Brèves #NLQ

Père Jacques Hamel : L’AED appelle à prier pour les prêtres assassinés et leurs bourreaux

En hommage au père Jacques Hamel, assassiné il y a deux ans alors qu’il célébrait la messe, l’AED invite à prier pour ce témoin de l’Évangile, ses meurtriers et leurs proches.

Le mardi 26 juillet 2016, le père Jacques Hamel, de la paroisse de Saint-Étienne-du-Rouvray, était assassiné par deux hommes se revendiquant de l’État islamique alors qu’il célébrait la messe. Trois paroissiens étaient également blessés. Âgé de 86 ans, le père Hamel fait partie des 14 prêtres assassinés dans le monde en 2016.

Ordonné prêtre en 1958, discret et simple, qualifié « d’homme bon, doux, fraternel, qui cherchait toujours à faire la paix » par le pape François, le père Hamel a été la victime de la violence aveugle du terrorisme. L’ouverture d’un procès en vue de la reconnaissance de son martyre a été annoncée le 2 octobre 2016 par Mgr Lebrun, archevêque de Rouen.

« Assassiné sur la croix, le père Hamel fait partie de la chaîne des martyrs »

Quelques jours plus tôt, le 14 septembre 2016, le pape François déclarait que« assassiné sur la croix, le père fait partie de la chaîne des martyrs […]. Nous devons le prier pour qu’il nous donne à tous la fraternité, la paix et aussi le courage de dire la vérité : Tuer au nom de Dieu est satanique ».

Le 26 juillet 2017, une messe anniversaire était célébrée par Mgr Lebrun en l’église Saint-Etienne-du-Rouvray, en présence du président de la République, du premier ministre, du ministre de l’Intérieur et des cultes, du maire et de personnalités civiles et religieuses.

 « Ne priez pas seulement pour les torturés, mais aussi pour les tortionnaires »

A la veille du deuxième anniversaire de cet évènement, l’AED invite à prier pour le père Hamel, ses proches et les prêtres persécutés. Le soutien, matériel et spirituel, apporté aux prêtres constitue l’une des principales missions de l’AED. En 2017, 40 383 prêtres, soit 1 prêtre sur 10 dans le monde, en ont bénéficié.

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En France #NLQ

Paris : “je suis musulman et je butte tous les cathos…”

Cela s’est passé samedi dernier dans le métro parisien, à la station Anvers…

Grosse frayeur ce samedi dans le métro parisien. Peu avant 13 heures, sur les quais de la station Anvers à Paris, un individu a menacé une rame de passagers, qui était en arrêt prolongé. Exhibant un couteau, il s’est mis à hurler, semant la panique à bord du wagon : « Je suis musulman et je bute tous les cathos ». L’homme a lui-même rangé son couteau, avant d’être maîtrisé sans grande violence par des usagers. Les policiers de la Direction de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne (DSPAP) l’ont ensuite pris en charge. Il a été placé en garde à vue. L’agresseur a été identifié comme étant un Égyptien de 23 ans, nommé Emad F. Il n’est pas fiché S et n’est pas présent dans la documentation de la Direction du renseignement de la préfecture de police (DRPP). Il est en revanche connu de la justice pour deux condamnations de droit commun.

Source : Observatoire de la christianophobie et Le Parisien

Messes/Prières/Pèlerinages #NLQ

Messe anniversaire de l’assassinat du Père Jacques Hamel le 26 juillet 2018 et veillée le 25 juillet à Saint-Etienne-du-Rouvray (76)

Mercredi 25 juillet 2018
18h à 20h
 : veillée en l’église Saint-Etienne de Saint-Étienne-du-Rouvray

Jeudi 26 juillet 2018
8h : rassemblement proposé par la paroisse au presbytère de Saint-Étienne-du-Rouvray (28 rue Lazare Carnot)
8h30 : marche vers l’église Saint-Etienne
9h : messe à l’église présidée par Mgr Dominique Lebrun
10h30 : hommage devant la stèle pour la paix et la fraternité avec prises de paroles.
11h : verre de l’amitié offert par la commune au centre socio-culturel Georges-Déziré à Saint-Etienne-du-Rouvray (271 rue de Paris).

Complément d’informations à venir

Contact : 02 35 65 11 35.

Asie #Dans le Monde #NLQ

Indonésie – A Surabaya, les chrétiens s’unissent contre le terrorisme

Une attaque suicide, menée par une famille de cinq personnes, dont trois enfants, a été menée lundi 14 mai contre une base de police de Surabaya, dans l’île de Java. L’attentat, qui a provoqué dix blessés et la mort d’au moins un agent, suivait les attaques du dimanche 13 mai, perpétrées par une autre famille de terroristes contre trois églises chrétiennes de Surabaya. Le père Agustinus Ulahayanan, secrétaire général de la commission épiscopale pour l’œcuménisme et les affaires interreligieuses, a appelé les chrétiens à s’unir et à rester vigilants.

’Église indonésienne a appelé à l’unité, suite aux attentats suicide qui ont touché trois églises, un immeuble d’appartement et une base de la police de Surabaya, la seconde plus grande ville du pays dans l’île de Java. Ces attaques sont les plus meurtrières dans l’archipel depuis plus d’une décennie. Lundi 14 mai, tôt le matin, une famille de cinq personnes, dont trois enfants, a mené une attaque à la bombe, à l’aide de deux motos, contre une base de police de la ville, provoquant la mort d’au moins un agent et dix blessés, dont quatre policiers. Une fillette de huit ans, qui était avec la famille, a survécu à l’attaque et a été amenée à l’hôpital, selon le porte-parole de la police, Frans Barung Mangera. L’attaque a suivi les attentats de la veille, dimanche 13 mai, qui ont coûté la vie d’au moins quatorze morts et une quarantaine de blessés. Les trois attentats suicide de dimanche ont été menés par une seule famille – un homme, une femme et quatre enfants – contre trois églises de la ville. La première attaque a été menée par les deux fils du couple, âgés de 16 et 18 ans, dans le parking de l’église catholique Sainte-Marie ; la seconde attaque a été menée par la mère et les deux filles, âgées de 9 et 12 ans, contre l’église Kristen Indonesia Diponegoro ; et le père s’est attaqué à une église pentecôtiste.
Aloysius Bayu Rendra Wardhana, l’une des victimes de l’attaque contre l’église Sainte-Marie, a été tué alors qu’il essayait d’empêcher les terroristes d’entrer. Le père Alexius Kurdo Irianto, curé de l’église, a loué sa bravoure et son sacrifice. « S’il n’était pas intervenu, il y aurait eu encore plus de victimes dans l’église », explique le prêtre. La mère d’Aloysius a déclaré que sa famille est « fière d’avoir un martyre qui a donné sa vie pour sauver des centaines de personnes qui assistaient à la messe du dimanche dans l’église ». Le même jour, la police a annoncé qu’elle avait fait exploser quatre bombes trouvées dans la maison de la famille responsable des attentats du 13 mai. Dimanche, une explosion dans un appartement à une trentaine de kilomètres de Surabaya a également provoqué la mort de trois personnes appartenant à la même famille.

« Nous ne devons pas avoir peur »

Le président indonésien Joko Widodo a dénoncé ces attaques comme « des actes lâches, indignes et barbares ». Selon Tito Karnavian, général en chef de la police nationale indonésienne, les groupes Jemaah Anshorut Daulah (JAD) ou Jamaah Ansharut Tauhid (JAT), inspirés par l’État islamique, sont vraisemblablement à l’origine des attaques. Les responsables des deux groupes sont en prison. Le chef du JAD, Aman Abdurrahman, est détenu au centre pénitentiaire de Depok, dans l’ouest de Java, où une émeute meurtrière a provoqué, le 9 mai, la mort de cinq policiers et d’un prisonnier. « Ces groupes, parce que leurs chefs sont emprisonnés, pourraient vouloir se venger », estime Tito Karnavian. Pour lui, les attaques pourraient aussi avoir eu lieu en guise de représailles après l’arrestation de deux terroristes présumés et la mort de quatre terroristes, le 4 mai à Bogor, dans l’ouest de Java.
Al Chaidar, un expert sur le terrorisme de l’université Malikussaleh d’Aceh (Sumatra), affirme que les terroristes, lors des attaques des 13 et 14 mai, ont changé de stratégie. Ils envoient des femmes et des filles comme djihadistes « parce que personne ne les soupçonnera ». Le père Agustinus Ulahayanan, secrétaire général de la commission épiscopale pour l’œcuménisme et les affaires interreligieuses, a dénoncé les attentats et appelé les catholiques et les autres chrétiens à s’unir et à rester vigilants. « Nous ne devons pas avoir peur. Nous devons renforcer la sécurité », a-t-il déclaré. Les principales organisations musulmanes du pays, Nahdlatul Ulama (NU) et Muhammadiyah, ont fermement condamné les attentats. Selon cath.ch, le président du NU, Said Aqil Aqil Siradj a déclaré dimanche qu’« il n’y a pas une seule religion dans le monde qui justifie la violence comme mode de vie ».

Source : Eglise d’Asie

Europe non francophone #NLH #NLQ

Vous avez dit guerre de religion ? Barcelone c’est la Sagrada Familia qui était visée

Après l’égorgement du Père Hamel, il y a un an, c’est un lieu de culte hautement symbolique qui était semble-t-il visé, à Barcelone.

Les sources sécuritaires espagnoles, reprises par la presse, ont confirmé que la cellule islamiste qui a commis les attentats en Catalogne avait pour objectif la basilique de la Sagrada Família, chef-d’œuvre de l’architecte Antoni Gaudí et lieu de visite privilégié des touristes à Barcelone. Pour ce faire, les islamistes avaient stocké 120 bonbonnes de gaz dans la villa d’Alcanar où ils préparaient leurs forfaits. C’est sans doute en confectionnant une bombe qu’une explosion est survenue le 16 août dernier causant la mort de deux terroristes dont l’imam qui les aurait radicalisés.

Source Observatoire de la Christianophobie

Brèves

Courrier d’un lecteur – Islam, les chrétiens ont le droit de se défendre

Madame,Monsieur,
Je prends la liberté de vous faire part de mon sentiment concernant les violences dont sont victimes nos frères chrétiens de la part des mahométans,il est vrai que nous devons prier pour les victimes et la conversion de leurs agresseurs,toutefois il me semble que Saint Thomas justifie le droit pour les chrétiens de se défendre.
Le fondateur des Pères Blancs avait créé une milice armée qui accompagnait les religieux ainsi que les convertis.
Que ferions-nous si un proche était enlevé et torturé sous nos yeux ?
Je prie pour la conversion des mahométans mais il est impossible d’accepter ces persécutions tant dans les pays musulmans que chez nous.
J’entends dire autour de moi que nous avons tous le même Dieu,nous avons tous le même Dieu Père et Créateur,mais un chrétien vénère le Dieu Trine.
Notre-Seigneur Jésus Christ est l’unique chemin qui mène au Père,dans les Évangiles Il nous met en garde contre les faux prophètes,notre vocation est de porter la parole divine et de convertir nos frères,il y a des paroles sévères dans l’enseignement de Notre Sauveur.
Nous ne devons pas,à la suite des Saints Apôtres,nous attarder en chemin ,nous devons secouer la poussière de nos sandales là ou la Bonne Nouvelle n’est pas acceptée !
En vous remerciant de votre aimable attention.
Je vous souhaite un beau et saint mois du Sacré-Coeur.
GF

NLH #NLQ #Rome

ONU – Le Saint-Siège dénonce l’usage de la violence sexuelle comme tactique terroriste

Monsieur le Président,

Le Saint-Siège remercie la Présidence de l’Uruguay d’avoir porté ce sujet inquiétant à un débat ouvert dans cette Chambre et donc à l’ensemble de la communauté internationale.

Ma délégation souhaite remercier le Secrétaire général des Nations Unies pour son dernier rapport sur la violence sexuelle liée aux conflits (S / 2017/249), qui décrit l’impact horrible de ces crimes sur les femmes et les filles et sur toutes les communautés.

Le terme de « violence sexuelle liée au conflit » couvre un large éventail de violences sexuelles, incluant le viol, l’esclavage sexuel, la prostitution forcée, la grossesse forcée, l’avortement forcé, la stérilisation forcée, le mariage forcé, ainsi que la traite des personnes en situation de conflit aux fins de violence ou d’exploitation sexuelle.

Aussi épouvantables et criminelles que soient ces formes de violence sexuelle, ma délégation souhaite attirer l’attention particulière sur l’utilisation de la violence sexuelle dans les conflits comme une tactique du terrorisme. Les motifs de ce crime particulièrement odieux, énumérés dans le rapport du Secrétaire général, sont une litanie du mal et comprennent ceci : inciter au recrutement de terroristes, terroriser et déplacer les populations, forcer les conversions par le mariage, supprimer les droits fondamentaux des femmes, générer des revenus grâce au trafic sexuel, extorquer des rançons de familles désespérées, donner les femmes et les filles en gages de guerre pour compenser les combattants qui ont le droit de les revendre ou de les exploiter comme ils le souhaitent, et utiliser des femmes et des filles comme boucliers humains et comme kamikazes [1]. Les souffrances incommensurables de tant de femmes, qui continuent aujourd’hui à être victimes d’une telle cruauté, ne peuvent que mettre le feu sous nos pieds pour nous inciter à agir.

Le Saint-Siège invite donc la Communauté internationale à travers ce Conseil à accorder la priorité à cette violence particulièrement horrible contre les femmes et les enfants. Il n’y a pas besoin de preuves supplémentaires pour prouver que les femmes et les filles sont spécifiquement ciblées comme une tactique pour inciter à la peur, écraser leur volonté et générer des revenus pour la machine terroriste. Le pape François a rappelé à la communauté diplomatique que nous ne devons pas négliger cet horrible crime de viol en conflit, qui est « une très grave offense à la dignité des femmes, qui ne sont pas seulement violées dans le corps mais aussi dans l’esprit, entraînant un traumatisme difficile à effacer et avec des effets sur la société aussi »[2]

Face à ces crimes odieux, il existe, d’abord pour les États et ensuite pour la communauté internationale, une grave responsabilité de protéger ceux qui sont exposés aux crimes de guerre, aux crimes contre l’humanité, au génocide et au nettoyage ethnique. La communauté internationale est appelée à « encourager et à aider les États à exercer cette responsabilité » [3]. La violence sexuelle liée aux conflits et, en particulier, la violence sexuelle comme instrument du terrorisme, relève sans aucun doute de cette responsabilité profonde et pressante de protéger. L’impunité dominante de ceux qui ont commis ces crimes illustre clairement l’urgence de remplir ce devoir.

Le besoin urgent d’agir afin d’épargner aux femmes et aux filles de devenir la proie de tactiques aussi atroces dans les conflits devrait accompagner et même encourager les efforts communs des États et la volonté résolue de mettre fin aux conflits et d’adopter des solutions coordonnées à travers des efforts de dialogue et de médiation, ainsi que des mesures de consolidation de la paix et de réconciliation post-conflit. Il n’est pas nécessaire de rappeler aussi que le rôle des femmes dans une telle entreprise est essentiel. Cela ne devrait pas être une réflexion tardive ou considérée simplement comme quelque chose de politiquement correct, mais plutôt comme une contribution indispensable à tous nos efforts de paix et de sécurité pour épargner à notre monde d’autres fléaux de guerre et de violence.

Monsieur le Président,

Il y a une semaine, le pape François, une fois de plus, a averti qu’une « culture de la destruction » s’était répandue dans le monde entier et que nous vivions un « nouveau massacre » d’hommes, de femmes et d’enfants qui souffrent et qui meurent en raison de la guerre et de la migration, ou qui sont exploités pour des intérêts personnels. [4] En réponse à cette culture de la violence, le monde, en particulier les femmes et les filles dont la dignité est sauvagement violée, considère ce Conseil comme un espoir et une action. Souvenons-nous de leurs visages et montrons-leur par notre action qu’ils n’espèrent pas en vain.

Merci, Monsieur le Président.

Mgr Auza

 

Source

Europe non francophone #NLH #NLQ

Contre le terrorisme l’Europe doit retrouver son âme, préconise le Cardinal Parolin

L’Union européenne doit être « une communauté en chemin » plus qu’une « entité statique et bureaucratique », affirme le cardinal Pietro Parolin. Dans un entretien au quotidien italien La Stampa à la veille du 60e anniversaire des Traités de Rome (25 mars 1957), le secrétaire d’Etat du Saint-Siège souligne qu’on n’attend pas des chrétiens « qu’ils disent ce qu’il faut faire, mais qu’ils montrent par leur vie la voie à parcourir ».

Célébrer cet anniversaire signifie « affirmer que le projet européen est vivant » malgré les difficultés, explique le « numéro 2 » du Vatican : « l’idéal reste actuel ». Il rappelle qu’à la base des Traités de Rome,  les deux textes fondateurs de l’UE, « il y avait la volonté de dépasser les divisions du passé et de privilégier une approche commune aux défis de notre temps ». La célébration « nous rappelle qu’aujourd’hui encore il est possible de travailler ensemble, parce que ce qui unit est plus important et plus fort que ce qui divise ».

Le cardinal encourage à « repenser l’UE » comme « une communauté en chemin » plus qu’une « entité statique et bureaucratique ». « L’âme du projet européen, selon l’idée des Pères fondateurs, trouvait sa consistance dans le patrimoine culturel, religieux, juridique, politique et humain sur lesquels l’Europe s’est édifiée dans les siècles », rappelle-t-il : « L’esprit des Pères fondateurs n’était pas tant de créer de nouvelles structures supranationales, mais de donner vie à une communauté, en partageant ses ressources ».

Au cœur du patrimoine commun du Vieux continent : ses racines chrétiennes, qui sont « un élément fondamental », « la lymphe vitale de l’Europe ». Mais le cardinal déplore un « lent processus qui a cherché à reléguer toujours plus le christianisme dans la sphère privée (…). Il a donc été nécessaire de rechercher d’autres dénominateurs communs, apparemment plus concrets, mais qui ont conduit à (un) vide de valeurs ». Dans ce cadre, « les chrétiens sont appelés à offrir avec conviction leur témoignage de vie (…). On n’attend pas d’eux qu’ils disent ce qu’il faut faire, mais qu’ils montrent par leur vie la voie à parcourir ».

Les populismes, une réponse partielle

Le secrétaire d’Etat aborde aussi la question des populismes qui sont, estime-t-il, « le signe d’un mal-être profond perçu par beaucoup de personnes en Europe et aggravé par les effets persistants de la crise économique et de la question migratoire (…). Ils sont une réponse partielle à des problèmes compliqués ». Et de mettre en garde contre une politique « réduite à un ensemble de réactions, souvent hurlées, indicatrices de la carence d’idéaux ».

Les inquiétudes « sont authentiques et ne peuvent être d’aucune façon éludées », assure le cardinal Parolin qui préconise de « tenir compte » du « problème de sécurité » : « Si d’un côté on ne peut ignorer celui qui est dans le besoin, de l’autre il y a aussi la nécessité que les migrants observent et respectent les lois et les traditions des peuples qui les accueillent ».

Mais il encourage « une réflexion plus profonde » pour « affirmer un idéal, indiquer une perspective d’action et donner des réponses concrètes ». La question migratoire « met à l’épreuve l’Europe dans sa capacité d’être fidèle à l’esprit de solidarité et de subsidiarité qui l’a animée depuis le début ».

Contre le terrorisme, redonner à l’Europe son âme

Pour affronter le terrorisme, il recommande « d’identifier et de déraciner les causes les plus profondes » du phénomène : « le terrorisme trouve un terrain fertile dans la pauvreté, dans le manque de travail, dans la marginalisation sociale ». Il souligne aussi « une autre cause bien plus profonde du mal-être qui favorise le terrorisme » dans « la perte de valeurs qui distingue tout l’Occident et qui déstabilise surtout les jeunes ».

L’Europe en effet « a cherché à “s’affranchir” du patrimoine culturel et des valeurs qui l’ont engendrée et cela a créé un vide. Les jeunes ressentent et subissent de façon dramatique les conséquences de ce vide parce qu’en ne trouvant pas de réponses à leurs justes interrogations sur le sens de la vie, ils cherchent des palliatifs et des substituts », constate le cardinal Parolin. Ainsi « le terrorisme se combat en redonnant à l’Europe et à l’Occident en général, cette âme qui s’est un peu égarée derrière les fastes de la “civilisation de la consommation” ».

 

 Lu sur Zenith

Asie #NLQ

Chine – Répression antichrétienne accrue dans le Xinjiang

Tout culte chrétien se déroulant hors des églises contrôlées par l’État, est désormais considéré comme du « terrorisme ». Les nouvelles mesures que viennent de prendre les autorités du Xinjiang, pourraient s’étendre rapidement à toute la Chine.

Les autorités du gouvernement de la province du Xinjiang (nord-est de la Chine) ont interdit tout culte chrétien qui ne se déroulerait pas dans des églises autorisées par l’État. […] [Les autorités] ont confirmé que tous les catholiques et tous les protestants ne peuvent pratiquer leur culte que dans des églises approuvées par l’État. Les autorités justifient une si énorme violation de la liberté religieuse en qualifiant leur décision de mesure visant à combattre le « terrorisme ». Une telle proscription religieuse autorise les fonctionnaires gouvernementaux à perquisitionner et à fermer les églises. Des églises à la maison ont déjà été fermées dans la province en application de cette nouvelle réglementation. C’est un développement préoccupant qui pourrait bien se répandre dans toute la Chine.

Source : ICC, 24 février – © CH pour la traduction.

Asie #NLH #NLQ

Pakistan – Réaction de la Commission nationale Justice et Paix après la condamnation de 42 chrétiens

Un tribunal antiterrorisme de Lahore a condamné 42 chrétiens pour terrorisme. Ils étaient accusés du lynchage intervenu suite aux attentats contre deux églises – une catholique et l’autre protestante – du quartier de Youhanabad, à Lahore, le 15 mars 2015.
Après les bombes, la protestation des fidèles avait explosé, se soldant par le meurtre de deux musulmans soupçonnés d’être responsables des attentats, geste condamné par l’ensemble des responsables chrétiens. Au cours des jours suivants, la police avait accompli diverses opérations dans le quartier, arrêtant environ 500 personnes puis confirmant la garde à vue de 84 d’entre eux, les accusant de meurtre et de terrorisme. De ces personnes, 42 ont été innocentées à l’été 2016. Parmi les 42 condamnés de ce jour, se trouvent trois activistes des droits fondamentaux, étiquetés comme « instigateurs de la violence ». Les chrétiens affirment que les homicides ont été le fait d’agitateurs infiltrés au sein de la communauté.
La Commission nationale Justice et Paix des Evêques catholiques exprime sa déception « parce que les forces de l’ordre et les autorités se sont concentrées seulement sur le déplorable incident du lynchage alors que les auteurs de l’attentat criminel contre les églises et les fidèles en prière sont encore impunis ».
Selon l’ONG Centre for Legal Aid, Assistance and Settlement (CLAAS), au moins 32 inculpés « ont été accusés injustement » et les pressions d’extrémistes islamiques peuvent avoir conditionné la décision du tribunal.
Afin de prévenir des incidents de ce genre, au cours de ces derniers jours, l’Assemblée nationale du Pakistan a approuvé le Criminal Laws (Amendment) Act 2016, texte de loi qui punit le sectarisme, les conversions forcées et le lynchage de masse. Le texte, qui doit encore être promulgué par le Président pour entrer en vigueur, a été accueilli comme un progrès en ce qui concerne les conditions des minorités religieuses. Les nouvelles dispositions amendent des lois déjà existantes et prévoient des peines de réclusion d’un à trois ans pour incitation à la haine religieuse et à la violence, alors que les peines vont jusqu’à dix ans dans les cas de mariages forcés de jeunes mineures ou de femmes appartenant aux minorités. En outre, le texte fait du lynchage de la part de « foules qui prennent la loi entre leurs propres mains » un délit pénal. 

Source : Agence Fides