NLQ #Points non négociables PNN

Guernesey refuse le suicide assisté

Le parlement de Guernesey, île britannique au large de la Normandie, a rejeté par 24 voix contre 14 une proposition de loi visant à légaliser le suicide assisté, votant plutôt en faveur d’une amélioration des soins palliatifs sur l’île.

Cette proposition représente la 10ème tentative de légalisation de l’euthanasie sur le territoire britannique depuis 2003, rejetée comme toutes les autres avant elle.

Le “Care Not Killing Alliance UK” s’opposait à cette légalisation aux côtés de l’Association médicale britannique. Son directeur de campagne, Peter Saunders, se réjouit de savoir que les députés de Guernesey vont désormais se pencher sur le réel problème rencontré par les personnes en situation de handicap ou en fin de vie, à savoir l’accès équitable aux meilleurs soins de santé possibles et le financement de ceux-ci.

 

Source Institut européen de bioéthique

NLQ #Points non négociables PNN

Le président d’une association d’aide au suicide accusé de s’enrichir sur le dos des patients euthanasiés

Vingt ans après avoir fondé l’organisation d’aide au suicide Dignitas, son président, Ludwig A. Minelli, 85 ans, est devant le tribunal, accusé de « profit dans le commerce avec la mort ». C’est la première fois qu’un tel procès se tient en Suisse.

 

Le procureur l’accuse d’une « tactique commerciale non autorisée », et « d’avoir encaissé trop d’argent pour ses services ». Ludwig Minelli se verse un salaire annuel de 150 000 francs[soit environ 127 600 euros], et l’organisation dispose d’un capital de 1,8 millions de francs, soit neuf fois plus que son homologue Exit qui compte pourtant beaucoup plus d’adhérents. Ludwig Minelli ne trouve pas ce salaire excessif, car « tout travail mérite salaire », se défend-il.

Le procès porte spécialement sur trois cas, une allemande qui a payé son euthanasie 100 000 francs[soit environ 84 935 euros] alors qu’elle n’a réellement coûté que « quelques milliers de francs », et deux femmes, mère et fille, qui ont chacune payé 10 000 francs[soit 8 506 euros]. « Les forfaits sont trop élevés et n’ont rien à voir avec les coûts effectifs », clame le procureur.

Selon le Code pénal, l’assistance au suicide devient illégale si elle est « poussée par des motifs égoïstes », et punissable de cinq ans de prison. Il s’agit donc d’un délit poursuivi d’office. Le procureur requiert « une peine pécuniaire avec sursis de 360 jours-amende à 180 francs, soit 65 000 francs ainsi qu’une amende de 7500 francs ».

L’accusation espère que ce procès sera l’occasion de « clarifier des questions de base sur l’assistance au suicide et la hauteur admissible de ses coûts ».

Source : genethique.org

NLQ #Points non négociables PNN

Le Parlement Finlandais rejette l’euthanasie et s’engage pour les soins palliatifs

En Finlande, le Parlement a rejeté le projet de loi de légalisation de l’euthanasie à 128 voix pour et 60 contre. Il a retenu la proposition de la commission parlementaire des Affaires sociales et de la Santé qui « a proposé plutôt la création d’un groupe de travail national pour améliorer la législation des soins palliatifs ».

Dans ce pays, les soins palliatifs remplacent « les traitements lourds qui n’améliorent pas la santé ni même le pronostic d’un patient » et, dans une perspective de fin de vie, les médecins ne cherchent pas à prolonger inutilement la vie. Ils agissent dans la perspective de soulager la souffrance sans chercher à provoquer ni hâter la mort du patient.

Source : Genethique.org et IEB

NLQ #Points non négociables PNN

L’association médicale américaine confirme son opposition au suicide assisté

Les récentes pressions exercées sur l’Association Médicale Américaine n’ont pas modifié la position de son Conseil des affaires éthiques et judiciaires, toujours fermement opposé au suicide assisté.

 

Dans un récent rapport, le Conseil déclare que « sous sa forme actuelle, le Code offre des conseils pour aider les médecins et les patients à prendre des décisions mûrement réfléchies et respectueuses des options légalement disponibles de soins en fin de vie dans l’intimité d’une relation patient-médecin. Le Conseil d’éthique et de justice recommande donc que le Code d’éthique médicale ne soit pas modifié ».

 

Si le ton est serein, le rapport, qui constate des points de vue divergents, fait plusieurs observations :

  • Il soutient l’utilisation du terme de « suicide assisté par un médecin » qui décrit la pratique avec la plus grande précision et la distingue de l’euthanasie. Il récuse les termes « aide à mourir » ou « mort dans la dignité » qui peuvent aussi bien s’appliquer à l’euthanasie qu’aux soins palliatifs : comme tels, ils entretiennent « un degré d’ambiguïté inacceptable pour fournir des conseils éthiques ».
  • Il dénonce la « neutralité étudiée », considérée comme un moyen d’échapper à des « différences irréconciliables » qui, au lieu de débattre des problèmes, les ignorent. Le Conseil d’éthique et de justice note que la posture neutre a eu « des conséquences inattendues ». Elle a notamment contribué « à étouffer le débat même qu’elle prétendait encourager » ou à l’acquiescement d’une « pratique contestée ».
  • Enfin, si les défenseurs de la « mort dans la dignité » soutiennent que les affirmations selon lesquelles le suicide assisté par un médecin est difficile à gérer et met la société sur une pente glissante sont « imparfaites, inadéquates ou déformées », le Conseil d’éthique et de justice est d’avis contraire : « Les preuves actuelles de l’Europe sont une mise en garde ». Il évoque un phénomène de pente glissante, le manque de contrôle du gouvernement et l’euthanasie pour les problèmes psychologiques.

Source : Genethique.org

Brèves

Pays-Bas : le nombre d’euthanasies a augmenté de 67 % en cinq ans

4 188 euthanasies ont été réalisées aux Pays-Bas en 2012. En 2017 il y en a eu plus de 7 000. C’est une étude, publiée dans le British Medical Journal, qui annonce ces chiffres.

 

Steven Pleiter, « militant de l’euthanasie », est le directeur de la Levenseindekliniek, une clinique qui ne réalise que des euthanasies, notamment pour les personnes qui ont déjà essuyé un refus ailleurs. Il estime que cette forte augmentation est liée à « la fin du ‘tabou’ pour tuer des patients qui veulent mourir ».

Si sa clinique a euthanasié 32 patients en 2012, il prévoit d’en euthanasier environ 720 d’ici la fin de l’année, et pour cela il recrute des médecins et des infirmières, à grand renfort de publicité, à la télévision, à la radio et dans les revues médicales, afin de passer de 57 médecins à plus de 100, car explique-t-il, «  Je m’attends à beaucoup plus de croissance dans les années à venir »

Source : Genethique.org

Europe non francophone #NLQ

Suisse – Les évêques inquiets de l’évolution du suicide assisté

n Suisse, la législation autorise le suicide assisté « sans mobile égoïste ». Celui-ci ne peut être effectué dans l’enceinte de l’hôpital, seulement sous le contrôle de proches ou d’association qui militent pour « un droit à mourir ». La récente révision des directives sur « la prise en charge des patients en fin de vie » cristallise les inquiétudes des évêques catholiques du pays.

À la différence de l’euthanasie qui consiste à donner délibérément la mort, le suicide assisté autorise un médecin à fournir au malade une substance mortelle qu’il va prendre lui-même pour mettre fin à ses jours. Cette pratique légale en Suisse a récemment été révisée par l’Académie suisse des sciences médicales (ASSN).

La finalité médicale du suicide assisté en débat

Dans un nouveau document, l’ASSN stipule que chaque soignant pourrait désormais décider, lui-même, si le suicide assisté « intègre des objectifs médicaux ou non ». Jusqu’alors, les directives affirmaient clairement que l’assistance au suicide ne faisait pas partie de l’activité médicale, car « elle était contraire aux buts de la médecine ».

Ce revirement a suscité la réaction immédiate de la conférence épiscopale suisse (CES) le 23 février, d’autant que la commission de bioéthique de cette dernière avait pris part aux consultations publiques desdites nouvelles directives intitulées, « Attitude face à la fin de vie et à la mort ».

Relativisme, autodétermination, subjectivité

Pour la CES, ce nouveau document « renonce à toute objectivité des finalités de la médecine pour les remplacer par un relativisme, qui met unilatéralement l’accent sur l’autodétermination des patients et l’opinion subjective des soignants ».

Les évêques pointent aussi le caractère inédit de cette évolution enclenchée par l’académie suisse : « Pour la première fois dans l’histoire de l’ASSM, ces directives renoncent à toute objectivité en éthique, à l’encontre d’une tradition séculaire, porteuse d’avenir, de nuances et d’équilibre ».

Jusqu’à présent, l’ASSM parvenait à maintenir une certaine tension entre la finalité de la médecine, et la pratique de certains médecins, enclines au suicide assisté, a souligné l’épiscopat, réclamant la conservation de la formulation usuelle, « conforme au sens de la médecine et aux exigences éthiques universelles ».

La situation dans l’Hexagone

Seuls deux pays dans le monde autorisent le suicide assisté aujourd’hui : la Suisse et l’état de l’Oregon aux Etats-Unis.

L’accompagnement des patients en fin de vie est aussi l’un des thèmes soumis à consultationdans le cadre des États généraux de la bioéthique 2018 en France. Dans l’Hexagone, le suicide assisté et l’euthanasie demeurent des pratiques illégales. La dernière loi en vigueur, la loi Claeys-Leonetti, entrée en application en 2016, précise qu’en cas « d’affection grave et contraignante », un médecin ne peut plus s’opposer au souhait d’un patient d’une sédation jusqu’à la mort.

Source Vatican News

Afrique non francophone #NLQ

Les médecins africains rejettent euthanasie et suicide assisté

Les représentants des pays-membres africains de l’AMM se sont retrouvés les 2 et 3 février derniers au Nigeria, pour la réunion de la « Région Afrique  » de l’Association sur les questions de fin de vie. Le Professeur Mike Ogirima, Président de l’Association médicale du Nigéria (NMA), a appelé à un renforcement des soins palliatifs en Afrique, afin de permettre aux médecins d’ « apaiser les souffrances physiques, psychologiques, sociales, spirituelles et émotionnelles » des patients en phase terminale.

Seuls quelques pays en Afrique bénéficient en effet de lois et de recommandations médicales en matière de soins palliatifs pour l’instant.

Il s’est également fait la voix des médecins de la Région d’Afrique, pour condamner l’euthanasie et le suicide assisté. Il décrit ces pratiques comme contraires aux lois nationales des pays d’Afrique, à l’éthique de l’AMM et au serment d’Hippocrate, qui fait promettre à tout médecin « de ne pas user de ses connaissances médicales pour violer les droits et libertés de l’homme, même sous la menace », ajoute-t-il.

Otmar Kloiber, Secrétaire-Général de l’AMM a plaidé quant à lui pour que les gouvernements concernés libèrent les ressources nécessaires à la mise en place de soins palliatifs décents, reconnaissant le manque de fonds comme principal obstacle. Il a également proposé la création d’une « couverture soins de santé » à portée mondiale, afin d’assurer à tous, notamment en Afrique, une assurance de soins palliatifs de bonne qualité.

Pour rappel, cette réunion fait suite à la réunion régionale européenne de l’AMM à Rome les 16 et 17 novembre 2017. A cette réunion-là, les médecins représentants des Pays-Bas et du Canada, avaient plaidé pour que l’AMM revoie sa position sur l’euthanasie et le suicide assisté, afin de les considérer comme des actes éthiquement neutres, et ne s’opposant pas aux soins palliatifs.

Source Institut Européen de bioéthique

NLQ #Points non négociables PNN

Etats-Unis – 15 Etats rejettent la légalisation du suicide assisté

Si la Cour Suprême des Etats Unis l’autorise, 15 états ont rejeté des propositions de loi visant à autoriser « un médecin à assister un patient dans son suicide » : l’Alaska, l’Arizona, le Connecticut, le Kansas, le Maine, le Maryland, le Mississipi, le Missouri, le Nouveau-Mexique, le Tennessee, l’Utah et le Wyoming.

Dans d’autres Etats, comme le Dakota du Sud, le sujet est encore très débattu : bien que le Sénat se soit opposé à la légalisation du suicide assisté le 8 février 2017, un référendum sera ouvert en novembre 2018, à condition que le Secrétaire d’Etat ait reçu 14.000 signatures valides en faveur de sa législation.

Le Sénat du Dakota du Sud a justifié sa position par l’affirmation de la dignité humaine et de son respect absolu, surtout envers les populations vulnérabilisées. Les parlementaires s’inquiètent de l’impact d’une telle mesure sur la relation patient-médecin et réaffirme le rôle du médecin comme soignant et accompagnateur. Il encourage « à placer tous les efforts de l’Etat » dans le développement des moyens nécessaires au diagnostic, suivi et accompagnement palliatif des personnes atteintes de maladie mentale.

 

Source Généthique.org

Brèves

En Suisse un octogénaire se suicide ne pouvant avoir accès à l’aide à mourir

L’octogénaire qui avait requis l’aide d’Exit pour se suicider « a finalement mis fin seul à ses jours ». Ses frères avaient saisi la justice pour bloquer l’action d’Exit, estimant que leur frère étant en « parfaite santé », il n’était « pas acceptable qu’Exit prenne des pouvoirs si considérables » (cf. Genève : deux frères attaquent Exit en justice). Le Tribunal civil de Genève devait rendre sa décision fin janvier (cf. En Suisse, des frères attaquent Exit en justice : verdict fin janvier).

L’association Exit regrette que « la lenteur de la justice, qui a tenté la dissuasion par une procédure ralentie à dessein, l’a poussé à mettre fin à ses jours dans la solitude ». Mais l’avocat des deux frères rappelle qu’ils ont porté plainte « contre Exit pour omission de prêter secours (…). L’association ne propose pas de traitement alternatif à la mort. Elle aurait pu proposer par exemple à l’octogénaire une aide psychologique ou une hospitalisation ». En outre, la procédure « portait uniquement sur l’assouplissement des critères d’assistance au suicide qui avait été décidé par Exit en 2014 », qui propose désormais le suicide assisté « aux personnes atteintes de polypathologies invalidantes liées à l’âge », qui ne sont pas en fin de vie.

Note Gènéthique : Hausse du nombre de suicides assistés en Suisse : “Le véritable danger serait d’installer une culture allant dans ce sens”

Source

Points non négociables PNN

Les Pays-Bas envisagent d’autoriser l’aide au suicide assisté

Les Pays-Bas envisagent d’autoriser l’aide au suicide pour les personnes âgées qui ont le sentiment d’avoir « accompli » leur vie, même si elles sont en parfaite santé.

Les ministres de la santé et de la justice ont adressé une lettre en ce sens au Parlementdans laquelle ils expriment que « les personnes qui pensent, après avoir mûrement réfléchi, avoir achevé leur vie, doivent, sous de strictes conditions et selon des critères très précis, être autorisées à finir leur vie d’une manière qui leur semble digne  ». Les personnes concernées « ne voient plus de possibilité pour donner un sens à leur vie, vivent mal leur perte d’indépendance, ont un sentiment de solitude », assure le gouvernement.

Ce futur texte, qui n’est pas encore finalisé, ne concernerait que les personnes âgées, mais le gouvernement n’a pas évoqué d’âge spécifique. Un « assistant à la mort », une personne avec une éducation médicale et des formations spécifiques, devra autoriser la procédure après avoir exclu qu’un traitement puisse effacer ce « souhait de mort ». Le processus sera examiné après le décès par une commission spécialisée.

Plusieurs partis de l’opposition ont critiqué le projet, craignant qu’un éventuel texte conduise à « une pression sur les autres personnes âgées qui vont se sentir de trop dans la communauté ». Certains Néerlandais éprouvent la même inquiétude évoquant « les personnes fragiles, solitaires, désespérées ».

Les Pays-Bas ont légalisé l’euthanasie en 2002. Les dispositions mises en place sont régulièrement sujettes à interprétations et génèrent des polémiques, en particulier concernant l’euthanasie des personnes souffrant de maladies mentales ou de démence, et celle des enfants à partir de 12 ans.

Depuis que l’euthanasie est légalisée, leur nombre ne cesse d’augmenter : en 2015, les Pays-Bas ont enregistré 5.516 cas d’euthanasies, soit 3,9 % des décès dans le pays, contre 3.136 cas cinq ans plus tôt. Parmi ces personnes, plus de 70 % souffraient de cancer et 2,9 % de maladies psychiatriques ou de démence.

Source