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Deux minutes pour vous #87 – Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine – « Qu’est-ce que le péché originel ? » & Dédicace à Nice le 14 décembre et à Paris le 15 décembre 2019

Nous vous avions annoncé le lancement d’une série de vidéos régulières où le père Michel-Marie Zanotti-Sorkine répond à vos questions sous un format très court :

Qu’est-ce que le péché originel ?

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C’est avec beaucoup de bonheur que le Père Michel-Marie répond désormais à vos questions les plus concrètes. C’est toujours une vraie joie de l’entendre traiter, à sa façon et dans sa lumière, les sujets les plus divers. Bonne écoute ! N’oubliez pas de faire suivre à tous vos amis ces petites vidéos qui peuvent faire tant de bien… et de prier pour le Père Michel-Marie dont le ministère est très prenant.

Le samedi 14 décembre, de 15h30 à 19h, le Père Michel-Marie dédicacera son tout nouveau livre « D’un amour brûlant » à la Procure. Rendez-vous au 6, rue Vernier (06000 Nice).

Le dimanche 15 décembre, de 15h30 à 18h, Père Michel-Marie dédicacera son tout nouveau livre « D’un amour brûlant » à la Procure. Rendez-vous au 3, rue de Mézières (75006 Paris).

Asie #NLQ

Népal – “Le séisme a été horrible et épouvantable mais, dans la tragédie notre foi en est sortie affermie”

Dans le cadre d’un événement tragique comme le séisme, la grâce de Dieu ne fait pas défaut. C’est ce qui ressort du contexte du Népal où, après le fort séisme de 2015, la foi au sein du Peuple de Dieu s’est renforcée. « Le séisme a été horrible et épouvantable mais, dans la tragédie, nous nous sommes sentis proches l’un de l’autre. Nous avons prié avec constance. Nous avons mis en route un effort de solidarité et reçu des aides de différentes parties du monde. De cette manière, progressivement, nous avons été aidés à reconstruire nos vies et nos moyens de subsistance. Nous avons fait l’expérience de la résilience, de la patience et de l’optimisme, de l’espérance et du courage, y compris dans une expérience aussi douloureuse. Notre foi en est sortie affermie » raconte une catholique népalaise dénommée Uttara.
«  Le séisme n’a pas affaibli l’amour et la solidarité des chrétiens et des non chrétiens. Nous avons été frappés de recevoir des aides de personnes du monde entier, sans aucune différence de foi. Nous avons été touchés de voir tant d’amour et de compassion de la part de la population envers nous. Ceci nous aide à nous rendre compte de la miséricorde de Dieu dans notre vie » ajoute une autre chrétienne, Babita.
De nombreux chrétiens népalais – dans un pays où les chrétiens représentent 1,4 % de la population totale de 30 millions de personnes dont 8.000 catholiques – expriment le même concept et déclarent que l’événement dramatique qu’a constitué le séisme a contribué à renforcer leur foi en Dieu et à leur faire expérimenter concrètement l’esprit de solidarité. A la phase de l’urgence, de l’assistance et de la reconstruction, ont coopéré les institutions civiles, le gouvernement, les ONG, les organismes internationaux et les communautés religieuses, telles que l’Eglise catholique au travers de la Caritas.
Deux années sont passées depuis le 25 avril 2015 lorsqu’un séisme de magnitude 7,8 a secoué le Népal. Plus de 8.500 personnes sont mortes dans ce cadre, plus d’un demi million de maisons ont été détruites, plus de 5 millions de personnes ont, de quelque manière été intéressés par les conséquences du séisme. Il s’est agi de la catastrophe naturelle ayant eu les effets les plus létaux de l’histoire du pays.
Parmi les organismes catholiques, la Caritas Inde, la Caritas Népal et celles de pays occidentaux ont été amplement impliquées dans l’œuvre de réhabilitation, de reconstruction des habitations selon des critères et à l’aide de matériaux antisismiques, dans le cadre de projets de soutien et de développement des populations touchées.
Deux ans après le séisme, de nombreuses familles se sont installées dans de nouvelles maisons, a indiqué la Caritas du Royaume-Uni (CAFOD), en expliquant que « la réponse humanitaire comprend le soutien à des partenaires locaux en vue d’organiser des laboratoires de formation professionnelle destinés à des personnes appartenant aux communautés touchées, de manière à ce qu’elles puissent construire des maisons plus sûres, en mesure de supporter des secousses telluriques ».
Selon la CAFOD, les femmes ont subi de manière disproportionnée l’impact du séisme. C’est pourquoi les projets de requalification éducative et professionnelle lancés représentent « une bouée de sauvetage pour elles ». Ne manquent pas non plus des programmes visant à reconstruire les écoles, les systèmes d’adduction d’eau et les exploitations agricoles. La Caritas, avec l’ensemble de ses partenaires et des agences de différents pays, est encore actuellement engagée dans le cadre de projets et d’initiatives visant à restituer leur dignité aux personnes frappées et à aider les survivants à reconstruire un avenir prospère.

Source : Agence Fides

Asie #NLQ

Népal – Deux ans après le séisme, les enfants sont toujours menacés par le trafic d’êtres humains

Demain, 25 avril, ce sera le deuxième anniversaire du terrible séisme qui a frappé le Népal causant 9.000 morts et détruisant plus de 700.000 maisons, plus de 3 millions de personnes ayant de ce fait un extrême besoin d’aide. « Après deux années, le pays est encore à genoux même si nous avons du mal à écouter des nouvelles le concernant » peut-on lire dans une note de l’ONG WeWorld, engagée depuis près de 20 ans dans la défense des enfants et des femmes les plus vulnérables.
Parmi les alarmes lancées, l’ONG signale en particulier une situation d’urgence silencieuse qui voit les enfants devenus orphelins ou appartenant à des familles réduites à la misère être la principale catégorie victime d’exploitation. « Dans cette situation d’urgence, en effet, les enfants courent un très fort risque de finir victimes de trafic d’êtres humains. Selon les estimations les plus officielles, chaque année, entre 12 et 15.000 enfants font l’objet de trafic au Népal, sachant qu’ils sont principalement destinés à l’exploitation sexuelle en Inde. Le problème du trafic d’enfants, en particulier dans les zones en situation d’urgence, constitue une plaie dont nous tous devons nous sentir responsables et elle ne concerne certes pas seulement le Népal. Les pays les plus intéressés par ce crime sont ceux touchés par des conflits, des catastrophes naturelles ou une pauvreté chronique. Les causes résident tant dans la pauvreté des familles que dans la demande criminelle. Les familles en effet ne peuvent se charger des enfants ou ne se préoccupent pas de leur protection voire même les cèdent délibérément aux trafiquants en échange d’argent. Le tourisme sexuel, le travail au noir, dangereux et mal rétribué, et plus récemment le trafic d’organes constituent les principales causes qui alimentent le trafic d’enfants du côté de la demande ».
« Dans les districts de Sindupalchock, Kavrepalanchok et Katmandu, dans lesquels nous travaillons depuis des années en faveur de l’éducation de base – poursuit la note de l’ONG – après le séisme, nous sommes intervenus afin de garantir un milieu protégé et sûr aux enfants, en construisant 63 structures temporaires (TLC) en bambou, rapides à construire et sûres au cours des secousses de tassement, au sein desquelles les enfants pouvaient reprendre un style de vie normal, un espace où jouer et élaborer les traumatismes. L’importance de reconstruire les écoles au Népal ne répond pas seulement au besoin d’offrir aux enfants des lieux sûrs à long terme où étudier. Par le biais de l’école, nous pouvons influencer les motivations qui rendent le trafic d’enfants si répandu dans le pays, nous pouvons les contrôler en les tenant loin des dangers de la rue et des trafiquants. En outre, à l’école, ils recevraient des repas sains et des soins médicaux et pèseraient moins lourdement sur les finances de leurs familles qui vivent souvent aujourd’hui en dessous du seuil de subsistance ». 

Source : Agence Fides

Asie

Indonésie – Après le séisme de Sumatra, le pape assure les victimes de sa prière

Un séisme meurtrier a touché l’île de Sumatra, en Indonésie, mercredi 7 décembre. Selon les derniers bilans, le tremblement de terre de magnitude 6,5 a fait une centaine de morts et plus de 700 blessés dans le nord de l’île.

Depuis la place Saint-Pierre au Vatican, le pape a souhaité « que le Seigneur donne force à la population et soutienne les opérations de secours ».

« Je désire assurer de ma prière pour les victimes et pour leurs proches, pour les blessés et pour ceux qui ont perdu leur maison », a-t-il déclaré le lendemain, lors de l’angélus de la fête de l’Immaculée conception.

Asie

La Caritas Nepal à pied d’œuvre pour aider à la lente et difficile reconstruction du pays

Près de dix-huit mois après le tremblement de terre qui a frappé le Népal le 25 avril 2015, tuant près de 9 000 personnes, quatre millions de Népalais, sur une population de 28 millions d’habitants, vivent encore dans des abris de fortune, et 700 000 habitations sont toujours en attente de reconstruction.

Caritas Nepal, présent dès le lendemain du tremblement de terre pour porter assistance aux victimes, continue aujourd’hui son action caritative, en aidant à la reconstruction des habitations, avant l’arrivée imminente de l’hiver.

Les équipes de l’organisme caritatif de l’Eglise catholique locale ont choisi de concentrer leurs actions dans les régions les plus touchées par le séisme, à savoir les districts de Sindupalchok, Kavre, Dolakha et Sindhuli. Caritas prévoit notamment de financer la reconstruction de 4 400 habitations. « Le rôle des femmes est primordial dans la reconstruction du pays, car elles font partie de ceux qui ont été le plus durement touchés par le tremblement de terre, et ce sont elles qui sont le plus attachées à une reconstruction sécurisée des habitations », explique le P. Silas Bogati, président de Caritas Nepal.

Une aide dans les régions les plus touchées

Krishna Kumari Bishwokarma, du village de Balthali, dans le district de Kavre, était en train de déjeuner dehors lorsque sa maison en terre s’est effondrée sous ses yeux. « J’ai eu beaucoup de chance d’être sortie à ce moment-là », confie la veuve octogénaire. Elle a ensuite pu trouver refuge dans une cabane en bois construite par son gendre, jusqu’à ce que elle reçoive une tente de secours, comme les 240 familles prioritaires – familles pauvres, veuves, personnes âgées, handicapés – qui ont fait partie du programme d’aide d’urgence mis en place par la Caritas, un programme qui a été élargi un mois plus tard à 607 autres familles de Balthali.

Après avoir passé quinze mois sous une tente, Bishwokarma est retournée vivre dans la cabane en bois de son gendre, le temps que sa nouvelle maison, une structure de deux pièces financée par la Caritaset construite selon des normes antisismiques, soit terminée. « J’ai vraiment hâte de vivre dans ma nouvelle maison. Avant le tremblement de terre, je vendais des balais pour survivre, mais depuis que ma maison a été détruite, je ne peux plus travailler », explique la vieille femme, qui souffre de problèmes respiratoires.

Une aide financière et des formations à la reconstruction

« Notre objectif principal est de rejoindre les personnes les plus vulnérables, les plus marginalisées, ainsi que les communautés les plus isolées », explique Manindra Malla, responsable des programmes de Caritas Nepal. En plus d’apporter une aide matérielle concrète, Caritas, avec l’aide de Caritas Internationalis, apporte également une aide financière directe à la reconstruction des habitations. « Nous versons un acompte de 50 000 roupies [415 euros] à chaque foyer pour lancer le début des travaux », précise Manindra.

Mais le Népal doit également faire face à une pénurie de main d’œuvre qualifiée dans le bâtiment, de nombreux Népalais étant partis travailler à l’étranger, ce qui oblige les ONG à former du personnel à la reconstruction d’habitations antisismiques, avant même de pouvoir envisager la reconstruction des habitations. Depuis novembre 2015, la Caritas dispense ainsi des formations à la reconstruction dans différents localités du district de Gorka. Parmi les stagiaires, une trentaine de femmes ont déjà suivi cette formation. « Je comprends à présent l’importance de construire une maison plus solide », reconnait Mira Devi Bhatt, qui a suivi le stage de construction antisismique de la Caritas et est fière de participer à la reconstruction de son village.

Une administration paralysée et une situation politique instable

Si certains chantiers gérés par des ONG avancent petit à petit, globalement, les chantiers de reconstruction des habitations sont désespérément lents, et le long blocus économique à la frontière indo-népalaise qui a paralysé le pays pendant plusieurs mois, fin 2015, n’a fait qu’aggraver la situation.

Des milliers de familles vivant dans des régions reculées sont toujours en attente de l’aide financière gouvernementale attribuée pour la reconstruction des maisons. Le gouvernement népalais, après des mois d’opposition politique, n’a créé le Bureau pour la reconstruction nationale (NRA, National Reconstruction Authority) que huit mois après le tremblement de terre, pour ne commencer à distribuer les aides financières aux victimes qu’en avril 2016, soit un an après la catastrophe.

En février 2016, la NRA avait même temporairement interdit aux ONG de reconstruire des habitations si elles ne suivaient pas scrupuleusement les directives gouvernementales. Un mois plus tard, la NRA faisait volte-face, en demandant la mobilisation des ONG pour la reconstruction et la réhabilitation des habitations, en les encourageant à déposer leurs fonds auprès des autorités, afin qu’elles puissent commencer leur travail de reconstruction auprès des victimes.

Selon le porte-parole de la NRA, le montant des indemnisations a été fixé à 200 000 roupies (1 660 euros) et il peut être revu à la hausse pour « les familles les plus pauvres, les veuves ayant des enfants à charge, les mères célibataires, ou les familles ayant à charge des personnes de plus de 75 ans ou des personnes handicapées ». Plus d’un demi-million de foyers, 533 155 très exactement, ont été identifiés comme éligibles à ces indemnisations, parmi lesquels celui de Krishna Kumari Bishwokarma, éligible au montant total. Pour l’instant, seuls près de 40 000 foyers ont reçu le premier acompte, soit 7,45 % des foyers concernés.

Le 25 septembre dernier, lors de sa première réunion avec le nouveau Premier ministre népalais, Pushpa Kamal Dahal (1), la NRA a reconnu que la somme de 410 milliards de roupies (3,4 milliards d’euros) estimée pour la reconstruction du pays, correspondait à peine à la moitié du montant réel, nécessaire au financement de la reconstruction des infrastructures du pays, suggérant de faire « appel à d’autres ressources intérieures ou étrangères », pour atteindre « le besoin exact estimé à 938 milliards de roupies » (7,8 milliards d’euros).

Une petite communauté catholique auprès des Népalais

« Le processus de reconstruction post-tremblement de terre a commencé depuis peu. (…) Nous nous concentrons sur les maisons, les écoles, les hôpitaux, notamment grâce à la contribution d’ordres religieux, et aux côtés de nombreuses ONG non catholiques », a indiqué à l’agence Fides, Mgr Paul Simick, vicaire apostolique du Népal. « Pour nous, il s’agit de témoigner de l’Evangile au Népal. De nombreuses communautés très pauvres, dans des zones reculées, ne peuvent compter que sur nous seuls. 99 % des destinataires de nos programmes d’aide ne sont pas catholiques. Plus qu’en prêchant, l’Evangile se donne par les œuvres », témoigne Mgr Simick.

Au Népal, où 81,3 % de la population est hindoue, les principales minorités religieuses sont constituées des bouddhistes (9 % de la population), des musulmans (4,4 % de la population), sunnites dans leur très grande majorité, et des chrétiens (1,41 %), dont 8 à 10 000 catholiques (soit 0,03 %).

L’Eglise du Népal, une jeune Eglise fondée il y a seulement soixante-deux ans, peut compter sur l’apport de six congrégations religieuses masculines et sur 22 congrégations féminines. Elle rassemble 85 prêtres et 122 religieuses, répartis dans de nombreuses régions du pays. « Même si nous sommes un petit troupeau de quelque 8 000 fidèles, la population a une bonne opinion des catholiques », estime le vicaire apostolique du Népal.

Source : Eglises d’Asie