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Vente de charité à Notre-Dame de Consolation (Paris) les 25 et 26 novembre

A la chapelle Notre-Dame de Consolation  (23 rue Jean Goujon 75008 Paris) est organisée une vente de charité les 25 et 26 novembre.

Vêtements Dégriffées, Alimentation, Arts de la Table, Bijoux, Brocante, Cadeaux, Jouets, Layette, Livres neufs et d’occasion, dédicaces…

Livres #NLH #NLQ

La philosophie pour la vie, nouvel ouvrage de Stéphane Mercier

« Ouvrez la bouche pour le muet,
et pour soutenir la cause de tous les enfants qui ne font que passer. »
Livre des Proverbes, 31,8

C’est cette belle citation en exergue qui ouvre ce petit livre édité avec soin par Quentin Moreau, éditeur. On ne le souligne jamais assez, mais un livre doit être beau et agréable à lire et c’est le cas ici.

Stéphane Mercier, anciennement professeur de philosophie à l’Université Catholique de Louvain (UCL), avait défrayé la chronique en mars-avril 2017 suite à un cours d’argumentation philosophique prenant pour matière l’avortement. L’administration de cette université, qui semble n’avoir de catholique que le nom, s’était fendue d’un communiqué ridicule affirmant que le droit à l’avortement était inscrit dans la Constitution, ce qui n’est pas le cas… Par la suite rectifié, ce communiqué annonçait par ailleurs la suspension des cours de Stéphane Mercier, l’UCL ne pouvant rien faire de plus… Signalons que malgré cela l’UCL est toujours engagée dans le réseau international Scholars at risk, « dont l’objectif est de protéger les enseignants et les chercheurs en danger et de défendre la liberté académique ».

L’argumentaire de Stéphane Mercier est édité ici dans le style oral tel qu’il a été donné en cours à ses élèves, augmenté d’une préface, d’une postface et d’éléments bibliographiques. C’est un véritable outil d’orfèvre pour qui souhaite répondre aux objections que notre temps présente face à la tragédie qu’est l’avortement. Point d’argumentation moraliste ni religieuse, mais un simple raisonnement logique, facile à suivre, complet, rigoureux, souple et concis.

L’auteur déconstruit les arguments fallacieux tels que les périodes légales autorisées pour avorter – qui varient selon les pays, l’absence de conscience de l’embryon, le développement « inachevé »… Tout est finement analysé, décortiqué avec la plus grande clarté !

Le cœur de l’ouvrage est la démonstration selon laquelle l’embryon est déjà une personne, une personne en développement, car « la seule manière de justifier l’avortement serait (…) d’établir fermement que l’embryon n’est pas un être humain, et d’affirmer que vous êtes bien sûr que ce n’est pas un être humain. » (p.34) et il rappelle que « l’identité individuelle est acquise dès le début, dès que la séquence ADN est formée, c’est-à-dire au moment de la conception. » (p.15)

Stéphane Mercier recense toutes les objections et y répond avec honnêteté et clairvoyance, parfois non sans une pointe d’humour.

La postface inscrit l’avortement dans de plus larges perspectives, par rapport à la manière de vivre la sexualité aujourd’hui, qui rejoint toute une « culture de mort » (comme l’écrivait Jean-Paul II dans Evangelium Vitae) et l’auteur montre qu’il y a dans notre société « un rapport malsain à la sexualité , à la fois dans son usage et dans la perception d’autrui comme présentant un danger dont il faudrait se garantir en se ” protégeant ” ; un tel rapport, dis-je, débouche sur une perception faussée de sa propre identité incarnée et sexuée. » (p.64), en nous rappelant que tout acte posé a des conséquences.

Le philosophe invoque aussi la responsabilité que nous avons d’informer sur la réalité de l’avortement, non pas pour accabler les personnes, mais plutôt pour ouvrir leur cœur à la vie et dévoiler ce mal, qui est pour la plupart des gens un simple choix, une solution sous les contraintes de la vie contemporaine ou tout simplement un confort. «  Ce qui permet au mal et au crime de prospérer, comme on dit, ce sont les honnêtes gens qui préfèrent se voiler la face, ou qui, devant la prolifération du mal, demeurent inactifs. » (p.25)

À lire et relire, non seulement pour le bien de tous, mais aussi pour soutenir l’auteur qui tient bon face à toutes les pressions qu’il subit !

 

La philosophie pour la vie, par Stéphane Mercier, aux éditions Quentin Moreau, éditeur, 80 pages

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Conférences/Formations #NLQ

Conférence : « Pornographie, contraception, avortement : un trio dévastateur pour les femmes, fruit d’un regard nihiliste sur le monde »

Conférence par Stéphane Mercier

Docteur en philosophie (UCL)

 

12 septembre – 20 heures

Conférence, débat, apéritif

49 rue du Taciturne – 1000 Bruxelles

Inscription : https://www.fpec-bxl.be/agenda/

RSVP : jusqu’au 9 septembre 2017

 

Tribunes et entretiens

Entretien avec Stéphane Mercier

Stéphane Mercier, le professeur de philosophie qui s’est retrouvé au centre d’une polémique à l’Université catholique de Louvain-la-Neuve (UCL) pour avoir invité ses étudiants à réfléchir sur un argumentaire philosophique contre l’avortement a eu la gentillesse de répondre à nos questions. Son histoire est tout à fait singulière, et montre le prix qu’il faut parfois payer, au sein même de l’Europe, pour être libre et penser autrement. Vous pouvez soutenir le professeur Mercier en cliquant sur ce lien

 

 

CitizenGO : La pétition lancée par CitizenGo pour vous soutenir a rencontré un franc succès, avec près de 28.000 signatures à ce jour. L’appel a-t-il été entendu par les autorités de l’Université Catholique de Louvain ? 

Professeur Stéphane Mercier : Il n’y a pas pire sourd… Les autorités de l’Université ont donné jusqu’ici l’impression de vouloir étouffer toute l’affaire, maintenant ma suspension provisoire (depuis que le cirque a commencé) et réclamant contre moi une sanction de licenciement. Sur le fond, sur les arguments que j’ai avancés pour justifier le refus de l’avortement, on ne m’a rien dit de sérieux, puisqu’on a toujours fait valoir que nous n’étions « pas là pour parler de cela ». Or il n’y a d’échange argumenté qu’avec un interlocuteur qui accepte de s’inscrire dans une démarche de dialogue. J’ai consulté le dossier maigrichon sur base duquel cette sanction était proposée : je n’y ai rien vu qui soit de nature à justifier la moindre sanction, que du contraire ! Qu’ai-je fait d’autre que de présenter librement des arguments philosophiques très raisonnables (il est permis à chacun d’en juger par lui-même !) en faveur du droit de chaque être humain innocent à être protégé depuis le moment de sa conception ? Des arguments philosophiques en faveur de la dignité humaine, dans le cadre d’un cours de philosophie, donc. Mais bien sûr, un idéologue ne répond pas à des arguments par des arguments. La sourde oreille et le fait du prince, c’est autrement plus tentant quand on veut réduire quelqu’un au silence.

CitizenGO : Avez-vous contesté la proposition de sanction ?

Professeur Stéphane Mercier : Bien sûr, puisqu’il convient de se défendre en respectant les règles du jeu, même avec un adversaire déloyal. J’ai saisi la commission disciplinaire, comme le prévoit le règlement, pour qu’elle évalue le dossier. Un magistrat externe et deux professeurs de l’Université. Une commission qui n’était que partiellement impartiale, mais soit. Ses membres étaient à l’évidence prévenus contre moi, puisque leur travail d’information s’est doublé d’une volonté non dissimulée de justifier le point de vue des autorités académiques. Deux avocats m’assistaient ; ils ont déposé un dossier contestant toute la procédure initiée contre moi. Ils ont du reste fait remarquer que le licenciement n’est même pas une sanction prévue par le règlement interne de l’Université contre un chargé de cours invité !

CitizenGO : Quel a été l’avis de la commission ?

Professeur Stéphane Mercier : Devinez. Elle a conclu que j’avais, pour reprendre le lexique édifiant dont elle s’est servie, « instrumentalisé » mon cours au service d’un « militantisme radical » face à des étudiants « particulièrement démunis », ce qui est évidemment d’une « particulière gravité ». Reconnaissant (à demi-mots et à contrecœur) que l’on ne peut pas licitement me licencier, la commission suggère qu’on m’applique la sanction maximale prévue pour un chargé de cours invité, à savoir la suspension pour une période de trois mois. Cela fait maintenant plus de trois mois que je suis suspendu, depuis le 24 mars exactement ; ai-je donc déjà purgé ma peine avant qu’elle ne soit validée par le conseil d’administration ?

CitizenGO : C’est donc maintenant au conseil d’administration de prendre un parti, puisque l’avis de la commission ne vaut pas décision ?

Professeur Stéphane Mercier : C’est bien cela : la commission ne fait que donner un avis qualifié, enfin à ce qu’il paraît. Tout cela est vraiment ridicule et indécent : je parle du droit à la vie de chaque être humain depuis le moment de la conception, et me voilà un militant radical, dangereux pour les étudiants « démunis ». J’ai pour ma part une meilleure opinion de mes étudiants ! Et d’ailleurs ceux-ci apprécieront certainement de savoir en quelle estime les autorités tiennent leurs capacités intellectuelles… Bref. Avec mes avocats, nous allons vraisemblablement solliciter d’être publiquement entendus par le conseil d’administration. Ce n’est pas moi qui ai voulu la publicité dans toute cette affaire, comprenez-le bien : depuis le début, c’est le rectorat qui s’est engagé sur la place publique. Le règlement ne se fera donc pas dans les coulisses, ce qui devrait permettre à chacun de voir par lui-même où se trouve l’hypocrisie. Je ne fais, de mon côté, que réclamer de pouvoir librement enseigner la philosophie – après tout, je suis payé pour cela ! – en abordant des questions essentielles qui touchent la dignité humaine, et qui, à ce titre, intéressent tous les étudiants. Il va falloir que les autorités expliquent enfin clairement ce qui leur déplaît dans mon enseignement. Personne n’avait jamais remis en cause ma pédagogie depuis sept ans que j’enseigne à l’UCL comme chercheur puis comme chargé de cours. Alors si ce sont mes conclusions qui dérangent (mais qui dérangent-elles légitimement au sein d’une Université qui se présente toujours comme catholique ?), il suffit d’y répondre par des arguments. Du reste, on peut très bien être en désaccord avec quelqu’un sans éprouver le besoin pathologique de le réduire au silence par tous les moyens. Les cris d’orfraie, les gages servilement donnés à la norme du moment et les mesures discrétionnaires ne constituent pas une réponse démocratique avisée.

 

 Source CitizenGO

Tribunes et entretiens

Avortement : adopter une attitude molle et libérale n’est pas une attitude de miséricorde

On reparle à nouveau de la position de l’Eglise face au douloureux problème de l’avortement. En Belgique ces derniers jours, avec l’étrange position adoptée par les autorités de l’université catholique ( ?) de Louvain, la question refait surface. Aussi je vous propose les réflexions d’un prêtre de la base, qui entend rester fidèle à l’enseignement de Jésus et de son Eglise, et qui dans son ministère pastoral a été amené plusieurs fois à rencontrer des femmes qui ont pratiqué l’interruption volontaire de grossesse.

On nous dit qu’à une Eglise du passé, marquée par la rigidité et le dogmatisme, doit succéder enfin une Eglise tolérante et pratiquant la miséricorde. Il y a en cela une grave erreur de perspective, qui consiste à mal situer ce qu’est la miséricorde dans la vue chrétienne des choses.

L’enseignement de l’Eglise maintient les deux bouts de la corde : vérité et justice, d’une part, miséricorde et compréhension, d’autre part.

Qu’est-ce que l’avortement pour l’Eglise ? Pour le concile Vatican II, l’avortement et l’infanticide sont des crimes abominables ! L’encyclique Evangelium Vitae de saint Jean-Paul II enseigne que l’avortement est le meurtre délibéré d’un être innocent ! Ainsi le souverain pontife, dans son magistère, a tranché une question soulevée depuis un certain temps, dans le sens que l’avortement est une violation réelle du cinquième commandement. Il s’agit bel et bien d’un meutre. Enfin, est-ce une coïncidence ?, le pape François, le 27 mars dernier, au moment où la Belgique s’agitait autour de l’affaire Mercier, a écrit sur son compte twitter : Protéger le trésor sacré de toute vie humaine, de sa conception jusqu’à la fin, est la meilleure voie pour prévenir toute forme de violence.

Adopter une attitude molle et libérale dans ce domaine n’est pas une attitude de miséricorde. Car il faut toujours tout faire pour dissuader une femme d’interrompre sa grossesse. Il suffit pour s’en convaincre de voir les blessures psychiques qu’une femme porte tout le reste de sa vie, lorsqu’elle a commis cette faute. Ayant détruit la vie en elle, un esprit de mort va s’installer dans son âme, et un malaise dépressif chronique et récurent risque de la torturer tout le reste de son existence. Dans tout avortement, il y a deux victimes : l’enfant et la mère.

 Heureusement des prêtres peuvent leur venir en aide, par des prières de délivrance et de guérison. Là entre en jeu la miséricorde. En effet Dieu aime le pécheur tel qu’il est et par le repentir et la confiance en la miséricorde, accompagnée d’une vraie vie de prière et de conversion, empreinte d’une totale confiance en Dieu, un véritable processus de guérison intérieure et de résurrection spirituelle est possible. De nombreux témoignages le confirment. Puisse toute femme qui a fauté trouver le guide sprituel qui l’accompagnera sur ce chemin de reconstruction, qui pourra même se terminer par cette louange de l’exultet : Heureuse la faute qui nous a valu une telle rédemption. Dieu dans sa miséricorde va jusqu’à transformer nos fautes du passé en bénédiction pour l’avenir.

La miséricorde de l’Eglise, réclamée à cors et à cris par certains, c’est là qu’elle se situe et elle est inséparable d’un discours ferme et courageux sur les principes moraux intangibles de la morale catholique.

 

 Source Blog du Père Simon Noël

Tribunes et entretiens

Entretien avec Stéphane Mercier, licencié par l’université “catholique” de Louvain, parce que Pro-Vie

Stéphane Mercier, chargé de cours à l’Université catholique de Louvain-la-Neuve, a bien été licencié de l’UCL parce qu’il a fait lire son argumentaire philosophique contre l’avortement à plusieurs centaines d’étudiants de première année.

La sanction est tombée vendredi soir, UCL observant la plus grande discrétion à propos de cette mesure totalitaire.

Le licenciement est immédiat, effectif depuis le 1er avril et a été prononcé sans la moindre motivation. Et non, il ne s’agit pas d’une blague de 1er avril, je tiens l’information de l’intéressé lui-même.

Stéphane Mercier a accordé à Jeanne Smits un long entretien qu’on peut lire ici.

Brèves

L’instruction du dossier de M. Mercier par l’UCL est clôturée et a abouti à une sanction disciplinaire

La nature de la sanction disciplinaire à l’encontre de Stéphane Mercier n’a pas été rendue publique. “Cette procédure relève de la relation contractuelle entre un employeur et son employé“, explique l’UCL qui a, par ailleurs, publié ce communiqué hier soir :

L’UCL a ouvert, il y a quelques jours, une procédure disciplinaire concernant un chargé de cours invité en philosophie, M. Stéphane Mercier. Cette procédure fait suite aux propos qu’il a tenus dans le cadre de ses cours de bachelier à propos de l’avortement, appuyés sur un document dont il est l’auteur, et à propos de la théorie du genre.

L’UCL a par ailleurs décidé de suspendre les activités d’enseignement de M. Mercier, dans la mesure où il est apparu que la sérénité requise pour dispenser ses enseignements dans de bonnes conditions n’était plus assurée.

M. Mercier a été entendu. L’instruction du dossier est clôturée et a abouti à une proposition de sanction disciplinaire. L’intéressé en a été immédiatement informé. Des recours sont autorisés par la procédure et ses enseignements restent suspendus jusqu’à la décision finale.

Cette procédure, qui relève de la relation contractuelle entre un employeur et son employé, s’est déroulée, de la part de l’UCL, dans la plus stricte confidentialité afin de respecter les droits des personnes concernées.

La liberté académique est au fondement des missions de l’université. L’UCL s’est démarquée des positions prises par M. Mercier. Elle tient à rappeler son profond attachement au rôle de l’université comme animatrice de débats et d’échanges, y compris sur des questions controversées. Ce rôle, essentiel pour la formation de citoyens critiques et responsables, ne peut s’exercer pleinement qu’en garantissant l’expression sereine et respectueuse de différents points de vue et dans des cadres fondés sur la rigueur scientifique. C’est dans cet esprit que l’université a instruit les plaintes qui lui ont été adressées.