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Le besoin de salut est indispensable à notre humanité

de Benoît A. Dumas sur France Catholique :

Du contraste et même de la contradiction entre l’amplitude et la vérité de nos désirs, d’une part, et notre incapacité naturelle à atteindre leur objet et à nous en emparer, d’autre part, surgit ce qu’on peut véritablement appeler un “besoin de salut”.

Mais d’abord, qui ne désire retrouver pour toujours, transfigurés, les être chers qu’il aime, qu’il a aimés ? N’avons-nous pas le sentiment que le sens de la vie serait amoindri, peut-être même perdu, si nous n’avions, chevillé au coeur, l’espoir, même vague et confus, d’être à nouveau réunis à ceux et celles qui sont, qui ont été, à un moment ou de façon durable, une part inséparable de nous-mêmes et de notre attachement au monde ?

Parcourons ensuite à grands pas divers domaines immenses de nos désirs.

Les aspirations du coeur et de l’esprit humain sont immenses. Nos désirs de perfection et de plénitude s’avèrent décidément insatiables. Nous voudrions un bonheur absolu et définitif et nous avons le sentiment d’être ouverts à cela, d’être faits pour cela, d’y être ordonnés… Pour peu que notre éducation et notre culture nous stimulent et nous en donnent les moyens ; que nous ne soyons pas défaits ou décomposés par des épreuves ou des malheurs presque insurmontables, nous dépassons par l’imagination et la pensée les limites d’une existence moyenne ordinaire et tranquille et nous nous projetons hardiment vers ce qui pourrait réellement nous combler.

Et ceci en de multiples domaines. Le domaine de notre relation au Bien, qui mesure en définitive notre valeur humaine, se présente en premier par ordre d’excellence : Qui n’aspire à être humainement meilleur par la qualité morale de sa vie, et à recevoir de quelque manière approbation et récompense pour le labeur accompli ? Qui n’aspire à aimer et à être aimé davantage ?

À embrasser un plus grand nombre d’êtres humains dans son amour et sa bienveillance ? Ce champ de la relation au Bien concerne conjointement notre histoire singulière et notre Histoire collective. Ce que l’on veut pour soi, on le souhaite pareillement pour tous, plus encore si l’on travaille ardemment à l’avènement d’un bonheur messianique pour une humanité nouvelle.

Mais il n’y a pas que l’attrait du Bien et l’amour passionné qui dilatent le coeur. La beauté du monde et les réussites de l’art nous fascinent par éclairs et nous voudrions en être toujours abreuvés…, et nos expériences nous poussent à vouloir toujours plus et mieux, dans une sorte de dialectique ascendante.

Il en va de même dans le domaine de la connaissance : qui a mis le doigt dans l’engrenage de la recherche de la vérité s’offrant à nous, en de multiples secteurs et sous de multiples aspects, ambitionne de percer tous les mystères de la sagesse et de la science, et de pouvoir enfin contempler toutes choses – et leur auteur – dans la lumière.

Je résume : notre âme a soif de Bien, de Beauté, de Vérité, et dans cet élan se trouve emportée indéfiniment vers un infini… hors d’atteinte.

*

Hors d’atteinte ? Oui, parce que la mort est là, inexorablement et universellement présente. Parce que le mal menace et casse nos plus hautes et sublimes espérances. Parce que notre humanité, malgré sa volonté et ses efforts, est profondément meurtrie et blessée et ne sait que balbutier le couronnement de ses immenses désirs.

Et même en admettant que nous soyons immortels par quelque part de nous-mêmes, ce bonheur éblouissant avec toutes ses composantes, nous sommes inaptes, par nos propres ressources, à nous en emparer. « Qui nous fera voir le bonheur ? »

Cet élan irrépressible dont l’aboutissement demeure en suspens constitue un violent paradoxe : tellement notre volonté de vivre toujours aussi bien que notre polarité vers un bonheur total et rassasiant sont liés à ce que nous sommes et sont constitutifs de notre nature humaine. Aucun artifice, aucun passe-droit philosophique à nommer ce constat : « besoin de salut ».

*

Dans la foi chrétienne, ce besoin de salut est initialement appréhendé comme étant la prise de conscience par l’homme de sa volonté, élémentaire ou profonde, de faire le bien, et de sa quasi-impossibilité à l’accomplir. Avec comme illustration le diagnostic de S. Paul : “Vouloir le bien est à ma portée, mais non pas l’accomplir : puisque je ne fais pas le bien que je veux et commets le mal que je ne veux pas (…) Malheureux homme que je suis ! Qui me délivrera ?” (lettre aux Romains 7, 14-25)

Le constat de notre division intérieure entre le bien et le mal n’est pas propre à la religion biblique. Le texte d’Ovide, célèbre auteur latin au tournant de notre ère, cité ci-après, procède de la même prise de conscience. Et le commentaire que je rapporte illustre encore l’appropriation de cette expérience par une voix contemporaine autorisée. « Video méliora provoque, détériora sequor ». Je vois le bien et je l’approuve, mais je fais (je suis) le mal. (Réflexion mise dans la bouche de Médée (Métamorphoses VII, 2 – Nouveau Petit Larousse, 1958, locutions latines et étrangères). La citation est accompagnée de la l’explication suivante : « ces paroles peignent l’homme à qui son intelligence droite montre le chemin du devoir et de la vérité, mais que sa faiblesse et l’appât du plaisir entraînent néanmoins vers le mal »

*

Ce besoin de salut n’est pas une donnée purement individuelle, je le rappelle. Il est transposable aux sociétés humaines et à leur Histoire. Nous sommes dans l’incapacité de faire le Bien, dans toute la diversité des domaines qui nous requièrent, sur de longues périodes et à échelle universelle, de telle sorte que soit assurée la vie harmonieuse des peuples et des civilisations dans la liberté, la rectitude, la justice, la fraternité, la paix… A ce niveau terrestre et immanent, ce n’est pas de salut “transcendant” qu’il faut parler, mais d’abord de libération. C’est d’ailleurs selon cet ordre que s’est déroulée la révélation biblique de Dieu : avant d’être le Dieu sauveur, il libéra son peuple de la servitude et de l’oppression des Egyptiens. Il fut le libérateur. Et la révélation judéo-chrétienne en son entier oscille dans un indispensable va-et-vient entre ces deux pôles complémentaires du salut et de la libération. A ce propos, dans les années du Concile Vatican II, le journaliste religieux du journal le Monde, Henri Fesquet, avait cette formule pertinente et féconde : “la libération est l’immanence du salut, le salut est la transcendance de la libération”.

Le champ où l’homme expérimente ce besoin de salut ne se limite pas, loin de là ! au domaine moral, bien que dans cet espace ledit besoin soit aisé à identifier et assez communément ressenti, sinon franchement reconnu. Il se fait jour aussi dans les différents domaines où nous osons reconnaître et formuler les puissants et véridiques désirs qui nous traversent – parfois nous soulèvent et nous happent – concernant notre destinée, quand on ne refuse pas de se confronter à une espérance totale.

C’est alors que “besoin de salut” apparaît comme la catégorie d’anthropologie philosophique la plus adéquate. S’il se trouve qu’elle est ouverte à la dimension religieuse, cela ne lui ôte en rien sa vérité. Cela montre seulement qu’à ce niveau de réflexion sur la destinée humaine, la philosophie jouxte nécessairement la dimension religieuse.

*

Besoin de salut ou besoin d’être sauvé oriente naturellement vers un indispensable complément d’agent. Car si notre humanité (notre nature humaine), personnellement et collectivement considérée, a besoin d’être sauvée – humanité qui ne se ment pas à soi-même, qui reconnaît la force et le caractère infini de ses désirs, qui accepte sa condition, qui cherche des réponses – il faut bien que ce soit par Autre qu’elle-même. Quelqu’un est là, Dieu ( ?) sera là, qui suscite et dilate nos désirs en perdition et s’offre à les combler.

Pour y adhérer, la philosophie ne suffit sans doute pas… Du moins est-elle apte à circonscrire assez précisément la question, et à préparer une démarche, qui ne pourra être en fin de compte que personnelle et existentielle. Démarche qui n’a pas lieu forcément de s’inscrire dans le cadre d’une religion positive, mais qui dans le fond est à proprement parler religieuse.

L’attitude basique de la foi, en effet, quelle que soit la religion ou en l’absence de toute religion positive, consiste à reconnaître et accepter cette dépendance, la vouloir peut-être : l’homme est un être qui – vu les aspirations et les désirs à la fois transcendants et impossibles qu’il porte en lui, et intimement persuadé qu’il ne doit pas, qu’il ne peut pas y renoncer, à cause de leur enracinement naturel profond (ontologique), de leur force vitale, de leur véracité – a besoin d’être sauvé. Je suis, moi, cet homme, cette femme, en perdition.

“En perdition” : j’insiste. Tout le drame de la condition humaine est ici présent. “Qui me fera voir le bonheur ?” Nous sommes faits pour un destin grandiose, mais impossible à atteindre, si personne ne vient à notre secours. Ce besoin de salut touche ces êtres captifs, meurtris et délaissés que nous sommes : captifs du mal et de la mort, meurtris par la souffrance, abandonnés à la solitude avec nos immenses aspirations frustrées.
Sa reconnaissance humble et vraie est propre à nous mettre en rapport avec cet infini qui nous investit et nous presse par les divers côtés où se construit notre destinée.

*

Schématiquement, trois attitudes sont possibles.

• Renoncer à son “désir d’infini bonheur” : la résignation ou la passivité l’emportent alors pour diverses raisons : conséquence d’une vie trop dure, rivée à la simple survie ; résultat de la “distraction” (je parle de celle qui nous conduit insensiblement à la mort) ou d’un conformisme culturel dominant ; défaut d’ouverture, ignorance… L’homme, la femme, laisse en suspens les grandes interrogations, fait taire ses angoisses ou profondes tristesses ou bien s’efforce de vivre avec… Il ou elle n’est pas en conditions de hisser la voile de son embarcation qui lui permettrait de capter de grands souffles l’emportant vers l’au-delà.

Dans le meilleur (le pire ?) des cas, résignation et passivité se convertissent en stoïcisme qui consiste à se faire un front d’airain face aux impasses et insupportables adversités de l’existence.

• Seconde attitude : reconnaître l’immensité de ses désirs et estimer que nous en sommes injustement et inexplicablement frustrés ; mais ne pas vouloir accepter pour autant de dépendance, au sens d’ouverture à une solution apportée par Autre et plus grand que soi. C’est alors la révolte, envers du sentiment de l’absurde. Ainsi prend corps certaine forme d’athéisme.

• Troisième voie : laisser entrer en soi le besoin de salut (1) tel qu’énoncé pus haut, et s’en remettre à “l’Univers profond” ; à la réponse de l’univers profond, aurait dit Jean Jaurès. (2) Mais chacun pressent que la réponse à ces questions et aspirations de l’homme ne peut venir que de Quelqu’un.

(1) “Il est bon d’être lassé et fatigué par l’inutile recherche du vrai bien afin de tendre les bras au Libérateur.” Pascal

(2) “(…) Le courage, c’est d’aimer la vie et de regarder la mort d’un regard tranquille ; c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel ; c’est d’agir et de se donner aux grandes causes sans savoir quelle récompense réserve à notre effort l’univers profond, ni s’il lui réserve une récompense. (…)” J. Jaurès – Discours à la jeunesse

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Forum Wahou les 10 et 11 novembre 2019 à La-Roche-sur-Yon (85)

Un forum Wahou pour quoi ?

  • 2018 Forum Wahou - Jean-Paul 2Donner un sens à ma vie
  • Comprendre le sens du corps et de la sexualité humaine
  • Transmettre la théologie du corps de st Jean-Paul II

 

Un forum Wahou c’est quoi ?

  • Des conférences, des ateliers, des témoignages…
  • Des intervenants : une professeur des écoles, une conseillère conjugale et familiale, un médecin, un prêtre, un couple…

 

Un forum Wahou pour qui ?

  • Etudiant(e), célibataire, couple, séparé(e), consacré(e), prêtre…

 

Infos pratiques

  • Samedi 10 novembre de 9h à 20h &
    dimanche 11 novembre de 9h à 17h30
  • ICES · 17 Bd des Belges · La Roche-sur-Yon
  • Tarifs :
    • étudiant : 4 €
    • adulte : 20 €
    • couple : 30 €

 


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Journée-colloque des AFC – “Les chrétiens vivent d’Amour… et de sexualité” – le 13 octobre 2018 à Toulouse (31)

Les AFC organisent une journée sur le thème

“Les chrétiens vivent d’Amour… et de sexualité”

le 13 octobre prochain,

à salle municipale Castelbou, à Toulouse
métro Compans-Caffarelli

Ce sera le carrefour des différentes associations et mouvements ancrés dans l’unité entre l’amour et la transmission de la vie, et engagés dans la régulation naturelle des naissances, l’éducation affective et sexuelle, la préparation au mariage…

Programme :

► de 9h à 14h :
Rencontre des associations et mouvements ancrés dans l’unité entre l’amour et la transmission de la vie, et engagés dans la régulation naturelle des naissances, l’éducation affective et sexuelle, la préparation au mariage …
Pour participer, contacter le 06 95 71 83 30

de 14h à 18h : Rencontre ouverte à tous : jeunes adultes et couples, éducateurs, accompagnateurs…
Conférences et table-ronde animées par Sabine Caze, avec un prêtre formé sur les questions du mariage et de l’amour conjugal, des couples et des jeunes, la pastorale des étudiants…

• mise en perspective des textes magnifiques que, depuis 50 ans, les papes Paul VI, Jean-Paul II, Benoît XVI et François ont donné à l’Église et au monde, sur l’amour humain, le corps, la sexualité, le don de la vie, en appelant sans cesse à la liberté intérieure et la responsabilité
• les apports si concrets du Pape François sur l’amour humain avec Amoris Laetitia
• des chemins pour vivre la beauté de l’amour conjugal en lien avec la fertilité
• la spiritualité conjugale, au rythme du cycle féminin

A noter : la veille aura lieu un spectacle sur le Cantique des cantiques, le 12 octobre à 20h30 à l’Orangerie du Caousou.

Infos et contact : AFC : 06 09 39 65 00 et afc31coteaux@gmail.com

 

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Rencontre autour des diverses formes de fécondité que prend notre vie baptismale le 13 octobre 2018 à Évreux (27)

Aussi belle que soit la fécondité de la venue d’enfants dans un foyer, il y a diverses formes que revêt la fécondité de notre baptême.

Le 13 octobre 2018 de 10h à 18h à l’Espace Nétreville d’Évreux 

Vivre la FÉCONDITE autrement et découvrir ses FÉCONDITES

Aussi belle que soit la fécondité de la venue d’enfants dans un foyer, il est apparu important d’offrir un espace de réflexion et de partage autour des diverses formes que revêt la fécondité de notre baptême, quelle que soit notre situation.

Nous accueillons donc particulièrement celles et ceux qui souffrent et qui sont à la recherche de leur propre fécondité.

Programme

  • Apports biblique
  • Théologique,
  • carrefours
  • Relecture personnelle
  • Célébration eucharistique : messe d’action de grâces pour toutes les fécondités découvertes.

Apporter son pique nique pour la pause déjeuner.

Pour télécharger le visuel

Contact

Pastorale des Familles
Roman et Emmanuelle Stawski
Par e.mail ICI

Diocèse d’Évreux
11 bis rue Jean Bart – CS 40165 – 27001 Évreux Cedex
Tel :  02 32 62 82 20 – Fax : 02 32 62 40 66

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Forum Wahou Adam et Eve découvrent la Théologie du Corps – les 20 & 21 octobre 2018 au Raincy (93)

Le Forum Wahou arrive dans le 93 ! ! !

A la suite d’Adam et Eve se découvrent…, venez découvrir la Théologie du Corps selon St Jean-Paul II pour méditer sur la sexualité, l’intimité et la foi.

 Samedi 20 octobre 2018 de 9h00 à 20h
et Dimanche 21 octobre 2018 de 10h à 18h
4 Allée de Verdun, Le Raincy, France

Ma sexualité, mes désirs, ont t-ils une signification ?
Se marier, cela a-t-il encore un sens aujourd’hui ?
Q
uelle est ma raison d’être ? le sens de ma vie ?
Q
ue dit l’Eglise sur le corps et la sexualité ?
A quoi sert la pudeur ?
Avoir des relations sexuelles, est-ce plus que rechercher le plaisir ?
Donner sa vie ou se donner… mais comment ?

Deux jours d’enseignements, témoignages, temps de réflexion, temps d’adoration, conclus par une messe le dimanche

Deux jours pour apprendre, partager, écouter, prier, progresser, échanger, transmettre

 

N’oubliez pas votre pique-nique ! !

 

Apportez votre repas ou vous avez la possibilité de réserver en ligne (au plus tard le 17oct) un repas confectionné par un boulanger. Ce Menu à 6,50€ comprend :

un sandwich ( jambon-gruyère, poulet crudités, thon crudités)

une boisson ( jus de pomme ou orange, lipton pêche, coca ou coca zéro, orangina, eau plate)

une patisserie (flan nature, beignet pomme, moelleux au chocolat, tartelette pomme)

 

Il n’y a plus qu’à s’inscrire, partager cette page et venir accompagner d’amis à ce forum qui va changer le regard sur soi-même et sur l’autre…

 

Des difficultés financières ne doivent pas être un frein à la participation à ce forum, n’hésitez pas à nous contacter : polejeunes93adameteve@gmail.com

Inscriptions

 

Conférences/Formations #NLH #NLQ

Forum Wahou ! à Cessy (01) les 17 & 18 novembre 2018

Ma sexualité, mes désirs, ont t-ils une signification ?
Se marier, cela a-t-il encore un sens aujourd’hui ?
Q
uelle est ma raison d’être ? le sens de ma vie ?
Q
ue dit l’Eglise sur le corps et la sexualité ?
A quoi sert la pudeur ?
Avoir des relations sexuelles, est-ce plus que rechercher le plaisir ?
Donner sa vie ou se donner… mais comment ?

Les Forums Wahou !(*), c’est

  • Découvrir la signification de mon corps et de la sexualité dans le plan de Dieu, d’après la « théologie du corps » de Jean-Paul II
  • 2 jours d’enseignements, témoignages, ateliers, temps de prière et d’échanges
  • Pour tous adultes, quel que soit l’état son état de vie (célibataires, fiancés, mariés, en couple, consacrés,…)
  • Organisés par de nombreux diocèses, dans toute la France
  • Au service de la Nouvelle Evangélisation

(*) Découvrant Eve, Adam s’exclame « voici la chair de ma chair et l’os de mes os ! ». « Wahou ! », en quelque sorte 🙂

Inscriptions

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Regards croisés sur Laudato Si, l’encyclique du pape François et sainte Hildegarde de Bingen – les 20 & 21 octobre 2018 à Vauhallan (91)

Du samedi 20, 10h, au dimanche 21 octobre, 17h – abbaye St Louis-du-Temple, Limon, Vauhallan. « Regards croisés sur Laudato Si, l’encyclique du pape François et sainte Hildegarde de Bingen ». Avec Sœur Claire-Elisabeth, moniale de l’abbaye, et Père Pierre Dumoulin, prêtre du diocèse de Monaco, docteur en théologie.

Programme


Inscription avant le 5 octobre. Tarifs et inscriptions sur le site de l’abbaye

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« Vivre le oui du mariage », un nouveau parcours de la Pastorale des Familles du diocèse de Reims (51) – Présentation le 24 septembre 2018

Dans le cadre des parcours de découverte de la « Théologie du corps selon Saint Jean-Paul II », à la suite du cheminement « Bonnes nouvelles sur le sexe et le mariage », la Pastorale diocésaine des Familles et la Maison diocésaine Saint Sixte vous proposent une nouvelle approche du corps à travers un nouveau parcours :

« Vivre le « oui » du mariage »

dans une union vraie des personnes selon l’enseignement de Saint Jean-Paul II

 

Ce cheminement s’articulera autour de six soirées mensuelles autour de la théologie du corps.

Une soirée de présentation aura lieu le :

lundi 24 septembre 2018 à 20 h 30

à la Maison diocésaine Saint Sixte – 6 Rue Lieutenant Herduin à Reims

 

Cette soirée sera animée par Bernard Leclerq, diacre pour la Pastorale diocésaine des familles.

Contact : Bernard Leclercq – diacre, délégué diocésain à la Pastorale des Familles – Tél. : 06.87.41.07.37 – leclercq.bernard@wanadoo.fr

Évènement Facebook : https://www.facebook.com/events/454067678446970/

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L’édito – La théologie du détail

La théologie, considérée comme la reine des sciences, perçue comme la plus ardues des disciplines, autrefois pratiquée avec « crainte et tremblement », oscille aujourd’hui entre obscurantisme et facilité, livrée aux mains de spécialistes auto décrétés. Pour les uns, c’est un vaste trou noir incompréhensible. Pour d’autre c’est l’objet des discussions de salons faciles sur lequel chacun a son avis tranché, quoique non documenté. Ainsi s’est développé au sein de l’Eglise catholique, une forme de relativisme, laissant à chacun la possibilité d’avoir son opinion privée sur les points les plus complexes de la théologie. Un relativisme, finalement très protestant qui donne à chacun l’illusion de maîtriser une des disciplines les plus complexes qui soit donnée à l’humanité. Cette appropriation privée de la théologie, en dehors, voire en réaction, à la Tradition de l’Eglise a dessiné des lignes parfois très antagonistes au sein même de l’Eglise, la forçant à d’impossibles compromis, au mépris d’une Tradition bimillénaires et de la vérité même. Les théologiens en herbes de notre temps se révèlent tout d’un coup bien plus avisés et inspirés qu’un saint Augustin, un saint Ambroise, pour ne pas citer le désormais conflictuel saint Thomas d’Aquin. Outre l’orgueil qu’on ne saurait ne pas voir perler derrière ces révolutions modernes, se pose la question de l’unité même de l’Eglise et de la cohérence de ses fidèles. Peut-on encore se dire catholique quand ont nie une part, même infime, de la foi catholique ? N’est-on pas alors une branche sectaire, au sens étymologique, c’est-à-dire coupée, de l’arbre universel ? Pourquoi venir à la messe catholique, se dire catholique, si au fond on veut changer l’Eglise pour la tailler à sa propre mesure ? Pourquoi alors, ne pas se faire sa propre Eglise, comme nombre de courants protestants ? L’Eglise, comme la foi catholique, sont un manteau bien trop grand pour nous, parce qu’il est dimensionné pour le corps même du Christ. Face à cela nous avons deux possibilités : grandir à la mesure du manteau ecclésial, ou le tailler à notre mesure, mais alors, il ne s’agit plus de l’Eglise. Pour maintes choses, le relativisme et les bonnes intentions se cachent derrière le détail, arguant que toutes ces choses ne sont pas importantes, mais secondaires, que ce qui compte, c’est l’amour, le prochain, la simplicité etc. Que ces trois choses comptent et puissent être prioritaires s’entend à condition que l’amour soit en cohérence avec la vérité, sans quoi il n’y a pas d’amour vrai. Le psaume nous le rappelle « amour et vérité s’embrassent ». Car notre monde moderne, finalement désincarné à force de se réinventer, ne comprend plus la notion de cohérence. Sur un axe fondamental, se greffent au quotidien un millier de détails qui dessinent, en réalité, la trajectoire que nous suivons. Modifier un détail et la réalité présente sera différente. Or le détail est porteur de sens. Le sens de ce qu’il exprime d’abord, le sens de son absence en suite. Refuser ou nier un détail nous dit beaucoup de notre rapport au monde réel. Entre celui qui insiste pour que les fourchettes soient sur la face et celui qui s’en moque, deux tempéraments, mais aussi deux idéologies sont présentent. En outre, il en est du détail comme du degré d’un angle. Modifier, même d’un pouillème, l’angle entre deux droites et quelques centimètres plus haut la trajectoire est sensiblement altérée. Alors, oui, la théologie se situe d’une manière « déroutante » dans le détail.

NLH #NLQ #Tribunes et entretiens

Le point de vue d’Arnaud Dumouch sur l’affaire McCarrick et réponse du père Michel-Marie Zanotti-Sorkine

Dans une vidéo sur sa chaîne Youtube, le théologien Arnaud Dumouch fait le point sur l’affaire McCarrick et les dénonciations de Mgr Vigano :

Le père Michel-Marie Zanotti-Sorkine lui a répondu en privé, mais Arnaud Dumouch, avec son accord, a voulu par honnêteté intellectuelle et sens de la disputatio diffuser cette réponse :

Cher Arnaud,

Vous savez l’immense estime que j’ai pour vous et combien nous sommes unis dans un même amour et respect pour le Père Marie-Dominique Philippe ! Je viens vers vous pour vous dire la douleur que j’ai ressentie en visionnant votre dernière vidéo sur la question qui en ce jour alimente les médias de tout poil. L’attaque du cardinal Vigano vise à déstabiliser le pape. Voila mon sentiment. Tout est là. Une partie de l’Eglise institutionnelle veut la destitution du pape actuel, et ces autorités et autres prêtres profitent de cette affaire pour tenter de mettre en œuvre leur projet. Voilà une occasion rêvée pour un montage médiatique parfait ! Involontairement, je crois que par votre ton, par la gravité de vos propos, vous travaillez dans ce sens, malgré vous, j’en suis sûr, car vous aimez l’Eglise et vous croyez que notre Saint-Père actuel, comme ses prédécesseurs, sont le fruit du choix du Saint-Esprit. En outre, vous préconisez un nettoyage de l’Eglise, un éloignement des brebis galeuses, alors que Dieu ne cesse de travailler avec des gens imparfaits. C’est d’ailleurs notre chance à tous ! Son Fils nous a suffisamment montré la route à prendre en supportant les exactions des siens, en fustigeant les pharisiens qui, au nom d’une prétendue pureté de doctrine et de discipline, sont passés à côté de la Vérité. Avec vous, je condamne bien sûr les actes pédophiles, et je crois évidemment nécessaire que l’on éloigne de l’enfance ceux qui, hélas, sont habités par ce drame. Il n’en demeure pas moins que la chasse aux sorcières, le retour en arrière sur les agissements des uns et des autres, la mise en lumière du péché d’autrui, sont normalement insupportables aux coeurs évangéliques. C’est ce que m’a appris le Christ ! Une Eglise de purs, surtout pas ! Et d’ailleurs, qui est pur ici-bas ? Que celui qui lance une pierre sur son frère se regarde ! Le judaïsme le plus strict marchait au temps du Christ dans une voie de pureté qui l’a perdu ! Quant à la perfection de l’amour à laquelle nous tendons, elle prend parfois des chemins surprenants et inattendus ! ! Rejoindre les intentions des personnes revient à comprendre biens des situations et parfois même à les innocenter ! J’ajoute que la fixation sur les questions de moeurs au sein de l’Eglise est aujourd’hui maladive ! Encore une fois, les abus sur les enfants sont inadmissibles ! Mais la rigidité de certains pasteurs, le manque d’accueil de la différence malgré de belles et grandes déclarations d’ouverture, la dureté de coeur de nombreux prêtres, la dimension administrative de l’Eglise, avec ses plans pastoraux, ses méthodes pour le coup non infaillibles, sont des réalités qui souvent perturbent l’avancée du Christ dans les coeurs, et ces failles ne sont pas traités avec la même sévérité ! ! ! Comme vous le voyez, dans la question actuelle, on se fixe sur le fait que le pape n’a pas dénoncé son frère ! C’est donc lui qui est visé et non McCarrick ! La démarche du cardinal Vigano, pour le coup, ne me semble pas très pure ! ! ! Quant à la question de l’amitié de similitude, ( je préfère l”appeler ainsi plutôt qu’homosexualité), arrêtons de nous focaliser sur elle ! ! Nous apparaissons aux yeux du monde comme des obsédés de la question charnelle ! ! Occupons-nous de la foi des hommes, attachons les êtres – quels que soient leurs chemins – au Christ et à sa mère ! Le monde occidental est en train de quitter la route chrétienne ! Voila ce qui doit être notre tourment ! Je vous redis ma profonde amitié, cher Arnaud ! Restons unis plus que jamais les yeux sur l’Evangile qui est notre charte de vie dans l’ordre du jugement sur toutes les réalités divines et humaines. Bien près de vous par le coeur.

Père Michel-Marie

(source : dans les commentaires sous la vidéo)