Annonces #Conférences/Formations #NLQ

Conférence-témoignage : “Vers une sexualité épanouie” – Le 8 février 2019 à Bayonne (64)

Le Service diocésain de la Pastorale familiale et les Associations Familiales Catholiques (AFC) vous proposent de participer, vendredi 8 février 2019, à 20h30, à la Maison diocésaine de Bayonne (10 avenue Jean Darrigrand), à la conférence-témoignage de Charlotte et Raphaël qui s’intitule : “Vers une sexualité épanouie – Du stérilet aux méthodes naturelles”.
Entrée libre
Renseignements : g.dalancon@diocese64.org

 

NLQ #Tribunes et entretiens

Deux minutes pour vous #20 – Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine – Pourquoi les rapports charnels avant le mariage sont-ils interdits par l’Église ?

Nous vous avions annoncé le lancement d’une série de vidéos régulières où le père Michel-Marie Zanotti-Sorkine répond à vos questions sous un format très court :

“Pourquoi les rapports charnels avant le mariage sont-ils interdits par l’Église ?”

Version Audio seule

C’est avec beaucoup de bonheur que le Père Michel-Marie répond désormais à vos questions les plus concrètes. C’est toujours une vraie joie de l’entendre traiter, à sa façon et dans sa lumière, les sujets les plus divers. Bonne écoute ! N’oubliez pas de faire suivre à tous vos amis ces petites vidéos qui peuvent faire tant de bien… et de prier pour le Père Michel-Marie dont le ministère est très prenant.

NLQ #Tribunes et entretiens

Deux minutes pour vous #19 – Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine – Que dire à l’un de mes camarades de classe sur le fait que la pornographie ainsi que les rapports avant le mariage sont déconseillés par l’Église ?

Nous vous avions annoncé le lancement d’une série de vidéos régulières où le père Michel-Marie Zanotti-Sorkine répond à vos questions sous un format très court :

Que dire à l’un de mes camarades de classe sur le fait que la pornographie ainsi que les rapports avant le mariage sont déconseillés par l’Église ?

Version Audio seule

C’est avec beaucoup de bonheur que le Père Michel-Marie répond désormais à vos questions les plus concrètes. C’est toujours une vraie joie de l’entendre traiter, à sa façon et dans sa lumière, les sujets les plus divers. Bonne écoute ! N’oubliez pas de faire suivre à tous vos amis ces petites vidéos qui peuvent faire tant de bien… et de prier pour le Père Michel-Marie dont le ministère est très prenant.

En France #NLH #NLQ

Ateliers Cycloshow XY dans le diocèse de Toulouse (31)

L’association CycloShow-XY propose aux parents et à leurs enfants (pré-ados et ados) des ateliers d’Éducation Affective, Relationnelle et Sexuelle (EARS).

Ces ateliers d’une journée sont axés sur l’anatomie, le cycle féminin et la grossesse, ainsi que les changements de la puberté. Apprendre à connaitre son corps, apprivoiser les changements de la puberté, découvrir la puissance de vie qui est en chacun…. autant d’éléments qui permettent à l’enfant / au jeune de se sentir valorisé, de prendre soin de lui et de grandir dans le respect de l’autre.

L’atelier CycloShow est destiné aux filles de 10 à 14 ans, accompagnées de leur mère (ou marraine). Les garçons de 11 à 14 ans suivent l’atelier MissionXY avec leur père (ou parrain). Tous ces ateliers se déclinent en milieu scolaire.

Flyer avec les dates

 

https://cycloshow-xy.fr/

Conférences/Formations #NLH #NLQ

Parcours « Bonnes nouvelles sur le sexe et le mariage » à Reims (51) – première séance le 8 janvier 2018

Suite aux parcours de découverte de la « Théologie du corps selon Saint Jean-Paul II », la Pastorale diocésaine des Familles et la Maison diocésaine Saint Sixte vous proposent une nouvelle approche du corps à travers un parcours :

« Bonnes nouvelles sur le sexe et le mariage »

 

Ce cheminement s’articule autour de dix soirées mensuelles autour du livre de Christopher West « Good News about Sex and Marriage ».

La prochaine soirée du parcours aura lieu le :

lundi 8 janvier 2018 à 20 h 30

à la Maison diocésaine Saint Sixte6 Rue Lieutenant Herduin à Reims

 

Une rencontre par mois est prévue jusqu’en juin 2018, avec lecture personnelle, rencontres et partages d’expérience sous le regard de Dieu.

Prochaines soirées les :

  • 5 février 2018
  • 19 mars 2018
  • 9 avril 2018
  • 14 mai 2018
  • 18 juin 2018

 

Contact : Bernard Leclercq – diacre, délégué diocésain à la Pastorale des Familles – Tél. : 06.87.41.07.37 – leclercq.bernard@wanadoo.fr

Évènement Facebook : https://www.facebook.com/events/…

 

« Pour comprendre et expérimenter l’amour humain véritable.
C’est en lui, en effet, que nous trouvons l’image du divin, un avant-goût du paradis, la pleine satisfaction de tous nos désirs les plus intimes » (Ch. West)

 

 

Bernard Leclercq nous présente ce nouveau parcours au micro de RCF. Source RCF Reims-Ardennes :

Tribunes et entretiens

Les sociétés occidentales : entre Harcèlement sexuel et omniprésence du sexe

On assiste depuis une quinzaine de jours à un torrent d’articles, d’émissions de télévision ou de radio sur le thème du harcèlement sexuel à l’égard des femmes, ce déferlement étant dû au départ à l’affaire Weinstein. l’assassinat d’une jeune femme en Haute-Saône ne faisant que renforcer le déchaînement médiatique. On peut y ajouter les plaintes à l’égard de Tariq Ramadan. Cela nous éclaire sur le comportement de certains hommes et leur addiction au sexe ; cela nous éclaire également sur le rapport à la sexualité au sein de l’islam où la dissimulation des corps peut aller de pair avec l’obsession du sexe. Si tous ces événements pouvaient contribuer à un plus grand respect à l’égard des femmes, cela serait positif mais nous ne devons nous cacher qu’il y a dans nos sociétés occidentales qui se vantent d’être libérées, une omniprésence du sexe sous ses formes les plus provocantes.

Le sexe et plus particulièrement le sexe féminin est présent partout. Il est présent à la télévisions dans les publicités, présent sur internet avec la pornographie (il semblerait que 40 % des enfants de primaire ont déjà vu des films pornographiques ! ). Il est présent dans la rue sur les affiches de publicité (particulièrement dans la publicité pour les automobiles). J’ajoute volontiers à cette liste la tenue de jeunes femmes. Il n’est pas rare de voir à l’université des étudiantes qui font savoir qu’elles portent un string. Il est possible également de voir que dans les boîtes de nuit de jeunes femmes portent en tout et pour tout un soutien-gorge transparent et une jupe au ras des fesses. Comment peuvent-elles s’étonner d’être l’objet d’un intérêt très profond de la part d’hommes qui y voient une invitation non dissimulée à une rencontre explicitement sexuelle ?

Tout cela nous renvoie à une déviation grave dans nos sociétés : le rapport entre les droits et les devoirs n’est plus équilibré. Beaucoup de nos contemporains réclament le droit de et le droit à . La formule : » mon corps m’appartient « en est une bonne illustration. Pour que des hommes et des femmes vivent ensemble dans la même société, il est nécessaire que la liberté de chacun tienne compte de ce qu’elle représente et évoque pour les autres. La domination masculine reste présente et il faut lutter contre elle mais il faut également que les femmes soient conscientes qu’il y a une différence à marquer explicitement entre séduction légitime et invitation explicite « à coucher ».

Il est très difficile de faire comprendre cela aux jeunes générations qui combinent une certaine naïveté avec une aimable perversion.

Jacques Rollet

Source France Catholique

 

A la une #NLQ

L’édito – De la phallocratie à l’utérocratie

Mariage homosexuel, théorie du genre, obligation de congé de paternité forcé, lutte contre les stéréotypes, promotion de la ligne azur et de ses pratiques sexuelles masochistes à l’école, promotion de l’IVG, politique égalitariste qui nie la différence homme femme, voilà le catalogue à la Prévert du gouvernement. Ceci est doublement inquiétant. D’une part sous couvert d’égalité mal comprise et de laïcité idéologique, la majorité actuelle − au moins une part substantielle d’entre elle − entre de plain-pied dans la sphère privée avec l’admirable tour de passe-passe de nous faire croire que c’est pour la protéger ; d’autre part cela traduit une incapacité profonde et structurelle à regarder la réalité en face.

Toutes les avancées qui nous sont proposées se font au nom de la liberté et de l’égalité. Mais sous couvert de ces deux totems revisités par la IIIème république de Monsieur Peillon, se met en place une police de la pensée coercitive qui non seulement réduit drastiquement les libertés, mais confond égalité et standardisation. Il n’est désormais plus question de penser ou de se vouloir différent du modèle unique dont le moule sort peu à peu des usines socialistes. Or le produit issu de cette chaîne de montage est exclusivement sexuel. Toute la mécanique est pensée autour du sexe et de son usage. Ne nous y trompons pas. II ne s’agit pas de faire une société asexuée, mais de créer un androgyne hyper sexualisé et interchangeable. Il suffit pour s’en convaincre de regarder toutes les lois importantes du moment que la majorité actuelle s’empresse avec frénésie de faire passer. La bioéthique qui déshumanise et qui devrait à terme permettre le choix du sexe tout en faisant de l’être humain un matériau de base comme n’importe quel autre composant ; le « mariage pour tous » qui nie la distinction homme femme et sa réalité fondatrice pour l’humanité désormais remplacée par la composition scientifique artificielle ; les lois pour l’égalité hommes femmes qui ne cherchent pas à comprendre l’altérité, mais à émasculer la société ; la quasi obligation, sinon légale du moins pratique, du congé de paternité en complément de celui de la mère qui au lieu de chercher à promouvoir la place de la femme et de la libérer, contraint l’homme aux mêmes enchaînements. Au lieu de penser la réinsertion professionnelle de la mère après un congé de maternité, on préfère soumettre le père aux mêmes contraintes. Sous couvert de lutter contre la phallocratie, se met en place une véritable utérocratie qui n’est certainement pas meilleure. Déconstruire la réalité biologique au profit d’une création illusoire unisexe, qui ferait des êtres humains de simples sexes à usages multiples, sans identité et donc jetables car impersonnels au sens le plus strict du terme.
Pourquoi une telle obsession sexuelle ? Symptomatique, celle-ci est toujours l’expression d’un repli sur soi, d’un mal-être ou d’un amour disproportionné de soi qui utilise l’autre. La sexualité débridée est en outre toujours une compensation affective issue d’un mal-être personnel et identitaire. L’obsession sexuelle traduit tout autant le désir de consolation, de repli que de puissance, de satisfaction mais aussi de revanche sur l’autre.

Pardon de cette attaque ad hominem, mais nous sommes gouvernés par une équipe composée de personnes blessées qui ont des revanches à prendre avec leur histoire personnelle et pour qui l’émasculation et la sexualisation de la société est le moyen de libérer l’homme et la femme de leurs tensions intérieures, nées de la profonde crise identitaire que nous traversons depuis 60 ans. C’est comme si ne sachant soigner la lèpre on décidait de la faire contracter par tout le monde. La planète entière ayant la lèpre, celle-ci deviendrait normale et l’Homme ne serait homme qu’avec la lèpre qui ferait désormais partie de sa dignité propre. Les lois sont faites par des hommes qui, s’ils n’ont pas conscience de leurs limites et de leurs blessures et s’ils n’ont pas une vision saine du réel, confondent leur problème avec la réalité du monde qui les entoure. Voilà pourquoi, il est important de défendre l’Homme dans sa vérité, de pointer du doigt ce qui le blesse et de dénoncer ces blessures, comme les blessés, sans pour autant les condamner, bien entendu. Tant que les responsables politiques, mais aussi associatifs et institutionnels, confondront leur blessures − qui peuvent du reste être partagées par des millions de personnes − avec la réalité ontologique et qu’ils n’accepteront pas d’être blessés alors nous serons dans une lutte qui pour eux relèvera de la survie maladive. Il suffit de regarder la violence impulsive avec laquelle ce gouvernement se défend à la lumière des lignes qui précèdent et pour voir qui nous gouverne.

Cyril Brun, rédacteur en chef

 

Conférences/Formations #NLH #NLQ

Sexe, famille et politique – quelle vision de l’Homme pour quelle politique ? Université d’été de LMPT


Cliquez ici pour vous inscrire à l’université d’été

100 jours après son élection, Emmanuel Macron et sa majorité sont déjà confrontés à la dure réalité : chute de popularité, couacs gouvernementaux, débats parlementaires houleux, questions régaliennes sensibles (armée, sécurité)… La rentrée s’annonce chaude sur le plan politique et social.
Nous devons nous aussi nous préparer à ne rien lâcher sur les enjeux de société que certains groupuscules influents souhaitent mettre à l’ordre du jour, en particulier la PMA sans père et la GPA.

Nous vous attendons d’autant plus nombreux les 16 et 17 septembre au sud de Paris, à Etiolles (91) pour la 5e Université d’été de La Manif Pour Tous. Ouvert à tous, ce rendez-vous lancera une nouvelle année de mobilisation et nous permettra de nous former sur les enjeux les plus fondamentaux pour l’avenir de la civilisation : famille, filiation, éducation, transhumanisme…

L’Université d’été de La Manif Pour Tous, c’est un week-end de rencontres, de conférences, d’ateliers pratiques, de forums, d’échanges avec des associations, de dédicaces avec des écrivains, de formations avec des invités exceptionnels :
– Laurent Lafforgue, mathématicien, lauréat de la Médaille Fields, membre de l’Académie des sciences, ancien membre du Haut Conseil de l’Education, coauteur de “La débâcle de l’école”.
– Bérénice Levet, Philosophe, universitaire et essayiste, auteur du “Crépuscule des idoles progressistes” (2017) et de “La théorie du genre ou le monde rêvé des anges”
– Željka Markić, Présidente de l’association croate U ime Obitelji (“Au nom de la famille”), qui a fait inscrire dans la constitution de son pays le respect de l’intérêt supérieur de l’enfant
– Aude Mirkovic, Maître de conférences en Droit privé, spécialiste du Droit de la Famille, auteur de “En rouge et noir” (2017) et “PMA-GPA. Quel respect pour les droits de l’enfant ?”
– Philippe Oswald, journaliste et écrivain, ancien directeur de la rédaction de Famille chrétienne, collaborateur de Aleteia, auteur de “Debout les pères”
– Anne Schaub-Thomas, Psychothérapeute, maître praticienne en programmation neuro-linguistique, auteur de “Un cri secret d’enfant – Attachement mère-enfant” (2017)
– Jérôme Fourquet, directeur du département opinion publique de l’Ifop

Et avec Ludovine de La Rochère, Albéric Dumont et tous les porte-paroles de La Manif Pour Tous
Un formateur spécialisé animera un forum exceptionnel sur « le pouvoir de dire non », un atelier pour s’exercer au débat contradictoire est prévu, ainsi que bien d’autres propositions.

Nous assisterons en outre à la projection en Avant-première du documentaire sur la GPA en Asie du Sud-Est réalisé par les équipes de La Manif Pour Tous à l’issue de plusieurs mois d’enquête.

La Manif pour tous 69

Conférences/Formations #NLQ

“Sexe, famille et politique : Quelle vision de l’Homme pour quelle politique ?” L’université d’été de La Manif pour tous

100 jours après son élection, Emmanuel Macron et sa majorité sont déjà confrontés à la dure réalité : chute de popularité, couacs gouvernementaux, débats parlementaires houleux, questions régaliennes sensibles (armée, sécurité)… La rentrée s’annonce chaude sur le plan politique et social.

Nous devons nous aussi nous préparer à ne rien lâcher sur les enjeux de société que certains groupuscules influents souhaitent mettre à l’ordre du jour, en particulier la PMA sans père et la GPA.

Nous vous attendons d’autant plus nombreux les 16 et 17 septembre au sud de Paris, à Etiolles (91) pour la 5e Université d’été de La Manif Pour Tous. Ouvert à tous, ce rendez-vous lancera une nouvelle année de mobilisation et nous permettra de nous former sur les enjeux les plus fondamentaux pour l’avenir de la civilisation : famille, filiation, éducation, transhumanisme…

L’Université d’été de La Manif Pour Tous, c’est un week-end de rencontres, de conférences, d’ateliers pratiques, de forums, d’échanges avec des associations, de dédicaces avec des écrivains, de formations avec des invités exceptionnels :

  • Laurent Lafforgue, mathématicien, lauréat de la Médaille Fields, membre de l’Académie des sciences, ancien membre du Haut Conseil de l’Education, coauteur de “La débâcle de l’école”.
  • Bérénice Levet, Philosophe, universitaire et essayiste, auteur du “Crépuscule des idoles progressistes” (2017) et de “La théorie du genre ou le monde rêvé des anges”
  • Željka Markić, Présidente de l’association croate U ime Obitelji (“Au nom de la famille”), qui a fait inscrire dans la constitution de son pays le respect de l’intérêt supérieur de l’enfant
  • Aude Mirkovic, Maître de conférences en Droit privé, spécialiste du Droit de la Famille, auteur de “En rouge et noir” (2017) et “PMA-GPA. Quel respect pour les droits de l’enfant ?”
  • Philippe Oswald, journaliste et écrivain, ancien directeur de la rédaction de Famille chrétienne, collaborateur de Aleteia, auteur de “Debout les pères”
  • Anne Schaub-Thomas, Psychothérapeute, maître praticienne en programmation neuro-linguistique, auteur de “Un cri secret d’enfant – Attachement mère-enfant” (2017)
  • Jérôme Fourquet, directeur du département opinion publique de l’Ifop

Et avec Ludovine de La Rochère, Albéric Dumont et tous les porte-paroles de La Manif Pour Tous

Un formateur spécialisé animera un forum exceptionnel sur « le pouvoir de dire non », un atelier pour s’exercer au débat contradictoire est prévu, ainsi que bien d’autres propositions.

Nous assisterons en outre à la projection en Avant-première du documentaire sur la GPA en Asie du Sud-Est réalisé par les équipes de La Manif Pour Tous à l’issue de plusieurs mois d’enquête.

Pour vous inscrire dès aujourd’hui :

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Pour les jeunes, week-end complet (repas et soirée compris) : 22 euros seulement ! Alors, pour vous, vos enfants, vos neveux et nièces, les enfants de vos amis et leurs amis :

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Brèves

Sexualité à l’école : le nouveau combat de La Manif pour tous

 Depuis mars 2017, une vidéo, qui fait la synthèse d’un site internet, tend à dénoncer les documents mis à disposition des professeurs par l’Éducation nationale pour l’éducation sexuelle des élèves.

La Manif pour tous part à l’assaut de l’éducation sexuelle. « Je ne suis pas une spécialiste », concède toutefois sa présidente, Ludovine de la Rochère, à RTL.fr. Le collectif d’associations qui a puisé sa source dans la lutte contre le mariage pour tous s’érige désormais en lanceur d’alertes sur l’éducation sexuelle mise en place par l’Éducation nationale. Après vigi-gender.fr qui traque la « théorie du genre » dans l’enseignement, le Manif pour tous a lancé écolteetsexe.fr. Ce site vise à « mettre à disposition des parents et des élèves » les documents conseillés par les « partenaires du ministère » aux enseignants pour aborder les questions de sexualité « pour qu’ils sachent ce qu’il en est », explique Ludovine de la Rochère. Le collectif veut également tenter de faire réagir le président de la République élu en lui adressant une lettre. 

Une vidéo accompagne et synthétise l’idée de cette page internet : mettre en garde contre les documents avec lesquels les enfants et les adolescents pourraient être en contact. Ludovine de la Rochère reconnaît toutefois que ces ouvrages ce ne sont pas forcément utilisés par les professeurs eux-mêmes. Il s’agit de listes de documents qui pourraient être utiles pour répondre aux questionnements des jeunes, selon les « partenaires » de l’Éducation nationale, à savoir l’agence nationale de santé publique Ineps ou le planning familial.

Le planning familial fait d’ailleurs partie des endroits qui peuvent être indiqués par les professeurs ou infirmières de collège aux élèves en cas de problème lié à la sexualité. Selon écoleetsexe.fr, il y serait distribuer une brochure Tomber la culotte qui ne conviendrait pas et ne serait pas adaptée, car trop « pornographique ». Dans cette vidéo, à la musique inquiétante, « puisque c’est un sujet sérieux », se défend Ludovine de la Rochère, le site onsexprime.fr, édité par l’Ineps, est également dénoncé. Il livrerait, selon la Manif pour tous, une vision « trop consumériste » et « fonctionnel » des relations, où l’amour serait mis de côté. Les mis en cause, contactés par RTL.fr, n’ont pas voulu répondre à ces critiques. Idem pour le gouvernement, « tenu à un devoir de réserve jusqu’aux législatives ».

En classe, accent sur la prévention et le fonctionnement

Tiphanie Duperroux, enseignante en SVT au collège Saint André à Nogent-sur-Marne (94), aborde la question de la sexualité avec toutes les classes de son établissement. Pourtant, elle assure à RTL.fr qu’elle ne voit « absolument pas de quoi parle La Manif pour tous » en évoquant ces fameux documents conseillés aux intervenants auprès des jeunes. Elle ne renvoie ses élèves vers aucun site internet non plus. « Je me base sur le programme officiel. Après, c’est une question de bon sens et de bienveillance avec les élèves et je suis très ouverte avec eux, raconte-t-elle. Ils viennent régulièrement me poser des questions ».

Pour épauler et aborder de manières différentes la sexualité, des intervenants extérieurs sont parfois appelés par les établissements. C’est le cas d’Inès, qui se définit comme « éducatrice à la vie ». Contactée par RTL.fr, sur les recommandations de Ludovine de la Rochère, alors qu’elle n’a « aucun lien avec La Manif pour tous », Inès explique qu’elle ne distingue pas la sexualité de l’amour lors de ses interventions en établissements privés. Dès le CM2, elle aborde la question, « puisqu’ils apprennent la reproduction ».

Selon elle, le but de ces cours est de « faire découvrir aux jeunes la finalité du corps sexué. Comprendre que c’est quelque chose de beau et précieux. Le corps sexué nous permettra un jour de partager l’amour et donner la vie ». Elle distingue le plaisir du bonheur et son discours tend à prioriser un bonheur sur le long terme en abandonnant quelques plaisirs. Pourtant, pour la sexologue Manon Bestaux, qui intervient également devant des classes de première au lycée, enseigner le plaisir est « capital ». « C’est un apprentissage, il faut s’autonomiser sur ce point de vue sexuel », insiste-t-elle auprès de RTL.fr. Aujourd’hui, c’est surtout sous l’angle de la prévention qu’est enseignée la sexualité, prévenir des maladies, des infections, ou encore de la grossesse.

L’enseignante Tiphanie Duperroux confirme que la notion de plaisir « n’est pas prévue au programme » et que les thèmes abordés sont la procréation, la pubertécomment fonctionnent les appareils reproducteurs, comment faire pour obtenir un enfant et la contraception… L’éducation sexuelle est donc « un chapitre comme un autre ». La masturbation et toute forme d’apprentissage d’une jouissance personnelle n’y ont pas leur place. Jusqu’à la dernière réforme du collège, aucune trace de l’existence du clitoris dans les manuels scolaires quand la question de l’anatomie intime est abordée. Une lacune considérable, selon les sexologues, qui regrettent ce tabou, en particulier concernant la sexualité des femmes.

Différentes idées de l’amour et la sexualité

À l’instar de la présidente de La Manif pour tous, selon Inès, c’est la notion « d’amour » qui manque cruellement au programme. Car, pour elle, la « sexualité est d’abord un langage du corps qui dit combien on s’aime ». Alors que dire de la masturbation ? Si elle aborde la question, cela reste « un plaisir pour soi tout seul. Est-ce que c’est ça le bonheur ? », interroge-t-elle avant de répondre : « Je ne suis pas sure. C’est un plaisir solitaire qui enferme dans la solitude ». Inès avance même que « trop de masturbation » expliquerait les « éjaculateurs précoces » et se demande à « quoi ça sert à quoi de savoir où est le clitoris ? »

Une opinion à l’opposé de ce que préconise la sexologue Manon Bestaux. « C’est assez consternant d’entendre ça », se désole-t-elle. Elle contredit par ailleurs totalement cette thèse selon laquelle la masturbation abusive provoquerait des problèmes d’éjaculation précoce. « C’est tout le contraire. Si on ne se masturbe pas » chez les hommes, « dès qu’on va entrer quelque part, le réflexe va s’enclencher, on n’aura pas appris à retenir sa pulsion ».

Elle donne également une autre définition de l’amour : « L’amour c’est aider l’autre à être autonome, qu’il ait envie de nous, pas besoin de nous », d’où la nécessité de la masturbation. Pour elle, onsexprime.fr ne va même pas assez loin : « Il n’y a le mot clitoris qu’une seule fois sur le site », s’exaspère-t-elle. De son côté, si elle préfère parler de « respect » plutôt que d’amour, la professeur de SVT ne distingue, elle, pas les deux idées pour autant.

La prochaine étape pour La Manif pour tous est désormais de s’adresser à Emmanuel Macron. Si le site ecoleetsexe.fr a été lancé en pleine campagne présidentielle, il vise aujourd’hui à faire appel, non plus aux candidats, mais au vainqueur et sa prochaine équipe. C’est pourquoi la lettre, signée par 15.784 personnes à l’heure de l’écriture de cet article, « va être mise à jour avant d’être envoyée au nouveau président de la République et à son ministre de l’Éducation nationale », conclut Ludovine de La Rochère.

 

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