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Suède : attentat contre une église syriaque orthodoxe

Une explosion d’origine criminelle mais d’importance moyenne, a endommagé le salon des mariages de l’église syriaque orthodoxe Mar Afram (Saint Éphrem le Syrien) de Södertälje (comté de Stockholm), dans la nuit du 18 au 19 septembre dernier, sans doute vers 1 h du matin. Il n’y a eu aucun blessé mais les dégâts sont sérieux. L’église Mar Afram dépend du vicariat patriarcal de Suède de cette Église autocéphale dont le patriarche est S.B. Ignace Éphrem II Karim.

Sources : Assyria TV page Facebook ; archidiocèse syriaque-orthodoxe, page Facebook, 19 septembre (merci K. O.)

Lu sur l’observatoire de la christianophobie

NLQ #Rome

L’œcuménisme, axe central du pontificat : le pape à Genève

Un « pèlerinage œcuménique », c’est le sens que le Pape François souhaite donner à son 23ème voyage apostolique à Genève. Le Saint-Père effectue ce déplacement en Suisse le 21 juin 2018 à l’occasion du 70ᵉ anniversaire du Conseil œcuménique des Eglise. C’est d’ailleurs la visite du Pape qui viendra clôturer la réunion du Comité central du COE initiée le 15 juin.

Le thème de ce voyage est « cheminer, prier et collaborer ». Le pasteur Olav Fykse Tveit, secrétaire général du Conseil œcuménique des Églises, y voit « un événement capital et historique pour la recherche de l’unité des chrétiens et pour la coopération des Églises pour un monde de justice et de paix ». Il s’agira de la troisième visite d’un Pape au COE. C’est sur les traces de ses prédécesseurs Paul VI, le 10 juin 1969, dans le contexte de l’après Concile Vatican II et de Jean-Paul II, le 12 juin 1984, que le Pape François se rend à Genève, et s’exprime devant le Conseil œcuménique des Églises. Mais c’est la première fois qu’un Pape place au cœur de sa visite la rencontre avec les membres du COE.

Ce choix vient confirmer l’attention que le Saint-Père accorde au dialogue œcuménique. Depuis le début de son pontificat, de nombreuses pierres sont venues s’ajouter à son édifice : le voyage à Lund, en Suède, en 2016, à l’occasion des 500 ans de la réforme luthérienne ; la rencontre historique la même année avec le Patriarche orthodoxe Kirill de Moscou et de toute la Russie, à Cuba ; l’engagement conjoint avec le Patriarche Bartholomée Ier de Constantinople en faveur des migrants et de la protection de la Création, les nombreux échanges avec le primat de l’Église anglicane Justin Welby ou encore la visite à Turin dans un temple vaudois en 2015 et cette demande de pardon. Autant des gestes qui témoignent de la voie empruntée par le Pape François en faveur d’un œcuménisme de la fraternité, de la charité et tourné vers la prière.

Un œcuménisme qui « se fait en chemin »

Pour autant, le Saint-Père ne relègue pas le dialogue théologique au second plan. Il demeure à ses yeux « essentiel pour la réconciliation » (discours du Pape François à la délégation œcuménique de Finlande, à l’occasion de la fête de Saint Henri, le 19 janvier 2017) mais doit être accompagné voir précédé par « un œcuménisme pratique » : travailler ensemble, prier ensemble pour le troupeau de Dieu (audience générale 28 mai 2014) et renforcé par une autre dimension : « l’œcuménisme du sang » au cœur de tout effort œcuménique selon le Pape François pour qui le sang versé des chrétiens en fait « des témoins de la foi, des martyrs, unis dans le lien de la grâce du baptême »(homélie du Pape François aux secondes Vêpres de la fête de la conversion de saint Paul, le 25 janvier 2018, en la basilique Saint-Paul-hors-les-Murs).

Cette vision,  cette collaboration doit permettre d’avancer sur le sentier de l’unité et le Pape se veut exigeant rappelant que les divisons au sein du christianisme sont « un scandale, un obstacle à l’annonce de l’Evangile du salut au monde » (discours du Pape François à Justin Welby, archevêque de Canterbury, le 16 juin 2014). La visite du Saint-Père au siège du COE et à l’institut œcuménique de Bossey pourrait marquer une étape importante dans le dialogue œcuménique. Perçues comme un signe d’espérance, les paroles du Pape sont très attendues, dans un monde marqué par de nombreuses fractures et injustices.

Source : Vatican News – Hélène Destombes

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Suède – Une première depuis 500 ans : la cathédrale luthérienne de Lund ouverte pour la messe catholique

C’est une première et une preuve de bonne entente entre les Églises luthérienne et catholique en Suède. La communauté catholique de la ville pourra célébrer la messe dominicale dans la cathédrale luthérienne à partir du 21 octobre, le temps que les travaux dans l’église paroissiale de Saint-Thomas aient lieu.

Cette collaboration entre les deux Églises intervient après la visite historique du Pape François à Lund, dans la cathédrale, en 2016, à l’occasion du début des commémorations des 500 ans de la Réforme luthérienne. Cette mise à disposition de la principale église de culte luthérien de la ville est un des pas concrets vers une plus grande coopération œcuménique entre catholiques et luthériens. Déjà, des vêpres œcuméniques mensuels avaient lieu soit dans la cathédrale, soit dans l’église Saint-Thomas.

Les dominicains, qui ont la charge de la paroisse catholique, célébreront ainsi la messe dominicale pendant tout l’automne et l’hiver dans ce qui fut, avant le XVIe siècle, la cathédrale Saint-Laurent. Pour la communauté de la cathédrale, cette coopération est une manière de représenter l’esprit du document « Du conflit vers la communion » qui réfléchit sur les cinquante années de relations entre catholiques et luthériens qui a donné son nom à la réunion de 2016, à Lund, et qui a été signé par le Pape François et l’évêque Munib Younan, de la fédération luthérienne mondiale.

 

Source Vatican News

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La Suède envisage l’interdiction des écoles chrétiennes pour lutter contre la ségrégation des filles dans les écoles musulmanes

Comme en France avec les nouvelles règles pour les écoles hors contrat, la proposition des sociaux-démocrates qui gouvernent en Suède sans majorité parlementaire est motivée par ce qui se passe dans certaines écoles musulmanes. Néanmoins, et toujours comme en France, ce sont les libertés de tous qui feront les frais de cette réforme si elle est mise en œuvre. Sous prétexte de lutter contre la ségrégation des filles et contre l’endoctrinement religieux, le ministre de l’Administration publique Ardalan Shekabari, un Suédois d’origine iranienne, et le ministre de l’Enseignement supérieur Anna Ekström ont expliqué au nom de leur parti que leur proposition d’interdiction devait concerner toutes les écoles confessionnelles. Outre les 11 écoles musulmanes, seront donc visées aussi pour éviter toute discrimination entre religions les 59 écoles chrétiennes et une école confessionnelle juive. Encore que cette dernière pourrait bénéficier d’une exemption selon certaines déclarations. Contrairement au hors-contrat français, toutes ces écoles sont gratuites grâce aux subventions reçues de l’Etat car la loi suédoise interdit de faire payer la scolarisation des enfants et adolescents jusqu’à 18 ans.
Les écoles chrétiennes principales victimes d’une interdiction motivée par la ségrégation des filles dans certaines écoles confessionnelles musulmanes.

 

Lire l’article sur Réinformation.TV

Tribunes et entretiens

Tribune – Œcuménisme et syncrétisme

La question œcuménique est une des pierres d’achoppement entre catholiques et bien entendu entre chrétiens. Elle divise, oppose, crispe deux attitudes exacerbées depuis Vatican II. Il faut dire qu’on ne sait plus trop ce que le mot veut dire et qu’il existe un « pseudo Vatican II » qui fait dire au Concile bien des choses qui n’y sont pas, mais qui sert d’écran justificateur à un certain progressisme catholique. De même, il existe un autre « pseudo Vatican II » qui sert de repoussoir anti catholique. Bref, même si le Concile peut être critiqué dans certains documents qui n’engagent pas l’autorité de l’Église, encore faut-il le connaître pour en parler. L’œcuménisme fait partie de ces récupérations en tout genre dont le Concile pâtit encore.


Œcuménique signifie à l’origine, l’ensemble de la terre habitée. Un concile œcuménique des premiers siècles traduit la réunion de tous les évêques de la terre connue. Il ne s’agit nullement de rassembler des Églises éclatées théologiquement. Bien au contraire, ces conciles visaient à se mettre d’accord sur les propositions de foi reconnues par tous, dans la communion des évêques. C’est le sens actuel de la « Communion des Eglises orthodoxes » reconnaissant les 7 premiers conciles œcuméniques.


Aujourd’hui, œcuménisme a pris un tout autre sens. Il s’agit d’une volonté ou d’un processus de rapprochement entre Églises déchirées soit par le schisme, soit par l’Hérésie. Intention hautement louable et parfaitement conforme à la volonté du Christ « que tous soient un ». Malheureusement cette démarche, normale pour un chrétien, prend un chemin de traverse fort dommageable, puisqu’il cherche à faire l’unité en gommant les différences. Ce qui est recherché n’est pas l’unité, mais l’union, voire la fusion sur la base du plus petit dénominateur commun. Si c’est en effet un point de départ nécessaire pour avancer, c’est aussi une voie rapidement sans issue qui confine à un syncrétisme dans lequel, chacun faisant un effort, renonce à des pans de sa foi, voire prend de l’autre des éléments qui lui sont contraires. C’est ainsi que nous avons remplacé « ne nous laisse pas succomber à la tentation » par « ne nous soumets pas », bien plus protestant.


L’œcuménisme ne consiste pas à se perdre soi-même, mais à faire rentrer dans la pleine communion ecclésiale ceux qui en sont sortis. C’est le sens de la phrase de saint Cyprien de Carthage « je ne peux quitter l’Église pour aller vers vous ». Évidemment d’un point de vue extérieur et humain, nous pourrions ne voir là que deux têtes de mules refusant de céder. Mais de deux choses l’une, où nous croyons que l’Église est dans la vérité et nous n’avons aucune raison d’en sortir, ou nous pensons qu’elle se trompe et nous n’avons aucune raison d’y rester. Recomposer une Église œcuménique qui serait la somme de toutes les Églises, aplanie de leurs différences, serait ni plus ni moins qu’une nouvelle hérésie. Ce ne serait pas l’Église du Christ, mais une énième rupture. Dans la démarche œcuménique il est important de comprendre pourquoi et en quoi les autres chrétiens se sont éloignés, car en toute position il y a, comme le soulignait saint Thomas d’Aquin, des semina verbi, semences de vérité. C’est une chose de rechercher ce qui unit, c’en est une autre de repartir de ce qui nous sépare. Telle fut toute l’œuvre de saint François de Sales en Chablais.


La générosité des mouvements et initiatives paroissiales ou diocésaines qui visent à « effacer nos différences » n’est en rien de l’œcuménisme, mais un nouveau syncrétisme qui défigure un peu plus le visage du Christ. Le seul document qui fasse aujourd’hui référence en la matière est l’encyclique ut unum sint de Jean-Paul II, ainsi que la note du cardinal Ratzinger, Dominus Jesus, sur « l’unicité et l’universalité salvifique de Jésus Christ et de l’Église. Une note qui fit couler beaucoup d’encre à l’époque.

Europe non francophone #NLQ

Pour la première fois de l’histoire un cardinal suédois

C’est une première pour l’Église catholique de Suède : elle va compter un cardinal dans ses rangs. Ce dimanche 21 mai 2017, à l’issue de la prière du Regina Coeli, le Pape François a annoncé la création prochaine, le 28 juin prochain, de cinq nouveaux cardinaux dont l’évêque de Stockholm, Mgr Anders Arborelius.

Le Pape l’a rencontré en personne lors de son voyage en Suède en octobre 2016 à l’occasion des célébrations du cinq centième anniversaire de la Réforme luthérienne. En créant cardinal l’évêque d’une Église minoritaire dans un pays très majoritairement luthérien, le Pape fait un geste envers une périphérie de l’Église. La Suède qui, avant la Réforme, était un pays catholique au Moyen-Âge, n’avait jamais donné naissance à un cardinal.

Pour Mgr Arborelius, évêque de Stockholm, cette annonce fut une réelle surprise. Il se confie à Radio Vatican

 

NLQ #Points non négociables PNN

Suède – Avortement et liberté de conscience – Sage femme sur liste noire

La sage-femme suédoise Ellinor Grimmark était sur « liste noire » en Suède du fait de son opposition à l’avortement et de son refus d’y assister dans le cadre de son travail. Au cœur d’un conflit juridique depuis un an car elle s’est vu refuser un emploi dans trois cliniques (cf. Suède : « l’obligation de participer à un avortement ne devrait pas être une condition d’emploi des sages-femmes »), elle a décidé de rejoindre la Norvège pour exercer son métier. En Norvège, les professionnels de santé s’inquiètent du manque de liberté accordé dans un pays, la Suède, pourtant confronté à une pénurie de sages-femmes.

En novembre 2015, le tribunal de première instance a statué contre Ellinor Grimmark, malgré la loi suédoise de 1974 qui protège la liberté de conscience. Mais, en vertu de cette loi, seuls les médecins sont autorisés à pratiquer les avortements : le législateur considère que les sages-femmes ne peuvent être confrontées à un problème de conscience. Le tribunal d’appel devrait rendre sa décision cette semaine. S’il confirme le premier jugement, Ellinor Grimmark aura recours à la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), qui a condamné à plusieurs reprises la discrimination à l’égard des professionnels de santé « en raison du refus d’exécuter ou d’assister un avortement ».

 

 Lu sur Généthique.org

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Homélie – Les béatitudes sont le chemin des saints et le profil de Jésus

Après la commémoration des 500 ans de la Réforme luthérienne, en Suède, le pape est resté, à la demande des catholiques, pour célébrer avec eux la messe de la Toussaint.

A cette occasion, le Saint-Père a souligné la caractéristique des saints : ils sont heureux.

Faisant le lien entre la béatitudes et les béatitudes, entre leur bonheur et ce chemin des béatitudes que les saints empruntent, le pape François rappelle

 « C’est pourquoi on appelle bienheureux les saints. Les béatitudes sont leur chemin, leur but, leur patrie. Les béatitudes sont le chemin de vie que le Seigneur nous enseigne, pour que nous suivions ses traces. Dans l’Évangile de la Messe, nous avons entendu comment Jésus les a proclamées face à une grande multitude sur une montagne près du lac de Galilée. »

En effet, les béatitudes sont comme l’autoportrait de Jésus.

 

 « Les béatitudes sont le profil du Christ et, par conséquent, du chrétien. Parmi toutes les béatitudes, je voudrais en souligner une : « Bienheureux les doux ». Jésus dit de lui-même : « Apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur « (Mt 11, 29). C’est son portrait spirituel et cela nous révèle la richesse de son amour. »

Vous pouvez trouver l’intégralité de l’homélie ici

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Pour un œcuménisme d’action

Le pape François s’est rendu en Suède les 31 octobre et 1er novembre derniers pour commémorer les 500 ans de la Réforme de Luther. Après de nombreuses précautions oratoires qui ont voulu préciser qu’il ne s’agissait pas de célébrer, mais de commémorer, après avoir de façon un rien capillotracté montré que le voyage du pape se situait en amont de la rupture de Martin Luther qui en 1516 était encore catholique, le pape François a donc atterri en Suède où il a été accueilli chaleureusement tant par la famille royale que par les luthériens et catholiques venus à Malmö pour une soirée voulue résolument festive.

Témoignages, discours et engagements furent les trois temps de cette soirée qui suivait la prière commune de Lund. Alors que quelques jours avant ce voyage, le cardial Koch insistait sur le fait que l’action laissait la place aux discussions de fond dans les relations œcuméniques, c’est pourtant un engagement à l’action commune qu’ont pris catholiques et Luthériens. Une action qui se veut témoignage, pour “développer une culture de collaboration”.

Une volonté manifestée par la signature d’une déclaration d’intention conjointe « Call for action », signée par Michel Roy, Secrétaire Général de Caritas Internationalis, et Maria Immonen, Directrice du World Service, l’organe caritatif de la Fédération Luthérienne Mondiale, dans le but de « développer et consolider une culture de collaboration pour la promotion de la dignité humaine et de la justice sociale ».

 

 

Brèves

Programme du voyage du pape en Suède

Lundi 31 octobre

11h00 – Accueil officiel du Pape François en Suède

13h50 – Visite de courtoisie du Pape à la famille royale à Lund

14h30 – Prière œcuménique en la cathédrale luthérienne de Lund
Uniquement à la télévision.

16h40 – Evénement œcuménique

Mardi 1er novembre – Fête de la Toussaint

9h15 – Messe de la Toussaint célébrée par le Pape François
Uniquement à la télévision.

12h30 – Cérémonie de congé

Mercredi 2 novembre

Conférence de presse du Pape dans l’avion de retour de Suède

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