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La fête païenne d’Halloween : une anti-fête de tous les Saints

La fête d’Halloween, si tant est qu’on puisse la qualifier de fête, vient du paganisme celtique (surtout d’Irlande et d’Ecosse). Elle était une fête de la fin des récoltes et de l’entrée dans l’hiver,  ce qui est courant dans le paganisme antique, mais aussi une fête des morts, sous la forme de « revenants1 » et, par assimilation, une fête des mauvais esprits et des personnages mythologiques, tels que les fées. Il y avait à cette occasion des feux de joie et il est possible qu’il y ait eu aussi des sacrifices humains. Elle durait 4 jours, mais le plus important était le 1er jour : or celui-ci coïncidera, à partir du 8ème s. apr. J-C,  avec les vigiles de la Toussaint2, c’est-à-dire le 31 octobre au soir. D’où son nom de Halloween, « veille de tous les Saints ».

Puis cette fête sera implantée en Amérique, surtout à partir du 19ème s., avec l’arrivée massive aux Etats-Unis d’immigrés irlandais. Et depuis une vingtaine d’années on essaye de l’implanter en France, pour des raisons essentiellement commerciales. Mais on peut penser que l’activité des esprits sous-Ciel et la déchristianisation de notre pays n’y sont pas étrangers.

Que faut-il en penser sur le fond ? D’abord, il faut rappeler que le paganisme, qui est vu souvent à notre époque sous un angle culturel, sympathique, était une horreur spirituelle et morale : il consistait  à adorer des idoles, qui étaient des démons, comme l’enseigne le Christ Lui-même (Il qualifie « Beelzeboul », l’antique divinité phénicienne, de « prince des démons », c’est-à-dire de Satan, en Mt 12/24), à accomplir des sacrifices sanglants (à l’origine humains, puis animaux) et à pratiquer  la magie et la sorcellerie. On ne se rend plus compte à notre époque de quel abîme le Christ nous a tiré, en nous délivrant de l’emprise des démons, qui était redoutable.

Ensuite, basons-nous sur la parole du Seigneur : on juge l’arbre à ses fruits. Dans les manifestations d’Halloween, on se déguise en tout ce qui peut rappeler la mort, la laideur et  la peur : en squelettes, en personnages horribles, en sorciers ou sorcières… Mais la mort est une horreur, qui n’a pas été voulue par Dieu. La laideur et la peur viennent exclusivement du monde infernal, car Dieu est beau : Il est la « Beauté suprême » et tout ce qu’Il a créé est beau ; et Il est celui qui rassure toujours et met en confiance3. La peur est l’arme des démons, car elle permet d’avoir de l’emprise sur les êtres, tandis que Dieu libère toujours. Ceux qui se déguisent en personnages horribles et ridicules  oublient que les démons s’efforcent  de défigurer l’Homme, parce qu’il est l’image de Dieu et qu’ils en sont jaloux. Quant à la sorcellerie, elle est une abomination : elle a toujours pour but d’obliger quelqu’un à faire ce qu’il ne veut pas ou de l’empêcher de faire ce qu’il veut ; elle asservit les êtres, les emprisonne, les mutile et peut même les détruire. Il n’y a pas de bonne magie : toute magie vient d’en bas.

Et tout cela se passe dans l’obscurité, avec de la fumée, des toiles d’araignée et des araignées… Mais qui aimerait vivre dans l’obscurité, au milieu des araignées ? Aucun être humain normal ne peut réellement prendre plaisir à ces choses-là, à la laideur, à  la peur, à la méchanceté. C’est un leurre de croire que cela puisse être agréable. Si ceux qui le disent se trouvaient réellement dans les situations qu’ils simulent, ils « pleureraient et grinceraient des dents », comme le dit l’Ecriture. L’Enfer ne peut pas être agréable : il est le contraire du Royaume de Dieu, le contraire du « Jardin des délices ».

Il faut refuser cela, dénoncer cette imposture et cette stupidité. Il y a un saint qui nous a montré l’exemple, c’est St Jean de Shanghaï et San Francisco. Il a lutté fortement contre cette pseudo-tradition dans le milieu américano-russe de San Francisco. La veille du 1ernovembre 1964, constatant qu’il n’y avait personne aux vigiles4  du jour où l’on devait canoniser St Jean de Cronstadt (cause pour laquelle il s’était battu), il fit irruption dans une maison où il y avait un grand bal « costumé » pour la fête d’Halloween et fit le tour de la salle en regardant bien les gens, sans dire un mot. Tous étaient pétrifiés, et ils eurent honte.

Cette pseudo-fête est exactement le contraire de celle de la Toussaint, associée à celle des défunts. A la Toussaint, nous fêtons les hommes qui, par leur martyre ou leur ascèse, sont parvenus au but de la vie, à savoir devenir ressemblants à Dieu, ceux qui sont « devenus des  dieux par la grâce »5, c’est-à-dire qui sont déifiés. Et le jour des Défunts, nous prions pour que nos défunts achèvent dans leur chemin céleste ce qu’ils ont commencé dans leur chemin terrestre, à savoir  « parvenir à la gloire du Royaume céleste »6. Tandis que les tenants d’Halloween, eux, sont centrés sur la mort  et le royaume des morts, en oubliant que le Christ est ressuscité  et qu’Il a vaincu la mort. Nous fêtons ceux qui jouissent de la béatitude et de la vie éternelle, tandis qu’eux se satisfont que leurs ancêtres soient couchés dans la mort, en compagnie des démons. Ce sont deux chemins antagonistes.

Lorsqu’on aborde ce sujet éminemment spirituel dans notre société, on n’a droit en général qu’à des haussements d’épaule ou des ricanements, surtout chez les jeunes. Mais il peut être utile de rappeler certains évènements dramatiques, qui sont instructifs et peuvent amener à réfléchir.  Il y a eu, le 30 octobre 2015, un incendie terrible dans un dancing de Bucarest, où 27 jeunes ont péri brûlés vifs. Eh bien, ces jeunes fêtaient Halloween dans une soirée de « Hard-Rock ». On ne peut pas se déguiser impunément en diables ou en sorcières sans qu’il y ait des conséquences : ils ont fait l’expérience de ce que signifiait vivre en compagnie des démons, c’est-à-dire de l’Enfer.

Il en fut de même à Paris en novembre 2015 lors d’un attentat islamiste : lorsque le groupe américain  de Hard- Rock « Eagles of Death Metal » (les aigles de la mort) entonna une de ses chansons favorites, « Kiss of the Devil » (Baiser du Diable), les terroristes islamistes commencèrent la fusillade. Lorsqu’on appelle le Diable, il accourt ! Bilan : 90 morts.

L’ignorance de la réalité et de la puissance du monde invisible peut être tragique.

Si vous voyez des enfants sonner à votre porte, déguisés en squelettes, en sorciers ou en diables, pour vous réclamer des bonbons, ayez l’audace de dire : je n’aime pas la mort, je préfère la vie. Christ est ressuscité !

Père Noël TANAZACQ

 

(1) Les « revenants » sont des âmes de défunts qui, ne parvenant pas à s’élever vers le trône de Dieu, ne trouvent pas le repos. Etant errantes, elles peuvent se manifester dans les lieux où elles ont vécu sur terre. Les fantômes [du grec phantasma : illusion, apparence] en sont la manifestation la plus connue : il s’agit d’âmes de défunts qui se manifestent avec la forme de leurs corps, parce que l’âme garde la mémoire du corps et que, comme le dit St Jean Damascène, elle a l’aptitude à reconnaître les atomes de son corps dans l’univers.

(2) La Toussaint doit son origine à la dédicace de l’ancien temple païen du Panthéon, à Rome, en église de Ste Marie et de tous les martyrs, en 609, par le pape  Boniface IV, qui y fit transférer un grand nombre de reliques de martyrs provenant des Catacombes. La date était probablement le 13 mai, qui correspond à celle d’une fête de la Toussaint en Syrie à la même époque. L’anniversaire de cette dédicace deviendra notre fête de la Toussaint. Mais en Angleterre, puis en Gaule la fête sera translatée au 1er novembre  à la fin du 8ème s. et elle  ne deviendra universelle pour l’Occident que sous Louis le Pieux (+ 840).

La mémoire universelle des défunts ne sera instituée par St Odilon de Cluny qu’en 998, mais sera expressément  placée le lendemain de la Toussaint, car tous les défunts sont des saints à venir. Il n’existe rien d’équivalent dans les rites orientaux, car la Toussaint fêtée le 1er dimanche après Pentecôte passe quasiment inaperçue et il y a tellement de jours dans l’année où l’on prie pour les défunts qu’aucun ne prédomine sur les autres.(cf. notre note sur la Toussaint [1er nov.] et la commémoration  de tous les défunts [2 nov.])

(3) Lorsque le Christ vient au-devant de Ses disciples la nuit, en marchant sur les eaux déchaînées de la mer de Galilée, et qu’ils croient voir un fantôme, ce qui les effraye, Il leur dit immédiatement : « Rassurez-vous, c’est Moi, n’ayez pas peur » (Mt14/27). Dieu ne fait jamais peur. Ce qui fait peur ne vient pas de Dieu.

(4) Il ne s’agissait pas de la Toussaint, qui était à cette date-là une fête occidentale inconnue de l’Orthodoxie, mais le Saint Synode de l’Eglise Russe Hors Frontières avait décidé que la canonisation de St Jean de Cronstadt se ferait le 1er novembre. 11 jours plus tard, en la fête de St Martin, St Jean de San Francisco  sacrera le P. Eugraph Kovalevsky (1905-1970) sous le nom de Jean de Saint-Denis, qui sera ainsi  le 1er à recevoir le patronage de St Jean de Cronstadt.

(5) Epiclèse de la liturgie de la Pentecôte du rite des Gaules restauré.

(6) Litanie des défunts du rite byzantin.

 

Source Liberté Politique

Messes/Prières/Pèlerinages #NLQ

Toussaint des enfants le 20 octobre 2018 au sanctuaire Notre-Dame de Montligeon (61)

À 10h, accueil à l’école Notre-Dame en bas de l’avenue de la basilique,
Stationnement avenue de la basilique
Les activités des enfants auront lieu dans les locaux de l’école Notre-Dame

Garderie
• Pour les enfants de moins de 5 ans

Prévoir
• Pique-nique pour le repas de midi
• 1 gâteau par famille à partager pour le goûter et remis à l’arrivée
• Participation financière de :
– 4€/personne (enfants, adultes)
– gratuit pour les moins de 5 ans
(si difficultés, nous en faire part)

• Chaque enfant doit avoir avec lui un sac à dos avec :
– 1 trousse (feutres ou crayons de couleur)
– ciseaux et colle
– le pique nique pour les enfants non accompagnés par leurs parents
– bonnes chaussures et vêtement de pluie

 

Informations pratiques et inscriptions

NLH #NLQ #Récollections/Retraites

Bonjour Esprit Saint ! Source de joie ! Retraite du 22 au 28 octobre au Foyer de Charité de la Flatière – Les Houches (74)

Une proposition de retraite spi pour les 17-25 ans, pendant les vacances de Toussaint, au foyer de Charité de la Flatière, pour découvrir et accueillir la joie d’une vie dans l’Esprit.

INSCRIPTIONS

Toutes les Infos sont ICI

Les places sont limitées : inscris-toi dès que possible avec le formulaire en ligne ici !      
Ton inscription ne sera prise en compte qu’après une réponse écrite de notre part selon les places encore disponibles.

À partir de 18 ans tu peux aussi participer aux retraites spirituelles
pour tous ou à la retraite jeunes de Noël pour les 18-35 ans.

La Flatière – Retraite Spirituelle
Foyer de Charité – 943, route de la Flatière – 74310 Les Houches – France

A la une #NLH #NLQ #Vidéo JT

Le JT mensuel d’InfoCatho – Janvier février 2018- Rome dans la tourmente, la chandeleur, une année bioéthique, le monde en ébullition

Le JT de Février 2018 : émission présentée par Cyril Brun et François Muta, en collaboration avec le site TV Normandie Chanel.

Au sommaire :

  • Rome dans la tourmente
  • Un mois d’actualité catho dans le monde
  • La Chandeleur
  • 2018 année bioéthique
  • Découvrez Saint Laurent O’Toole

 

 

 

 


A la une #NLH #NLQ #Vidéo JT

Le JT mensuel d’InfoCatho – Spécial diocèse de Séez

Le JT de la Toussaint 2017 : émission présentée par Cyril Brun et François Muta, en collaboration avec le site TV Normandie Chanel.

 

Ce mois-ci une émission un peu particulière consacrée au diocèse de Séez.

Une interview de Mgr Habert sur le diocèse, mais aussi sur sa mission nationale auprès “des églises, patrimoine religieux de France”.

Une interview de Don Paul Deniziot, vice recteur du sanctuaire de Montligeon.

Une présentation de l’Institut la Croix des vents de Sées.

La vie des saints Louis et Zélie Martin

 

 


NLQ #Tribunes et entretiens

Qui sont les saints ? Comment devient-on saint ?

Entretiens avec le père Jean-Marie Dubois, chancelier et promoteur de la cause des Saints.

Devenir saint ou sainte dans l’Église catholique

Le père Jean-Marie Dubois, chancelier et promoteur de la cause des Saints, explique les étapes d’une canonisation.

Qui sont les saints ?


Qui sont les Saints ? Pourquoi prie-t-on les Saints ? Le père Jean-Marie Dubois, chancelier et promoteur de la cause des Saints, répond à ces questions.

Doctrine / Formation #Théologie

Homélie de Benoît XVI pour la Toussaint 2008 – A quoi sert cette solennité ?

Chers frères et soeurs,

Notre célébration eucharistique s’est ouverte par l’exhortation « Réjouissons-nous tous dans le Seigneur ». La liturgie nous invite à partager l’exultation céleste des saints, à en goûter la joie. Les saints ne constituent pas une caste restreinte d’élus, mais une foule innombrable, vers laquelle la liturgie nous invite aujourd’hui à élever le regard. Dans cette multitude, il n’y a pas seulement les saints officiellement reconnus, mais les baptisés de chaque époque et nation, qui se sont efforcés d’accomplir avec amour et fidélité la volonté divine. Nous ne connaissons pas le visage ni même le nom de la plupart d’entre eux, mais avec les yeux de la foi, nous les voyons resplendir, tels des astres emplis de gloire, dans le firmament de Dieu.

Aujourd’hui, l’Eglise fête sa dignité de « mère des saints, image de la cité céleste » (A. Manzoni), et manifeste sa beauté d’épouse immaculée du Christ, source et modèle de toute sainteté. Elle ne manque certes pas de fils contestataires et rebelles, mais c’est dans les saints qu’elle reconnaît ses traits caractéristiques, et c’est précisément en eux qu’elle goûte sa joie la plus profonde.

Dans la première Lecture, l’auteur du Livre de l’Apocalypse les décrit comme « une foule immense, que nul ne pouvait dénombrer, de toute nation, race, peuple et langue » (Ap 7, 9). Ce peuple comprend les saints de l’Ancien Testament, à partir d’Abel le juste et du fidèle Patriarche Abraham, ceux du Nouveau Testament, les nombreux martyrs du début du christianisme, les bienheureux et saints des siècles successifs, jusqu’aux témoins du Christ de notre époque. Il sont tous unis par la volonté d’incarner l’Evangile dans leur existence, sous l’impulsion de l’éternel animateur du Peuple de Dieu qu’est l’Esprit Saint.

Mais « à quoi sert notre louange aux saints, à quoi sert notre tribut de gloire, à quoi sert cette solennité elle-même ? ». C’est par cette question que commence une célèbre homélie de saint Bernard pour le jour de la Toussaint. C’est une question que nous pourrions nous poser également aujourd’hui. Et la réponse que le saint nous donne est tout aussi actuelle :

« Nos saints – dit-il – n’ont pas besoin de nos honneurs et et ils ne reçoivent rien de notre culte. Pour ma part, je dois confesser que, lorsque je pense aux saints, je sens brûler en moi de grands désirs » (Disc. 2 ; Opera Omnia Cisterc. 5, 364sqq). Telle est donc la signification de la solennité d’aujourd’hui : en regardant l’exemple lumineux des saints, réveiller en nous le grand désir d’être comme les saints : heureux de vivre proches de Dieu, dans sa lumière, dans la grande famille des amis de Dieu. Etre saint signifie : vivre dans la proximité de Dieu, vivre dans sa famille. Et telle est notre vocation à tous, répétée avec vigueur par le Concile Vatican II, et reproposée aujourd’hui de façon solennelle à notre attention.

Mais comment pouvons-nous devenir saints, amis de Dieu ? On peut répondre à cette interrogation tout d’abord par une négation : pour être saint, il n’est pas nécessaire d’accomplir des actions et des oeuvres extraordinaires, ni de posséder des charismes exceptionnels.

On peut ensuite répondre par une affirmation : il est nécessaire avant tout d’écouter Jésus, et de le suivre sans se décourager face aux difficultés. « Si quelqu’un me sert – nous avertit-Il – qu’il me suive, et là où je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu’un me sert, mon Père l’honorera » (Jn 12, 26). Celui qui a confiance en Lui et l’aime d’un amour sincère, comme le grain de blé tombé en terre, accepte de mourir à lui-même. En effet, il sait que celui qui veut garder sa vie pour lui-même la perd, et que celui qui se donne, se perd, et trouve précisément ainsi la vie. (cf. Jn 12, 24-25).

L’expérience de l’Eglise démontre que toute forme de sainteté, tout en suivant des parcours différents, passe toujours par le chemin de la croix, le chemin du renoncement à soi-même. Les biographies des saints décrivent des hommes et des femmes qui, dociles aux desseins divins, ont parfois affronté des épreuves et des souffrances indescriptibles, des persécutions et le martyre. Ils ont persévéré dans leur engagement, « ce sont ceux qui viennent de la grande épreuve – lit-on dans l’Apocalypse – ils ont lavé leurs robes et les ont blanchies dans le sang de l’Agneau » (v. 14). Leurs noms sont inscrits dans le livre de la vie (cf. Ap 20, 12) ; leur demeure éternelle est le Paradis. L’exemple des saints est pour nous un encouragement à suivre les mêmes pas, à ressentir la joie de celui qui a confiance en Dieu, car l’unique cause véritable de tristesse et de malheur pour l’être humain est de vivre loin de Lui.

La sainteté exige un effort constant, mais elle est à la portée de tous car, plus que l’oeuvre de l’homme, elle est avant tout un don de Dieu, trois fois Saint (cf. Is 6, 3).

Dans la seconde Lecture, l’Apôtre Jean observe : « Voyez quelle manifestation d’amour le Père nous a donnée pour que nous soyons appelés enfants de Dieu. Et nous le sommes ! » (1 Jn 3, 1). C’est donc Dieu qui nous a aimés en premier et qui, en Jésus, a fait de nous ses fils adoptifs. Dans notre vie, tout est don de son amour : comment demeurer indifférents face à un si grand mystère ? Comment ne pas répondre à l’amour du Père céleste par une vie de fils reconnaissants ? Dans le Christ, il nous a fait don de tout son être, et nous appelle à une relation personnelle et profonde avec Lui. C’est pourquoi, plus nous imitons Jésus et demeurons unis à Lui, plus nous entrons dans le mystère de la sainteté divine. Nous découvrons qu’Il nous aime de façon infinie, et cela nous pousse à notre tour à aimer nos frères. Aimer implique toujours un acte de renoncement à soi-même, de « se perdre soi-même » et, précisément ainsi, cela nous rend heureux.

Ainsi, nous sommes arrivés à l’Evangile de cette fête, à l’annonce des Béatitudes que nous venons d’entendre retentir dans cette Basilique. Jésus dit : Heureux ceux qui ont une âme de pauvre, heureux les doux, heureux les affligés, heureux les affamés et les assoiffés de justice, les miséricordieux, heureux les coeurs purs, les artisans de paix, les persécutés pour la justice (cf. Mt 5, 3-10). En vérité, le bienheureux par excellence est uniquement Lui, Jésus. En effet, c’est Lui qui a véritablement une âme de pauvre, l’affligé, le doux, l’affamé et assoiffé de la justice, le miséricordieux, le coeur pur, l’artisan de paix ; c’est Lui le persécuté pour la justice.

Les Béatitudes nous montrent la physionomie spirituelle de Jésus, et expriment ainsi son mystère, le mystère de Mort et de Résurrection, de Passion, et de joie de la Résurrection. Ce mystère, qui est le mystère de la véritable Béatitude, nous invite à suivre Jésus et, ainsi, à nous acheminer vers elle. Dans la mesure où nous accueillons sa proposition et nous nous plaçons à sa suite – chacun selon ses conditions -, nous aussi, nous pouvons participer à sa béatitude. Avec Lui, l’impossible devient possible et même un chameau peut passer par le trou d’une aiguille (cf. Mc 10, 25) ; avec son aide, et uniquement avec son aide, il est possible de devenir parfaits comme le Père céleste est parfait (cf. Mt 5, 48).

Chers frères et soeurs, entrons à présent dans le coeur de la Célébration eucharistique, encouragement et aliment de sainteté. Dans quelques instants deviendra présent de la façon la plus élevée le Christ, véritable Vigne, à laquelle, en tant que sarments, sont unis les fidèles qui sont sur terre et les saints du ciel. Ainsi se renforcera la communion de l’Eglise en pèlerinage dans le monde avec l’Eglise triomphante dans la gloire. Dans la Préface, nous proclamerons que les saints sont pour nous des amis et des modèles de vie. Invoquons-les afin qu’ils nous aident à les imiter et engageons-nous à répondre avec générosité, comme ils l’ont fait, à l’appel divin. Invoquons en particulier Marie, Mère du Seigneur et miroir de toute sainteté. Qu’Elle, la Toute Sainte, fasse de nous de fidèles disciples de son fils Jésus Christ ! Amen.

© Copyright 2006 – Libreria Editrice Vaticana

Doctrine / Formation #NLH

Toussaint, fête des défunts – Des indulgences plénières et partielles

Nous avons publié dans l’été une recension du Manuel des indulgences. (que vous pouvez également vous procurer ici) 

 

En voici un extrait concernant les fêtes prochaines de la Toussaint et de la commémoration des défunts au numéro 29.

A la une #NLQ

L’édito du jour – Entre terre et Ciel se trouve notre quotidien

Pris dans le tourbillon des obligations quotidiennes et de la routine parfois répétitive des semaines et des années, nous filons droit notre chemin, oubliant souvent qu’il se situe entre Ciel et terre. Êtres pétris de glaise et sans cesse ramenés à elle par nos passions, nos péchés, nos vices ou nos attachements quelques fois excessifs à cette vallée de larmes, nous avançons vaille que vaille vers la finalité ultime de toute notre vie, ce Ciel qu’en réalité nous n’espérons pas toujours aussi vite que nous le souhaiterions. Tendus par création vers le Ciel, les créatures humaines que nous sommes sont de facto entre Ciel et terre. Et notre vie consiste non à renier cette terre, mais en faire le marchepied du Ciel.

La Toussaint nous rappelle  aussi que si notre trajectoire de vie nous conduit de la terre au Ciel (ou pas), nous sommes déjà entre terre et Ciel dans le quotidien de nos vies. L’univers invisible des anges et des saints côtoie ce monde visible dans lequel ils évoluent, différemment, mais avec nous. Si les puissances célestes et divines sont nos compagnons de vie, les puissances infernales ne sont pas moins présentent sur cette route qu’elles amient à parsemer d’embûches. Et ainsi, en nous, en nôtre âme et dans notre vie, se livre un combat surnaturel quotidien entre un satan qui voudrait ruiner notre liberté et notre capacité d’aimer et les innombrables secours envoyés par la Providence pour nous aider à vivre en enfants de Dieu dès à présent.  Nous sommes entre Ciel et Terre, ce n’est pas qu’une tension existentielle, c’est une réalité concrète et charnelle dont nous ne goûtons souvent pas assez le miel.

Belle et sainte fête de la Toussaint

 

L’équipe de rédaction

Brèves

Des questions sur la vie après la mort ? un site pour y répondre

 

 

A la Toussaint, 70 % des Français se rendront au cimetière : sur un thème qui suscite interrogations, peurs et peine, lavieapreslamort.com apporte un éclairage approfondi. Plus d’une centaine de sujets de fond, mais aussi une dizaine de vidéos de prêtres, des interviews et des quizz, répondent aux questions les plus souvent posées, .

 

 

 

Parmi les questions traitées, la question de l’au-delà, du deuil, des funérailles, mais aussi les expériences de mort imminente, avec par exemple une interview du Dr. Patrick Theillier, ancien permanent du bureau médical du sanctuaire de Lourdes, auteur d’un livre à succès sur le sujet.

Un live chat’ (dialogue instantané) permet également aux internautes des discussions avec des e-missionnaires, afin d’évangéliser en direct.

Enfin, s’ils le souhaitent, les internautes pourront, par le site, faire allumer un cierge pour un proche défunt à l’église de l’Ile-Bouchard en Touraine, où la Sainte Vierge a promis de donner «  du bonheur dans les familles  ».

www.lavieapreslamort.com

(Source)