat que le développement de ces techniques pourra faire disparaître », assure Jean-René Binet.

Le juriste précise que les enfants nés du don sont les seuls à ne pas pouvoir accéder à la « vérité biologique » : « Cette interdiction est d’autant plus paradoxale que le droit à la vérité biologique a été érigé en un véritable principe, conduisant la Cour de cassation à affirmer que “l’expertise biologique est de droit en matière de filiation, sauf s’il existe un motif légitime de ne pas y procéder”[2] » (cf. Au Québec, une enquête sur le devenir des enfants “nés de sperme inconnu”).

[1] CEDH, 16 juin 2011, n° 19535/08, Pascaud c/ France.

[2] Cass. 1re civ., 28 mars 2000, n° 98-12.906.

Source Généthique.org