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Suisse : des médecins refusent l’élargissement des conditions du suicide assisté

La Fédération des Médecins Suisses (FMH – Foederatio Medicorum Helveticorum) est appelée à se prononcer le 25 octobre prochain sur l’assouplissement des conditions du suicide assisté. L’Académie Suisse des Sciences Médicales (ASSM) vient en effet de rédiger de nouvelles directives : il n’y aurait plus besoin d’être en phase terminale d’une maladie mortelle à court terme, mais seulement de faire preuve de « souffrances intolérables ».

 

De façon générale, chaque fois que l’ASSM rédige de nouvelles directives, la FMH les reprend systématiquement dans son code de déontologie. Mais cette fois, la direction de la fédération s’est opposée à ces nouveaux principes, jugés « trop flous », et « une poignée de professionnels de la santé et éthiciens lui ont depuis emboîté le pas et appellent la Chambre des médecins à dire non le 25 octobre ».

 

L’ASSM explique cette révision par « un changement de perception dans la société quant à l’attitude des médecins face à la mort. De plus en plus de personnes expriment le besoin de décider en toute autonomie de la dernière phase de leur vie ». De fait, des associations comme Exit ne considèrent plus le critère de proximité de la mort depuis longtemps. François Gachoud, écrivain et philosophe, juge les directives de l’ASSM « hautement discutables », car justement, elles « emboîtent clairement le pas » aux organisations d’aide au suicide et contribuent à une « banalisation du suicide ». Il critique le glissement de critères « objectifs » – maladie incurable – vers des critères « subjectifs » – souffrance du patient. Comment définir une « souffrance insupportable » ? Il explique que « selon cette logique, n’importe qui peut être candidat à l’aide au suicide : une personne âgée fatiguée de la vie, un adolescent dépressif, voire un enfant. Car l’ASSM précise que ses directives s’appliquent également aux enfants et adolescents de tous âges ».

 

Bertrand Kiefer, rédacteur en chef de la Revue médicale suisse, s’inquiète du malaise des professionnels de santé depuis la parution de ces nouvelles directives : « Cette approche pousse le médecin à considérer la demande de suicide médicalement assisté comme une commande – comment oser résister au sacro-saint principe d’autonomie ? ». Bernhard Pestalozzi, du Service d’oncologie de l’Hôpital universitaire, est aussi sceptique : « On accorde trop de place à la volonté individuelle, au détriment de l’objectivité d’un diagnostic médical. Avec le risque, au final, de laisser les malades livrés à eux-mêmes. Face à la mort, nous devons amener davantage d’humanité, pas plus de solitude ».

 

La définition que l’ASSM fait de la souffrance pose elle-même problème. Elle inclut, au-delà des symptômes physiques, « les limitations dans le quotidien et dans les relations sociales, les pertes ainsi que les sensations de désespoir et d’inutilité ». François Pilet, un médecin généraliste qui appelle au rejet de ces directives le 25 octobre, craint qu’on aille vers la légalisation du suicide des personnes « fatiguées de vivre » : « Dans mon cabinet, j’entends tous les jours des personnes âgées dire qu’elles ne devraient plus être là. Leur but n’est pas forcément de mourir. Parfois, c’est une manière d’appeler à l’aide. Si notre société répond au sentiment d’inutilité par l’aide au suicide, alors c’est inacceptable ».

Source : genethique.org

Dans le Monde #Europe non francophone #NLQ

Suisse : un grand rassemblement à Berne de soutien aux chrétiens persécutés dans le monde

Samedi 23 juin, 1 200 chrétiens évangéliques se sont réunis sur la Place Fédérale à Berne, capitale de la Confédération helvétique, en soutien aux chrétiens persécutés dans le monde. Cette manifestation avait été convoquée par Persécution.ch et le collectif Groupe de travail pour la Liberté Religieuse qui dépend du Réseau Évangélique Suisse organisateur du rassemblement. Voici quelques passages du communiqué que ACP Suisse a eu l’amabilité de m’envoyer hier.

Actuellement, plus de 100 millions de chrétiens sont mis sous pression ou persécutés en raison de leur foi dans le monde. Pour leur manifester du soutien et permettre à leur appel d’être entendu, des parlementaires, des victimes de différents pays concernés, ainsi que des manifestants venus de tout le pays se sont réunis aujourd’hui à Berne, sur la place fédérale.
Dabrina, chrétienne iranienne vivant en Suisse, emprisonnée dans son pays à cause de sa foi, a relevé que « les chrétiens sont forcés de se cacher, mais malgré la persécution, le christianisme continue de grandir en Iran » […]

Via une retransmission vidéo, les manifestants ont pu prendre connaissance du témoignage du travailleur humanitaire tchèque Petr Jasek, emprisonné durant 445 jours au Soudan en raison de ses convictions religieuses. Il revient sur son quotidien derrière les barreaux, aggravé encore par les humiliations infligées par ses codétenus : « Ils ont rapidement découvert que j’étais chrétien. Ils m’ont maltraité et je suis devenu comme leur esclave. Je devais nettoyer leurs vêtements, tous les plats et les toilettes. » Craignant de devenir à leurs tours victimes de ces hommes, une fois relâchés, les gardiens ont laissé l’injustice s’installer […]

Patrick Schäfer, président de la manifestation, est satisfait de l’action menée : « Nous avons pu attirer l’attention sur les chrétiens persécutés et les rendre plus visibles. Il est important que la sensibilisation ait eu lieu. La fin de cet événement va de pair avec l’attente d’une solidarité croissante à leur encontre ».

Plusieurs artistes chrétiens ont prêté leur concours et leur talent à cette touchante manifestation, dont les chers frères David et François Fourtade de Leader Vocal, un groupe musical que connaissent bien les lecteurs de notre observatoire (première photo ci-dessous)…

Source : observatoire de la christianophobie

Dans le Monde #Europe non francophone #NLQ

Florilège des faits divers contre le christianisme en Europe

Source Christianophobie Hebdo

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NLQ #Rome

L’œcuménisme, axe central du pontificat : le pape à Genève

Un « pèlerinage œcuménique », c’est le sens que le Pape François souhaite donner à son 23ème voyage apostolique à Genève. Le Saint-Père effectue ce déplacement en Suisse le 21 juin 2018 à l’occasion du 70ᵉ anniversaire du Conseil œcuménique des Eglise. C’est d’ailleurs la visite du Pape qui viendra clôturer la réunion du Comité central du COE initiée le 15 juin.

Le thème de ce voyage est « cheminer, prier et collaborer ». Le pasteur Olav Fykse Tveit, secrétaire général du Conseil œcuménique des Églises, y voit « un événement capital et historique pour la recherche de l’unité des chrétiens et pour la coopération des Églises pour un monde de justice et de paix ». Il s’agira de la troisième visite d’un Pape au COE. C’est sur les traces de ses prédécesseurs Paul VI, le 10 juin 1969, dans le contexte de l’après Concile Vatican II et de Jean-Paul II, le 12 juin 1984, que le Pape François se rend à Genève, et s’exprime devant le Conseil œcuménique des Églises. Mais c’est la première fois qu’un Pape place au cœur de sa visite la rencontre avec les membres du COE.

Ce choix vient confirmer l’attention que le Saint-Père accorde au dialogue œcuménique. Depuis le début de son pontificat, de nombreuses pierres sont venues s’ajouter à son édifice : le voyage à Lund, en Suède, en 2016, à l’occasion des 500 ans de la réforme luthérienne ; la rencontre historique la même année avec le Patriarche orthodoxe Kirill de Moscou et de toute la Russie, à Cuba ; l’engagement conjoint avec le Patriarche Bartholomée Ier de Constantinople en faveur des migrants et de la protection de la Création, les nombreux échanges avec le primat de l’Église anglicane Justin Welby ou encore la visite à Turin dans un temple vaudois en 2015 et cette demande de pardon. Autant des gestes qui témoignent de la voie empruntée par le Pape François en faveur d’un œcuménisme de la fraternité, de la charité et tourné vers la prière.

Un œcuménisme qui « se fait en chemin »

Pour autant, le Saint-Père ne relègue pas le dialogue théologique au second plan. Il demeure à ses yeux « essentiel pour la réconciliation » (discours du Pape François à la délégation œcuménique de Finlande, à l’occasion de la fête de Saint Henri, le 19 janvier 2017) mais doit être accompagné voir précédé par « un œcuménisme pratique » : travailler ensemble, prier ensemble pour le troupeau de Dieu (audience générale 28 mai 2014) et renforcé par une autre dimension : « l’œcuménisme du sang » au cœur de tout effort œcuménique selon le Pape François pour qui le sang versé des chrétiens en fait « des témoins de la foi, des martyrs, unis dans le lien de la grâce du baptême »(homélie du Pape François aux secondes Vêpres de la fête de la conversion de saint Paul, le 25 janvier 2018, en la basilique Saint-Paul-hors-les-Murs).

Cette vision,  cette collaboration doit permettre d’avancer sur le sentier de l’unité et le Pape se veut exigeant rappelant que les divisons au sein du christianisme sont « un scandale, un obstacle à l’annonce de l’Evangile du salut au monde » (discours du Pape François à Justin Welby, archevêque de Canterbury, le 16 juin 2014). La visite du Saint-Père au siège du COE et à l’institut œcuménique de Bossey pourrait marquer une étape importante dans le dialogue œcuménique. Perçues comme un signe d’espérance, les paroles du Pape sont très attendues, dans un monde marqué par de nombreuses fractures et injustices.

Source : Vatican News – Hélène Destombes

NLQ #Rome

Calendrier des célébrations papales de l’été

La fête du Saint-Sacrement à Ostie, une rencontre oecuménique à Bari, un voyage apostolique en Irlande, sont au programme du pape François de cet été, publié par le Saint-Siège le 29 mai 2018.

Le calendrier officiel prévoit les célébrations suivantes :

Au mois de juin, il se rendra à Ostie, dans la périphérie de Rome, pour y célébrer la solennité du Corps et du Sang du Christ, le dimanche 3 juin : une procession aura lieu à l’église de Notre Dame de Bonaria.

Le 21 juin, le pape sera en pèlerinage œcuménique à Genève, en Suisse, à l’occasion des 70 ans du Conseil œcuménique des Eglises (COE). Outre les rencontres œcuméniques, il célébrera une messe avec les catholiques de Suisse.

Une semaine plus tard, le 28 juin, il présidera un consistoire public ordinaire à 16h, pour la création de 14 cardinaux, dont 11 électeurs et 3 non-électeurs de plus de 80 ans.

Le lendemain, solennité des saints Pierre et Paul, il célébrera une messe à 9h30 en la basilique Saint-Pierre, durant laquelle il bénira les palliums pour les nouveaux archevêques métropolitains nommés dans l’année. Le pallium de laine blanche, brodé de croix de soie noire, remis par le pape aux archevêques métropolitains est un signe de leur communion avec le Successeur de Pierre. Depuis 2015, ce pallium est remis à chacun en privé par le pape, et ensuite “imposé” lors d’une célébration dans leurs pays.

En juillet, le samedi 7, le pape a convoqué une journée de réflexion et de prière pour la paix au Moyen Orient, avec des responsables chrétiens de la région à Bari, dans les Pouilles – sud de l’Italie. Bari est le lieu où sont conservées les reliques de saint Nicolas, évêque de Myre, reconnu par les fidèles de différentes Eglises et confessions chrétiennes comme défenseur des plus faibles et des persécutés.

Les 25 et 26 août, le pape François sera en Irlande, à Dublin, pour la IXe Rencontre mondiale des familles.

Source : Zenit.org

NLQ #Points non négociables PNN

Le président d’une association d’aide au suicide accusé de s’enrichir sur le dos des patients euthanasiés

Vingt ans après avoir fondé l’organisation d’aide au suicide Dignitas, son président, Ludwig A. Minelli, 85 ans, est devant le tribunal, accusé de « profit dans le commerce avec la mort ». C’est la première fois qu’un tel procès se tient en Suisse.

 

Le procureur l’accuse d’une « tactique commerciale non autorisée », et « d’avoir encaissé trop d’argent pour ses services ». Ludwig Minelli se verse un salaire annuel de 150 000 francs[soit environ 127 600 euros], et l’organisation dispose d’un capital de 1,8 millions de francs, soit neuf fois plus que son homologue Exit qui compte pourtant beaucoup plus d’adhérents. Ludwig Minelli ne trouve pas ce salaire excessif, car « tout travail mérite salaire », se défend-il.

Le procès porte spécialement sur trois cas, une allemande qui a payé son euthanasie 100 000 francs[soit environ 84 935 euros] alors qu’elle n’a réellement coûté que « quelques milliers de francs », et deux femmes, mère et fille, qui ont chacune payé 10 000 francs[soit 8 506 euros]. « Les forfaits sont trop élevés et n’ont rien à voir avec les coûts effectifs », clame le procureur.

Selon le Code pénal, l’assistance au suicide devient illégale si elle est « poussée par des motifs égoïstes », et punissable de cinq ans de prison. Il s’agit donc d’un délit poursuivi d’office. Le procureur requiert « une peine pécuniaire avec sursis de 360 jours-amende à 180 francs, soit 65 000 francs ainsi qu’une amende de 7500 francs ».

L’accusation espère que ce procès sera l’occasion de « clarifier des questions de base sur l’assistance au suicide et la hauteur admissible de ses coûts ».

Source : genethique.org

En Europe #NLQ

Dominique de Bulam, président de l’Assemblée fédérale de Suisse : “j’irai dire merci au Pape François”

Selon la Constitution suisse, l’Assemblée fédérale est l’autorité suprême de la Confédération. Elle est même mentionnée avant le Conseil fédéral. Son président est appelé « premier citoyen du pays ». Le Fribourgeois Dominique de Buman préside cette assemblée élue démocratiquement. 

Catholic Voices Suisse : Dimanche dernier lors de l’assermentation des nouveaux gardes suisses, comme premier citoyen du pays, vous étiez à Rome. Qu’est-ce que cela représentait pour vous ?

D. de Buman : Le canton de Lucerne était l’invité d’honneur et d’autres personnalités publiques étaient présentes. Comme premier citoyen, je tenais à être présent pour trois raisons convergentes :

Je préside l’Assemblée fédérale qui représente le peuple suisse. La Suisse, notre pays,  a un lien direct avec la garde suisse pontificale. Je voulais donc être à Rome.

J’ai désiré exprimer ma reconnaissance à une jeunesse qui donne son temps à la collectivité, qui s’engage dans une mission difficile. Les conditions de vie sont assez modestes, tout comme leur rémunération. Les gardes donnent aussi une magnifique image de la Suisse dans le monde entier. Ce retour d’image est important.

Enfin comme fribourgeois, le vice-commandant Philippe Morard est gruyérien. Les fribourgeois sont très présents avec 15 gardes, soit le second contingent cantonal. Cette année, 4 nouveaux gardes fribourgeois ont prêté serment. C’est magnifique. Je suis aussi lié d’amitié avec l’une des familles de la ville de Fribourg.

D’une façon plus personnelle, qui se superpose à ma fonction, j’ai voulu montrer mon attachement à l’Eglise catholique.

Avez-vous pu rencontrer François ? 

Oui, grâce à notre ambassadeur Pierre-Yves Fux. Après la messe du matin à la basilique Saint-Pierre, je me suis rendu dans un salon à Sainte Marthe, lieu de son habitation. Ce fut bref mais très intense. Même avec la langue française, le Pape a très vite compris le sens de ma visite et le contact fut excellent et très humain. Je lui ai parlé de Saint Nicolas de Flue, l’homme de la Paix, pour terminer : « nous nous reverrons le 21 juin à Genève ».

Justement, parlons de cette visite historique. Le 21 juin prochain, François foulera le sol helvétique par son pèlerinage oecuménique à Genève. Une visite au conseil oecuménique des églises, une rencontre avec le président de la confédération Alain Berset et une messe pour les fidèles de l’Eglise en Suisse. Pour l’homme politique que vous êtes, que représente cette visite historique ?

Je serai à l’aéroport de Genève pour l’accueillir et je me rendrai à Palexpo pour la Messe.

Cette visite s’ancre dans une tradition. Comme gosse, je me souviens de la visite du Pape Paul VI à Genève en juin 1969. Il s’était rendu au conseil oecuménique des églises et à l’organisation internationale du travail.

Ce sera aussi une mise en lumière pour la Genève internationale, avec toutes les institutions internationales qu’elle héberge et qui servent à la Paix, au dialogue et à la recherche de solutions. Cette dimension universelle, ou catholique pour l’Eglise, est importante.

Cet esprit correspond à la Suisse qui promeut des valeurs tels que le Paix, les bons offices et l’ouverture.

L’invitation du Conseil oecuménique des églises va aider au rapprochement des chrétiens. L’unité, la paix, l’amour sont partagés par nous tous.

Cette visite renforcera-t-elle la paix confessionnelle ?

Oui assurément. Le Pape ne vient pas à Genève par hasard. Il y a clairement une  cohérence dans ses voyages, lorsqu’il rencontre les représentants religieux de l’Arménie comme Karékine II  ou de la Russie avec le Patriarche de Moscou Cyrille. Sa ligne d’action est repérable et visible.

Il y a eu de nombreux acteurs, dont des Pasteurs protestants, qui ont oeuvré pour convaincre François de venir en Suisse. Cette constellation de milieux différents, dans lesquels je me suis également engagé, a providentiellement conduit à sa venue. Des bons ingrédients différents, mis au bon moment, finissent toujours par une fondue bien réussie.

Trois bonnes raisons pour venir le jeudi 21 juin à Genève ?

La Messe est toujours une chance. « Aller à la Messe » c’est basique si je puis dire. Certes, les médias font un travail précieux pour couvrir une telle visite, mais vivre l’événement en live, en direct, est encore plus fort. Cette venue est rare, unique et historique.

Enfin, venir à Palexpo c’est une belle manière de dire « Merci ! ». Remercier François de venir nous rencontrer. C’est une excellente façon de lui exprimer toute notre gratitude.

Propos recueillis par Catholic Voices Suisse

En images, la visite du pape Paul VI en 1969 à Genève :

 

NLQ #Rome

Le programme de la visite du Pape François à Genève

Le Saint-Siège a dévoilé ce lundi le programme de la visite œcuménique que le Pape François effectuera en Suisse le 21 juin prochain.

Le 21 juin prochain, le Pape François quittera Rome à 8h 30 direction Genève où il passera la journée. Après la cérémonie de bienvenue, le Saint-Père sera reçu en privé par le président de la confédération suisse Alain Berset.

A 11h15, François est attendu au siège du Conseil œcuménique des Eglises (COE) pour une prière œcuménique, au cours de laquelle il prononcera une homélie. Une cérémonie qui sera suivie d’un déjeuner avec les membres du COE. L’après-midi, à partir de 15h 45, le Saint-Père prononcera un discours devant le Conseil, à l’occasion des 70 ans de sa création.

Le Pape achèvera cette journée à Genève en psésidant la messe avec les catholiques suisses au Palais des expositions et des congrès de la ville. Son départ pour Rome est prévu à 20h locales.

François sera le quatrième pape à se rendre en Suisse dans l’histoire récente. Paul VI était venu en 1969, déjà à l’époque notamment pour rencontrer le Conseil Œcuménique des Églises, dans le contexte de l’après Concile Vatican II. Jean-Paul II est venu en 1982 à Genève également, et il est revenu en Suisse en 1984 où il a prononcé un discours devant le COE, puis en 1985 et en 2004, à Berne. Enfin, Benoît XVI s’était rendu, lors d’une période de repos, au monastère du Grand Saint-Bernard en juillet 2006.

Source : Vatican News

 

Europe non francophone #NLQ

Suisse – Les jeunes socialistes veulent abolir les fêtes chrétiennes

La Suisse n’est pas en reste sur les questions sociétales qui agitent l’Europe de l’Ouest ces temps-ci. Voilà que les jeunes socialistes du pays veulent supprimer les jours fériés chrétiens. Au nom de l’égalité bien entendu !

Fêtes non religieuses
Les jeunes socialistes du canton de Zurich ont assisté au congrès de leur parti le weekend dernier (10 et 11 mars). L’occasion pour eux d’aborder un problème de tout premier plan pour la population suisse : la persistance de jours fériés chrétiens en 2018 !

Ces militants ont donc profité de l’événement pour demander l’abolition de ces journées non travaillées qui font partie des derniers vestiges de l’héritage chrétien du pays. Mais un héritage encore trop dérangeant manifestement pour eux. Lesquels ont officiellement pris position afin de demander que les fêtes chrétiennes soient entièrement remplacées par des fêtes non religieuses.

Constitution et culture chrétienne

Toutefois, la soif de modernité et de progressisme des jeunes socialistes ne s’arrête pas là. Ils entendent aussi modifier le préambule de la Constitution du canton de Zurich. Alors que celui-ci débute par « Nous, peuple du Canton de Zurich, conscients de notre responsabilité envers la Création ainsi que des limites du pouvoir de l’être humain », cette notion de « Création » n’est pas vraiment à leur goût. Ils souhaitent la remplacer la « responsabilité envers les personnes et l’environnement ».

D’autre part, ils veulent également combattre le mythe d’une culture chrétienne qui aurait fait office de guide pour les autres civilisations. Pour cela, les jeunes socialistes suisses comparent l’oppression des femmes dans l’Islam à l’interdiction de l’ordination de ces dernières dans l’Église catholique.

Dans le même temps, ils n’hésitent pas à « dénoncer » le fait qu’aucune femme catholique n’est invitée à se justifier en ce qui concerne la politique envers les femmes pratiquée par le Vatican. Alors que, pour leur part, les femmes musulmanes feraient davantage face à des demandes d’explications et de prises de position.

Congés menstruels

Enfin, alors que les 17 et 18 mars prochains verront se tenir le congrès de la Jeunesse socialiste suisse, des thématiques toutes aussi primordiales pour l’avenir du pays devraient faire l’objet de motions.

Alors qu’il sera question par ailleurs de la nationalisation de certaines grandes entreprises helvétiques, les jeunes comptent en effet plancher sur l’idée d’un congé menstruel pour les femmes. Bien que cette question ait déjà été abordée (voire légiférée) dans certains États européens et asiatiques, il est tout de même assez stupéfiant d’observer les priorités de ces jeunes militants. Qui plus est dans une Suisse qui fait (et va faire) face à des maux beaucoup plus inquiétants. Mais tout n’est qu’une question de point de vue !

 

Source Breizh-info

Europe non francophone #NLQ

Suisse – Les évêques inquiets de l’évolution du suicide assisté

n Suisse, la législation autorise le suicide assisté « sans mobile égoïste ». Celui-ci ne peut être effectué dans l’enceinte de l’hôpital, seulement sous le contrôle de proches ou d’association qui militent pour « un droit à mourir ». La récente révision des directives sur « la prise en charge des patients en fin de vie » cristallise les inquiétudes des évêques catholiques du pays.

À la différence de l’euthanasie qui consiste à donner délibérément la mort, le suicide assisté autorise un médecin à fournir au malade une substance mortelle qu’il va prendre lui-même pour mettre fin à ses jours. Cette pratique légale en Suisse a récemment été révisée par l’Académie suisse des sciences médicales (ASSN).

La finalité médicale du suicide assisté en débat

Dans un nouveau document, l’ASSN stipule que chaque soignant pourrait désormais décider, lui-même, si le suicide assisté « intègre des objectifs médicaux ou non ». Jusqu’alors, les directives affirmaient clairement que l’assistance au suicide ne faisait pas partie de l’activité médicale, car « elle était contraire aux buts de la médecine ».

Ce revirement a suscité la réaction immédiate de la conférence épiscopale suisse (CES) le 23 février, d’autant que la commission de bioéthique de cette dernière avait pris part aux consultations publiques desdites nouvelles directives intitulées, « Attitude face à la fin de vie et à la mort ».

Relativisme, autodétermination, subjectivité

Pour la CES, ce nouveau document « renonce à toute objectivité des finalités de la médecine pour les remplacer par un relativisme, qui met unilatéralement l’accent sur l’autodétermination des patients et l’opinion subjective des soignants ».

Les évêques pointent aussi le caractère inédit de cette évolution enclenchée par l’académie suisse : « Pour la première fois dans l’histoire de l’ASSM, ces directives renoncent à toute objectivité en éthique, à l’encontre d’une tradition séculaire, porteuse d’avenir, de nuances et d’équilibre ».

Jusqu’à présent, l’ASSM parvenait à maintenir une certaine tension entre la finalité de la médecine, et la pratique de certains médecins, enclines au suicide assisté, a souligné l’épiscopat, réclamant la conservation de la formulation usuelle, « conforme au sens de la médecine et aux exigences éthiques universelles ».

La situation dans l’Hexagone

Seuls deux pays dans le monde autorisent le suicide assisté aujourd’hui : la Suisse et l’état de l’Oregon aux Etats-Unis.

L’accompagnement des patients en fin de vie est aussi l’un des thèmes soumis à consultationdans le cadre des États généraux de la bioéthique 2018 en France. Dans l’Hexagone, le suicide assisté et l’euthanasie demeurent des pratiques illégales. La dernière loi en vigueur, la loi Claeys-Leonetti, entrée en application en 2016, précise qu’en cas « d’affection grave et contraignante », un médecin ne peut plus s’opposer au souhait d’un patient d’une sédation jusqu’à la mort.

Source Vatican News