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Prédication du père Michel-Marie Zanotti-Sorkine du 22 juillet 2019 – “La résurrection de nos vies est certaine !”

Suite à l’interview du père Michel-Marie sur la chaîne québécoise TVA dans l’émission La Victoire de l’Amour, le célèbre prédicateur, écrivain, auteur-compositeur et chanteur revient régulièrement pour commenter l’évangile du jour.

Ici Jn XX, 1.11-18

Version audio seule.

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Le Vendredi Saint 384 à Jérusalem, raconté par une pèlerine

Nous poursuivons notre Semaine Sainte à Jérusalem au IVème siècle

La Semaine sainte à Jérusalem en 384 avec Egérie

 

Le Vendredi-saint

Avant d’aller se reposer un peu au terme d’une nuit éprouvante, comme l’évêque le leur à conseiller, les fidèles font le détour par Sion.

« Aussitôt après le renvoi de la Croix, avant le lever du soleil, tous s’en vont avec ferveur prier à Sion devant la colonne contre laquelle fut flagellé le Seigneur. » (37, 1)

La vénération du bois de la Croix et d’autres reliques

« Puis rentrés dans leurs maisons, ils s’y reposent un peu ; sur quoi les voici tous présents. On place alors un siège pour l’évêque au Golgotha, derrière la Croix où il se tient à ce moment-là. » (37, 1)

Post crucem, désigne la chapelle où a lieu la vénération de la croix. Crux qualifie aussi le rocher du Golgotha surmonté d’une croix.

« On dispose devant lui une table couverte d’une nappe. Autour de la table, les diacres se tiennent debout. On apporte le coffret d’argent doré qui contient le saint bois de la croix, on l’ouvre, on l’expose, on place sur la table et le bois de la croix et l’écriteau. Quand on les a placés sur la table, l’évêque, assis, appuie ses mains sur les extrémités du bois sacré, et les diacres, debout autour, surveillent.

Voici pourquoi cette surveillance. Il est d’usage que tout le peuple, tant fidèles que catéchumènes, s’approche un à un, se penche sur la table, baise le bois sacré et passe. Or on raconte que quelqu’un, je ne sais quand, y a mordu et a volé un fragment du bois sacré. C’est pourquoi maintenant les diacres debout à l’entour, surveillent ainsi, pour qu’aucun de ceux qui approche n’ose refaire de même.

Tout le peuple défile donc un par un. Chacun s’incline, touche du front, puis des yeux, la croix et l’écriteau, baise la croix et passe, mais personne n’étend la main pour toucher. Lorsqu’on a baisé la croix et qu’on est passé, un diacre est là qui tient l’anneau de Salomon et l’ampoule de l’onction des rois. On baise l’ampoule, on vénère l’anneau ; jusqu’à la sixième heure, tout le peuple défile, entrant par une porte, sortant par une autre. » (37, 1-3)

 

L’office de la Passion « devant la Croix » : lectures et prières

« Quand vient la sixième heure, on va devant la Croix, qu’il pleuve ou qu’il fasse très chaud ; cet endroit est en plein air : c’est une sorte d’atrium très grand et très beau, entre la Croix et l’Anastasis. Tout le peuple y afflue au point qu’on ne peut plus en ouvrir les portes ; on place un siège pour l’évêque devant la Croix et, de la sixième à la neuvième heure, on ne fait rien d’autre que lire des lectures de la manière suivante.  On lit d’abord dans les psaumes, tous les passages où il est parlé de la Passion ; puis, dans les écrits de l’Apôtre et ceux des Apôtres, Épitres ou Actes, tous les passages où ils ont parlé de la passion du Seigneur ; on lit aussi dans les Évangiles les passages où il subit sa passion ; on lit ensuite dans les Prophètes les passages où ils ont dit que le Seigneur souffrirait la passion ; enfin on lit dans les Évangiles ceux où il est parlé de la passion. » (37, 4-5)

Le Lectionnaire arménien donne de cet office « devant la Croix » une structure plus précise : huit fois de suite se succèdent un psaume, une lecture de l’Ancien Testament, une ou deux du Nouveau, une prière. Ces textes sont destinés à montrer la relation entre les prophéties de la Passion et leur accomplissement, comme l’indique Égérie soulignant qu’ils suscitent une grande ferveur et une très vive émotion de tous les participants.

« Ainsi, de la sixième à la neuvième heure, on ne cesse de lire des lectures et de dire des hymnes, pour montrer à tout le peuple que ce que les prophètes ont prédit au sujet de la passion du Seigneur s’est réalisé comme le montrent les Évangiles ainsi que les écrits des Apôtres. Ainsi, pendant ces trois heures, tout le peuple apprend que rien ne s’est passé qui n’ait été prédit et que rien n’a été dit qui ne se soit parfaitement réalisé. On intercale continuellement des prières. A chaque lecture ou prière c’est une telle émotion et de tels gémissements de tout le peuple que c’est extraordinaire. Car il n’est personne, du plus âgé au plus jeune, qui, ce jour-là, pendant ces trois heures, ne se lamente à un point incroyable de ce que le Seigneur ait souffert cela pour nous. Après cela, quand commence déjà la neuvième heure, on lit ce passage de l’évangile de Jean où il rendit l’esprit (Jn 19, 30). Après cette lecture on fait une prière et le renvoi ». (37, 6-7)

 

Évocation de la mise au tombeau et vigile nocturne

« Dès que le renvoi a eu lieu de devant la Croix, tous se rassemblent aussitôt dans l’église majeure, au Martyrium, ce qu’il est d’usage de faire jusqu’au soir durant cette semaine. Après le renvoi, on va du Martyrium à l’Anastasis. Quand on y est arrivé, on lit ce passage de l’évangile où Joseph (d’Arimathie) demande à Pilate le corps du Seigneur et le place dans un sépulcre neuf. Après cette lecture, on fait une prière, les catéchumènes sont bénis, puis les fidèles, et on fait le renvoi. Ce jour-là on n’annonce pas que la vigile continue à l’Anastasis, car on sait que le peuple est fatigué ; mais c’est l’usage qu’on continue la vigile. Ceux du peuple qui le veulent, ou du moins qui le peuvent, veillent ; ceux qui ne le peuvent pas ne veillent pas là jusqu’au matin ; veillent là les clercs les plus robustes et les plus jeunes. Toute la nuit, on dit là des hymnes et des antiennes, jusqu’au matin. Une foule immense veille, les uns depuis le soir, les autres depuis le milieu de la nuit, chacun selon ses possibilités. » (37, 8-9)

 

Françoise Thelamon, professeur d’histoire du christianisme

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EVENEMENT : Sortie des “Carnets”, derniers écrits inédits de Maria Valtorta

« Les Carnets » de Maria Valtorta

Évènement littéraire chrétien de cette fin d’année

 

« Les Carnets », derniers écrits inédits de Maria Valtorta, sont publiés le 13 décembre par le Centro Editoriale Valtortiano.

 

« Les Carnets » rassemblent les derniers écrits de Maria Valtorta encore inédits en français. Ils ont été publiés dès 2007 en italien sous le titre « Quadernetti  ». Cette traduction est attendue par les lecteurs francophones de cette mystique catholique italienne, qui a reçu de nombreuses visions et dictées de Jésus-Christ. Hormis sa correspondance encore non traduite, l’intégralité des écrits de Maria Valtorta est donc désormais disponible en langue française.

« Les Carnets » — principalement des dictées de Jésus — complètent les trois tomes des « Cahiers » (Cahiers de 1943, de 1944, et de 1945 à 1950). Ils proviennent de textes rédigés entre 1943 et 1954, certains non-datés, provenant de feuilles volantes et de petits carnets découverts au début des années 2000 dans la maison où est décédée Maria Valtorta en 1961.

Thèmes abordés : • Les premiers temps de l’Eglise • Crise de l’Eglise • Commentaires de Jésus sur le Notre-Père et le Je vous salue Marie • Conseils pastoraux • Précisions sur certains textes évangéliques • Messages de Marie • En annexe, des révélations sur l’emplacement du tombeau de St Pierre.

Extraits en ligne : http://bit.ly/extraits-carnets

  • Disponible en librairie le 13 décembre 2018
  • 300 pages / 22,90 €
  • Format 14,5 x 21 cm
  • Prix 22,90 €
  • Edité par le Centro Editoriale Valtortiano

A noter, un nouveau site français, réalisé par l’association Marie de Nazareth, vient d’être mis en ligne : www.valtorta.fr

Brèves

Le tombeau de saint Nicolas découvert ?

Une équipe d’archéologues turcs pense avoir découvert de nouvelles pistes menant au tombeau de saint Nicolas dans une église de Demre, l’antique Myre. Les chercheurs ont procédé à des analyses sous le sol de mosaïque qui indiqueraient l’existence d’un tombeau jusqu’ici inconnu.

La tradition veut que les reliques de saint Nicolas aient été emportées au XIe siècle à Bari, dans le sud de l’Italie, par des marins italiens voulant les soustraire aux Ottomans musulmans qui avaient conquis la région. Le culte et les reliques de saint Nicolas se sont alors répandus dans toute l’Europe aussi bien dans l’Eglise latine que chez les orthodoxes.

En revanche, nulle trace du tombeau de saint patron des écoliers… Mais les choses pourraient changer avec ces fouilles entreprises dans l’église de la ville turque de Demre (province d’Antalya), l’antique cité de Myre dont Nicolas a été l’évêque au IVe siècle. Afin de déterminer avec exactitude ce qui se trouve sous le sol de l’église, les archéologues devraient retirer chacun des carreaux d’une mosaïque aux détails complexes. Mais selon les responsables du département des antiquités de l’Autorité des monuments d’Antalya, les analyses préliminaires promettent une découverte majeure, rapporte le site du National Geographic.

Un enjeu touristique majeur

Ce n’est pas la première fois que les Turcs tentent de se réapproprier la figure de saint Nicolas qui vécut pourtant six siècles avant leur l’arrivée sur ce territoire de l’empire byzantin. En 2010, ils avaient tenté en vain d’obtenir la restitution des reliques de Bari, arguant qu’il s’agissait d’un bien culturel appartenant au patrimoine de la Turquie.

L’enjeu de cette querelle des reliques n’est pas que symbolique, tant la popularité de saint Nicolas reste importante. En restaurant un pèlerinage dans l’antique Myre, nul doute que la Turquie s’attirerait un flot important de pèlerins et de touristes. Il suffit de rappeler que l’exposition des reliques de saint Nicolas à Moscou, au cours de l’été 2017, a attiré près d’un million de personnes.
De son côté le Centro Studi Nicolaiani à Bari soutient que ses os reposent dans la basilique jusqu’à preuve du contraire. Les suppositions des Turcs sont extrêmement prématurées. Si des reliques sont découvertes, elles devront être datées et analysées par des experts internationaux, avant d’être éventuellement identifiées, estime Carol Meyers, l’une des représentantes du Centre.

 

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NLQ #Orient

Phénomènes surnaturels lors de l’ouverture du Tombeau du Christ ?

En 1809, lors de la précédente ouverture du Tombeau du Christ, les chroniqueurs avaient fait état d’une odeur suave. Phénomène qu’il n’est pas rare de constater autour des tombes ou corps de saints.

Certains observateurs ont relevé la même chose à l’occasion de l’ouverture de la tombe fin octobre dernier. Tous cependant n’ont pas senti ce parfum d’agréable odeur. En revanche, les scientifiques ne peuvent que constater le dérèglement de leurs appareils, sans pouvoir l’expliquer.

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