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USA : nouvelle décision pro-vie de la Cour Suprême

La Cour suprême des Etats-Unis a donné tort à la Californie qui voulait imposer à des centres pro-vie d’informer les femmes enceintes de leur droit à se faire avorter ailleurs. Une telle loi viole la Constitution, ont jugé les cinq juges conservateurs de la haute cour, dans une décision très attendue. Les quatre magistrats progressistes minoritaires ont eux exprimé séparément leur désaccord.

Ce dossier concerne les “centres de crise de la grossesse”, gérés par des groupes chrétiens et conservateurs. Il en existe plusieurs centaines en Californie. Permettant d’assister et de conseiller des femmes qui ne souhaitaient pas tomber enceintes, ces centres tentent de les convaincre de ne pas avorter. La Californie a imposé à ces organismes privés d’informer les femmes qu’elles pouvaient bénéficier d’un avortement ou d’une contraception gratuites ou à bas prix dans d’autres centres, subventionnés par l’Etat. La loi californienne oblige aussi ces lieux d’accueil à informer clairement leur clientèle s’ils sont habilités à l’exercice de la médecine et s’ils disposent de praticiens sur place.

Les militants “Pro-Life” avaient porté plainte contre la loi californienne de 2015, d’inspiration démocrate, assurant qu’elle violait leur liberté de conscience protégée par le premier amendement de la Constitution. Mat Staver, président de l’organisation conservatrice Liberty Counsel, s’est réjoui de la décision :

“La Californie ne peut plus forcer les centres de crise de la grossesse à émettre un message qui va directement à l’encontre de leurs croyances religieuses et de leur mission consistant à sauver des vies”.

Il est manifeste que cette succession de jugements contre la dictature LGBT et contre la culture de mort est un effet Trump, alors qu’il n’y a pas (encore) de majorité nette à la Cour suprême pour la défense de la vie et de la loi naturelle.

Source : lesalonbeige

Tribunes et entretiens

Quelle place pour la liberté de conscience dans les sociétés libérales ?

La Cour suprême des États-Unis a donné raison au pâtissier ayant refusé de préparer un gâteau pour un mariage homosexuel. Grégor Puppinck decrypte cet arrêt et considère que la liberté de conscience est la « roue de secours » d’une société libérale

FIGAROVOX.- Quelles sont les conséquences de la décision rendue lundi par la Cour suprême des États-Unis ?

Grégor PUPPINCK.- Même lorsque l’on connaît l’importance du « wedding cake » dans un mariage américain, cette affaire a l’air d’une plaisanterie insolite ! Préparer un gâteau pour la fête d’un « mariage homosexuel » n’est qu’une coopération très éloignée à ce mariage. Un artisan-pâtissier a pourtant refusé de créer ce gâteau, en invoquant le respect de sa liberté d’expression et de ses convictions morales et religieuses. Le couple d’hommes l’a traîné pendant six années devant les tribunaux pour cette raison.

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Victoire judiciaire pour Donald Trump dans une emblématique affaire d’avortement

Washington, 4 juin 2018 (AFP) – La Cour suprême des Etats Unis a offert lundi une victoire au gouvernement de Donald Trump, en annulant une décision favorable à une adolescente qui avait obtenu le droit d’avorter alors qu’elle était détenue dans un centre de rétention migratoire.

La haute cour a toutefois refusé d’accorder les sanctions disciplinaires, demandées par les autorités gouvernementales, à l’encontre des avocats de l’adolescente sans papiers, qui a pu avorter en octobre dernier au Texas.

Cette affaire s’est imposée comme la première grande bataille judiciaire autour d’un avortement sous la présidence de M. Trump.

La jeune fille de 17 ans, qui était détenue au Texas après être entrée clandestinement aux Etats-Unis, avait demandé à avorter en septembre.

Les autorités lui avaient laissé le choix entre ne pas avorter ou accepter d’être expulsée pour obtenir ailleurs une interruption volontaire de grossesse.

L’Union américaine pour les libertés civiles (ACLU) a mené une âpre bataille pour la défendre, ce dossier prenant une forte portée symbolique en raison de ses enjeux touchant aux droits des femmes et des immigrés.

Une cour d’appel fédérale, siégeant en assemblée plénière, avait le 24 octobre affirmé le droit de la jeune migrante à obtenir un avortement. L’IVG a été pratiquée dès le petit matin du 25 octobre.

Dans un recours de 130 pages adressé à la Cour suprême, le ministère américain de la Justice avait ensuite accusé les défenseurs de la jeune fille d’avoir précipité son interruption de grossesse, sans leur laisser le temps de poursuivre la bataille judiciaire.

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Vers l’abrogation de l’avortement aux Etats-Unis ? Une tempête civilisationnelle est en cours

Le Président Donald J. Trump en personne a tenu ces propos, lors du grand gala d’une des plus grandes organisations pro-vie des USA, la Susan B. Anthony List :
« Pour la première fois depuis Roe v. Wade l’Amérique a un président pro-vie, un vice-président pro-vie, une Chambre des représentants pro-vie et des législatures républicaines pro-vie dans 25 Etats ».

Auparavant, en 2017, il avait pris la parole à la March for life par un message enregistré.

A celle de janvier 2018, il avait carrément organisé une prise de parole en direct depuis les jardins de la Maison-Blanche. C’est sans équivalent dans l’histoire des Etats-Unis. Les précédents présidents républicains – donc élus par les électeurs pro-vie – ne se sont que faiblement mobilisés sur ces sujets, terrorisés par la bien-pensance et les médias.

Les précédents présidents républicains – élus par les électeurs pro-vie – ne se sont que faiblement mobilisés sur ces sujets, terrorisés par la bien-pensance et les médias

Roe vs. Wade est l’arrêt de la Cour suprême des États-Unis qui a autorisé les Etats à pratiquer l’avortement. Prononcé en 1973, ce célèbre jugement a été suivi par des lois analogues dans de très nombreux pays, dont la France en 1975. Roe vs Wade a été l’ouverture de la boîte de Pandore dans tout l’Occident : le leader du monde libre dépénalise la mise à mort de ses propres enfants, le reste du monde libre suit, comme il a suivi sur de nombreux sujets, les meilleurs et les plus mauvais.

Mais aujourd’hui la donne a changé. Une tempête civilisationnelle est en cours. Des décennies de mauvais conservatisme, de déconstruction et de folie nihiliste sont en train d’être balayées par une révolution. Cette révolution, c’est Trump.

« Le Président le plus pro-vie de l’histoire des États-Unis »

C’est le calme et mesuré Vice-Président des Etats-Unis Mike Pence qui fait cette déclaration, lui-même pro-vie reconnu depuis des années. Ce n’est pas le seul dans l’administration Trump :

  • le secrétaire d’Etat Mike Pompeo,
  • l’ambassadrice des USA à l’ONU, Niki Halley,
  • la porte-parole de la Maison-Blanche, Sarah Huckabee Sanders,
  • le ministre Ben Carson, et de très nombreux autres.
    Ne vous y trompez pas : quoique les organisations pro-vie soient fortes aux USA, le combat contre la culture de mort, relayée par la gauche, les médias et le show-bizness est tout aussi terrible. Le Planning familial y est puissant – un grand donateur des campagnes démocrates ; la bien-pensance y est écrasante, et on ne manque pas de voir des jeunes femmes aux cheveux colorés faire la propagande de l’avortement dans les médias ; la censure aussi, qui touche les réseaux sociaux des organisations pro-vie comme Live Action de Lila Rose.

Dans ce contexte, être pro-vie est tout aussi compliqué qu’en France.

On fait face à la même haine, au même gauchisme culturel. Sauf que les Américains, fidèles à leur tradition de liberté, à leur indépendance et à leur courage, ont pu former des cercles très fort pour maintenir le débat sur la mort des enfants à naître. Contrairement à la France, qui n’a même plus le droit de parler d’avortement, sauf en bien.

Beaucoup étaient sceptiques sur la réelle volonté pro-vie de Donald Trump. Une fois de plus, il les surprend.

Quelles mesures concrètes ?

  • Il a restreint le financement des ONG pro-avortement dans le monde,
  • Il a arrêté le financement des programmes pro-avortement de l’ONU,
  • Il est en train de supprimer le système socialiste de remboursement des soins de santé, l’Obamacare, qui permettait de financer très largement les avortements.
  • L’organisation Opération Rescue a annoncé que Donald Trump était le lauréat du Prix de la personnalité pro-vie de l’année 2017.
  • Le Département de la Justice de l’administration Trump a lancé une enquête officielle sur le trafic d’embryons par Planned Parenthood.
  • Il a activement soutenu les Etats qui tentent d’interdire l’avortement eugéniste des handicapés, comme dans l’Ohio, notamment les personnes trisomiques,
  • Il a activement soutenu la législation pro-vie, telle que la Loi sur la protection des enfants à naître,Il a supprimé le financement public du géant de l’avortement Planned Parenthood,
  • Et, surtout, ce qui est le plus craint des forces nihilistes, Donald Trump a arraché la nomination du juge Neil Gorsuch, conservateur et pro-vie, à la Cour suprême des États-Unis.

J’insiste sur ce dernier point.

C’est cette nomination à la Cour suprême – et la possible à venir durant le mandat de Trump – qui peut faire basculer la décision tabou Roe vs. Wade. D’où l’importance des élections de mi-mandat :

« Nous savons tous ce que signifierait une majorité démocrate, en particulier, pour les gens dans cette salle, pour la Cour suprême », a dit Donald Trump.

Les États-Unis sont à un seul juge de pouvoir revenir sur l’avortement. Ce juge, c’est le traître Kennedy, catholique, nommé comme conservateur, mais qui a toujours pris le parti de la gauche sur les questions de civilisation. Le 28 avril, le New York Times publie une véritable prière :

« Juge Kennedy, restez, s’il vous plaît, l’Amérique a besoin de vous ».

C’est dire qu’ils savent qu’ils ont déjà perdu.

* Dernière minute, j’apprends que la nouvelle composition de la Cour suprême des Etats-Unis vient de rejeter un recours du Planning familial contre une loi protégeant la vie dans l’Arkansas. L’abrogation de l’ignoble Roe v. Wade approche.

Source : Dreuz.info – © Vivien Hoch pour Dreuz.info.

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La Cour Suprême des USA : vers l’abrogation de Roe v. Wade

En 1973, la Cour Suprême des USA avait reconnu l’avortement comme un droit constitutionnel. Les lois le prohibant ou le restreignant devenait donc inconstitutionnelle au motif de la violation du droit au respect de la vie privée des Américaines.

La Cour Suprême des USA a rejeté un recours du Planning Familial contre une loi de l’Arkansas imposant au médecin qui prescrit un avortement médicamenteux d’avoir une relation contractuelle avec l’hôpital voisin pour assurer le suivi du patient.

Il s’agit d’un signal envoyé en faveur d’un éventuel revirement de la jurisprudence Roe v. Wade. Si l’avortement n’est plus un droit constitutionnel, ce serait 21 des 50 Etats qui pourraient adopter des législations pro-life.

Cette décision de rejet du recours s’explique par la nomination du juge pro-life par Donald Trump.

Source : CNN