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Un sketch de La Bajon à la fin complètement inattendue et prophétique !

La Bajon, humoriste pleine de talent, sulfureuse et décalée, a encore frappé ! A travers un sketch caustique comme à son habitude, sans langue de bois, elle dénonce l’exploitation du peuple français par la République Française, avec un dénouement pour le moins inattendu, car véritablement chrétien ! Cela est particulièrement surprenant de la part d’une humoriste qui n’hésitait pas à se moquer de la religion catholique.

Il faut regarder la vidéo, hilarante, jusqu’au bout :

La fin du sketch montre une étonnante gravité par rapport à la causticité qui précède, à un tel point qu’elle apparaît comme une lueur prophétique d’espérance : l’Eglise sera toujours du côté des opprimés et leur assurera toujours consolation à travers son accueil et sa charité.

Comment ne pas ainsi voir que l’Eglise doit être plus que jamais au service des classes moyennes, qui subissent de plus en plus la prédation financière et la corruption de nos gouvernants ! Il est de notre devoir de catholique de combattre ces législations iniques qui en découlent et qui enferment les êtres dans le désespoir. C’est ce qu’écrivait Léon XIII, dans son célèbre texte du “ralliement” de 1892 :

“Une difficulté se présente : « Cette république, fait-on remarquer, est animée de sentiments si antichrétiens que les hommes honnêtes, et beaucoup plus les catholiques, ne pourraient consciencieusement l’accepter. » Voilà surtout ce qui a donné naissance aux dissentiments et les a aggravés.

On eût évité ces regrettables divergences, si l’on avait su tenir soigneusement compte de la distinction considérable qu’il y a entre Pouvoirs constitués et Législation. La législation diffère à tel point des pouvoirs politiques et de leur forme, que, sous le régime dont la forme est la plus excellente, la législation peut être détestable ; tandis qu’à l’opposé, sous le régime dont la forme est la plus imparfaite, peut se rencontrer une excellente législation.

[…]

Si la distinction, tout à l’heure établie, a son importance majeure, elle a aussi sa raison manifeste ; la législation est l’œuvre des hommes investis du pouvoir et qui, de fait, gouvernent la nation. D’où il résulte qu’en pratique la qualité des lois dépend plus de la qualité de ces hommes que de la forme du pouvoir. Ces lois seront donc bonnes ou mauvaises, selon que les législateurs auront l’esprit imbu de bons ou de mauvais principes et se laisseront diriger, ou par la prudence politique, ou par la passion.

[…]

Qu’en France, depuis plusieurs années, divers actes importants de la législation aient procédé de tendances hostiles à la religion, et par conséquent aux intérêts de la nation, c’est l’aveu de tous, malheureusement confirmé par l’évidence des faits.

[…]

Pauvre France ! Dieu seul peut mesurer l’abîme de maux où elle s’enfoncerait, si cette législation, loin de s’améliorer, s’obstinait dans une telle déviation, qui aboutirait à arracher de l’esprit et du cœur des Français la religion qui les a faits si grands.

Et voilà précisément le terrain sur lequel, tout dissentiment politique mis à part, les gens de bien doivent s’unir comme un seul homme, pour combattre, par tous les moyens légaux et honnêtes, de la législation. Le respect que l’on doit aux pouvoirs constitués ne saurait l’interdire : il ne peut importer, ni le respect, ni beaucoup moins d’obéissance sans limites à toute mesure législative quelconque, édictée par ces mêmes pouvoirs. Qu’on ne l’oublie pas, la loi est une prescription ordonnée selon la raison et promulguée, pour le bien de la communauté, par ceux qui ont reçu à cette fin le dépôt du pouvoir.

En conséquence, jamais on ne peut approuver des points de législation qui soient hostiles à la religion et à Dieu ; c’est, au contraire, un devoir de les réprouver.”

 

Si le bien fondé de la République Française est fortement discutable, car il ne faut pas oublier qu’elle fut bâtie historiquement sur le sang de la Terreur et des passions meurtrières et vengeresse, servies par les idéologies des Lumières, il n’en demeure pas moins que la distinction opérée par Léon XIII a le mérite du réalisme, car son but était entre autre de pacifier la société française. Mais la législation, surtout aujourd’hui, est complètement dévoyée par des pouvoirs constitués de plus en plus corrompus et traîtres à l’égard du peuple français, écrasant ce dernier sous l’impôt, les insultes, la médiocrité tapageuse et les scandales, manquant ainsi grandement à la charité ! Or quoi de plus hostile à Dieu que le manque de charité !

Lutter contre la GPA et la PMA est une bonne chose, mais n’oublions pas la justice économique et le lien social : “la religion, et la religion seule, peut créer le lien social ; […] seule elle suffit à maintenir sur de solides fondements la paix d’une nation.” (Léon XIII, Au milieu des solicitudes, 1892). N’est-ce pas le Pape François qui rappelait à Emmanuel Macron, en juin 2018, que « C’est la vocation des gouvernants de protéger les pauvres… e tutti siamo poveri » (et nous sommes tous des pauvres).

Le fait est qu’Emmuel Macron et sa clique, comme tant d’autres avant eux, ont raté leur vocation : peut-être devraient-ils traverser la rue ?

En attendant, cela fait du bien d’en rire.

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Saint-Sépulcre – La mairie de Jérusalem suspend son projet de taxer les Églises

Après trois jours de blocage et de négociations, le Saint-Sépulcre, au cœur de la ville sainte, devrait prochainement rouvrir aux pèlerins.

Entretien réalisé par Delphine Allaire – Cité du Vatican

Le gouvernement israélien et la municipalité de Jérusalem ont annoncé mardi 27 février dans l’après-midi renoncer au projet d’établir des taxes sur les propriétés des Églises de la ville, cause d’une crise sans précédent qui a conduit à la fermeture du Saint-Sépulcre. Après de longues discussions, le cabinet du premier ministre Benyamin Netanyahou a indiqué qu’un comité a été mis sur pied pour trouver une solution durable avec les différentes Églises.

À l’origine de la colère, 150 millions d’euros qui pourraient mettre à mal l’économie entière du pèlerinage en Terre sainte. C’est le montant exigé dès le début du mois de janvier par le maire israélien de Jérusalem, Nir Barkat, aux Églises chrétiennes de la ville, jusqu’alors exemptées de taxes depuis cinq siècles. Cette exemption est permise grâce au Statu quo international dont bénéficie la ville trois fois sainte, selon la tradition historique.

« Un règlement de comptes sur le dos des Églises »

Par l’instauration de telles taxes sur les biens des Églises, le maire de Jérusalem règle ses comptes avec le ministère des finances israélien, décrypte Marie-Armelle Beaulieu, rédactrice en chef de Terre Sainte Magazine. « La municipalité avait demandé au gouvernement israélien de lui allouer des fonds, ce qui lui avait été pour partie refusé », affirme-t-elle.

L’effondrement d’un système économique

Si les 13 Églises de Terre Sainte ont donc décidé de prendre une mesure aussi rare que radicale, pouvant pénaliser à court-terme les pèlerins, c’est parce qu’elles ont construit leur écosystème économique sans ces taxes depuis cinq cent ans. L’imposition de ces prélèvements bouleverseraient profondément leur fonctionnement.

La fermeture à durée indéterminée du Saint-Sépulcre, lieu du Calvaire et de la Résurrection du Christ, cristallise ainsi une lutte pour la survie économique de la centaine d’institutions chrétiennes de la ville. La réouverture du lieu sacré pourrait intervenir dans les prochaines heures.

Source Vatican News