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Les bières trappistes de l’abbaye de Spencer

Un article proposé par Divine Box.

Les moines trappistes de l’abbaye Saint-Joseph de Spencer, dans le Massachusetts, brassent depuis 2013 toute une ribambelle de bières trappistes. Ce sont à ce jour les premières et uniques bières trappistes américaines ! Encore très rares en Europe, leur renommée grandit petit à petit… Alors Divine Box vous dit tout ce qu’il faut savoir sur les bières de l’abbaye de Spencer, c’est parti !

Les bières de l’abbaye de Spencer sont brassées par les moines eux-mêmes — Abbaye de Spencer

Bières de l’abbaye de Spencer : tout commence en l’an 2000 🔧

 

Nous sommes en l’an 2000. L’année 2000, c’est une date spéciale pour l’abbaye de Spencer :

 

  • C’est le 175e anniversaire de la communauté
  • Le 50e anniversaire de l’arrivée à Spencer
  • Le 25e anniversaire de la consécration de l’église abbatiale

 

À cette occasion, un petit tour d’horizon des activités économiques de l’abbaye s’impose. Et les moines constatent alors que la situation n’est pas rose. En effet, au début des années 2000, le contexte économique de l’abbaye a évolué : l’atelier de vêtements liturgiques et celui de confitures, ouverts depuis 1950, ne suffisent plus à couvrir les besoins financiers de la communauté…

 

Il faut donc trouver une alternative économique. Mais dans quelle nouvelle activité se lancer ? Frère Brian pense alors déjà à brasser de la bière. En effet, selon lui cela s’inscrit parfaitement dans l’histoire de la communauté, puisque celle-ci brassait déjà de la bière pour sa consommation personnelle en 1857, grâce à l’arrivée des moines de l’abbaye de Westvleteren ! Mais il est alors seul à croire en son idée…

Les moines ont brassé les bières de l’abbaye de Spencer pour subvenir à leurs besoins. Leur toute première bière, la Spencer Trappist Ale, était au départ uniquement destinée au réfectoire des moines – Abbaye de Spencer

 

Une salve d’applaudissements pour les bières de l’abbaye de Spencer👏

 

Après avoir convaincu frère Isaac, qui deviendra par la suite le directeur de la brasserie, frère Brian et Isaac partent tout deux pour quelques voyages à Boston en 2008 et Brooklyn en 2009, puis enchaînent quelques essais de brassage, sous l’oeil sceptique de leur abbé…

 

Ils finissent par convaincre les supérieurs de l’abbaye et leurs conseillers externes grâce à… une bière de Noël ! Brassée avec amour et emballée avec soin, le comité est conquis, et les deux frères partent alors en Belgique et aux Pays-Bas visiter les brasseries trappistes pour préciser leur projet. L’abbé de Scourmont (dont l’abbaye brasse les célèbres bières de Chimay) appelle même en personne le père abbé de l’abbaye de Spencer pour soutenir la démarche !

 

L’heure du vote en communauté a sonné. Résultats : 85 % des moines sont favorables à lancer la brasserie ! Jamais auparavant une décision communautaire n’avait emporté un vote aussi enthousiaste. « Après le vote, il y a eu des applaudissements… » se souvient frère Isaac avec émotion.

Ci-dessus, un moine de l’abbaye de Spencer vérifie le brassage de ses bières – Abbaye de Spencer

La toute première brasserie trappiste américaine du monde 🍺

 

Et hop, en 2013, l’abbaye de Spencer lance sa brasserie. Elle devient ainsi la première brasserie trappiste américaine, car auparavant les brasseries trappistes ne se trouvaient qu’en Europe (surtout en Belgique et aux Pays-Bas) ! Pendant l’aménagement, frère William et frère Jonah sont envoyés pendant six mois à Chimay pour apprendre le métier de brasseur.

 

Dès la même année, les premiers brassins sortent, et les moines de l’abbaye de Spencer décident d’exploiter eux-mêmes des champs d’orge, pour développer plus tard leur propre malt trappiste. Aujourd’hui, les champs d’orge grandissent petit à petit, mais ne sont toujours pas exploitables par les frères. Rendez-vous dans quelques années ! En attendant, les moines se fournissent auprès d’un petit producteur local situé tout près de l’abbaye !

Ci-dessus, un moine bichonne ses plants d’orge, en vue de leur exploitation pour brasser les bières de l’abbaye de Spencer — Abbaye de Spencer

Les bières de l’abbaye de Spencer, des bières trappistes uniques au monde 🍻

 

La brasserie de l’abbaye de Spencer ne s’est lancée qu’en 2013, mais elle compte aujourd’hui déjà une dizaine de bières renommées à son actif ! Petit tour d’horizon de ces pépites uniques au monde :

 

  • La Spencer Trappist Ale, robe blonde, 6,5 % (vol.), avec des arômes de miel, caramel, banane, abricot et papaye ! Elle est la toute première bière trappiste américaine au monde ! Au départ, elle était destinée uniquement pour la consommation des moines au réfectoire.
  • La Spencer India Pale Ale, robe blonde, 7,2 % (vol.), avec des arômes d’orange, pamplemousse, fleurs et malt ! Elle est la toute première et unique bière trappiste IPA !
  • La Spencer Imperial Stout, robe noire, 8,7 % (vol.), avec des arômes de fruits noirs, café, chocolat et caramel ! Elle est la toute première et seule bière trappiste noire !
  • La Spencer Monk’s Reserve Ale, robe brune foncée, 20,2 % (vol.), avec des arômes de fruits noirs, chocolat, caramel et café ! Elle est la toute première et unique bière trappiste Quadrupel américaine !
  • La Spencer Holiday Ale, robe brune foncée, 9 % (vol.), avec des arômes de cannelle, clou de girofle, fruits rouges, prune, figue, cerise et caramel ! Elle est brassée exclusivement pour les fêtes, comme les bières belges « spécial Noël » !
  • La Spencer Grapefruit IPA, robe rubis, 6,5 % (vol.), avec des arômes de pamplemousse et citron
  • La Spencer Peach Season, robe ambrée, 4,3 % (vol.), avec des arômes de pêche, poivre, épices
  • La Spencer Premium Pilsner, robe blonde, 4,7 % (vol.), avec des arômes de fleurs, chèvrefeuille, herbe, agrumes et citron
  • La Spencer Vienna Lager, robe ambrée, 5,5 % (vol.), avec des arômes de miel, poires et prunes

 

Les deux bières suivantes ne semblent plus brassées depuis mi-2019 :

 

  • La Spencer Feierabendbier, robe blonde, 4,7 % (vol.), avec des arômes de brioche, d’agrumes et de miel ! Elle est la toute première et unique bière trappiste « de soif » et non « de dégustation », c’est-à-dire de style Pilsner. Elle n’est pas encore distribuée en France…
  • La Spencer Festive Lager, robe ambrée, 7,5 % (vol.), avec des arômes de caramel, brioche grillée, banane et épices ! Elle fut créée spécialement pour la célèbre Oktoberfest allemande, mais réservée… aux américains ! En effet elle n’est pas encore distribuée en Europe…

À ce jour, les bières de l’abbaye de Spencer sont déjà une petite dizaine ! – @juanmi5s (Instagram)

Découvrez les bières de l’abbaye Saint-Joseph de Spencer

 

Si vous voulez découvrir les bières de l’abbaye Saint-Joseph de Spencer, vous pouvez leur rendre visite si d’aventure vous faites un petit voyage dans le coin. Mais bon, comme c’est un peu loin, vous pouvez aussi aller jeter un oeil à la boutique en ligne de produits monastiques Divine Box !

 

Et pour les plus curieux, vous pouvez aussi cliquer ici si vous voulez en savoir plus sur les bières trappistes de l’abbaye de Spencer. Vous découvrirez notamment la signification du logo de l’abbaye, ou encore pourquoi les murs de la brasserie sont couverts d’extincteurs.

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L’Abbaye de Spencer : les premiers trappistes américains !

Un article proposé par Divine Box.

L’abbaye Saint-Joseph de Spencer est une abbaye trappiste américaine, fondée en 1950, et installée dans le Massachusetts. L’histoire de sa communauté remonte à la Révolution, où, pour échapper aux persécutions, certaines moines décidèrent de partir au « Nouveau-Monde » (l’Amérique), pour la survie de l’ordre…

Aujourd’hui, la cinquantaine de frères trappistes de l’abbaye confectionne notamment, entre ses 7 offices quotidiens, des habits liturgiques et des confitures, mais aussi des bières trappistes ! On vous raconte dans cet article !

Les moines trappistes de l’abbaye Saint-Joseph de Spencer se sont installés en 1950 dans le Massachusetts – Crédit Photo : Abbaye de Spencer

Tout commence à la Révolution française ⚔️

Pour échapper à la Révolution française, le supérieur de l’abbaye de la Trappe, le célèbre et charismatique dom Augustin de Lestrange, emmène provisoirement ses moines en Suisse, territoire neutre. Mais face à la montée des idées révolutionnaires, la Suisse ne suffit plus, et certains moines émigrent même jusqu’en Russie !

Dom Augustin envisage aussi le Nouveau-Monde comme seule possibilité pour la survie de l’ordre, et en août 1793, il envoie trois moines pour fonder au Canada : dom Jean-Baptiste, cellérier de la Valsainte, dom Eugène De Laprade, de l’abbaye Notre-Dame de la Grande Trappe de Soligny et le frère Jean-Marie de Bruyne.

Dom Augustin de Lestrange, qui est à l’origine (lointaine et indirecte) de l’abbaye de SpencerDivine Box

Tandis qu’ils cherchaient un moyen de rejoindre le Canada, car le port d’Amsterdam était bloqué à cause de la guerre, ces trois religieux rencontrèrent Monseigneur Nélis, l’évêque d’Anvers. Celui-ci leur fit savoir qu’il serait heureux d’accueillir des moines trappistes dans son diocèse et leur demanda de s’y établir. Les religieux consultèrent dom Augustin sur cette opportunité, qui les autorisa à répondre aux désirs de l’évêque. Ils fondent alors l’abbaye de Westmalle, aujourd’hui célèbre pour ses fameuses bières trappistes. Tentative ratée ? Pas vraiment donc !

C’est lors d’une de leurs tentatives pour rejoindre le Canada que les moines de dom de Lestrange fondèrent l’abbaye de Westmalle, en Belgique, qui deviendra rapidement célèbre pour ses bières trappistes – Divine Box

Le 22 avril 1794, dom Augustin envoie un nouveau groupe de moines pour l’Amérique, mais  arrivé à Amsterdam, celui-ci finit par se voir proposer une fondation en Angleterre à Lulworth dans le Dorset. Après échanges avec dom Augustin, celui-ci accepte cette fondation. L’Amérique, ce n’est donc pas encore pour tout de suite !

Dom de Lestrange envoie ensuite en 1803 un nouveau groupe de moines en Amérique du Nord. Mais ils reviennent bredouilles en France en 1815, et seul un moine, le père Vincent de Paul Merle , décide de rester sur place. Celui parvient finalement à fonder en 1825, après 10 ans de travail acharné, le monastère du Petit Clairvaux en Nouvelle-Écosse (une immense presqu’île située tout à l’est du Canada) ! Les moines ne sont que cinq et hélas, les vocations ont beaucoup de mal à suivre.

Le père Vincent de Paul et son confrère, le père Francis Xavier Kaiser, font bien plusieurs voyages en 1836 et 1845 pour raconter leur aventure et susciter des vocations, mais sans parvenir à revenir avec de nouvelles têtes… en vain… En 1853, le père Vincent de Paul Merle décède et c’est le père Francis Xavier Kaiser, qui prend à sa suite la tête de la petite communauté.

Le père Vincent de Paul Merle (à gauche) et le père Francis Xavier Kaiser (à droite) ont été les deux premiers responsables de la petite communauté. Seul le deuxième verra leurs efforts communs récompensés – Crédit Photo : Abbaye de Spencer

L’abbaye du Petit Clairvaux : le décollage 🚀

Après plusieurs appels à l’aide, c’est l’abbaye de Westvleteren, en Belgique, qui envoie finalement 18 moines en 1857 pour redynamiser l’abbaye, youpi ! À partir de cette date, les bonnes nouvelles s’enchainent : en 1869, le monastère est officiellement affilié à la congrégation de la Trappe. La même année, l’abbaye de Gethsemani, dans le Kentucky, accepte de devenir la maison-mère du monastère.

Dès 1876, le monastère est érigé au rang d’abbaye, et les frères élisent leur premier père abbé, le père Dominic Schietecatte, l’un des premiers moines de Westvleteren arrivés sur place. Tout va pour le mieux, donc !

Ci dessus, la communauté du monastère du Petit Clairvaux en 1876, lors de la bénédiction abbatiale du premier père abbé Dominic Schietecatte – Crédit Photo : Abbaye de Spencer

 

La fin de l’aventure ? 😢

Malheureusement, le 4 octobre 1892, un terrible incendie ravage entièrement le monastère. Bâtiments, habits liturgiques, livres, archives…. Il ne reste plus rien. Tout est à reconstruire. Mais bien heureusement, aucun moine n’est blessé. Les moines relèvent donc la tête et se remettent à l’oeuvre, et dès 1894, de nouveaux bâtiments temporaires émergent à nouveau de terre.

Mais à l’automne 1896, soit à peine deux ans plus tard, alors que les bâtiments temporaires viennent juste d’être achevés, un nouvel incendie se déclare. Une fois de plus, tout part en fumée et il faut tout recommencer à zéro…

Cette succession d’événements n’est pas sans atteindre le moral de la communauté. Découragé et malade, le père abbé Dominic démissionne de sa charge et retourne avec plusieurs moines flamands à l’abbaye belge de Westvleteren. Les moines qui n’ont pas encore fait leurs voeux définitifs, eux, sont invités à partir et à trouver une autre communauté… D’autres moines encore s’installent pour travailler dans le diocèse local. Si bien qu’en janvier 1899, il ne reste plus que douze moines au Petit Clairvaux. L’ambitieux projet du père Vincent de Paul semble alors bien loin…

Peinture du père abbé Dominic Schietecatte, abbé émérite de l’abbaye du Petit Clairvaux, peu de temps avant sa mort – Crédit Photo : Abbaye de Spencer

L’abbaye Notre-Dame de la Vallée ⛪

Une fois de plus, l’admirable charité monastique fait son oeuvre. Cette fois-ci c’est l’abbaye de Notre-Dame du Lac, fondée près de Montréal  en 1881 par l’abbaye trappiste française de Bellefontaine, qui vient à la rescousse de la communauté. Elle lui envoie un nouveau père abbé, et l’aide à déménager puis à s’installer dans le Rhode Island.

Les treize moines se remettent alors au travail et construisent eux-mêmes tous les bâtiments avec du granit trouvé sur leur propre propriété. Tout redémarre petit à petit, et l’abbaye Notre-Dame de la Vallée sort de terre. Les moines rayonnent à nouveau, et plutôt bien même, puisqu’en 1943, ils sont 84 moines sur place ! Le troupeau et les récoltes suffisent à nourrir tout ce beau monde, si bien que l’abbaye est autosuffisante.

Les moines sont si nombreux qu’ils fondent en 1946 au Nouveau-Mexique. Mais cela ne suffit pas, et les murs deviennent trop étroits… En effet ils sont 137 frères sur place en 1948 ! Sans compter l’urbanisation croissante autour de l’abbaye, qui nuit à la tranquillité des moines…

Ci-dessus, le tout premier monastère de Notre-Dame de la vallée en 1900 (à gauche), et le nouveau quelques années plus tard (à droite) – Crédit Photo : Abbaye de Spencer

L’abbaye de Spencer, enfin… 🏁

Le 21 mars 1950, l’abbaye est à nouveau ravagée par le feu et la dévastation est complète.   C’est la troisième fois en 60 ans que la communauté se retrouve à la rue… Décidément ! Seuls subsistent quelques pans de l’église abbatiale. Encore une fois, la communauté, composée de 140 personnes, se retrouve sans abri. Une fois de plus, il faut déménager et reconstruire. Mais où ?

Bien heureusement, la communauté avait acquis en 1949 une immense propriété agricole  à Spencer, dans le Massachusetts. Cette ferme devait servir d’éventuel replis pour la communauté dans les années suivantes, si l’urbanisation de Rhode Island ne cessait pas. Prévoyants ces moines ! Ce nouvel incendie décide donc les moines d’accélérer leur processus de déménagement. Dès 1950, 84 moines s’installent donc à Spencer pour y fonder le monastère Saint-Joseph. Nous y voilà enfin ! Les autres moines de la communauté se rendent à Berryville, en Virginie, et y fondent l’abbaye Notre-Dame de la Sainte Croix.

Les moines de l’abbaye Notre-Dame de la Vallée se recueillent après l’incendie de leurs église, en 1950 – Crédit Photo : Abbaye de Spencer

La croissance de l’abbaye est spectaculaire. En trois ans, les travaux sont terminés, et en 1957, soit 7 ans après la fondation, les frères sont déjà 186 sur place ! L’abbaye fonde alors dans le Colorado, en Argentine et au Chili.

Mais pour financer tous ses travaux de fondations et faire vivre tout ce beau monde, l’abbaye a besoin d’une nouvelle activité économique…

Ci dessus, les moines de l’abbaye Spencer construisent leur abbaye en 1951 – Crédit Photo : Abbaye de Spencer

Abbaye de Spencer : et aujourd’hui ? 🙏

Aujourd’hui, les moines de l’abbaye de Spencer sont une cinquantaine. Ils suivent toujours la règle « ora et labora » de saint Benoît (VIe siècle) qui leur demandent de chercher Dieu dans la prière et le travail. Ils prient ainsi sept offices par jour (le premier est à 3h30 du matin !), chantés en anglais et grégorien. Côté travail, ils sont bien occupés dans leur atelier d’artisanat monastique. En effet, ils confectionnent depuis 1954 d’incroyables gelées et confiture, l’un de leurs produits monastiques phares. Ils sont aussi bien occupés dans leur atelier de vêtements liturgiques. Sans compter la prise en charge des frères les plus âgés de la communauté !

Les moines ont aussi lancé en 2013 leur brasserie ! Aujourd’hui, elle connaît un tel succès que les moines ont dû augmenter leur production (500 000 litres annuels) et diversifier leur gamme. Plusieurs moines sont physiquement impliqués dans le brassage, aidés de 4 salariés. Mais impossible de les différencier, car dans la brasserie, moines et salariés ont le même tablier !

Un frère trappiste travaille le tissu pour confectionner des vêtements liturgiques — Crédit Photo : Abbaye de Spencer

Et pour acheter les bières de l’abbaye de Spencer ?

Les Etats-Unis ce n’est pas la porte à côté, heureusement la boutique monastique en ligne de Divine Box est là ! Cliquez ici pour acheter les bières de l’abbaye de Spencer.

Sinon, vous pouvez cliquer ici pour apprendre encore plus d’anecdotes rigolotes sur l’abbaye Saint-Joseph de Spencer : ses gelées et confitures, sa clôture naturelle…

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La bière et le houblon : merci les moines !

Un article proposé par Divine Box.

Saviez-vous qu’aujourd’hui, si la bière est si connue (et si bonne !), c’est grâce aux moines bénédictins du Moyen Âge ? Eh oui, ce sont eux qui ont inventé et peaufiné tout le savoir-faire que l’on retrouve notamment aujourd’hui dans les authentiques bières trappistes. D’ailleurs, le « houblon », cette plante infusée lors du brassage de la bière, a été introduite par une moniale !

Allez, ce mois-ci Divine Box vous explique en trois minutes pourquoi vous devez remercier nos chers moines pour la bière ! Santé ! 🍺

Vieux dessin d’un moine brassant la bière au Moyen Âge ! Ce sont eux qui, dans leurs abbayes, ont tout mis au point et tout inventé !

 

Les moines bénédictins, ces champions de la bière ! 🍺

C’est au Moyen Âge que la bière, boisson très ancienne, acquiert ses lettres de noblesses… grâce aux moines bénédictins ! Ceux-ci se mettent en effet à brasser de la bière pour différentes raisons. D’abord, c’est un moyen de travailler de leurs mains pour assurer leur subsistance, comme les y encourage leur père fondateur saint Benoît. Dans sa règle, édictée au VIe siècle, il dit en effet « ora et labora » : prière et travail ! Ensuite, la bière permet à l’époque aux moines de boire une boisson saine. L’hygiène n’étant pas au top de sa forme à l’époque, le fait de bouillir l’eau pour, plus tard, en faire de la bière, permettait ainsi de tuer les microbes et de purifier l’eau ! Enfin, c’était aussi pour les moines une « nourriture » : on appelait jadis la bière « pain liquide » ! Très nourrissante, elle permettait ainsi de contrebalancer leur régime parfois très ascétique.

La liste est encore longue, mais bref, vous avez compris l’idée : les moines ont tout fait dans le brassage de la bière ! Au final, ce savoir-faire brassicole devient même un monopole dans les abbayes avec Charlemagne ! Au fil des années, les bières se répandent ainsi en Europe, là où fleurissent les monastères, et les moines se transmettent leurs traditions, tout en améliorant petit à petit leurs techniques de brassage…

Ancienne représentation de saint Hildegarde de Bingen, enseignant le brassage avec du houblon à un autre moine. C’est elle qui a en effet instauré le houblon dans la bière !

La sainte origine de la bière houblonnée ! 🙏

Mais à l’époque, la bière est encore loin de ressembler à celle que l’on connaît ! En fait, le « goût » actuel de la bière vient d’une plante, nommée le houblon. Les moines l’infusent alors dans le « moût », ce liquide sucré qui n’est pas encore de la bière. Et devinez qui est à l’origine de l’introduction du houblon dans la bière ? RRRRR… (roulement de tambours)… les moines ! Ou plus précisément sainte Hildegarde de Bingen (1098-1179), fondatrice de l’abbaye de Rupertsberg en Rhénanie ! C’est au XIIe siècle que la bénédictine provoque alors un tournant dans l’histoire de la bière. En effet, au cours de ses nombreuses et célèbres études sur les plantes médicinales, elle vante les grandes vertus du houblon. « L’amertume du houblon combat certaines fermentations nuisibles dans les boissons et permet de les conserver plus longtemps », écrit-elle. Dès lors, les moines vont remplacer par le houblon les autres plantes amères qu’ils utilisaient pour aromatiser leurs bières (coriandre, absinthe, gentiane, ou sauge). Il permet en effet lui aussi de l’aromatiser, mais surtout d’améliorer sa longévité et son hygiène ! Ce précieux (et vieux !) conseil sera respecté par les générations de brasseurs qui se succèdent les siècles suivants, jusqu’à aujourd’hui encore. Alors, on dit merci qui ? Merci sainte Hildegarde !

La bière trappiste Spencer IPA présente une belle robe blonde aux reflets dorés / Crédits Photo @bethebelgianbeer (Instagram)

 

La première bière trappiste IPA ! 🇺🇸

Poursuivons encore notre périple historique… Le houblon est donc introduit par sainte Hildegarde au XIIe siècle. Les recettes vont s’affiner au fil des siècles, et la bière connaît une évolution particulière notamment au XVIIIe siècle. En effet, il fallait à l’époque envoyer des bières aux Indes, vers les colonies anglaises ! Alors pour qu’elles puissent résister aux longs voyages en bateaux, les brasseries ont créé une bière légèrement plus forte en alcool, mais surtout plus houblonnée, pour qu’elle conserve son goût et ne s’altère pas lors des périples ! Et voilà le type « IPA » qui est créée : c’est l’acronyme de « India Pale Ale ». Aujourd’hui, elle est encore très à la mode dans les pays anglo-saxons notamment. Et devinez qui revient à la charge quand il s’agit de bières ? Les moines, tiens ! Cette fois, ils sont trappistes (des « cousins » des bénédictins – ils suivent aussi la règle de saint Benoît), et viennent des Etats-Unis. L’abbaye de Spencer, dans le Massachussetts, brasse en effet une IPA, toute première bière trappiste de ce style, depuis 2014. Après quinze brassins tests, la première (et unique) trappiste IPA était née : bienvenue à la Spencer IPA !

Les moines trappistes de l’abbaye Saint-Joseph de Spencer aux Etats-Unis brassent depuis 2014 leur « Spencer IPA », une bière de style IPA.
Crédits photo : Abbaye Saint-Joseph de Spencer

Comment déguster la Spencer IPA ? 🍺

Comme toutes les IPA, la bière trappiste Spencer IPA est très houblonnée, et cela se traduit notamment par de fortes notes d’agrumes (orange, pamplemousse). Sous sa belle robe blonde aux reflets or, elle cache aussi des notes de malt et de fleurs. À déguster bien fraîche (entre 6°C et 8°C), elle fera des merveilles à l’apéro cet été ! Et pour en profiter, rendez-vous dans la Divine box trappiste de juillet, disponible dès maintenant !

 

Et voilà ! Maintenant vous avez de quoi briller lors de vos dîners quand vous parlerez de moines, de bière ou d’IPA 😇