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France : la fin de vie ne figurera pas dans les prochaines lois de bioéthique

D’Antoine Pasquier sur le site de « Famille Chrétienne » :

« Elle avait été introduite à la dernière minute dans le cadre des États généraux. Finalement, la question de la fin de vie ne devrait pas figurer dans le futur projet de loi de bioéthique, attendu à l’automne. La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, l’a indirectement confirmé le 12 juin à l’Assemblée nationale, en indiquant que «  l’avis officiel du Comité consultatif national d’éthique portera sur les thèmes prévus : la procréation, la génétique, le big data, l’intelligence artificielle, les greffes et les neurosciences  ». Quelques jours plus tôt, le président du Comité d’éthique, Jean-François Delfraissy, avait laissé entendre que la fin de vie serait exclue du cadre de la révision, mais qu’elle pourrait revenir sous la forme d’un « autre véhicule législatif  ».

Le gouvernement cherche visiblement à temporiser sur ce sujet très électrique. À plusieurs reprises, Agnès Buzyn a fait part de ses réserves devant l’éventualité d’une modification de la loi actuelle. «  Je suis convaincue que la loi Claeys-Leonetti  répond aux besoins sans aller vers une loi différente  », a-t-elle affirmé le 7 mars devant la commission des Affaires sociales du Sénat. Un point de vue partagé par l’Inspection générale des Affaires sociales. Dans son rapport du 12 juin sur l’évaluation de la loi en vigueur, cette dernière ne suggère que des «  ajustements limités  » et estime que «  la stabilité du cadre juridique est une condition de sa bonne appropriation par les professionnels et par les personnes en fin de vie, leur famille et leurs proches  ».

La loi française Claeys-Leonetti du 2 février 2016 a mis en place, un « droit de dormir avant de mourir pour ne pas souffrir ». En vertu de cette loi, un médecin ne peut plus s’opposer à une demande de sédation profonde et continue de la part d’un patient atteint d’une « affection grave et incurable » et dont le « pronostic vital est engagé à court terme ». Mais, loin du boulevard ouvert par la loi belge du 20 mai 2002 (et son appendice du 28 février 2014 consacré à l’euthanasie des mineurs), ce texte n’autorise ni l’euthanasie ni le suicide assisté : au grand dam d’une partie des parlementaires de gauche.

Source : belgicatho

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La légalisation du suicide assisté fait des victimes au-delà des malades en phase terminale

Aux Etats-Unis, le taux de suicide a augmenté de près de 30 % depuis 1999. Le suicide est devenu la dixième cause de décès. Il y a de nombreuses raisons à cette augmentation, parmi elles, l’épidémie d’opioïdes, les mauvaises conditions économiques et le taux croissant de dépressions parmi les jeunes. La multiplication des hotlines de prévention et les initiatives en faveur de la santé mentale sont autant de réponses nécessaires et louables, mais il ne faudrait pas ignorer l’impact des changements législatifs en matière de suicide.

Les critiques des lois sur le suicide assisté ont depuis longtemps remarqué que la loi est un enseignement moral et que légaliser quelque chose le normalise. Les partisans de ces mêmes lois ont martelé que le suicide était simplement une autre façon raisonnable de choisir sa fin de vie, sapant les garde-fous culturels, religieux et philosophiques ancestraux autour de cette pratique, qui ont servi de protection pour les personnes souffrant de dépression. Plusieurs études ont montré les objections morales ou religieuses au suicide réduisait la probabilité de voir les personnes déprimées agir conformément à leurs pulsions suicidaires.

Les Américains changent d’opinion sur le suicide, ils sont en passe de le considérer comme normal, raisonnable, et même comme un choix de compassion face à la souffrance et au désespoir. Mais la normalisation de l’auto-destruction fait des victimes au-delà des malades en phase terminale, elle rejoint des déprimés et des anxieux qui intériorisent l’idée que la destruction d’eux-mêmes est une réponse logique à leur douleur. Les jeunes sont particulièrement vulnérables, car ils n’ont aucune expérience de la vie et ne savent pas que, la plupart du temps, les épreuves passent.

L’argument de la « qualité de vie » inquiète ceux qui accompagnent des personnes handicapées qui craignent leur vulnérabilité aux pressions sociales et redoutent de les voir intégrer l’idée que certaines vies ne vaudraient pas la peine d’être vécues.

Une étude de 2015 largement rapportée dans le Southern Medical Journal a montré un lien fort entre la légalisation du suicide assisté et le taux de suicide. L’étude a évalué le suicide dans les États avant et après la mise en place des lois. Elle a montré  que la « légalisation du suicide assisté est associée à une augmentation significative du nombre total de suicides » et que les taux augmentaient en moyenne de 6,7 % après la dépénalisation.

Les tentatives de normaliser le suicide assisté sont constantes et omniprésentes et elles sont à reconsidérer : plus on avance dans cette voie, plus on crée une culture confortable au suicide, menaçant de larges pans de la société, et apportant plus de souffrance, pas moins.

Source : genethique.org

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Cinq arguments contre l’euthanasie

Des médecins et bioéthiciens ont publié dans le Journal of Palliative Care une analyse détaillant cinq raisons majeures de s’opposer à l’euthanasie. Parmi eux, Daniel Sulmasy, de l’Université de Georgetown, qui a siégé à la Commission pour l’étude des questions de bioéthique du président Obama, Margaret Somerville, l’une des adversaires les plus virulentes de la légalisation de l’euthanasie au Canada et Lukas Radbruch, spécialiste des soins palliatifs.

Ils estiment que l’euthanasie est :

1/ une « pente glissante »  : les auteurs affirment que malgré les conditions d’accès strictes aux Pays-Bas et en Belgique, la loi est inefficace et régulièrement violée. « Permettre l’euthanasie volontaire a conduit à l’euthanasie non volontaire ».

2/ un « manque d’auto-détermination » : l’expression d’un désir de mort ne signifie pas toujours qu’un patient souhaite effectivement l’euthanasie ou le suicide assisté.

3/ des « soins palliatifs inadéquats », qui sont « l’obligation éthique la plus urgente des juridictions dans le monde », bien plus que l’euthanasie.

4/ un risque pour le « professionnalisme médical », car l’euthanasie menace l’ « intégrité morale » de la médecine.

5/ une « différence entre les moyens et les objectifs » à prendre en compte : l’euthanasie confond le problème de la souffrance avec la vie des personnes elles-mêmes. « C’est la douleur et la souffrance que nous devons tuer, pas la personne avec sa douleur et sa souffrance ».

Source : genethique.org

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Suisse : le suicide assisté accessible pour les “souffrances insupportables”

Après une consultation de plusieurs mois, l’Académie Suisse des Sciences Médicales (ASSM) vient de rendre publiques les nouvelles directives sur la fin de vie. Elles visent à assouplir les consignes de 2004. Le Sénat les a largement approuvé ces en votant oui à 41voix, une voix contre et deux abstentions.

Jusqu’à présent, le médecin ne pouvait prescrire de produit létal qu’à une personne atteinte d’une maladie mortelle dont le décès était imminent. Désormais, le critère de la « fin de vie » est remplacé par celui de « souffrance insupportable due à des symptômes de maladie et/ou à des limitations fonctionnelles ».

Cette décision est vivement critiquée par la Fédération des médecins suisses (FMH), qui, avec plus de 40 000 membres, est la plus importante organisation de médecins du pays. Elle possède ses propres critères déontologiques relatifs à l’aide au suicide, plus restrictifs que ceux de l’ASSM.

Jürg Schlup, président de l’association professionnelle explique : « La notion est vague, ce qui pourrait poser des problèmes d’interprétation devant la commission de déontologie. C’est particulièrement problématique pour une décision si importante où aucun retour en arrière n’est possible ». Il précise que la FMH va se réunir pour travailler et qu’il n’est pas sûr qu’elle intégrera cette nouvelle ligne directrice dans son code de déontologie. « Rien n’est encore décidé. Nous allons examiner attentivement la situation avant de nous positionner. Cela va prendre plusieurs mois ».

Samia Hurst, membre de la sous-commission qui a rédigé ces directives sur la fin de vie, reconnait que la notion de souffrance insupportable est subjective. « Le critère repose sur une évaluation par le médecin. Il doit pour cela se forger la conviction, sur la base de l’histoire du patient et après des entretiens répétés, que ses souffrances sont insupportables. Quelles que soient ses conclusions, il conserve de toute manière le droit de refuser d’assister le suicide. Il garde d’ailleurs toujours cette liberté. On ne peut forcer personne. »

Source : genethique.org

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L’euthanasie rejetée de justesse au Portugal

La proposition de loi visant à autoriser l’euthanasie au Portugal a été rejetée mardi soir à 110 voix ‘pour’, 115 voix ‘contre’, et seulement 4 abstentions.

Le projet de loi, rédigé par les socialistes au pouvoir, envisageait

« la légalisation de l’aide médicale à mourir sur la base d’une demande éclairée de patients souffrant d’une maladie grave et incurable, sans amélioration prévisible, en phase terminale, ou souffrant d’une lésion très invalidante ».

L’Association des Médecins Portugais s’est opposée au projet de loi. Dans la journée, des centaines de personnes de tous les âges ont manifesté devant le Parlement en scandant « Oui à la vie, non à l’euthanasie », avec des pancartes : « nous demandons des soins palliatifs pour TOUS »  et « l’euthanasie n’est qu’un moyen de maltraitance des personnes âgées ».

Source : lesalonbeige

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L’édito – Suicide assisté, avortement, bioéthique, le rouleau compresseur s’essoufflerait-il ?

 

Avec le mois d’avril s’est achevé la consultation dite des Etats Généraux de la bioéthique. Le mois de mai s’est donc fait l’échos de ses conclusions et premières analyses, entre manipulations et déconvenues pour le gouvernement, comme nous le signalions dans ces trois articles.

Les Etats généraux de la bioéthique ne rendent pas simple la réforme de la bioéthique

Bioéthique : les partisans du respect de la vie s’imposent dans le débat

Etats généraux de la bioéthique : une manipulation possible des chiffres

 

Mais la bioéthique n’est pas le seul combat dans lequel le rouleau compresseur idéologique semble perdre un peu de terrain si nous en croyons les nouvelles qui nous arrivent du monde entier. L’euthanasie et le suicide assistés sont contestés ou rejetés en plusieurs points du globe.

 

Guernesey refuse le suicide assisté

Le Parlement Finlandais rejette l’euthanasie et s’engage pour les soins palliatifs

L’association médicale américaine confirme son opposition au suicide assisté

Les soins palliatifs génèrent des économies substantielles

Le président d’une association d’aide au suicide accusé de s’enrichir sur le dos des patients euthanasiés

Même si tout n’est pas gagné, loin s’en faut :

Espagne – Vers la dépénalisation de l’euthanasie ?

Sans compter le vote historique qui autorise l’avortement en Irlande depuis ce week-end.

Les questions liées à l’avortement trouvent, elles aussi, des contradictions et des obstacles.

Contraception de l’adolescente : les mesures de la Haute Autorité de Santé permettent-elles d’éduquer à la sexualité ?

Etats-Unis : l’avortement quasiment interdit dans l’Iowa

Pérou : Succès de la Marche pour la Vie

 

Mais les oppositions et menaces diverses restent fortes.

Dépénalisation de l’IVG en Belgique : une menace pour l’objection de conscience

L’objection de conscience des médecins menacée par l’Association médicale mondiale

Mgr Aupetit : “le diagnostic prénatal ne doit pas servir à éliminer les trisomiques mais à anticiper des soins”

107 personnes sont tuées par avortement chaque seconde dans le monde

Parmi les autres questions liées aux principes non négociables qui ont agité ce mois de Marie, nous pouvons noter :

L’idéologie transgenre imposée par Obama dans les prisons n’a plus cours aux USA

Révision des lois de bioéthique : la dignité de la personne humaine, un principe juridique fondamental

PMA : Faut-il priver les enfants de père ? Le diocèse de Paris met à disposition des fiches de formation

 

Et cette troublante question :

Alfie est-il vraiment mort de mort naturelle ? Les médicaments du doute

 

Tout n’est pas joué donc sur ces grandes questions et il est bien possible que les petits ruisseaux de par le monde fassent refluer l’océan dévastateur.

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Guernesey refuse le suicide assisté

Le parlement de Guernesey, île britannique au large de la Normandie, a rejeté par 24 voix contre 14 une proposition de loi visant à légaliser le suicide assisté, votant plutôt en faveur d’une amélioration des soins palliatifs sur l’île.

Cette proposition représente la 10ème tentative de légalisation de l’euthanasie sur le territoire britannique depuis 2003, rejetée comme toutes les autres avant elle.

Le “Care Not Killing Alliance UK” s’opposait à cette légalisation aux côtés de l’Association médicale britannique. Son directeur de campagne, Peter Saunders, se réjouit de savoir que les députés de Guernesey vont désormais se pencher sur le réel problème rencontré par les personnes en situation de handicap ou en fin de vie, à savoir l’accès équitable aux meilleurs soins de santé possibles et le financement de ceux-ci.

 

Source Institut européen de bioéthique

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Le président d’une association d’aide au suicide accusé de s’enrichir sur le dos des patients euthanasiés

Vingt ans après avoir fondé l’organisation d’aide au suicide Dignitas, son président, Ludwig A. Minelli, 85 ans, est devant le tribunal, accusé de « profit dans le commerce avec la mort ». C’est la première fois qu’un tel procès se tient en Suisse.

 

Le procureur l’accuse d’une « tactique commerciale non autorisée », et « d’avoir encaissé trop d’argent pour ses services ». Ludwig Minelli se verse un salaire annuel de 150 000 francs[soit environ 127 600 euros], et l’organisation dispose d’un capital de 1,8 millions de francs, soit neuf fois plus que son homologue Exit qui compte pourtant beaucoup plus d’adhérents. Ludwig Minelli ne trouve pas ce salaire excessif, car « tout travail mérite salaire », se défend-il.

Le procès porte spécialement sur trois cas, une allemande qui a payé son euthanasie 100 000 francs[soit environ 84 935 euros] alors qu’elle n’a réellement coûté que « quelques milliers de francs », et deux femmes, mère et fille, qui ont chacune payé 10 000 francs[soit 8 506 euros]. « Les forfaits sont trop élevés et n’ont rien à voir avec les coûts effectifs », clame le procureur.

Selon le Code pénal, l’assistance au suicide devient illégale si elle est « poussée par des motifs égoïstes », et punissable de cinq ans de prison. Il s’agit donc d’un délit poursuivi d’office. Le procureur requiert « une peine pécuniaire avec sursis de 360 jours-amende à 180 francs, soit 65 000 francs ainsi qu’une amende de 7500 francs ».

L’accusation espère que ce procès sera l’occasion de « clarifier des questions de base sur l’assistance au suicide et la hauteur admissible de ses coûts ».

Source : genethique.org

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Le Parlement Finlandais rejette l’euthanasie et s’engage pour les soins palliatifs

En Finlande, le Parlement a rejeté le projet de loi de légalisation de l’euthanasie à 128 voix pour et 60 contre. Il a retenu la proposition de la commission parlementaire des Affaires sociales et de la Santé qui « a proposé plutôt la création d’un groupe de travail national pour améliorer la législation des soins palliatifs ».

Dans ce pays, les soins palliatifs remplacent « les traitements lourds qui n’améliorent pas la santé ni même le pronostic d’un patient » et, dans une perspective de fin de vie, les médecins ne cherchent pas à prolonger inutilement la vie. Ils agissent dans la perspective de soulager la souffrance sans chercher à provoquer ni hâter la mort du patient.

Source : Genethique.org et IEB

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L’association médicale américaine confirme son opposition au suicide assisté

Les récentes pressions exercées sur l’Association Médicale Américaine n’ont pas modifié la position de son Conseil des affaires éthiques et judiciaires, toujours fermement opposé au suicide assisté.

 

Dans un récent rapport, le Conseil déclare que « sous sa forme actuelle, le Code offre des conseils pour aider les médecins et les patients à prendre des décisions mûrement réfléchies et respectueuses des options légalement disponibles de soins en fin de vie dans l’intimité d’une relation patient-médecin. Le Conseil d’éthique et de justice recommande donc que le Code d’éthique médicale ne soit pas modifié ».

 

Si le ton est serein, le rapport, qui constate des points de vue divergents, fait plusieurs observations :

  • Il soutient l’utilisation du terme de « suicide assisté par un médecin » qui décrit la pratique avec la plus grande précision et la distingue de l’euthanasie. Il récuse les termes « aide à mourir » ou « mort dans la dignité » qui peuvent aussi bien s’appliquer à l’euthanasie qu’aux soins palliatifs : comme tels, ils entretiennent « un degré d’ambiguïté inacceptable pour fournir des conseils éthiques ».
  • Il dénonce la « neutralité étudiée », considérée comme un moyen d’échapper à des « différences irréconciliables » qui, au lieu de débattre des problèmes, les ignorent. Le Conseil d’éthique et de justice note que la posture neutre a eu « des conséquences inattendues ». Elle a notamment contribué « à étouffer le débat même qu’elle prétendait encourager » ou à l’acquiescement d’une « pratique contestée ».
  • Enfin, si les défenseurs de la « mort dans la dignité » soutiennent que les affirmations selon lesquelles le suicide assisté par un médecin est difficile à gérer et met la société sur une pente glissante sont « imparfaites, inadéquates ou déformées », le Conseil d’éthique et de justice est d’avis contraire : « Les preuves actuelles de l’Europe sont une mise en garde ». Il évoque un phénomène de pente glissante, le manque de contrôle du gouvernement et l’euthanasie pour les problèmes psychologiques.

Source : Genethique.org