Conférences/Formations #NLQ

Cycle de conférences du Collège saint Germain sur le bien commun – du 7 octobre 2018 au 10 mars 2019 à Paris

Le bien commun et le service de la cité

Cycle de conférence, du 7 octobre 2018 au 10 mars 2019
Paroisse Saint Georges de la Villette
112 Avenue Simon Bolivar 75019 Paris
Par le Collège saint Germain

L’individualisme et le communautarisme croissants entraînent la disparition du bien commun dans notre société. Problématique en soi, cette évolution interroge particulièrement les chrétiens, car c’est la pensée chrétienne qui, à partir de cette notion d’origine grecque, a forgé la culture politique de l’occident. Appelés à s’engager en politique, les chrétiens ne savent souvent pas comment faire pour se mettre en vérité au service de la cité. Comment faire pour que les choses changent en bien ? Et quel est le rôle qui revient à chacun et chacune ?

Le propos de ces conférences est de répondre à ces interrogations légitimes par un effort de compréhension du contexte politique dans lequel nous nous trouvons, et de détermination de ce qu’est le bien commun. Ainsi pourront être évitées les fausses réponses, et apparaître des éléments de réponse crédibles, seuls à même de favoriser une action prudente et efficace.

 

Conférencier : Guilhem Golfin, docteur en philosophie, auteur de Souveraineté et désordre politique, éditions du Cerf, 2017

Renseignements : paroissesaintgeorges@orange.fr / 01 42 39 61 80 // College saint Germain 0663712049

Dates, horaires et lieu :

Les conférences ont lieu les dimanches 7 octobre, 11 novembre et 9 décembre 2018 & 13 janvier, 10 février et 10 mars 2019, à 17h, au 112 Avenue Simon Bolivar 75019 Paris

 

A la une #NLQ

L’édito – Qui est maître de la loi ?

Dans l’embrouillamini actuel, il est difficile de savoir aujourd’hui tout autant ce qu’est la politique, que quels en sont les acteurs ! Il est de bon ton de faire une stérile distinction entre société civile et société politique alors que la politique est par nature l’expression d’une société civile. C’est du reste le même mot civis, polis, cité, civisme, citoyen, constitutions (Politeia en grec puisque tout le monde se targue de savoir ce qui se faisait à l’époque). Voilà le registre sémantique commun à ce qu’il est de bon ton, aujourd’hui, d’opposer ! La politique est l’affaire de la société civile précisément parce qu’elle en est l’expression ! L’expression par les décisions ou les élections d’une part, mais aussi l’expression comme reflet d’une conception et de clivages sociaux.

La politique est l’affaire de la société civile précisément parce qu’elle en est l’expression.

En fait nous amalgamons politique et gouvernement parce qu’à la différence des démocraties antiques que nous croyons prendre pour modèle, nous ne sommes pas une démocratie participative directe mais représentative. Au lieu de nous occuper nous-mêmes de la politique nous déléguons à des « professionnels » ! Les anciens n’ont du reste jamais fait autre chose. Mais les  » professionnels » de la politique (entendons de l’exercice du pouvoir) étaient ceux qui en avaient financièrement les moyens. Même dans la démocratique de Rome, les magistrats étaient les nantis. Même dans l’exemplaire Athènes, les stratèges étaient les riches et le menu peuple était défrayé pour participer aux Assemblées. La politique qui regarde tout le monde n’est de fait pas accessible à tout le monde dans son exercice du pouvoir, car cela prend du temps !

Au lieu de nous occuper nous-mêmes de la politique nous déléguons à des « professionnels ».

La politique recouvre en effet deux termes : la souveraineté et le pouvoir. La souveraineté dit-on appartient au peuple qui vote, et le pouvoir aux magistrats élus pour représenter, non pas la souveraineté du peuple, mais l’Etat, c’est à dire le gouvernement. En effet, il y a identification entre l’Etat et le gouvernement et non entre l’Etat et le peuple. Car le peuple, même en démocratie, est soumis à l’Etat. La différence avec d’autres systèmes politiques est que le peuple est sensé contrôler ses représentants et à loisir changer les lois selon le critère de la majorité ! Ainsi, réellement, le gouvernement appartient non au peuple mais à la majorité qui impose, de façon toute aussi tyrannique que n’importe quel dictateur, sa vision des lois ! La démocratie par essence est un rapport de forces donc une crise permanente entre citoyens. Thucydide et Xénophon le dénonçaient déjà en leur temps.

La démocratie par essence est un rapport de forces donc une crise permanente entre citoyens.

La vraie question politique est donc celle de la souveraineté ! Non pas qui détient le pouvoir mais qui détient la légitimité de la loi. Il faut cesser d’opposer société civile et politique. Ce débat n’est qu’un contrefeu qui masque la question fondamentale de la légitimité de la souveraineté : qui est souverain ? Le peuple ? L’Etat ? Ou la loi ?

Indiscutablement, de nos jours, comme en Grèce classique, c’est la Loi ! D’ailleurs aujourd’hui une décision est prise « au nom de la loi ». Celle-ci a donc un pouvoir absolu. Aussi, qui contrôle les lois détient un pouvoir absolu ! C’est alors la loi qu’il faut renforcer et sécuriser pour éviter qu’elle soit soumise à une majorité. Aussi se pose une question essentielle, quels sont les fondements de la loi ? A cette question chaque société répondra différemment. Cependant, toutes diront que la loi doit être juste ou bonne. Mais qui aujourd’hui peut dire ce qui est juste ou bon ? Peu importe le système politique au fond, s’il garantit une loi effectivement juste ou bonne ! Isocrate, le démocrate n’en disait pas moins en formant le jeune roi Nicoclès.

Aussi se pose une question essentielle, quels sont les fondements de la loi ?

Tout le problème politique actuel se résume à cela ! Toute innovation ou réforme politique doit d’abord répondre à cela. Quelle est la source du droit ? Et toute proposition politique doit annoncer clairement sa réponse ! Car de la réponse à cette question ne dépend pas seulement un système politique, c’est un enjeu de civilisation ! Est-ce à une majorité de définir le bien ?
Faire l’impasse sur cette question, telle est l’aporie de tout notre système. Ne pas l’affronter ne pas en faire un clivage fort est l’erreur, je pense, de ceux-là même qui veulent défendre une loi bonne, parce que, ce faisant, ils s’enfoncent, comme les autres, dans la dialectique politique actuelle ! Il faut à la loi un souverain et ce souverain, en toute justice ne peut être que le bien réel (et non virtuel) de l’Homme. Ne nous y trompons pas, tant que nous ne ferons pas une active promotion d’une anthropologie authentique, nous ne ferons que donner des coups d’épée dans l’eau et l’Homme n’ira pas mieux !

 

 

Conférences/Formations #NLQ

Souveraineté politique : des fondements matérialistes et/ou métaphysiques ? Conférence-débat ICHTUS avec Bernard Bourdin et Jacques Sapir, le 18 janvier 2018 à Paris

Souveraineté politique vs économisme, nation vs mondialisation, identité vs universalité, religion vs laïcité, matérialisme vs métaphysique…
Comment s’y retrouver dans le grand bazar des opinions et des affrontements ? Comment dissiper la confusion intellectuelle au cœur de la crise du politique ? Sur quoi fonder la souveraineté ?

Une disputatio entre l’économiste Jacques Sapir, agnostique et souverainiste, et le philosophe Bernard Bourdin, dominicain spécialiste de théologie politique.

La crise moderne de l’autorité et de la légitimité politiques ouvre un vaste champ de réflexion fondamentale et prospective. Sur quoi fonder la souveraineté politique ? Existe-t-il une réponse exclusivement matérialiste ou la 
métaphysique peut-elle, au contraire, contribuer à retrouver les fondements de la légitimité du pouvoir ? La souveraineté est-elle dissociable de la nation ? La tension universelle de la religion peut-elle faire l’impasse sur la nation et l’identité ? La laïcité est-elle capable de réconcilier des approches contraires ?

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INFORMATIONS PRATIQUES :
Jeudi 18 janvier / 20h – 22h. (ouverture des portes à 19h45)
PAF : 3 euros
Conférence débat / Séance de dédicaces / Apéritif.
49 rue des Renaudes, Paris 17ème / Code 374A / Sonnette Permanences Ichtus
Charles de Gaulle Etoile / Ternes / Pereire

Lien pour s’inscrire : https://goo.gl/forms/UalLPez06IJ5odg02

NLH #NLQ #USA

Steve Bannon “Je respecte le pape, sur la doctrine, mais il s’agit là de la souveraineté d’une nation.”

Nous publiions hier la réaction négative des évêques américains sur l’abrogation du DACA.

Steve Bannon, l’artisan de la victoire de Donald Trump, s’en prend aux responsables de l’Eglise catholique américaine, qui a dénoncé l’abrogation par Donald Trump du programme “Daca”, une initiative de son prédécesseur Barack Obama qui a permis de donner un statut légal temporaire à près de 800.000 jeunes venus enfants avec leurs parents, en grande majorité du Mexique.

“Les évêques ont été très mauvais”, estime-t-il, expliquant qu’ils avaient “besoin des immigrés clandestins pour remplir leurs églises”. Selon lui, les représentants catholiques “ont un intérêt économique dans une immigration illimitée, une immigration illégale illimitée”.

“Je respecte le pape, les cardinaux et les évêques sur la doctrine, mais il s’agit là de la souveraineté d’une nation et, sur cette question, ce sont simplement des gens avec une opinion”.

 

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