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Session Halte Réconfort Deuil : “Trouver réconfort et consolation suite au suicide d’un proche” – du 27 au 29 mars 2019 au Sanctuaire Notre-Dame de Montligeon (61)

“Trouver réconfort et consolation suite au suicide d’un proche”, tel sera le thème proposé pour la prochaine session Halte Réconfort Deuil qui aura lieu du 27 au 29 mars 2019 au Sanctuaire Notre-Dame de Montligeon.

Programme de la session :

Mercredi 27 mars

19h15 – Accueil puis dîner
20h30 – Complies

Jeudi 28 mars

07h30 – Laudes (facultatif)
08h00 – Petit-déjeuner
09h30 – Enseignement : Les étapes du deuil
10h30 – Temps libre / Possibilité de rencontrer un prêtre
11h30 – Messe
12h30 – Déjeuner
14h00 – Temps libre
15h30 – Enseignement : L’espérance chrétienne face au suicide
16h30 – Temps libre / Possibilité de rencontrer un prêtre / Permanence de confessions
17h15 – Chapelet
17h45 – Vêpres
18h15 – Enseignement : Le pardon
19h30 – Dîner
20h30 – Veillée de prière

Vendredi 29 mars

07h30 – Laudes (facultatif)
08h00 – Petit-déjeuner
09h30 – Enseignement : Pourquoi et comment prier pour nos défunts ?
10h30 – Temps libre / Possibilité de rencontrer un prêtre
11h30 – Messe
12h30 – Déjeuner
14h00 – Chemin de lumière médité
16h30 – Temps libre / Possibilité de rencontrer un prêtre / Permanence de confessions
17h15 – Chapelet
17h45 – Vêpres

Articles #NLQ #Tribunes et entretiens

Deux minutes pour vous #37 – Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine – “L’Église est-elle guidée par l’Esprit-Saint ?”

Nous vous avions annoncé le lancement d’une série de vidéos régulières où le père Michel-Marie Zanotti-Sorkine répond à vos questions sous un format très court :

L’Église est-elle guidée par l’Esprit-Saint ?

Version Audio seule

C’est avec beaucoup de bonheur que le Père Michel-Marie répond désormais à vos questions les plus concrètes. C’est toujours une vraie joie de l’entendre traiter, à sa façon et dans sa lumière, les sujets les plus divers. Bonne écoute ! N’oubliez pas de faire suivre à tous vos amis ces petites vidéos qui peuvent faire tant de bien… et de prier pour le Père Michel-Marie dont le ministère est très prenant.

 

A noter : le Père Michel-Marie sera en concert à Paris le 19 janvier 2019.

Articles #NLQ #Tribunes et entretiens

Deux minutes pour vous #34 – Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine – “Que deviennent les âmes qui ont commis des actes terribles, par exemple, des génocides, des éradications de populations, des meurtres ?”

Nous vous avions annoncé le lancement d’une série de vidéos régulières où le père Michel-Marie Zanotti-Sorkine répond à vos questions sous un format très court :

Que deviennent les âmes qui ont commis des actes terribles, par exemple, des génocides, des éradications de populations, des meurtres ?

Version Audio seule

C’est avec beaucoup de bonheur que le Père Michel-Marie répond désormais à vos questions les plus concrètes. C’est toujours une vraie joie de l’entendre traiter, à sa façon et dans sa lumière, les sujets les plus divers. Bonne écoute ! N’oubliez pas de faire suivre à tous vos amis ces petites vidéos qui peuvent faire tant de bien… et de prier pour le Père Michel-Marie dont le ministère est très prenant.

 

A noter : le Père Michel-Marie sera en concert à Paris le 19 janvier 2019.

Articles #NLQ #Tribunes et entretiens

Deux minutes pour vous #30 – Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine – “Si on est atteint d’une maladie dont on sait la fin douloureuse et que l’on envisage alors le suicide assisté, en somme l’euthanasie, doit-on confesser cela ?”

Nous vous avions annoncé le lancement d’une série de vidéos régulières où le père Michel-Marie Zanotti-Sorkine répond à vos questions sous un format très court :

Si on est atteint d’une maladie dont on sait la fin douloureuse et que l’on envisage alors le suicide assisté, en somme l’euthanasie, doit-on confesser cela ?

Version Audio seule

C’est avec beaucoup de bonheur que le Père Michel-Marie répond désormais à vos questions les plus concrètes. C’est toujours une vraie joie de l’entendre traiter, à sa façon et dans sa lumière, les sujets les plus divers. Bonne écoute ! N’oubliez pas de faire suivre à tous vos amis ces petites vidéos qui peuvent faire tant de bien… et de prier pour le Père Michel-Marie dont le ministère est très prenant.

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Spectacle musical “Dans la nuit la lumière brille” le 13 octobre 2018 à Dinard (35)

Spectacle réalisé et présenté par le groupe de jeunes Mission sur le thème du suicide. 15 chansons et danse.

Dinard, Auditorium Stephan Bouttet, 6 rue Sadi Carnot, 20h

Entrée : 10€ (12 ans et plus) – Gratuit (moins de 12 ans) – 3 places achetées = 1 place offerte.

Contact : contact@mission-officiel.com

https://www.mission-officiel.com/actualites/premiere-de-notre-nouveau-spectacle.php

Doctrine / Formation #NLH

De la voie sans issue du suicide

Le suicide est toujours un traumatisme pour ceux qui restent. Outre le choc, la tristesse, bien souvent une culpabilité collective prend l’unisson du « comment n’avons-nous rien vu venir ? » Il faut dire que pour les personnes qui ne sont pas concernées, le suicide est tout autant un tabou qu’une énigme. Car cet acte, qui n’est autre que l’ultime d’une série aux allures très diverses, obéit à une logique propre bien loin de toute irrationalité, comme le pensent trop hâtivement bien des gens. Après la mort d’un proche, nous repassons en boucle les derniers moments, nous cherchons, parfois avec désespoir, ces infimes détails que « nous aurions dû voir ». Mais ceux qui restent mènent une investigation à l’aune de leur propre rationalité. Ils tentent de combler un scénario par des éléments logiques ou au contraire par des ruptures irrationnelles qui seules sembleraient pouvoir expliquer l’inexplicable. Comme si, tout à coup, la folie devenait la plus rationnelle des solutions.

Mais c’est une erreur que de voir le suicide comme une succession de ruptures irrationnelles où la raison aurait totalement failli, engloutie par la souffrance ou le désespoir. D’une part la souffrance prenant une multitude de forme, les mécanismes de survie en face de cette douleur sont innombrables. D’autre part, la souffrance n’est pas systématiquement la cause du suicide. L’absence de souffrance, une sorte d’atonie émotionnelle peut tout aussi bien en être la source. Enfin, le désespoir n’épuise pas, à lui seul, toutes les causes du suicide. Encore faut-il nous entendre sur les notions de souffrance et de désespoir.

La souffrance est la conséquence d’un manque. Que ce manque soit réel ou imaginaire, il est ce que ressent celui qui souffre et, même irréel, il devient une réalité agissante. Ces manques peuvent être eux-mêmes très diversement qualifiés selon que le manque ressenti porte sur une chose bonne ou mauvaise. Le manque d’amour (réel ou ressenti) porte sur une chose bonne et nécessaire à l’Homme. Le manque de drogue porte sur une chose mauvaise et néfaste à l’Homme. L’attitude face à ces deux formes de manque et donc de souffrance, est radicalement différente. Si pour la seconde, le manque constitue un mal temporaire, mais nécessaire, celui du sevrage, pour la première, il s’agit d’un vide existentiel et structurel chez l’homme. Vide qui doit être comblé. Il n’y a aucun palliatif possible à ces manques essentiels. L’être humain ne supporte pas de souffrir et en même temps ce vide essentiel est sa condition même de survie puisqu’il le met en quête. Celui qui est repu ne bouge pas, au même titre que celui dont la quête s’est arrêtée.

Le désespoir est la conséquence de la non résolution de la souffrance. Cette dernière s’est peu à peu muée en tristesse. Or la tristesse est comme un arrêt sur image. Pleurer continue de donner une existence à la chose ou à la personne qui nous manque. C’est un attachement à un objet ou une personne rendu hors de portée, autant dire irréel. La tristesse nous fait vivre avec l’image de la réalité que nous avons perdue ou jamais atteinte. Cette tristesse irrésolue, par une incapacité (due à de multiples paramètres) s’achève dans le désespoir, lequel tarit le désir de quête ou le rejette en refusant tout autre objet ou personne de joie. Encore une fois, la tristesse est un arrêt de la vie sur un mouvement du temps qui, lui, se poursuit inexorablement.

Ce passage au désespoir, c’est-à-dire à l’irrésolution de la souffrance, peut être foudroyant ou bien une lente « descente aux enfers ». Tout dépend de la personnalité, de sa capacité de résilience et du contexte. La passion amoureuse, si proche du désespoir amoureux, peut conduire à des suicides éclairs. Mais aussi l’honneur bafoué, tellement lié à l’orgueil incontrôlé. Dans le suicide il y a, en effet, une part importante de l’image de soi. L’impossibilité de vivre avec une infamie, la certitude d’une culpabilité ou encore la conviction que nous ne pourrons « jamais nous en sortir parce que trop faibles » n’en sont que de petites illustrations. L’impression que « tout est accompli » peut également jouer dans le cas de l’affadissement de la quête existentielle, ce sentiment d’inutilité que par exemple nous retrouvons chez les personnes âgées(mais pas uniquement).

Quelle que soit la forme et la rapidité du mécanisme, le suicide n’est pas que l’acte ultime. Il est un processus logique qui s’achève par la mort ou sa tentative. Parfois du reste, la tentative de suicide n’est voulue que pour elle-même. C’est le cas de l’appel au secours. C’est une manière de dire que si personne ne trouve de solution à la souffrance, il ne restera plus d’autre alternative. Pour autant, le désir suicidaire n’est pas là, au contraire du désespoir qui lui est très présent, sans être ultime, puisque la démarche croit encore en une aide possible, fut-elle « miraculeuse ». Dans ce cas tout est fait pour que le suicide soit manqué et « spectaculaire », c’est-à-dire visible de personnes précises dont il est espéré une aide. Rien de plus rationnel que ce calcul par lequel on simule à l’extrême la mort. Ne parlons pas pour autant de manipulation. Laissons le cas aux personnes effectivement atteintes d’un tel syndrome. Il ne s’agit là que d’une manière d’appeler au secours. Bien souvent, c’est la seule dont, pour x raisons, la personne concernée se soit sentie capable.

Car il faut bien voir que le suicide est une voie sans issues dont l’issue est précisément le suicide. Il ne s’agit pas d’une route qui n’aboutirait nulle part, non, il s’agit d’une route de laquelle ne partirait aucune autre et sur laquelle aucun chemin ne déboucherait. Une route gardée à gauche et à droite de hauts murs. Si petits soient-il, ces murs ont été de toute façon infranchissables pour une infinité de raisons possibles. A un moment donné, s’étant trop avancé sur le chemin, il devient impossible de revenir en arrière, soit par fatigue, lassitude ou peur, soit parce que de nouveaux murs se sont, entre temps, élevés, bouchant l’arrière. Il n’est alors que deux possibilités, s’arrêter net sur le chemin, se poser ou s’effondrer et attendre comme un mort vivant, gavé de médicaments parfois, fuyant dans mille dérivatifs d’autres fois ; ou aller au bout du chemin, passer de l’autre côté. A ce moment-là la course suicide est achevée.

Voie-sans-issue stop

Avant d’être l’acte irréparable du désespoir, le suicide est l’inéluctable. Pour celui qui se suicide, il est l’absence de choix, il est « tout ce qu’il pouvait faire ». Encore une fois, que le processus soit instantané ou progressif et étalé dans le temps, il apparait pour celui qui se suicide le bout d’un chemin de portes désormais fermées.

Le suicide, lié au désespoir et à la tristesse, quelle qu’en soit la cause (dépit amoureux, perte d’un être cher, perte de l’estime de soi, de sa confiance en l’avenir…) s’il n’est pas un acte impulsif face à ces portes closes, est un acte prémédité qui répond lui-même à des scénarii très divers, en lien avec sa cause originelle. Le suicide prémédité répond toujours à une mise en scène dans laquelle celui qui va tenter de suicider est à la fois le script, le metteur en scène, le costumier, le décorateur et bien souvent l’unique acteur. Parfois même, il ne cherche pas de public, au point que le scenario comprend la disparition du corps. Au contraire, un suicidé peut vouloir laisser un ultime message, à l’occasion une vengeance, pour faire payer l’auteur de sa souffrance. Selon les circonstances, il aura besoin d’une tierce personne, comme le chauffeur d’une voiture, le conducteur d’un train sous lequel il se jettera. Ce qui est certain c’est que, bref ou long, ce script, impulsif ou recherché, il se l’est maintes et maintes fois repassé, c’est même ce qui le fait « tenir » au point de reprendre des couleurs de vie. Il a un but désormais et il y trouve une certaine paix, voire une joie. Il pourra ou non, dans une lettre ou dans sa mise en scène, livrer le pourquoi de son geste et c’est là que, pour les spectateurs de la dernière scène, les liens logiques manquent parce qu’entre la cause première qui a tout enclenché et le bout du chemin, les portes closent n’apparaissent que rarement. Et ce parce que bien souvent celui qui s’est suicidé n’a pas vu ces portes tant il était happé, comme hypnotisé par les murs et la voie sans issues. Il était captivé par « l’inéluctable », comme celui qui a le vertige est fasciné par l’appel du vide.

Il est toutefois une forme de suicide prémédité bien plus froid que celui du désespoir de la tristesse. Celui qui, sans être entré dans cette spirale douloureuse, émotionnelle violente, n’attend plus rien de la vie, celui qui a cessé la quête. Il est, pour lui-même, mort depuis longtemps et lorsqu’il en prend conscience, l’issue du chemin n’est pas seulement une évidence, elle est logique. Plus lourd à porter, elle est cohérente. Quelle qu’ait été le déclencheur ou le faisceau d’événements déclencheurs de cette atonie, la personne se trouve privée d’émotion. Elle ne ressent plus rien de la souffrance sans doute après s’être barricadée derrière une lourde carapace, laquelle, et c’est le revers dramatique, ne laisse plus non plus passer la joie. Cette absence de ressenti a peu à peu coupé du monde le sujet qui vit mécaniquement sans vivre. Il est bel et bien un mort vivant.

A terme la carapace peut devenir lourde et asphyxiante. C’est ce qui peut advenir de mieux, car une implosion pourrait faire voler en éclat l’armure. Mais elle peut au contraire annihiler la dynamique de quête et avoir tellement coupé du monde la personne sous sa carapace qu’elle a l’impression de ne plus vivre que dans un rêve et de ne plus servir à rien. Alors le sentiment d’inutilité couplé à la perte du goût de vivre aseptisé par la cotte de mailles deviennent « cohérents » avec l’issue du chemin. Puisqu’il n’existe plus, alors que les faits rejoignent la réalité. Se met ainsi en route un meurtre avec préméditation, le sien. Savamment, sciemment, il a le temps puisqu’il est déjà mort et qu’il ne ressent rien (croit-il), il va organiser plus que sa mort, sa disparition. Il ne s’agit pas tant de se libérer d’une souffrance que se rayer de la carte. Il n’existe pas, sa mort doit donc passer inaperçue. Pas de mise en scène pour un public qui le découvrirait, au contraire, il faut faire disparaitre toute trace de vie. Il va « régler ses affaires » et devenir invisible. Si au travail de nouvelles obligations lui incombent, il trouvera le moyen de les faire en duo et de se désengager. Si des personnes dépendent de lui, il s’arrangera pour qu’elles soient autonomes. Il est cohérent que sa disparition n’ait aucune influence matérielle. Il se fera de plus en plus rare pour détacher ses proches de l’habitude de sa présence et puis un jour, toutes portes étant closes, on n’entendra plus parler de lui, jusqu’à ce qu’on finisse par « se rappeler » de lui et le chercher, au-delà de la voie sans issues.

Dans les derniers temps, tous ceux qui s’apprêtent à se suicider ont un regain de dynamisme et même de paix, parce qu’ils ont un but dans lequel ils croient. C’est leur espérance et cette animation ultime peut parfois leur redonner gout à la vie. Mais ne pas aller au bout du chemin revient pour eux à retomber dans le gouffre.

Le drame du suicide est d’être une voie solitaire où les œillères sont l’arme véritable. L’Homme a besoin d’une quête pour vivre et survivre. Il a besoin d’être attiré par un but, il a besoin d’aimer tout autant l’objet de sa quête que la quête elle-même. L’endurance, la résistance à l’épreuve sont capitales, mais elles sont souvent proportionnées au désir que l’on met dans l’objet de sa quête. Regardez combien un homme à terre et amorphe, terrassé par la douleur, peut trouver d’énergie pour aller au bout de cette voie sans issues.

Au fond le problème du suicide est un défaut d’amour. Manque d’amour pour avancer ou perte de l’amour détruit et non remplacé. S’il est vrai que par amour on peut déplacer des montagnes et que par haine on peut les détruire (la haine n’étant qu’un amour inversé), il est tout aussi vrai que sans l’amour, l’être humain est un mort vivant, incapable de se mouvoir et condamné à une voie sans issues. L’issue véritable d’un suicide se trouve dans l’amour. Réconforter, donner des forces, certes, mais l’Homme vit par amour et pour l’amour.
En effet, quand se profile la mort, quand le désir d’en finir avec les tourments de la vie devient si vif que rien ne semble pouvoir le faire taire, un argument est alors renvoyé comme une culpabilité de plus à celui qui veut en finir : « vis pour les autres ! Peu importe ta souffrance mais ne nous fais pas souffrir ! Vis, c’est-à-dire souffre, comme ça nous, nous ne souffrirons pas de ta disparition ! »
Et du fond de son corridor de la mort, l’interpelé de répondre : « Vous, les autres qui refusez de souffrir, comment pouvez-vous nous supplier de souffrir pour vous ? Vous-même qui me faites souffrir au point d’aimer la mort plus que la vie, comment espérez-vous que j’accepte, pour votre bonheur qui se construit sans moi, de m’imposer le supplice de vivre une vie qui de toute façon est une mort.
Redonnez-moi la joie de vivre et l’amour de la vie ! Mais ne m’imposez pas de vivre l’enfer pour votre paix. C’est inique et injuste ! On ne peut forcer à vivre un mort vivant pour sa propre paix ! Si vous voulez que nous que la vie rejette, soyons votre joie, prêtez nous alors ces chausses qui nous permettront de gravir cette montagne de douleur, au lieu de nous engluer dans cette vallée de larmes. »

Redonner envie de vivre, redonner quelque chose, quelqu’un à aimer est l’unique issue avant qu’il ne soit trop tardIl ne suffit pas d’être aimé. Il faut aussi avoir à aimer pour vivre.

Source : CYRANO.NET

Brèves #NLH

Le dernier avis du CCNE dénonce la “ghettoïsation” des personnes âgées et forme des propositions

« Comment rendre la société davantage inclusive vis-à-vis de ses citoyen(ne)s les plus âgé(e)s ? ». Cette question est au cœur de l’avis n°128 du 15 février publié hier par le CCNE[1] pour qui le vieillissement est un enjeu « sociale, médicale, économique », mais « également éthique ».Concentration, institutionnalisation forcée, ségrégation, le CCNE parle même de « ghettoïsation »des personnes âgées et estime que leur situation « par bien des aspects une forme de de négation du vivre ensemble ». Un constat rude qui « implique de redéfinir la protection sociale, d’engager de nouvelles formes de solidarité et de mettre en place de nouvelles formes d’accompagnement ».

 

Respecter le choix des personnes âgées de finir leur vie chez elles et, plus globalement, faire en sorte que la « démocratie sanitaire qui entend garantir à tous une égalité d’accès à la santé, entendue comme ‘un état de bien-être physique, mental et social’ ne concerne pas une partie de la population », impliquent de réfléchir à « de nouvelles formes de solidarités », de renforcer les politiques d’accompagnement. Plus largement, le CCNE souligne que cette prise en compte des personnes âgées doit conduire « une refondation du système de santé, de la médecine et la formation des acteurs de la santé et du social » et plaide pour « une véritable rupture ». Pour Cynthia Fleury, co-rapporteur du rapport, l’approche actuelle est uniquement « déficitaire et non capacitaire de la vieillesse. L’autonomie, le fait de décider, doit pouvoir s’articuler avec la vulnérabilité »[2]. C’est la façon dont elle appréhende le grand âge que la société doit transformer.

 

Le CCNE propose un certain nombre de mesures pour lutter contre « le sentiment d’indignité despersonnes âgées » , leur « sentiment d’être de trop, de ne servir à rien » que dénonce le professeur Régis Aubry[3], co-rapporteur du rapport. Il ajoute : « C’est quelque chose qui devrait nous heurter. Il existe également une forme de ségrégation dans l’accès aux soins des personnes âgées : les examens médicaux sont plus sommaires, on n’écoute pas les réponses aux questions… Tout cela finit par isoler et exclure ».
Parmi ces mesures, des politiques pour favoriser des alternatives aux EPHAD, voire « penser l’EPHAD hors l’EPHAD », par exemple en favorisant « l’intégration d’EPHAD dans les constructions nouvelles à usage d’habitation », le développement de l’habitat intergénérationnel ou d’ « habitation autogérées ». Le CCNE préconise « la création d’un cinquième risque de la sécurité sociale pour la dépendance » pour faire face aux coûts de la fin de vie, mais aussi de faire évoluer le droit social et « en particulier le droit du travail pour permettre à un proche d’accompagner une personne dépendante ». Pour les aidants, il suggère la mise en place d’un plan sous forme de « maisons de répits » ou de « balluchonnage », selon la formule mise en place au Québec qui permet à un professionnel de suppléer quelques temps.

 

Si ces mesures étaient mises en œuvre, il y a fort à parier qu’elles modifieraient largement les demandes de fin de vie, tant en termes de suicides : dans les établissements pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), « 40 % des résidents présentent un syndrome dépressif (sous diagnostiqué et sous-traité) ; 11 % ont des idées de suicide »[4], que concernant des demandes d’euthanasies.

NLQ #Tribunes et entretiens

2 minutes pour vous #3 – Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine – Que penser du suicide et que deviennent ceux qui ont mis fin à leurs jours ?

Nous vous avions annoncé le lancement d’une série de vidéos régulières où le père Michel-Marie Zanotti-Sorkine répond à vos questions sous un format très court :

Que penser du suicide et que deviennent ceux qui ont mis fin à leurs jours ?

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C’est avec beaucoup de bonheur que le Père Michel-Marie répond désormais à vos questions les plus concrètes. C’est toujours une vraie joie de l’entendre traiter, à sa façon et dans sa lumière, les sujets les plus divers. Bonne écoute ! N’oubliez pas de faire suivre à tous vos amis ces petites vidéos qui peuvent faire tant de bien… et de prier pour le Père Michel-Marie dont le ministère est très prenant.

Brèves

La contraception hormonale augmente le risque de suicide

Une étude scientifique mise en ligne le 17 novembre par l’American Journal of Psychiatry a clairement établi le lien entre l’utilisation de contraceptifs hormonaux et de suicides tentés ou réussis, à la suite d’une étude longitudinale effectuée au Danemark sur des femmes qui n’avaient pas d’antécédents psychiatriques connus. Mais gageons que ce n’est pas dans la grande presse que l’on trouvera des alertes sur le risque suicidaire associé à la contraception.

 

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A la une #NLQ #Points non négociables PNN

Une étude fait le lien entre contraception hormonale et augmentation du risque de suicide

Une équipe de chercheurs danois étudie les effets secondaires psychologiques de la contraception hormonale. Après avoir montré l’année dernière le risque accru de dépression[1] qu’entrainent ces produits, ils viennent de démontrer que les femmes sous contraceptifs hormonaux (pilules, patch, stérilet, anneau vaginal) ont trois fois plus de risque de suicide que celles qui n’en ont jamais pris.

Leurs résultats, publiés dans l’American Journal of Psychiatry, s’appuient sur une étude mentionnant le suivi de toutes les femmes danoises (ordonnances, décès, cause des décès) au-delà de 15 ans entre 1996 et 2013, et comparant celles sous contraceptifs hormonal et celles sans.

Parmi les femmes qui utilisaient des contraceptifs hormonaux couramment ou depuis peu, le risque de tentative de suicide était presque le double de celui des femmes qui n’avaient jamais utilisé de contraceptifs. Le risque était triple pour le suicide. Le patch était lié au risque le plus élevé de tentatives de suicide, suivi par le stérilet, l’anneau vaginal et ensuite les pilules. Le risque était maximal dans les deux premiers mois suivant la première prise de contraceptif hormonal. Toutefois même après un an, le risque demeure plus élevé : au moins deux fois supérieur après un an et 30 % de plus après sept ans. Les résultats sont restés stables, même après avoir adapté d’autres facteurs pouvant influer sur le risque de suicide.

Si les chercheurs reconnaissent que le risque absolu de suicide demeure faible et ne découragera sans doute pas l’utilisation de contraceptifs hormonaux, ils estiment que leurs résultats devraient inciter les médecins à plus de prudence dans leurs prescriptions.

[1] Risque augmenté de 70 % par rapport aux femmes non utilisatrice de contraception hormonale (dans cette catégorie se trouvent aussi les femmes qui ont arrêté de prendre une contraception hormonale).

 

Source Généthique.org